Posts Tagged ‘empoisonnement’

Affaire Skripal: le Canada expulse quatre diplomates russes

mars 26, 2018

Ottawa – Le Canada a décidé lundi d’expulser quatre diplomates russes à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, a annoncé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.

Le gouvernement canadien a par ailleurs rejeté trois demandes de personnel diplomatique supplémentaires présentées par le gouvernement russe, a dit Mme Freeland dans un communiqué.

« Le Canada prend ces mesures par solidarité avec le Royaume-Uni », a-t-elle assuré.

L’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, le 4 mars à Salisbury en Grande-Bretagne, a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et Londres.

Les diplomates expulsés travaillaient à l’ambassade de Russie à Ottawa et au consulat général de Montréal.

« Il a été établi que ces quatre personnes sont des agents du renseignement ou des personnes qui ont utilisé leur statut diplomatique pour compromettre la sécurité du Canada ou s’immiscer dans sa démocratie », a affirmé Mme Freeland.

« L’attentat à l’agent neurotoxique perpétré récemment représente une menace évidente pour l’ordre international fondé sur des règles et pour les règles établies par la communauté internationale afin d’assurer que les armes chimiques ne détruisent plus jamais de vies humaines », a déclaré Chrystia Freeland.

« Cet épisode fait partie des nombreux comportements inacceptables de la part de la Russie, parmi lesquels sa complicité avec le régime Assad, son annexion de la Crimée, les combats dirigés par la Russie dans l’est de l’Ukraine, le soutien aux troubles civils en Ukraine, en Géorgie, en Moldavie et dans d’autres pays voisins, son ingérence dans les élections et ses campagnes de désinformation », a énuméré la ministre des Affaires étrangères.

« Le Canada appuie avec ferveur les mesures que le Royaume-Uni a prises jusqu’à maintenant et demeure résolu à agir de concert avec ses alliés ». Ces mesures contre des diplomates russes « ne visent pas le peuple russe », a-t-elle conclu.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 14h10)                                            

Ex-espion russe: la Lettonie expulsera « au moins un diplomate » russe

mars 23, 2018

Riga – La Lettonie prévoit d’expulser « un ou plusieurs » diplomates de l’ambassade russe à Riga impliqués dans des activités d’espionnage, en réaction à l’affaire Skripal, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères du pays balte.

« Un ou plusieurs Russes impliqués dans les activités d’espionnage, alors qu’ils séjournent en Lettonie avec des passeports diplomatiques, seront expulsés de notre pays. Leur nombre exact fait l’objet actuellement de discussions avec nos partenaires européen et sera annoncé lundi », a indiqué le porte-parole de la diplomatie de Riga, Gints Jegermanis.

La Lettonie devient ainsi le premier pays après le Royaume-Uni à annoncer une mesure d’expulsion, alors que plusieurs pays de l’UE ont annoncé vendredi à Bruxelles qu’ils pourraient prendre des mesures similaires à la suite de l’empoisonnement de l’ancien espion russe Sergueï Skripal sur le sol britannique.

« Par solidarité avec le Royaume-Uni et d’autres pays de l’UE, a déclaré M. Jegermanis, la Lettonie discute actuellement avec eux pour savoir comment coordonner une réponse appropriée aux activités de la Russie dans le contexte de l’attaque chimique contre Sergueï Skripal à Salisbury », a ajouté le porte-parole.

Il n’a pas été en mesure de dire combien de pays peuvent se joindre à cette action de solidarité avec Londres.

Les services de sécurité de Riga relèvent fréquemment dans leurs communications publiques que les activités des services russes de renseignements et de sécurité représentent la plus grande menace pour la Lettonie, a rappelé l’agence BNS.

