Posts Tagged ‘élections présidentielle’

Boko Haram menace les élections au Nigeria et poursuit ses attaques

février 18, 2015

Boko Haram a promis d’empêcher l’organisation des prochaines élections au Nigeria, prévues en mars et avril. Le groupe islamiste a joint les actes à la parole en multipliant les attaques meurtrières dans le nord-est du pays, même si les armées nigériane et tchadienne auraient tué plus de 400 combattants de la secte mardi et mercredi.

Le chef du groupe islamiste armé, Abubakar Shekau, dans une vidéo diffusée mardi soir, a juré de faire échouer le processus électoral en cours, notamment l’élection présidentielle couplée à des législatives et des sénatoriales le 28 mars.

Le leader a également revendiqué l’attaque de Gombe (nord-est), capitale de l’État du même nom. Selon ses habitants, la ville a été envahie pendant plusieurs heures le 14 février par plusieurs centaines d’islamistes sans rencontrer de réelle résistance militaire. Les assaillants y avaient distribué des tracts mettant en garde contre toute participation aux élections et promettant de cibler les bureaux de vote.

Quelques heures après ces menaces, le chef de la Commission électorale nationale indépendante (INEC), Attahiru Jega, s’est expliqué devant le parlement sur le report des élections des élections présidentielle et parlementaires prévues dans un premier temps le 14 février.

Un nouveau report serait inconstitutionnel, a affirmé M. Jega. « Je ne vois pas comment quiconque pourrait envisager une prolongation au-delà de ces six semaines parce qu’il n’y a pas de motifs constitutionnels qui le permettent », a détaillé le chef de l’INEC.

Nouveaux attentats mardi
Mercredi, l’armée a affirmé avoir tué plus de 300 combattants de Boko Haram et en avoir capturé une poignée lors d’opérations qui lui ont permis de reprendre lundi la ville-garnison de Monguno, dans l’État de Borno, tombée aux mains du groupe islamiste le 25 janvier, ce qui n’était confirmé par aucune source indépendante.

Mardi, de nouveaux attentats suicides ont frappé le nord-est du Nigeria, faisant près de 40 tués et plusieurs dizaines de blessés. Yamarkumi, près de Biu (Etat de Borno), a recensé 36 tués, Potiskum, capitale économique de l’État de Yobe, a totalisé deux tués.

Romandie.com

Nigeria: les élections présidentielle et parlementaire reportées au 28 mars

février 8, 2015

Abuja – Les élections présidentielle et parlementaire au Nigeria, qui devaient se tenir le 14 février, ont été reprogrammées au 28 mars, soit un report de six semaines, a annoncé tard samedi soir la commission électorale à Abuja.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (INEC), Attahiru Jega, a expliqué devant la presse avoir donné suite à une demande des responsables de la sécurité, qui ont jugé déraisonnable de maintenir la date des scrutins au 14 février alors que les forces de défense ne seraient pas disponibles pour assurer la sécurité du vote sur l’ensemble du territoire.

Les troupes seront engagées dans des opérations militaires contre le groupe islamiste armé Boko Haram, qui mène depuis six ans des attaques et enlèvements sanglants dans le nord-est du pays.

Le conseiller national à la sécurité du Nigeria, Sambo Dasuki, a demandé un report des élections de six semaines au moins.

Il y a un certain nombre de questions qui sont cruciales pour les élections, comme la sécurité qui n’est pas sous le contrôle de l’INEC, a affirmé M. Jega à l’issue de plusieurs rencontres à huis clos avec la classe politique, la société civile et les membres de l’organe électoral.

Si la sécurité du personnel, des électeurs, des observateurs électoraux et du matériel électoral ne peut pas être garantie, la vie d’innocents jeunes hommes et femmes ainsi que la perspective d’élections libres, justes et crédibles seraient grandement compromises, a-t-il affirmé.

Par conséquent, la commission a décidé de reporter les élections présidentielle, législatives et sénatoriales au 28 mars, a-t-il déclaré.

Les élections des gouverneurs ont également été repoussées de six semaines, au 11 avril.

Attahiru Jega a assuré que la commission électorale demeurait engagée à organiser des élections libres, transparentes et crédibles. Il a invité les responsables de la sécurité à tenir leur promesses et engagements pris envers l’INEC.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2015 23h55)

Nigeria: les élections maintenues au 14 février

janvier 23, 2015

Nigeria: les élections maintenues au 14 février
Nigeria: les élections maintenues au 14 février © AFP

La Commission électorale du Nigeria a réaffirmé vendredi que les élections présidentielle et législatives prévues le 14 février auraient bien lieu à la date prévue malgré les inquiétudes sur les délais de distribution de millions de cartes d’électeurs.

