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Les enfants participant aux tâches domestiques seraient meilleurs à l’école

juin 24, 2022

Les enfants qui prennent part aux tâches domestiques développeraient leur mémoire et leur autonomie, selon une étude australienne repérée par « Le Figaro ».

De jeunes eleves dans une salle de classe (illustration).
De jeunes élèves dans une salle de classe (illustration).© ARIE BOTBOL / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Vous faites participer vos enfants aux tâches domestiques de votre foyer ? C’est une bonne chose, selon une étude australienne, repérée par Le Figaro. Les chercheurs de l’université La Trobe, à Melbourne, affirment en effet que les élèves réalisant des tâches ménagères chez eux réussissent mieux à l’école que ceux n’étant pas autant impliqués.

Les scientifiques ont étudié près de 200 enfants âgés de 5 à 13 ans et en sont arrivés à la conclusion que les tâches domestiques, comme faire la vaisselle, permettent l’épanouissement précoce des « fonctions exécutives » des enfants, ce qui améliore leurs performances scolaires. « Les enfants qui cuisinent ou jardinent de manière régulière seraient davantage en mesure d’exceller dans d’autres domaines, notamment le domaine scolaire », explique Deanna Tapper, qui a participé à l’étude.

Mémoire et capacité à trier l’information

Selon cette étude, les « fonctions exécutives » regroupent l’ensemble des qualités nécessaires pour réaliser une action. Soit la mémoire, la capacité à enregistrer, le fait de trier et de manipuler des informations, ou encore d’être capable de sélectionner les données pertinentes et de ne pas se précipiter. Les auteurs du document rappellent que ces capacités se développent dès le plus jeune âge et ont une influence sur le futur de l’enfant. « Des troubles dans le développement des fonctions exécutives peuvent conduire plus tard à des problèmes d’autonomie, d’organisation et de raisonnement. Ce qui peut avoir des conséquences sur les performances en lecture et en mathématiques, et aussi sur le niveau scolaire général », précise également l’étude.

Avec Le Point

L’armée russe contrôle « environ 20 % » de l’Ukraine, admet Zelensky

juin 2, 2022
Deux jeunes garçons ukrainiens jouent aux soldats portant un casque et un fusil.

Deux garçons ukrainiens – Andrii, 12 ans, et Valentyn, 6 ans – s’imaginent en combattants ukrainiens à un point de contrôle de fortune dans leur village de Stoyanka, en banlieue de Kiev. Photo: Getty Images/Christopher Furlong

À la veille du 100e jour du début de la guerre, l’armée russe contrôle « environ 20 % » du territoire ukrainien, a annoncé jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’un discours devant le Parlement du Luxembourg.

La superficie occupée fait presque 125 000 kilomètres carrés , a-t-il dit, un territoire beaucoup plus grand que les territoires combinés du Benelux, constitué par la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Au terme de la guerre de 2014, qui s’est soldée par la perte de la Crimée et d’une partie des territoires des régions de Donetsk et Louhansk, l’Ukraine avait été amputée de 43 000 km carrés, a-t-il observé.

À l’heure actuelle, la ligne de front, qui s’étend de Kharkiv à Mykolaïv, en passant par les régions de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, s’étend sur plus de 1000 kilomètres, a estimé M. Zelensky.

Selon lui, les troupes russes ont placé des mines sur des territoires totalisant 300 000 kilomètres carrés et ont réussi à entrer dans 3620 villes et villages du pays, dont 1017 ont été libérées par l’armée ukrainienne.

« Pourquoi nous battons-nous? Pour ce que nous sommes. Et pour rester ce que nous sommes : libres, indépendants, ouverts et unis avec tous les Européens. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Le président ukrainien a affirmé que 30 000 soldats russes ont été tués depuis le début de l’invasion, un chiffre invérifiable, mais nettement plus élevé que celui avancé par les services de renseignement occidentaux.Un enfant se balance devant un immeuble éventré et en partie calciné.

