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Côte d’Ivoire: on a retrouvé…Aruna Dindane, le meilleur buteur des Éléphants au mondial 2006

juillet 25, 2018

 

L’ivoirien Aruna Dindane célèbre son penalty réussi, le premier de ses deux buts du match, face à la Serbie-Montenegro, le 21 juin 20006 lors du Mondial en Allemagne. © CHRISTOF STACHE/AP/SIPA

Aruna Dindane est considéré comme l’un des meilleurs joueurs ivoiriens de l’histoire. Retraité depuis 2013, l’ancien attaquant gère ses affaires et s’occupe de l’Association des footballeurs ivoiriens (AFI), dont il est secrétaire général.

Le 21 juin 2006, la Côte d’Ivoire, en battant la Serbie-Monténégro (3-2) à Munich, en Allemagne, remportait le premier match de son histoire en Coupe du monde, grâce à un penalty de Bonaventure Kalou et un doublé d’Aruna Dindane (dont aussi un penalty), alors que les Éléphants avaient rapidement été menés au score (0-2). Un succès insuffisant, puisque les Ivoiriens étaient déjà éliminés avant le coup d’envoi à cause de deux courtes défaites face à l’Argentine (1-2) et les Pays-Bas (1-2).

Douze ans après, quand on l’interroge sur son avenir, Aruna Dindane est au moins sûr d’une chose : il ne sera pas entraîneur. « Pour cela, il faut avoir la vocation. Et je ne l’ai pas. Je réfléchis à d’autres pistes, comme suivre la formation de management proposée à Limoges par le Centre de droit et d’économie du sport (CDES). » Pour l’instant, Dindane, 37 ans, vit entre le nord de la France et Abidjan, et gère ses affaires immobilières tout en s’impliquant activement dans l’Association des footballeurs ivoiriens (AIF), dont le président, Cyrille Domoraud, est lui aussi un ancien international, et Kolo Touré un membre du bureau.

« Améliorer la condition des joueurs ivoiriens »

L’ex international (62 sélections, 18 buts), qui a participé à deux Coupes du monde (2006, 2010) et quatre CAN (2002, 2006, 2008, 2010) a mis un terme à sa carrière en 2013, à Crystal Palace (Angleterre). Formé à l’ASEC Abidjan, c’est à Anderlecht (2000-2005), puis au RC Lens (2005-2010) qu’il s’est construit sa réputation et son palmarès.

Également passé par Portsmouth (Angleterre) et le Qatar (Lekhwiya, Al-Gharafa, Al-Sailiya), le natif d’Adjamé avait adhéré à l’AFI alors qu’il était encore joueur. « Une fois que j’ai arrêté, j’ai donc décidé de rejoindre ce syndicat. J’ai commencé ma carrière en Côte d’Ivoire. À l’époque, j’avais pu constater que le statut des joueurs devait être amélioré. À l’ASEC, un club qui respecte ses contrats, il n’y a jamais eu de problèmes particuliers. Mais la guerre civile a eu des conséquences sur le football. Aujourd’hui, il y a beaucoup à faire pour améliorer la condition des joueurs ivoiriens. »

« Des présidents de clubs sont réceptifs, d’autres moins »

Le double champion de Belgique (2001 et 2004) dresse l’inventaire des améliorations à apporter. « Il faut que les joueurs disposent de vrais contrats, qu’ils soient payés en temps et en heure et qu’ils ne se retrouvent pas à la rue s’ils doivent stopper leur carrière prématurément à cause d’une blessure. Nous sommes conscients que les clubs ivoiriens connaissent pour la plupart des difficultés financières. On discute avec les présidents. Certains sont réceptifs, d’autres moins. On parle aussi avec la fédération, la Ligue professionnelle, le ministère des Sports », détaille Dindane.

