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Ecole américaine ‘’Espoir du pays’’ : deux élèves bénéficient des vacances scolaires aux Etats-Unis

mai 27, 2021

Missidi Précieux, 13 ans, en classe de 4ème à l’école américaine de Mpissa à Bacongo et Envoulou Bohossa Joanne Juliette, âgée de 10 ans, en 6ème à l’annexe du Plateau des 15 ans, ayant obtenu les plus fortes moyennes au deuxième trimestre, iront passer trois mois de vacances aux Etats-Unis d’Amérique.

L’Ecole américaine a initié depuis quelques années des vacances scolaires aux Etats-Unis d’Amérique au profit de ses meilleurs élèves. Au titre de l’année scolaire en cours, deux filles sont sélectionnées. Il s’agit de Précieux Missidi, 13 ans, en classe de 4ème, qui a obtenu 17,33 de moyenne au 2ème trimestre et de Joanne Juliette Envoulou Bohossa, âgée de 10 ans, en 6ème ayant fait 16,93 de moyenne. Un autre meilleur élève sera aussi sélectionné à l’école annexe de Pointe-Noire.

Les trois écoliers méritants s’envoleront pour Chicago aux Etats-Unis d’Amérique pour y passer les grandes vacances aux frais de l’établissement. L’initiative vise à encourager les bonnes volontés en leur offrant des colonies de vacances aux Etats-Unis.

L’école internationale américaine étant un établissement bilingue, c’est aussi pour elle, l’occasion d’offrir à ces élevés un bain linguistique en vue de leur garantir la maîtrise de la langue anglaise. Pour les élèves bénéficiaires, la joie est immense.

« Je me réjouis de tout l’honneur que l’établissement m’a fait en m’offrant ce voyage scolaire aux Etats-Unis d’Amérique pour représenter le pays. J’exprime ma reconnaissance à l’endroit de notre promoteur pour cette opportunité », s’est réjoui l’élève Précieux Missidi.

S’exprimant à cet effet, le promoteur de l’école, le Dr Sylvain Roland Malonga s’est dit heureux de contribuer à la formation de l’élite congolaise.

« Nous avions connu, l’an passé, une année scolaire difficile, bouleversée par le coronavirus. Celle-ci étant passée dans la quiétude, nous avons réuni les parents d’élèves pour échanger avec eux sur la qualité de notre enseignement. A cet effet, nous avons primé les élèves qui se sont distingués par le travail en leur offrant un voyage gratuit aux Etats-Unis d’Amérique », a-t-il expliqué.L’école américaine internationale est un établissement privé bilingue (français-anglais) d’enseignement général homologuée par le gouvernement. Elle répond aux normes internationales en la matière.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Canada-Québec: Un confinement plus long et plus strict déjà réclamé

janvier 4, 2021

Des experts en santé publique appellent à un prolongement du confinement après le 11 janvier au Québec étant donné l’augmentation continue du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 malgré les mesures sanitaires plus strictes adoptées pendant le temps des Fêtes.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

© Graham Hughes La Presse canadienne Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« Nous devons mettre en place des mesures de confinement strictes dès que possible, notamment en retardant le retour à l’école, en maintenant toutes les entreprises, sauf les plus importantes, fermées et en limitant les voyages. Nous devons être sur l’offensive, plutôt que d’attendre pour réagir », estime Marina Klein, professeure de médecine à l’Université McGill, spécialisée dans les maladies infectieuses et virales.

À moins d’un changement de ton de Québec cette semaine, la réouverture des écoles et des commerces non essentiels est toujours prévue lundi prochain. Or les dernières données publiées par les autorités sur l’état de la pandémie dans la province donnent froid dans le dos. Alors que les effets du confinement auraient dû commencer à se faire ressentir sur la courbe épidémiologique et à inverser la tendance dans la dernière semaine, les nouvelles contaminations quotidiennes n’ont cessé d’augmenter. La situation s’est même accélérée.