Un enfant se balance devant un immeuble détruit par une frappe russe en banlieue de Kiev. Photo : Getty Images/Pierre Crom

M. Zelensky a estimé qu’au moins des dizaines de milliers de civils ukrainiens ont été tués dans l’offensive russe, mais est demeuré muet sur les pertes subies par son armée.

Dans une entrevue accordée mercredi au réseau américain Newsmax, le président ukrainien avait cependant avancé qu’entre 60 et 100 combattants ukrainiens sont tués chaque jour et qu’environ 500 autres sont blessés.

Il a aussi rappelé que 17 millions d’Ukrainiens ont été chassés de leur domicile depuis le début du conflit, dont 5 millions, essentiellement des femmes et des enfants, ont quitté le pays.

Plus d’armes, implore Zelensky

Fidèle à son habitude, M. Zelensky a plaidé devant le Parlement luxembourgeois pour que les pays occidentaux envoient plus d’armes à l’Ukraine, et pour qu’ils continuent d’imposer plus de sanctions à la Russie.

Il demande notamment aux Européens de ne pas se contenter de geler des avoirs russes, mais de les confisquer au profit de la reconstruction de l’Ukraine.

« Nous devons trouver un moyen juridique de les confisquer pour compenser les dommages que la Russie a faits aux victimes de la guerre. Ce sera juste, et instructif pour l’agresseur.  »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Le discours du président Zelensky a été prononcé alors que l’armée russe continue de resserrer son étau sur Sievierodonetsk, dernier pré carré ukrainien dans la région de Louhansk, avec sa ville jumelle de Lyssytchansk.

La ville est désormais « occupée à 80 % » par les forces russes et des combats de rue y font toujours rage, a indiqué le gouverneur de la région, Serguiï Gaïdaï, dans un message publié sur Telegram.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les forces russes ont aussi bombardé plusieurs lignes de chemin de fer dans la région de Lviv, dans l’ouest, où arrivent notamment les armes livrées à l’Ukraine par les pays occidentaux.

Les combats et bombardements se poursuivent également dans la région de Kherson, en partie conquise par les Russes, mais où les Ukrainiens ont lancé une contre-offensive en fin de semaine.

Radio-Canada par François Messier avec les informations de Agence France-Presse

Canada: Pénurie de main-d’œuvre oblige, des enfants de 11 ans sont déjà au travail au Québec

mai 30, 2022

Si certains jeunes s’épanouissent, d’autres voient leurs droits bafoués.

Des mains essuient des ustensiles.

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale dit ne pas disposer des données nécessaires pour établir un décompte des travailleurs âgés de 14 ans et moins. Photo: Radio-Canada/Alexis Gacon

Au Québec, un nombre croissant de préadolescents occupent des postes laissés vacants par la pénurie de main-d’œuvre, notamment dans les épiceries et dans le secteur de la restauration rapide. Face à ce nouveau contexte et compte tenu du risque de décrochage scolaire, plusieurs experts réclament des changements pour mieux encadrer le travail des enfants.

Qu’est-ce que vous souhaitez commander? C’est Amanda, 11 ans, une petite blonde aux yeux bleus pétillants, qui pose cette question. Sa tête dépasse à peine le comptoir.

Amanda, c’est la petite nouvelle de la cantine La Grande Gueule, à Saint-Alphonse-de-Granby. Derrière elle, les friteuses fonctionnent à plein régime. Amanda travaille en cuisine entre 12 et 18 heures par semaine. Ici, près du quart des 32 employés sont âgés de 11 à 15 ans.Un homme et une jeune fille lèvent le pouce.

À la cantine La Grande Gueule, à Saint-Alphonse-de-Granby, sept employés sur 32 sont âgés de 11 à 15 ans. Photo: Radio-Canada/Alexis Gacon

Au départ, le patron d’Amanda, Pascal Lamarche, n’était pas sûr de pouvoir embaucher des employés si jeunes. Des gens m’avaient dit : « As-tu le droit? » J’ai eu un doute. […] Mon comptable m’a envoyé l’information de la CNESSTCommission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail : il n’y a pas d’âge!

