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L’Argentine dit non à l’élevage de saumons, une première dans le monde

juillet 2, 2021

La décision est historique : à l’unanimité, l’Assemblée législative de la Terre de Feu a interdit cette pratique, néfaste pour l’environnement.

L'activite d'elevage de saumons, ici a Bahia Ralun, represente des milliers d'emplois au Chili, deuxieme pays producteur au monde.
L’activité d’élevage de saumons, ici à Bahia Ralun, représente des milliers d’emplois au Chili, deuxième pays producteur au monde.© PHILIPPE GIRAUD / Biosphoto / Biosphoto via AFP

L’Argentine est devenue, ce mercredi 30 juin, le premier pays du monde à bannir l’élevage de saumons. L’Assemblée législative de la Terre de Feu, un archipel partagé avec le Chili, a voté à l’unanimité une loi interdisant cette activité dans la province, révèle le journal Pàgina 12, dont se fait l’écho Courrier international. La Terre de Feu est un archipel chilien-argentin situé en Patagonie argentine, à l’extrême sud du continent sud-américain. Cette décision est « un pas de géant » dans le combat pour la préservation des écosystèmes marins, selon un communiqué de Greenpeace.

À noter que cette loi provient bien des autorités argentines du territoire. Du côté chilien du canal de Beagle, « l’avancée de l’élevage du saumon se poursuit, même dans les zones protégées », a dénoncé Estefanía González, porte-parole de la campagne océans de Greenpeace, auprès de Paginà 12. En Argentine, ce projet de loi a été soutenu par des organisations environnementales, à commencer par Greenpeace Argentina. « Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune trace de législation au niveau provincial ou national dans le monde qui protège les écosystèmes des dommages de cette industrie », a réagi l’ONG. La salmoniculture est une activité hautement néfaste pour l’environnement, dont les dégâts peuvent être « irréversibles ». D’après Estefanía González, au Chili, « nous avons vu des morts de baleines ou d’autres espèces marines de la pollution des fonds qui laisse de véritables déserts ».

Une catastrophe écologique

Après la Norvège, le Chili est d’ailleurs le deuxième pays producteur de saumons au monde. Cette activité représenterait 21 000 emplois dans un pays de 18 millions d’habitants. Pour autant, l’élevage de saumons engendre des maladies virales, bactériennes et parasitaires, tandis que l’utilisation d’antibiotiques provoque « d’innombrables défaillances dans l’écosystème », détaille la loi en question.

ll y a quelques mois, en avril dernier, Greenpeace s’était déjà alarmée des dommages provoqués par la production de saumons d’élevage au Chili. Plus de 4 200 tonnes de poissons avaient été asphyxiés dans 18 fermes du sud du pays. En cause : la prolifération d’une algue responsable d’une réduction de l’oxygène dans l’eau et donc de la mort des poissons. Greenpeace expliquait à l’époque que « l’influence de la pollution produite par l’élevage de saumons est indéniable »

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Le projet pilote de poules urbaines à Trois-Rivières suscite beaucoup d’intérêt

mars 18, 2021

Le projet pilote de poules urbaines à Trois-Rivières suscite beaucoup d’engouement : 265 personnes se sont inscrites à une séance d’information virtuelle prévue mercredi soir à ce sujet.

Archives

© Charles Dharapak/La Presse canadienne Archives

La Ville ne distribuera toutefois que 50 permis au terme de cette rencontre.

Les Trifluviens qui veulent avoir des poules urbaines à la maison cet été devaient obligatoirement participer à la séance d’information.

Après quoi, ceux qui sont toujours intéressés à accueillir des poules dans leur cour auront jusqu’au 29 mars pour soumettre leur candidature.

Un tirage au sort sera ensuite effectué et les gagnants seront avertis du résultat le 2 avril.

En rendant la participation à la séance d’information obligatoire, la Ville voulait s’assurer que les citoyens s’embarquent dans le projet en toute connaissance de cause.