Dimanche, le bilan des autorités a fait état de 7663 contaminations de COVID-19 supplémentaires entre le 31 décembre et le 2 janvier, dont 2869 uniquement pour la journée de samedi, soit un nouveau record. À elle seule, l’île de Montréal a compté 1300 nouveaux cas cette même journée. Le nombre d’hospitalisations a également bondi de 150 samedi pour s’établir à un total de 1225 tandis que, les deux jours précédents, on avait recensé 100 hospitalisations de moins. De plus, pas moins de 121 décès se sont ajoutés au bilan, dont 11 samedi, ce qui fait un total de 8346 morts depuis le début de la pandémie.

« Malgré les mesures du temps des Fêtes, les cas et les hospitalisations sont en hausse. Ça montre que la transmission communautaire est importante, ce qui a un impact majeur sur notre réseau de santé et sur notre personnel », a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, en présentant le bilan.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« La situation est préoccupante. […] Le système de santé atteint déjà un point critique, les hôpitaux et les travailleurs de la santé seront débordés dans les semaines à venir si rien n’est fait », craint-elle.

La professeure dit comprendre la fatigue des Québécois, qui sont plongés depuis plus de neuf mois dans cette pandémie, mais croit nécessaires le prolongement et le renforcement des mesures de confinement. Et « plus vite cette décision sera prise et communiquée clairement à la population, mieux ce sera », souligne-t-elle, donnant en exemple l’Australie. Le pays a réussi à contenir sa deuxième vague du virus en imposant un confinement strict avec des étapes précises d’assouplissement des restrictions, combinées à un soutien financier et social de la population pour s’assurer de son adhésion aux mesures.

Les élèves du primaire à l’école

Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (UdeM), plaide aussi pour un prolongement du confinement pendant deux semaines après le 11 janvier. Le télétravail est pour beaucoup devenu une habitude et les écoles secondaires sont déjà bien organisées pour donner leurs cours à distance, souligne-t-elle.

La professeure recommande par contre d’éviter le plus possible de reconfiner les élèves du primaire. « C’est une charge de travail supplémentaire pour les parents. Et à cet âge, les enfants ont besoin de socialiser et sont moins autonomes pour suivre des cours à distance. Mais si la situation est trop catastrophique, on n’aura peut-être pas le choix. »

Elle regrette néanmoins de devoir en arriver là. « On était 80 experts au début du mois de décembre à demander au gouvernement d’appliquer un confinement total plutôt que partiel pour plus d’efficacité. Ça n’a pas été écouté. Les entreprises manufacturières n’ont par exemple pas été mises sur pause pendant les Fêtes, alors que c’est le milieu de travail qui compte le plus d’éclosions », fait-elle remarquer.

Chiffres en explosion ?

À la vue des dernières données des autorités, elle en déduit qu’il y a également eu bien plus de rassemblements privés que l’on pense à Noël. Cette tendance au non-respect des mesures, combinée au retour des voyageurs en janvier et à la propagation du nouveau variant du virus détecté au Royaume-Uni, risque de faire encore plus exploser les chiffres dans les prochaines semaines, craint-elle, appelant le gouvernement à agir vite.

S’il se montre moins certain des retombées positives et rapides d’un confinement prolongé de deux semaines, Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’École de santé publique de l’UdeM, recommande tout de même au gouvernement d’emprunter cette voie. « Il n’y a rien de garanti, mais ça pourrait davantage marcher cette fois-ci. Il n’y aura pas de party de bureau de fin d’année à la mi-janvier, ni de réunion de famille prévue au calendrier. Peut-être que, là, on vivrait un vrai confinement, suffisant pour inverser la tendance », espère-t-il.

C’est un coup à donner, selon lui, pour au moins essayer d’éviter des mesures encore plus restrictives, comme un couvre-feu, l’interdiction des petits rassemblements à l’extérieur pour des activités sportives hivernales, ou encore l’école à la maison pour le reste de l’année

Avec Le Devoir par Annabelle Caillou

Covid-19 : confinement étendu en Angleterre, la rentrée repoussée pour certains élèves

décembre 30, 2020

Le gouvernement britannique a étendu le confinement appliqué à une partie de l’Angleterre mercredi 30 décembre et repoussé la rentrée scolaire pour certains élèves afin de contrer une flambée du nombre des cas de nouveau coronavirus attribuée à un variant du virus. Le Royaume-Uni est l’un des plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 72.500 morts, dont 981 enregistrées mercredi, un record journalier par rapport à la première vague de Covid-19. Pour le deuxième jour consécutif, plus de 50.000 cas supplémentaires ont été comptabilisés mercredi.