Au Québec, contrairement à la plupart des provinces canadiennes, il n’existe pas d’âge minimum pour travailler. En Colombie-Britannique, par exemple, cet âge est passé de 12 à 16 ans l’an dernier. Mais ici, seule une autorisation parentale écrite doit être demandée par l’employeur si la jeune personne que celui-ci veut embaucher a moins de 14 ans. Or, plusieurs interlocuteurs à qui nous avons parlé soutiennent que les employeurs ne la demandent pas toujours.

Elle a été gérée comme une adulte

Dans la cuisine du restaurant, Amanda semble insensible à la pression. Je sais ce que c’est que les rushs. Souvent, le midi ou à l’heure du souper, on a beaucoup de commandes […]. J’aime l’ambiance. Pourquoi a-t-elle commencé si jeune? Parce que j’aime travailler et je trouvais que c’était une bonne place.

La jeune équipe semble en effet se serrer les coudes et travailler dans la bonne humeur. Il en faut, car les tâches ne sont pas si simples et le rythme est soutenu. Le plus difficile, c’est de supporter la chaleur et de blanchir les frites. Si tu peux blanchir un après-midi par semaine, tu vas être capable de tout faire dans la cantine, parce que les paniers sont pesants et il fait chaud, explique Pascal Lamarche.

Au restaurant, Amanda est une employée comme les autres, dit son patron. Pour l’instant, elle fait des journées de six heures, car je ne connais pas encore sa capacité à travailler. Ses parents me disent qu’elle serait capable de faire des journées pleines. On analyse ses points forts, ses points faibles, l’endurance qu’elle va avoir. […] Tant qu’elle veut travailler, on le fait!

Même si elle est très jeune, Amanda n’a pas reçu un encadrement adapté à son âge, détaille le propriétaire. Même constat chez Marianne, qui a commencé à 12 ans à servir dans un restaurant à Saint-Jean-sur-Richelieu l’année dernière : On m’a montré les bases et on m’a dit : « vas-y! »

C’est elle qui a demandé à travailler, explique son père, Sylvain. Elle a de bonnes notes, on sait qu’elle adore apprendre. Si les notes en pâtissent, elle arrête. Mais là, elles n’ont pas baissé. Elle avoue sa joie de gagner en autonomie et d’apprendre de nouvelles choses. Elle a aussi appris à faire abstraction des remarques de certains clients qui n’hésitent pas à commenter son air juvénile ou sa taille. Il y a un client qui m’a dit que la table était trop haute pour moi!

Cette expérience lui semble bénéfique, même si le stress peut la gagner, raconte son père, comme cette fois où elle a échappé un plateau en verre par terre. Elle a pleuré. Le patron lui a dit : « Si tu pleures trop, tu t’en retournes à la maison! » Elle a été gérée comme une adulte, puis on l’a vue, elle a bien répondu, elle a essuyé ses larmes et […] elle y est retournée.

Sans jeunes, je ne suis pas capable d’avancer

Dans son restaurant, Pascal Lamarche évoque le fort potentiel d’Amanda. Ce potentiel sied aussi à un contexte : celui de la pénurie de main-d’œuvre. Actuellement, le chômage est sous la barre des 4 % au Québec. Sans les jeunes, je ne suis pas capable d’avancer, car les adultes qui veulent travailler les week-ends, c’est difficile à trouver maintenant, explique le patron du restaurant.Une femme souriante aux cheveux gris.

Roxane Larouche, représentante nationale aux TUAC, section du Québec Photo: Radio-Canada/Alexis Gacon

Roxane Larouche, représentante nationale au syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC Canada), se rend bien compte que l’âge ne compte plus au moment de recruter dans le secteur de l’alimentation. Notre plus jeune membre a 11 ans. Le représentant de service a été très surpris.

