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Cascade de départs à Twitter après l’ultimatum d’Elon Musk

novembre 18, 2022

L’entreprise a aussi annoncé que tous ses bureaux étaient fermés jusqu’à lundi.

Une photo montre la main d'une personne qui tient un téléphone intelligent sur lequel on voit le compte Twitter d'Elon Musk. Derrière cela, on voit le logo de Twitter en grand format.

Depuis qu’Elon Musk a officiellement racheté Twitter, le 27 octobre dernier, les licenciements et départs au sein du personnel se multiplient. Photo: AFP/Getty Images/Chris Delmas

Les départs se multipliaient à Twitter jeudi, au lendemain d’un ultimatum d’Elon Musk, propriétaire et patron de Twitter depuis trois semaines. Il a demandé au personnel rescapé de la première vague de licenciements de choisir entre se donner « à fond, inconditionnellement », ou partir. Par ailleurs, l’entreprise a annoncé que tous ses bureaux étaient fermés jusqu’à lundi.

Je suis peut-être exceptionnelle, mais […] je ne suis pas inconditionnelle, a par exemple tweeté Andrea Horst, dont le profil LinkedIn affiche encore Responsable de la chaîne d’approvisionnement (survivante) à Twitter.

Elle a ajouté le mot-clic #lovewhereyouworked (aime l’endroit où tu as travaillé), comme des dizaines d’autres personnes qui travaillaient pour Twitter, annonçant leur choix sur la plateforme.

Selon plusieurs médias américains, des centaines de membres du personnel de l’entreprise ont choisi de partir. La moitié des 7500 personnes employées par le groupe californien ont déjà été licenciées il y a deux semaines par le multimilliardaire. Il faut ajouter quelque 700 personnes qui avaient déjà démissionné pendant l’été, avant même la confirmation de l’acquisition par Elon Musk.

Les bureaux fermés jusqu’à lundi

Jeudi soir, de nombreux utilisateurs et utilisatrices du réseau social, notamment d’anciens collaborateurs et collaboratrices, des journalistes et des analystes, se demandaient donc si la fin de Twitter était proche.

Et… nous venons d’atteindre un nouveau pic d’utilisation de Twitter, lol, a ironisé Elon Musk, qui a racheté la plateforme pour 44 milliards de dollars américains (59 milliards de dollars canadiens) le 27 octobre.

Il a aussi tweeté un drapeau de pirate à tête de mort et un mème (image parodique), montrant un homme au visage d’oiseau bleu, posant devant une tombe aussi masquée d’un oiseau bleu, comme si Twitter assistait, hilare, à son propre enterrement.

Dès jeudi soir, le mot-clic #RIPTwitter était en tête des tendances du réseau social au Canada.

Jeudi après-midi, Twitter a prévenu son personnel que les bâtiments de l’entreprise étaient temporairement fermés et inaccessibles, même avec un badge, d’après un courrier interne publié par plusieurs médias américains.

Les bureaux rouvriront le lundi 21 novembre. Merci pour votre flexibilité. Merci de continuer à vous conformer au règlement interne en vous abstenant de discuter d’informations confidentielles sur les réseaux sociaux, avec la presse ou ailleurs, indique le message.

L’ultimatum d’Elon Musk

Mercredi, Elon Musk a demandé individuellement aux personnes qui travaillent pour le réseau social de s’engager à travailler de longues heures à haute intensité pour bâtir un Twitter 2.0 révolutionnaire et réussir dans un monde de plus en plus concurrentiel.

Seule une performance exceptionnelle vaudra une note suffisante, a-t-il précisé dans ce courrier interne consulté par l’AFP.

Les membres du personnel avaient jusqu’à jeudi après-midi pour cliquer sur la case oui, sous peine de devoir quitter Twitter avec une indemnité correspondant à trois mois de salaire.

Une méthode qui détonne même aux États-Unis, où le droit du travail est moins protecteur que dans beaucoup de pays développés.

