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[Chronique] Mali : la preuve par neuf… enfants

mai 7, 2021
Damien Glez

Une jeune tombouctienne vient d’accoucher, au Maroc, de neuf bébés. Si l’état de santé des enfants se maintenait, l’événement pourrait être une première à l’échelle de la planète.

Si Emmanuel Macron entend toujours, conformément à son intervention de juillet 2017, susciter un ralentissement de la fécondité africaine sans laquelle « des milliards d’euros » ne « stabiliseraient » aucun développement, il a du pain sur la planche sahélienne. Alors que le président français déplorait la situation où « des pays ont encore sept à huit enfants par femme », une jeune malienne vient de lui administrer la preuve par… neuf que la tâche est plus complexe qu’il n’y paraît.

Alors qu’elle attendait les septuplés dénombrés sur ses échographies, Halima Cissé a donné naissance à des « nonuplés ». Difficile de faire baisser une moyenne malienne de 6,1 naissances par femme, quand on accouche de neuf enfants dans la même journée…

Une procréation extraordinaire

Originaire de Tombouctou, c’est au Maroc que la jeune femme de 25 ans avait été transférée par avion le 30 mars, tant une grossesse de sept fœtus était déjà jugée « extraordinaire » et porteuse de risques, aussi bien pour la mère que pour sa progéniture. Mardi 4 mai, une césarienne a été pratiquée. « Extraordinaire », cette procréation multiple l’est assurément, à l’échelle de la planète. Alors que huit naissances d’octuplés sont listées dans le monde et qu’aucune naissance humaine de dix bébés ou plus n’a été enregistrée, seules deux naissances de nonuplés ont été répertoriées, en Australie en 1971 et en Malaisie en 1999.

Cette perspective de voir naître neuf bébés de la même grossesse est à ce point rare que sa survenue devient systématiquement une affaire nationale. En 2012, la Mexicaine Karla Vanessa Perez avait piégé des médias fébriles en annonçant, à tort, qu’elle attendait des nonuplés…

LES ÉQUIPES MÉDICALES DU MALI ET DU MAROC, DONT LE PROFESSIONNALISME EST À L’ORIGINE DE L’ISSUE HEUREUSE DE CETTE GROSSESSE

Cette fois, la naissance exceptionnelle de cinq filles et quatre garçons n’est pas un canular et le ministère malien de la Santé s’est saisi du buzz feel-good, la ministre relayant elle-même les informations du médecin malien dépêché pour accompagner la mère au Maroc. Fanta Siby a officiellement félicité « les équipes médicales du Mali et du Maroc, dont le professionnalisme est à l’origine de l’issue heureuse de cette grossesse ». Le président de la transition du Mali a même téléphoné au père des nouveau-nés, l’adjudant Kader Arby.

Aucun nonuplé n’a jamais vécu plus de six jours

Régulièrement endeuillé par l’insécurité devenue endémique, le Mali a bien besoin de carnets roses enthousiasmants. Et si la santé de la mère et des bébés mérite une attention prudente, pendant les jours qui viennent, le caractère historique de cet heureux événement pourrait se muer en exploit inédit. Aucun nonuplé n’a jamais vécu plus de six jours. Les neuf bébés maliens qui pesaient entre 500 grammes et 1 kilo à leur naissance devraient passer deux à trois mois dans des couveuses. C’est un Mali ému qui retient son souffle, suspendu aux informations médicales.

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

France: Covid-19: les assistantes maternelles n’accueilleront plus d’enfants

avril 1, 2021

Les assistantes maternelles ne pourront plus accueillir d’enfants pendant trois semaines, «en cohérence avec les crèches», a affirmé ce jeudi Matignon à l’AFP. Certaines continueront cependant à accueillir «les publics prioritaires», dont la liste est en cours d’arbitrage.

Le président de la République avait annoncé ce mercredi la fermeture des crèches et des écoles primaires pour trois semaines. «L’étude de l’Institut Pasteur montre qu’il y a plus de contaminations chez les assistantes maternelles que dans les écoles», explique encore Matignon, en évoquant une demande des assistantes maternelles. La question du «régime d’indemnisation» des employées concernées n’est «pas encore tout à fait tranchée», celui-ci n’étant «pas forcément celui de l’activité partielle», a-t-on précisé.