Elle observe que les jeunes adolescents sont de plus en plus nombreux à travailler dans les épiceries de la province. C’est une tendance que semble confirmer la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui a vu le nombre de blessures subies par des moins de 16 ans au travail plus que doubler entre 2018 et 2021, passant de 85 à 203.

« On voit plus de jeunes, donc le risque de blessures existe et ça pose plein d’autres défis. C’est une toute nouvelle réalité. On pensait avoir des textes de conventions qui pouvaient répondre à toutes sortes de situations, mais force est de constater que non. […] Comment encadrer ces jeunes-là? Il faut trouver des solutions maintenant, car le problème, c’est maintenant qu’il arrive! […] On est dans une situation de jamais vu. »— Une citation de  Roxane Larouche, représentante nationale au syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce

Cependant, le nombre de travailleurs de 14 ans et moins est difficile à mesurer. Le ministère du Travail du Québec ne fait pas le décompte de ces employés. En effet, le décompte, basé sur les informations de Statistique Canada, commence à l’âge de 15 ans.

D’après l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2016-2017, 22 % des jeunes du secondaire avaient un employeur qui les rémunérait. Cette proportion passe de 6 % en première année du secondaire à 47 % en cinquième secondaire.

Est-ce que tu penses que l’école, ça va être son plan A ou D?

Roxane Larouche s’inquiète du risque de décrochage quand elle observe la concurrence des entreprises qui s’arrachent les services des très jeunes, particulièrement à l’extérieur de Montréal.

« Un employeur qui a engagé un jeune d’environ 12 ou 13 ans se l’est fait voler par la scierie qui l’a embauché pour balayer à 26 dollars de l’heure. […] La question qu’on se pose, c’est : est-ce qu’on a ouvert la voie à un décrochage? […] Ces questions doivent être analysées, car c’est un problème de société. »— Une citation de  Roxane Larouche, représentante nationale au syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce

Mme Larouche fait observer que certains parents envoient leur enfant travailler dans une épicerie comme si c’était un camp de jour qui ne coûte rien.

À l’école Amos, à Montréal, l’enseignante Marie-Betty Desrouillères questionne ses élèves, âgés de 16 à 20 ans, sur le sujet du travail des jeunes. Beaucoup sont entrés sur le marché du travail dès le début de leur adolescence.

Le jeune qui commence à travailler à 11 ans […], est-ce que tu penses que l’école, ça va être son plan A ou D ? Un des élèves s’exclame : Son plan C!

Parmi ceux qui l’écoutent, certains travaillent de nuit et arrivent en classe sans avoir dormi, comme Assitan, 19 ans, tressée et cernée. Elle occupe un emploi depuis déjà six ans.

Ces jours-ci, elle finit son quart dans un dépanneur à 7 h, puis elle marche une demi-heure pour se rendre à l’école. Elle n’a pas commencé à travailler par choix; elle l’a fait pour aider sa mère. On est quatre enfants, elle est toute seule. Il y a des choses à acheter, mais elle n’a pas assez [d’argent].

Au Québec, jusqu’à l’âge de 16 ans, les employeurs doivent veiller à ce que l’école passe avant le travail. Ils ne peuvent pas demander à leurs employés de manquer l’école pour travailler et doivent s’assurer que les jeunes puissent être à leur domicile de 23 h à 6 h, sauf quelques exceptions (le gardiennage, notamment).

Toutefois, Assitan, depuis qu’elle a commencé à travailler, n’a pas souvent senti beaucoup de compréhension de la part de ses différents patrons. Les employeurs vont te manipuler. Ils vont te faire sentir à l’aise. Il n’y avait pas un jour où mon téléphone ne sonnait pas. Ils vont dire « on t’aime » juste pour que tu fasses plus d’heures.