Jeudi soir, des messages anti-Elon Musk ont été projetés sur la façade du siège de l’entreprise à San Francisco, juste à côté du logo, dont Elon Musk, ferme-laStop au Twitter toxiqueKaren de l’espace ou En avant vers la faillite, d’après des photos de Gia Vang, une journaliste de l’antenne locale de la chaîne NBC.

Des dizaines de travailleuses et travailleurs actuels et surtout passés se sont retrouvés jeudi soir dans un Spaces, les salons audio de la plateforme, pour se soutenir et évoquer de bons souvenirs.

Certaines personnes qui ont choisi de rester ont évoqué leur attachement indéfectible au réseau social et leur désir de le voir survivre et même renaître.

Bravo à tous les travailleurs et travailleuses de Twitter. Vous avez bâti un lieu de connexion vital et vous méritiez tellement mieux. […] Merci, a publié l’élue démocrate de New York Alexandria Ocasio-Cortez.

Je n’ai pas de mots, je suis juste reconnaissante de pouvoir dire que j’ai réussi à avoir l’emploi de mes rêves et à accomplir plus que je n’aurais jamais cru possible. Ça a été une grande aventure, a écrit jeudi Deanna Hines-Glasgow, une ancienne employée de Twitter.

À tous les Tweeps [surnom du personnel de twitter] qui ont décidé qu’aujourd’hui serait leur dernier jour : merci d’avoir été des collègues incroyables à travers les hauts et les bas. J’ai hâte de voir ce que vous ferez ensuite, a déclaré Esther Crawford, directrice des produits en développement de la plateforme, une des rares responsables qui n’a ni démissionné ni été congédiée, et qui soutient encore publiquement le fantasque dirigeant.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Elon Musk a pris le contrôle de Twitter et licencié des dirigeants

octobre 27, 2022
Elon Musk dans un hall d'immeuble portant un lavabo

Elon Musk au siège de Twitter avec un lavabo Photo : Twitter Account of Elon Musk/AFP / –

Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, a pris le contrôle de Twitter jeudi après avoir conclu l’acquisition du réseau social pour 44 milliards de dollars, selon plusieurs articles de la presse spécialisée américaine.

Après des mois d’une saga à rebondissements, l’homme le plus riche au monde a immédiatement licencié le patron, Parag Agrawal, et deux autres dirigeants, le directeur financier Ned Segal et la responsable des affaires juridiques Vijaya Gadde, selon des sources anonymes du Washington Post.

Twitter n’a pas répondu à une sollicitation de l’AFP dans l’immédiat.

Elon Musk avait jusqu’à vendredi pour conclure l’acquisition du réseau social, faute de quoi un procès aurait eu lieu en novembre.

L’opération traîne en effet depuis l’annonce fin avril d’une offre d’acquisition à 44 milliards de dollars(Nouvelle fenêtre), acceptée à contrecœur par Twitter.

L’entrepreneur a cherché à s’en extraire unilatéralement début juillet, accusant l’entreprise de lui avoir menti, mais le conseil d’administration de la société a saisi la justice.

Au début du mois, à quelques jours de l’ouverture d’un procès que Twitter semblait bien parti pour gagner, Elon Musk a finalement proposé de conclure la transaction au prix initialement convenu.

Les signes que l’opération allait avoir lieu dans les temps impartis par la justice s’étaient multipliés cette semaine.

L’homme le plus riche au monde s’est notamment rendu au siège de Twitter à San Francisco mercredi et s’est rebaptisé Chief Twit sur son profil – twit voulant dire crétin en anglais.

Et la bouse de New York Stock, où Twitter est coté, a indiqué que l’action de l’entreprise serait suspendue vendredi avant l’ouverture de la séance.

Que sera Twitter avec Musk?

Jeudi, Elon Musk a tenté de rassurer les annonceurs en affirmant qu’il voulait permettre à toutes les opinions de s’exprimer sur le réseau social, sans pour autant en faire une plateforme infernale où tout serait permis.

Elon Musk se retourne vers la caméra, en complet.

