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Affaire Navalny : les États-Unis comptent encore sanctionner la Russie

juin 20, 2021

Le conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale a annoncé ce dimanche que les États-Unis « préparaient » de nouvelles sanctions contre Moscou.

Alexei Navalny est incarcere en Russie depuis le mois de janvier.
Alexeï Navalny est incarcéré en Russie depuis le mois de janvier.© VASILY MAXIMOV / AFP

Les échanges constructifs et apaisés (tout du moins en apparence) entre Joe Biden et Vladimir Poutine semblent déjà bien loin. Le 16 juin, les deux chefs d’État n’ont que très peu évoqué le cas de l’opposant au Kremlin Alexeï Navalny. Mais les États-Unis, toujours soucieux de son état de santé et de son avenir, ont annoncé dimanche « préparer » de nouvelles sanctions contre Moscou, qu’ils accusent d’avoir empoisonné Alexeï Navalny, a annoncé Jake Sullivan, conseiller de Joe Biden à la sécurité nationale.

« Nous sommes en train de préparer une autre série de sanctions à appliquer dans cette situation », a-t-il indiqué à la chaîne américaine CNN, quatre jours après le sommet à Genève entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine.

Biden a mis Poutine en garde

Alexeï Navalny, à la tête de la principale formation d’opposition à Poutine, avait été transféré dans le coma dans un hôpital de Berlin en août 2020 après un empoisonnement en Russie qu’il impute au Kremlin. Il est resté près de six mois en convalescence en Allemagne et a été arrêté à son retour en Russie en janvier. Il est depuis incarcéré et Washington exige sa libération. « Nous avons déjà sanctionné la Russie pour l’empoisonnement d’Alexeï Navalny », a assuré Jake Sullivan dimanche. « Nous ne l’avons pas fait seuls, nous avons rallié nos alliés dans un effort collectif pour (sanctionner) l’utilisation d’un agent chimique contre un de leurs citoyens sur le sol russe. »

Le 2 mars, quelques jours après l’incarcération d’Alexeï Navalny dans une colonie pénitentiaire à l’est de Moscou, Washington avait sanctionné sept hauts responsables russes. Il s’agissait des premières sanctions prises à l’encontre de la Russie par Joe Biden depuis son arrivée à la Maison-Blanche fin janvier.

Juste avant le sommet russo-américain à Genève le 16 juin, le président Joe Biden avait aussi lancé un avertissement au sujet de l’opposant. La mort de Navalny « ne ferait que détériorer les relations avec le reste du monde. Et avec moi », avait-il dit. Lors de leur rencontre mercredi, Joe Biden et Vladimir Poutine ont affiché leur volonté d’apaiser les tensions, tout en restant avares d’annonces concrètes. Sur le sort de l’opposant Alexeï Navalny, Vladimir Poutine a simplement déclaré : « Cet homme savait qu’il violait la loi en vigueur en Russie. »

Par Le Point avec AFP

France/Pesticide dans l’eau d’un village catalan: plainte pour «empoisonnement»

août 5, 2020

Deux plaintes ont été déposées mercredi 5 août à Perpignan, une pour «empoisonnement», l’autre pour «négligence», à la suite de la découverte de pesticide dans l’eau alimentant un village des Pyrénées-Orientales, a indiqué à l’AFP l’avocat des plaignants.

A la suite de la pollution d’une rivière, les quelque 900 habitants de Tautavel sont privés d’eau potable depuis deux mois. L’avocat des plaignants Me Jean Codognès précise que deux plaintes ont été déposées: une contre X pour «empoisonnement» afin qu’une enquête puisse déterminer l’origine, la seconde pour «négligence» vise Perpignan Méditerranée Métropole, gestionnaire du réseau d’au potable.

«Négligence des pouvoirs publics»

L’avocat pointe «une conjonction de plusieurs problématiques: d’abord, les installations de pompage ne sont pas aux normes, classées fragiles et vulnérables, la zone de captage doit être modifiée depuis 2012, mais rien n’a été fait. Il y a une négligence des pouvoirs publics». «Ensuite, ajoute-t-il, on suspecte un ou des viticulteurs soit d’avoir utilisé ces produits chimiques interdits, soit d’avoir vidangé des cuves contenant ces produits dans des zones inadaptées», qui auraient terminé dans la rivière qui traverse le village, le Verdouble.