Lors du premier confinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 en mars, l’État avait à l’inverse assoupli les normes, permettant aux assistantes maternelles d’accueillir simultanément six enfants au lieu de quatre et ainsi «accompagner progressivement la reprise de l’activité». En parallèle, celles qui n’avaient pas pu travailler pendant cette période avaient bénéficié du dispositif «d’indemnités exceptionnelles» mis en place pour les salariés travaillant pour des particuliers employeurs.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : l’Unicef plaide pour garder les écoles ouvertes

mars 4, 2021

Plus de 168 millions d’enfants ont été privés de scolarité en présentiel depuis presque une année à cause des confinements dus à la Covid-19. L’Unicef note une situation d’urgence catastrophique en matière d’éducation.

Environ 214 millions d’enfants de par le monde, soit 1 sur 7, ont manqué plus des trois quarts de leur scolarité en présentiel, d’après de nouvelles données publiées le 3 mars par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Pour plus de 168 millions d’enfants dans le monde, les écoles sont entièrement fermées depuis presque une année entière à cause des confinements dus à la Covid-19 », selon l’organisation onusienne.

Il ressort de l’analyse des fermetures d’écoles que 14 pays ont gardé leurs écoles en grande partie fermées entre mars 2020 et février 2021. Deux tiers de ces pays sont situés en Amérique latine et dans les Caraïbes, où près de 98 millions d’élèves sont concernés. Sur ces 14 pays, c’est le Panama qui a fermé ses écoles le plus longtemps. Viennent ensuite El Salvador, le Bangladesh et la Bolivie.

« Alors que la pandémie de Covid-19 a commencé il y a presque un an, ces chiffres nous rappellent de nouveau la situation d’urgence catastrophique en matière d’éducation que les confinements ont créée dans le monde. Chaque jour, le retard pris par les enfants qui ne peuvent suivre une scolarité en présentiel s’aggrave, les plus marginalisés d’entre eux étant les plus durement touchés », explique Henrietta Fore, directrice exécutive de l’Unicef. « Pour ces enfants, nous ne pouvons nous permettre d’entrer dans la deuxième année d’enseignement en présentiel restreint ou même inexistant. Il faut faire tout ce qui est possible pour garder les écoles ouvertes ou leur accorder la priorité dans les plans de réouverture », a-t-elle renchéri.

La « salle de classe de la pandémie »

Les fermetures d’écoles ont des effets dévastateurs sur l’apprentissage et le bien-être des enfants. Les plus vulnérables et ceux qui ne peuvent accéder à l’enseignement à distance risquent davantage de ne jamais reprendre le chemin de l’école, voire de subir un mariage forcé ou de devoir travailler.

D’après les dernières données de l’Unesco, plus de 888 millions d’enfants dans le monde continuent de voir leur scolarité perturbée à cause de la fermeture intégrale ou partielle de leur école.

Pour la majorité des élèves, l’école est un lieu indispensable où ils peuvent interagir avec leurs camarades, obtenir un soutien, accéder à des services de santé et de vaccination et à un repas nutritif. Plus les écoles restent fermées longtemps, plus les enfants sont privés de ces aspects essentiels de l’enfance.

Pour attirer l’attention sur la situation d’urgence en matière d’éducation et sensibiliser à la nécessité, pour les gouvernements, de garder les écoles ouvertes, ou de leur accorder la priorité dans les plans de réouverture, l’Unicef a dévoilé mercredi la « salle de classe de la pandémie », une maquette de salle de classe composée de 168 pupitres vides, représentant chacun 1 million d’enfants vivant dans les pays dont les écoles sont fermées depuis près d’un an – un poignant rappel des salles de classe restées fermées aux quatre coins du monde.

« Cette salle de classe représente les millions de lieux d’apprentissage qui restent vides – beaucoup depuis presque une année entière. Au dos de chaque chaise vide se trouve un sac à dos vide – qui incarne la mise en suspens du potentiel d’un enfant », explique Henrietta Fore. Et de poursuivre : « Nous ne voulons pas que les portes closes et les bâtiments fermés masquent le fait que l’avenir de nos enfants est indéfiniment mis en mode « pause ». Cette installation est un message aux gouvernements : nous devons accorder la priorité à la réouverture des écoles et nous devons tout faire pour qu’elles rouvrent en meilleur état qu’avant ».