Elon Musk a affirmé qu’il comptait assouplir la modération des contenus sur Twitter. Photo : Getty Images/Dimitrios Kambouris

Il est important pour l’avenir de la civilisation d’avoir une place publique en ligne où une grande variété d’opinions peuvent débattre de façon saine, sans recourir à la violence, a-t-il écrit dans un message spécifiquement adressé aux marques, qui rapportent l’essentiel des revenus de Twitter.

Se présentant comme un ardent défenseur de la liberté d’expression, l’entrepreneur a déjà indiqué qu’il entendait assouplir la modération des contenus, ravivant les inquiétudes sur un possible regain d’abus et de désinformation sur la plateforme.

Il a, par exemple, ouvert la porte à un retour de Donald Trump, évincé de Twitter peu après l’assaut du Capitole en janvier 2021.

De quoi rebuter les annonceurs, qui préfèrent généralement adosser leurs pubs à des contenus consensuels.Dans son message, Elon Musk assure qu’il n’a pas engagé le rachat parce que c’était facile ou pour se faire de l’argent, mais pour essayer d’aider l’humanité.

Les utilisateurs doivent pouvoir choisir ce qu’ils voient sur le réseau selon leurs préférences, de la même façon que vous pouvez par exemple voir des films ou jouer à des jeux vidéo pour tous les âges, a-t-il précisé.

Elon Musk veut par ailleurs renforcer la lutte contre les pourriels. Il a aussi fait des allusions cryptiques à X, sa vision d’une application à tout faire (messagerie, réseau social, services financiers…), comme WeChat en Chine.La culture d’entreprise risque de changer en profondeur, et rapidement, souligne Adam Badawi, professeur de droit de l’université de Berkeley.

Des licenciements massifs annoncés

Selon un article du Washington Post la semaine dernière, l’homme d’affaires a indiqué à des investisseurs qu’il comptait, à terme, licencier quasiment 75 % des 7500 employés de Twitter.

Logo Twitter

Elon Musk envisage de sortir Twitter de la bourse Photo: AP/Richard Drew

Cela a foutu un coup à pas mal de gens, note un employé, qui a parlé à l’AFP sous couvert d’anonymat. Il a calculé, d’après les chiffres en interne, que plus de 700 salariés avaient déjà quitté le groupe californien depuis juin. Ce sont plutôt des départs volontaires, soit pour des raisons éthiques, soit pour des raisons bassement financières, parce qu’une entreprise non cotée, c’est moins intéressant, estime-t-il.

Le dirigeant a en effet prévu de sortir Twitter de la Bourse.

Au début du mois il avait pourtant déclaré lors d’une conférence qu’il était essentiel que Tesla soit coté à Wall Street, parce que si le public n’aime pas ce que fait Tesla, le public peut acheter des actions et voter différemment.

C’est très important que je ne puisse pas juste faire ce que je veux, avait-il ajouté, hilare.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Elon Musk : le gosse de Pretoria devenu l’homme le plus riche du monde

janvier 9, 2021
Elon Musk, à Berlin, le 1er décembre 2020

Le fantasque patron sud-africain de Tesla et SpaceX vient de voir sa fortune dépasser celle du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos. Itinéraire d’un « Genius Boy » à la conquête de l’espace.

Grâce à la formidable progression de l’action Tesla, qui a vu sa valeur multipliée par plus de 7 en 2020, la fortune d’Elon Musk, patron du constructeur de véhicules électriques haut de gamme, a atteint 188,5 milliards de dollars le 7 janvier, selon les calculs de l’agence Bloomberg qui tient à jour un classement des milliardaires.

Le Sud-Africain de 49 ans, qui dirige également SpaceX, devance ainsi d’1,5 milliard Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, à qui il ravit le titre d’homme le plus riche du monde – devant Bill Gates, le fondateur de Microsoft, l’empereur du luxe Bernard Arnault (LVMH) et le patron de Facebook Mark Zuckerberg, âgé de seulement 36 ans.