Les services de santé subissent une pression «très importante», a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock à la chambre des Communes, avec «plus de 21.000 personnes hospitalisées atteintes du nouveau coronavirus en ce moment», soit plus qu’au pic de la première vague au printemps. Pour tenter de freiner sa propagation, le ministre a déclaré qu’il était «nécessaire» de placer à partir de jeudi de nombreuses régions du centre, du sud et du nord de l’Angleterre en niveau d’alerte 4, où se trouvait jusqu’alors autour de 40% de la population anglaise.

Cela implique notamment la fermeture des bars et restaurants, sauf s’ils font de la vente à emporter, des cinémas, des salles de spectacles et des hôtels. Dans ces zones, la consigne est donnée aux habitants de rester chez eux. Dans le reste du Royaume-Uni, l’Écosse continentale, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord sont actuellement confinés.

Les collégiens et lycéens d’Angleterre voient par ailleurs leur rentrée scolaire repoussée d’une semaine pour ceux ayant des examens à la fin de l’année, et de deux semaines pour les autres, a annoncé le ministre de l’Éducation Gavin Williamson, devant le Parlement. Les élèves d’école primaire «d’un petit nombre de régions aux taux d’infection les plus élevés» seront aussi concernés, même si «la majorité des écoles primaires rouvriront comme prévu lundi 4 janvier», a ajouté le ministre.

Une journée aux «sentiments mêlés»

Ces nouvelles annonces jettent un froid sur la bonne nouvelle du feu vert donné par le régulateur britannique au vaccin AstraZeneca/Oxford, qui permettra la vaccination de centaines de milliers de Britanniques dès la semaine prochaine. «Nous avons déjà 530.000 doses disponibles au Royaume-Uni à partir de lundi et des millions dues par AstraZeneca début février», a précisé le ministre de la Santé. Ce vaccin est bien moins cher que celui de Pfizer/BioNTech déjà injecté à quelque 800.000 personnes et peut être conservé dans un réfrigérateur, à une température située entre deux et huit degrés Celsius, ce qui facilite une vaccination à grande échelle.

Le ministre de la Santé a évoqué une journée aux «sentiments mêlés», entre «la joie» du feu vert au vaccin et «la tristesse face aux morts et aux souffrances causées par le virus», appelant à ne pas relâcher les efforts pendant les «difficiles semaines d’hiver à venir».

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Hausse fulgurante du taux d’échec dans les écoles secondaires du Québec

novembre 19, 2020

La pandémie a un effet dévastateur sur la réussite scolaire des élèves du secondaire. Le taux d’échec a triplé par rapport à ce qu’observe habituellement la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).

Des élèves du secondaire dans une classe.© Frédéric Lacelle/Radio-Canada Des élèves du secondaire dans une classe.

La FQDE a consulté plusieurs de ses 2000 membres un peu partout au Québec et le constat est préoccupant.

Les directions des écoles secondaires enregistrent des taux d’échec de 30 %, alors qu’en moyenne, habituellement, 10 % des élèves sont en difficulté.

Le taux d’échec dans certaines écoles secondaires de la région de Québec est encore plus préoccupant, selon le président de la FQDE.

On m’a rapporté d’ailleurs, dans la région de Québec, dans certains endroits, des taux d’échec de 50 % des élèves au secondaire, particulièrement en mathématiques, mais c’est quand même généralisé dans l’ensemble des matières, a expliqué Nicolas Prévost au micro de l’émission Première heure.

Deux bulletins seulement

Ces données inquiètent l’organisme, d’autant plus que, cette année, il y aura seulement deux bulletins, comptant chacun pour 50 % de l’année scolaire.

Le premier bulletin sera remis en janvier. Si la situation ne s’améliore pas, la FQDE craint une hausse du décrochage scolaire.

