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Des appels émis depuis le sous-marin argentin (ministère)

novembre 18, 2017

Buenos Aires – Des appels par téléphone satellite attribués par la marine au sous-marin disparu depuis mercredi ont été reçus par des bases navales d’Argentine, a annoncé samedi le ministère argentin de la Défense.

Le contact n’a pas pu être établi, dit le communiqué de presse, et « on travaille pour localiser précisément l’émetteur ».

L’existence de ces appels « indiquerait que l’équipage essaie de rétablir le contact », précise le ministère.

Les recherches ont jusqu’ici été compliquées par la faible visibilité, due au mauvais temps dans la zone où le sous-marin a été localisé pour la dernière fois mercredi, à 430 kilomètres des côtes de la Patagonie et de la péninsule de Valdés.

« Les appels, d’une durée de 4 à 36 secondes, ont été reçus entre 10h52 et 15h42 (13h52 et 15h52 GMT) dans diverses bases de la marine, mais la communication n’a pas pu être établie », a indiqué le ministère.

La marine essaie désormais de « déterminer précisément d’où ont été émis les appels, devant la présomption qu’il pourrait s’agir du sous-marin qui a à son bord 44 membres d’équipage », a ajouté le ministère.

Romandie.com avec(©AFP / 19 novembre 2017 01h52)

Nouveau record pour les émissions de gaz à effet de serre

octobre 24, 2016

Les émissions de gaz à effet de serre dans le monde ont battu un record en 2015. Ce seuil continue d’augmenter en 2016. Pour la première fois, 400 parties par million (ppm) de CO2 ont été constatées en moyenne sur toute une année.

« Nous allons dans la mauvaise direction », a indiqué devant la presse à Genève le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas. Les niveaux avaient déjà atteint la barre des 400 ppm sur plusieurs mois et sur certains sites, mais jamais en moyenne sur toute une année.

Elle « était considérée comme la limite cruciale » pour les concentrations de C02, selon M. Taalas. Ces niveaux devraient rester au-dessus de ce taux pour 2016 et « pour de nombreuses générations ».

Si les émissions ne sont pas réduites, les concentrations de CO2 vont continuer à progresser de 2 ppm par an en moyenne comme sur les 10 dernières années, a précisé une autre responsable de l’OMM. Ou même peut-être davantage si l’utilisation des énergies non renouvelables ne baisse pas de manière importante.

Augmentation liée à El Niño
Le recours uniquement aux énergies renouvelables semble « impossible », mais tout dépend de l' »attitude humaine », a estimé la responsable. Plus de 90% des émissions sont liées aux énergies non renouvelables et 10% à la déforestation.

Par rapport à l’ère préindustrielle, dont le niveau de ppm ne pourra pas être atteint à nouveau avant des dizaines de milliers d’années, les concentrations de C02 ont augmenté de plus de 40%.

Celles de méthane ont progressé de près de 160% et sont à nouveau en hausse depuis une dizaine d’années. Celles du protoxyde d’azote (N2O) d’origine industrielle, agricole et domestique se sont étendues de plus de 120% et augmentent « de manière continue ».

Pour 2016, El Niño a contribué avec des sécheresses dans les régions tropicales. Les plus fortes augmentations de CO2 sont observées pendant les années où ce courant chaud est constaté. La hausse en 2017 devrait être moins importante.

La capacité d’absorption de CO2 par les forêts, la végétation et les océans a par ailleurs été diminuée. Forêts et océans absorbent environ la moitié du CO2 mais pourraient ne pas en absorber davantage. La fraction de dioxyde de carbone qui reste dans l’atmosphère serait alors augmentée.

Demande lancée aux Etats
Sur les 25 dernières années jusqu’en 2015, l’effet du réchauffement sur le climat s’est étendu de plus de 35%. Deux tiers sont dus au C02 et moins de 20% au méthane.

El Niño « a disparu. Le changement climatique non », ajoute M. Taalas. « Sans lutter contre le C02, nous ne pouvons pas lutter contre le changement climatique », a-t-il expliqué. Autre problème, une réduction des émissions de gaz à effet de serre actuellement ne diminuerait pas le nombre de désastres climatiques avant 2060.

L’accord conclu récemment pour éliminer les hydrofluorocarbures constitue une avancée « mais ne résoudra pas le problème », explique M. Taalas. Pour limiter le réchauffement à 1,5° comme le souhaite l’accord sur le climat, il faudra une action sur le C02.

Avant la prochaine Conférence sur le climat (COP22), qui aura lieu du 7 au 18 novembre à Marrakech, M. Taalas appelle à « mettre la pression sur les Etats » pour passer de la volonté politique à l’action concrète.