Jemima, une autre élève de l’école Amos, travaille depuis ses 14 ans et déplore le manque de considération des gérants d’établissements de restauration rapide où elle a été employée. Tout ce qui est fast food, les boss ne sont pas compréhensifs. Moi, quand je disais que je ne pouvais pas rentrer au travail et que je devais étudier, ils me coupaient tous mes autres quarts. Je n’avais pas de quarts la semaine suivante.

On ne peut pas laisser aux enfants la responsabilité de leur propre bien-être

Selon Sarah Denenne, une avocate spécialisée en droits des enfants, il est temps que le Québec revoie sa copie dans le domaine. Il doit y avoir place à une réforme. Là, en ce moment, l’état du droit actuel, c’est qu’on doit déléguer la responsabilité de la protection au bon jugement de l’employeur et de l’enfant lui-même. […] Dans la loi, il est écrit qu’il ne doit pas avoir un travail disproportionné qui nuise à son développement; c’est très vague. Et ça, c’est une chose à laquelle il faut s’attaquer.

Le Québec est lié à la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, ratifiée par le Canada en 1991. Celle-ci stipule qu’il faut fixer un âge minimum pour travailler(Nouvelle fenêtre). Selon Sarah Dennene, le Québec est en retard sur cette question.

« On est dans un système pensé pour l’adulte et l’enfant a des besoins spécifiques : il faut protéger le développement spécifique de l’enfant. Qu’est-ce qui va être dans son intérêt? Dans le contexte actuel, est-ce que l’impératif économique ne va pas prendre le dessus sur la protection de l’enfant? […] On ne peut pas laisser aux enfants la responsabilité de leur propre bien être. […] Ils ne peuvent pas tenir tête à leurs employeurs. Plus on est jeune, plus c’est difficile. »— Une citation de  Sarah Denenne, avocate spécialisée en droits des enfants

D’après l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2016-2017(Nouvelle fenêtre), parmi les élèves qui occupent un emploi durant l’année scolaire, ceux qui travaillent de 11 à 15 heures par semaine ou 16 heures et plus étaient proportionnellement plus nombreux à présenter un niveau élevé de détresse psychologique que ceux qui consacraient moins de 11 heures par semaine à leur emploi (34 % et 37 % contre 29 %).

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a décliné nos demandes d’entrevue. Dans un courriel, les communications du ministère soutiennent que les lois du travail au Québec encadrent déjà le travail des adolescents.

Radio-Canada par Alexis Gacon

États-Unis: 21 morts, dont 18 enfants, lors d’une fusillade dans une école du Texas

mai 24, 2022
Une femme réagit dans la foulée de la fusillade survenue au Texas.

Cette nouvelle fusillade a suscité l’effroi et le désespoir chez les parents d’enfants fréquentant l’école ciblée par le tireur. Photo : Reuters/Marco Bello

Un jeune homme a ouvert le feu mardi dans une école primaire au Texas, tuant 18 enfants et 3 autres personnes, un drame qui replonge les États-Unis dans le cauchemar récurrent des fusillades en milieu scolaire.

Le suspect, âgé de 18 ans, a agi d’une façon atroce et insensée dans la ville d’Uvalde, a déclaré le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, lors d’une conférence de presse.

Le tireur présumé, identifié comme Salvador Ramos, est lui aussi mort dans cette tuerie qui a touché la commune située à environ 130 kilomètres à l’ouest de San Antonio.

Il aurait d’abord visé sa grand-mère, dont l’état de santé restait à préciser, avant de se rendre à l’école et d’abandonner sa voiture pour entrer dans le bâtiment avec une arme de poing et peut-être un fusil, selon le gouverneur.

Les mobiles de cette attaque, l’une des pires dans une école depuis des années, étaient pour l’instant inconnus.

La fusillade s’est produite à l’école primaire Robb, qui accueille des enfants âgés de 5 à 7 ans à Uvalde. Plus de 500 enfants, dont près de 90 % d’origine hispanique, étudiaient dans l’établissement pendant l’année scolaire 2020-2021, selon des données de l’État.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montraient des enfants évacués en urgence, courant par petits groupes vers des bus scolaires jaunes, devant cet établissement aux bâtiments bas et plats, typiques du sud des États-Unis.

