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Liberia: au moins 10 morts dans un acident d’avion dont le chef de l’armée guinéenne

février 11, 2013
Liberia: au moins 10 morts dans un acident d'avion dont le chef de l'armée guinéenne Liberia: au moins 10 morts dans un acident d’avion dont le chef de l’armée guinéenne © AFP

Un accident d’avion survenu lundi au Liberia près de l’aéroport international de Monrovia a fait au moins dix morts, dont le chef d’état-major de l’armée guinéenne qui voyageait avec d’autres responsables militaires guinéens, a-t-on appris de sources concordantes à Monrovia et Conakry.

« Il y avait 10 personnes dans l’avion et il n’y a eu aucun survivant », a déclaré à l’AFP le ministre libérien de l’information, Lewis Brown.

Cet accident a « fait au moins dix-huit morts dont le chef d’état-major de l’armée guinéenne, le général Souleymane Kéléfa Diallo », a de son coté indiqué une source proche de la présidence guinéenne qui s’est exprimée sous couvert de l’anonymat.

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a annoncé lundi à la télévision publique une journée de deuil pour mardi. « Que tout le monde prie pour le repos de l’âme des Guinéens tués dans ce crash », a-t-elle déclaré.

L’accident, dont les causes restaient encore inconnues à la mi-journée, a eu lieu près de l’aéroport international de Monrovia qui est situé à 65 km au sud-est de la capitale. Le lieu où l’avion s’est écrasé se trouve dans une région recouverte de forêt épaisse.

L’appareil amenait de Conakry une délégation de l’armée guinéenne à Monrovia où elle devait assister à une cérémonie à l’occasion de la fête de l’armée libérienne.

Le Liberia rend hommage chaque année à son armée et invite à cette occasion des délégations militaires de pays de la région, notamment la Guinée, son voisin du nord.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire – Liberia : Sirleaf à Abidjan, un chef de guerre arrêté

octobre 18, 2012
Un soldat ivoirien patrouille à proximité de la frontière avec le Libéria. Un soldat ivoirien patrouille à proximité de la frontière avec le Libéria. © AFP

Bobby Shappy Julu, un chef de guerre libérien soupçonné d’être impliqué dans des violences en Côte d’Ivoire, a été arrêté dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 octobre. L’annonce, faite jeudi 18 octobre, intervient le jour de la visite de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf qui vient discuter avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara de la sécurité à leur frontière.

Soupçonné d’être « le principal cerveau du groupe » responsable de l’attaque dans le Sud-Ouest ivoirien ayant fait 18 morts en juin, un chef de guerre libérien a été arrêté, a annoncé jeudi 18 octobre Lewis Brown. Selon, le ministre libérien de l’Information, « la police a arrêté Bobby Shappy Julu dans la nuit du lundi au mardi » à Ganta (Nord), non loin de la frontière ivoirienne, et transféré à Monrovia. « Il se trouve actuellement à la police où des enquêtes préliminaires sont en cours », a-t-il pousuivi. « Son arrestation est très significative », a précisé une source policière à l’AFP.

Bobby Shappy Julu figurait sur une liste de dix personnes recherchées par le gouvernement libérien depuis les attaques de juin. Le 17 juillet, le Liberia avait annoncé l’arrestation de trois personnes liées à ces violences. Deux autres s’étaient rendues et une autre avait été arrêtée en septembre. Six autres civils ivoiriens ont été arrêtés au Liberia après l’attaque le 13 août d’un poste de l’armée ivoirienne dans la localité de Pekambly. Abidjan réclame leur extradition.

Sirleaf à Abidjan

L’annonce de son arrestation intervient le jour de la visite en Côte d’Ivoire de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, venue à Abidjan évoquer avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara la sécurité à leur frontière.

Fermée depuis le 8 juin par Monrovia, la frontière du Libéria avec la Côte d’Ivoire a été partiellement rouverte vendredi 14 septembre. Le 17 septembre, le Conseil de sécurité  de l’ONU a demandé aux deux pays une meilleure collaboration dans la surveillance de leur frontière commune, afin que les rebelles ne la traversent pas pour trouver refuge dans le pays voisin.

