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Élections locales en Guinée: l’opposition dénonce une fraude massive

février 4, 2018

Conakry – Des responsables de l’opposition en Guinée ont dénoncé des fraudes massives lors des élections locales de dimanche, les premières depuis 2005 dans un pays marqué par plus de 50 ans de régimes autoritaires,

« Il y a une fraude à l’échelle nationale », a déclaré après la fermeture des bureaux de vote à 18H00 GMT pour les quelque 5,9 millions d’électeurs inscrits, l’une des figures de l’opposition, l’ancien premier Ministre Sidya Touré (1996-1999).

« Nous constatons des problèmes, notamment celui de l’encre, dans pas mal de bureaux de vote », a expliqué à la presse, sans expliciter, M. Touré, qui préside l’Union des Forces républicaines (UFR). Il a cité également le cas d’un « sous-préfet » qui a voulu « changer le président d’un bureau de vote » à Tanéné, dans le nord-ouest du pays.

La fin d’après-midi, lorsque l’affluence constatée le matin n’était plus au rendez-vous, a été le « moment choisi par certains chefs de quartiers qui détenaient des dizaines de procurations, pour les livrer à des partisans du pouvoir », a-t-il affirmé.

Il a cité trois communes de la capitale, Dixinn, Matam et Matoto, « où un chef de quartier a été pris par des électeurs de l’opposition en possession de 2.000 procuration qu’il était prêt à introduire dans les urnes ».

M. Touré s’est toutefois dit « confiant » de l’emporter, à condition que les opérations de dépouillement supervisées par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui ont commencé dans la soirée, se déroulent correctement.

« Si la transparence est au rendez-vous, je pense bien que les résultats de l’UFR seront étonnants. Si les résultats sont faussés, nous ne les accepterons pas », a-t-il prévenu.

La Céni a indiqué qu’elle espérait proclamer les résultats « le plus tôt possible ».

« Nous allons démontrer que le président Alpha Condé a, à l’aide de l’administration, volé cette élection, ce qui ne lui profitera pas », a pour sa part lancé un autre ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo (2004-2006), chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition.

Opposant historique, élu président de Guinée en 2010, Alpha Condé avait appelé ses partisans, après avoir déposé son bulletin, à « rester mobilisés pour refuser la fraude ». « Nous ne souhaitons pas la fraude et si cela arrivait, il faudra qu’on résiste comme on l’a toujours fait », a-t-il déclaré.

Des échauffourées ont eu lieu entre électeurs et entre des administrateurs territoriaux et électeurs de l’opposition ou candidats indépendants, selon des témoins.

Au lycée Kipé de Conakry, de nombreux électeurs n’ont pas pu voter parce que leurs noms ne figuraient pas sur les listes électorales. D’autres étaient abandonnés à eux-même, sans assistance de l’administration, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les dernières élections locales remontaient à 2005, sous la présidence du général Lansana Conté (1984-2008), dont le parti avait raflé plus de 80% des suffrages.

Après de nombreuses manifestations de protestation, souvent meurtrières, elles avaient été fixées à février 2017, puis à noveau retardées en raison de divergences sur l’organisation du scrutin, pour être finalement convoquées en décembre par le président Condé pour le 4 février.

Pour désigner les dirigeants des 342 communes guinéennes, les électeurs devaient choisir parmi 29.554 candidats, dont 7.055 femmes, répartis sur plus de 1.300 listes. Les élus constitueront les conseils municipaux, chargés ensuite de désigner les exécutifs locaux.

En province, si des villes comme Kankan (est) et Labé (centre) paraissent respectivement acquises au pouvoir et à l’opposition, la bataille s’annonçait rude à Kindia (ouest) ou N’Zérékoré (sud).

A Kindia, le maire, appartenant à l’opposition, faisait face au candidat du parti présidentiel, qui a reçu le renfort de deux ministres, Cheick Taliby Sylla (Energie) et Oyé Guilavogui (Transports), tous deux natifs de la ville.