La présentation est donnée par un employé de la Ville, deux représentants de la Société protectrice des animaux (SPA) de la Mauricie ainsi que par une Trifluvenne qui a déjà des poules à la maison puisqu’elle habite dans un secteur plus rural où c’est permis.

Pas plus de 50 permis

Peu de temps après l’annonce d’un projet pilote de 50 permis, une pétition a été lancée pour demander qu’il n’y ait pas de limite à la quantité de permis octroyés.

Malgré le grand nombre de citoyens potentiellement intéressés par les poules urbaines, la Ville de Trois-Rivières affirme ne pas avoir l’intention de distribuer plus de permis dans le cadre de ce projet pilote.

La Ville souhaite accompagner chaque détenteur de permis, ce qui représente une charge de travail qui fait en sorte que délivrer plus de permis est impossible pour l’instant.

Avec La Presse canadienne par Marilyn Marceau 

Le laboratoire français qui fournit des milliers de sangsues aux hôpitaux

novembre 12, 2019

 

FIGARO DEMAIN – Elles sont la solution de la dernière chance pour certains patients. Les sangsues médicinales sont élevées dans le bassin d’Arcachon, par une ancienne championne olympique de fleuret.

C’est une créature que l’on imagine difficilement dans les frigos des hôpitaux, mais qui est pourtant indispensable pour certains patients. La sangsue, aussi repoussante que fascinante pour les scientifiques, a des propriétés miraculeuses pour stimuler la circulation sanguine et permettre la réussite de greffes très complexes.

Aujourd’hui, il existe quatre laboratoires à travers le monde pour élever ces précieuses sangsues. Ils sont en Russie, en Angleterre, en Allemagne… Et en France dans la région bordelaise. Cet élevage français fournit chaque année entre 10 000 et 20 000 individus aux hôpitaux français qui pratiquent l’hirudothérapie, c’est-à-dire le traitement par les sangsues.

Le laboratoire Ricarimpex a été repris en 1993 par Brigitte Latrille. Elle est alors hôtesse de l’air, attend un enfant et décide de trouver une activité professionnelle à terre et de préférence dans la région de Bordeaux, dont elle vient. Quand elle entend parler de cet élevage de sangsues qui se transmet de père en fils depuis 1885, elle n’hésite pas une seconde. Sans diplôme scientifique mais avec un certain goût du défi, Brigitte Latrille, qui a été trois fois championne olympique de fleuret dans les années 80, reprend l’élevage.

La demande des hôpitaux ne s’est jamais tarie, au contraire: les sangsues sont de vraies alliées dans les processus de chirurgie réparatrice. Sarah Tournayre, interne en pharmacie, suit de près la santé et l’hygiène des sangsues du CHU de Montpellier: «nous changeons leur eau environ trois fois de semaine pour éviter les risques infectieux,» précise-t-elle. Les sangsues peuvent à tout moment être sorties du frigo pour apporter leur précieuse aide lors d’une greffe de doigt qui prend mal, ou de greffe de lambeaux de peaux chez les grands brûlés. Concrètement, lorsqu’on applique une sangsue sur la greffe, elle va directement mordre pour se nourrir du sang. Mais elle va, au passage, y délivrer des substances anticoagulantes et cicatrisantes qui vont permettre à la greffe de «prendre». Ce que le chirurgien n’arrive pas à suturer, la sangsue va pouvoir le consolider grâce à sa salive. Une fois qu’elle est rassasiée, elle se décroche d’elle-même, explique Sarah Tournayre. Ce traitement est assez soutenu: pendant trois à quatre jours, le patient va recevoir de nouvelles sangsues toutes les deux heures. Mais dans bon nombre de cas, elles sont véritablement la solution de la dernière chance.