L’AFI, qui bénéficie d’une subvention de la FIFpro, le syndicat mondial des joueurs, compte aussi sur les cotisations de ses membres et sur quelques sponsors pour développer son programme. « Avec Kolo Touré, Cyrille Domoraud et quelques autres, nous avons fait carrière en Europe, et nous pouvons donc nous servir de notre expérience pour aider le foot ivoirien. Plus il se développera, plus les joueurs seront bons et auront des chances d’être transférés en Europe. Et cela profitera au football du pays… »

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire: Yaya Touré ne viendra pas

mars 23, 2018
Yaya Touré, sous le maillot de Manchester City lors d’une rencontre face à Manchester United le 12 avril 2015. © Jon Super/AP/SIPA

Trois ans après sa dernière sélection, Yaya Touré (34 ans) aurait dû effectuer son grand retour chez les Éléphants à l’occasion des matches amicaux face au Togo et à la Moldavie, les 24 et 27 mars à Beauvais. Mais le joueur a finalement renoncé, officiellement pour des raisons familiales…

Les Togolais et les Moldaves pensaient donc croiser un monument du football africain sur la pelouse du stade Pierre-Brisson de Beauvais. Car cela aurait coïncidé, presque trois ans jour pour jour, avec la 102e sélection du Citizen, toujours en match amical face à la Guinée équatoriale (1-1) à Abidjan, le 29 mars 2015.

Aucune explication

Mais ceux qui espéraient éventuellement échanger leur maillot avec Yaya Touré rentreront chez eux déçus. Le milieu de terrain, qui était attendu lundi à l’Hôtel Auberge du Jeu de Paume, un luxueux établissement (5 étoiles) situé à Chantilly, dans l’Oise, où une chambre individuelle avait été réservée à son intention, n’est jamais venu. « Toute la semaine, la chambre a été bloquée au cas où il vienne », rapporte une source.

Même son frère aîné Kolo, qui fait partie du staff technique, ne semblait avoir aucune explication

Pendant plusieurs jours, Yaya Touré n’a donné aucune nouvelle à Ibrahim Kamara, le sélectionneur par intérim, ni à Augustin Sidy Diallo, le président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF). « Le plus surprenant, c’est que même son frère aîné Kolo, qui fait partie du staff technique des Éléphants, ne semblait avoir aucune explication »,  poursuit cette source.

 

Yaya Touré, après la victoire de la Côte d’Ivoire à la CAN 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Entre Yaya Touré et Diallo, c’était assez tendu depuis l’affaire des primes de la CAN 2015

Kamara est resté injoignable, alors que Diallo, qui a répondu à notre appel jeudi en milieu de matinée en proposant une conversation téléphonique le même jour à 15 h, est depuis resté sourd à nos appels et à nos SMS. « Parce qu’ils n’ont rien à dire. Ils ont été pris de court, tout simplement », ajoute cette même source.

Imprévisible

Jeudi matin, des médias anglais ont évoqué « des raisons personnelles » pour justifier l’absence de Yaya Touré en France. Quelques heures plus tard, l’intéressé confirmait cette information via un tweet  publié sur son compte officiel.

« Malheureusement je ne pourrais pas participer au match de la Côte d’Ivoire pendant la semaine internationale. Ma famille besoin de moi en ce moment et j’espère que les supporters comprendront. Je souhaite le meilleur à toute l’équipe! »

Des explications dont il faudra bien se contenter. « Il est effectivement  possible qu’il rencontre des problèmes familiaux. Mais il faut aussi savoir qu’entre Yaya Touré et Diallo, c’était assez tendu depuis l’affaire des primes de la CAN 2015. Même si on peut penser que si Yaya a annoncé qu’il était de nouveau disposé à jouer pour son pays, alors qu’il avait pris sa retraite internationale en 2016, c’est que les relations s’étaient décrispées. C’est comme ça avec Yaya. Il est imprévisible. Il fait un peu comme il veut », résume un ancien membre de la sélection.

Soyons optimiste, car son expérience serait très précieuse

Aujourd’hui, les choses sont claires : le milieu de terrain de Manchester City ne sera pas sur le terrain ni contre le Togo, ni contre la Moldavie. Reste à savoir si la Côte d’Ivoire, qui devrait jouer un ou deux matchs en mai et en juin, pourra compter sur lui.