Selon les conclusions d’un rapport d’experts travaillant pour l’ONU, l’est du Liberia est devenu « une plateforme de recrutement et une base arrière » dotée de camps d’entraînement pour des groupes armés pro-Gbagbo.

Jeuneafrique.com avec AFP

Liberia: Mme Sirleaf réélue, son rival Tubman prêt à travailler avec elle

novembre 11, 2011

L’opposant libérien Winston Tubman a affirmé vendredi qu’il était prêt, pour la paix et l’unité de son pays, à « trouver un moyen de travailler » avec la présidente Ellen Johnson Sirleaf réélue, selon des résultats quasi-complets, lors du 2e tour de la présidentielle qu’il a boycotté.

« Puisque Mme Sirleaf va maintenant prétendre être présidente » réélue, « et est reconnue par la communauté internationale, nous devons trouver un moyen de travailler avec elle, et je pense que cela n’est pas insurmontable », a déclaré M. Tubman, 70 ans, dans un entretien avec des journalistes de l’AFP et de Radio France Internationale (RFI) à sa résidence vendredi matin à Monrovia.

Selon des résultats portant sur 86,6% des bureaux de vote communiqués jeudi soir par la Commission électorale nationale (NEC), Mme Sirleaf a obtenu 90,8% des voix au second tour de la présidentielle organisé le 8 novembre. Mais la participation a été faible (37,4%), contrairement à celle du 1er tour du 11 octobre qui avait dépassé 71%

Winston Tubman, diplomate et leader du Congrès pour le changement démocratique (CDC), s’était retiré de la course le 4 novembre et avait appelé à boycotter le scrutin, en affirmant que le second tour serait entaché de fraudes et d’irrégularités similaires à celles qu’il avait dénoncées au premier tour.

Vendredi, il a réaffirmé que, comme précédemment indiqué, son parti ne reconnaîtrait pas les résultats du second tour car il « n’est pas à vendre » et a contribué au faible taux de participation par son appel au boycott.

Toutefois, a-t-il précisé, le CDC est « prêt à panser les plaies de notre pays et à unir notre pays » après des guerres civiles qui ont fait 250. 000 morts, détruit les infrastructures et ruiné l’économie du Liberia de 1989 à 2003.

« Nous nous sommes engagés dans la politique parce que nous avons l’ambition profonde d’unir le pays, de panser les plaies (. . . ) et cela doit continuer », a encore déclaré M. Tubman, affirmant qu’il tente de convaincre les jeunes de son parti, paraissant déterminés à contester le pouvoir de Mme Sirleaf, que la paix était la chose la plus importante pour le Liberia et dépassait les ambitions personnelles.

Jeuneafrique.com

Liberia : Ellen Johnson Sirleaf, vers une réélection dans un climat délétère

novembre 10, 2011

C’est dans un contexte très tendu que la présidente Ellen Johnson Sirleaf a été réélue à la tête du Liberia. Selon des résultats partiels, elle est créditée de 90.8 % des suffrages lors d’un second tour boycotté par son adversaire Winston Tubman, et marqué par un faible de taux de participation, 37.4 %. Une situation qui met à mal la légitimité du prix Nobel de la paix 2011.

Sans rival après le boycott de l’opposant Winston Tubman, la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf a été réélue sans surprise, à l’issue du second tour de la présidentielle au Liberia, qui s’est déroulé le 8 novembre 2011.

Selon les premiers chiffres partiels publiés jeudi 10 novembre 2011 par la Commission électorale concernant 86 % des bureaux de vote, le scrutin a été marqué par une faible participation. Le prix Nobel de la paix 2011, obtiendrait 90,8 % des voix. Un second mandat obtenu dans les conditions les plus délétères et avec une participation de 37,4%.

Porte ouverte

Sans doute consciente que le déroulement du scrutin présidentiel met à mal sa légitimité, et afin de tenter d’apaiser les tensions de ces derniers jours, Ellen Johnson Sirleaf pourrait proposer d’offrir des postes gouvernementaux à ses rivaux, affirme Associated Press (AP).