Space invader

Fils d’un ingénieur en astromécanique sud-africain et d’une mannequin et diététicienne d’origine canadienne, Elon Reeve Musk naît à Pretoria, le 28 juin 1971. En plein apartheid. Est-ce ce modèle cadenassé qui le poussera à vouloir sans cesse s’échapper ? À douze ans, alors que ses parents ont divorcé en 1980, Elon, qui vit avec son père, crée son premier jeu vidéo, Blastar, inspiré du célèbre Space Invaders développé cinq ans plus tôt au Japon.

Il en tirera 500 dollars, en revendant le code du programme à un magazine informatique sud-africain, PC and Office Technology. « Genius Boy », comme on le surnomme, lit beaucoup. C’est un passionné de bandes dessinées. Le blondinet, qui ira jusqu’à nommer un de ses fils Xavier en référence au professeur dans X-Men, est régulièrement le martyr de ses camarades de la Pretoria Boys High School, sans doute un peu trop traditionnelle pour lui.

À 16 ans, il tente d’ouvrir une salle d’arcade avec son frère Kimbal. Le projet avorte mais le jeune Musk ne manque pas d’idées. Il est persuadé, dès cette époque, que l’Amérique lui offrira la possibilité de les mettre en place. Il rêve de la Silicon Valley, où le monde de la technologie invente le futur à coups de processeurs.

Objectif Mars

En 1988, ayant obtenu la nationalité canadienne par sa mère, il quitte le foyer parental. Il souhaite avant tout échapper au service militaire du régime de l’apartheid. Direction Kingston, au Canada, avec son frère. Se finançant grâce à des petits boulots (son père a refusé de lui payer des études en dehors d’Afrique du Sud), il intègre l’université Queen’s avant, quatre ans plus tard, de partir pour les États-Unis.

À l’université de Pennsylvanie puis à Stanford, il étudie la physique, le commerce et, surtout, crée ses premières entreprises : Zip2 (éditeur de logiciel) et X.com (banque en ligne qui deviendra PayPal). Elles vont lui rapporter ses premiers millions de dollars. En octobre 2002, Paypal est ainsi vendu à eBay pour 1,5 milliard de dollars. Musk, qui en possède 11,7 %, empoche 175,5 millions. De quoi donner corps à son rêve spatial.

Déçu par une Nasa qu’il estime frileuse, il fonde SpaceX en 2002 (deux ans avant d’investir une partie de sa fortune dans Tesla), avec pour objectif de produire des véhicules de lancement spatiaux au premier étage réutilisable, dans le but d’abaisser les coûts de lancement et à long terme de rendre possible la colonisation de Mars.

Très optimiste, malgré quelques ratés, comme en septembre 2016 avec l’explosion de la fusée Falcon 9, ou en décembre 2020, avec l’explosion du prototype SN8, juste après le décollage, Elon Musk prévoit aujourd’hui d’envoyer des humains sur la planète rouge dès 2024, après deux missions inhabitées qui y auraient déposé l’infrastructure de survie nécessaire.

Dès le mois de mai 2020, l’entreprise a été la première société privée à envoyer des humains dans l’espace, à la Station spatiale internationale, et planche actuellement sur des prototypes de fusées réutilisables pour plusieurs vols.

Intelligence artificielle

Elon Musk a également une longueur d’avance sur les Gafam dans son projet de connexion universelle à Internet, a obtenu en 2018 l’aval des autorités américaines pour lancer dans l’espace une constellation de 4 425 satellites et créer le maillage nécessaire à un accès à Internet universel.

Quant à l’intelligence artificielle, elle l’obsède également, tant elle le fascine et l’effraie à la fois. Il a fondé en 2015 l’OpenAI, association de recherche chargé de réfléchir à la création d’une technologie à visage humain « au bénéfice du plus grand nombre ».

« Quand j’étais à l’université, je voulais être impliqué dans des choses qui changeraient le monde. Maintenant je le suis », s’est un jour réjoui le patron de SpaceX, qui a promis qu’il donnerait la moitié de sa fortune à des œuvres de charité, avec notamment « de gros versements dans vingt ans quand Tesla serait stabilisée ».