On a aussi des inquiétudes si le taux d’échec se maintient jusqu’au premier bulletin du 1er janvier. Cette étape-là compte pour 50 % de l’année scolaire. C’est sûr qu’au niveau de la motivation de nos élèves, on a des inquiétudes. Ça aura un impact majeur aussi au niveau des élèves de 5e secondaire qui font des demandes au collégial, souligne Nicolas Prévost.

Contre un congé prolongé à Noël

La FQDE souhaite donc que le congé des Fêtes ne soit pas prolongé, ou encore que les élèves puissent bénéficier d’enseignement à distance s’ils doivent demeurer à la maison plus longtemps après le jour de l’An afin de réduire la propagation de a COVID-19.

Les enseignants peinent déjà à combler le retard accumulé durant la première vague.

Il y a encore du retard à rattraper. Oui il y avait une mise à niveau à faire au début de l’année scolaire. Les équipes-écoles travaillent encore à cette mise à niveau là, mentionne Nicolas Prévost.

Le suivi des apprentissages est plus difficile à faire, dans un contexte où les élèves de 4e et 5e secondaire suivent leurs cours en ligne une journée sur deux et où 1303 classes sont fermées en raison de la pandémie dans la province.

On ne veut pas d’une génération Fortnite

L’inquiétude d’un long congé de Noël pour la réussite des étudiants est partagée par l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE).

On ne peut pas se permettre de perdre encore des journées en classe, affirme son président Carl Ouellet.

On constate déjà une hausse du taux d’échec dans nos écoles, si en plus, on laisse nos jeunes jouer à des jeux vidéo durant cette période, ce sera catastrophique. Personne au Québec ne veut d’une Génération FortniteCarl Ouellet, président, Association québécoise du personnel de direction des écoles

Il y a toujours 1027 écoles qui comptent des cas actifs de COVID-19 au Québec et 9 écoles sont fermées ou partiellement ouvertes.

Avec Radio-Canada par Jean-François Nadeau, Félix Morrissette-Beaulieu

Au Cameroun, effroi et colère après le massacre de huit élèves dans le Sud-Ouest anglophone

octobre 25, 2020

Un soldat du Bataillon d'intervention rapide (BIR), à) Buea, dans le Cameroun anglophone, en octobre 2018. Photo d'illustration.

Les condamnations se multiplient depuis l’annonce, le 24 octobre, de l’assassinat de huit élèves dans une école privée de Kumba, dans la région anglophone du Sud-Ouest.

Les habitants de Kumba sont sous le choc depuis l’assassinat, dans l’enceinte du collège Mother Francisca, de huit élèves tombés sous les balles d’individus encore non identifiés ayant fait irruption samedi dans cet établissement privé.

Selon des témoignages recueillis par Jeune Afrique, les assaillants – neuf individus vêtus en civil et non cagoulés – ont fait irruption à moto peu avant la sortie des classes prévue à midi. Les alentours de l’établissement scolaire étaient alors bondés d’élèves. Dans les régions anglophones du Cameroun, le samedi est un jour de cours ordinaire, en raison des opérations « lundis villes mortes » qui amputent la semaine d’un jour de classe.

Après avoir tiré en l’air, certains des assaillants sont entrés armés dans la classe de form one – qui correspond à la sixième dans le système éducatif anglophone – et ont ouvert le feu sur les jeunes élèves. Le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) évoque des enfants « découpés à la machette ». Le bilan fait également état d’une quinzaine de blessés.

Colère

Selon les autorités camerounaises, cette attaque est sans équivoque « l’œuvre des milices séparatistes ». Si cette thèse est également partagée par de nombreux habitants de Kumba, la facilité avec laquelle l’attaque a été menée les révolte. « On nous a assuré que nos enfants seraient protégés à l’école. Comment cela a-t-il pu arriver ?, s’interroge John Enow, dont le jeune fils de son voisin, âgé de 11 ans, fait partie des huit victimes. Aucune cause ne peut justifier le meurtre d’innocents enfants. »À LIRE Crise anglophone au Cameroun : le meurtre d’une jeune femme suscite l’indignation

Dans un communiqué publié dans la nuit du 24 octobre, le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, affirme que le collège avait ouvert au début de cette année scolaire « à l’insu des autorités administratives compétentes », d’où l’absence de mesures de protection.