« Normalement, puisqu’il a dit qu’il reviendrait, on peut le croire. Soyons optimiste, car son expérience serait très précieuse », assure une source interne. Car le 7 septembre, elle se rendra au Rwanda, dans le cadre de la deuxième journée des qualifications pour la CAN 2019. Un match déjà important, après la défaite inaugurale concédée face à la Guinée (2-3), le 10 juin dernier, à Bouaké, la ville natale d’un certain Touré Yaya…

Jeuneafrique.com par

Qui était Wayne Lotter, le défenseur des éléphants assassiné en Tanzanie

août 20, 2017

 

Héros de la lutte contre le braconnage en Afrique, il avait mis au point une méthode redoutablement efficace pour démanteler les réseaux de trafiquants.

Le défenseur des éléphants Wayne Lotter a été assassiné dans la nuit de mercredi à jeudi 17 août à Dar-es-Salaam en Tanzanie. PAMS Foundation

Il savait qu’il faisait un métier dangereux, mais rien n’aurait pu l’en dissuader. Wayne Lotter, un Sud-Africain de 51 ans qui a consacré sa vie à lutter contre le braconnage des animaux sauvages en Afrique, est mort assassiné dans la nuit du 16 au 17 août.

Le meurtre a eu lieu dans le quartier huppé de Masaki, à Dar-es-Salaam, la capitale économique de Tanzanie. Wayne Lotter était à bord d’un taxi qui le conduisait de l’aéroport à son hôtel quand sa voiture a été arrêtée par un autre véhicule, peu avant minuit. Un homme en est sorti, a ouvert sa portière et l’a abattu de deux balles. La police, qui a ouvert une enquête, ne peut à ce stade établir de lien entre ce crime et le braconnage. Mais le militant avait reçu de nombreuses menaces de mort.

Wayne Lotter avait cofondé, en 2009, une association de protection de la nature, la Protected Area Management Solutions (PAMS) Foundation, à la pointe de la lutte contre les trafics d’espèces sauvages. Par un savant mélange de renseignement, de travail avec les communautés et de gestion des aires protégées, elle avait conduit à démanteler de vastes réseaux, contribuant à faire arrêter et condamner des centaines de braconniers.

« Il est mort courageusement, en se battant pour la cause qui le passionnait le plus », assure au Monde Krissie Clark, le « cœur brisé ». Celle qui a créé la PAMS Foundation à ses côtés le décrit comme quelqu’un de « passionné, déterminé, visionnaire », « un mentor incroyable, inspirant, qui avait une pensée tout sauf conventionnelle, avec un très grand sens de l’humour ».

Ranger en Afrique du Sud

Peu après l’annonce du décès, les hommages ont afflué au sein de la communauté internationale fédérée autour de la conservation des espèces. « Wayne était un héros pour moi, un héros pour beaucoup, quelqu’un qui a consacré sa vie à la protection de la faune d’Afrique, écrit la célèbre primatologue Jane Goodall,…

Lemonde.fr par Audrey Garric et Emile Costard

Congo/Signe des temps: un couple d’éléphants se promène dans le Pool

janvier 8, 2017

 

 

Avec Zenga-mambu.com

Côte d’Ivoire : l’État va régler aux Éléphants les primes disparues de la CAN 2015

mai 6, 2015

L'affaire des primes aura réussi à ternir le succès des Éléphants à la CAN 2015.

L’affaire des primes aura réussi à ternir le succès des Éléphants à la CAN 2015. © AFP

Alors que le ministre des Sports, Alain Lobognon, continue de réclamer une confrontation des protagonistes de l’affaire de la disparition des primes de la CAN 2015 (plusieurs centaines de millions de F CFA), Alassane Ouattara a décidé que les fonds manquants seraient prochainement décaissés par l’État. Pour la seconde fois, donc.

Le dossier des primes non payées des Éléphants à la CAN 2015 vient d’enregistrer un rebondissement pour le moins surprenant. L’État ivoirien, première victime dans cette affaire, a décidé de trouver des ressources financières additionnelles pour régler les primes sans même attendre que la vérité éclate sur les responsables de ce détournement de fonds publics. Selon nos informations, la confrontation réclamée par Alain Lobognon, le ministre des Sports, avec les protagonistes – Trésor Public et fédération ivoirienne de football (FIF) – n’a toujours pas eu lieu pour un problème de calendrier du Premier ministre, Daniel Kablan Duncan.