Le président [Joe] Biden est tenu informé de la tuerie est continue de l’être à mesure que les informations sont disponibles, a indiqué la porte-parole de la présidence, Karine Jean-Pierre.

« Les prières [du président Biden] vont aux familles frappées par cet événement épouvantable. »— Une citation de  Karine Jean-Pierre, porte-parole de la Maison-Blanche

M. Biden s’exprimera mardi soir, à l’issue de sa tournée en Asie.

Dans une proclamation, le président Biden a ordonné la mise en berne des drapeaux à la Maison-Blanche ainsi que sur les bâtiments et lieux publics des États-Unis jusqu’à samedi soir, en signe de respect pour les victimes de cet acte de violence insensée.

La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a dit qu’il s’agissait d’un acte monstrueux qui a volé l’avenir de chers enfantsIl n’existe pas de mots pouvant décrire la douleur et l’indignation face au massacre de sang-froid de petits écoliers et d’enseignants, a-t-elle écrit dans un communiqué.

Ted Cruz, sénateur républicain du Texas, a remercié sur Twitter les forces de l’ordre héroïques et les secours pour leur intervention lors de cette horrible fusillade.Des policiers lourdement armés.

La police a dit avoir appréhendé le présumé tireur. Photo : AP/Dario Lopez-Mills

Des drames fréquents

Cette attaque a replongé le pays dans les affres des fusillades en milieu scolaire, qui se répètent fréquemment avec des images choquantes d’élèves traumatisés, obligés de se confiner dans leur classe avant d’être évacués par les forces de l’ordre et de parents paniqués cherchant désespérément à avoir des nouvelles de leurs enfants.

Le drame rappelle celui de l’école primaire de Sandy Hook, à Newtown, dans le Connecticut, où un déséquilibré âgé de 20 ans avait tué 26 personnes, dont 20 enfants âgés de 6 et 7 ans, avant de se suicider.

Chris Murphy, sénateur démocrate de cet État, a supplié mardi ses collègues élus d’agir, assurant que ces tragédies n’étaient pas inévitables.

« Cela n’arrive que dans ce pays, et nulle part ailleurs. Dans aucun autre pays, les enfants ne vont à l’école en pensant qu’ils pourraient se faire tirer dessus. »— Une citation de  Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut

Trop, c’est trop, s’est emportée pour sa part la vice-présidente américaine Kamala Harris, appelant à agir pour réguler les armes. Nos coeurs continuent d’être brisés.

Nous devons trouver le courage d’agir, a-t-elle ajouté à l’intention du Congrès, impuissant à légiférer malgré les tragédies.

Le pays avait aussi été particulièrement marqué par une fusillade dans une école de Parkland, en Floride, qui avait fait 17 morts, dont une majorité d’adolescents, en 2018.

Et à la mi-mai, les États-Unis ont été endeuillés par une fusillade raciste qui a causé la mort de 10 Afro-Américains dans un supermarché de Buffalo, dans l’État de New York.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Russie : deux enfants meurent dans l’attaque d’une école maternelle

avril 26, 2022

Un homme armé a ouvert le feu dans une école maternelle de la région d’Oulianovsk, tuant deux élèves et leur institutrice. L’assaillant s’est ensuite suicidé.

Deux enfants sont morts dans l'attaque d'une ecole maternelle du centre de la Russie (illustration).
Deux enfants sont morts dans l’attaque d’une école maternelle du centre de la Russie (illustration).© LEYLA VIDAL / BELGA MAG / Belga via AFP

Mardi 26 avril, un homme a ouvert le feu dans une école maternelle de la région d’Oulianovsk, dans le centre de la Russie, faisant plusieurs morts. « Une tragédie a eu lieu dans la maternelle Riabinka de Vechkaïma : deux enfants ainsi qu’une institutrice sont morts et une autre institutrice a été blessée », a écrit le gouverneur de la région, Alexeï Rousskikh, sur son compte Telegram. « Un inconnu armé d’une arme à feu a pénétré dans la maternelle du village Vechkaïma durant l’heure de la sieste et a tué trois personnes, dont deux enfants », selon le ministère régional de l’Éducation, qui précise que « le motif du crime reste encore à établir ».

