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Québec: Gregory Charles victime d’une commotion à cause d’un excrément d’éléphant

octobre 9, 2019
Gregory Charles victime d'une commotion à cause d'un excrément d'éléphant
© Hollywood PQ
Gregory Charles a dévoilé ce lundi l’extrait Larmes du printemps tiré de son nouvel album LEN, qui est dédié à son père, Lennox. De passage à Salut Bonjour pour promouvoir cette nouvelle offrande entièrement instrumentale, le musicien prodige est aussi revenu sur ses débuts à la télévision, dont la populaire émission jeunesse Les Débrouillards.

Dans le cadre de l’émission, Gregory a parfois eu la chance de filmer avec des animaux, mais souvent le tournage ne se passait pas comme prévu. « [C]haque fois qu’on me mettait en contact avec des animaux, il arrivait un désastre », a avoué Gregory Charles avant de donner un exemple qui vous restera certainement en tête pour un bon bout de temps!

C’est en effet durant un tournage au Zoo de Granby que Gregory a vécu un événement pour le moins invraisemblable! Le reportage portait sur les éléphants, et après plusieurs prises, le pachyderme a décidé qu’il en avait assez de se retenir, et a fait ses besoins. Comme on dit, quand faut y aller, il faut y aller!

Par contre, si vous êtes déjà allés au Cirque ou au zoo durant votre enfance, vous savez qu’un éléphant n’a pas la manière la plus délicate de se laisser aller. Le résultat, c’est que Gregory Charles a reçu involontairement un projectile d’excréments d’éléphant en plein visage, et il a dû être transporté à l’hôpital.

« Commotion, knockout, boom, a-t-il dit simplement. Je suis convaincu que personne ne peut dire qu’il a été knockouté par du résidu d’éléphant dans sa vie au travail. »

Pas besoin de le vivre pour être d’accord avec lui!

Avec Hollywood.com PQ

Congo: collision entre un éléphant et un bus dans le parc d’Odzala

septembre 10, 2018

 

Congo: un collision de circulation routière dans le parc Odzala
 

Un bus assurant le transport voyageurs au nord-Congo a heurté un éléphant le jeudi 6 septembre à cinq kilomètres du parc Odzala-Kokoua.

L’accident survenu de nuit a été d’une violence telle que le pachyderme, une jeune femelle d’un peu plus d’une tonne est décédé, après s’être traîné, agonisant, sur quelques mètres, avant de s’affaler.

Le bus dont le chauffeur roulait à une allure immodérée, a encaissé le choc frontal avec un froissement de tôles, avant de s’immobiliser sur l’accotement.

Les passagers qui en ont été quittes pour une bonne frayeur, ont ressenti la rudesse du choc, secoués par l’impact. Outre quelques hématomes pour certains, presque tous s’en sont sortis sans dommages corporels graves.

Des causes de l’accident, aux dires des gardes forestiers, l’éléphant aurait sans doute été éblouit par les feux du véhicule. Dans un moment d’inattention, le conducteur aurait été surpris par la présence de l’imposant pachyderme qu’il a heurté à toute allure, manquant de coucher son bus sur le bas-coté.

Le parc national d’Odzala-Kokoua, d’une surface de 13 546 km² est situé dans le nord-ouest de la République du Congo, à cheval sur les départements de la Cuvette-Ouest et de la Sangha. Cette réserve naturelle est un véritable sanctuaire de chimpanzés et autres éléphants dont les divagations s’étendent jusqu’aux villages environnants dont ils saccagent régulièrement les plantations.

La RN2 qui le traverse est dépourvue de panneaux conviant les conducteurs à modérer leur vitesse, du fait de l’éventuelle présence d’animaux.

Quoiqu’il en soit, les chauffeurs qui connaissent bien la zone, devraient pourtant y rouler avec prudence, ce qui n’est hélas pas le cas.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Braconnage et trafics mettent en danger les espèces protégées

août 23, 2017

Près de Kajiado, dans le sud du Kenya, une équipe médicale s'apprête à administrer un atidote à un éléphant anesthésié après un contrôle vétérinaire.