Le 8 mars dernier, le chef du Bureau de protection de la Constitution Janizs Miztis a indiqué aux journalistes que son service a expulsé plusieurs personnes, pour la plupart vers la Russie, sans en informer l’opinion publique.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2018 13h11)                                            

Affaire Skripal: des diplomates russes expulsés quittent l’ambassade à Londres

mars 20, 2018

Des personnes portant des bagages quittent l’ambassade de Russie à Londres, le 20 mars 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Des diplomates russes ont quitté leur ambassade mardi à l’expiration de l’ultimatum fixé par Londres pour sortir du pays en rétorsion à l’empoisonnement d’un ex-espion russe, objet d’une enquête qui pourrait prendre des mois, selon la police.

Plusieurs dizaines de personnes, y compris des enfants et des animaux domestiques, sont montées à bord des véhicules à plaque diplomatique, ont constaté des journalistes de l’AFP. La Première ministre Theresa May leur avait donné une semaine, mercredi dernier, pour quitter le pays.

En retour, Moscou a décidé samedi d’expulser 23 diplomates britanniques et de fermer le British Council, instrument du rayonnement culturel britannique à travers le monde.

Ces départs interviennent alors que Theresa May a réuni une nouvelle fois son Conseil de sécurité nationale pour faire le point sur l’enquête et décider d’éventuelles nouvelles sanctions contre Moscou, accusé d’être responsable de l’attaque à l’agent innervant menée contre l’ex-agent double Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, le 4 mars à Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre).

Tous deux sont depuis « dans le coma », a déclaré le ministre britannique des Affaire étrangères Boris Johnson, dans une tribune dans le Daily Telegraph mardi.

Le nouveau chef de la police anti-terroriste britannique, Neil Basu, a affirmé que l’enquête pourrait prendre des mois.

« C’est sans doute frustrant pour les gens mais cela va prendre des semaines, voire des mois », a déclaré sur la BBC M. Basu qui prend officiellement ses fonctions mercredi, en remplacement de Mark Rowley qui part à la retraite.

« Nous avons récolté environ 400 témoignages. Nous en avons d’autres encore à recueillir. Nous avons rassemblé près de 800 indices et avons visionné 4.000 heures de vidéos », a-t-il ajouté, tandis que quelque 250 détectives sont mobilisés pour cette enquête.

Lundi, Moscou a réclamé à Londres des « preuves » à l’appui de ses accusations ou des excuses.

« Tôt ou tard, il faudra répondre de ces accusations infondées: soit fournir des preuves, soit présenter ses excuses », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tandis qu’à Bruxelles les chefs de la diplomatie de l’Union européenne assuraient Londres de leur « totale solidarité ».

Romandie.com avec (©AFP / 20 mars 2018 13h38)                

Ex-espion empoisonné: le Kremlin juge « impardonnable » de mettre en cause Poutine

mars 16, 2018

Moscou – Le Kremlin a jugé vendredi « impardonnable » de désigner personnellement le président russe Vladimir Poutine comme responsable de l’empoisonnement en Angleterre d’un ex-espion russe, comme l’a fait le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson.

« Toute mention ou référence à notre président n’est rien d’autre que choquant et impardonnable en termes d’étiquette diplomatique », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.

M. Peskov réagissait aux propos du ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson qui a jugé « probable » vendredi que le président Vladimir Poutine avait « ordonné » l’utilisation de la substance contre Sergueï Skripal.

« Nous pensons qu’il est extrêmement probable qu’il s’agisse de sa décision d’ordonner l’utilisation d’un agent neurotoxique dans les rues du Royaume-Uni, dans les rues de l’Europe, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré M. Johnson.

L’empoisonnement en Angleterre le 4 mars de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, hospitalisés dans un état critique, a pris ces dernières heures des allures de confrontation Est-Ouest.

Londres, Berlin, Paris et Washington ont publié un communiqué commun déclarant que la responsabilité de Moscou était la seule explication « plausible » à cette attaque commise, selon le Royaume-Uni, au moyen d’un agent innervant appartenant au groupe des agents « Novitchok » mis au point par la Russie.

La Première ministre Theresa May a annoncé mercredi une série de sanctions contre Moscou, dont l’expulsion de 23 diplomates russes et le gel des contacts bilatéraux.