Romandie.com avec(©AFP / 04 février 2018 21h35)                                            

USA: les démocrates victorieux à des élections locales, défaites pour Trump

novembre 7, 2017

Washington – Le candidat démocrate au poste de gouverneur de Virginie, Ralph Northam, a battu mardi son adversaire républicain Ed Gillespie, qui était soutenu par Donald Trump et avait fait campagne sur des thèmes populistes et nationalistes, selon les médias américains.

Dans un autre Etat, le New Jersey, le candidat démocrate Phil Murphy l’a facilement remporté et succédera au gouverneur républicain sortant Chris Christie, qui fut longtemps un allié proche de Donald Trump.

Selon des résultats portant sur 60% des bureaux de vote, Ralph Northam a remporté près de 52% des voix contre 47% pour le républicain.

Ed Gillespie ne s’était pas affiché avec le locataire de la Maison Blanche sur le terrain, mais ce cacique du parti républicain, qu’il a présidé, avait pris un virage à droite en plaçant les thèmes de l’immigration clandestine, de la criminalité ou encore des statues confédérées au coeur de son discours.

Le président l’avait soutenu par des messages, mais ne s’était pas déplacé sur le terrain.

A l’inverse, les démocrates avaient fait de l’élection un enjeu de revanche, un an exactement après la défaite d’Hillary Clinton. L’ancien président Barack Obama avait fait campagne en personne.

« La peur, la division et la haine ne marchent pas », a commenté le gouverneur démocrate sortant, Terry McAuliffe, mardi peu avant l’annonce des résultats.

Le gouverneur est le chef de l’exécutif de l’Etat, doté de pouvoirs dans les domaines économiques, fiscaux, de police ou encore d’éducation. Il promulgue les lois votées par le parlement local.

Romandie.com avec(©AFP / 08 novembre 2017 02h35)                   

Congo: les élections législatives et locales se clôturent sans heurts

juillet 16, 2017

Brazzaville – Les Congolais ont voté dimanche timidement mais dans le calme pour choisir leurs représentants à l’Assemblée nationale et aux conseils départementaux, faisant du taux de participation le plus grand enjeu.

Les bureaux de vote ont fermé à 18H00 (17H00 GMT) et le dépouillement a commencé aussitôt. Dans le bureau de l’hôtel de ville de Brazzaville, il y a eu à peine 28 votants.

« C’est un vote scandaleux et nous le savions déjà qu’il devrait y avoir de la fraude. C’est un système mafieux d’organisation des élections. Depuis 2002, aucune élection juste et transparente n’a été organisée par le régime du président Sassou Nguesso », a déclaré à l’AFP, Clément Miérassa, un leader du Frocad (Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique).

La Fédération de l’opposition congolaise composée du Frocad, de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), et de la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (CJ3M) avait appelé au boycottage.

« Il nous faut aller vers des assises nationales pour régler ce problème d’organisation des élections », a ajouté M. Miérassa.

Le scrutin a démarré avec parfois plus d’une heure de retard.

Les responsables de certains bureaux ont dû attendre que les services de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) leur apportent le matériel électoral.

« Après avoir aménagé le bureau, nous avons reçu le tout premier votant à 08H40 (07H40 GMT) », a raconté à l’AFP le responsable d’un bureau du lycée Mafouta à Brazzaville, Aimé Litébé.

A la mi-journée, le président de la CNEI, Henri Bouka, s’était félicité que « tout se passe bien », espérant que des électeurs viendraient « plus nombreux » avant la clôture.

Des incidents ont toutefois été signalés à Kellé, dans la Cuvette-Ouest (nord), où des manifestants ont emporté des urnes, perturbant le vote et accusant les préposés de la CNEI d’accorder « beaucoup d’avantages au candidat du PCT », a affirmé Antoine, habitant de Kellé. « Les urnes ont été ramenées après moult négociations. Un manifestant a été brutalisé par la police puis admis à l’hôpital. Mais, sa vie n’est pas en danger ».

Le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, dont le parti, le Parti congolais du travail (PCT), cherche à conserver la majorité à l’assemblée, a pour sa part accompli son devoir civique dans la capitale.