«Les analyses révèlent la présence de plusieurs molécules de pesticides, soit du fluxapyroxad, un fongicide, le thiamétoxame, un insecticide substance active de la famille néonicotinoides, de l’atrazine et therbuthylazine dont l’utilisation est interdite par décret N°2018-675 du 30 juillet 2018», soulignent dans leur plainte les trois associations.

Appel à ne plus consommer l’eau du robinet

Pour le président LR de Perpignan Méditerranée Métropole, Robert Vila, un retour à la normale est prévu pour le 10 août. «L’agence régionale de santé a effectué des analyses qui ont montré que l’eau n’était pas consommable. Aujourd’hui, dit-il, les analyses sont de plus en plus rassurantes, on se rapproche de quelque chose de normal. (…) On espère qu’aux alentours du 10 août la situation sera à nouveau normale». Depuis le 10 juin et l’appel à ne plus consommer l’eau du robinet, Perpignan Méditerranée Métropole distribue gratuitement des bouteilles d’eau aux habitants de Tautavel.

C’est «une analyse de routine (qui) a révélé la présence importante de pesticides, généralement utilisés dans le monde agricole. On avait alerté à plusieurs reprises de la fragilité de la station de traitement», a précisé à l’AFP Giselle Santana, de la délégation Pyrénées-Orientales de l’Agence régionale de santé (ARS). Cette semaine, dans l’urgence, «une station de traitement mobile a été installée, avec un filtre à charbon actif, qui permet de retenir les molécules présentes dans l’eau, mais le problème n’est pas réglé à long terme. La solution pérenne, c’est un investissement de plusieurs millions d’euros», ajoute l’experte de l’ARS.

Produits «cancérigènes»

«On ne peut pas suspecter un geste volontaire, il faut identifier le fautif pour faire cesser ces pratiques. Ce sont des produits hyper dangereux, cancérigènes», alerte Patrick Marcotte, porte-parole local d’EELV et du collectif Alternative aux pesticides 66, une des associations plaignantes. Les deux autres associations à avoir porté plainte sont l’Association des usagers de l’eau des Pyrénées-Orientales et l’Association Tautavelloise pour l’information et la sauvegarde.

«On regrette le laisser-faire de l’ancienne municipalité alors que la rénovation du captage était subventionnée à 80%. Il faut relancer le débat sur le développement de la viticulture bio, 20% du vignoble est en bio dans le département, c’est un terroir exceptionnel, il faut protéger cette AOC magnifique (AOC Côtes du Roussillon Villages-Tautavel)», plaide l’écologiste.

Par Le Figaro avec AFP

RDC/Décès à la présidence : le personnel soumis aux tests de la covid-19 et d’empoisonnement

juin 3, 2020

 

Le conseiller spécial du chef de l’État chargé de la couverture santé universelle a révélé que les rumeurs autour des morts en cascade déplorés ces derniers temps à la présidence de la République devraient être analysées.

 

Les décès en série qui ont eu lieu ces derniers temps à la présidence de la République ont donné lieu à toute forme de spéculations. D’aucuns sont ceux qui ont attribué cette situation à l’empoisonnement collectif du personnel de la première institution du pays alors qu’aucune déclaration officielle dans ce sens n’a été faite pour confirmer ces allégations. Dans différents milieux, en effet, cette thèse a circulé jusqu’à forger des convictions autour de ce qui paraît, aux yeux de nombreux congolais, pour une évidence. Malgré les mises au point du porte-parole du chef de l’Etat tendant à écarter l’hypothèse d’empoisonnement, le doute persiste toujours.

Le fait que les membres de l’UDPS soient les principales victimes de ce qui ressemble à une série criminelle aura ravivé les suspicions jusqu’à indexer les délégués de l’UNC prestant au cabinet du chef de l’Etat. Et pourtant, ces derniers n’arrêtent de clamer leur innocence dans cette tragédie macabre dont les auteurs, argue-t-on, pourraient vraisemblablement être des agents extérieurs. « L’UNC et l’UDPS sont en alliance dans la conduite des affaires de l’Etat et il serait inadmissible que leurs délégués développent une méfiance réciproque qui ne ferait pas avancer la République », a réagi un analyste politique.