Des sangsues traversent l’Atlantique

Tous les CHU qui disposent d’un service de chirurgie réparatrice en gardent des spécimens dans leurs frigos. «Les sangsues peut rester environ un an dans une eau réfrigérée et sans s’alimenter, parce que leur métabolisme tourne au ralenti,» précise encore Sarah Tournayre. En revanche, elle ne peut pomper le sang d’un patient qu’une seule fois avant d’être impropre à un nouveau traitement. Chaque année, l’élevage de Brigitte Latrille livre donc entre 10 000 et 20 000 individus aux CHU français. Des sangsues traversent même l’Atlantique pour aller soigner les patients des hôpitaux américains.

En plus de cette demande des hôpitaux, Brigitte Latrille, l’éleveuse de sangsues, explique: «nous avons de plus en plus de requêtes de particuliers, qui veulent se détourner des solutions médicamenteuses traditionnelles pour en éviter les effets secondaires». Des particuliers qui souffrent de varices, de problèmes de tension artérielle, d’arthrose… Sachant qu’il faut deux à trois ans pour qu’une sangsue arrive à l’âge adulte, les quatre éleveurs du laboratoire Ricarimpex garde un réservoir constant d’environ 500 000 individus. Les sangsues sont élevées dans des bassins naturels du bassin d’Arcachon, avec de l’ombre et de la tourbe pour pondre. Elles sont ensuite transférées dans des environnements de plus en plus stériles pour ne pas transmettre de maladies aux patients.

Les sangsues sont utilisées depuis bien longtemps pour leurs propriétés médicinales: la première mention connue de leur usage a été retrouvée dans un tombeau égyptien datant de 1500 avant Jésus Christ. Au Moyen-Âge aussi, elles étaient très prisées pour corriger ce qu’on appelait «les humeurs» à la manière de la saignée…

Par Le Figaro.fr par Océane Herrero

Canada/Québec: de jeunes entrepreneurs feront l’élevage de grillons à Saint-Pascal

octobre 11, 2018

Un grillon domestique est posé sur une pierre.

Un grillon Photo : iStock/wrangel

Congo-Lutte conte les anti-valeurs: la DGST en passe de pêcher du gros, très gros poisson

juillet 6, 2018

 

Rigobert Maboundou
L’information livrée par notre confrère  »Le troubadour » dans sa parution du vendredi 6 juillet, par la plume d’Anicet Samba, relève l’étendue d’un désastre financier d’un peu plus de 114 milliards de francs CFA, au ministère de l’Agriculture. Le journal met à l’index l’ancien ministre Rigobert Maboundou qui serait dans le collimateur de la DGST.

 »De janvier 2008 à mars 2016, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a reçu 114 milliards de FCFA, et pour quels résultats?  » s’interroge notre confrère qui embraye :

 »À la faveur de l’embellie pétrolier, Denis Sassou N’Guesso avait fait de l’agriculture et de l’élevage une priorité. 114 milliards de FCFA avaient été alloués au ministère en charge de ce secteur, de janvier 2008 à mars 2016. Et jamais autant d’argent n’avait été investi dans ce domaine que lors du mandat passé de l’actuel chef de l’État. Cette importante somme d’argent avait été géré par l’ancien ministre Rigobert Maboundou, aujourd’hui directeur de cabinet du premier ministre Clément Mouamba. À l’heure où on parle de la lutte contre les antivaleurs, un regard sur la gestion de cette manne s’impose d’autant plus que le secteur de l’agriculture et de l’élevage peine toujours à se relever. Le Troubadour a pu avoir accès à ce dossier pour le moins sensible. »