La déléguée des droits de l’homme auprès du Kremlin, Tatiana Moskalkova, a identifié le tireur comme étant Rouslan Akhtiamov, un homme de 26 ans atteint de troubles mentaux. Les enfants tués sont une fille et un garçon, nés en 2016 et en 2017, a-t-elle ajouté.

Après avoir tué ses victimes, l’homme s’est « tiré (une balle) dans le visage » avec un fusil de chasse qui appartenait à une autre personne, a ajouté Tatiana Moskalkova sur Telegram. Le propriétaire du fusil a peu après été retrouvé mort, selon le vice-gouverneur régional, Alexandre Korobko. L’assassin « n’avait pas de rapport » avec les victimes, selon le délégué local des droits de l’homme, Sergueï Loulkov, cité par l’agence de presse Interfax.

Les fusillades en hausse en Russie

Longtemps très rares, les fusillades mortelles, notamment dans des écoles, ont tendance à devenir plus nombreuses en Russie depuis quelques années, au point que le président Vladimir Poutine s’en alarme, y voyant un phénomène importé des États-Unis et un effet pervers de la mondialisation, ce qui l’a conduit à durcir la législation sur le port des armes.

En septembre 2021, un étudiant de 18 ans avait ouvert le feu avec un fusil de chasse à l’université de Perm, dans l’Oural, faisant six morts et une trentaine de blessés. En mai 2021, un jeune homme de 19 ans avait tiré dans son ancienne école, tuant sept élèves et deux enseignants. La fusillade la plus meurtrière remonte à octobre 2018, quand un lycéen avait tué 19 personnes avant de se donner la mort dans un lycée de Kertch, dans la péninsule annexée de Crimée.

Par Le Point avec AFP

« Biens mal acquis » : des enfants d’Omar Bongo mis en examen en France

avril 21, 2022

JUSTICE. Le dossier des « biens mal acquis » rebondit en France avec la mise en examen de quatre enfants du président défunt par la justice française.

Omar Bongo, le 1er juillet 2007 au Ghana.
Omar Bongo, le 1er juillet 2007 au Ghana. © AFP/Issouf Sanogo

Pour la première fois, entre le 25 mars et le 5 avril, le juge financier Dominique Blanc a successivement mis en examen Grâce (58 ans), Betty (55), Arthur (51) puis Hermine (53) – tous des enfants du défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba – pour recel de détournement de fonds publics, de corruption active et passive et d’abus de biens sociaux.

Après la mise en examen de la banque française BNP Paribas en mai 2021, c’est une nouvelle accélération dans cette enquête difficile et au long cours, déclenchée après une plainte en mars 2007. D’autres enfants, parmi les 54 de l’ex-allié historique de la France, pourraient suivre.

Questions sur un immense patrimoine immobilier

La justice française soupçonne en effet plusieurs membres de la famille Bongo, d’Omar le défunt père à Ali, le fils et actuel président, en passant par la fille Pascaline, d’avoir « sciemment » bénéficié d’un important patrimoine immobilier « frauduleusement » acquis par le patriarche et dont la valeur a récemment été évaluée par la justice « à au moins 85 millions d’euros ».

Contacté par l’AFP, Jessye Ella Ekogha, porte-parole de la présidence gabonaise, n’a pas fait de commentaire.

Devant le juge, les quatre enfants de celui qui fut président du Gabon de 1967 à sa mort en 2009 ont tous évoqué des biens reçus comme « cadeaux » de leur père, des appartements dans les 15e et 16e arrondissements parisiens acquis entre 1995 et 2004.