À mesure que les élèves reprennent le chemin de l’école, ils auront besoin d’un appui pour se réadapter et combler leur retard en matière d’apprentissage. Les plans de réouverture des écoles doivent prévoir des mesures de rattrapage de l’apprentissage perdu.

L’Unicef demande instamment aux gouvernements de privilégier les besoins uniques de chaque élève, grâce à des services complets de rattrapage, de santé et de nutrition et des mesures de santé mentale et de protection en milieu scolaire visant à favoriser le développement et le bien-être des enfants et des adolescents.

Soulignant que les pays ont été identifiés en fonction du nombre de jours d’instruction entre le 11 mars 2020, date de référence pour la fermeture intégrale des écoles, et février 2021. Les données rendent compte de la fermeture des écoles au cours des 11 derniers mois. Les pays qui comptaient moins de 10 jours d’ouverture complète des écoles et moins de 12 jours d’ouverture partielle ont été considérés comme ayant des écoles fermées depuis près d’un an. L’analyse porte sur l’enseignement allant du niveau pré-primaire au deuxième cycle du secondaire.

Avec Adiac-Congo par Josiane Mambou Loukoula

Des militants demandent au Canada de rapatrier des enfants coincés en Syrie

février 18, 2021

OTTAWA — Une défenseuse des droits de la personne des Nations unies et l’organisation Human Rights Watch Canada affirment que le gouvernement Trudeau n’est pas à la hauteur de sa nouvelle campagne internationale contre la détention arbitraire, puisqu’il a abandonné 25 enfants canadiens coincés dans le nord de la Syrie.

© Fournis par La Presse Canadienne

Fionnuala Ni Aolain, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, affirme que le Canada est l’un des 57 pays inscrits sur une «liste de la honte», car il ne prendra pas de mesures actives pour rapatrier ses ressortissants étrangers piégés dans des camps sous contrôle kurde dans le nord de la Syrie.

Farida Deif, directrice canadienne de Human Rights Watch, affirme que la Déclaration contre la détention arbitraire dans les relations d’État à État que le Canada a lancée lundi et qui a été endossée par 57 autres pays est une bonne initiative, qui est nécessaire.

Mais Mme Deif dit que la décision du gouvernement fédéral de ne pas chercher à rapatrier 46 Canadiens — dont 25 enfants, certains d’à peine deux ans — d’un camp de réfugiés du nord de la Syrie renverse tout simplement l’intention de la nouvelle déclaration.

Le patron de Mme Deif à New York, Kenneth Roth, a aidé à élaborer la déclaration, critiquant la Chine pour sa détention arbitraire des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor.

Mme Deif s’est jointe à Mme Ni Aolain et d’autres groupes de défense des droits au Comité des affaires étrangères de la Chambre des communes jeudi, où elles ont renouvelé leurs appels pour que le gouvernement en fasse plus pour rapatrier ses ressortissants coincés en Syrie.

«Leur détention est indéniablement arbitraire et n’implique aucune procédure régulière ni aucune protection. Ces déclarations ne signifient rien à moins qu’elles ne soient appliquées aux plus vulnérables», a déclaré Mme Ni Aolain à La Presse Canadienne dans un courriel.

Le gouvernement a réussi à rapatrier une jeune Canadienne orpheline de cinq ans de Syrie en octobre dernier, mais le premier ministre Justin Trudeau et d’autres ministres ont indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention d’aider les autres Canadiens parce que le gouvernement n’a pas de diplomates dans la zone de guerre.

«C’est vraiment stupéfiant que le gouvernement ait annoncé lundi cette déclaration contre la détention arbitraire dans les relations d’État à État, alors qu’en même temps, pendant deux ans, il a fermé les yeux sur la détention arbitraire de 46 de ses propres ressortissants», a dit Mme Deif en entrevue.

Les Canadiens font partie des quelque 10 000 ressortissants étrangers détenus dans des camps dans le nord de la Syrie par les forces kurdes après qu’elles eurent repris le contrôle de la région des mains de Daech (le groupe armé État islamique).