La Russie, qui rejette ces accusations, a promis des mesures de représailles « d’une minute à l’autre ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 mars 2018 13h48)                                            

Ex-espion empoisonné: la pression des Occidentaux se renforce sur la Russie

mars 15, 2018

La Première ministre britannique Theresa May discute avec un responsable policier sur les lieux de l’attaque à Salisbury, le 15 mars 2018 / © AFP / Daniel LEAL-OLIVAS

Les États-Unis, la France et l’Allemagne se sont joints jeudi à Londres pour désigner la Russie après l’empoisonnement d’un ex-espion russe en Angleterre, affichant un front commun occidental face à Moscou qui s’apprête à riposter aux sanctions britanniques.

En visite pour la première fois à Salisbury, où l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia sont hospitalisés depuis le 4 mars dans un état grave, la Première ministre britannique Theresa May a vanté « l’unité » de ses alliés face à la Russie.

« Cela s’est produit au Royaume-Uni mais cela aurait pu se produire n’importe où et nous sommes unis contre cela », a-t-elle déclaré.

Dans un communiqué commun, Londres, Berlin, Paris et Washington ont estimé que la responsabilité russe était la seule explication « plausible » à l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, et demandé à Moscou de fournir toutes les informations sur le programme chimique Novitchok, un redoutable agent créé dans les années 1980 par des scientifiques soviétiques.

Ce front aggrave encore le climat de confrontation qui s’est installé ces dernières années entre la Russie et les Occidentaux, à quelques jours de la présidentielle russe dimanche et à trois mois du Mondial-2018 de football.

Après plusieurs jours d’accusations réciproques, Londres est passé aux actes mercredi. La Première ministre britannique Theresa May a annoncé devant son parlement l’expulsion de 23 diplomates russes et le gel des contacts bilatéraux avec la Russie, qu’elle a déclarée « coupable » de l’empoisonnement survenu le 4 mars à Salisbury en Angleterre.

« La position de la partie britannique nous semble absolument irresponsable », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Les mesures de riposte « ne se feront naturellement pas attendre ».

« La décision sera prise par le président (…) et il n’y aucun doute qu’il choisira la version qui répond au mieux aux intérêts de la Russie », a précisé M. Peskov, estimant que l’empoisonnement de l’ex-espion russe présentait « tous les signes de provocation ».

Le président russe Vladimir Poutine a réuni jeudi le Conseil de sécurité nationale pour évoquer notamment la situation autour de cette affaire.

– ‘Détourner l’attention’ –

Le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a assuré que Moscou expulserait « obligatoirement » des diplomates britanniques, mais que la teneur de la réponse russe serait d’abord communiquée à Londres avant d’être rendue publique.

Il a par ailleurs accusé le gouvernement britannique d’utiliser l’empoisonnement pour « détourner l’attention » de ses difficultés liées au Brexit, sur le plan intérieur et dans ses relations avec l’Union européenne.

La Russie disposait jusqu’ici de 59 diplomates accrédités au Royaume-Uni. Les 23 diplomates ciblés, considérés par Londres comme des « agents de renseignement non déclarés », ont « une semaine » pour quitter le territoire. Il s’agit de la vague d’expulsion de diplomates russes par le Royaume-Uni la plus importante depuis la Guerre froide.

Londres n’enverra aucun représentant, diplomate ou membre de la famille royale, à la Coupe du monde de football cet été en Russie.

Les analystes ont noté que les sanctions britanniques restaient à ce stade plutôt modérées mais elles pourraient être suivies d’autres de la part des alliés de Londres.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué qu’il annoncerait des mesures « dans les prochains jours ».

– attaque ‘extrêmement grave’ –

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été victimes d’une attaque avec un agent innervant militaire — de fabrication russe, selon les autorités britanniques — à Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Cette attaque contre un des pays de l’Otan est « extrêmement grave » et si la Russie cherche la confrontation, « nous serons en mesure de défendre tous nos membres », a averti jeudi le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg.

Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a annoncé un investissement de 48 millions de livres (54 millions d’euros) dans la lutte contre les armes chimiques et la vaccination de milliers de soldats contre l’anthrax.