Cependant, Alassane Ouattara a demandé à Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, de convoquer les différentes parties. Le 30 avril, ce dernier a organisé une réunion avec Alain Lobognon, Sidy Diallo, le président de la FIF, et les responsables du Trésor en charge de la gestion des 3,5 milliards F CFA consacrés à la CAN. « C’était juste une rencontre formelle, il n’y a eu aucune confrontation. Le ministre Hamed Bakayoko s’est contenté de poser des questions », confie un participant.

La FIF a bien reçu 2,9 milliards de F CFA

Le Trésor affirme avoir versé à la FIF 2,9 milliards de F CFA censés faire partie des primes. D’ailleurs, à la fin de la CAN, Sidy Diallo assurait que le budget avait été bien géré et qu’un reliquat de 300 millions de F CFA était disponible. « Les primes concernées sont celles de la compétition. La prime de victoire du président, d’un montant de 2 milliards de F CFA, a été intégralement payée et virée sur les comptes des joueurs par mes soins. Dans cette affaire, je suis clean », a confié le ministre Alain Lobognon, qui continue d’exiger le relevé de compte de la Banque du Trésor pour avoir des précisions sur les mouvements de fonds en cause. Mais Adama Kone, le directeur général, tarde..

Contacté par Jeune Afrique, ses services préfèrent s’en remettre au rapport rédigé à l’Inspection générale du Trésor et adressé à la présidence. Pour le moment, l’imbroglio reste donc total et les Éléphants, de plus en plus dégoûtés par cette situation, continuent de réclamer leurs primes. De son côté, la FIF maintient qu’elle n’a pas reçu les fonds des primes.

« Cette affaire est une honte pour le pays. Serge Aurier a par exemple 52 millions de F CFA de primes en suspens, Eric Bally 40 millions, Yaya Toure 21 millions… Ça fait pas joli », explique une source proche du dossier. D’autant qu’il ne s’agirait plus de 700 millions de F CFA disparus, mais 850 millions. »

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Côte d’Ivoire : où sont passées les primes de la CAN 2015 ?

avril 24, 2015

Les Éléphants victorieux de la CAN, le 8 février 2015 à Malabo, en Guinée équatoriale.
Les Éléphants victorieux de la CAN, le 8 février 2015 à Malabo, en Guinée équatoriale. © AFP

Gros malaise entre la FIF, le gouvernement et le Trésor public ivoiriens. Une grande partie des primes des Éléphants victorieux de la CAN 2015 se serait volatilisée : plus de 700 millions de F CFA sont dans la nature…

Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara s’est saisi du dossier des primes non payées des Éléphants de Côte d’Ivoire après leur victoire à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) sur saisine d’Alain Lobognon, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de Loisirs. « Le président a instruit le Premier ministre d’organiser une confrontation entre la FIF, le Trésor Public et le ministre des Sports. Arguant des questions d’agenda, le Premier ministre fait attendre », explique une source gouvernementale.

Depuis plusieurs jours, une polémique enfle entre le ministère des Sports, la Fédération ivoirienne de football (FIF) et le Trésor public ivoirien. Des joueurs comme Serey Dié (VFB Stuttgart, Allemagne) ou Eric Bally (Villarreal Club de Fùtbol, Espagne) ont confirmé le non règlement de leurs primes malgré la mise à disposition des fonds par l’État. « C’est une tradition à la FIF de traîner dans le règlement des primes. Tous les joueurs ne les ont pas reçues. Par contre, d’autres n’ont pas été réglé en intégralité. Parfois des joueurs subissent des intimidations quand ils réclament leurs du, ils sont menacés de ne plus revenir en sélection », glisse une source proche du dossier.