Pas d’accusation

Les Kurdes ont placé en détention environ 64 000 personnes après avoir mis fin au califat de Daech. Les Kurdes soupçonnaient bon nombre d’entre elles d’être des sympathisants de Daech, mais Mme Deif et d’autres défenseurs des droits de l’homme affirment qu’aucune de ces personnes n’a été formellement accusée d’un quelconque crime.

«Des milliers de personnes, y compris des enfants, sont exposées à la violence, à l’exploitation, aux sévices et à la privation dans des conditions qui, à notre avis, correspondent aux pratiques de torture, de traitement inhumain et dégradant en vertu du droit international», a déclaré Mme Ni Aolain au comité jeudi.

«J’exhorte le gouvernement et ce comité parlementaire à concentrer immédiatement leur attention sur la nécessité de faire en sorte que le Canada soit le chef de file dans ce domaine, et non un État qui se trouve sur une liste de honte en ne rapatriant pas ses femmes et ses enfants à la maison.»

Les Kurdes ont appelé les gouvernements étrangers à rapatrier leurs ressortissants.

Déclaration de l’ONU

Dans une déclaration du 8 février, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé les 57 pays à prendre des mesures pour rapatrier leurs ressortissants, qui font face à des menaces croissantes, notamment l’exploitation sexuelle. Elle a été signée par Mme Ni Aolain et une vingtaine d’autres rapporteurs spéciaux de l’ONU – un groupe d’experts indépendants nommés par l’ONU pour traiter de la protection des différents aspects des droits de l’homme.

L’automne dernier, après le rapatriement de l’orpheline de cinq ans, le ministre des Affaires étrangères d’alors, François-Phillipe Champagne, avait déclaré que le gouvernement vérifiait périodiquement le bien-être des Canadiens, mais qu’il n’y avait pas eu de changement dans l’approche gouvernementale de cet enjeu.

«Notre première préoccupation est d’assurer la sûreté et la sécurité des Canadiens ici, au pays», avait déclaré M. Champagne à ce moment.

Avec Radio-Canada par Mike Blanchfield, La Presse Canadienne

Congo/Pointe-Noire: la Perlkili initie les enfants à la BD

janvier 13, 2021

 Le coin de lecture du Village Kali, La Perlkili, espace culturel situé dans le 4e arrondissement Loandjili, a organisé récemment un atelier d’initiation à la bande dessinée (BD) intitulé Leki Bulles.

1-Jussie Nsana et les enfants pendant l’atelier d’initiation à la BD

L’atelier d’initiation à la bande dessinée (BD) intitulé Leki Bulles destiné aux enfants de 5 à 12 ans a été animé par l’artiste peintre et bédéiste congolaise Jussie Nsana. Il entre dans le cadre des activités de LaPerlkili, lieu d’échange culturel du Village Kati dédié aux enfants. Conscient du manque d’engouement des Congolais en général et des enfants en particulier pour la lecture, qui pourtant revêt une importance capitale dans leur éducation, Ce coin de lecture a profité de la semaine supplémentaire de vacances pour occuper les enfants du 4 au 8 janvier avec l’atelier de BD. Un moyen pour cette structure de les conduire à s’intéresser et à aimer la lecture. D’ailleurs, c’est l’objectif que s’est fixé Huguette Nganga Massanga, responsable du village Kati en créant La Perlkili. «Nous demandons souvent aux enfants de lire mais, nous-mêmes, nous devons donner l’exemple en tant qu’adultes», a-t-elle lancé. Ce coin de lecture aménagé et équipé par la créatrice reçoit des enfants du quartier âgés de 6 à 12 ans.

Pendant cinq jours, les enfants ont acquis plusieurs notions portant notamment sur la manière de réaliser une BD ainsi qu’un scénario à l’image, les différentes étapes de la réalisation et le langage de la BD, la réalisation d’une planche. Jussie Nsana explique avoir insisté pour sortir les enfants des univers étrangers auxquels ils sont attachés et les conduire à travailler sur leur environnement. «Il faut un grand travail pour que les enfants arrivent à se dessiner, qu’ils puissent avoir un graphisme congolais et africain pour pouvoir partager leur monde aux autres», a-t-elle dit. Au cours de cet atelier les enfants ont appris à être en même temps scénariste et dessinateur. Ce qui fait qu’ils ont pu réaliser chacun une planche avec chacune une histoire imaginée à l’exception d’Alex Djembi qui a réalisé une histoire en trois planches. On comprend que la BD, considéré comme le 9e art,  joue un rôle important dans l’éducation de l’enfant.