Un argument que rejettent plusieurs sources à Kumba. « Cet établissement fonctionne depuis au moins trois ans », affirme l’une d’entre elles sous couvert d’anonymat.

La tuerie a provoqué une forte émotion. Le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute a tenu un conseil ministériel extraordinaire. À son issue, une délégation dirigée par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji et comprenant les ministres des Enseignements secondaires et de l’Éducation a été dépêchée sur les lieux. Sur le terrain, le préfet du département a indiqué que des mesures avaient été prises « pour rattraper les auteurs de ce crime crapuleux » et qu’ils « répondront de leurs actes devant les juridictions camerounaises ».

Appels à la reprise des pourparlers

À travers son ambassade au Cameroun, les États-Unis ont condamné « en des termes les plus vifs » cette attaque et appelé à la fin des violences. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, s’est dit « horrifié » par cette nouvelle, tout comme l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, qui demande que leurs auteurs soient « traduits en justice et condamné ». L’Union européenne dénonce quant à elle « une violation du droit international sur les populations civiles ».

De son côté, l’opposition camerounaise a appelé à la reprise de pourparlers avec tous les acteurs du conflit en vue d’un cessez-le-feu. Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Maurice Kamto, a estimé que seule « une solution politique » pourrait ramener la paix.À LIRE [Tribune] Cameroun : que reste-t-il du Grand dialogue national ?

Plus critique, le député Jean Michel Nintcheu du Social democratic front (SDF) interroge les assurances données par Yaoundé au sujet de la sécurisation des établissements scolaires. « Ce manquement a de fait transformé les élèves en bouclier humain, la responsabilité du régime est formellement établie, a-t-il dénoncé. Seuls la résolution du contentieux national et le retour au fédéralisme pourront déboucher à court ou moyen terme sur une paix durable. »

Avec Jeune Afrique par Franck Foute – à Yaoundé

France/Coup de folie au lycée: un professeur séquestre une vingtaine d’élèves dans sa classe

septembre 19, 2019

 

Pris d’un coup de folie, un professeur d’un lycée de Brignoles (Var) a séquestré dans le noir pendant un quart d’heure une vingtaine d’élèves de terminale, avant que ces derniers, dont aucun n’a subi de violence physique, ne s’échappent, a appris l’AFP jeudi auprès de l’académie de Nice.

Selon les témoignages de lycéens recueillis par Var-Matin , corroborés par la direction de l’établissement selon l’académie, le professeur aurait demandé à ses élèves de terminale L (littéraire), mardi au début de son cours, si l’un d’eux avait une connexion au site de séries Netflix, pour visionner «Le Seigneur des anneaux».

Cette série étant introuvable, le professeur s’est rabattu sur une série «Lucifer», lançant aux élèves, selon des témoignages cités par Var-Matin: «Ça va vous apporter la lumière». C’est au moment où l’un des lycéens a interrogé le professeur sur l’intérêt pédagogique de visionner un tel programme que ce dernier aurait alors décidé d’enfermer ses élèves dans le noir et de fermer les verrous des portes.

Une scène qui n’a pas duré «plus d’un quart d’heure»

«Une partie des lycéens a d’abord pu s’échapper par la porte communiquant avec la salle d’à côté grâce à l’intervention d’un collègue du professeur, avant que le reste des élèves ne soit libéré par le proviseur adjoint qui, alerté par les surveillants, a réussi à ouvrir la porte donnant sur le couloir», a précisé à l’AFP une porte-parole de l’académie. L’ensemble de la scène, qui s’est déroulée mardi après-midi, «n’a pas duré plus d’un quart d’heure», a-t-elle ajouté.

Les responsables de l’établissement, qui ont fait évacuer au moment des faits l’ensemble des lycéens présents à l’étage concerné, ont appelé les pompiers qui ont emmené le professeur à l’hôpital, selon la direction du lycée. L’académie indique n’avoir aucune nouvelle de sa part et attendre les avis médicaux avant d’engager une quelconque procédure.