Déjà sommée de s’expliquer par Londres, Moscou martèle qu’elle ne coopérerait que si elle obtient l’accès à un échantillon de la substance ayant servi à l’empoisonnement.

Sur la BBC jeudi, le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a accusé la Russie « d’aller trop loin dans la mauvaise direction »: « Poutine ressent le fantôme de Staline. Il regarde autour de lui et voit l’Otan aux frontières de ce qui était l’Union soviétique. C’est pour cela qu’il cause des problèmes ».

Romandie.com avec (©AFP / 15 mars 2018 15h35)                

Ex-espion empoisonné: l’UE fait part de sa solidarité « inébranlable » avec Londres

mars 13, 2018

Strasbourg – La Commission européenne a fait part mardi de sa solidarité « inébranlable » envers Londres après l’empoisonnement d’un ex-espion russe au Royaume-Uni, dont la Première ministre britannique Theresa May a attribué la « très probable » responsabilité à Moscou.

« Il est de la plus haute importance que ceux qui sont responsables (…) voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne – sans équivoque, inébranlable et très forte – de façon qu’ils soient vraiment punis pour ce qu’ils ont fait », a commenté le premier vice-président de la Commission Frans Timmermans devant le Parlement européen à Strasbourg.

M. Timmermans a appelé le Conseil européen, qui représente les 28 Etats membres – dont les dirigeants se réuniront en sommet en fin de semaine prochaine à Bruxelles -, à « exprimer en termes clairs sa solidarité complète avec le peuple britannique ».

« On ne peut pas avoir recours à du gaz innervant dans nos sociétés. Il s’agit d’une responsabilité européenne collective, qu’on ne saurait simplement laisser à la Première ministre May et au gouvernement britannique », a estimé le numéro deux de l’exécutif européen.
Sergueï Skripal, un ancien agent double russe, et sa fille Ioulia sont dans un état critique après avoir été exposés à une substance chimique potentiellement mortelle à Salisbury (sud de l’Angleterre). Le toxique utilisé est l’agent innervant « Novitchok », de conception russe, particulièrement dangereux et inédit dans son utilisation, selon des experts occidentaux.

Mme May a jugé « très probable que la Russie soit responsable » de l’empoisonnement de l’ex-espion. Et elle a donné jusqu’à mardi soir à Moscou pour fournir des explications à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

La Russie a protesté de son innocence et s’est dite « prête à coopérer ».

Au Parlement européen, le chef de file des libéraux, Guy Verhofstadt, a exhorté les dirigeants européens à décider de « contre-mesures » lors de leur prochain sommet à Bruxelles. « Il faut une réponse européenne commune à ce scandale », a plaidé l’ex-Premier ministre belge.

Mardi soir, l’Otan, dont le QG est à Bruxelles, avait qualifié l’affaire d' »incident très préoccupant ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 mars 2018 13h33)                   

Ex-espion empoisonné: Washington soutien May qui pointe du doigt la Russie

mars 12, 2018

La Première ministre britannique Theresa May devant le parlement à Londres, le 12 mars 2018 / © PRU/AFP / HO

Washington a apporté son soutien à Londres qui a estimé « très probable » que la Russie soit « responsable » de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et l’a sommée de s’expliquer d’ici mardi soir. Moscou a qualifié ces accusations de « provocation ».

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, a déclaré que Washington faisait « toute confiance à l’enquête britannique selon laquelle la Russie est probablement responsable de l’attaque avec un agent innervant qui s’est déroulée à Salisbury la semaine dernière ».

« Nous sommes d’accord sur le fait que les responsables –à la fois ceux qui ont commis le crime et ceux qui l’ont ordonné– doivent en subir les sérieuses conséquences appropriées », a-t-il ajouté, après un entretien téléphonique avec son homologue britannique Boris Johnson.

Interrogé sur l’éventualité d’une réaction de la part des membres de l’Otan après l’attaque d’un des leurs, le chef de la diplomatie américaine a affirmé: « Cela va à coup sûr entraîner une réaction ».