Romandie.com avec(ats / 24.10.2016 17h38)

Climat: urgence à agir pour tenir le cap des 2°C, l’énergie au coeur du défi

avril 13, 2014

BERLIN – Limiter à 2°C la hausse du thermomètre mondial par rapport à l’ère pré-industrielle est un défi encore possible à relever, ont affirmé dimanche les experts, mais cela exige une réduction, d’ici à 2050, de 40 à 70% des émissions de gaz à effet de serre, qui ne cessent de croître.

Sans changement majeur et rapide dans le mix énergétique mondial très dépendant du charbon et du pétrole – gros émetteurs de gaz à effet de serre (GES) – le thermomètre mondial aura subi une hausse de 3,7 à 4,8°C à l’horizon 2100, préviennent les chercheurs du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) dans un document publié à Berlin.

Pour réduire drastiquement les émissions de GES, selon Ottmar Edenhofer, coprésident du groupe ayant rédigé le rapport, il va falloir éviter de remettre à plus tard les efforts dans ce sens et faire des investissements considérables pour produire et consommer différemment l’énergie.

Le message de la science est clair: pour éviter des interférences dangereuses avec le système climatique, nous devons changer d’approche, a déclaré Ottmar Edenhofer.

Les travaux du Giec servent de base scientifique aux difficiles négociations internationales qui doivent aboutir en 2015 à Paris à un accord ambitieux et contraignant pour réduire les émissions de GES et financer les actions d’adaptation.

Selon le Giec, non seulement les émissions de GES ne cessent de croître mais elles le font à une rythme de plus en plus élevé: 2,2% par an entre 2000 et 2010, décennie qui a vu un retour en force du charbon. La Chine et les Etats-Unis sont les deux principaux émetteurs de GES.

La tendance actuelle doit donc être inversée et le temps presse pour agir. Sans réduction des émissions avant 2030, il sera plus difficile de ne pas dépasser les 2°C et les options seront plus réduites, alertent les scientifiques. Les investissements dans les énergies bas carbone vont devoir tripler, voire quadrupler entre 2010 et 2050.

Dans les énergies bas carbone, le Giec classe les renouvelables, le nucléaire et les énergies fossiles associées à une capture et un stockage du carbone, qui sont aujourd’hui à un stade expérimental.

– Agir plus tard sera plus coûteux –

La précédente évaluation du Giec remonte à 2007: depuis, la communauté internationale s’est donné comme objectif de ne pas dépasser le seuil de 2°C pour éviter des impacts catastrophiques dans de nombreuses régions du globe. Depuis l’ère pré-industrielle, la Terre s’est déjà réchauffée à une vitesse inédite (+0,8°C).

Le Giec ne conduit pas d’études mais recense et évalue les recherches existantes. Le document publié dimanche est une synthèse, appelée résumé pour décideurs, d’un rapport faisant plusieurs centaines de pages.

Plus nous attendons, plus ce sera coûteux et plus les défis seront grands, a déclaré à l’AFP Youba Sokona, coprésident du groupe auteur du rapport.

Actuellement, la production d’énergie représente 35% des émissions, l’agriculture et la forêt 24%, l’industrie 21%, les transports 14% et le bâtiment 6%. Le CO2 est de loin (76%) le principal gaz à effet de serre.

Depuis 2000, les émissions de tous les secteurs sont en hausse, à l’exception des forêts grâce au ralentissement de la déforestation.

En plus d’un tournant vers une production d’énergie émettant moins de CO2, une meilleure efficacité énergétique des bâtiments, des processus industriels et des modes de transports est incontournable. Le développement de la capture et du stockage de carbone semble une absolue nécessité.

L’instauration de normes plus contraignantes, la mis en place de taxes basées sur les émissions (taxe carbone) et de marchés du carbone, la réduction des subventions aux énergies fossiles sont d’autres leviers possibles.

Les actions de reforestation seront un facteur important pour absorber du CO2 présent dans l’atmosphère.

Ce rapport est très clair sur le fait que nous sommes face à une question de volonté mondiale et non de capacité à agir pour ne pas dépasser les 2°C, a réagi John Kerry, secrétaire d’Etat américain. Christina Figueres, responsable climat à l’ONU, a affirmé: le monde peut encore combattre le changement climatique mais à la condition que les nations soient collectivement plus ambitieuses.

Pour Samantha Smith, responsable climat et énergie au WWF International, ceux qui disent que c’est trop difficile et trop cher ont tort, car sans action immédiate, les coûts vont s’accroître, tout comme les impacts.

Ces travaux viennent compléter l’évaluation 2013-2014 du Giec après deux rapports sur les preuves du changement climatique et ses impacts.

Le rapport de 2007 avait grandement participé à la prise de conscience du réchauffement inédit de la planète et à la responsabilité des activités humaines.

Romandie.com avec(©AFP / 13 avril 2014 15h14)