Cité par Var-Matin, des témoins dont le quotidien ne précise pas s’il s’agit d’élèves ou de collègues du professeur ont évoqué des «problèmes personnels, des difficultés» de l’enseignant en question.

Une cellule psychologique a été mise en place par l’établissement et un professeur remplaçant désigné pour cette classe, précise également l’académie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Guinée: un mort lors de manifestations d’élèves contre la situation dans l’éducation

novembre 20, 2017

Conakry – Un jeune homme de 17 ans a été tué par la police lors de heurts lundi à Conakry au cours de manifestations de milliers d’élèves du primaire et du secondaire dénonçant la situation de l’éducation en Guinée, ont indiqué un membre de sa famille et une source hospitalière.

Le jeune homme, Souleymane Diakité, « revenait de son école (…) lorsqu’il a rencontré, en compagnie de ses camarades, un contingent de policiers qui avait du mal à contenir les furies d’autres manifestants et a tiré à balles réelles, dont une l’a fauché », a déclaré un oncle de l’élève à un correspondant de l’AFP.

« Ses camarades ont alors crié et les policiers n’ont même pas pris la peine de le secourir », a-t-il ajouté.

« Lorsque les policiers ont tiré sur le gamin qui est tombé, ses camarades qui ont voulu le secourir ont été tabassés par les flics (sic), dont deux ont été grièvement blessés », a déclaré un responsable de la Croix Rouge interrogé par l’AFP.

Selon lui « la balle a horizontalement traversé le ventre de l’enfant, ne lui laissant aucune chance de survie ».

« J’ai appris qu’un jeune élève a été tué lors de ces manifestations et qu’une fille a été violée par un enseignant lorsque tous les élèves ont quitté leur école », a déclaré à la télévision privée Evasion Guinée le ministre de l’Education nationale, Ibrahima Kalil Konaté.

Par ailleurs, quatre syndicalistes ont été libérés lundi soir par la justice après avoir été entendus « près de deux heures », a indiqué à l’AFP leur avocat, Salifou Béavogui.

Ces responsables du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), qui a déclenché le 13 novembre une grève illimitée pour exiger une augmentation de salaires et de meilleures conditions de travail, avaient été arrêtés samedi à Conakry.

Le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, avait justifié les arrestations par le fait que ces syndicalistes étaient « accusés de trouble à l’ordre public et d’appel à une grève illégale », lancée sans respect du préavis prévu par la loi.

Avant leur libération, le porte-parole des grévistes, Mohamed Bangoura, avait affirmé à l’AFP que ces arrestations n’allaient « pas affaiblir le mouvement ».

« Nous allons nous battre jusqu’à l’obtention totale et entière de nos revendications », a déclaré M. Bangoura.

Les appels à manifester lundi ont également été assez largement suivis en province, notamment dans le nord du pays, à Koundara, Mali et Gaoual, ainsi qu’à Fria (ouest) et, dans une moindre mesure, dans l’est, à Kankan, Siguiri et Faranah, a appris l’AFP de sources syndicales jointes sur place.

Dans l’après-midi, les jeunes ont jeté des pierres contre les forces de l’ordre protégeant le bâtiment du ministre de l’Education nationale, selon un correspondant de l’AFP.

A Dabompa, dans l’est de la capitale, des témoins ont fait état de tirs à balles réelles de policiers qui ont fait quatre blessés parmi les manifestants.

Aux cris de « Alpha zéro –en référence au président Alpha Condé– gouvernement zéro », « Nous voulons nos profs, non au sabotage et à la politisation de l’école! », les jeunes manifestants avaient érigé dans la matinée des barricades et renversé des poubelles, provoquant la panique chez les automobilistes.

Sur l’autoroute Le Prince, principal axe qui traverse Conakry de la banlieue au centre-ville, les commerces et les stations service sont restés fermés et les transports inexistants.

Les grévistes exigent l’application totale du statut particulier de l’Education, qui prévoit une augmentation de l’indice et des salaires obtenus sous le général Lansana Conté (1984-2008), confirmés en septembre 2016 lors des négociations entre gouvernement et syndicats de l’éducation.