Le secrétaire général de l’Alliance atlantique Jens Stoltenberg avait auparavant jugé l’empoisonnement « très préoccupant pour l’Otan », soulignant que le Royaume-Uni était un « allié très précieux ».

Lors d’une intervention lundi devant le parlement britannique, Theresa May a estimé « très probable que la Russie soit responsable » de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Youlia, signant une escalade de la tension entre les deux pays.

Moscou a aussitôt réagi en dénonçant une « provocation ». « C’est un numéro de cirque à destination du parlement britannique », a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, citée par les agences de presse. Sur Facebook, le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que les accusations visaient à « discréditer la Russie », à l’approche de la Coupe du monde de football, dont elle avait remporté l’organisation notamment aux dépens du Royaume-Uni.

Mme May a souligné que l’agent innervant utilisé contre l’ex-espion et sa fille était une substance « de qualité militaire », du groupe des agents « Novichok » mis au point par la Russie. Elle a donné donné jusqu’à mardi soir à Moscou pour fournir des explications à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

« En l’absence de réponse crédible, nous en conclurons que cette action constitue un usage illégal de la force par l’Etat russe contre le Royaume-Uni. Et je reviendrai alors devant la chambre (des Communes) et présenterai l’éventail des mesures que nous prendrons en représailles », a-t-elle averti.

– Un ‘jeu très dangereux’ –

La dirigeante a rappelé que l’empoisonnement, une attaque « aveugle et imprudente », s’inscrivait « dans un contexte bien établi d’agressions menées par l’Etat Russe », mentionnant l' »annexion illégale de la Crimée », les violations « répétées » de l’espace aérien de plusieurs pays européens, des campagnes de cyberespionnage, ainsi que l' »attaque barbare » contre Alexandre Litvinenko, ancien agent secret russe empoisonné au Polonium-210 et mort à Londres en 2006.

Évoquant les sanctions prises contre des ressortissants russes après cette affaire, qui « restent en place », elle s’est dite « prête à prendre des mesures plus importantes ».

La ministre de l’Intérieur Amber Rudd doit présider mardi à 10H30 (11H30 GMT) une réunion interministérielle de crise Cobra pour faire le point sur l’enquête, selon le ministère.

Interrogé avant l’allocution de Mme May par la BBC sur une éventuelle responsabilité de la Russie, le président Vladimir Poutine a répondu, selon les agences de presse russes : « Tirez les choses au clair de votre côté et après nous en parlerons avec vous ».

L’ambassade de Russie à Londres a accusé de son côté le gouvernement britannique de jouer un « jeu très dangereux ». Cela « envoie l’enquête sur une piste politique inutile, et porte le risque de graves conséquences à long terme pour nos relations » bilatérales, a déclaré un porte-parole de l’ambassade.

Au cours d’un entretien téléphonique avec Theresa May, le président français Emmanuel Macron a fait part de sa « solidarité avec le Royaume-Uni », affirme Downing Street, selon qui les deux dirigeants ont convenu d' »agir de concert avec les alliés » pour répondre au « comportement agressif de la Russie ».

Le 4 mars, Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été découverts empoisonnés sur un banc de la petite ville de Salisbury, en Angleterre. Ils sont dans un état « critique mais stable, en soins intensifs », tandis qu’un policier, également victime de l’agent innervant, est « conscient » et se trouve « dans un état grave mais stable ».

– ‘Plus dangereux que le sarin –

Les agents « Novichok » sont « plus dangereux et plus sophistiqués que le sarin ou le VX », deux autres agents innervants, « et plus difficiles à identifier », a souligné Gary Stephens, professeur de pharmacologie à l’université de Reading (sud de l’Angleterre). Ils causent « un ralentissement du rythme cardiaque et une compression des voies respiratoires, conduisant à une mort par asphyxie ».

A Salisbury, une contamination « limitée » a été constatée dans le restaurant Zizzi et dans le Mill Pub, où se sont rendus Sergueï Skripal et sa fille.

« Le risque pour le public est faible », a assuré Mme May.