Près de Kajiado, dans le sud du Kenya, une équipe médicale s’apprête à administrer un atidote à un éléphant anesthésié après un contrôle vétérinaire. Crédits photo : Ben Curtis/AP

La mort d’un défenseur des éléphants rappelle que les rangers paient de leur vie la lutte contre les trafics.

Le trafic des espèces menacées, que certains experts évaluent à 15 ou 20 milliards de dollars, se situe parmi les cinq plus rentables au monde avec celui des armes, des êtres humains, de la contrefaçon et de la drogue. Un enjeu financier énorme, qui met en danger la vie non seulement des animaux pourchassés, mais aussi de ceux qui tentent de les protéger, comme Wayne Lotter, grand défenseur des éléphants, assassiné la semaine dernière en Tanzanie. Et le Sud-Africain n’est hélas pas le seul. De 2009 à 2016, l’International Ranger Federation a recensé 565 rangers morts pour la protection de la nature sauvage, la plupart sous les balles des braconniers, en Afrique mais aussi en Asie.

Une criminalité très organisée

Ce trafic met en danger la survie d’espèces menacées emblématiques, tels les gorilles, les éléphants et les rhinocéros, mais en fait des milliers d’espèces animales sont concernées, certaines chassées pour leur peau ou leurs cornes, d’autres pour servir d’animaux de compagnie plus exotiques les uns que les autres.

 

Malgré une lutte qui s’organise de mieux en mieux au niveau international, les filières clandestines sont en plein essor. Selon un dernier bilan, la douane française a réalisé l’année dernière pas moins de 493 constatations portant sur des spécimens protégés (423 en 2015, soit une augmentation de 16,5 %).

 

Le négoce clandestin de défenses d’éléphant et de cornes de rhinocéros destinées aux marchés asiatiques, en particulier à la Chine et plus récemment au Vietnam, flambe en raison de tarifs qui atteignent des sommets. La défense d’ivoire «brute», avant d’être ouvragée en objets décoratifs, se négocie autour de 1000 euros le kilo. Les douaniers en ont confisqué 790 kilos l’année dernière, soit une augmentation de 76 % en une seule année. Du jamais-vu depuis 2006. Le prix de la corne de rhinocéros, marchandée le plus souvent sous forme de poudre, destinée à produire de prétendus remèdes aphrodisiaques pour des clients asiatiques, s’envole quant à lui à plus de 50.000 euros le kilo. Ces trafics bien spécifiques sont animés par une criminalité très organisée, placée dans le viseur des douaniers.

Lefigaro.fr par Christophe Cornevin , Cyrille Vanlerberghe

Un éléphant en détresse secouru après avoir parcouru 1000 km

août 11, 2016

Un éléphant qui avait été séparé de son troupeau à cause des inondations en Inde a été secouru jeudi au Bangladesh après avoir parcouru un millier de kilomètres. Son sauvetage a été mené par des villageois intrépides.

Touché par une fléchette tranquillisante, l’animal de quatre tonnes, une femelle, est devenu furieux et a chargé vers une mare. Très fatigué, il a échappé de peu à la noyade grâce à l’aide de villageois qui ont sauté dans l’eau pour le sauver avant qu’il ne coule.

« Des centaines de villageois se sont portés à son secours quand ils ont vu que l’éléphant avait perdu conscience », a expliqué Sayed Hossain à l’AFP. « Des dizaines de personnes ont sauté dans la mare et nous ont aidés à attacher l’animal avec des cordes et des chaînes. Finalement (…), nous avons réussi à le tirer vers la terre ferme ».

L’animal avait été séparé de son troupeau après les importantes inondations qui ont frappé l’Etat d’Assam, au nord-est de l’Inde. Il était parti vers le Bangladesh où il devait se trouver depuis six semaines au moment où il a été secouru. Trois responsables de la faune indiens avaient fait le déplacement au Bangladesh en début de mois pour aider l’éléphant, en vain.

Selon un défenseur de l’environnement interrogé par l’AFP, Ashit Ranjan Paul, l’animal aurait parcouru environ 1000 km avant même d’y arriver. Une équipe de forestiers bangladais cherche maintenant à le conduire dans un parc animalier où il pourra être pris en charge. Mais cela ne devrait pas être chose facile, aucune route goudronnée ne desservant la zone.