Donnant le détail de ses investigations, notre confrère relève :  »Un document-bilan, élaboré par les services de l’ancien ministre de l’agriculture et de l’élevage, Rigobert Maboundou, existe. Il devrait servir de point de départ de cette enquête. Ce document-bilan, que Le Troubadour a pu consulter, indique les principaux postes vers lesquels ont été affectés les 114 milliards de FCFA. Ce document-bilan donne également de précieux détails sur les sociétés et les organismes qui ont eu à exécuter les programmes élaborés par le ministère de l’agriculture et de l’élevage sous le mandat de Rigobert Maboundou. Mais les enquêteurs auront très peu de détails sur la manière dont les 114 milliards ont été dépensés à partir de ce document-bilan, qui donne l’impression d’avoir été élaboré à la va-vite, comme si ses auteurs se devaient de justifier cette somme impressionnante d’argent avant la fin du mandat présidentiel. S’il indique la plupart de postes qui ont bénéficié d’une affection financière, en revanche, il donne très peu de détails sur la manière dont l’argent a été dépensé. Il se contente d’avancer des chiffres bruts, en précisant simplement leur destination. »

Du coté de la DGST où on est décidé à faire la lumière sur ce dossier, on ne s’interdit aucune interpellation, de qui que ce soit.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Congo: Verone Mankou se lance dans l’élevage des chats à Mouyondzi

décembre 4, 2017

 

Pour répondre à l’appel du chef de l’État demandant aux Congolais le retour à la terre pour sortir de la dépendance pétrolière et ainsi diversifier l’économie du pays, Verone Mankou a décidé de se lancer dans l’élevage des chats dans le district de Mouyondzi.

Dans le village de Nzaou à l’entrée de Mouyondzi Poste, Verone Mankou a implanté depuis quelques mois son nouveau business d’élevage des chats. Disposant déjà de plus de 500 têtes, l’homme d’affaires Congolais espère prévoit les quintupler dans un an.

Toujours innovateur, l’entrepreneur Congolais ,conseillé par un ami a fait le choix de se lancer dans une telle activité pour répondre à la forte demande des chats à Pointe-Noire.

Depuis un an, la consommation de la viande de chat s’est développée à un rythme impressionnant dans la capitale économique au point d’accuser plusieurs fois des ruptures.

Les restaurateurs qui s’approvisionnent généralement auprès des voleurs de chat auront bientôt une solution à leurs préoccupations et ainsi continuer à satisfaire leur nombreuse clientèle.

A Pointe-Noire, les consommateurs se frottent les mains et louent cette initiative de Verone Mankou. «  C’est très positif de voir un fils du pays de surcroît béembé avoir ce genre d’initiatives. Il y a des business qui ne doivent qu’être développé par les Congolais et Verone Mankou fait notre fierté. » a déclaré un client fidèle du restaurant « Kiwayi » Mâ Mapembé à Voungou.

Adepte acharné du suivisme, il est à prévoir que d’autres Congolais fassent comme Verone Mankou pour ainsi garantir la marchandise aux consommateurs.

Sacer-infos.com by Stany Franck

Zimbabwe: Mugabe, jeune retraité « jovial », selon son neveu

novembre 26, 2017

Robert Mugabe, le 22 août 2013 à Harare / © AFP/Archives / ALEXANDER JOE

L’ex-président du Zimbabwe Robert Mugabe se porte bien et se réjouit, à 93 ans, de pouvoir profiter de sa retraite politique forcée, a affirmé dimanche son neveu quelques jours après la chute du plus vieux dirigeant en exercice de la planète.

« Il va bien. Je suis allé le voir, il est assez jovial », a déclaré à l’AFP Leo Mugabe, fils de Sabina, soeur défunte de M. Mugabe.

« En réalité, il se réjouit de sa nouvelle vie, de pouvoir s’occuper d’agriculture et de pouvoir rester dans sa maison à la campagne. Il a bien pris les choses », a-t-il poursuivi.

Au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1980, Robert Mugabe a démissionné mardi après un coup de force de l’armée provoqué par le limogeage de son vice-président Emmerson Mnangagwa, qui lui a succédé vendredi.

Lâché par les militaires et son propre parti, la Zanu-PF, le « camarade Bob » a fini par céder sous la menace d’une procédure de destitution lancée au Parlement.