« Elle prendra contact avec les principaux leaders de l’opposition, ainsi que les membres des autres partie politiques », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Information, Norris Tweah, précisant qu’inclure le Congrès pour le changement démocratique (CDC) et son candidat au gouvernement n’était pas exclu. « Il y a des gens bien au CDC », a-t-il dit.
Le candidat du CDC avait, de son côté, annoncé qu’il n’accepterait pas les résultats de l’élection présidentielle, expliquant qu’il comptait faire entendre sa voix auprès de la communauté internationale, rapporte AP.

Des journalistes d’opposition se disent menacés

Dans le même temps, les dirigeants de quatre médias d’oppositions interdits de diffusion (deux radios et deux télévisions) doivent comparaître jeudi devant la justice libérienne. Les ministres de la Justice et de l’Information les accusent d’avoir « illégalement utilisé leurs médias en diffusant des messages de haine contre le gouvernement, de la désinformation délibérée et des messages de violence, et en incitant le peuple à se soulever et descendre dans la rue et de s’engager dans une confrontation avec la police nationale du Libéria et les Nations Unies des forces de sécurité ».

« Je ne sais pas ce qu’il appelle incitation à la violence. Nous avons été très objectifs, équilibrés et crédibles dans notre reportage », a rétorqué Alexander Bealded, le directeur de KINGS-FM, l’une des radios concernées, précisant que la vie des journalistes d’oppositions était aujourd’hui en danger.

« Nous sommes très menacés. Tous les soirs, nous devons nous déplacer d’un point à un autre », explique le journaliste « Les cas de plusieurs personnes venant de nos institutions ayant été menacés par des armes à feu nous préoccupe », a-t-il poursuivi, rapporte Voice of America. Alexander Bealded s’inquiète également que les seuls médias qui aient aujourd’hui l’autorisation d’émettre soient, selon lui, « des institutions en faveur de la propagande du gouvernement ».

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Présidentielle au Liberia : sans rival, Ellen Johnson Sirleaf est seule au second tour

novembre 8, 2011

Le second tour de l’élection présidentielle au Liberia s’est ouvert mardi 8 novembre. Ellen Johnson Sirleaf est seule en lice après l’appel au boycott de son adversaire Winston Tubman. Au moins deux partisans du candidat du Congrès pour le changement démocratique sont morts lundi lors de manifestations.

Peu d’incertitudes quant à l’issue du second tour de l’élection présidentielle au Liberia. Seule en lice après que son adversaire Winston Tubman se soit retiré de la course et ait appelé à boycotter le scrutin, la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf est ainsi assurée d’être réélue le mardi 8 novembre 2011.

Au moins deux morts

De vives inquiétudes entourent cependant la tenue du scrutin, au lendemain de la dispersion sanglante de partisans de Winston Tubman.
Au moins deux personnes ont été tuées lundi 7 novembre à Monrovia selon des journalistes, 3 ou 4 selon le Congrès pour le changement démocratique (CDC), parti devant lequel s’étaient rassemblés des milliers de pro-Tubman. Bien qu’ils ont affirmé vouloir marcher pacifiquement, ils ont été dispersé par la police anti-émeutes.

Un policier libérien a été arrêté par les hommes de la a Mission des Nations unies au Liberia (Minul composée de 8 000 hommes) après avoir admis avoir ouvert le feu sur les manifestants durant les incidents, a confié un inspecteur de police libérien. La Minul a fait état d’un mort et plusieurs blessés, sans en préciser le nombre. Elle a appelé les différents camps à la retenue et indiqué avoir saisi « les autorités pour prévenir toute escalade ».

« Cela vous montre pourquoi le peuple libérien est déterminé à se débarrasser de ce leader. C’est une personne qui utilisera la violence contre des gens pacifiques », s’est empressé de déclaré Winston Tubman.

Appel au respect de la loi

Amnesty international a demandé l’ouverture d’une enquête et a appelé à la retenue les différentes parties. « Tous les candidats doivent s’assurer que leurs partisans respectent la loi, et leur faire comprendre que ceux responsables d’avoir ordonné ou exécuter des violations des droits de l’homme devront rendre des comptes », a déclaré Lucy Freeeman chercheuse au sein de l’organisation.