C’est aux fins d’en savoir un peu plus sur ces morts à la pèle que la Présidence de la République a résolu de soumettre son personnel aux tests d’empoisonnement et à la covid-19. En effet, depuis le lundi 1er juin, les agents et cadres œuvrant au cabinet du chef de l’Etat  se relaient au centre de santé situé sur le site présidentiel pour procéder aux tests volontaires. « Nous avons pris des précautions pour analyser les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état des décès à répétition par empoisonnement à la Présidence », a indiqué le conseiller spécial du chef de l’État chargé de la couverture de santé universelle dans une récente intervention médiatique.

Pour le Dr Roger Kamba, la présidence de la République prend tout au sérieux et essaie de répondre à tous les questionnements liés aux décès enregistrés au cabinet du chef de l’Etat de manière objective. « Les résultats seront publiés afin d’éclairer les zones d’ombres (…) Il n’y a pas de secret. Le seul secret, c’est la méthode de travail. Après, la présidence de la République doit pouvoir communiquer et donner l’information à la population. Elle est inquiète et elle le manifeste de plusieurs manières », a-t-il ajouté.   A noter que face à la persistance de la rumeur autour de l’empoisonnement présumé du personnel de la Présidence, celle-ci a pris un train de mesures pour protéger ses travailleurs. Il s’agit, entre autres, de la réduction drastique du nombre des collaborateurs dans les différents services pour éviter les contaminations à la Covid-19 et l’adoption du télétravail comme nouveau mode de travail afin de parer à toute éventualité.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Afrique du Sud: l’ex-président Zuma affirme qu’un de ses fils a été empoisonné

mai 6, 2020

L’ancien président sud-africain Jacob Zuma a affirmé que son fils décédé en 2018 avait été empoisonné par des individus qui s’en sont pris au jeune homme à défaut de pouvoir le tuer lui. En juillet 2019, devant une commission chargée d’enquêter sur la corruption pendant son règne (2009-2018), Jacob Zuma avait assuré avoir «survécu à plusieurs tentatives» d’assassinat qu’il avait attribuées, sans les nommer, à trois «organisations de renseignement».

Dans un entretien posté mardi sur YouTube, où il s’entretient avec son fils Duduzane, l’ex-président, âgé aujourd’hui de 78 ans, revient sur ces affirmations. Selon lui, l’un de ses enfants, Nhlakanipho Vusi Zuma, décédé en juillet 2018 à l’âge de 25 ans, a été victime des individus qui voulaient le tuer. Nhlakanipho Vusi Zuma «souffrait d’une maladie qu’on peut contrôler jusqu’à ce qu’on devienne très vieux, mais il est mort très subitement», explique Jacob Zuma dans cette vidéo de 45 minutes.

«Maintenant que je sais comment il est mort, cela me peine encore davantage. Je sais que ce sont les gens qui essayaient de me tuer ou de m’atteindre (…) qui ont pris la décision de faire quelque chose qui me ferait mal», ajoute-t-il. À défaut «de prendre ma vie, ils s’en sont pris au jeune homme d’une manière très cruelle, parce qu’ils ont interféré dans son traitement pour l’empoisonner», dit-il encore sans apporter de preuves de ces affirmations.

Jacob Zuma a dirigé l’Afrique du Sud de 2009 à février 2018, quand il a été poussé à la démission par son propre parti, le Congrès national africain (ANC), en raison des nombreux scandales de corruption dans lesquels le président était embourbé.

Il est soupçonné d’avoir généralisé le pillage des ressources de l’Etat, notamment en favorisant illégalement les affaires d’une sulfureuse famille d’hommes d’affaires dont il est proche, les Gupta. Il est poursuivi pour corruption dans une vieille affaire de contrat d’armement, antérieure à son arrivée à la tête de l’Etat.