Depuis sa chute, la presse et la rue bruissent d’informations non confirmées sur les conditions de son départ, négocié avec l’armée.

Dans son édition dominicale, le quotidien zimbabwéen The Independant a affirmé que l’ex-chef de l’Etat avait obtenu une enveloppe de 10 millions de dollars, l’immunité contre toute poursuite judiciaire et l’assurance de garder ses biens.

Son neveu Leo Mugabe n’a pas souhaité commenter ces détails.

– ‘Dans la loi’ –

Interrogé par l’AFP, l’ancien porte-parole de Robert Mugabe, George Charamba, a lui aussi refusé de confirmer un tel accord mais a rappelé que « les conditions de la retraite du président sont définies dans la loi ».

« Ce n’est pas à l’ordre du jour à ce stade », a poursuivi M. Charamba. « Ce sera à la commission de la fonction publique de le préciser en vertu de la loi et en fonction du statut et du respect dus au père fondateur de la nation ».

Le proche de l’ancien président a démenti à plusieurs reprises qu’il avait négocié son immunité.

Les déclarations de son neveu confirment que Robert Mugabe et son épouse Grace ont, pour l’heure, écarté la piste d’un exil, évoquée ces derniers jours.

Lors d’une rencontre vendredi à son domicile de Harare, l’ancien chef de l’Etat a confié à l’ancien président Sam Nujoma et à l’actuel vice-président namibiens Hifikepunye Pohamba que « lui et sa famille n’ont pas l’intention de quitter le Zimbabwe », a affirmé le parti namibien au pouvoir (Swapo).

Le neveu de Robert Mugabe a par ailleurs indiqué que son épouse Grace avait l’intention de se consacrer désormais à la construction d’une université au nom de son époux.

« J’aime bien son état d’esprit, elle reste auprès de lui tout le temps », a déclaré à l’AFP Leo Mugabe.

– ‘Justice’ –

« C’est une personne formidable. Elle veut continuer à superviser la construction de l’université Robert Mugabe, de sorte qu’ils aient quelque chose à faire », a-t-il ajouté.

En août dernier, le gouvernement du Zimbabwe avait dévoilé un projet de construction d’une université à Mazone, à 35 km de la capitale Harare. Ce projet, d’un coût estimé à un milliard de dollars, avait suscité de vives critiques dans un pays ruiné, asphyxié financièrement et où le taux de chômage dépasse les 90%.

Détestée des Zimbabwéens à cause de ses extravagances et de son goût prononcé pour le luxe, Grace Mugabe a causé l’intervention des militaires en ordonnant l’éviction de M. Mnangagwa, qui lui barrait la route de la succession de son mari.

Inspirateur de la fronde antirégime qui a secoué le Zimbabwe l’an dernier, le pasteur Evan Mawarire a souhaité dimanche que Robert Mugabe et ses proches soient traduits en justice.

« De nombreux habitants de ce pays ont été abusés et opprimés, il est important qu’on leur rende justice », a-t-il déclaré à l’AFP.

Robert Mugabe a dirigé le Zimbabwe d’une poigne de fer, réprimant systématiquement toute voix dissonante. Des dizaines de milliers de personnes ont été torturées, tuées ou emprisonnées sur son ordre, selon les ONGs.

Son successeur, Emmerson Mnangagwa, a promis vendredi, lors de son discours d’investiture, d’engager le pays sur la voie de la démocratie. Mais son passé de fidèle du régime Mugabe sème le doute sur ses capacités à tenir cette promesse.

Romandie.com avec(©AFP / 26 novembre 2017 15h14)                

Bien-être animal, élevage: 8 enseignes françaises primées

juin 29, 2017

Casino, Système U, Monoprix, Shiever, les marques Herta et Blédina et le groupe La Poste sont récompensés pour leur engagement en faveur du bien-être animal / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT

Huit enseignes françaises de l’agroalimentaire et la grande distribution ont été primées pour leur action en faveur du bien-être animal, a annoncé jeudi l’ONG européenne CIWF qui a attribué 67 récompenses au total dans le monde.