Le président américain Barack Obama a, quant à lui, mis en garde contre toute tentative de « perturber » le second tour de la présidentielle, soulignant que les électeurs avaient le droit de voter librement et sans peur.

Ellen Johnson Sirleaf, 73 ans, prix Nobel de la paix 2011, est arrivée en tête au premier tour du 11 octobre avec 43,9% des voix contre 32,7% à M. Tubman. Elle bénéficie du soutien de l’ex-chef de guerre devenu sénateur Prince Johnson (3e au premier tour avec 11,6% des voix) et du juriste Charles Brumskine (4e avec 5,5% des voix).

Winston Tubman, 70 ans, refuse de participer au scrutin par des craintes de fraudes similaires à celles qu’il a dénoncées au premier tour. Il a accusé la présidente sortante d’avoir utilisé en masse « les ressources de l’État » pour acheter le ralliement d’autres opposants au second tour.

Près de 1,8 million d’électeurs – sur quelque 4 millions d’habitants – sont appelés à voter de 08H00 à 18H00 (locales et GMT). Le scrutin sera supervisé par des milliers d’observateurs, dont ceux de l’Union africaine (UA) qui se sont déclarés « préoccupés » par le « mauvais signal » lancé par l’opposition par son appel au boycott.

Jeuneafrique.com avec Agences

Présidentielle au Liberia : la marche des partisans de Tubman inquiète la communauté internationale

novembre 7, 2011

Alors que l’opposant libérien Winston Tumbman a annoncé dimanche 6 novembre sa décision de ne pas participer au second tour de l’élection présidentielle, ses partisans se sont réunis dans la capitale afin d’appeler au boycott du scrutin, dans lequel la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf est désormais seule en lice.

À la veille du second tour de l’élection présidentielle libérienne, des milliers de personnes s’étaient rassemblées ce lundi 7 novembre en vue de protester contre la tenue du scrutin. Ces partisans de Winston Tubman, l’opposant de la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, se sont réunis devant le siège du Congrès pour le changement (CDC, parti d’opposition) à Monrovia, trois jours après que leur candidat favori ait appelé à boycotter l’élection, dont le premier tour avait été considéré comme entaché de fraudes.

« On ne va pas voter ! », « On veut la justice et la liberté », « Les élections sont frauduleuses », hurlaient les partisans de Winston Tubman, arrivé second au premier tour de l’élection le 11 octobre avec 32,7% des voix (contre 43,9% pour la présidente sortante).

Les sympathisants du candidat devraient, plus tard dans la journée, effectuer une marche avec à leur tête les leaders du parti dont Winston Tubman et l’ex-star du football international George Weah, un projet qui suscite de fortes craintes de débordement. Des policiers anti-émeutes équipés de boucliers, casques et gaz lacrymogènes, ainsi que des véhicules de la Mission des Nations unies au Liberia (Minul) quadrillaient le siège du CDC, où militants et sympathisants arrivaient progressivement par vagues de plusieurs quartiers de Monrovia.

« Nous avons demandé à nos partisans de rester pacifiques et de ne pas répondre aux provocations », a déclaré George Solo, un des responsables de campagne de Winston Tubman. Un porte-parole de la police, George Bardoo, a pour sa part affirmé que la marche ne pourrait pas se tenir étant donné qu’elle n’aura pas été autorisée par le ministère de la Justice.

Processus démocratique « affaibli »

La communauté internationale est de plus en plus inquiète suite à la décision de Winston Tubman, et s’effraie d’une possible reprise des violences, alors que ce pays se relève de plusieurs décennies de guerres civiles qui ont provoqué la mort de 250 000 personnes entre 1989 et 2003 et détruit l’économie du pays.

« Plus personne dans ce pays ne veut revenir à la guerre », a estimé pour sa part la présidente sortante lors de ses derniers meetings dimanche. À 73 ans, Ellen Johnson Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, est désormais seule en lice.