Interrogés sur la question, des parents ont loué l’initiale du village Kati et reconnu avoir eu le goût de la lecture à travers des bandes dessinées comme Kouakou, des magazines pour enfants et jeunes avec des histoires illustrées comme Ngouvou ou Planète jeunes. Melanie, mère de famille, témoigne : «J’ai commencé par ces livres, attirée d’abord par les dessins, les histoires et les personnages et intéressée par les mots et expressions que je découvrais. Puis, chemin faisant, hormis les livres au programme scolaire, j’ai voulu explorer d’autres univers, d’autres styles, connaître les genres littéraires. J’ai découvert beaucoup de classiques et de grands écrivains. La lecture a beaucoup contribué à ma réussite scolaire». Cette dernière a conseillé aux parents de veiller sur la qualité des livres que les enfants lisent et aussi de leur faire découvrir ce qui est fait par les Congolais.

2-La photo de famille lors de la clôture de l’atelier

L’atelier d’initiation à la BD a eu un véritable succès. Jussie Nsana a confié avoir été vraiment surprise par l’esprit de créativité des enfants. «Je ne m’y attendais pas. Il y a des enfants vraiment doués comme le petit Noah qui a su bien traduire son histoire en dessin», a-t-elle signifié. De leur côté, les enfants ont souhaité la poursuite de l’atelier ainsi que l’organisation par LaPerlkili d’autres activités en leur faveur. Des bons souhaits qui ne sont malheureusement pas faciles à réaliser, le Village Kati ne bénéficiant pour l’instant d’aucun soutien ni de subvention. «L’atelier BD a énormément plu aux enfants. Notre but c’est de multiplier ce genre d’activités. Nous faisons avec nos propres moyens. Pour pouvoir organiser l’atelier de BD par exemple, on a dû faire preuve de créativité. Nous avons fabriqué des kits de décoration et des accessoires que nous avons vendus sur place. C’est grâce à cela que nous avons pu financer cette activité», a expliqué Huguette Nganga Massanga. D’où son appel lancé à l’endroit des personnes de bonne foi pour soutenir le Village Kali

Avec Adiac-Congo par Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Burkina: un engin explosif tue six personnes dont des enfants

août 2, 2020

 

Au moins six personnes, dont des enfants, ont été tuées samedi soir par l’explosion d’un engin artisanal au passage de leur charrette dans une région du nord du Burkina confronté à des attaques djihadistes, selon des sources sécuritaires et locales.

«Une charrette conduite par un groupe d’enfants a explosé sur un engin artisanal hier samedi, aux environs de 17h. Le bilan provisoire est de six morts et quatre blessés», a déclaré à l’AFP une source sécuritaire. «Les blessés ont été évacués au CHR (Centre hospitalier régional) de Ouahigouya. Une équipe (militaire) a été envoyée sur place pour le constat et sécuriser la zone», a précisé cette source.

Les victimes sont «presque toutes des enfants qui revenaient de pâturage avec leurs animaux» lorsque leur charrette a sauté «sur la mine», selon un habitant joint à Ouahigouya.

Le Burkina Faso, particulièrement les régions du nord et de l’est, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait plus de 1 000 morts et environ un million de déplacés depuis 2015. Les attaques avec des engins explosifs improvisés s’y sont multipliées depuis 2018 coûtant la vie à près de 200 personnes – civils et militaires -, selon un décompte de l’AFP. Ces attaques sont souvent couplées à des embuscades.

Les violences djihadistes dans le Sahel, souvent entremêlées à des conflits inter communautaires, qui ont fait plus de 4000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso, selon l’0NU.

Par Le Figaro avec AFP

260 enfants en colonie de vacances contaminés par le coronavirus aux États-Unis

août 1, 2020

Partis s’aérer et s’évader pour les vacances d’été, la moitié des jeunes américains ont présenté des symptômes légers puis ont été testés positifs au coronavirus.