Par Le Figaro avec FAP

Le second suspect de l’affaire Skripal est un médecin du renseignement militaire russe (Bellingcat)

octobre 8, 2018

Londres – Le second suspect de la tentative d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en mars à Salisbury (Angleterre) est un médecin du service de renseignement militaire russe (GRU), a annoncé lundi le site d’investigation bellingcat.com.

« Nous avons identifié ‘Alexandre »Petrov’ comme étant Alexandre Yevgenïevich Michkin, un médecin militaire employé par le GRU », précise le site Bellingcat, basé à Leicester (centre de l’Angleterre).

Le site explique s’être appuyé sur « de multiples sources », dont des « témoignages de personnes familières » avec l’individu, ainsi que des copies de documents d’identité, notamment de son passeport, dont il présente une photo.

Selon Bellingcat, Alexandre Yevgenïevich Michkin est né le 13 juillet 1979 à Loyga, en Russie. Il a étudié la médecine dans une académie militaire, avant de suivre un entrainement de médecin au sein de la marine russe.

Recruté durant ses études par le GRU, il a ensuite pu disposer d’une carte d’identité et d’un passeport au nom d’Alexandre Petrov.

C’est ce nom qui avait été communiqué par la police britannique lorsqu’elle avait présenté les conclusions de son enquête sur les deux hommes suspectés d’avoir tenté d’empoisonner, le 4 mars à Salisbury, l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia au Novitchok, un agent innervant développé par les militaires soviétiques. La police avait alors souligné que le nom utilisé était sans doute un pseudonyme.

Le 26 septembre, le site avait déjà révélé l’identité de l’autre suspect, présenté par la police britannique comme étant Ruslan Boshirov. « Le suspect est en fait le colonel Anatoli Tchepiga, un officier du GRU décoré de hautes distinctions », avait affirmé Bellingcat.

Le président russe Vladimir Poutine avait le 12 septembre déclaré savoir qui étaient les deux hommes mis en cause par Londres. Il avait assuré qu’ils étaient des « civils » n’ayant rien fait de « criminel ».

Les deux hommes avaient ensuite été interviewés par la télévision publique russe RT, affirmant s’être rendus en touristes à Salisbury, ville du sud-ouest de l’Angleterre où vivait l’ex-agent double empoisonné. Ils avaient démenti être des agents du GRU.

Romandieec(©AFP / 08 octobre 2018 19h36)                                                        

Skripal: le témoignage des deux suspects moqué au Royaume-Uni

septembre 14, 2018

La cathédrale de Salisbury le 7 juillet 2018 / © AFP/Archives / NIKLAS HALLE’N

Le témoignage télévisé des deux hommes accusés par Londres d’avoir empoisonné un ex-espion russe et sa fille en Angleterre et se décrivant comme de simples touristes a suscité une vague de moqueries au Royaume-Uni, à commencer par le ministre des Affaires étrangères.

Sur la chaîne de télévision publique russe RT, Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov ont nié être des agents des services de renseignement militaire russes (GRU), comme les en accusent les autorités britanniques qui doutent qu’il s’agisse de leur véritable identité.

Ils ont confirmé avoir visité, la veille et le jour de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille, les 3 et 4 mars, la ville de Salisbury (sud-ouest), où vivait l’ex-agent double, tout en affirmant que leur présence relevait de la simple visite touristique.

« Nos amis nous avaient suggéré depuis longtemps de visiter cette ville fabuleuse », ont-ils dit. Et Rouslan Bachirov de préciser qu’ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ».

« La dernière fois que l’armée russe a prétendu être en vacances, c’est quand elle a envahi l’Ukraine en 2014 », a raillé le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt sur Twitter.

La cathédrale de Salisbury a profité de l’occasion pour faire son autopromotion, publiant sur Twitter une photo de sa flèche, « la plus haute du Royaume-Uni ».

En une du Daily Telegraph vendredi, le caricaturiste Matt a dessiné trois espions sur un pont de Moscou avec ce commentaire: « Vous êtes allés à la cathédrale de Salisbury et vous ne nous avez pas ramené un porte-clés ou un marque-page? ».