Un peu plus de 82.000 candidats sont en lice à ce double scrutin. 151 sièges sont à pourvoir aux législatives contre 1.158 aux locales.

Aucune date n’a été donnée pour la publication des résultats.

Le vote a été reporté dans huit des quatorze circonscriptions du Pool (sud), région voisine de Brazzaville qui a replongé dans les violences après la présidentielle contestée de 2016 remportée par le président Sassou Nguesso.

Romandie.com ave(©AFP / 16 juillet 2017 20h49)

Népal: premières élections locales en 20 ans

mai 14, 2017

Dans un bureau de vote de Thimi, près de Katmandou, le 14 mai 2017 / © AFP / Prakash MATHEMA

 

Les Népalais votent dimanche pour les premières élections locales en 20 ans, considérées comme une étape-clé de l’enracinement du fonctionnement démocratique dans la désormais république fédérale.

Ce scrutin doit permettre au pays himalayen de 28 millions d’habitants, meurtri par une décennie de guerre civile (1996-2006) qui a fait 16.000 morts et abouti à la chute de la monarchie hindoue pluriséculaire, de tourner la page du conflit.

Cette élection se déroule en deux phases en raison de l’instabilité dans les plaines du sud du pays frontalières de l’Inde, où la minorité ethnique Madhesi subordonne sa participation au scrutin au vote d’un amendement à la Constitution.

La Commission électorale a estimé la participation à 71% d’après les premières données disponibles dimanche soir.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7H00 du matin (01H15 GMT) et ont fermé à 17H00 (11H15 GMT) dans trois provinces. En raison du risque de violences électorales, les quatre autres provinces devraient voter lors d’une seconde phase le 14 juin.

Les Népalais doivent choisir ceux qui parmi près de 50.000 candidats occuperont au total 13.556 postes électifs, allant de maire à conseiller de district.

A Katmandou, la plus grande circonscription électorale, 878 candidats se présentent, et leurs noms sont inscrits sur un bulletin de vote de près d’un mètre de long qu’il faut plier plusieurs fois pour pouvoir l’introduire dans l’urne.

Signe des tensions, une personne a été tuée quand la police a ouvert le feu contre un groupe qui tentait d’attaquer un bureau de vote dans le district de Dolakha, à 180 km au nord-ouest de la capitale, a déclaré la police à l’AFP.

Une bombe a par ailleurs été désamorcée dimanche matin près du domicile d’un candidat du CPN-UML à Bhaktapur, à 15 km à l’est de Katmandou.

« Personne n’a été blessé », a déclaré à l’AFP Shyam Oliya, responsable de la police locale.

Près de 231.000 membres des forces de sécurité sont mobilisés pour les deux phases du scrutin, selon le ministère de l’Intérieur.

Corruption

« Difficile d’attendre beaucoup de nos hommes politiques, qui ont toujours été égoïstes et ne travaillent pas pour le peuple », a déclaré à l’AFP Shova Maharjan, une femme au foyer de 41 ans qui a voté dans la capitale.

« Mais j’espère que les choses changeront avec cette élection » dans le pays qui se remet aussi d’un séisme dévastateur de 2015 qui a fait 9.000 morts.

Aux termes de la nouvelle Constitution, le vote sera suivi d’élections provinciales puis nationales, ces dernières en janvier 2018 au plus tard.

Le mandat des représentants locaux élus en 1997 a expiré en 2002, au pire de la guerre. Depuis, les postes sont occupés par des bureaucrates, souvent nommés en fonction de leur allégeance à des partis politiques.

Faute d’élection, la corruption s’est nettement développée, nuisant au service public, qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation et de l’administration en général.

La nouvelle Constitution, adoptée en 2015 après presque dix ans de tractations, donne une plus grande autonomie aux gouvernements locaux dans la dépense des fonds qui leur sont alloués.

Cette mesure sera effective à partir du moment où des élections auront eu lieu et devrait contribuer, selon des experts, à diminuer la culture de rente dans l’administration.