Une situation qu’à regretté la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Saluant le premier tour de l’élection jugé « crédible et transparent » par les observateurs internationaux, elle a regretté le choix de l’opposition « de ne pas participer au second tour de l’élection présidentielle ». Cette décision « affaiblit plutôt qu’elle ne renforce le processus démocratique », selon ces propos.

« Nous avons un problème avec le processus électoral, pas avec Mme Sirleaf », a affirmé George Solo, qui a réitéré la proposition de son parti d’aller à un second tour avec une nouvelle Commission électorale nationale (NEC) garantissant un scrutin honnête. Si cette condition n’était pas satisfaite, le CDC entend poursuivre ses manifestations pacifiques chaque heure, chaque jour, chaque mois » jusqu’à obtenir satisfaction, « comme en Égypte et en Tunisie », a menacé George Solo.

Jeuneafrique.com avec AFP

Présidentielle au Liberia : Prince Johnson soutiendra Ellen Johnson Sirleaf

octobre 18, 2011

L’ancien chef de guerre, Prince Johnson, soutiendra la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf au second tour de l’élection présidentielle au Liberia…Parce qu’il ne veut « pas aller à la Haye ».

Arrivé 3ème au premier tour de l’élection présidentielle au Liberia Prince Johnson, place ses billes. L’ancien chef de guerre a annoncé mardi son intention de soutenir la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, qui affrontera Winston Tubman au second tour de l’élection présidentielle.

Une décision guidée par des motivations personnelles et uniquement personnelles. Johnson a indiqué avoir « décidé de soutenir le Parti de l’unité » (UP) de Mme Sirleaf, pour la simple raison que le parti de Winston Tubman fera, selon lui, « tout pour appliquer » les recommandations de la Commission vérité et réconciliation (TRC) dans laquelle l’ex-chef de guerre est cité comme la présidente sortante.

L’ancien chef de guerre assure que les responsables du Congrès pour le changement démocratique (CDC, opposition) de Winston Tubman, « ont dit qu’ils appliqueront toutes les recommandations de TRC », incluant le jugement de ceux qui ont été cités pour les atrocités commises durant la guerre.

Sirleaf épinglée par le rapport de la TRC

Prince Johnson ne cache nullement son opportunisme de circonstance : « Parce que je ne veux pas aller à La Haye (siège de la Cour pénale internationale, CPI), je préfère m’arranger avec Ellen Johnson Sirleaf, qui a aussi été épinglée par la TRC », a-t-il expliqué.

Une crainte justifiée. Prince Johnson a été un chef de faction lors de la guerre civile, réputé notamment pour avoir fait filmer en 1990 ses hommes torturant à mort le président Samuel Doe pendant que lui-même buvait une bière. Après 12 ans d’exil au Nigeria, il est rentré au Liberia en 2004, en prêchant la paix et la réconciliation.
Ellen Johnson Sirleaf a également été citée dans le rapport de la TRC comme l’une des personnes ne devant pas occuper de postes officiels pendant 30 ans pour avoir soutenu l’ancien chef de guerre Charles Taylor, président de 1997 à 2003.

La nouvelle Nobel de la Paix a elle-même reconnu avoir soutenu au départ la rébellion de Taylor contre le régime de Samuel Doe en 1989, qui plongea le Liberia dans sa première guerre civile, mais est ensuite devenue, à la lumière de l’étendue des crimes de Taylor, une de ses plus farouches adversaires.

Jeuneafrique.com avec AFP

Présidentielle au Liberia: « il y aura un 2ème tour »

octobre 16, 2011

Un second tour de l’élection présidentielle aura lieu au Liberia entre la sortante Ellen Johnson Sirleaf et son principal rival Winston Tubman en dépit du rejet des résultats par l’opposition, a déclaré à l’AFP le directeur de campagne du Parti de l’unité (UP) de Mme Sirleaf.

« Si l’opposition veut boycotter le processus, cela ne l’arrêtera pas. Nous allons continuer », a déclaré ce reponsable, Musa Bility, ajoutant: « Pour nous il y aura un second tour », même si M. Tubman et son parti, le Congrès pour le changement démocratique (CDC), « veulent se retirer » de la compétition.