En février, huit personnes avaient été tuées, dont plusieurs par balles, lors des manifestations liées à une grève des enseignants.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 22h28)                                            

Congo/Pointe-Noire: Journée de liesse après la mort de Zulu bad

novembre 10, 2017

 

Pour fêter la mort de Rodrigue Amboulou dit Zouloubad, collégiens et lycéens d’Elite de la Nation ont décidé de ne pas faire cours pour fêter la disparition du criminel qui les a traumatisés.

 

Photo de BrazzaNews.
Des élèves en joie après la disparition de leur bourreau

Pointe-Noire quadrillée par l’armée après l’annonce du décès d’un criminel « Zulu Bad »

Le com zon a déployé des éléments au grand marché de Pointe-Noire comme si zoulou a lui seul suscitait la peur. Il y a beaucoup de policiers armés jusqu’au dent devant le siège du criminel Zulu bad au grand-marché de Pointe-Noire.

 

 Photo de BrazzaNews.
Chapiteau de la veillée de Zulu Bad à Talangaï, rue Okoyo
Au niveau de l’arrêt de bus.
Avec Brazzanews.fr

Séisme au Mexique: plus de 200 morts, des élèves ensevelis sous leur école

septembre 20, 2017

Des secouristes déblaient les décombres à la recherche des survivants à Mexico, le 19 septembre 2017 / © AFP / RONALDO SCHEMIDT

Les secouristes s’activaient mercredi pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres à Mexico, frappée la veille par un très fort séisme qui a fait au moins 217 morts dans le centre du Mexique, dont 21 enfants ensevelis sous leur école.

« Pour le moment, on dénombre 217 morts », dont 86 dans la capitale mexicaine, a écrit sur Twitter le directeur de la Protection civile, Luis Felipe Puente, révisant à la baisse un précédent bilan qui faisait état de 248 morts.

Ce séisme est survenu 32 ans jour pour jour après le grand tremblement de terre de 1985 qui avait fait plus de 10.000 morts (30.000, selon certaines estimations) et qui reste un traumatisme national au Mexique.

A l’école Enrique Rebsamen de Mexico, les secouristes ont établi un contact avec une institutrice et deux élèves coincés en vie sous les décombres. L’établissement s’est partiellement écroulé sous l’effet du séisme, faisant au moins 26 morts -21 élèves âgés de sept à 13 ans et cinq adultes- et entre 30 et 40 disparus, selon les services de secours.

« Une partie du bâtiment s’est effondrée et un nuage de poussière est venu sur nous », a raconté aux médias une institutrice de l’école, Maria del Pilar Marti, la bouche et le nez protégés par un masque.

En larmes, des parents d’élèves portés disparus attendaient dans l’angoisse près des ruines de l’établissement. Victime d’une crise de nerfs, une mère a dû être soignée par une équipe médicale, selon une journaliste de l’AFP sur place. Plusieurs parents participaient également aux recherches, formant une chaîne pour évacuer les gravats dans des récipients en plastique, aux côtés des sauveteurs aidés de chiens et d’instruments destinés à détecter les sons à travers les décombres.

Le tremblement de terre, de magnitude 7,1, s’est produit mardi à 13H14 (18H14 GMT). Il a fait s’effondrer au moins cinquante immeubles dans la mégapole de 20 millions d’habitants.

– « Ne fumez pas ! » –

« Ne fumez pas ! Ne fumez pas ! », prévenaient des secouristes craignant des ruptures de canalisations de gaz, tandis que les forces de l’ordre tentaient de mettre en place des cordons de sécurité en plein chaos et que certains regagnaient leur domicile à pied.

De nombreux habitants de Mexico, ne pouvant retourner dans leurs logements endommagés et redoutant les répliques, ont passé la nuit dans la rue, sous des tentes ou dans des abris de fortune, pendant que les sauveteurs professionnels ou volontaires s’affairaient sans discontinuer.

« Les forces armées et la police fédérale travailleront sans repos jusqu’à ce que toutes les possibilités de retrouver des survivants soient épuisées », a déclaré sur Twitter le ministre de l’Intérieur, Miguel Angel Osorio.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

– Exercice avant le séisme –

Début septembre, 96 personnes avaient péri dans un autre tremblement de terre, dans le sud cette fois-là.