Pays parmi les plus corrompus d’Asie du Sud, le Népal occupe de 131e place sur 176 dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International.

Pour Sharada Bhusal, militante anticorruption en vue, ces élections ne feront que cimenter le système de corruption en place. Selon elle, des bureaucrates déjà en fonction se présenteront et seront élus.

« Cela va les légitimer dans le système », affirmait-elle récemment.

Certains analystes voient dans la profusion de candidatures une contestation de la domination des trois principaux partis – les maoïstes, le Congrès népalais (centre droit) et les nationalistes du CPN-UML (opposition).

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 18h55)                

Congo: YHOMBI OPANGO suspend sa participation aux instances permanentes et au processus électoral

novembre 8, 2014
…Le RDD a aussi souligné le désaveu du peuple estimé à plus de 80% des électeurs inscrits...

Dans un communiqué de presse, Le Rassemblement pour la démocratie et le Développement (RDD), patrti membre de la majorité présidentielle, a manifesté son mécontentement au regard des résultats des élections locales du 28 septembre.

Pour ce parti, les conclusions issues des concertations oraganisées à Brazzaville en 2009, Éwo en 2011 et Dolisie en 2013 seraient battues en brèche. « Le consensus dans l’organisation des élections véritablement libres, équitables et transparentes a été sciemment rompu. Le RDD suspend provisoirement sa participation dans toutes les instances permanentes et autres activités liées au processus électoral dans le pays », indique le communiqué.
Déplorant leur marginalisation de la course électorale, le secrétariat exécutif national a s’est indigné des résultats peu satisfaisants obtenus à l’issue des élections locales. « Nous témoignons d’avoir participé à la vie politique du pays, à l’effort de réconciliation nationale et au retour de la paix depuis les tragiques et douloureux évènements de 1997. Cette participation repose aussi sur l’expression du pluralisme politique, suffrage universel égal et direct pour tout citoyen. Cela pour bâtir une République du compromis social et du consensus national », rapporte le même communiqué ajoutant que le dernier scrutin comme les précédents s’est transformé en véritable démonstration ostentatoire d’achat de consciences.

Selon le RDD, plusieurs éléments mis en relief démontrent aisément les insuffisances, les irrégularités et les incohérences de ces élections locales. Parmi ces éléments on note le recensement administratif spécial dont est sorti un corps électoral moins fiable et contestable. La refonte de la loi électorale constitue une autre recommandation majeure de la concertation de Dolisie, âprement négociée et adoptée par la classe politique. Or, elle a été vidée de sa substance consacrant à ce titre une commission électorale indépendante devenue, en réalité, un parti politique.

Le RDD a ausi souligné le désaveu du peuple estimé à plus de 80% des électeurs inscrits. « Constatant que les dysfonctionnements et autres incohérences sont nuisibles et non porteurs d’espoirs et d’apaisement, le RDD souhaite une mise à plat de l’ensemble du processus électoral dans le cadre d’une concertation politique nationale », conclut le
communiqué.

Rock Ngassakys (adiac)

Congo : élections locales boycottées par une partie de l’opposition

septembre 28, 2014

Brazzaville – Les Congolais ont été appelés aux urnes dimanche pour des élections locales boycottées par une partie de l’opposition et qui se sont déroulées dans un climat de relative indifférence à Brazzaville, selon le correspondant local de l’AFP.

Les bureaux, qui avaient ouvert à 07H00 (06H00 GMT) ont fermé leurs portes à 18H00 pour ce scrutin destiné à renouveler les 12 conseils départementaux du pays et les conseils municipaux des six plus grandes villes.

Toutes ces institutions sont contrôlées par le Parti congolais du travail (PCT), l’ancien parti unique, qui a remporté toutes les élections depuis le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso en 1997, à l’issue d’une guerre civile.

Face au PCT, concourent un grand nombre de candidats indépendants, plus ou moins proches du pouvoir. L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), seul parti d’opposition représenté au Parlement, présente des candidats dans la moitié sud et les deux plus grandes villes du pays : Brazzaville et Pointe-Noire (sud-ouest).