« Quand il aura repris des forces, nous utiliserons des ‘mahouts’ (des dresseurs d’éléphants) et un éléphant domestiqué pour le guider vers une route goudronnée. Il sera ensuite transporté vers un parc animalier », a déclaré Tapan Kumar Dey, l’un des membres de l’équipe.

Romandie.com avec(ats / 11.08.2016 17h22)

Le Kenya détruit la plus grande quantité d’ivoire de l’Histoire

avril 30, 2016

Le président kényan a procédé samedi à la destruction de 105 tonnes d’ivoire dans le parc de Nairobi, soit la plus grande quantité d' »or blanc » jamais incinérée. Un geste symbolique fort pour la lutte contre le braconnage des éléphants, décimés pour leurs défenses.

Face aux caméras du monde entier, le président Kenyatta et son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, dont le pays abrite plus de la moitié des éléphants de forêt en Afrique, ont inséré chacun une torche dans une des pyramides constituées de défenses d’éléphant empilées verticalement, sur plus de trois mètres de haut.

Au total, dix pyramides d’ivoire et une pile de cornes de rhinocéros ont ainsi été mises à feu par des invités de marque. Environ 5% du stock mondial d’ivoire devaient ainsi partir en fumée.

Patrimoine en jeu
Avant de procéder à l’incinération, le chef de l’Etat a répondu aux critiques déplorant la perte pour le Kenya d’un tel trésor, estimé à 150 millions de dollars environ sur le marché noir. « Pour nous, l’ivoire ne vaut rien sauf lorsqu’il est sur nos éléphants », a déclaré Uhuru Kenyatta.

S’adressant aux braconniers, le président Bongo a de son côté fait part de sa détermination à les combattre: « Nous allons mettre un terme à votre commerce et la meilleure chose que vous puissiez faire, c’est de prendre votre retraite ».

Interdire le commerce
Les 16’000 défenses incinérées samedi représentent la quasi-totalité du stock d’ivoire kényan constitué depuis 1989 et l’interdiction du commerce international de « l’or blanc ».

M. Kenyatta a appelé à l’interdiction totale du commerce de l’ivoire afin d’empêcher l’extinction de cette espèce à l’état sauvage. C’est en effet la survie des 450’000 à 500’000 éléphants d’Afrique qui est en jeu, d’ici une à deux générations à peine.

Présente à la cérémonie, la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal a défendu la nécessité de « tuer la demande ». Elle a annoncé l’interdiction prochaine de tout commerce d’ivoire en France.

30’000 morts par an
Environ 30’000 éléphants sont massacrés chaque année pour leurs défenses par des braconniers de mieux en mieux équipés. La conséquence est dramatique: additionnées, les morts naturelles et celles imputées aux braconniers surpassent le taux de reproduction de l’espèce.

La situation des rhinocéros est encore plus précaire. Il y en a moins de 30’000 en Afrique et une espèce, le rhinocéros blanc du Nord, est au bord de l’extinction. Et le prix des cornes de rhinocéros continue à augmenter.

« Une satanée bonne opération »
Lors de la cérémonie, le célèbre paléoanthropologue Richard Leakey, qui dirige le Service kényan de la faune (KWS), a défendu l’initiative kényane: « C’est une satanée bonne opération de communication. Si je veux atteindre six milliards d’individus, j’ai besoin de ce genre d’événement », a-t-il expliqué.

Il a qualifié de « honteuses » les nations qui continuent de garder leurs stocks, en référence notamment à plusieurs pays d’Afrique australe: « Ce sont des spéculateurs d’une marchandise illégale et diabolique ».

Assécher la demande asiatique
Le trafic d’ivoire est porté par la demande asiatique, essentiellement en Chine, où le kilo se négocie environ 1000 euros.

La Chine a récemment durci sa législation sur les importations d’ivoire, mais elle permet la revente de « l’or blanc » acheté avant 1989. Selon les défenseurs des éléphants, ce commerce légal peut servir de paravent pour des importations clandestines.

