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Gabon : l’ancien Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet est décédé

juin 11, 2020

Emmanuel ISSOZE-NGONDET

Emmanuel ISSOZE-NGONDET © François ZIMA pour JA

 

Emmanuel Issoze Ngondet est décédé , dans la nuit du 10 au 11 juin, à 59 ans, des suites des complications d’une crise d’asthme. Ancien ministre, puis Premier ministre, il avait été un des piliers du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, avant d’être écarté du gouvernement, fin 2019.

Admis dans une clinique de Libreville le 21 mai dernier pour des complications liées à une crise d’asthme, l’ancien Premier ministre est décédé dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin après avoir été placé en soins intensifs ces derniers jours. Selon l’un de ses proches, le député et ancien ministre Guy Maixent Mamiaka, le natif de Makokou avait pourtant été testé négatif au Covid-19.

« Tristesse immense d’apprendre le départ sans retour de notre aîné, Emmanuel Issoze Ngondet, ancien Premier ministre. Une étoile qui laisse une trace indélébile par son parcours. Un homme d’État au sens élevé du sacerdoce pour la République », a réagi le ministre des Affaires étrangères, Alain Claude Bilié By Nzé.

Un pilier du pouvoir

Né le 2 avril 1961, ce diplomate formé à l’École nationale d’administration avait débuté sa carrière comme conseiller au sein du ministère des Affaires étrangères qu’occupait à l’époque Ali Bongo Ondimba. Il avait ensuite occupé des postes au Cameroun, en Grande-Bretagne, au Canada et en Allemagne, avant d’être nommé ambassadeur en Corée du Sud, en Éthiopie (auprès de l’Union africaine) puis à New York (auprès des Nations unies)

Après un court passage comme ministre de l’Énergie,  début 2009, c’est à la tribune de l’ONU, en tant qu’ambassadeur, qu’il avait défendu la première élection d’Ali Bongo Ondimba, contestée par André Mba Obame, en octobre de la même année. Il avait été le directeur de la campagne du fils d’Omar Bongo Ondimba dans sa province de l’Ogooué-Ivindo.

Rappelé à Libreville en 2011, ce technocrate devenu politique ne quittera alors plus le gouvernement pendant près d’une décennie, devenant l’un des grands compagnons de route d’Ali Bongo Ondimba, occupant plusieurs ministères clés : Relations avec le Parlement, Budget, Fonction publique, puis Affaires étrangères. Député depuis 2011, il avait ensuite été nommé le 28 septembre 2016 au poste de Premier ministre.

Limogé en janvier 2019

Emmanuel Issoze Ngondet avait alors été le premier natif de l’Ogooué-Ivindo à prendre la primature. Il l’occupera un peu plus de deux ans, avant d’être limogé en janvier 2019, trois mois après l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo Ondimba, et remplacé par le Premier ministre actuel, Julien Nkoghe Bekale.

Il était à l’époque en conflit avec le directeur de cabinet du président, Brice Laccruche Alihanga. L’ex-Premier ministre avait, dans les semaines qui ont suivi, refusé le poste de médiateur de la République (qui n’est toujours pas occupé aujourd’hui) et préféré se contenter de son siège de député de Makokou à l’Assemblée.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Gabon : peu de figures de l’opposition au sein du nouveau gouvernement

octobre 3, 2016

Le Premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze-Ngondet , aux Nations Unies le 24 septembre 2016. © Jason DeCrow/AP/SIPA

Le Premier ministre gabonais Emmanuel Issoze Ngondet a dévoilé dimanche soir la composition du nouveau gouvernement. Malgré les annonces répétées en faveur d’une « large ouverture » prônée par Ali Bongo Ondimba après sa réélection contestée, de rares personnalités de l’opposition y font leur entrée.

L’équipe composée de 40 membres compte un peu plus de 30% de femmes, a précisé le Premier ministre lors d’un point presse au palais présidentiel après plusieurs jours de tractations. Si le gouvernement se voulait « largement ouverte aux forces vives de la nation », peu d’opposants ont été nommés.