Toutefois, des centaines de personnes ayant fréquenté ces lieux le jour ou le lendemain de l’empoisonnement ont été invitées dimanche à laver leurs vêtements et nettoyer sacs à main ou téléphones portables avec des lingettes désinfectantes.

Ces conseils dispensés sept jours après l’incident ont provoqué la consternation.

« Ou c’est vraiment vraiment grave ou ça ne l’est pas mais il n’y a pas d’entre-deux », a réagi une habitante de Salisbury, Debbie Power, citée par le Daily Telegraph. Les lieux fréquentés par l’ex-espion restent fermés et encadrés par un cordon de police.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mars 2018 01h35)                

Londres promet une réponse « ferme » après l’empoisonnement présumé d’un ex-espion russe

mars 6, 2018

Des policiers britanniques à Salisbury dans le cadre de l’enquête suite à l’empoisonnement présumé d’ex-agent double Sergueï Skripal, le 6 mars 2018 / © AFP / Chris J Ratcliffe

Le gouvernement britannique a prévenu mardi qu’il répondrait « de façon appropriée et ferme » si un Etat était impliqué dans le mystérieux empoisonnement présumé d’un ex-agent russe au service du Royaume-Uni et sa fille, hospitalisés dans un état critique.

« Si l’enquête démontre la responsabilité d’un Etat, le gouvernement répondra de façon appropriée et ferme », a déclaré devant le Parlement britannique le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

Le chef de la diplomatie a confirmé que les deux personnes attaquées avec une substance inconnue à Salisbury (sud de l’Angleterre) et retrouvées inconscientes sur un banc d’un centre commercial dimanche étaient l’ex-espion russe Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans.

« Je le dis aux gouvernements à travers le monde, aucune tentative de prendre une vie innocente sur le sol britannique ne restera impunie », a ajouté M. Johnson, faisant allusion à la Russie, déjà à plusieurs reprises désignée par le passé comme une menace par les autorités politiques et militaires britanniques.

Les circonstances de l’affaire ont immédiatement fait ressurgir le souvenir de la mort d’Alexandre Litvinenko, un ex-agent du FSB (services secrets russes) et opposant à Vladimir Poutine, empoisonné en 2006 à Londres au polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique.

A Moscou, un porte-parole du Kremlin a affirmé n’avoir « aucune information ». « Personne n’a pour l’instant demandé » à Moscou de participer à l’enquête, a-t-il dit, soulignant que « Moscou est toujours disposé à coopérer ».

Les enquêteurs à Salisbury tentaient de déterminer l’origine et la nature de la « substance toxique » dont ont été victimes Sergueï Skripal et sa fille. Ces derniers restaient dans un état critique, en soins intensifs, selon la police du comté de Wiltshire.

La pittoresque commune du sud-ouest de l’Angleterre, surtout connue pour sa cathédrale, n’en revenait pas d’être plongée dans un mauvais roman d’espionnage.

« C’est une irruption plutôt horrible dans la vie d’une ville paisible », commentait à l’AFP le révérend Kelvin Inglis, 56 ans, vicaire de Salisbury.

Plusieurs membres des services de secours qui ont été en contact avec le couple ont été examinés et l’un d’entre eux restait en observation mardi, a précisé la police. La zone où il a été retrouvé, dans un centre commercial, était toujours interdite d’accès. A titre de précaution, un restaurant italien de la chaîne Zizzi a été fermé « en lien » avec l’affaire.

– ‘Un air de déjà vu’ –

Quelques équipes de journalistes, dont une russe, ainsi que des policiers, se trouvaient mardi matin devant une maison de briques rouges typiquement britannique de Salisbury où vivait l’ancien agent russe, dans une zone résidentielle de la ville, a constaté un journaliste de l’AFP.

Pour le patron de la police antiterroriste britannique Mark Rowley, « il est clair que c’est un cas très inhabituel et qu’il est essentiel de faire toute la lumière sur ce qui a causé cet incident le plus rapidement possible ».