Dans la distribution, le groupe Casino et ses enseignes Franprix, Leader Price, et Casino, ont reçu un « oeuf d’Or » pour leur engagement à ne plus vendre d’oeufs de poule élevées en cage dans tous leurs supermarchés d’ici à 2020.

Système U, Monoprix et les supermarchés Schiever (est de la France) ont reçu une mention d’honneur aux « Lapins d’or » pour leur engagement dans un délai maximal de cinq ans, à s’approvisionner exclusivement pour leur marque propre en viande fraîche de lapins issus d’élevages en parcs (hors cage, sols non grillagés).

Dans l’agroalimentaire, CIWF a distingué Herta qui a promis de n’utiliser dans ses recettes que des oeufs de poules hors cage d’ici à 2019, ainsi que le groupe Aryzta pour ses engagements sur les marques « Coup de pâtes » et « Otis Spunkmeyer ».

La marque Blédina en France (Danone) a aussi reçu un oeuf d’or, car elle utilise des produits à base d’oeufs hors cage dans ses préparations pour bébé.

Deux groupes ont été primés par un « Poulet d’or »: Système U, pour son engagement, en partenariat avec les coopératives Terrena à s’approvisionner en poulets frais issus de systèmes respectueux du bien-être animal (densités d’élevage plus faibles, croissance plus lente des animaux). Et, plus surprenant, le groupe La Poste, distingué pour s’être engagé avec son fournisseur Elior à servir dans ses 71 restaurants d’entreprise, de la viande de poulet exclusivement issue d’élevages respectueux du bien-être animal.

Les trophées de CIWF, décernés chaque année depuis 2007, portent sur la prise en compte de l’amélioration du bien-être animal dans les élevages pour tous types de production animale allant des oeufs au lait, en passant par les poulets, les porcs, les vaches, et les lapins.

Les récompenses ont été remises mercredi à Londres, a indiqué un porte-parole à l’AFP. Cette année, 29 sociétés chinoises ont été primées.

La démarche de l’ONG européenne est « d’accompagner » les acteurs de l’agroalimentaire dans leurs démarches visant à améliorer le bien-être des animaux d’élevage, et de « proposer des alternatives à l’élevage intensif, viables et durables ».

Depuis 10 ans, CIWF estime que son action a permis « d’améliorer les conditions d’élevage de « plus de un milliard d’animaux d’élevage dans le monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2017 14h02)                

Les nids d’hirondelle, de la Birmanie rurale aux tables chics de Shanghai

juin 6, 2017

Des hirondelles construisent leurs nids sous le toit d’un immeuble de Myeik dans le sud de la Birmanie, le 10 mai 2017 / © AFP/Archives / Ye Aung Thu

Les cris d’hirondelles résonnent dans la pièce sombre. Dans cet élevage du sud de la Birmanie, les oiseaux ne sont pas élevés pour leur chair mais pour leurs nids, revendus à prix d’or aux gastronomes de la Chine voisine.

Des dizaines de hangars en béton gigantesques ont poussé ces dernières années autour de la petite ville de Bokpyin, pour que les hirondelles y construisent leurs précieux nids, faits de bave solidifiée.

Le moyen pour attirer les milliers de volatiles dans ces nichoirs géants? Tous les matins et tous les soirs, des enregistrements de pépiements d’oiseaux sont diffusés via les hauts-parleurs installés aux fenêtres des hangars.

L’élevage d’hirondelles est devenu l’une des principales sources de revenus pour les habitants de cette région agricole plutôt connue jusque-là pour sa production d’huile de palme, de caoutchouc naturel et de noix de bétel, sorte de chewing-gum naturel aux vertus excitantes.

