Posts Tagged ‘Émirats arabes unis’

Émirats arabes unis : décès du président Khalifa Ben Nahyane Al Nahyane

mai 13, 2022

Âgé de 74 ans, l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis s’est éteint ce 13 mai

Khalifa Ben Zayed Al Nahyane. © DR

Le président des Émirats arabes unis et émir d’Abou Dhabi, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane, est décédé ce 13 mai, a annoncé le ministère émirati des Affaires présidentielles. Un deuil national de quarante jours sera observé dans le pays. Demi-frère de Mohammed Ben Zayed Al Nahyane (MBZ), désormais émir d’Abou Dhabi, il était président depuis 2004 et la mort de son père, Zayed Ben Sultan Al Nahyane, fondateur de l’État émirati en 1971.

Doté d’une fortune estimée par Forbes à près de 20 milliards de dollars – ce qui en faisait le deuxième homme le plus riche du Golfe –, il a largement laissé les rênes de l’État à son frère, « MBZ », depuis son accident vasculaire cérébral en 2014.

Soft power

Sous son règne, les Émirats arabes unis se sont installés comme une puissance régionale importante, notamment sur le plan militaire. C’est également lui qui a initié une politique de soft power mondial à travers ses investissements dans le monde du sport et du football.

Son fonds d’investissement Abu Dhabi United Group est ainsi devenu l’actionnaire majoritaire du club anglais de Manchester City en 2008.

Avec Jeune Afrique par Jihâd Gillon

Soudan : après le coup d’État, les grandes puissances placent leurs pions

octobre 27, 2021
Le général en chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhane, à Khartoum, le 26 octobre 2021. © ASHRAF SHAZLY/AFP

Avec le putsch militaire survenu le 25 octobre, le pays suscite l’intérêt de nombreux pays. États-Unis, Égypte, Émirats… chacun cherche à préserver ses intérêts face à la nouvelle donne politique.

Le coup d’État militaire au Soudan, le 25 octobre dernier, est un nouveau camouflet pour la diplomatie américaine. Les putschistes n’ont pas hésité à agir quelques jours seulement après la réunion de crise entre le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, et l’envoyé spécial de Washington, le sous-secrétaire d’État américain Jeffrey Feltman, à Khartoum.

Signe de leur intérêt pour le pays, les États-Unis ont été les premiers à condamner le coup d’État, aussitôt suivis par l’Union européenne, la Ligue arabe et l’Union africaine (UA), notamment. Après la timide réaction de l’organisation continentale face aux coups d’État survenus cette année au Mali, au Tchad et en Guinée, le président de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a exprimé le 25 octobre sa « profonde consternation » face à la « situation actuelle au Soudan », appelant à la reprise des consultations entre civils et militaires, au strict respect des droits humains, et à la libération de tous les dirigeants politiques arrêtés. Une réunion d’urgence du Conseil de paix et de sécurité de l’UA a été convoquée dans la foulée. 

L’Égypte et les Émirats, soutiens des putschistes ?

Les yeux sont également rivés sur l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), la principale organisation régionale de la Corne de l’Afrique. Elle est attendue sur ce dossier après avoir été mise à l’écart lors du déclenchement de la guerre au Tigré, en Éthiopie, en novembre 2020.

DANS LA BATAILLE DU GRAND BARRAGE DE LA RENAISSANCE, LE CAIRE GAGNE UN ALLIÉ PLUS CLAIR

Pour le voisin éthiopien, le coup d’État au Soudan est d’ailleurs une mauvaise nouvelle. Face au Premier ministre Hamdok, l’armée soudanaise faisait pression depuis des mois pour qu’une ligne plus agressive à l’encontre d’Addis-Abeba soit adoptée. Le Soudan, l’Éthiopie et l’Égypte sont en conflit autour du contrôle des eaux du Nil à cause de la construction du Grand Barrage de la Renaissance (Gerd) par Addis-Abeba. Dans cette bataille, Le Caire gagne un allié plus clair depuis que les militaires soudanais ont exclu les civils du pouvoir. 

