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La justice britannique abandonne la procédure d’extradition contre le chef du renseignement rwandais

août 10, 2015

Londres – La justice britannique a annoncé lundi avoir abandonné la procédure d’extradition lancée en juin contre le chef des services secrets rwandais Emmanuel Karenzi Karake, arrêté à Londres à la demande de l’Espagne.

La procédure a été abandonnée aujourd’hui, lundi, a déclaré un porte-parole du tribunal de Westminster Magistrate, à Londres. Il a ajouté que les accusations spécifiées dans le mandat d’arrêt n’entraient pas dans le cadre des infractions couvertes par la procédure d’extradition britannique.

Après un examen attentif, nous ne pensons pas qu’une extradition peut être prononcée en regard des faits reprochés, selon la loi britannique, ont confirmé les services du procureur de la couronne (CPS) dans un communiqué publié en fin d’après-midi.

De son côté, le cabinet d’avocat Omnia, qui assure la défense du général Karake, a affirmé dans un communiqué que le chef des services secrets rwandais avait été libéré sans condition après que les autorités espagnoles ont concédé qu’il n’avait commis aucun crime susceptible de poursuite en Angleterre et en Espagne.

Mais selon une source judiciaire espagnole, c’est le juge (britannique qui) a estimé que le Royaume-Uni n’était pas compétent pour examiner ce genre de crimes commis hors du territoire britannique, confirmant le communiqué du CPS.

Le général Karake, personnalité clé du régime rwandais, avait été arrêté le 20 juin à l’aéroport de Heathrow à Londres, à la demande de l’Espagne qui l’accuse de crimes de terrorisme en lien avec la mort ou la disparition de neuf Espagnols au Rwanda, dont trois travailleurs humanitaires de Médecins du Monde.

Il avait été libéré sous caution quelques jours plus tard, avec obligation de se présenter une fois par jour à la police, dans l’attente d’une décision sur le fond.

Désormais, il est libre de rentrer chez lui.

La justice espagnole enquête depuis 2008 dans ce dossier. Selon l’acte d’accusation espagnol, le général Karake aurait eu connaissance et approuvé le massacre de civils entre 1994 et 1997 dans les villes (rwandaises) de Ruhengeri, Gisenyi et Cyangugu, y compris la mort de trois travailleurs humanitaires espagnols.

Karake, une figure de l’ex-rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), majoritairement tutsi et dirigée par Paul Kagame, qui a mis fin au génocide de 1994 et dirige le pays depuis lors, fut aussi en 2008-2009 le numéro deux de la Minuad, la mission de paix ONU-Union africaine déployée au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

Fin juin, Paul Kagame avait vivement dénoncé son arrestation, évoquant l’arrogance absolue et le mépris de l’Occident.

Lundi, sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a réagi sur Twitter en se déclarant enchantée des informations en provenance de Londres. Gen. KK rentre à la maison! La procédure était inutile et abusive, a-t-elle ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2015 19h15)

Rwanda : Karake, le chef des services de renseignement, remis en liberté sous caution

juin 25, 2015

Le général Karenzi Karake à Kinshasa le 18 juin 2012. © CYRIL NDEGEYA/AFP

Le général Karenzi Karake à Kinshasa le 18 juin 2012. © CYRIL NDEGEYA/AFP

Arrêté samedi à Londres, Emmanuel Karenzi Karake, le chef des services de renseignement rwandais, a été remis jeudi en liberté sous caution. Il devra toutefois se présenter une fois par jour à la police d’ici son audience d’extradition prévue fin octobre.

Le général Karake, personnalité clé du régime rwandais, a refusé d’être remis à l’Espagne et devra se présenter une fois par jour à la police d’ici son audience d’extradition prévue fin octobre. Il devra résider à la résidence de l’ambassadeur du Rwanda à Londres ou dans une maison louée par l’ambassade rwandaise.

Il sera défendu par Cherie Blair, la femme de Tony Blair

Le militaire avait été arrêté à l’aéroport de Heathrow samedi, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par l’Espagne, où il est recherché pour crimes de terrorisme. Lors de l’audience de jeudi au tribunal de Westminster, le juge a demandé au militaire âgé de 54 ans s’il consentait à être remis à l’Espagne. « Je n’y consens pas », a simplement répondu le général Karenzi Karake, dit « KK », vêtu d’une combinaison verte et jaune. Par conséquent, le juge a fixé l’audience d’extradition aux 29 et 30 octobre.

À son entrée dans la salle, le général avait levé ses mains serrées au-dessus de sa tête, suscitant des cris d’encouragement depuis la galerie pleine à craquer où siège le public. L’avocate Cherie Blair, la femme de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, était assise juste derrière l’avocat de Karenzi Karake. Elle va également assurer la défense du général, a confirmé son cabinet Omnia Strategy LLP.

Le général est mis en cause en Espagne pour des crimes de terrorisme en lien avec la mort de neuf espagnols, qui auraient été tués notamment pour avoir aidé des réfugiés hutu. Il était auparavant poursuivi par Madrid pour des crimes plus graves mais cette partie de l’affaire a été classée fin 2014.

Jeuneafrique.com

Rwanda : Emmanuel Karenzi Karake, chef des renseignements, a été arrêté à Londres

juin 23, 2015
Emmanuel Karenzi Karake. © Monuc/AFP

Emmanuel Karenzi Karake. © Monuc/AFP

Le général Emmanuel Karenzi Karake, chef des renseignements rwandais, a été arrêté samedi 20 juin à Londres, a confirmé hier le bureau britannique des affaires étrangères. « Un scandale », selon la ministre rwandaise des Affaires étrangères.

Un mandat d’arrêt européen avait été émis par l’Espagne après l’inculpation d’Emmanuel Karenzi Karake en 2008, ainsi que d’une quarantaine d’autres officiers rwandais. Il est poursuivi pour génocide et crimes contre l’humanité commis au Rwanda et en RDC après le génocide de 1994, dans le cadre d’une enquête sur l’assassinat de trois humanitaires espagnols. C’est le principe de la compétence universelle qui permet aux juges espagnols de se saisir des cas de crimes les plus graves, même s’ils n’ont pas eu lieu sur leur territoire.

Karenzi Kanake, qui était chef des renseignements militaires de 1994 à 1997, est un proche de Paul Kagame, le chef de l’État rwandais, même si les deux hommes s’étaient brouillés à la fin des années 2000.

« Un scandale », selon Kigali

L’arrestation risque de brouiller les relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et le Rwanda, même si la question de l’extradition vers l’Espagne n’est pas encore réglée.

Le Rwanda a demandé officiellement des explications à Londres sur cette arrestation. La procédure judiciaire espagnole à l’encontre du général, qui est ancienne, est sujette à caution et ne répondrait pas aux critères requis par Interpol, selon Kigali.

La réaction la plus virulente est venue de la ministre rwandaise des Affaires étrangères. « La solidarité occidentale pour avilir les Africains est inacceptable. C’est un scandale d’arrêter un responsable rwandais sur la base de la folie de pro-génocidaires », a écrit Louise Mushikiwabo sur son compte Twitter.

Jeuneafrique.com