Les nids se vendent près de 1.200 euros le kilo aux grossistes chinois, soit le salaire annuel moyen en Birmanie.

Une fois arrivés à destination, dans les restaurants chics de Pékin ou Shanghai, les nids d’hirondelles sont dissous en une sorte de gelée blanchâtre qui sert de base à des desserts, des soupes ou des boissons.

La médecine chinoise leur prête de nombreuses vertus, même si les études nutritionnelles montrent que la salive des hirondelles est surtout riche en protéines.

– 5 milliards d’euros –

A Bokpyin, « nous avons commencé à construire ces tours à hirondelles il y a une dizaine d’années », raconte Paing Set Aung, qui en possèdent plusieurs.

« Au début, il y avait un hangar où les hirondelles venaient nicher d’elles-mêmes. Cela a donné l’idée aux habitants de construire des nichoirs » géants, ajoute-t-il.

La plupart des nids produits ici prennent ensuite le chemin de la Chine pour satisfaire les gourmets. Longtemps limité aux tables des banquets des élites, ce plat, s’il reste cher, est de plus en plus recherché par la classe moyenne chinoise grandissante.

Le marché annuel des nids d’hirondelles pèse quelque cinq milliards d’euros. Une aubaine pour les pays d’Asie du Sud-Est, principale région productrice de nids d’oiseaux en Asie, et notamment pour la Birmanie, un pays dont les exportations ont explosé depuis l’autodissolution de la junte en 2011 et l’ouverture économique.

« Les nids d’hirondelles sont l’un des principaux secteurs d’activités à Bokpyin », explique un éleveur, Lin Aung, qui en est à la construction de sa troisième tour en cinq ans. « La Chine est l’acheteur numéro un de nids d’oiseaux ici », confirme-t-il.

– Caviar de l’Orient –

A Shanghai, de nombreux restaurants proposent ce « caviar de l’Orient », à plusieurs centaines d’euros le bol.

Le public féminin est particulièrement visé, les nids d’hirondelles se voyant prêter des vertus de rajeunissement de la peau et de bienfait pour les femmes enceintes.

Un spa de luxe de Shanghai le propose même à ses clientes enceintes au menu de son restaurant, ainsi que sous forme de crèmes de beauté, vendues plus de 500 euros le coffret cadeau.

Ces nids d’oiseaux se vendent aussi en ligne, notamment intégrés à des bonbons.

« En Chine, les nids d’hirondelles sont un stimulant traditionnel vraiment connu et apprécié depuis des lustres », explique Zhang Yi, propriétaire du restaurant NestCha de Shanghai.

« C’est bon pour les femmes, les vieux, les enfants et les hommes », assure la restauratrice.

– Falaises à nids –

La transformation de ces nids d’hirondelles en mets de luxe est bien loin de leurs modestes origines dans le sud de la Birmanie. Le procédé de collecte traditionnel était périlleux: les Birmans les récoltaient en escaladant les falaises des îls où les hirondelles venaient naturellement nicher.

Aujourd’hui, les nids d’hirondelles sont récoltés trois ou quatre fois par an, pour satisfaire le gourmand marché chinois.

Pendant des décennies, le secteur a été contrôlé par un puissant conglomérat économique militaire, qui a perdu son monopole l’an dernier.

A Bokpyin, près de Myeik, producteurs de nids d’hirondelles et professionnels du tourisme se disputent désormais à prix d’or les terrains, faisant grimper les prix au niveau de ceux de Rangoun, la capitale économique birmane.