Le twitto Kevin Osborne (@skinoverbone) a publié une photo de la nouvelle gamme de souvenirs proposés par la cathédrale de Salisbury: des poignées de porte, allusion à la poignée de la porte d’entrée de Sergueï Skripal qui, selon la police britannique, aurait été aspergée de Novitchok, un puissant agent innervant de conception soviétique.

Les deux « touristes » russes recherchés par le Royaume-Uni / © AFP / Laurence CHU

Richard Osman, un animateur de quiz à la télévision britannique, a publié un faux sondage sur Twitter. « Pouvez-vous aider mes deux amis? Ils se rendent au Royaume-Uni mais seulement pour deux jours (…). Quels sont les deux endroits qu’ils devraient visiter? ». Il offre le choix entre Londres et Edimbourg, Oxford et Cambridge, Manchester et Liverpool et… Salisbury et Salisbury.

Le gouvernement britannique a dénoncé jeudi les propos des deux hommes comme « une insulte à l’intelligence du public ».

Depuis le début, le Royaume-Uni accuse Moscou d’être à l’origine de l’attaque, qui a engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin d’une part, et Londres et ses alliés occidentaux de l’autre.

Le 5 septembre, les autorités britanniques ont annoncé avoir émis un mandat d’arrêt européen contre Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov.

Hospitalisés pendant plusieurs semaines, les Skripal ont survécu à l’empoisonnement, ainsi que le policier contaminé en leur portant secours.

Romandie.com avec(©AFP / (14 septembre 2018 13h21)

Empoisonnement: l’ex-espion russe Sergueï Skripal est sorti de l’hôpital

mai 18, 2018

L’ex-agent russe Sergueï Skripal lors d’un procès à Moscou, le 9 août 2006 / © Kommersant Photo/AFP/Archives / Yuri SENATOROV

L’ex-espion russe Sergueï Skripal, empoisonné à l’agent innervant, est sorti de l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre) où il était soigné depuis le 4 mars, a annoncé vendredi le service de santé public NHS England.

« C’est une nouvelle fantastique que Sergueï Skripal se sente assez bien pour quitter l’hôpital de Salisbury », a déclaré la directrice générale de l’hôpital Cara Charles-Barks, citée dans un communiqué. L’empoisonnement de M. Skripal et sa fille Ioulia a provoqué une grave crise diplomatique entre Londres, soutenue par ses alliés occidentaux, et Moscou, accusée d’être responsable de l’empoisonnement survenu début mars mais qui nie vigoureusement toute implication.

Cette crise s’est traduite par la plus importante vague d’expulsions croisées de diplomates de l’Histoire.

Sergueï Skripal et sa fille avaient été retrouvés inconscients, le 4 mars, sur un banc à Salisbury, où vit l’ex-espion de 66 ans. La police britannique estime que les Skripal sont entrés en contact avec le poison au domicile de Sergueï, où sa fille était venue lui rendre visite de Russie. Au total neuf sites, dont trois situés dans le centre-ville, ont dû être décontaminés.

Les patients, le personnel et les habitants de Salisbury ont « traversé des moments difficiles avec cet incident », a souligné Mme Charles-Barks, se réjouissant que les trois personnes contaminées aient pu toutes quitter l’hôpital.

Ioulia Skripal est sortie de l’hôpital le 11 avril tandis que le policier Nick Bailey, le premier à leur avoir porté secours, et qui avait également été victime de l’agent innervant, est sorti dès le 22 mars.

Ancien colonel du service de renseignement de l’armée russe, Sergueï Skripal avait été accusé de « haute trahison » pour avoir vendu des informations au renseignement britannique, et condamné en 2006 à 13 ans de prison. En 2010, il avait fait l’objet d’un échange de prisonniers entre Moscou, Londres et Washington, et s’était installé en Angleterre.

Londres accuse la Russie de les avoir empoisonnés avec un agent neurotoxique de conception soviétique appelé Novitchok, ce que Moscou a fermement démenti.

Le 12 avril, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avait confirmé l’analyse britannique sur l’identité du poison utilisé, précisant que la substance chimique était d’une « grande pureté ».

Pour l’équipe médicale, soigner les trois victimes de l’empoisonnement a représenté un « défi énorme et sans précédent », a déclaré dans le communiqué du NHS England la directrice des soins infirmiers, Lorna Wilkinson. Le rétablissement de Sergueï Skripal se déroulera « désormais loin de l’hôpital », dans un lieu non précisé.

