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Un élu fâché envoie un car rempli de réfugiés syriens chez Merkel

janvier 14, 2016

Un élu mécontent de Bavière, par où arrivent les migrants rejoignant l’Allemagne, a annoncé avoir envoyé jeudi un autocar avec 51 réfugiés syriens à son bord vers la chancellerie à Berlin. Il souhaite ainsi protester contre la politique d’accueil d’Angela Merkel.

Par cette action symbolique dénoncée par une ONG, le président du canton rural de Landshut, Peter Dreier explique dans un communiqué qu’il veut « émettre le signal qu’on ne peut pas et qu’on ne doit pas continuer ainsi en matière de politique d’accueil des réfugiés ».

Le car devait arriver en fin d’après-midi dans la capitale. Il transporte 51 Syriens de 21 à 45 ans qui ont déjà obtenu le statut de réfugié en Allemagne et « se sont inscrits (volontairement) pour le trajet vers Berlin », selon le communiqué.

« Nous essayons d’intégrer ces gens mais cela ne marchera pas si une autre vague d’un million (de migrants) arrive. C’est pourquoi il est temps de taper du poing sur la table », s’est expliqué M. Dreier sur la chaîne de télévision N24.

L’organisation de défense des droits des migrants Pro Asyl a toutefois dénoncé avec véhémence cette initiative qui « utilise et abuse de la détresse des réfugiés pour dire ‘nous voulons fermer les frontières' ». « On instrumentalise des gens pour donner des images aux médias », a déploré son dirigeant, Günter Burkhardt sur N24.

Bras de fer bavarois
Riche Etat régional du sud de l’Allemagne, la Bavière doit prendre en charge la plupart des réfugiés qui arrivent en provenance d’Autriche après une odyssée à travers la Méditerranée et les Balkans. Ils sont ensuite répartis dans les autres régions allemandes mais la Bavière a à plusieurs reprises affirmé être débordée et avoir du mal à fournir un toit à tous les migrants.

Les dirigeants bavarois ferraillent depuis des mois contre la politique de la main tendue aux réfugiés d’Angela Merkel qui lui vaut aujourd’hui une chute de popularité. Après avoir menacé de fermer les frontières avec l’Autriche, le dirigeant de ce puissant Land (Etat régional), Horst Seehofer, a exigé que soit fixé un nombre maximum de migrants à accueillir.

Mais si la chancelière a promis de réduire tangiblement le nombre des réfugiés en agissant à l’échelle européenne et internationale, elle refuse fermement de fixer un plafond. L’an dernier, l’Allemagne a ouvert ses portes à quelque 1,1 million de demandeurs d’asile, un record historique qui la place face à un défi logistique considérable.

Romandie.com

Benoît XVI, un pape de transition ébranlé par les scandales

février 11, 2013

PORTRAIT – Benoît XVI est le premier pape à démissionner depuis le Moyen-Age. Sa décision surprise, annoncée lundi, vient clore huit années d’un pontificat rythmé par les scandales…

Il devait être un «pape de transition» après Jean Paul II. Elu au Vatican en 2005, Benoît XVI avait été choisi pour son âge déjà avancé –78 ans à l’époque– et son côté conservateur. Son pontificat a été plus mouvementé que prévu. En huit ans, Benoît XVI a été confronté à plusieurs scandales qui ont ébranlé l’Eglise. L’affaire des prêtres accusés d’abus sexuels sur des mineurs au cours des dernières décennies a été la plus grave, d’autant qu’il avait longtemps été chargé au Vatican de la discipline du clergé avant de devenir pape. «Il avait participé à l’étouffement de ces affaires», relève Frédéric Lenoir, sociologue et historien des religions. Benoît XVI a toutefois fait preuve d’une grande fermeté une fois pape. Dans un climat de honte et d’humiliation, il a condamné durement ces «péchés», accepté des démissions d’évêques, demandé pardon aux victimes et reconnu qu’une «purification» s’imposait au sein de l’Eglise.