C’était la crainte majeure de tous les directeurs d’accueils collectifs de mineurs cet été, dans le monde entier : celle de voir «les jolies colonies de vacances» se transformer en un nouveau cluster Covid-19. Aux États-Unis, dans l’État de Géorgie, 600 personnes dont 346 enfants se sont succédé dans un centre de vacances et la moitié ont été testées positive au virus.

Dès le 17 juin, l’atmosphère était à l’amusement, aux jeux et aux chants collectifs. Les enfants dormaient dans des «cabines abritant jusqu’à 26 personnes». Seulement, le 23 juin, soit quelques jours après le début du camp, un encadrant, quitte la colonie de vacances après avoir ressenti des frissons la veille. Il est ensuite testé positif au coronavirus. Petit à petit, les symptômes se propagent, 260 jeunes sont testés positifs et sont renvoyés chez eux. Le 27 juin, le centre ferme ses portes.

Des symptômes légers

Parmi les personnes contaminées, 74% avaient des symptômes légers comme de la fièvre, des maux de tête et un mal de gorge. Les autres n’avaient pas de symptômes.

Pour les auteurs du rapport du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), ces données viennent s’ajouter aux preuves croissantes «démontrant que les enfants de tous âges sont susceptibles d’être infectés par le Sars-CoV-2 et,contrairement aux premières informations, pourraient jouer un rôle important dans la transmission».

Non respect des normes sanitaires

Le Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) publie dans son rapport que certaines règles sanitaires locales n’étaient pas respectées comme le port du masque en tissu et l’aération systématique des locaux.

En France, les accueils collectifs de mineurs sont autorisés à condition de porter le masque lors de la préparation des repas, de respecter une distance sociale d’un mètre et de pratiquer des jeux en petits groupes ne dépassant pas 15 enfants.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

France: Deux enfants retrouvés inconscients dans une voiture, les parents les jugeaient «insupportables»

juillet 19, 2020

 

En guise de punition, les enfants auraient été enfermés durant plus de deux heures en plein soleil.

L’alerte a été donnée vers 14h45 hier par le service de sécurité du centre commercial. Deux enfants âgés respectivement de 3 et 5 ans ont été repérés à l’arrière d’une voiture garée sur le parking en plein soleil, fenêtres fermées. Malgré l’insistance de l’agent de sécurité qui s’est cantonné à frapper sur les vitres, aucun des enfants assis dans le véhicule n’a réagi.

Une équipe de la brigade anticriminalité est alors intervenue et, grâce à un brise vitre, a réussi à faire évacuer les enfants, en état de déshydratation. «Les enfants respiraient mais ne réagissaient plus. Il faisait 35° dans l’habitacle», souffle une source proche de l’enquête au Parisien. Les pompiers ont finalement dû intervenir pour les accompagner à l’hôpital de Jossigny afin qu’ils soient réhydratés.

Les parents, appelés par le haut-parleur du centre, sont arrivés à leur véhicule un peu plus tard. Selon Le Parisien, le couple était en vacances chez leur belle-sœur et était venu avec ses enfants dès 10 heures du matin pour faire des courses. «Comme ils étaient insupportables, ils les ont enfermés dans leur voiture à 13 heures», lance au quotidien un proche de l’enquête. Les enfants auraient alors passé environ deux heures seuls, enfermés dans la voiture.

Une enquête a été ouverte par le commissariat de Chelles pour savoir notamment depuis combien de temps les enfants étaient dans le véhicule. Le dossier devrait être transmis au parquet de Meaux dès aujourd’hui. Présenté à un magistrat, le père aurait reconnu les faits et ne se serait «pas rendu compte du risque». Les parents pourraient maintenant, selon les conclusions du magistrat, faire face à des poursuites.

Avec Le Figaro par Margaux d’Adhémar

 

Retour attendu de tous les enfants à l’école et au collège ce lundi en France

juin 21, 2020

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a encouragé les parents à avoir confiance dans l’institution de l’Éducation nationale.

 

Après six semaines d’école en dents de scie et plus de trois mois de classe à la maison pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, écoliers et collégiens vont retourner lundi 22 juin en cours, grâce à un protocole sanitaire allégé.

«Notre but c’est qu’il y ait le plus d’élèves possible qui reviennent», a expliqué jeudi le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, quelques jour après l’annonce par Emmanuel Macron que les crèches, écoles et collèges rouvriraient pour tous, de manière obligatoire et selon les règles de présence normales, à compter du 22 juin.

