Posts Tagged ‘Empathie’

La lecture, nouvel élixir de jouvence ?

août 10, 2016

Man and woman reading books, stack of books pilled up between them

Getty Images

Stimulation du cerveau, plus grande empathie, stress réduit… la lecture possède de nombreux bienfaits. Mais une nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’université de Yale (USA), lui en attribue un nouveau. Lire plus de 3h30 par semaine aiderait à prolonger l’espérance de vie de deux ans.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié 3635 personnes de 50 ans et plus. Ces dernières ont été divisées en trois groupes : celles qui ne lisent pas, celles qui lisent jusqu’à 3 heures par semaine et celles qui y passent plus de 3h30. Au passage, les chercheurs ont constaté que les plus gros lecteurs sont les femmes qui ont suivi des études supérieures et qui un train de vie aisé.

Plus étonnant, les scientifiques ont réussi à établir un lien entre lecture et santé. Les individus qui lisent jusqu’à 3 heures par semaine, auraient 17% de risques en moins de mourir dans les douze années suivantes que les non-lecteurs. Les bibliophiles dans l’âme gagnent ainsi en moyenne deux ans de vie par rapport aux personnes qui ne lisent pas. Mais comment la lecture agit-elle sur notre santé ? Selon les chercheurs, elle booste le cerveau, fait travailler notre mémoire et permet de réduire la détérioration cognitive. Elle permet aussi d’oublier les soucis du quotidien et stabilise le rythme cardiaque. Une bonne raison de traîner un peu plus au lit avec un bon bouquin!

Serengo.net

Bénin – Lionel Zinsou : « Barack Obama a parlé avec empathie et humour, tout le contraire d’un donneur de leçons »

juillet 30, 2015
Lionel Zinsou, premier ministre du Bénin. © Bruno Levy/Jeune Afrique

Lionel Zinsou, premier ministre du Bénin. © Bruno Levy/Jeune Afrique

Le Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou, salue le discours historique de Barack Obama dans lequel il invitait les « dirigeants africains à ne pas s’accrocher au pouvoir ». Pour l’économiste, le bilan du premier président noir des États-Unis est « impressionnant ».

Barack Obama a livré un discours historique, mardi 28 juillet, au siège de l’Union africaine dans lequel il a martelé l’importance de la démocratie. Une salve qui a suscité de nombreuses réactions. Lionel Zinsou, Premier ministre du Bénin depuis juin 2015, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Qu’avez-vous pensé du discours de Barack Obama, prononcé devant l’Union africaine le 28 juillet ?

Lionel Zinsou : C’était du grand Obama. Il a une éloquence extraordinaire, un véritable style oratoire qui a fait son succès électoral et aujourd’hui mondial.

Pensez-vous qu’il a eu raison de fustiger les dirigeants africains “qui s’accrochent au pouvoir” ?

Ne retenir que la phrase sur le respect des Constitutions serait passer à côté de l’esprit de ce discours. Il l’a prononcée après s’être adonné à un extraordinaire exercice oratoire, celui d’un “sang mêlé” – et moi je le ressens d’autant plus fort que je suis aussi un sang mêlé – qui exprime admirablement sa fidélité à son lignage africain sans rien enlever à son titre de président américain.

Barack Obama n’aurait pas pu dire l’inverse. Cela aurait été un scandale mondial et il aurait blessé les nombreux démocrates qui existent en Afrique. Comme il s’adressait à tout le continent, il n’était pas “donneur de leçon”. C’est juste un président américain qui affirme des valeurs démocrates, toujours avec empathie, admiration et humour, pour déminer ce qui aurait pu passer pour de l’ingérence. C’était tout le contraire d’un ton donneur de leçons. Certes, on sait très bien quels pays il visait, notamment dans l’Afrique des Grands lacs… Il ne faut donc pas s’étonner qu’il y ait eu des réactions négatives dans des pays qui s’apprêtent à ne pas respecter leurs Constitutions.

Le Bénin n’est pas concerné par cette menace ?

Depuis 1990, le pays connaît des alternance démocratiques et des élections libres. Il n’y a pas eu de violations de la Constitution et le nombre de mandats imposé a toujours été respecté. Le Bénin l’a fait de lui-même et le Bénin n’est pas un donneur de leçons. Nous sommes à huit mois du premier tour d’une élection présidentielle totalement libre et tout le dispositif institutionnel est en place. Les intentions du président Boni Yayi ont été annoncées depuis plusieurs années. Le Bénin, comme le Sénégal ou le Ghana, fait partie des pays où il n’y a aucune ambiguïté à ce niveau-là.

Est-ce que Barack Obama a fait assez pour l’Afrique au cours de ses deux mandats ?

Barack Obama a fait beaucoup pour l’Afrique. Les États-Unis de Barack Obama ont même fait encore plus que ceux de Bill Clinton avec son traité sur le libre-échange ou ceux de Georges W. Bush avec ses actions dans le domaine de la santé. Tout en poursuivant ces programmes, Obama a impulsé deux initiatives porteuses, l’une sur l’énergie pour tous et l’autre pour les jeunes leaders africains. Parallèlement, on a constaté une montée en puissance des investissements américains en Afrique et une expansion des échanges commerciaux. C’est un bilan impressionnant et non pas insuffisant.

Son bilan a pourtant été critiqué…

Il est rare pour un homme politique de faire l’unanimité. Je ne sais pas quelle est la représentativité de ceux qui disent que son bilan est insuffisant. L’anti-américanisme, l’anti-occidentalisme et l’anti-capitalisme existent. Mais je peux vous assurer qu’une très grande majorité de l’opinion africaine considère Obama comme un héros. Vous savez ce qu’il a de commun avec Nelson Mandela ? Il a réussi à faire ce que tous croyaient impossible : devenir le premier président noir de la première puissance au monde.

Jeuneafrique.com par Sabrina Myre