Interdire le trafic
Des organisations de protection de la faune et de la nature considèrent que l’interdiction définitive du commerce de l’ivoire serait le moyen le plus efficace. Vera Weber, présidente de la Fondation Franz Weber citée dans un communiqué, pense qu’une telle mesure devrait intervenir « avant qu’il ne soit trop tard ».

Selon Daniela Freyer, de l’organisation allemande Pro Wildlife, toutes les expériences ayant jusqu’à présent autorisé le commerce sous contrôle ont échoué. Elle est d’avis que les marchés légaux devraient être fermés. La prochaine réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), en septembre à Johannesburg, donnera cette possibilité.

Romandie.com

Un touriste britannique tué par un éléphant en Thaïlande

février 2, 2016

Un touriste britannique a été tué par un éléphant dans une île du sud de la Thaïlande. Cet accident a relancé les critiques contre une industrie du tourisme peu respectueuse du bien-être animal.

L’homme âgé de 36 ans était juché sur le dos de l’animal avec sa fille adolescente quand l’éléphant les a soudainement renversés, a indiqué la police. « Nous pensons que l’éléphant a été énervé par des températures élevées, et qu’il n’était pas habitué à son cornac », a expliqué Paiboon Omark, chef de la police du district de l’île de Samui.

D’après Paiboon, l’homme portait une prothèse de la jambe et n’a pas réussi s’enfuir. Sa fille et le cornac, un Birman, ont tous deux été blessés, mais sont hors de danger.

La Thaïlande compte environ 4000 éléphants domestiques, contre 2500 dans la nature, selon l’ONG de défense des animaux Traffick. Ils sont le plus souvent utilisés pour des balades à dos de pachydermes, proposés aux touristes dans des lieux touristiques comme les ruines d’Ayutthaya, au nord de Bangkok.

« Trop imprévisibles »
Ces pachydermes protégés puisqu’en voie d’extinction sont souvent exploités illégalement. Mercredi, les défenseurs des animaux doivent rencontrer des représentants du gouvernement thaïlandais pour exiger de meilleures conditions pour les animaux travaillant dans le secteur touristique.

« Les éléphants mâles ne devraient pas être utilisés pour le tourisme, car ils sont tout simplement trop imprévisibles », estime Edwin Wiek, membre de l’ONG Wildlife Friends of Thailand, l’un des groupes partie prenante de la réunion.

En août, un éléphant avait tué son cornac avant de s’enfuir dans la jungle avec trois touristes chinoises terrifiées sur son dos. Deux mois plus tard, un homme qui dînait sur une plage avait été tué par un éléphant avec lequel son cornac était venu faire la manche.

Romandie.com

Un éléphant tue son guide avant de s’échapper avec trois touristes

août 26, 2015

Un éléphant a tué son guide mercredi en Thaïlande avant de s’enfuir dans la jungle avec trois touristes terrifiés sur son dos. Cet incident relance les critiques contre une industrie du tourisme peu respectueuse du bien-être animal.

Les trois touristes chinois, un couple et leur enfant, « sont maintenant en sécurité », a déclaré le colonel Thawatchau Thepboon, responsable de la police de la province de Chiang Mai. Le cornac du pachyderme tué « ne connaissait pas bien l’éléphant », a-t-il ajouté.

Des images diffusées par la Troisième chaîne thaïlandaise montrent les trois touristes effrayés en train d’être ramenés vers le camp, sur le dos de l’éléphant fugueur, calmé par d’autres guides.

De nombreux touristes se pressent tous les jours dans des camps spécialisés dans les balades à dos d’éléphants, animal symbole de la Thaïlande, malgré les critiques des associations de défense des animaux qui dénoncent les mauvais traitements par certains cornacs.

Travail à temps complet
« Les éléphants travaillent tous les jours, tous les mois, 365 jours sur 365 », a expliqué Edwin Wiek, membre de l’association Wildlife friends of Thailand. « Si vous deviez faire la même chose, vous seriez stressés. C’est la même chose pour les éléphants. A un moment, ils deviennent fous et on ne peut plus les contrôler », a-t-il insisté.