La FIF à la manoeuvre

Pour le moment, c’est le statu quo à la FIF, même si on admet le problème, personne n’ose expliquer les raisons de cette situation. Avant la CAN, le gouvernement avait pourtant décaissé les fonds de 3,5 milliards de F CFA gérés par le Trésor public, qui exécutait les dépenses sur présentation de factures en provenance de la FIF. Pour les joueurs, la FIF devrait transmettre la liste des joueurs avec leurs RIB pour des virements. Mais, au final, tout semble à refaire et la confusion règne. Les montants des primes non versées sont estimés à 700 millions de F CFA (soit plus d’un million d’euros).

Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Deux éléphants sèment la terreur au Malawi: 7 morts

octobre 28, 2014

Deux éléphants sèment la terreur au Malawi: 7 morts
Deux éléphants sèment la terreur au Malawi: 7 morts © AFP

Sept habitants d’un village du Malawi dont une enfant ont été tués par deux éléphants échappés du grand parc national de Liwonde, a-t-on appris mardi auprès de la police.

« Sept personnes, dont une fillette de 8 ans et un vieil homme de 75 ans ont été piétinées à mort par ces éléphants qui ont chargé alors que les victimes n’ont pas réussi à fuir », a indiqué à l’AFP Andrew Mayawo, un porte-parole de la police dans le district de Machinga (sud-est).

Le drame, qui s’est produit lundi dans le village de Nyambi, est « le plus lourd bilan mortel causé par des éléphants de mémoire récente », a-t-il ajouté.

La police et des experts en protection de la faune sont ensuite parvenus à renvoyer les éléphants dans le parc de Liwonde, l’un des plus visités du pays et qui abrite près de 500 éléphants et de nombreuses autres espèces, rhinocéros noirs, hippopotames, hippotragues noirs.

Les incidents sont monnaies courantes, selon le policier, et les villageois en partie responsables.

« Le problème est que les villageois vandalisent la clôture en fils barbelés qui doit maintenir les éléphants enfermés et protéger les villages environnants », a exposé M. Mayawo.

A cela s’ajoute la déforestation de vastes portions du parc. Les experts environnementaux estiment à 50. 000 hectares la surface détruite chaque année au Malawi pour fournir du bois de chauffe utilisé dans la cuisson des aliments. Le pays est largement dépourvu d’électricité.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mondial 2014 : les supporteurs ivoiriens n’ont pas le coeur à la fête

juin 11, 2014
Un supporteur ivoirien lors de l'élimination de la Côte d'Ivoire par l'Algérie à la CAN 2010. © AFP

Un supporteur ivoirien lors de l’élimination de la Côte d’Ivoire par l’Algérie à la CAN 2010. © AFP

Contrairement aux autres supporteurs africains dont les équipes participent au Mondial 2014 au Brésil, ceux de Côte d’Ivoire ne sont pas emballés par la grande fête du football. Prix du déplacement et mauvaises performances des Éléphants semblent avoir eu raison de leur enthousiasme.

Certains aficionados africains vont soutenir leur équipe sur le terrain. D’autres pas. À la veille de la Coupe du monde, alors qu’en Algérie, au Cameroun ou au Ghana, la fièvre footballistique monte en puissance et où des dizaines de charters de supporteurs s’apprêtent à décoller pour le Brésil, la Côte d’Ivoire semble faire bande à part. Pour les fans des Éléphants, l’engouement n’est manifestement pas le même que lors du Mondial de 2006 en Allemagne ou celui de 2010 en Afrique du Sud.

Cette année, la plupart des supporteurs ivoiriens resteront au pays. Ils suivront les prestations de leur équipe chez eux, chez des amis ou au pub. Le manque de ferveur populaire se traduit même dans les rues, où aucun gadget de l’équipe nationale n’est en vente comme par le passé. Seul la chaîne de magasins City Sport a mis en vente les maillots officiels, et à la boutique du Comité national des supporteurs des Éléphants (CNSE, organe financé par les fonds publics) aux Deux Plateaux, à Abidjan, les articles du Mondial cherchent désespérément preneurs.