Car cette région de bord de mer, prisée des hirondelles, l’est aussi des opérateurs du tourisme.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juin 2017 17h32)                

Plusieurs défis attendent la filière française des poules pondeuses

mai 3, 2017

L’interprofession de l’oeuf (CNPO) estime à 500 millions d’euros le montant des investissements nécessaires en cinq ans pour moderniser les élevages et tenir son objectif / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

L’engagement de la filière française des poules pondeuses de faire baisser l’élevage en cage en atteignant 50% d’élevage bio ou en plein air d’ici 2022 la confronte à plusieurs défis: la collaboration des grandes surfaces, mais aussi la capacité à faire évoluer le reste de la filière.

L’interprofession de l’oeuf (CNPO) estime à 500 millions d’euros le montant des investissements nécessaires en cinq ans pour moderniser les élevages et tenir son objectif, dont une participation de 100 millions d’euros demandée à ses clients, la grande distribution, a indiqué le président du CNPO Philippe Juven, lors d’une conférence de presse mercredi.

Car depuis l’automne dernier, plusieurs distributeurs à commencer par Système U, Lidl, Monoprix ou encore Intermarché ont unilatéralement annoncé qu’ils n’utiliseraient plus d’oeufs issus de poules élevées en cage d’ici 2020, à la grande stupéfaction des producteurs, qui au même moment mettaient en place des procédures pour passer à 50% d’oeufs alternatifs en 2022.

L’interprofession française estime qu’elle ne peut pas en trois ans changer totalement de système de production. Aujourd’hui, la France est totalement autosuffisante en oeufs. En conséquence, les grandes enseignes devront peut-être demain se fournir à l’étranger pour pouvoir tenir les promesses qu’elles ont faites aux consommateurs.

Sur les 14,3 milliards d’oeufs produits en France en 2016, 68% provenaient de poules en cage et 32% de poules élevées en systèmes alternatifs: 13% en plein air, 8% en bio, 5% en Label Rouge (avec un cahier des charges prédéfini) et 6% au sol dans un poulailler dans lequel elles disposent de perchoirs, de nids et de l’alimentation dont elles ont besoin.

Pour atteindre 50% de poules en élevages alternatifs d’ici 2022 et maintenir le potentiel de production de la filière, il s’agit de modifier le système d’élevage de 10 millions de poules.

Pour trouver une partie des 500 millions d’euros nécessaires pour financer ce changement, il suffirait d’augmenter le prix de la boîte de dix oeufs de 3 centimes d’euros, selon le CNPO. Or selon une étude commandé par le CNPO, 87% des Français se disent « prêts à payer 10 centimes de plus par boite de six oeufs pour accompagner la transition ».

Médiateur des relations commerciales

L’enjeu pour l’interprofession est maintenant que la grande distribution accepte cette hausse des prix et surtout la reverse à la profession.

« Les discussions ne sont pas faciles avec nos partenaires commerciaux et le ministère de l’Agriculture nous a engagé à travailler avec le médiateur des relations commerciales », explique M. Juven.

Ce sont les grandes surfaces qui vendent 82% des oeufs achetés chaque année par les Français, loin devant la vente directe et les marchés.

D’après IRI, les achats d’oeufs des ménages en GMS sont restés stables en volume, à -0,7% en 2016 par rapport à 2015. Sur ce marché, on note une importante progression des oeufs biologiques, dont les ventes ont augmenté de 12,9% sur un an, ainsi que des oeufs de plein air (hors Label Rouge), en hausse de +9,1%. Quant aux oeufs standard, qui représentent plus d’un oeuf acheté sur deux, ils ont enregistré un recul de 6,5% sur un an.

Reste une question importante pour la profession: quel destin pour les producteurs d’oeufs en batterie restants?

« Nous menons un travail de réflexion avec nos clients, les associations de consommateurs et des ONG comme Wellfarm et CIWF pour faire évoluer cette production », indique M. Juven.

En effet, il faut continuer à répondre à la demande du consommateur, qui veut également des premiers prix, mais aussi donner des perspectives aux producteurs d’oeufs en cage grâce à une solution négociée avec toutes les parties prenantes, comme l’installation de volières par exemple.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2017 20h32)