Un collectif d’une dizaine de partis d’opposition qualifiée de radicale par le pouvoir a appelé une nouvelle fois a boycotter les élections, refusant de cautionner la tricherie.

Dans la capitale, le scrutin s’est déroulé dans un climat d’indifférence relative et les Brazzavillois ne se sont pas bousculés pour aller glisser leur bulletin dans l’urne.

Je ne vois pas l’intérêt d’aller voter quand on sait que les vainqueurs sont les mêmes, a estimé Jules Mabiala, un jeune diplômé sans emploi.

On reste parfois 30 minutes sans voir un électeur passer, a indiqué Paul Mingui, 41 ans, représentant d’un candidat indépendant dans un bureau de vote, ce n’est pas étonnant parce que les gens se désintéressent de la politique.

Preuve du manque d’affluence : dans le bureau de l’hôtel de ville de Brazzaville, on dénombrait 64 votants sur 244 inscrits à l’issue du dépouillement.

Selon la Commission nationale d’organisation des élections (Conel), le scrutin s’est déroulé dans le calme dans l’ensemble du pays. Les résultats doivent être annoncés dans la fin de la semaine.

Les élections locales auraient dû se tenir en 2013 mais le scrutin a été remis, officiellement en raison d’un retard pris dans la révision des listes électorales.

Les élus locaux forment le collège des grands électeurs chargé d’élire les sénateurs. La moitié du Sénat (36 sièges) doit être renouvelée le 12 octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2014 20h35)

Congo/Elections locales : Les électeurs congolais vont-ils oui ou non se ruer vers les urnes?

septembre 26, 2014

 

Scène dans un bureau de vote.

Les élections locales vont se dérouler le dimanche 28 septembre, sur toute l’étendue du territoire national. Reporté depuis 2013, à la suite du dialogue politique national de Dolisie, le scrutin pour l’élection des conseils départementaux et municipaux se tient quinze mois pratiquement plus tard, dans un contexte de manque d’unanimité de la classe politique sur la mise en œuvre des recommandations de Dolisie et sur l’organisation des votes.

Conséquence: retard dans certaines opérations liées à la préparation du vote; certains partis de l’opposition appellent au boycott, d’autres participent au vote, tandis qu’à la majorité, si tous les partis participent, ils y vont séparément, sur fond de concurrence impitoyable. L’enjeu de ce scrutin est, finalement, le taux de participation qui risque d’être important.

Au moment où s’écrivent ces lignes, deux jours avant la fin de la campagne électorale, un rapide tour auprès des quinze collègues de la rédaction, personne d’entre eux n’a pas encore reçu sa carte d’électeur. Cela donne la mesure de la préparation du scrutin. Sans doute, comme on l’a déjà vu dans le passé, les électeurs seront appelés à retirer, pour la plupart, leurs cartes d’électeurs, directement, dans les centres ou bureaux de vote. Un indicateur qui ne trompe pas sur l’impréparation. Même si on n’en parle pas, les difficultés financières pèseraient également sur ces élections dont on ne connaît pas le budget.
Par ailleurs, les candidats sont allés en campagne électorale sans être fixés sur la validation de leurs dossiers de candidature. Qu’arrivera-t-il aux candidats ayant battu campagne, mais dont les dossiers de candidature n’auront pas été retenus, pour défaut de pièces d’Etat-civil ou non-respect du quota attribué aux femmes?
C’est pendant la campagne électorale que la nouvelle Conel (Commission nationale d’organisation des élections) a été mise en place. La même équipe a été reconduite, renforcée par de nouveaux arrivants. On ne sait pas si cette nouvelle Conel a eu le temps de se réunir, de se préparer et de prendre en charge l’organisation des votes. On a l’impression qu’elle est là juste pour superviser les opérations organisées par le gouvernement, à travers le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation.
Tout ceci se déroule sur fond de débat politique autour des recommandations de Dolisie. Sévèrement critique, l’opposition radicale a mis en cause le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l’élection des conseils départementaux et municipaux, le dimanche 28 septembre 2014. Elle critique, par ailleurs, la manière dont la loi électorale a été amendée par le parlement, suivant le projet de loi du gouvernement. En tout cas, les élections locales se déroulent sur fond de polémique affectant l’organisation des votes.
Il n’empêche: les Congolais témoignent d’un grand engouement pour les postes politiques qui sont, évidemment plus rémunérateurs. Le nombre de listes de candidature aux élections locales serait trois fois plus élevé, cette année, qu’en 2008 et il y aurait un grand nombre de listes indépendantes. Les femmes se sont réveillées et, à la faveur des exigences relatives au genre, elles sont bien présentes et très actives. N’eussent été les sons discordants au sein de la classe politique, on aurait eu droit à un scrutin à la hauteur de la culture démocratique qui avance dans notre pays, malgré les difficultés rencontrées.
Dans ce tableau assez mitigé, le grand point d’interrogation est le taux de participation. Les électeurs congolais vont-ils oui ou non se ruer vers les urnes? Les listes électorales, sorties du fameux recensement administratif spécial largement contesté par l’opposition et une bonne partie de l’élite, passeront la première épreuve de leur pertinence, dès dimanche.
Le manque de maîtrise des enjeux liés aux élections locales chez les électeurs risque d’être aussi un facteur démobilisant pour l’électorat.