Le pays n’a pas prévu non plus de préparatifs particuliers, partout c’est le calme plat. Un paradoxe, la sélection ivoirienne étant parmi les cinq équipes africaines qualifiées celle qui a le plus de chances d’accéder au second tour et de prolonger son séjour brésilien. Car contrairement aux tirages au sort des deux éditions précédentes, celui de cette année est plutôt favorable aux Éléphants, qui se retrouvent dans un groupe C accessible, avec la Grèce, la Colombie et le Japon.

Les coûts exorbitants de la destination Brésil ont refroidi tout le monde. Pour les 3 matches de poule, il faut compter 8 millions de F CFA [12 200 euros] par personne.

Climat de divorce

Mais les échecs répétés de Didier Drogba et de ses coéquipiers lors du Mondial de 2006 et de 2010, comme à la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 2010, 2012 et 2013, ont fini par générer un climat de divorce entre les Ivoiriens et les Éléphants. “Ils ne font rien pour nous rassurer. Sur les six derniers matches, les Éléphants n’ont pris que 8 points sur 18 possibles… Personne ne grillera ses petites économies pour aller voir des gars qui ne gagneront pas”, explique un chef d’entreprise.

Parfait Kouassi, le président du CNSE, voit une autre raison à ce manque d’enthousiasme. “Les coûts exorbitants de la destination Brésil ont refroidi tout le monde. Pour les 3 matches de poule [vols, hébergement, transports et accès aux stades, NDLR], il faut compter 8 millions de F CFA [12 200 euros] par personne, contre 2 millions de F CFA en Afrique du Sud. Ce n’est pas donné !”

Quelques initiatives pour soutenir la sélection nationale dans les stades brésiliens ont cependant été prises. Ainsi, sur un budget de 400 millions de F CFA présenté par le CNSE, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a décidé que l’État devait contribuer à hauteur de 300 millions de F CFA pour financer le voyage au Brésil d’environ 50 supporters dits “professionnels”, membres du CNSE. À titre de comparaison, au Ghana, le gouvernement a réussi convaincre le Parlement d’autoriser la Ghana National Petroleum Company (GNPC), la compagnie pétrolière publique, à prendre en charge le voyage de 300 supporteurs (sur 1 000 proposés).

Peu de clients dans les agences privées

“Pour compenser la quasi-absence des supporteurs Ivoiriens dans les stades brésiliens, nous étions en contact avec la fédération des supporteurs camerounais, explique Parfait Kouassi. Nous voulions mutualiser nos efforts et nos membres dans les villes où la Côte d’Ivoire et le Cameroun joueraient des matches de poules [en l’occurrence, il n’y en aura qu’une : Brasilia]. Mais, cela devait entraîner des coûts supplémentaires et l’idée a été abandonnée”.

Par ailleurs, des agences privées comme Capital Voyages, La Commerciale ou encore Afric Voyages, qui ont pu obtenir des agréments de la Fédération internationale de football association (Fifa), proposent des “packages” allant de 3,5 à 8 millions de F CFA selon les prestations et la durée du séjour. “Nous offrons des packs composés de 1, 2 ou 3 matches, avec hébergement en demi-pension ou pension complète, en fonction des budgets. Mais ce n’est pas la grande affluence !”, confirme une voyagiste.

Restera, pour compléter la maigre liste des chanceux qui feront le voyage, les quelques heureux gagnants des concours et tirages aux sorts organisés par les entreprises sponsors de l’équipe nationale ivoirienne, qui ont inclus dans les programmes de fidélisation de leur clientèle des séjours au Brésil.
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Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan

Zimbabwe: 15 ans de prison pour avoir empoisonné des éléphants

octobre 16, 2013

Un braconnier zimbabwéen a été condamné mercredi à quinze ans de prison pour avoir empoisonné des éléphants au cyanure, moins d’un mois après que trois autres personnes eurent été condamnées à une peine semblable, a annoncé l’Autorité gérant les parcs nationaux.

Le tribunal de Hwange, dans l’ouest du pays, a prononcé la condamnation d’Akim Masuku, 26 ans, à quinze ans et demi de prison.

Il avait été surpris en possession d’ivoire à Hwange, dans le plus grand parc animalier du pays, a annoncé l’Autorité gestionnaire des parcs nationaux dans un communiqué.