A sa sortie de l’hôpital, Ioulia Skripal avait décliné l’aide consulaire russe, selon la police britannique.

Selon les médias britanniques, elle avait été emmenée en lieu sûr par les autorités britanniques. Cela avait provoqué l’ire de l’ambassade russe, qui avait estimé sur Twitter qu’elle était « retenue en otage ».

« Dans l’intérêt de la sécurité de Sergueï et de Ioulia, nous ne parlerons d’aucun des dispositifs de protection ou de sécurité en place », indique Scotland Yard dans un communiqué diffusé vendredi. La police souligne par ailleurs qu’ « il s’agit d’une enquête complexe et les détectives continuent de rassembler toutes les preuves pour établir les faits et les circonstances de cette horrible attaque ».

Romandie.com avec(©AFP / 18 mai 2018 15h22)                

Ioulia Skripal sort de son silence, Moscou exige des réponses à l’ONU

avril 5, 2018

Photo du banc ont été retrouvés Ioulia Skripal et son père le 4 mars 2018 à Salisbury / © AFP/Archives / Ben STANSALL

Ioulia Skripal est sortie jeudi de son silence pour dire qu’elle allait « de mieux en mieux » après avoir été empoisonnée en Angleterre avec son père, un ex-espion russe, à quelques heures d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à cette affaire.

La Russie, accusée par Londres d’être responsable de cet empoisonnement à l’origine de l’une des plus graves crises diplomatiques entre Moscou et les Occidentaux depuis la Guerre froide, a averti le Royaume-Uni que ses « questions légitimes » ne pourraient être ignorées.

« Je me suis réveillée il y a maintenant plus d’une semaine et je suis heureuse de dire que je me sens de mieux en mieux chaque jour », a déclaré Ioulia, 33 ans, citée dans un communiqué de la police britannique.

Peu avant, la télévision publique russe avait diffusé un enregistrement audio présenté comme une conversation téléphonique entre Ioulia Skripal et sa cousine Viktoria, qui réside en Russie.

Dans cet enregistrement dont l’authenticité n’a pas été démontrée, celle qui est présentée comme Ioulia Skripal affirme qu’elle et son père sont en phase de rétablissement et qu’elle pourra bientôt quitter l’hôpital.

Après l’échec de la Russie à convaincre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) de l’inclure dans son enquête, le nouveau face à face diplomatique prévu dans l’enceinte de l’ONU à New York, à partir de 19H00 GMT, s’annonce tendu.

L’empoisonnement le 4 mars sur le sol britannique de Sergueï Skripal et de sa fille a suscité depuis le 14 mars une vague historique d’expulsions croisées de la Russie et des pays occidentaux, concernant au total environ 300 diplomates.

Les 60 diplomates américains en poste en Russie expulsés par Moscou ont plié bagage jeudi au petit matin, embarquant avec leurs familles dans trois autocars et plusieurs minibus, avec valises et animaux domestiques.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé que la situation actuelle autour de l’affaire Skripal « créait une menace pour la paix et la sécurité dans le monde »: « Le Conseil de Sécurité doit examiner cette question sous tous les aspects et de manière objective ».

Le Conseil de sécurité avait déjà tenu le 14 mars une réunion d’urgence sur ce dossier, cette fois à l’initiative du Royaume-Uni.

« Nous insistons pour que soit menée une enquête substantielle et responsable », a martelé M. Lavrov. « Il ne sera pas possible d’ignorer les questions légitimes que nous posons ».

– ‘Enquête transparente’ –

La Russie avait convoqué mercredi les Etats membres de l’OIAC à La Haye, sans parvenir à les convaincre de l’inclure dans l’enquête, ce qu’elle réclame instamment depuis la mi-mars.

M. Lavrov a assuré jeudi que la Russie « accepterait les résultats de n’importe quelle enquête à condition qu’elle soit transparente et que nous puissions y participer de manière équitable ».

Moscou nie catégoriquement toute implication dans l’empoisonnement des Skripal et dénonce « une provocation » occidentale et « une campagne antirusse ».

