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Amazon présente des excuses: oui, des livreurs doivent uriner dans des bouteilles

avril 3, 2021

NEW YORK — Amazon a présenté des excuses dans le blogue de l’entreprise pour avoir menti à un membre du Congrès, il y a plus d’une semaine.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le géant du commerce en ligne avait nié dans un micromessage envoyé au représentant démocrate Mark Pocan que certains de ses employés travaillaient si dur qu’ils devaient uriner dans des bouteilles d’eau vides pour ne pas abandonner leur poste.

Amazon a finalement dû admettre que certains de ses chauffeurs-livreurs ont peut-être dû uriner dans des bouteilles. L’entreprise s’est engagée à améliorer leurs conditions de travail.

La question a été soulevée pour la première fois le 24 mars par M. Pocan à la suite d’un micromessage d’un dirigeant d’Amazon affirmant que l’entreprise était un lieu de travail progressiste.

«Payer les travailleurs 15 $ de l’heure ne fait pas de vous un ‘lieu de travail progressiste’ lorsque vous menez des pratiques antisyndicales et obligez les travailleurs à uriner dans des bouteilles d’eau», avait répliqué le politicien.

Amazon avait alors répondu: «Vous ne croyez pas vraiment que les gens urinent dans des bouteilles, n’est-ce pas? Si c’était vrai, personne ne travaillerait pour nous.»

Dans un billet publié vendredi soir, Amazon a présenté des excuses auprès de M. Pocan. L’entreprise a reconnu que ses chauffeurs-livreurs «peuvent et ont du mal à trouver des toilettes à cause de la circulation ou parfois dans des zones rurales». Elle a souligné que la COVID-19 avait aggravé le problème, car de nombreuses toilettes publiques sont fermées.

«Soupir!, a répondu M. Pocan, samedi. Il ne s’agit pas de moi, mais de vos employés, que vous ne traitez pas avec suffisamment de respect ou de dignité.»

Amazon a écrit dans son article de blogue qu’uriner dans des bouteilles est un problème à l’échelle du secteur du camionnage. Pour essayer de prouver son point, il a partagé des liens vers des articles de presse concernant des chauffeurs d’autres entreprises qui ont dû le faire.

«Indépendamment du fait que cela concerne l’ensemble du secteur, nous aimerions le résoudre, a déclaré la société. Nous ne savons pas encore comment faire, mais chercherons des solutions.»

Les conditions de travail chez Amazon se sont récemment retrouvées sous les feux de l’actualité. Des employés d’un entrepôt ont voté la semaine dernière sur leur possible syndicalisation. Beaucoup se plaignent des journées de travail éreintantes de 10 heures qui ne comprennent que deux pauses de 30 minutes.

Amazon n’a pas répondu à une demande de commentaire.

– Par Joseph Pisani, The Associated Press avec La Presse Canadienne

Harcèlement sexuel: des milliers d’employés de Google manifestent à travers le monde

novembre 1, 2018

San Francisco – De Singapour à New York, en passant par Londres et même au siège mondial en Californie, des milliers d’employés de Google ont observé jeudi un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l’entreprise.

Ce mouvement social, le premier de cette ampleur au sein de cette entreprise symbole de modernité, est parti d’un article du New York Times paru la semaine dernière: le quotidien affirmait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables, dont Andy Rubin, créateur du système d’exploitation mobile Android, parti du groupe en 2014 avec une indemnité de 90 millions de dollars. M. Rubin a nié ces allégations.

Les organisateurs du mouvement avaient appelé les quelque 90.000 employés de Google dans le monde à sortir de leurs bureaux à 11 heures du matin, dans leur fuseau horaire respectif.

Au siège social du groupe, à Mountain View (Californie), des images diffusées par des salariés sur Twitter et par des télévisons locales montraient des milliers de salariés –surnommés « Googlers »– rassemblés entre les nombreux bâtiments du campus, le « Googleplex », en pleine Silicon Valley, le berceau des géants technologiques.

« Douze ans chez Google, et je n’ai jamais vu une foule aussi nombreuse. Fier d’être là pour soutenir la justice et la transparence », a notamment commenté sur Twitter un salarié, Ken Norton.

Le PDG, Sundar Pichai a fait savoir dans une déclaration écrite qu’il soutenait les employés qui choisissaient de débrayer.