Doutes

Mais ces succès n’empêchent pas les phases de doute. Ainsi, le 7 août 2018, dans un tweet ayant surpris tout le monde, y compris dans les hautes sphères américaines, Elon Musk avait annoncé son projet de retirer Tesla, le constructeur de voitures électriques dont il est le PDG, de la bourse aux États-Unis, créant une panique boursière.

Deux semaines plus tard, sous la pression de ses actionnaires, il se rétractera, entraînant une enquête pour « fraude » du gendarme américain de la bourse, la Securities and Exchange Commission (SEC), qui se soldera en octobre 2018 par un accord de résolution à l’amiable, Tesla et son fondateur acceptant de s’acquitter chacun d’une amende de 20 millions de dollars.

Consécration boursière

En décembre, Tesla rencontre sa consécration boursière en intégrant le prestigieux indice S&P 500, regroupant les 500 plus grandes sociétés cotées aux États-Unis.

En rejoignant le S&P 500, l’action Tesla a systématiquement été inclue dans des fonds indiciels cotés (exchange-traded funds ou ETF), qui suivent de manière passive les fluctuations de l’indice, ce qui a encore boosté le titre, qui pèse aujourd’hui davantage que General Motors, Ford, Fiat-Chrysler, Toyota, Honda et Volkswagen cumulés.

Pourtant, les ventes du groupe restent bien loin des constructeurs traditionnels : Tesla n’a écoulé que 499 550 voitures sur l’année 2020, bien loin par exemple de Volkswagen et ses 11 millions de véhicules vendus en 2019.

Il est toutefois un des seuls fabricants à avoir tiré son épingle du jeu en 2020 alors que le marché automobile a subi un coup d’arrêt au printemps avec la fermeture temporaire des usines et de nombreux concessionnaires aux États-Unis face à la propagation du Covid-19. Tesla est parvenu à faire grimper ses livraisons de 36% dans le monde l’an dernier quand GM voyait ses ventes reculer de 11,8 % aux États-Unis.

Le groupe de M. Musk bénéficie de l’engouement des investisseurs pour les véhicules électriques et du fait qu’il est parvenu à gagner de l’argent pendant cinq trimestres consécutifs. La compagnie continue à fonctionner presque comme une start-up, d’après les analystes qui soulignent qu’elle n’a pas à gérer de syndicats ni de multiples sites de production. Grâce à sa nouvelle usine à Shanghaï, Tesla est bien implanté en Chine, un pays qui pourrait, selon le cabinet Deloitte, représenter 49 % du marché des véhicules électriques en 2030.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Bill Gates, Elon Musk… un piratage massif vise les comptes Twitter de personnalités et d’entreprises

juillet 15, 2020

De nombreux comptes ont été touchés mercredi par ce qui s’apparente à une vaste arnaque aux cryptomonnaies. Le réseau social a dit «examiner» la situation.

 

Les comptes Twitter de personnalités américaines, dont Bill Gates, Elon Musk ou encore Joe Biden et Barack Obama, et de grandes entreprises comme Apple et Uber ont été victimes mercredi après-midi d’un piratage massif aux cryptomonnaies. Des messages, rapidement effacés par les comptes visés, invitaient notamment les internautes à faire parvenir des bitcoins à des adresses spécifiques, prétendant renvoyer en échange le double des montants transférés. «Joyeux mercredi! J’offre des bitcoins à tous mes abonnés. Je double tous les paiements envoyés à l’adresse bitcoin ci-dessous», ont notamment pu lire les usagers de Twitter sur le compte d’Elon Musk, le fantasque patron de Tesla.

Les comptes du co-fondateur de Microsoft Bill Gates, du patron d’Amazon Jeff Bezos, du candidat démocrate à l’élection présidentielle Joe Biden ou encore de l’ancien maire de New York Mike Bloomberg, ont affiché pendant un temps des messages au contenu similaire. «Nous pouvons confirmer que ce tweet n’a pas été envoyé par Bill Gates. Cela semble faire partie d’un problème plus large auquel Twitter est confronté. Twitter est au courant et travaille à la restauration du compte», a indiqué une porte-parole de M. Gates à l’AFP.