>> Suivez les réactions à la démission du pape en direct par ici

«Vatileaks, la cause principale de sa démission»

En 2012, il est cette fois confronté au scandale de fuites de documents confidentiels au sein du Vatican. Surnommée «Vatileaks», cette affaire, qui révèle les profondes rivalités au sein de la Curie romaine (le gouvernement du Saint-Siège), conduit à l’arrestation de son propre majordome, Paolo Gabriele, qu’il a gracié en décembre. Selon Mgr Michel Dubost, évêque d’Évry-Corbeil-Essonnes, Benoît XVI a été très affecté par cette affaire. «Cela l’a éprouvé et fatigué. Il a été “trahi” par un proche. La dernière fois que je l’ai vu, son esprit était bien là, mais c’est comme si son corps se diluait, comme une bougie qui s’éteint. Je me suis dit que ça ne pouvait pas durer encore très longtemps», raconte-t-il à 20 Minutes. Frédéric Lenoir est encore plus direct. Pour lui, «le scandale Vatileaks est la cause principale de la démission de Benoît XVI. Il n’est plus en état de gérer ces querelles violentes, même si l’affaire est juridiquement terminée».

Un intellectuel humble et conservateur

Benoît XVI laisse l’image d’un pape «humble, spirituel mais identitaire», poursuit Frédéric Lenoir. Conservateur, il a refusé toute évolution de l’Eglise sur les questions de société comme l’avortement, l’euthanasie, la famille et l’homosexualité. Début 2012, il a ainsi estimé que le mariage entre homosexuels était une menace pesant sur la famille traditionnelle, et qu’il était susceptible d’ébranler «l’avenir même de l’humanité». Il est toutefois le premier à tolérer l’utilisation du préservatif dans certains cas pour éviter la propagation du sida.

Théologien rigoureux, Benoît XVI a contribué aux réformes du concile Vatican II avant de porter un regard plus conservateur sur les œuvres sacrées et la liturgie. Ses détracteurs lui ont reproché de revenir en arrière et de bloquer certaines réformes, mais aussi de mettre à mal le dialogue avec l’islam, les juifs et les autres chrétiens. De son côté, Mgr Michel Dubost salue un «grand intellectuel», «un homme timide qui, en petit groupe, était capable d’entrer en dialogue avec les autres de manière impressionnante».

Brièvement enrôlé dans les jeunesses hitlériennes

Né le 16 avril 1927 à Marktl am Inn en Bavière (Allemagne), Joseph Ratzinger a grandi à Traunstein où il a étudié le latin, le grec, l’histoire et la littérature. Son père était responsable de la police, très pratiquant et hostile aux nazis. Au début des années 1940, le jeune Joseph a été brièvement enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes, comme tant d’autres enfants de son âge, puisque l’adhésion à l’organisation était obligatoire.

Ordonné prêtre en 1951, il a été professeur à Ratisbonne, archevêque de Munich et cardinal en 1977 sous Paul VI, puis préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi en 1981 sous Jean Paul II. En 2002, il a pris la tête du Collège des cardinaux, chargé d’élire le prochain pape.

Mgr Michel Dubost est convaincu que «Benoît XVI était un homme qui ne cherchait pas à être pape, mais qui a accepté de l’être avec humilité et douceur». L’homme qui ne voulait pas être pape ne le sera plus le 28 février.

Par Faustine Vincent

Démission de l’élu américain qui avait tweeté des photos osées

juin 16, 2011

Après deux semaines de polémique et de critiques du camp démocrate, le représentant de New York Anthony Weiner a démissionné.

Anthony Weiner a confié à des proches son intention de démissionner, selon le New York Times, après deux semaines de polémique liée aux photos osées de lui qu’il avait postées sur Twitter. Confirmation ce jeudi après-midi: le représentant de New York a appelé la chef de la minorité démocrate Nancy Pelosi pour annoncer sa démission.

Lors d’une conférence de presse, l’élu démocrate avait reconnu le 6 juin avoir menti en affirmant que son compte Twitter avait été piraté. Ce qu’il avait pensé être un message direct et privé à une femme – une photo en gros plan de son slip – avait été envoyé à tous ses abonnés, à la suite d’une erreur de manipulation.

Il avait alors écarté la perspective d’une démission. Mais il semble avoir entendu les remarques de ses collègues démocrates, gênés par l’affaire. Et celles du président des Etats-Unis Barack Obama qui affirmait en début de semaine: « Je peux vous dire que si c’était moi, je démissionnerais ». « Le cauchemar est fini », glisse une source démocrate au Huffington Post.

L’Express.fr