Cela pourra se faire grâce à un protocole sanitaire assoupli : il n’y aura plus de règles de distanciation physique en maternelle. En élémentaire, une distance d’un mètre entre les élèves ne sera finalement que recommandée, et au collège, quand cette distance ne sera pas possible, les élèves devront porter un masque. Une certaine souplesse est donc tolérée pour permettre à tous les élèves de revenir. Cela n’empêchera pas des «difficultés d’accueil dans certains endroits», regrettent plusieurs syndicats.

«J’appelle vraiment tous les parents à avoir confiance dans l’institution de l’Éducation nationale. Tout est fait pour que leurs enfants soient accueillis en sécurité», a souligné Sibeth Ndiaye dans l’émission Dimanche en politique sur France 3. «J’entends souvent dire que deux semaines, c’est pas grave, mais moi je crois très profondément que le fait, avant la rentrée de septembre, d’avoirà nouveau un contact ‘normal’ avec son enseignant et quelque chose de très important», a insisté la porte-parole du gouvernement.

«Il n’y a aucune raison qu’un enfant soit refusé à l’entrée d’une école, ce que je note malgré tout, c’est qu’il y a eu parfois des sur-interprétations du protocole sanitaire (…) parfois c’est antinomique avec le fait qu’il faut continuer à pouvoir transmettre un savoir, en particulier pour des élèves qui sont en difficulté», a insisté Sibeth Ndiaye.

A Toulouse, Joël Couvé, directeur d’une école maternelle et élu au SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, se dit «fatigué, désabusé et en colère». Il pointe des «aberrations» dans l’application du protocole sanitaire : «on nous demande durant la journée que les élèves des différentes classes ne se croisent pas», alors que le soir, «ceux qui resteront au centre de loisirs se retrouveront tous ensemble».

Après plus de trois mois à faire l’école chez eux, de très nombreux parents se disent également «au bout du rouleau». «Il y avait énormément de demandes (pour un retour à une situation normale, ndlr), ils sont très soulagés», confirme une directrice d’école maternelle de Rennes. «J’ai pleuré de joie quand j’ai eu la confirmation par la maîtresse du retour à l’école à temps plein pour mes deux enfants de 5 et 8 ans», avoue Noémie, installée avec sa famille à Nice.

«Deux semaines ça compte»

A Toulouse, Anna, mère d’un adolescent de 13 ans (5e) et de jumelles de sept ans (CE1) n’est pas très rassurée. Ses enfants reprendront lundi la route de l’école «pour des raisons sociales et affectives surtout, pour leur permettre de dire au revoir à leurs enseignants et à leurs camarades».

Selon les derniers chiffres du ministère, 1,8 million d’écoliers – sur un total de 6,7 millions – sont pour le moment retournés à l’école mais rarement à temps complet. Au collège, ils sont 600.000 sur 3,3 millions. «Deux semaines ça compte, deux semaines ce n’est pas rien, que ce soit sur le plan pédagogique et psychologique» pour les élèves, a soutenu cette semaine Jean-Michel Blanquer.

A l’école Jean-Zay de Rennes, Sandra, enseignante en maternelle, se dit «hyper contente» de récupérer tous ses élèves. Depuis le début du confinement, «il y en a quand même cinq sur 26 que je n’ai pas revus». «S’il n’y avait pas eu de retour, ça aurait été dur», juge-t-elle. Pour Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, «l’idée va être aussi de voir où en sont les élèves, en vrai : durant le confinement, beaucoup, et c’est normal, étaient aidés par les parents», constate-t-il. «Ce qu’on va travailler particulièrement de la grande section au CE2, c’est l’écriture, le graphisme, un point technique qui a souvent été difficile à assurer par les familles lors de la classe à la maison», donne-t-il en exemple.

Fabrizio Perseu, professeur des écoles à Paris, anticipe lui déjà que «ça va être un vrai casse-tête car les élèves vont avoir des niveaux disparates». Pour permettre d’accueillir le plus grand nombre, le nouveau protocole évoque la possibilité «d’organiser la classe à l’air libre».

Du côté des collèges, Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat des chefs d’établissement, pense que «tous les collégiens ne seront pas au rendez-vous, en raison de la fin d’année trop proche, de familles parties ou encore d’autres qui craignent le retour des élèves en nombre».