Des opposants au président Vladimir Poutine ont immédiatement fait la comparaison avec l’affaire Litvinenko, à commencer par sa veuve, Marina. « Il y a comme un air de déjà vu », a-t-elle déclaré au quotidien The Times, accusant Londres de n’avoir pas su réagir envers Moscou après l’empoisonnement de son mari.

« Le premier soupçon qui vient à l’esprit, c’est qu’il s’agit d’un assassinat commandité par le Kremlin », a dit à l’AFP l’homme d’affaires britannique William Browder, à l’origine d’une loi américaine prévoyant des sanctions pour les Russes reconnus coupables de violations des droits de l’Homme. « Parce que cet homme était considéré comme un traître à la Russie par le Kremlin et que Poutine a dit publiquement qu’ils assassinaient les traîtres ».

– Échange d’espions –

Sergueï Skripal a travaillé jusqu’en 1999 dans les services de renseignement pour l’armée russe, obtenant le grade de colonel, selon l’agence de presse russe TASS. En 2004, il a été arrêté par les services de sécurité russes (FSB, ex-KGB), accusé de « haute trahison » au profit des services secrets britanniques qui l’auraient recruté dès 1995.

Lors du procès, Skripal avait reconnu avoir révélé au renseignement britannique l’identité de plusieurs dizaines d’agents secrets russes opérant en Europe, contre plus de 100.000 dollars (78.000 euros, taux en 2006), selon la même source.

Avec trois autres agents russes, il avait fait l’objet d’un échange en 2010 contre dix agents du Kremlin expulsés par Washington, dont Anna Chapman, une jeune femme d’affaires russe surnommée la « nouvelle Mata Hari » à New York.

Cet échange, au terme duquel il s’était réfugié en Angleterre, était le plus important depuis la fin de la guerre froide.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2018 15h33)                

Allemagne: un maître-chanteur menace d’empoisonner des produits alimentaires

septembre 28, 2017

Les autorités de Constance, dans le sud de l’Allemagne, ont annoncé jeudi rechercher un maître-chanteur menaçant d’empoisonner des produits alimentaires distribués dans le pays et en Europe sauf versement d’une rançon de plusieurs millions d’euros / © dpa/AFP/Archives / Sven Friebe

Les autorités de Constance, dans le sud de l’Allemagne, ont annoncé jeudi rechercher un maître-chanteur menaçant d’empoisonner des produits alimentaires distribués dans le pays et en Europe sauf versement d’une rançon de plusieurs millions d’euros.

Selon la police et le parquet, l’homme a envoyé un courriel dans lequel il se dit en mesure d’empoisonner une vingtaine de produits de supermarché. Et pour montrer son sérieux il a donné des indications ayant permis la saisie dans des commerces de Friedrichshafen (sud) de cinq pots pour bébé frelatés.

« Nous prenons ces menaces au sérieux, car le criminel a la semaine dernière placé, avant la fermeture, cinq produits empoisonnés dans des magasins de Friedrichshafen », a expliqué le procureur Alexander Boger lors d’une conférence de presse.

La police a saisi les pots concernés et constaté qu’ils contenaient de l’éthylène glycol, un produit qu’on retrouve généralement dans les antigels et les liquides de freinage. Ce produit peut être mortel en cas d’ingestion en quantités importantes et en l’absence de traitement médical.

Selon le procureur, le maître-chanteur, qui a écrit son message de menaces à un organisme de protection des consommateurs, a indiqué que sa cible était « les antennes nationales et internationales d’entreprises allemandes de produits alimentaires et de droguerie ».

Grâce au visionnage de la vidéosurveillance des magasins où les pots pour bébés ont été saisis, la police a pu obtenir des images montrant clairement le visage du suspect, un homme d’une cinquantaine d’années. Photos et vidéos de lui ont été remises à la presse.

« Il n’y a aucune raison de paniquer, de céder à l’hystérie. Il s’agit de faire attention dans les prochains jours et d’identifier au plus vite » le suspect, a souligné le vice-président de la police de Constance, Uwe Stürmer, dénonçant un « criminel sans scrupule ».

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2017 13h41)                

Congo: Alerte d’empoisonnement au Pool

mai 28, 2017