– Laboratoire –

Devant l’OIAC, Moscou avait proposé en vain que la Russie mène une enquête conjointe avec la Grande-Bretagne, avec la médiation de cette organisation internationale.

La proposition russe, présentée conjointement avec l’Iran et la Chine, avait d’emblée été qualifiée de « perverse » et de « tentative de diversion » par la délégation britannique, et rejetée lors du vote de l’OIAC.

La Grande-Bretagne a en revanche maintenu ses accusations contre la Russie, qu’elle tient pour responsable de l’attaque commise à l’aide d’un agent neurotoxique à Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

La Russie s’estime confortée par les déclarations du laboratoire spécialisé britannique ayant analysé la substance utilisée contre l’ex-espion, qui l’a identifiée comme étant du Novitchok, un agent innervant de type militaire de conception soviétique.

Mais il a reconnu ne pas avoir de preuve que la substance utilisée contre les Skripal ait été fabriquée en Russie, alors que le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson avait paru dire le contraire.

Selon les médias britanniques, les services de Londres ont réussi à déterminer la localisation du laboratoire russe où cet agent innervant a été fabriqué, qui serait sous la supervision des services de renseignement extérieurs de Moscou.

Vladimir Poutine a affirmé qu’une substance comme celle utilisée à Salisbury pouvait être fabriquée « dans une vingtaine de pays du monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2018 16h16)

Moscou accuse Londres et Washington de l’empoisonnement de Skirpal

avril 4, 2018

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov le 14 mars 2018 / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

La Russie a accusé mercredi les services spéciaux britanniques et américains de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sommé les Occidentaux de dialoguer, plutôt que de la punir, pour éviter une nouvelle crise des missiles de Cuba.

Mise en cause par des Occidentaux en rang serré, Moscou a convoqué une réunion de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à la Haye mercredi pour exiger des réponses sur les accusations la visant.

Le président Vladimir Poutine, qui a dénoncé une « campagne antirusse », a dit espérer que cette rencontre mettra « le point final »à cette affaire qui a porté la confrontation Est-Ouest à son pire niveau depuis la Guerre froide et abouti à une vague historique d’expulsions réciproques de diplomates.

La Russie, qui clame son innocence depuis le début, s’estime renforcée par les déclarations du laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée contre l’ex-espion, empoisonné avec sa fille Ioulia à l’aide d’un agent innervant le 4 mars en Angleterre. Ce dernier a reconnu ne pas avoir de preuve qu’elle provenait de Russie, poussant le Kremlin à sommer Londres de lui « présenter des excuses ».

Haussant le ton, le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a affirmé mercredi que l’affaire Skripal avait été « grossièrement fabriquée par les services spéciaux de Grande-Bretagne et des Etats-Unis ». Il a appelé à renoncer à recourir à la force dans les relations internationales, afin de ne pas amener la situation jusqu’à une nouvelle crise de Cuba, qui avait placé les États-Unis et l’URSS au bord d’une confrontation nucléaire en 1962.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait déjà affirmé lundi que l’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique » pour détourner l’attention du Brexit au sein de la population du pays.

– ‘Tactique de diversion’ –

Faute d’excuses, Moscou espère des éclaircissements sur les accusations britanniques lors de la réunion des 41 membres de l’OIAC, qui se tient dans un bâtiment sous haute protection.

« Cette initiative russe est une nouvelle tactique de diversion, destinée à saper le travail de l’OIAC » dans son enquête, a réagi le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

L’OIAC avait été sollicitée par Londres pour « vérifier l’analyse du gouvernement » britannique. Ses experts se sont rendus au Royaume-Uni pour obtenir des échantillons de la substance utilisée lors de l’empoisonnement, qui doivent être analysés dans des laboratoires internationaux indépendants.

L’ambassadeur russe aux Pays-Bas, Alexandre Choulguine, est arrivé peu avant le début de la réunion dans les locaux de l’OIAC.

Une source diplomatique occidentale interrogée par l’AFP a qualifié la réunion de manière pour Moscou de « poser plein de questions pour détourner l’attention », prévoyant « un étalage de mauvaise foi ».