Non loin de là, à San Bruno, ce sont des employés de la plate-forme vidéo YouTube, propriété du géant, qui ont eux aussi cessé le travail pour se rassembler par centaines devant leurs locaux.

Les rassemblements avaient démarré en Asie, à Singapour, où une centaine d’employés s’étaient regroupés en interne, selon une photo postée sur un compte Twitter animé par les organisateurs, puis à Tokyo, également en interne, et à Hyderabad, en Inde, selon plusieurs comptes suivant les manifestations.

Le mouvement a ensuite gagné l’Europe. Environ 500 employés se sont rassemblés dans un espace extérieur du siège européen de Google à Dublin. Et à Londres, des centaines d’autres se sont réunis dans une grande salle de l’entreprise avant de sortir dans la rue.

« Nous protestons pour soutenir nos collègues qui ont été victimes de harcèlement et pour réclamer que les auteurs ne soient pas protégés ou récompensés », a expliqué à l’AFP Sam Dutton, un développeur.

D’autres rassemblements ont été organisés à Berlin et Zurich, selon le compte Twitter des organisateurs.

– « Profondément désolé » –

A New York, où Google emploie près de 10.000 personnes, des centaines d’employés, pour la plupart âgés de moins de 40 ans, se sont retrouvés dans un parc proche des bureaux de l’entreprise dans le quartier de Chelsea. Certains étaient munis de pancartes affirmant que « L’heure est venue pour la high-tech » (« Time’s Up Tech »), une référence au mouvement « Time’s Up » de défense des personnes victimes de harcèlement sexuel, né dans la foulée du #MeToo en octobre 2017.

Quatre femmes et un homme se sont succédé au mégaphone pour pousser les manifestants à exiger un changement de culture chez Google, où les femmes représentaient en 2017 seulement 31% des salariés, et 25% des responsables.

« Nous avons l’ambition d’être la meilleure entreprise au monde », a lancé l’une des organisatrices new-yorkaises, Demma Rodriguez. « Chez Google, on attend de nous qu’on soit exceptionnel, qu’on tienne nos objectifs. Mais nous avons aussi des objectifs en tant qu’entreprise », a-t-elle ajouté, soulignant que l’une des valeurs de Google était « le respect ».

Claire Stapleton, une autre organisatrice, s’est félicitée du succès du mouvement, expliquant que l’idée était née lundi et s’était propagée dans l’entreprise via un groupe d’emails réunissant quelque 1.500 personnes.

« Je crois que (…) que nous voulons tous un changement (..) Je crois que la direction nous écoute », a-t-elle déclaré.

Après l’article du New York Times, Sundar Pichai avait envoyé un courriel aux salariés du groupe, indiquant que 48 salariés, dont 13 hauts responsables, avaient été renvoyés pour harcèlement sexuel ces deux dernières années, sans indemnité.

Il a assuré que le groupe ne tolérait plus aucun comportement déplacé.

Mardi soir, dans un autre message interne rendu public par le site spécialisé Ars Technica, le dirigeant s’est dit « profondément désolé pour les actions passées et le mal qu’elles ont causé aux employés ».

Mercredi, Alphabet, la maison mère de Google, a confirmé que Rich DeVaul, un responsable de « X », la division du groupe dédiée aux projets futuristes (ballons pour diffuser internet, drones de livraison…), venait de quitter Alphabet sans indemnité.

M. DeVaul faisait partie des hauts cadres « protégés » par Google alors que le groupe les savait accusés de harcèlement, selon le New York Times. D’après le quotidien, il avait fait des avances en 2013 à une femme qui candidatait chez Google.

La Silicon Valley est depuis plusieurs années accusée de sexisme et de fermer les yeux sur le harcèlement sexuel.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2018 20h26)                                                        

Afghanistan: trois employés étrangers enlevés et exécutés à Kaboul

août 2, 2018

Trois employés expatriés ont été enlevés et tués par des hommes armés à Kaboul jeudi matin et leurs corps retrouvés dans les faubourgs de la capitale afghane / © AFP/Archives / WAKIL KOHSAR

Trois employés expatriés ont été enlevés dans des circonstances encore confuses et exécutés jeudi à Kaboul, dans ce qui est qualifié d' »acte terroriste » par les autorités.

Les trois victimes, retrouvées menottées et criblées de balles, sont de nationalités indienne, macédonienne et malaisienne.