M. Bility a ainsi admis que Mme Sirleaf, première présidente élue d’Afrique en 2005 et prix Nobel de la paix 2011, ne pouvait plus obtenir la majorité absolue qui lui permettrait de l’emporter au premier tour, organisé le 11 octobre en même temps que des législatives et des sénatoriales.

Les derniers chiffres donnés samedi par la Commission électorale nationale (NEC), portant sur un peu plus de 71% des bulletins dépouillés, la plaçaient en tête de la présidentielle avec 44,6% des voix, devant Winston Tubman (31,4%) et l’ex-chef de guerre Prince Johnson (11,2%).

Neuf partis d’opposition, dont ceux de MM Tubman et Johnson, ont toutefois dénoncé des « fraudes » et rejeté ces résultats, ajoutant qu’ils se retiraient du processus électoral en cours.

Cette décision suscitait l’inquiétude au Liberia où l’on craint une reprise des violences dans un pays sorti en 2003 de 14 ans de guerres civiles qui ont fait quelque 250. 000 morts et ruiné son économie.

A Monrovia, de nouveaux dispositifs de sécurité (barrières, patrouilles, contrôles) ont été mis en place par la Mission de l’ONU zu Liberia), composée de quelque 8. 000 hommes, pour éviter des débordements avant un rassemblement de l’opposition prévu dimanche.

De nombreux habitants de la capitale ont en outre fait provision de nourriture et autres produits de base craignant que ce rejet des résultats par l’opposition ne provoque des incidents.

L’ONU s’inquiète en particulier de l’attitude de mercenaires libériens et ivoiriens ayant combattu en Côte d’Ivoire lors du conflit qui a suivi le second tour de la présidentielle de novembre 2010 dans ce pays voisin, et qui sont rentrés au Liberia avec des armes.

Jeuneafrique.com

Présidentielle au Liberia : dénonçant des fraudes, l’opposition quitte le processus électoral

octobre 15, 2011

Alors que les résultats de plus de la moitié des bureaux de vote ont été communiqués par la commission électorale, l’opposition libérienne, dont le parti de Winston Tubman, s’est retiré samedi du processus électoral, dénonçant de « nombreuses fraudes ».

L’opposition libérienne a dénoncé samedi « de nombreuses fraudes » et a décidé de se retirer du processus électoral en cours, a appris l’AFP de source proche de l’opposition.

« Nous nous retirons du processus car il n’est pas démocratique et qu’il y a de nombreuses fraudes », a déclaré cette source, alors que le dépouillement des bulletins de vote des élections du 11 octobre est en cours et donne la sortante Ellen Johnson Sirleaf en tête à la présidentielle face à Winston Tubman.

Parmi les partis d’opposition qui ont décidé de ne plus participer au processus figurent le Congrès pour le changement démocratique (CDC) de M. Tubman, principal opposant, et l’Union nationale pour le progrès démocratique (NUDP) de l’ex-chef de guerre Prince Johnson, arrivé en 3ème position à la présidentielle, selon cette source.

Les derniers résultats de vendredi, portant sur un peu plus de la moitié des quelque 4.500 bureaux de vote, donnaient Ellen Johnson Sirleaf, Nobel de la paix 2011, en tête de la présidentielle avec 45,4% des voix, suivie de Winston Tubman (29,5%) et de Prince Johnson (11,4%).

Un incident signalé dans la nuit de vendredi à Samedi

La présidentielle a été organisée le 11 octobre, en même temps que des législatives et des sénatoriales. Le taux de participation dans les bureaux dont les bulletins ont été comptés est légèrement au-dessus de 70%, et confirme la forte mobilisation constatée le jour du vote. Les observateurs internationaux qui ont surveillé les élections avaient tous salué leur caractère pacifique et la forte mobilisation des Libériens.

L’annonce du retrait de l’opposition survient peu après un incendie dans la nuit de vendredi à samedi d’un local du Parti de l’unité (UP) de Mme Sirleaf dans la banlieue de Monrovia. Al Karlay, un des responsables de la police de Monrovia, a affirmé qu’il était pour l’instant difficile de dire s’il s’agissait « d’un acte de vandalisme ou politiquement motivé ».