Entrée de l’opposant Bruno Ben Moubamba

Principale figure de l’opposition à intégrer le gouvernement, l’ancien candidat Bruno Ben Moubamba (0,59%) est nommé vice-Premier ministre, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement.

Pendant la campagne, Bruno Ben Moubamba avait été l’un des adversaires les plus virulents au président sortant. Exclu de la table des négociations lors du ralliement de Guy Nzouba-Ndama et de Casimir Oyé Mba à la candidature de Jean Ping, l’ancien candidat avait ensuite été l’un des premiers à accepter le dialogue proposé par Ali Bongo après sa victoire contestée.

Autre personnalité issue des rangs de l’opposition, Estelle Ondo. La vice-présidente d’un des principaux partis d’opposition, l’Union nationale (UN) devient quant à elle ministre de l’Économie forestière, de la pêche et de l’Environnement. « L’Union nationale ne fait pas partie de ce gouvernement », a réagi Casimir Oyé Mba, ancien Premier ministre et membre de l’UN, contacté par Jeune Afrique.

La Défense rattachée à la présidence

Dans l’entourage proche du président, le secrétaire général de la présidence, Étienne Massard Kabinda Makaga, conserve son poste tout en récupérant le portefeuille de la Défense nationale, qu’Ali Bongo a occupé pendant 10 ans avant de succéder à son père en 2009. C’est d’ailleurs l’un des autres faits notables de ce gouvernement : le portefeuille stratégique de la Défense est désormais rattaché au secrétaire général de la Présidence.

D’autres hommes-clés de la réélection d’Ali Bongo conservent leur place au gouvernement. À l’image du porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Alain-Claude Bilie-By-Nze, reconduit, ou de l’ancien ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya, nommé aux Affaires étrangères.

« Ils ont juste récupéré les crève-la-faim »

« C’est donc cela « l’ouverture ? » La montagne a visiblement accouché d’une souris (…) Ils ont juste récupéré les crève-la-faim », a ironisé le directeur de communication de Jean Ping, Jean-Gaspard Ntoutoume Emane.

Près d’une semaine après la prestation de serment de Ali Bongo à un deuxième septennat, le bras de fer se poursuit entre le palais du bord de mer et Jean Ping. Jeudi, l’ancien patron de l’Union africaine, qui se proclame toujours « président élu », a appelé le 6 octobre prochain les Gabonais à respecter « une journée nationale de recueillement pour les familles endeuillées ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Gabon: Bongo nomme un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement d’ouverture

septembre 28, 2016

Libreville – Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a nommé un nouveau Premier ministre, l’actuel ministre des Affaires étrangères, Emmanuel Issoze Ngondet, pour former un gouvernement d’ouverture, a annoncé la présidence mercredi.

Le président de la République a nommé par décret M. Emmanuel Issoze Ngondet au poste de Premier ministre, chef du gouvernement et lui a demandé de former un gouvernement d’ouverture, a indiqué la direction de la communication présidentielle (DCP) dans un communiqué publié au lendemain de la prestation de serment d’Ali Bongo, 57 ans, pour un second septennat.

Le gouvernement pourrait être annoncé au plus tard dimanche. Puisque c’est un gouvernement d’ouverture, il faut le temps des consultations, a précisé à l’AFP le ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

M. Issoze Ngondet est nommé en remplacement de Daniel Ona Ondo, cinq jours après la validation de la réélection d’Ali Bongo par la Cour constitutionnelle qui a rejeté la requête de son rival, Jean Ping, dénonçant des fraudes.

La nomination d’un nouveau Premier ministre et les appels au dialogue et à l’ouverture ne changent rien. Il (M. Bongo) doit partir, a déclaré à l’AFP John Nambo, le directeur de cabinet de Jean Ping.

M. Ping devait prendre la parole jeudi après-midi, a précisé M. Mambo.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2016 21h45)