Le conseiller national à la sécurité du Nigeria, Sambo Dasuki, avait déclaré jeudi à Londres que les élections devaient être reportées, expliquant que 30 millions de cartes d’électeurs n’avaient toujours pas été distribuées. Interrogé sur le fait de savoir si les élections étaient finalement maintenues, le président de la Commission électorale nationale indépendante, Attahiru Jega, a lancé à Abuja: « c’est ce que j’ai dit ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina : les élections présidentielle et législatives auront lieu le 11 octobre

janvier 22, 2015

Yacouba Isaac Zida (g) et Michel Kafando (d), à Ouagadougou.
Yacouba Isaac Zida (g) et Michel Kafando (d), à Ouagadougou. © AFP

Le président Michel Kafando, s’exprimant jeudi devant la presse ce jeudi à Ouagadougou, a annoncé que les élections présidentielle et législatives se tiendraient le dimanche 11 octobre.

Les discussions sont closes. Le calendrier est acté : les élections présidentielle et législatives se dérouleront le 11 octobre, a annoncé ce jeudi 22 janvier le président de la transition Michel Kafando lors d’une conférence de presse en marge d’une rencontre avec les patrons des médias au palais présidentiel, à Ouagadougou.

Pour respecter le consensus émergent sur la date des futurs scrutins, cruciaux pour l’avenir du pays dans l’ère post-Compaoré, Kafando avait le choix entre deux dates proposées lundi par les partis politiques, le gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) : le 20 septembre ou le 11 octobre.

Le chef de l’État a opté pour la seconde car, selon lui, la première correspondait à la fin de la saison des pluies, marquée par de multiples travaux champêtres, et impliquait des risques d’organisation et de forte abstention.

Jeuneafrique.com  par Benjamin Roger avec AFP

Nigeria : le premier parti d’opposition accuse le pouvoir d’avoir fait saccager ses bureaux à Lagos

novembre 23, 2014

Goodluck Jonathan, le président nigérian.
Goodluck Jonathan, le président nigérian. © AFP

Le principal parti d’opposition du Nigeria a accusé dimanche le pouvoir d’avoir fait saccager ses bureaux à Lagos par des agents de sécurité, à quelques mois d’une présidentielle à haut risque en février 2015.

Une cinquantaine d’agents de sécurité venus d’Abuja (la capitale fédérale, ndlr) ont bloqué les portes de notre centre de données puis l’ont saccagé pendant deux heures, tôt samedi matin, a déclaré le porte-parole de Congrès progressiste (APC), Lai Mohammed. Une douzaine d’ordinateurs ont été détruits ainsi que le serveur informatique, a-t-il ajouté.

L’attaque de samedi est la dernière d’une série d’attaques et d’actions illégales menées par l’administration dirigée par le PDP, le parti du président Goodluck Jonathan, a accusé Lai Mohammed, comparant cette affaire au scandale du Watergate américain et réclamant une enquête indépendante.

Gaz lacrymogène contre les députés de l’APC

Cette nouvelle affaire intervient après un sérieux incident au Parlement à Abuja jeudi: les forces de l’ordre avaient tiré des gaz lacrymogènes contre des députés de l’APC, dont le président de la Chambre des représentants.

Le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) a mis en garde vendredi contre les risques d’instabilité engendrés par un climat politique de plus en plus violent au Nigeria à l’approche des élections présidentielle et législatives de février 2015.

Les violences politiques sont récurrentes au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avec 170 millions d’habitants. Près d’un millier de personnes avaient péri lors de violences après les élections de 2011, pourtant considérées comme les plus régulières depuis la fin des dictatures militaires en 1999.

Jeuneafrique.com avec AFP

Élections au Mozambique : le chef de la Renamo promet qu’il n’aura pas recours à la violence

octobre 18, 2014

Afonso Dhlakama, le chef du parti d'opposition Renamo au Mozambique, le 15 octobre 2014.
Afonso Dhlakama, le chef du parti d’opposition Renamo au Mozambique, le 15 octobre 2014. © AFP

Afonso Dhlakama, le chef du parti d’opposition Renamo au Mozambique, estime que les élections de mercredi n’ont pas été honnêtes, mais a promis samedi de ne pas recourir à la violence.