Vus par de nombreux politiciens et militants soudanais comme ayant soutenu – voire encouragé – le coup d’État, les Égyptiens, tout comme les Émiratis et les Saoudiens, feront sans doute profil bas dans un premier temps. Leur inflexibilité idéologique va être mise à l’épreuve. Ces pays semblent craindre davantage une transition démocratique au Soudan que l’influence de leurs ennemis politiques, les Frères musulmans.

À la recherche de nouveaux alliés

Les mouvements politiques islamistes soudanais, liés au Parti du Congrès national d’Omar el-Béchir et aux Frères musulmans, appellent depuis plusieurs semaines à un coup d’État contre les civils du gouvernement de transition. Le putsch du 25 octobre va relancer leur combat contre les réformes politiques, économiques et judiciaires déjà entamées. Alors que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le prince héritier des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed al-Nahyan sont des ennemis déclarés des Frères et de leurs affiliés, des représentants égyptiens et émiratis vont se rendre à Khartoum, comme ce fut le cas après le renversement d’Omar el-Béchir en avril 2019, pour défendre leurs intérêts dans les négociations à venir.

La junte va avoir grand besoin de ses alliés dans le Golfe, car avec cette nouvelle donne politique, l’accord international de réduction de la dette du Soudan, l’accord avec le FMI et la Banque mondiale et les centaines de millions de dollars d’aide bilatérale américaine vont être menacés.

NOUS APPELONS LE PEUPLE SOUDANAIS À MANIFESTER

Le pays, dont l’avenir politique demeure incertain, promet donc de devenir un jeu d’échec entre grandes puissances. Alors qu’Abdallah Hamdok était encore détenu par les militaires, son bureau a publié une déclaration exhortant les manifestants à descendre dans la rue pour protéger les récents progrès accomplis en matière de droits démocratiques. « Nous appelons le peuple soudanais à manifester en utilisant tous les moyens pacifiques possibles… pour reprendre sa révolution aux voleurs. »

Ce mardi 26 octobre, le Premier ministre renversé a été ramené chez lui par les militaires, mais il reste en résidence surveillée. Et les manifestants continuaient de battre le pavé. 

Avec Jeune Afrique par Patrick Smith

Première visite officielle d’une délégation émiratie en Israël

octobre 20, 2020

Une délégation des Emirats arabes unis est arrivée mardi 20 octobre en Israël pour signer une série d’accords, la première visite officielle depuis la normalisation entre les deux pays. Accompagnée par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, la délégation a été accueillie par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.

Avec des économies gravement touchées par les conséquences de la pandémie de Covid-19, les deux pays espèrent recueillir rapidement les dividendes de leurs nouvelles relations, qui ont rompu un «consensus arabe» conditionnant toute normalisation avec Israël à un règlement du conflit israélo-palestinien. La délégation émiratie est conduite par le ministre d’Etat aux Affaires financières Obaid Al-Tayer et le ministre de l’Economie Abdallah ben Touq Al-Mari, a indiqué Hend Al-Otaiba, directrice de la communication stratégique au ministère émirati des Affaires étrangères.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

«Un jour glorieux pour la paix»

Israël et les Emirats arabes unis ont décidé d’exempter leurs ressortissants de visas, a annoncé mardi le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les Emiratis devenant ainsi les premiers citoyens d’un pays arabe à en être dispensés. «Nous exemptons nos ressortissants de visas», a affirmé M. Netanyahu sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. «Aujourd’hui nous faisons l’histoire qui perdurera sur des générations», a-t-il déclaré avant d’ajouter: «Nous nous souviendrons de ce jour comme d’un jour glorieux pour la paix».

Après cette prise de parole, des représentants israéliens et émiratis ont signé quatre accords: outre celui concernant l’exemption de visas, les autres textes concernent la protection des investissements, l’aviation et la coopération scientifique.

Les Emirats et Israël ont signé le 15 septembre à Washington, sous la houlette du président américain Donald Trump, l’accord de normalisation, qui a été ratifié lundi. Bahreïn a signé le même jour un accord similaire. Ces deux Etats du Golfe sont les premiers pays arabes à normaliser les relations avec l’Etat hébreu depuis l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

Par Le Figaro avec AFP