Le fait d’avoir été en possession de cyanure lui fait encourir précisément d’autres condamnations, car c’est une infraction aux lois de protection de l’environnement.

Cette annonce intervient au lendemain de la révélation selon laquelle au moins cent éléphants seraient morts empoisonnés au cyanure en un mois dans le plus grand parc national animalier du Zimbabwe, après la découverte de dix nouvelles carcasses.

Un autre suspect, co-accusé avec M. Masuku, Norma Ncube, 18 ans, doit comparaître le 30 octobre.

Trois autres braconniers ont été condamnés en septembre à au moins quinze ans de prison chacun. Ils ont en outre été condamnés à verser une amende de 440. 000 euros à l’Autorité des parcs.

Les autorités ont donné aux villageois vivant près du parc jusqu’à fin octobre pour remettre le cyanure qu’ils détiendraient, au risque d’être arrêtés.

Le parc, d’une étendue de plus de 14. 000 km2, est patrouillé par seulement une cinquantaine de rangers, et aurait besoin de dix fois plus de patrouilles.

Le nombre d’éléphants est estimé à plus de 120. 000 dans les parcs nationaux du Zimbabwe.

Selon des estimations, l’Afrique abrite aujourd’hui quelque 472. 000 éléphants. Leur survie est menacée à la fois par le braconnage et la cohabitation de plus en plus conflictuelle avec les populations locales.

Le trafic illégal d’ivoire, qui génèrerait entre 7 et 10 milliards de dollars par an en Afrique, est alimenté par une forte demande en Asie et au Moyen-Orient.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: Après l’élimination des Eléphants / Le président de la Fif situe les responsabilités

février 7, 2013

 

Activités
© Abidjan.net par Lyz Paba
Activités de la FIF: Présentation officielle de Sabri Lamouchi, le nouvel entraineur des Elephants
Jeudi 31 Mai 2012. Abidjan. Treichville (FIF). Le nouvel entraineur des éléphants de Cȏte d`Ivoire Sabri Lamouchi et le président de la Fédération Ivoirienne de Football Sidy Diallo étaient face à la presse

Sidy Diallo encense Lamouchi et accuse les joueurs

Le président de la Fédération ivoirienne de football (Fif) a accordé une interview depuis l’Afrique du Sud au quotidien gouvernmental, Ferternité Matin. Interview dans laquelle Sidy Diallo situe les responsabilités, après l’élimination prématurée des Eléphants à la Can 2013.

Pour lui, la Côte d’Ivoire, grande favorite à la 29ème édition de la grand’messe du football africain, est sortie en quarts de finale par la faute des joueurs. «L’équipe était bien préparée mais sur le terrain, les joueurs ont évolué en dessous de leur valeur habituelle. (…) Objectivement, à aucun moment, je n’ai senti cette vivacité, cette solidarité, cette générosité dans l’effort et cette rage de vaincre chez mes joueurs», a-t-il-tancé.

Le président de la Fif a également souligné que l’entraîneur des Eléphants est irréprochable, après cette énième débâcle. «(…) Je voudrais indiquer qu’au soir de la défaite, joueurs, encadreurs et membres du Comité directeur de la Fif, avons, de manière unanime, reconnu le travail abattu par l’entraîneur», a-t-il soutenu.

Avant de traduire sa fierté à l’endroit du coach de la Côte d’Ivoire. «Je suis fier de Lamouchi. Je ne peux pas lui demander à la fois d’entraîner et de jouer à la place de tel ou tel joueur», a déclaré Sidy Diallo. Qui a fait savoir que le changement d’entraîneur n’est pas à l’ordre du jour. «Changer d’entraîneur actuellement ne nous mènerait nulle part», a-t-il insisté.

Pour le patron du football ivoirien, Sabri Lamouchi est l’homme de la situation. Cet entraîneur permettra à la Côte d’Ivoire de rebondir. «Sabri Lamouchi nous convient et nous allons poursuivre l’aventure avec lui. J’ai horreur de l’éternel recommencement. Limoger le coach à chaque échec n’est pas une sage décision», a-t-il affirmé.
L’intelligent d’Abidjan par R. Dibi