« Je suis ici pour vous annoncer que cette élection pour moi n’a pas été libre et honnête, nous essayons d’enquêter et de voir ce que peut être la solution », a d’abord déclaré devant la presse l’ex-guérillero, apparemment battu à la présidentielle par le candidat du Frelimo au pouvoir, mais dispose toujours de troupes armées dans le pays. Mais, a-t-il ajouté, en s’adressant notamment aux journalistes étrangers présents: « la violence n’est pas nécessaire (…) je veux promettre que cela n’arrivera plus ».

Selon les derniers résultats encore partiels, le candidat du Frelimo Filipe Nyusi serait élu au premier tour de la présidentielle avec environ 60% des suffrages. M. Dhlakama arrive en deuxième position avec un score proche de 30%, soit presque le double de son score à la présidentielle de 2009. Dhlakama, qui a accusé le Frelimo d’avoir été à l’origine des violences qui ont laissé le pays exsangue depuis l’indépendance en 1975, avait pris le maquis en 2012 pour mener un conflit larvé contre les forces gouvernementales, faisant plusieurs dizaines de morts.

En septembre, il est sorti de la clandestinité pour signer un accord de paix avec le président sortant Armando Guebuza, accord qui a permis l’organisation des élections présidentielle, législatives et provinciales de mercredi. « Guebuza et Dhlakama ont signé, parce qu’il n’y avait aucune raison que des frères se tuent les uns les autres », a dit M. Dhlakama, parlant de lui-même à la troisième personne, après avoir rappelé que le Frelimo, parti alors marxiste, et la Renamo, à l’époque soutenue par l’Afrique du Sud de l’apartheid, s’étaient livré une guerre civile de 16 ans entre 1976 et 1992, après l’indépendance de cette ancienne colonie portugaise.

Jeudi, un porte-parole de la Renamo avait suscité l’inquiétude en affirmant que son parti refuserait de reconnaître le résultat du scrutin, accusant le pouvoir de fraudes. Immédiatement, la communauté internationale avait appelé au calme et demandé à l’opposition d’utiliser la voie légale pour contester si nécessaire le résultat des élections. « S’il y a des contestations, nous encourageons tous les partis politiques à utiliser toutes les procédures légales pour résoudre le problème », avait déclaré la chef de la mission des observateurs de la Communauté d’Afrique australe (SADC), la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane.

Un retour aux troubles risquerait de contrarier les perspectives économiques florissantes ouvertes par les récentes découvertes d’énormes gisements gaziers off-shore au nord qui pourraient entrer en exploitation au plus tôt en 2018. Ces gisements pourraient propulser le Mozambique au quatrième rang gazier mondial. « Les investisseurs surveillent le Mozambique de près, ils veulent de la stabilité et un environnement prévisible », commentait vendredi Alex Vines, chercheur à l’institut d’études politiques Chatham House.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mozambique: la Renamo (opposition) refusera de reconnaître le résultat des élections

octobre 16, 2014

Maputo – La Renamo, principal parti d’opposition au Mozambique, refusera de reconnaître le résultat des élections de mercredi, qu’elle affirme déjà avoir gagnées, a annoncé jeudi son porte-parole Antonio Muchanga.

Nous n’acceptons pas le résultat de ces élections (…) Nous pouvons dire catégoriquement que nous avons gagné ces élections, a-t-il déclaré à l’AFP, alors même que les résultats connus portent sur moins d’un quart des bureaux de vote.

Selon ces chiffres encore très partiels, Filipe Nyusi, le candidat du Frelimo, le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1975, est en tête avec 63,02% des voix.

Il devance le chef de la Renamo, l’ex-guérillero Afonso Dhlakama, crédité de 29,42%, et le candidat du MDM, un parti de création récente, Daviz Simango, 7,56%.

Le porte-parole de la Renamo n’a pas indiqué sur quelle base il revendiquait la victoire dans ces élections présidentielle et législatives, qui se tenaient le même jour.

Son parti avait dénoncé mercredi des tentatives de fraudes, mais il n’a pas non plus donné de détails sur ces incidents présumés.

Les observateurs internationaux avaient noté le calme dans lequel le scrutin s’est déroulé, ne signalant pas d’incidents majeurs. Nous avons noté quelques irrégularités, mais je dirais que dans l’ensemble, jusqu’au moment de la clôture, cela s’est bien passé. C’était calme, a déclaré jeudi à l’AFP la responsable des observateurs de l’Union européenne, Judith Sargentini.

Rmandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2014 18h20)

RDC : Joseph Kabila « réaffirme la tenue des élections conformément au calendrier arrêté »

septembre 26, 2014

Le président Kabila à l'ONU.
Le président Kabila à l’ONU. © AFP

Les élections en RDC se tiendront conformément au calendrier prévu. C’est ce qu’a affirmé Joseph Kabila jeudi aux Nations unies.

C’est la réponse du chef de l’État de la RDC à ses détracteurs, qu’ils soient de l’opposition ou de la communauté internationale. Jeudi 25 septembre à New-York, au siège des Nations unies. « Je réaffirme la tenue prochaine des élections conformément au calendrier arrêté par la commission électorale nationale indépendante. Toutes les dispositions sont prises pour que notre pays en sorte plus apaisé, plus uni et plus fort », a déclaré Joseph Kabila.

 

« La consolidation de la démocratie et le renforcement de la cohésion nationale demeurent nos objectifs prioritaires », a-t-il ajouté, alors que le pays traverse une crise politique depuis les élections présidentielle et législatives de 2011, dont l’opposition n’a jamais accepté les résultats et au sujet desquelles la communauté internationale a dénoncé de nombreuses irrégularités.

Inquiétude sur une révision constitutionnelle

Aucune des autres élections qui devaient avoir lieu depuis lors ne s’est tenue. En vue d’achever le cycle électoral avant la prochaine présidentielle prévue pour 2016, les autorités ont inversé le calendrier en annonçant la tenue de scrutins locaux pour 2015, avant les élections provinciales et les sénatoriales.

L’opposition et de nombreux acteurs de la société civile ont dénoncé ce changement de calendrier et se sont élevés contre un projet de loi de révision constitutionnelle qui, selon eux, permettrait au président Kabila de se maintenir au-delà de 2016.

La communauté internationale réclame un calendrier complet

L’Union européenne avait invité mardi la RDC à « dialoguer » avec l’opposition pour l’organisation des prochaines élections, afin d’éviter une « impasse ».

Comme l’ONU, l’UE recommande aux autorités congolaises de publier un « calendrier électoral complet, consensuel et assorti d’un budget détaillé » afin de permettre aux bailleurs de fonds d’aider à l’organisation des élections.

Jeuneafrique.com avec AFP

 

Ukraine: les séparatistes annoncent des élections, camouflet pour Porochenko

septembre 23, 2014

Donetsk (Ukraine) – Les séparatistes prorusses ont annoncé mardi l’organisation d’élections présidentielle et législatives en novembre dans l’est de l’Ukraine, rejetant le plan de paix de Kiev au moment où une zone tampon se met en place le long de la ligne de front.

L’annonce de scrutins simultanés le 2 novembre dans les régions russophones de Donetsk et de Lougansk, théâtre de combats entre rebelles et militaires qui ont fait plus de 3.200 morts depuis avril, est un camouflet pour le chef de l’Etat ukrainien qui avait proposé aux séparatistes le principe d’un statut spécial pour trois ans.

Interrogée mardi soir, la présidence ukrainienne se refusait à tout commentaire.

Les offres politiques de Petro Porochenko visaient à accorder une plus grande autonomie aux régions séparatistes et prévoyaient la tenue d’élections locales le 7 décembre et une amnistie sous conditions pour les combattants.

Depuis l’adoption le 16 septembre par le parlement ukrainien des lois permettant leur mise en oeuvre, Kiev attendait une réponse des séparatistes tout en conduisant parallèlement des négociations pour une trêve militaire durable.

– Elections simultanées à Lougansk et Donetsk –

Nous envisageons d’organiser les élections du conseil suprême (parlement) et du chef de la République le 2 novembre, a finalement répondu le Premier ministre de la République populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, en précisant qu’il n’était pas question d’organiser les législatives ukrainiennes proposées par Kiev et fixées au 26 octobre.

Nous avons notre conseil suprême et nous décidons nous-mêmes quelles élections organiser et à quelle date, a-t-il indiqué, cité par l’agence de presse russe Interfax.

Dans la foulée, la région séparatiste voisine de Lougansk faisait de même. Les élections présidentielle et législatives auront lieu simultanément avec la RPD le 2 novembre, a déclaré le président du conseil suprême de la République de Lougansk, Alexeï Kariakine, à l’agence officielle russe Itar-Tass.

Ces annonces mettent en lumière la fragilité du processus de paix lancé ces dernières semaines. Si la trêve des combats est globalement respectée, le volet politique concernant l’avenir des régions russophones de l’Est est beaucoup plus problématique.