En effet, il n’y a pas eu, du côté des organisateurs, une grande campagne d’explication de l’importance des élections locales. On n’a pas eu droit à des débats sur les bilans des conseils départementaux et municipaux sortants. On ignore, souvent, que l’élection locale est le premier tour de l’élection des maires et des présidents des conseils départementaux. Beaucoup n’ont aucune idée des différents candidats dans les six mairies du pays. Les présidents de conseils départementaux sont peu visibles et, souvent, on ne connaît pas leurs pouvoirs. Autant de faiblesses et bien d’autres qui risquent de peser sur le taux de participation. Quoiqu’il en soit, voyons voir ce que sera ce vote au suffrage universel direct, le dernier avant la présidentielle de 2016. A moins que le fameux référendum constitutionnel ne s’interpose avant…

Lasemaineafricaine.net par Joël NSONI

Congo/M.c.r.o.c (Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel) : Dzon et Miérassa appellent leurs militants au boycott des élections locales

septembre 23, 2014

 

Face, selon lui, aux violations répétées de la Constitution du 20 janvier 2002, le M.c.r.o.c (Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel), soucieux de préserver la paix dans le pays, a publié, vendredi 19 septembre 2014, à Brazzaville, une déclaration dans laquelle il dénonce et condamne les multiples violations flagrantes de la Constitution.