Actuellement le pays compte 4000 éléphants domestiques contre 2500 toujours en liberté, selon l’ONG de défense des animaux Traffick. En juin, un éléphant avait tué un Thaïlandais et blessé un autre dans un restaurant de plage, alors que son cornac discutait avec les deux hommes.

Les éléphants sont le plus souvent utilisés pour des balades proposées aux touristes. Traditionnellement exploités par l’homme pour transporter les troncs d’arbres, les éléphants du royaume se sont retrouvés en masse dans l’industrie touristique, après l’interdiction de leur utilisation dans l’industrie forestière en 1989.

Romandie.com

Conte : L’Hippopotame, le Rhinocéros et le Crocodile

octobre 9, 2010

Un Hippopotame semi-aquatique du fleuve Zambèze, après son traditionnel séjour dans son milieu vital, sortit de l’eau pour chercher sa nourriture dans la végétation composée d’herbes fraîches favorables à son estomac. D’un air patelin, après une avancée sur la terre ferme, il vit un Rhinocéros qui broutait l’herbe, surmonté d’un Héron blanc sur son dos.

Le Rhinocéros surpris de voir le grand mammifère, lui posa la question de ce qu’il venait faire à cet endroit réservé à leur espèce. Il lui dit que c’était son heure de repos. Il répliqua d’une curiosité à la lumière écarquillée de ses yeux, bougeant ses oreilles et reniflant de ses narines l’air ambiant. Tandis qu’à l’instant sur son cuir raide, un Héron blanc picorait de son bec les petites bestioles qui le démangeaient.

-Veux-tu savoir, cher Hippopotame les raisons de la présence de ce bel oiseau sur la plaine dénudée de ma peau ? Il vient, à tout instant, se ravitailler de sa nourriture – de fretins bestioles qui trouvent leur jouissance chez-moi.

-Dès lors, j’ai compris que cet oiseau est un bon compagnon qui te rend d’énormes services de propreté.

Après avoir échangé ces quelques paroles de sympathie, il alla aussi manger son herbe dans la végétation voisine. Il se remplit copieusement le ventre. Il avait réussi à ingurgiter près de 50 kgs d’herbes, une quantité maximum de sa satisfaction.

Sur le chemin de retour, l’Hippopotame jeta un singulier au revoir au Rhinocéros qui l’admirait dans le déhanchement de ses « zenga », fesses charnues et adipeuses. Voulant satisfaire au plus vif sa curiosité, il lui proposa de faire une partie de course sur une distance de cent mètres qui serait supervisée par le Héron. Il accepta car cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas couru.

Dès à présent, le Héron mesura la distance à son vol. Il plaça la limite d’arrêt devant un jeune palmier. Puis, il revint vers les deux coureurs pour leur entretenir et leur montrer, à perte de vue, le palmier qui servirait de point d’arrivée. Il fit un autre vol de reconnaissance et se posa sur le sommet de l’arbre. Quand il revint vers eux cette fois-ci, il leur demanda de placer leurs pattes avant sur la ligne de départ qu’il traçait avec la pointe de son bec.

Le doux Héron leur dit : je vais compter jusqu’à trois et quand je vais émettre mon croassement de « fraaank », vous aller démarrer la course et je volerais au-dessus pour vous accompagner.

Les deux amis obéir à la règle du jeu. Ils se placèrent comme convenu dans une attente de l’annonce du départ. Le Héron perché sur la branche d’un arbre commença à compter : un, deux, trois et croassant fortement à se déchirer la gorge. La course démarra et le héron les suivait au-dessus de la foulée. Le Rhinocéros fonça, tête baissée. Il piétina et écrasa les herbes sur son passage. L’Hippopotame avec sa masse corporelle de trois tonnes doubla de vitesse et atteignit sa vitesse de croisière mais avant l’arrivée, il tomba dans un trou d’un mètre de profondeur laissé vacant par des fabricants de charbon. Il ne réussit plus à vite sortir de là car l’obstacle le retint. Le Rhinocéros arriva le premier au pied du palmier bien avant le Héron.