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a mis en garde vendredi la classe politique libérienne, affirmant que « le recours à la violence ne sera pas toléré ». Il a ajouté que ses services surveillaient « de près les développements liés aux élections » et qu’il portait « une grande attention aux actions et déclarations de la classe politique, et en particulier des candidats à la présidentielle, même après les élections ».

Le Liberia a été ensanglanté et ravagé par deux guerres civiles, de 1989 à 2003, qui ont fait quelque 250.000 morts et des centaines de milliers de blessés, en détruisant ses infrastructures et son économie. Le chômage y atteint encore aujourd’hui 80% de la population active et la majorité des Libériens vivent dans l’extrême pauvreté.

Jeuneafrique.com avec AFP

Présidentielle au Liberia : vers un second tour Tubman-Sirleaf

octobre 14, 2011

Les premiers résultats officiels provisoires placent la présidente sortante du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, en tête de la présidentielle avec 44,5% des voix, devant son principal adversaire, Winston Tubman, qui n’en récolte que 26,5%.

Mis à jour le 14 octobre, à 10h40.

Rien n’est encore joué au Liberia, même si la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf a pris une bonne longueur d’avance. Selon de premiers résultats officiels provisoires publiés jeudi en fin de journée, la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, était en tête de l’élection présidentielle avec 44,5% des voix contre 26,5% à Winston Tubman, son principal adversaire.

Ces résultats préliminaires ne concernent que 195 771 bulletins dépouillés et validés par la Commission électorale nationale (NEC), sur les 1,8 millions d’électeurs enregistrés. Ellen Johnson Sirleaf, 72 ans, y obtient 86 874 suffrages contre 51 771 à WinstonTubman. Avec 26 394 voix (13,5%), l’ancien chef de guerre Prince Johnson arrive en troisième position.

Second tour prévu le 8 novembre

D’autres résultats officieux portant sur 400 000 bulletins confirmaient cette tendance, semblant indiquer qu’Ellen Johnson Sirleaf et Winston Tubman se retrouveront lors du second tour prévu le 8 novembre.

À quelques heures de la publication des premiers résultats officiels par la commission électorale, et alors la communauté internationale se félicitait de la bonne tenue des élections libériennes, le parti de Winston Tubman, a quant à lui dénoncé jeudi une possible fraude.

Son parti, le Congrès pour le changement démocratique (CDC) a indiqué s’être plaint auprès des observateurs internationaux, de l’ONU et de la Commission électorale nationale (NEC) « de l’inclusion secrète de 800 000 bulletins supplémentaires » dans « ceux mis en circulation et distribués » pour le vote.

Le CDC a qualifié cette pratique de « scandaleuse », se demandant « où se trouvent » ces bulletins et reprochant à la commission électorale de ne pas donner d’informations à ce sujet.

Le centre Carter, qui possède des observateurs sur place, a « exhorté tous les partis politiques et candidats à ne pas faire de déclarations concernant les résultats jusqu’à ce que le processus (de décompte des voix) soit terminé et les résultats officiels publiés par la NEC ». Celle-ci a jusqu’au 26 octobre pour proclamer les résultats définitifs et officiels de cette élection qui s’est tenue mardi en même temps que des législatives et des sénatoriales.
Forte mobilisation

Les Libériens se sont déplacés en masse et sans violences. Les nombreux observateurs internationaux présents se félicitent de cette mobilisation et de son caractère pacifique. James Fromayan, président de la NEC s’était réjoui de la bonne tenue du scrutant, affirmant qu’avec ces élections, ses concitoyens avaient choisi « l’urne contre le fusil ».

Un scrutin qui s’était pourtant ouvert sur fond de polémique après l’attribution du prix Nobel de la paix à Ellen Johnson Sirleaf quatre jours avant le scrutin. Une récompense vivement critiquée par Winston Tubman qui l’avait qualifiée « d’inacceptable » et « non méritée », jugeant « provocateur » qu’elle lui ait été donnée juste avant les élections.

Jeuneafrique.com avec AFP