Il rappelle au président de la République qu’il a prêté serment de respecter et de défendre la Constitution. C’est pourquoi, les leaders de ce mouvement l’exhortent de retirer le décret n°2014-445 portant convocation du corps électoral pour les élections locales du 28 septembre prochain, car, pour eux, ce décret est illégal, puisqu’il n’a pas été pris dans le respect des normes constitutionnelles. Autrement, ils demandent à leurs militants et sympathisants, de ne pas aller voter, car «ce vote n’aura pour but que de valider un fichier électoral vicié, totalement acquis à la majorité présidentielle», peut-on lire, dans cette déclaration lue par Gilda Rosemonde Moutsara-Gambou, porte-parole de ce mouvement, en présence de Mathias Dzon et Clément Miérassa.
Pour le M.c.r.o.c, le décret qui convoque le corps électoral est un faux. Et pour cause, «il est publié le 25 août 2014, alors qu’à cette période, le président était absent du pays, pour ses vacances». Forts de cet argument, les leaders de ce mouvement ont estimé que ce décret pose problème. «Conformément aux articles 61 de la Constitution du 20 janvier 2002 et 63 de la loi électorale, un décret portant convocation du corps électoral ne peut être pris qu’en conseil des ministres».
Face à cela, ils ont fait savoir que ce décret a donc été pris en violation des articles 50, 61, 69, 81 de la Constitution et 63 de loi électorale qui stipule, dans son premier alinéa, que la convocation du corps électoral pour les élections législatives, locales et sénatoriales est faite par décret en conseil des ministres, un mois au moins avant la date du scrutin».
Par ailleurs, le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel a rappelé que selon l’alinéa 5 de l’article 67 de la loi électorale, «les élections locales sont organisées 20 jours ou 50 jours au plus avant l’expiration du mandat des conseillers locaux».
Selon les leaders de ce mouvement, toutes ces preuves illustrent que tout se passe en dehors du cadre constitutionnel et en flagrante violation des lois et règlements de la République, particulièrement la Constitution du 20 janvier 2002. A ce titre, ils ont dénoncé toutes ces violations et rappelé au président de la République qu’il a prêté le serment de respecter et de défendre la Constitution. C’est pourquoi ils lui demandent de retirer le décret du 25 août 2014 convoquant le corps électoral pour les élections locales du 28 septembre prochain.
Le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel en appelle à la responsabilité collective et invite les citoyens congolais à ne pas aller voter, car, selon lui, «ce vote n’aura pour but que de valider un fichier électoral vicié, totalement acquis à la majorité présidentielle». Par la même occasion, ils demandent à la communauté internationale de soutenir tous les efforts des peuples africains, en général, pour empêcher le changement de constitutions et pour la défense de la démocratie.
Il sied de rappeler que cette déclaration avait été adoptée, le 17 septembre dernier, au cours d’une assemblée générale des membres du Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel.

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Congo: Hello Matson Mampoya perd 126 cadres et militants

septembre 11, 2014

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La dynamique en éclats

Pendant que certains partis et associations politiques s’organisent pour les élections locales, scrutin du 28 septembre prochain, cent vingt-six membres du conseil national et du bureau politique de la Dynamique républicaine pour le développement (DRD) ont annoncé, le 10 septembre à Brazzaville, leur démission de cette formation politique que préside le ministre Hellot Matson Mampouya.

Le collectif des démissionnaires reproche à la direction politique du parti, entre autres, le non-respect des engagements pris vis-à-vis des responsables des partis et associations dissous en faveur de la DRD ; la manière arbitraire dont les listes de candidatures aux élections locales sont constituées au mépris des textes fondamentaux régissant le parti ; la mise en place d’une administration parallèle, ainsi que le mutisme que le parti garde au sujet du débat sur le changement ou non de la Constitution du 20 janvier 2002.

En outre, le collectif des démissionnaires affirme que leur décision n’est pas le résultat d’un quelconque coup de tête, mais plutôt l’aboutissement d’une accumulation de frustrations de tous genres. Il attire, par ailleurs, l’attention des personnes qu’en démissionnant, ce collectif ne constitue pas un obstacle, encore moins une opportunité à la DRD, pour ne pas être comptable des revers que le promoteur de la DRD avait en son temps, reprochés aux autres.

Les démissionnaires ont informé le public que leur démarche avait été étouffée par la direction politique qui confisquait leurs lettres de démission dans l’espoir d’ouvrir les négociations avec eux. Ils ont lancé un appel à tous les militants qui se sentent lésés de se ressaisir car, déclarent-ils, au sein de leur ancien parti, l’horizon est sombre. « La DRD est un parti républicain dont la grande majorité de militants ont adhéré sans conviction et peuvent se retirer en démissionnant à la moindre inconvenance, incohérence, inobservation des dispositions des statuts et règlement intérieur, manque de considération et non-respect des cadres nationaux et mauvaise gestion des cadres et des instances mises en place par le congrès », ont indiqué les démissionnaires.

En outre, le collectif des démissionnaires s’est engagé à rejoindre le train du processus sur le changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Il a affirmé qu’au sein de la DRD, la contradiction est étouffée. Le collectif a réitéré son soutien indéfectible au président de la République, Denis Sassou N’Guesso .

Zenga-mambu.com

Congo/Élections locales : Raymond Zéphirin Mboulou calme le jeu, mais une partie de l’opposition ne veut rien savoir

septembre 5, 2014

 

Raymond Zéphirin Mboulou.