Twitter a effet dit «examiner» la situation et a assuré qu’un communiqué serait prochainement diffusé. L’action de l’entreprise chutait de 4% à Wall Street dans les échanges électroniques après la clôture.

Par Le Figaro avec AFP

Facebook, vilipendée par tous, même dans la Silicon Valley

mars 23, 2018

San Francisco – La Silicon Valley n’est pas la dernière à vilipender Facebook mais c’est pourtant presque tout le secteur technologique qui prospère sur le trésor que représentent les données personnelles mises en ligne.

Facebook, qui revendique 2 milliards d’utilisateurs dans le monde, est dans la tourmente depuis une semaine, littéralement cloué au pilori pour n’avoir pas su protéger correctement les données confidentielles de millions d’utilisateurs, qui ont fini aux mains de la firme privée britannique, Cambridge Analytica (CA).

Cette polémique lui a déjà fait perdre 14% en Bourse cette semaine et plus de 50 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Vendredi, le patron de Tesla et SpaceX, le très médiatique Elon Musk, a promis de supprimer les pages Facebook des deux entreprises, rejoignant ainsi le mouvement appelant à « effacer Facebook » (#deletefacebook) lancé ces derniers jours notamment via…les réseaux sociaux.

La veille, c’est Brian Acton, cofondateur de l’application de messagerie WhatsApp, qui appelait à quitter le réseau social. « Il est temps de se soucier de la vie privée », dit celui qui travaille désormais pour Signal, une autre application de messagerie.

Brian Acton, dont la fortune est estimée à plus de 5 milliards de dollars, a vendu WhatsApp en 2014 à … Facebook pour 19 milliards de dollars.

Roger McNamee, un célèbre investisseur de la Silicon Valley et un des premiers actionnaires de Facebook, a lui aussi critiqué le groupe cette semaine, appelant son patron Mark Zuckerberg, mais aussi ceux de Twitter et Google, à aller s’expliquer devant le Congrès.

Avant même la polémique autour de CA, le célèbre investisseur du secteur Peter Thiel –lui-même membre du conseil d’administration de Facebook– a tiré plusieurs fois à boulets rouges sur tout le secteur technologique.

– « Système entier » –

Alors, Facebook est-il la victime expiatoire de tout un secteur qui a, comme le réseau social, bâti son modèle économique sur les données personnelles ?

« Le système entier est vulnérable à la manipulation », lance The Center for Humane Technology, une organisation fondée par d’ex-personnalités de la « tech » (dont Roger McNamee) souhaitant dénoncer ses dérives.

Ce qui est sûr, estiment nombre d’experts, c’est que la problématique va bien au-delà du réseau social, note l’analyste Rob Enderle.

« Tout ce qui les intéresse, c’est les annonceurs publicitaires, et l’utilisateur n’est finalement qu’un esclave numérique. Cette semaine, c’est Facebook mais ça pourrait être d’autres, Google, Twitter ou même Apple », explique ce spécialiste des groupes technologiques.

Des plate-formes de réservation de voitures comme Uber misent aussi sur les données personnelles, indispensables à la mise au point de la voiture autonome. Le géant du e-commerce Amazon accumule aussi une montagne de données.

D’où la question de savoir où mèneront ces torrents de critiques et les promesses des groupes technologiques — à commencer par celles de Facebook– dans un monde où la technologie fait partie de la vie quotidienne d’une bonne partie des individus comme des entreprises ou des gouvernements.

« Est-ce qu’ils peuvent aller plus loin pour protéger vos données personnelles ? Absolument pas. Car c’est toute leur viabilité financière qui dépend de l’usage de vos données. (…) Sans cela, ils ne gagneraient plus d’argent », résume Karen North, professeur de sciences numériques à l’Université de Californie du Sud (USC).

Quant aux annonceurs publicitaires, ils « pourraient avoir un impact s’ils arrêtaient de … faire de la pub. Mais ils ne peuvent pas. Les annonceurs ont bien plus besoin de Facebook » que l’inverse, relève Scott Galloway, professeur de la New York University.