A la veille de cette réunion, le laboratoire britannique qui a analysé la substance utilisée contre Sergueï Skripal et sa fille a reconnu mardi ne pas être en mesure de déterminer sa provenance, qu’elle a cependant identifié comme du Novitchok, un agent innervant de type militaire dont l’origine serait un laboratoire soviétique.

Le laboratoire a relevé que la fabrication de la substance nécessitait « des méthodes extrêmement complexes » qui ne pouvait être à disposition que d’un « acteur étatique ».

Vladimir Poutine a relevé qu’une substance comme celle utilisée à Salisbury contre Sergueï Skripal pouvait être fabriquée « dans une vingtaine de pays du monde ».

Le gouvernement britannique a rapidement réagi en déclarant que les recherches menées à Porton Down ne constituaient « qu’une partie du renseignement » à sa disposition.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, étaient toujours hospitalisés mardi. L’état de santé de cette dernière « s’améliore rapidement », elle « n’est plus dans un état critique », contrairement à son père, qui est dans un état « stable », selon l’hôpital.

Ancien colonel du service de renseignement de l’armée russe (GRU), Sergueï Skripal avait été condamné par Moscou pour « haute trahison » en 2006 avant de faire l’objet d’un échange d’espions en 2010. Il s’était alors installé en Angleterre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2018 13h39)                

Affaire Skripal: 30 expulsions de diplomates russes annoncées lundi par 14 pays de l’UE (décompte AFP)

mars 26, 2018

Bruxelles – Trente diplomates russes vont être expulsés par quatorze pays de l’Union européenne à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, selon un comptage effectué par l’AFP sur la base des annonces faites lundi par les différents gouvernements.

Les annonces ont été concertées et coordonnées entre les Etats membres et d’autres pays devraient annoncer leurs décisions dans les prochains jours, a expliqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, de Varna en Bulgarie, où il participe à une réunion entre les dirigeants de l’UE et le président turc Recip Tayyip Erdogan.

« De manière concertée, 14 pays de l’UE ont décidé d’expulser des diplomates russes », a déclaré M. Tusk, ajoutant que « des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et (les prochaines) semaines ».

D’autres pays de l’UE vont se joindre aux 14 dans les prochains jours, a assuré à l’AFP une source européenne.

Le gouvernement belge doit notamment se réunir mardi pour prendre sa décision, a-t-on appris de source belge.

Les diplomates russes expulsés ont « une semaine » pour quitter le territoire avec leurs familles, précisent les communiqués publiés par les gouvernements européens. La République Tchèque a ordonné leur départ « pour le 1er avril », la France leur a donné « une semaine » pour partir.

La Grande-Bretagne a pour sa part expulsé 23 diplomates russes.

La mesure avait été décidée par les chefs d’Etat ou de gouvernement réunis en sommet jeudi dernier à Bruxelles après l’adoption d’une déclaration incriminant la Russie dans l’empoisonnement de l’ancien agent double russe et de sa fille Yulia le 4 mars à Salisbury.

Les dirigeants européens ont dans un premier temps voulu expulser des diplomates en poste dans les représentations de la Russie auprès de l’Union européenne, mais ces derniers sont officiellement accrédités auprès du Royaume de Belgique, puisque les institutions, entités non-étatiques, sont situées sur le territoire belge. La décision de les expulser aurait incombé aux autorités belges, ce que le Premier ministre belge Charles Michel a refusé de faire, a raconté à l’AFP un des participants à la réunion.

Les dirigeants européens ont alors demandé le rappel du chef de la délégation de l’UE à Moscou pour consultations, la première mesure annoncée pendant le sommet, renvoyant à ce lundi des mesures nationales coordonnées.

L’Allemagne a annoncé quatre expulsions, la France quatre, la Pologne quatre, la République Tchèque et la Lituanie trois, l’Italie, le Danemark et les Pays-Bas deux, l’Estonie, la Lettonie, la Finlande, la Roumanie, la Suède et la Croatie une, soit un total de 30.

Les Etats-Unis ont pour leur part expulsé 60 « espions » russes, tandis que l’Ukraine et le Canada ont respectivement procédé à 13 et quatre expulsions.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 15h54)