Fixée au dimanche 28 septembre 2014, selon un décret présidentiel que l’opposition conteste, en raison des vices de forme qui l’entourent, les élections locales sont, déjà, au cœur d’une controverse entre le gouvernement, notamment le Ministère de l’intérieur et de la décentralisation, et une partie de l’opposition, particulièrement l’opposition républicaine qui, dans une déclaration rendue publique à Brazzaville, le mardi 2 septembre dernier, par son porte-parole, Jean Ngouabi Akondjot…

président du parti Lumière pour le Congo, parle de rupture de dialogue, contestant la manière dont la réforme de la loi électorale a été votée à l’assemblée nationale, en l’absence des députés de l’U.pa.d.s et l’organisation du scrutin par le gouvernement. Pour sa part, Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, tente de calmer le jeu, en maintenant le dialogue avec la classe politique et en veillant à la bonne organisation du futur scrutin.

Mardi 2 septembre, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou a réuni les représentants des partis et groupements politiques, toutes tendances confondues, et des organisations de la société civile, pour évoquer les dispositions pratiques, suivant la loi électorale révisée, qui a été promulguée par le président de la République. A cette occasion, il les a appelés à déposer, à son cabinet, les listes de leurs délégués dans les commissions locales d’organisation des élections. Il leur a conseillé de prendre des délégués qui vivent sur place, dans les localités où ils vont représenter leurs partis.
Par ailleurs, à la demande des partis, le ministre de l’intérieur a allongé la période de dépôt des listes de candidature aux élections locales, jusqu’au 10 septembre prochain, au lieu du 6 septembre, comme prévu. Un arrêté sera pris pour officialiser cette date.
Seulement, la réunion du ministre Mboulou a été boycottée par les partis de l’opposition républicaine, dont fait partie l’U.pa.d.s, l’unique parti de l’opposition qui a des élus dans les deux chambres du parlement. A la place, l’opposition républicaine a publié une déclaration co-signée par l’U.pa.d.s, la J.u.r. (Jeunesse unie pour la république), le M.n.l.c (Mouvement national de libération du Congo), le R.f.d (Rassemblement des forces démocratiques), Lumière du Congo, Convergence citoyenne et le Must. Ces partis critiquent la manière dont la réforme de la loi électorale a été adoptée par l’assemblée nationale et condamnent le manque de sincérité du gouvernement. «Au lendemain du dernier conseil des ministres, la classe politique constatait, avec stupéfaction, la non prise en compte par le gouvernement des conclusions des différentes concertations politiques ayant abouti à des aménagements substantiels de la loi électorale actuelle,  notamment en ses articles 15, 16 et 17», souligne la déclaration. «Ainsi, l’opposition républicaine constate la rupture délibérée du dialogue par le gouvernement et la fin du consensus national, avec comme corollaire, la multiplication des risques des conflits politiques et des drames qui s’en suivent», conclut la déclaration. Mais, si ces partis critiquent, ce n’est pas pour autant que tous vont choisir de boycotter les élections locales. Il y a des tractations au sein de l’U.pa.d.s où les cadres n’entendent pas rater cette occasion pour espérer gagner des sièges dans les conseils locaux.
D’autres groupements politiques de l’opposition, comme la C.p.r (Convention des partis républicains), que dirige Nicéphore Fylla Saint-Eudes, ont décidé de participer aux élections locales, considérant que depuis 2009, il y a des avancées dans l’amélioration du processus électoral national et que tout ne peut pas être obtenu au détour d’une négociation. Ainsi, Nicéphore Fylla Saint-Eudes, Bonaventure Mizidy, Dominique Basseyla et le C.n.r (Conseil national des républicains), parti de Frédéric Bintsamou, tout comme les partis du centre conduits par Jean-Michel Bokamba-Yangouma et, évidemment, ceux de la majorité présidentielle, dont le M.c.d.d.i, participent à ces élections locales marquées par un engouement des candidats indépendants.

Lasemaineafricaine.net par Joël NSONI