L’idée qui se généralise est que les changements doivent venir de l’extérieur car « l’auto-régulation ne fonctionne pas », note Jennifer Grygiel, spécialiste des réseaux sociaux à l’Université de Syracuse (est).

C’est le but du Règlement européen de protection des données personnelles (RGPD) qui doit entrer en vigueur en mai et qui pourrait compliquer les affaires des groupes technologiques, du moins en Europe.

Aux Etats-Unis, The Center for Humane Technology, entre autres, dit batailler pour que « les gouvernements (mettent) la pression sur les entreprises technologiques ».

Mark Zuckerberg lui-même ne se dit pas totalement fermé à davantage de régulation, même si cela reste assez vague. « Il n’a pas de raison que le secteur de la publicité sur internet soit soumis à moins d’exigences de transparence que la publicité télé ou imprimée », a-t-il dit au Wall Street Journal jeudi.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mars 2018 22h10)                                            

États-Unis: New York-Washigton en 29 minutes en train? Elon Musk dit avoir l’accord gouvernemental

juillet 20, 2017

L’entrepreneur Elon Musk, patron de SpaceX et Tesla, le 19 juillet 2017 à Washington / © AFP / Brendan Smialowski

L’entrepreneur Elon Musk a annoncé jeudi que le projet de train à très grande vitesse qui relierait New York à Washington en 29 minutes seulement a reçu l’accord verbal du gouvernement, se disant « optimiste » quant à un accord formel qui pourrait intervenir « rapidement ».

L’homme d’affaires, fondateur du groupe automobile Tesla et de la société aéronautique SpaceX, a indiqué, dans un tweet, que l’accord avait été donné à la Boring Company, entreprise spécialisée dans le creusement de tunnel, qu’il a également créée.

« Viens de recevoir l’assentiment verbal du gouvernement pour la Boring Company afin de construire un Hyperloop souterrain NY-Phil-Balt-DC. NY-DC en 29 minutes », a tweeté le milliardaire sur son compte Twitter, utilisant les abréviations pour New York, Philadelphie, Baltimore et Washington, la capitale fédérale.

Environ 500 kilomètres séparent New York de Washington.

Sollicité, le ministère américain des Transports a renvoyé vers un porte-parole de la Maison Blanche, qui n’a pas confirmé cet accord.

« Nous avons eu des discussions prometteuses jusqu’ici », a indiqué le porte-parole, « et sommes résolus à mener des projets d’infrastructures transformants et nous croyons que les meilleures solutions sont souvent venues de l’ingéniosité et de l’énergie du secteur privé. »

Contactée par l’AFP, la société The Boring Company n’a pas immédiatement donné suite.

Elon Musk n’est directement impliqué que dans la réalisation des tunnels, par le biais de sa société The Boring Company.

Les trains, eux, sont développés par d’autres sociétés, sans lien capitalistique avec lui.

Dans ses tweets, jeudi, Elon Musk n’a pas expliqué quel était le partenaire du projet de train entre New York et Washington.

Plusieurs sociétés se sont positionnées sur ce marché. En avril, The Northeast Maglev, une société américaine, a présenté un projet similaire à celui évoqué jeudi par Elon Musk.

Elle collabore avec la compagnie ferroviaire japonaise JR Central, qui a développé la technologie dite « Scmaglev », pour Superconducting Magnetic Levitation, et teste actuellement un nouveau train à sustentation électromagnétique devant relier Tokyo à Osaka à une vitesse de 500 km/heure.

Contacté par l’AFP, The Northeast Maglev n’a pas immédiatement donné suite.

Cette société n’utilise pas le nom d’Hyperloop, à la différence d’Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies (HTT), qui développent également leurs propres projet de train à sustentation magnétique.

Dans d’autres tweets postés jeudi, Elon Musk évoque la création d’une liaison à très grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco ainsi que d’une ligne reliant plusieurs villes du Texas.

Il cite aussi le tunnel actuellement en construction pour désengorger Los Angeles.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 23h57)