Les autorités avaient organisé mardi un exercice parasismique pour marquer l’anniversaire du séisme de 1985 qui avait dévasté Mexico.

Le président Enrique Peña Nieto a exprimé ses condoléances aux familles. « Dans la mesure du possible, les habitants devront rester dans leurs logements lorsqu’ils sont sûrs et éviter d’encombrer les rues où doivent circuler les véhicules » de secours, a-t-il par ailleurs demandé.

Environ 40% de la capitale et 60% de l’Etat de Morelos se trouvaient sans électricité mercredi.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux témoignaient de la violence des secousses, d’effondrements d’immeubles et même d’une forte explosion dans un bâtiment. Des images saisissantes postées par des touristes naviguant à Xochimilco, zone lacustre du sud de Mexico, montraient de fortes vagues se former et secouer les embarcations sur ces canaux d’ordinaire calmes.

« Je suis bouleversée, je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer, c’est le même cauchemar qu’en 1985 », confiait à l’AFP Georgina Sanchez, 52 ans, sur une place de la capitale.

« Ce n’est pas possible que ce soit aussi un 19 septembre ! », sanglotait Lucia Solis, une secrétaire, les mains encore tremblantes.

Le président Nieto a écourté un déplacement en province pour rentrer à Mexico en avion. « J’ai ordonné l’évacuation des hôpitaux endommagés et le transfert des patients », a-t-il écrit sur Twitter.

« Que Dieu bénisse les gens de Mexico ! Nous sommes avec vous et nous serons là pour vous », a tweeté le président américain Donald Trump, dont les relations avec le Mexique sont exécrables. L’Espagne, l’Allemagne et d’autres pays ainsi que le pape François ont également exprimé leur solidarité.

Plusieurs institutions de la capitale, dont l’aéroport et l’université nationale autonome de Mexico (Unam), l’une des principales d’Amérique latine, ont annoncé sur leur compte Twitter la suspension de leurs activités pour inspecter les bâtiments. Les écoles dans la capitale ont été évacuées et fermées. L’aéroport a rouvert quelques heures après.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 13h54)                

France: quand un manuel de maths demande aux élèves de compter des migrants

septembre 15, 2017

Paris – « Combien de migrants sont arrivés sur l’île au bout de huit semaines ? »: l’exercice de mathématiques d’un manuel scolaire français suscitait vendredi de vives réactions sur les réseaux sociaux.

« Des migrants fuyant la guerre atteignent une île en Méditerranée. La première semaine, il en arrive 100. Puis chaque semaine, le nombre de nouveaux arrivants augmente de 10%. Par combien est multipliée une quantité lorsqu’elle augmente de 10% ? » commence ainsi l’énoncé de l’exercice.

En conclusion, les élèves de dernière année de lycée sont invités à « déduire le nombre total de migrants qui seront arrivés dans cette île au bout de 8 semaines », en arrondissant « à l’unité ».

Paru dans un ouvrage des éditions Nathan et illustré par une photo de migrants sur un bateau pneumatique, cet exercice a été posté vendredi sur Facebook et relayé sur les réseaux sociaux.

Sur Twitter, les réactions étaient nombreuses: « Comment la maison d’édition a-t-elle pu laisser passer ça? », « Dites #EditionsNathan demain les calculs c’est le coût de ces envahisseurs de migrants!??! », « Instrumentaliser les migrants dans les livres pour les gosses est profondément indigne », pouvait-on lire parmi les tweets sur le sujet.

Dans la soirée, les éditions Nathan ont réagi à la polémique dans un communiqué publié sur leur page Facebook: les programmes actuels invitent à « traduire une situation concrète à l’aide d’une suite arithmético-géométrique. C’est ce que nous avons souhaité appliquer dans cet exercice en prenant un exemple d’une population qui croît régulièrement en lien avec un sujet d’actualité ».

« Néanmoins, nous comprenons que le choix de cette thématique ait pu heurter », poursuit le communiqué. « Nous nous en excusons et nous engageons à modifier la thématique de l’exercice lors de nos prochaines publications ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2017 21h54)