Le superviseur proclama la victoire du Rhinocéros. Il lui demanda d’aller secourir l’Hippopotame qui était bloqué dans un trou perdu. Les deux amis repartirent sur la trajectoire soufflant le répit de la distance et en arrivant sur le lieu de la chute, ils constatèrent que le concurrent avait besoin d’aide. Le rhinocéros et le héron se regardèrent et se sentirent incapables de trouver la solution avec les moyens physiques de leurs membres.

Au moment où le désespoir occupait leur esprit, un barrissement d’Éléphant se fit entendre au loin. Et le Rhinocéros demanda au Héron de partir à sa rencontre pour venir les secourir. Le Héron vola en émettant son fraank, fraank, fraank. Du haut de sa présence, il ramassa ses ailes blanches et atterrit sur le dos de l’Éléphant. Le pachyderme bougea et remua ses oreilles puis demanda à celui-ci l’objet de sa visite à l’heure où le crépuscule l’invite à rentrer dans son nid. Il informa l’Éléphant qu’il était porteur d’un message du Rhinocéros, le priant de secourir l’Hippopotame qui était tombé dans un trou lors d’une partie de course. L’Éléphant cessa de manger et se dirigea sur le lieu en suivant le héron dans son vol d’escorte.

Arrivé audit endroit, il fut accueilli par le Rhinocéros qui lui présenta ses excuses de dérangement.

– Que me vaut votre honneur, à cette heure où le soleil nous envoie ses derniers rayons de lumière avant de se coucher dans la grande chambre de l’occident ?

– Auguste personnage, un service de votre part avec l’aide de votre trompe permettra à l’Hippopotame de sortir du trou. Nous étions incapables de le tirer de ce fâcheux incident.

L’Éléphant s’approcha du trou et invita l’Hippopotame de se relever et il fit passer sa trompe autour de son ventre et l’extirpa du trou. Le héron applaudit par un fort battement de ses ailes et chantait en voltigeant sur la tête de l’Éléphant : Ohé, Ohé, Ohé Ehé ! Le Rhinocéros embrassa les deux amis.

L’Éléphant repartit pantelant en secouant sa queue pour exprimer ses bons et loyaux services rendus à sa famille de pachyderme.

Le Héron demanda aux deux amis s’ils voulaient reprendre la course car celle-ci était émaillée d’un obstacle insurmontable l’entachant d’une irrégularité. Elle fut annulée selon un compromis amical. Ils acceptèrent et trouvèrent une autre limite d’arrivée à côté d’une grosse pierre à proximité du fleuve. Ils se positionnèrent sur la ligne de départ cette fois sur une autre trajectoire. Dès que le Héron siffla, ils coururent à grande vitesse. Le rhinocéros courut tellement trop vite car il voulait encore rééditer son exploit; il dépassa le point d’arrivée et se retrouva complètement dans l’eau.

A cet instant, un Crocodile flottant à la surface de l’eau était à l’affût d’une quelconque proie. Aussitôt dès qu’il entendit le flot remuant du fleuve, il écarquilla ses yeux ampoulés et attrapa le rhinocéros à la patte arrière. Celui-ci criait de douleur demandant secours à l’Hippopotame. A son arrivée, au niveau de la grosse pierre lorsqu’il entendit les supplications de son ami, il se jeta à l’eau, intima l’ordre au Crocodile de lâcher prise mais il refusa d’obéir. Fâché de ne pouvoir supporter le spectacle de cruauté et de la méchanceté gratuite du Crocodile, il ouvrit sa large gueule qu’il rabattît sur le corps du Crocodile et le coupa en deux morceaux distincts. Les crocs du Crocodile s’ouvrirent et lâchèrent la patte du Rhinocéros qui regagna la rive. Il remercia l’Hippopotame son ami de lui avoir sauvé la vie. D’autres Hippopotames, à cette heure-là, immergeaient à la surface du fleuve Zambèze et vinrent participer au festin des morceaux du Crocodile mort.

Le Rhinocéros retrouva le Héron qui pleurait de toutes les larmes de son corps trompé jusqu’à l’intérieur de ses plumes car le désespoir était au comble de la douleur emplissant l’air. La course fut de nouveau annulée. Et les résultats de la victoire furent partagés dans le bonheur et le malheur de l’amitié.

© Bernard NKOUNKOU