Mardi, la rébellion a annoncé avoir commencé le retrait de son artillerie dans les secteurs où l’armée ukrainienne avait déjà retiré ses canons.

En retirant graduellement leurs canons, les belligérants permettent la mise en oeuvre d’une zone tampon de 30 km le long de la ligne de front gelée le 19 septembre.

Exemple près de Kommounar, à une quarantaine de km à l’est de Donetsk, où les rebelles ont fait reculer leurs chars mardi.

Ce sont les derniers chars sur la ligne de front et nous nous replions en direction de Donetsk sur une distance de 15 à 20 km, a ainsi expliqué à l’AFP Krest, commandant d’une quarantaine de rebelles, alors que trois chars quittaient leurs positions de tirs.

Nous avons reçu l’ordre de nous retirer et nous le ferons, même si nous n’avons pas de certitude que l’armée ukrainienne fasse de même, a-t-il ajouté.

Pour sa part, l’armée ukrainienne avait annoncé la veille le début de la mise en oeuvre des dispositions du plan de paix.

– Plus de 3.200 morts en 5 mois –

Mais cette zone démilitarisée vient au monde dans la douleur.

Un habitant de Donetsk a ainsi été tué dans des combats durant les dernières 24 heures, première victime civile depuis la signature samedi à Minsk d’un plan de paix par Kiev, Moscou et les rebelles. Et les journalistes de l’AFP ont pu constater de nombreux tirs d’artillerie, notamment des salves de roquettes Grad, mardi après-midi à l’est de Donetsk.

Selon un nouveau bilan de l’ONU établi au 21 septembre, le conflit a fait 3.245 morts.

Le long des plus de 230 km de ligne de front entre Lougansk au nord et Novoazovsk au sud, plusieurs positions posent problème. Notamment le très stratégique aéroport de Donetsk, ville qui comptait un million d’habitants avant le début des combats au printemps. En mai, les rebelles avaient pris l’aéroport, provoquant une intervention musclée de l’armée qui en avait repris le contrôle partiel. Depuis, les combats sont quasi quotidiens.

Kiev et la rébellion ont répété qu’ils n’avaient aucune intention d’abandonner leurs positions. L’aéroport est sur notre territoire, a déclaré à l’AFP un des dirigeants de la RPD, Andreï Pourguine.

L’aéroport était en feu mardi à la suite d’échanges de tirs à l’arme lourde, selon des journalistes de l’AFP sur place.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2014 18h43)

La Tunisie face à la menace terroriste à l’approche des élections

septembre 18, 2014

Un membre des forces spéciales tunisiennes devant l'Assemblée nationale, le 31 mai 2014, à Tunis.
Un membre des forces spéciales tunisiennes devant l’Assemblée nationale, le 31 mai 2014, à Tunis. © Fethi Belaid/AFP

Faisant état de « menaces terroristes sérieuses » à l’approche des élections législatives et présidentielle (26 octobre et 23 novembre), le Premier ministre Mehdi Jomaa

Déjà confrontée aux actions jihadistes meurtières depuis la libération par Ennahdha de nombreux islamistes radicaux, la Tunisie a encore augmenté d’un cran son niveau d’alerte à l’approche des élections présidentielle et législatives d’octobre-novembre.

Dans un communiqué délivré mardi soir, le Premier ministre Mehdi Jomâa a annoncé son intention de « relever le degré de vigilance et de préparation pour protéger les frontières et traquer la contrebande d’armes et l’infiltration de groupes terroristes », demandant « à l’armée d’intervenir dans les zones urbaines si nécessaire ».

Deux morts à Kasserine

Les autorités ont également annoncé la mort de deux hommes armés – qui ne seraient pas tunisiens selon les premières informations disponibles – lors de des heurts avec une patrouille commune de l’armée et de la Garde nationale (gendarmerie) dans le gouvernorat de Kasserine (centre-ouest). À plusieurs reprises ces dernières semaines, elles ont fait état de « menaces terroristes sérieuses » à l’approche des élections législatives et présidentielle, respectivement prévues les 26 octobre et 23 novembre.

Fin août, le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou avait annoncé « l’unification des efforts des ministères de l’Intérieur et de la Défense, en particulier dans les zones de tension aux frontières avec l’Algérie où se trouvent les fiefs des terroristes ». Les autorités ne parviennent toujours pas à neutraliser définitivement des groupes jihadistes qui s’y cachent et qui ont tué des dizaines de policiers et de militaires depuis la révolution de janvier 2011.

Jeuneafrique.com avec AFP