Leurs corps ont été découverts par la police à l’extérieur de Kaboul moins de deux heures après leur disparition.

Interrogée, l’ambassade d’Inde à Kaboul a confirmé la mort d’un de ses ressortissants. La représentation malaisienne à New Delhi a également confirmé dans un communiqué « la mort d’un ressortissant malaisien dont le corps a été retrouvé à 33 km au sud de Kaboul ».

Les trois hommes étaient des cuisiniers qui travaillaient pour une entreprise de restauration, a précisé à l’AFP une source de sécurité.

Personne n’a revendiqué cette opération.

« A ce stade nous pensons qu’il s’agit d’un acte de terrorisme », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Hashmat Stanikzai.

D’après ses informations, les trois hommes ont été enlevés dans l’est de la capitale afghane, à proximité de l’aéroport international.

Mais une certaine confusion demeure sur les circonstances de leur enlèvement.

Selon Bahar Mehr, conseiller de communication du ministère de l’Intérieur, ils ont quitté leurs bureaux dans l’est de la ville « vers 08H30 » (04H00 GMT) à bord d’une voiture conduite par un chauffeur.

Carte de l’Afghanistan localisant Kaboul / © AFP / afp

– Dans un champ –

« Environ une heure et demie plus tard, leurs corps ont été retrouvés dans les champs du district de Musahi », à bord d’une autre voiture.

« Les trois victimes sont des hommes dont les mains avaient été menottées. Ils ont été tués par balles. Deux d’entre eux se trouvaient dans le coffre et le troisième sur la banquette arrière », a précisé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi.

Le chauffeur qui les accompagnait jusqu’à leur interception et qui a donné l’alerte a été arrêté par la police et « fait figure de suspect », a-t-il précisé.

La région de Musabi et la route menant au Logar sont réputées dangereuses avec une importante présence des talibans.

Les enlèvements sont fréquents en Afghanistan, généralement crapuleux. Mais les bandes criminelles peuvent également revendre leurs otages étrangers à des groupes terroristes comme le réseau Haqqani. Celui-ci détient toujours, depuis septembre 2016, deux professeurs – un Australien et un Américain – de l’université américaine de Kaboul.

Cependant, les Afghans, en particulier à Kaboul, sont les premières cibles des enlèvements criminels.

La situation sécuritaire s’est globalement dégradée dans le pays avec la multiplication des attentats mais aussi la hausse de la criminalité, encouragée par un chômage élevé.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 14h52)

Guinée équatoriale: plus de 150 employés de Bouygues expulsés

juillet 25, 2011

MALABO – Plus de 150 employés étrangers du groupe français Bouygues accusés d`être en possession de documents officiels
(autorisations d`entrée et cartes de séjour) falsifiés devaient quitter la Guinée équatoriale, a appris l`AFP de sources concordantes samedi.

« Ces étrangers ont (eu) 48H00 (à compter de mercredi) pour abandonner le pays parce qu`ils ont des documents officiels falsifiés (autorisations d`entrée sur le territoire, cartes de séjour) », a déclaré à l`AFP sous couvert de l`annonymat un commissaire de police à Malabo.

« Nous avons reçu un document provenant du commissariat contenant plus de 150 noms de personnes qui doivent abandonner le pays », a indiqué à l`AFP un responsable de Bouygues à Malabo qui a refusé de donner son nom.

Selon lui « des gens » de la société chargée de recruter le personnel pour Bouygues auraient fait « des faux documents au personnel de Bouygues », a-t-il dit, expliquant que « cette décision est dure pour la société. L`absence de ces personnes expulsées va paralyser les travaux de Bouygues surtout le stade de Bata où va se jouer la Coupe d`Afrique des nations 2012 (CAN-2012) ».

Un employé de Bouygues à Bata (ville située sur la partie continentale de la Guinée équatoriale) a affirmé sous couvert de l`anonymat que parmi les étrangers se trouvaient des Camerounais, Gabonais et Ivoiriens.

Bouygues a récemment construit un hôtel 5 étoiles à Sipopo, une ville nouvelle paradisiaque ayant accueilli le sommet des chefs d`Etat de l`Union africaine fin juin.

L`entreprise française participe également à la construction de la ville industrielle d`Oyala au centre du pays, près de la ville natale du président Teodoro Obiang Nguema.
AFP