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Pénurie de main-d’œuvre: les employeurs appellent Québec à l’aide

novembre 12, 2021

MONTRÉAL — Les employeurs du Québec demandent au gouvernement d’agir d’urgence et avec force pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre.

© Fournis par La Presse Canadienne

À l’approche de la présentation de la mise à jour économique du gouvernement Legault, six grandes organisations d’employeurs ont livré vendredi à Montréal une liste de cinq demandes afin de contrer ce qu’elles qualifient de crise sans précédent et même de situation catastrophique dans l’économie québécoise.

En tête de liste, les organisations réclament une accélération du processus d’immigration, blâmant les délais beaucoup plus longs au Québec qu’ailleurs au pays, surtout que la pandémie a freiné l’arrivée de nouveaux immigrants.

Toujours en immigration, elles réclament une plus grande régionalisation de l’immigration pour combler les besoins en région.

Les organisations d’employeurs insistent également sur l’instauration de mesures pour garder ou ramener les travailleurs plus âgés en emploi.

Enfin, elles réclament un soutien aux PME pour requalifier la main-d’oeuvre et un appui pour faciliter l’implantation de nouvelles technologies et la modernisation des entreprises.

Les organisations qui lançaient cet appel, vendredi, sont l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le Conseil du patronat (CPQ), le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) 

Bien qu’elles représentent, à l’exception de l’UMQ, des employeurs privés, les organisations ont insisté sur le besoin de mettre en place de telles mesures pour combler également le manque d’employés dans le secteur public, notamment en santé, en éducation et en petite enfance.

Avec Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

Canada-Québec: L’embauche en temps de COVID-19, un grand défi pour les employeurs

avril 19, 2020
Une offre d'emploi pour pourvoir un poste de soudeur
© Marc-Antoine Mageau/Radio-Canada Une offre d’emploi pour pourvoir un poste de soudeur Déjà face à une pénurie de main-d’œuvre, des employeurs de l’Est-du-Québec ont plus que jamais de la difficulté à pourvoir leurs postes. La pandémie de COVID-19 complique les embauches.

Le fait que des employés qualifiés soient sur le chômage et que de nombreuses activités soient en suspens fait du recrutement un vrai casse-tête.

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Sur la Côte-Nord, la banque de candidatures du Carrefour jeunesse emploi Duplessis est vide. La plupart de ceux qui y étaient inscrits ont déjà trouvé un emploi.

Il est difficile en ce moment de garnir cette banque de candidatures. Ceux qui ont perdu leur emploi à cause des mesures mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19 sont souvent craintifs d’aller travailler dans les services essentiels, là où la demande est criante.

Fermeture des régions

De plus, le recrutement d’employés qui proviennent de l’extérieur est compliqué par le contrôle des déplacements entre les régions, affirme la directrice générale du Carrefour jeunesse emploi de Duplessis, Nadia Richard.

Barrage routier sur la route 132 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (archives)

© Samuel Ranger/Radio-Canada Barrage routier sur la route 132 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (archives)
«Avec notre service Place aux jeunes, on va chercher des gens de l’extérieur de la région pour pourvoir les postes plus difficiles avec des formations plus spécialisées. Mais là, tout est mis sur la glace parce qu’on ne peut pas voyager entre les régions.»De son côté, l’agent de migration pour Place aux jeunes au Bas-Saint-Laurent, Martin Poirier, précise que son organisme peut justement accompagner, dans ce contexte, les gens qui doivent venir s’installer la région pour un nouvel emploi.

«J’ai des profils qui doivent traverser des contrôles routiers. Il faut aller chercher l’information juste pour s’assurer qu’ils ne se fassent pas retourner aux points de contrôle.»

Après des discussions avec la Sûreté du Québec, Martin Poirier a appris que les personnes qui ont un bail de location ou une preuve d’embauche avec une date fixe peuvent traverser les points de contrôle entre des régions. Ils devront toutefois respecter la quarantaine de 14 jours une fois arrivés à destination.

Moins de recherches d’emploi

Le directeur général du Carrefour jeunesse emploi Avignon-Bonaventure, Ronald Ménard, remarque aussi que moins de personnes entre 18 et 35 ans font appel aux organismes d’aide en recherche d’emploi. Il estime que le nombre de demandes a baissé de 40 % depuis le début de la pandémie.

Les Carrefours jeunesse emploi prévoient être très occupés lorsque les employeurs reprendront leurs activités. © /iStock Les Carrefours jeunesse emploi prévoient être très occupés lorsque les employeurs reprendront leurs activités. Ronald Ménard précise que les intervenants sont toutefois occupés pendant la pandémie de COVID-19, même si les demandes sont moins nombreuses.

 

Les Carrefours jeunesses emploi ont aussi dû annuler l’ensemble de leurs activités de groupe et leurs événements, mais ils continuent d’accompagner les personnes en recherche d’emploi ainsi que les employeurs, à distance.

L’après-pandémie

Selon Nadia Richard, du Carrefour jeunesse emploi Duplessis, des employeurs se mettent déjà en action pour l’après-pandémie. Des entreprises font des entrevues à distance pour pourvoir des postes et être prêtes à reprendre leurs opérations une fois le confinement terminé.

Le centre de plein air du lac des Rapides

© Tourisme Sept-Îles Le centre de plein air du lac des Rapides
Les employeurs du secteur touristique et les entreprises saisonnières font face à des défis particuliers. L’industrie ne sait toujours pas s’il y aura une saison ou non.Certains employeurs, comme Tourisme Sept-Îles, ont malgré tout commencé à trouver des employés en prévision d’une possible relance, indique la directrice générale de Tourisme Sept-Îles, Marie-Ève Cyr.

D’ailleurs, les Carrefours jeunesse emploi prévoient être très occupés lorsque les employeurs reprendront leurs activités.

Par Radio-Canda avec les informations de Marie Kirouac-Poirier