Par Le Figaro avec AFP

Climat, malbouffe… « Menace immédiate » pour la santé de tous les enfants, alerte l’ONU

février 18, 2020

 

Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l'île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
© RICKY PRAKOSO Des écoliers portent des masques sanitaires dans une salle de classe de l’île indonésienne de Natuna, le 4 février 2020
Dérèglement climatique, malbouffe, marketing des fabricants de tabac… La santé des enfants fait partout face à une « menace immédiate » et aucun pays dans le monde ne protège leur avenir de façon satisfaisante, avertit l’Organisation des Nations unies (ONU).

Des avancées ont été réalisées au cours des 20 dernières années dans le domaine de la santé des enfants et des adolescents, mais « ces progrès sont aujourd’hui au point mort » voire « menacés », estiment les auteurs d’un rapport publié mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à cette conclusion sévère, ce groupe de 40 experts indépendants en santé infantile du monde entier, convoqués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef, a construit un nouvel indice mesurant la possibilité des enfants de s’épanouir, à partir des données de 180 pays (indicateurs de mortalité, d’état de santé, de nutrition, d’éducation…).

Sans surprise, ce sont des pays riches qui arrivent en tête avec la Norvège en première position, suivie par la Corée du Sud, les Pays-Bas et la France. Inversement, le bas du classement est occupé par des pays d’Afrique subsaharienne: République centrafricaine, Tchad, Somalie et Niger.

Mais les auteurs du rapport, intitulé « Un avenir pour les enfants du monde? », mettent en regard de ce classement des mesures de « durabilité » (évolution des émissions de CO2, inégalités de revenus…) et soulignent que « si beaucoup de pays à haut revenu ont un très bon score à l’index d’épanouissement, ils sont proches du bas du classement pour leur contribution à la durabilité écologique ».

Quant aux pays les plus pauvres, si leurs émissions de gaz à effet de serre sont parmi les plus faibles, « beaucoup sont exposés aux effets les plus sévères d’un changement climatique rapide ».

– « Pratiques commerciales néfastes » –

Seuls neufs pays sont à la fois en mesure d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 par habitant fixés pour 2030 tout en étant situés dans les 70 meilleurs scores pour l’index d’épanouissement: l’Albanie, l’Arménie, la Grenade, la Jordanie, la Moldavie, le Sri Lanka, la Tunisie, l’Uruguay et le Vietnam.

« Les pays doivent revoir leur approche de la santé des enfants et des adolescents en faisant en sorte, non seulement de prendre soin d’eux aujourd’hui, mais en protégeant le monde dont ils hériteront », souligne Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et co-présidente de la commission d’experts convoquée par l’OMS et l’Unicef.

Parmi les menaces pesant sur la santé des générations futures, le rapport évoque en premier lieu la pollution de l’air et l' »intensification des menaces climatiques ».

« Si le réchauffement climatique dépasse 4°C d’ici 2100 comme le prévoient les projections actuelles, cela entraînera des conséquences sanitaires désastreuses pour les enfants, en raison de la hausse du niveau des océans, des vagues de chaleur, de la prolifération de maladies telles que le paludisme et la dengue, ainsi que de la malnutrition ».

Les experts dénoncent aussi des « pratiques commerciales néfastes » pour la santé des enfants, exposés au marketing de marques d’aliments ultra-transformés, de boissons sucrées, d’alcool, de cigarettes électroniques ou de tabac.

De nombreuses études montrent que « l’auto-régulation par les industriels ne fonctionne pas », souligne Anthony Costello, pédiatre et ancien directeur de l’Institute for Global Health (Royaume-Uni), évoquant l’exposition aux publicités pour l’alcool pendant les rencontres sportives et l’explosion de l’obésité infantile et adolescente, multipliée par 11 entre 1975 et 2016.

Aussi, ils appellent les gouvernements nationaux à durcir leur réglementation en la matière.

Ils leur recommandent également de s’attaquer « avec la plus grande urgence » aux émissions de CO2 pour « faire en sorte que les enfants aient un avenir sur cette planète », de prendre en compte la voix des plus jeunes dans les décisions politiques et d’évaluer systématiquement les effets de ces décisions sur la santé infantile.

Avec AFP