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Canicule: les éleveurs de 24 départements pourront faucher les jachères

juillet 1, 2019

 

Les éleveurs de 24 départements vont être autorisés à faucher ou faire pâturer leurs terres en jachère, en raison de la sécheresse qui a réduit les volumes d’herbe disponible pour nourrir leurs animaux, a annoncé le ministère de l’agriculture lundi. Le ministère va mettre en œuvre une procédure dite de «cas de force majeure», validée par l’Union européenne, pour permettre aux départements, dans lesquels «un déficit important de pousse des prairies est constaté», d’utiliser «leurs jachères pour assurer l’alimentation de leur troupeau», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Par régions, la liste des départements concernés, essentiellement au sud de la Loire, est la suivante: Centre-Val de Loire (2 départements): 18 et 36, Région Auvergne-Rhône-Alpes (9 départements): 01, 03, 07, 26, 38, 42, 43, 63, 69, Occitanie (9 départements): 09, 11, 30, 31, 32, 34, 66, 81, 82, Nouvelle Aquitaine (1 département): 23, PACA (3 départements): 13, 83, 84.

Un courrier à leur Direction départementale des Territoires

Dans ces départements, les éleveurs dont les disponibilités fourragères sont directement affectées par la sécheresse et qui auront fauché ou fait pâturer leurs jachères déclarées en tant que surfaces d’intérêt écologiques (SIE) dans les procédures d’aides européennes, pourront bénéficier d’une reconnaissance de circonstances exceptionnelles, explique le ministère. «En conséquence ces jachères, même fauchées ou pâturées garderont le caractère SIE», précise le texte.

Pour bénéficier de cette possibilité, les éleveurs concernés doivent adresser un courrier à leur Direction départementale des Territoires, expliquant les difficultés rencontrées en raison de la sécheresse et la nécessité d’utiliser les jachères et demandant en conséquence la prise en compte des circonstances exceptionnelles.

Pra Le Figaro.fr avec AFP

France-Jambon: des éleveurs pointent du doigt un étiquetage trompeur pour le consommateur

août 17, 2018

Des éleveurs pointent du doigt un étiquetage sur le jambon trompeur pour le consommateur / © AFP/Archives / SYLVAIN THOMAS

Des éleveurs pointent du doigt certains jambons commercialisés par des industriels agroalimentaires installés en France, qu’ils accusent de « contourner » la législation en matière d’étiquetage, une manière de faire pression pour une meilleure information des consommateurs avant le vote de la loi Alimentation.

La FDSEA de la Mayenne et la FRSEA des Pays-de-Loire ont ainsi reproché ces dernières semaines, dans plusieurs publications sur Twitter, au groupe Fleury Michon d’avoir apposé un autocollant avec une photo d’éleveurs français sur des emballages de jambon d’origine espagnole, ou au groupe Herta de ne pas préciser l’origine de sa viande de porc sur du jambon fabriqué en France.

Concernant la campagne de Fleury Michon, les éleveurs français qui ont participé au lancement d’une gamme de jambon d’origine France sans OGM et sans antibiotiques ont eu la désagréable surprise de trouver leur photo de groupe sur l’étiquette d’un sachet qui renfermait du jambon venant d’Espagne, précise Philippe Jehan, éleveur et président de la FDSEA de Mayenne et administrateur de la FNSEA.

Une rencontre a eu lieu juste avant l’été avec le groupe Fleury Michon, auquel le syndicat a fait part de ses griefs.

« On a eu une concertation avec la répression des fraudes qui diligente une enquête, dont on n’a pas les conclusions encore », a aussi affirmé M. Jehan. Contactée par l’AFP, la DGCCRF n’était pas en mesure dans l’immédiat de confirmer cette enquête.

Des éleveurs pointent du doigt un étiquetage sur le jambon trompeur pour le consommateur / © AFP/Archives / SYLVAIN THOMAS

« On peut comprendre que ça ait été mal compris ou mal interprété par les éleveurs qui sont à fleur de peau par rapport aux cours des matières premières », a répondu à l’AFP David Garbous, directeur stratégie innovation du groupe Fleury Michon, qui évoque une « action pour faire la promotion de la filière ».

« Ce n’est pas un sticker d’origine, mais qui indique +venez découvrir une nouvelle gamme+ », ajoute-t-il: « On s’est accordé avec eux pour dire que l’année prochaine, on ne le mettrait que sur les emballages des produits +J’aime+ », soit les produits directement concernés.

Selon le groupe, les sachets de jambon incriminés ne représentaient que 1% de la production hebdomadaire de l’usine concernée, soit 6.900 sachets.

Pour la FDSEA, la publication de ces griefs vise aussi à « peser sur l’importance de l’étiquetage », dans une « période de décision » avant le vote de la loi Alimentation prévu à la rentrée.

Des éleveurs pointent du doigt un étiquetage sur le jambon trompeur pour le consommateur / © AFP/Archives / SYLVAIN THOMAS

« Le texte, tel qu’il se présente, n’est pas suffisant », a souligné M. Jehan, pour qui « fabriqué en France, ne veut pas dire produit en France »: il cite d’autres produits que le jambon, comme l’aubergine ou le melon charentais.

Il souhaite permettre aux consommateurs « d’identifier le produit français, pas de dire qu’il est meilleur mais permettre aux consommateurs de choisir ».

Même chose pour l’enquête réclamée à la DGCCRF, qui doit « faire réfléchir les parlementaires sur l’opportunité de renforcer l’étiquetage », selon M. Jehan.

Le projet de loi Agriculture et Alimentation doit être à nouveau examiné à l’Assemblée nationale à compter du 12 septembre prochain.

Romandi.com avec(©AFP / (17 août 2018 12h57)