Connaissaient-ils le circuit tortueux emprunté par l’argent pour financer ces acquisitions, décrit par un notaire français mis en cause comme servant à « camoufler » l’origine des fonds ? « Non », ont-ils tous répondu. « Je n’étais au courant de rien », répond ainsi Betty Bongo, ex-directrice générale adjointe de feu la compagnie aérienne Air Service Gabon.

Aux quatre enfants, le juge Dominique Blanc égrène la même litanie d’affaires judiciaires, de rapports officiels et d’enquêtes journalistiques ayant étayé les soupçons de corruption qui aurait enrichi Omar Bongo.

La « fortune immense » de sa famille, selon un arrêt de février de la cour d’appel de Paris, provient « de l’argent issu de détournements de fonds publics et des sommes considérables provenant du délit de corruption des sociétés pétrolières », notamment Elf Aquitaine, ce que « les investigations menées dans la présente procédure ont confirmé », selon le magistrat.

Une affaire de famille ?

Les enfants Bongo opposent au juge leur ignorance ou absence de curiosité. « J’apprends beaucoup de choses aujourd’hui », répond laconiquement Grâce Bongo, tandis qu’Hermine Bongo, directrice générale de la compagnie aérienne Nouvelle Air Affaires Gabon, fait valoir son « éducation » : « Sois heureuse de ce que tu as et ne sois pas curieuse de ce qui ne te concerne pas. »

Pour eux, quoi qu’il en soit, pas de fraude : Arthur Bongo, un temps pilote de l’avion présidentiel paternel, indique qu’il n’a « pas le sentiment d’avoir bénéficié d’une rente pétrolière ».

Grâce Bongo précise : « Si (Omar Bongo) a volé dans la caisse, je n’ai pas de preuves. »

Me Elise Arfi, l’avocate de cette dernière, a dénoncé une mise en examen « scandaleuse » qui crée « de l’insécurité juridique ». « Vingt-cinq ans après une vente légale et régulière, on vient chercher la propriétaire en disant que les faits qui ont servi à financer cet appartement n’auraient pas une origine licite », dit-elle. « On ira jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme », a assuré l’avocate. « La justice française se fait gardienne des intérêts du contribuable gabonais, mais parallèlement le parquet refuse au Gabon sa constitution de partie civile », a-t-elle aussi dénoncé, faisant référence à la récente décision du magistrat instructeur de refuser le statut de victime à l’État gabonais, qui conteste cette décision en appel. Surtout, l’avocate s’est interrogée sur l’absence de procédure visant « tous les chefs d’État qui ont des biens français », ciblant des dirigeants du Golfe ou du Maghreb. « Pourquoi seulement le Gabon ? C’est une rétorsion », d’après elle.

En France, Rifaat el-Assad, oncle du dirigeant syrien Bachar el-Assad, a été condamné en septembre en appel à quatre ans de prison. Sa défense a annoncé un pourvoi.

Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale, a lui été définitivement condamné en juillet à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende, ferme, après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.

Les avocats des autres enfants n’ont pas répondu à l’AFP.

Plusieurs implications

Dans ce dossier des biens mal acquis, outre les enfants Bongo et la BNP Paribas, sont poursuivies quatorze autres personnes physiques, dont des membres de la famille du président congolais Denis Sassou Nguesso et plusieurs Français, parmi lesquels un avocat, un notaire, une gérante de société civile immobilière, etc. « Le chapitre famille Bongo qui s’est ouvert va se poursuivre. La procédure enseigne maintenant à quel point les biens français n’ont pu être mal acquis que grâce au concours des ingénieurs du chiffre et du droit », a relevé Me William Bourdon, avocat de l’association Transparency International France, partie civile dans ce dossier.

Début février, le magistrat instructeur a retiré à l’État gabonais son statut de partie civile, estimant qu’il n’avait pas apporté depuis le début de l’enquête la preuve d’un préjudice. Les avocats de ce pays, qui a indiqué dans un courrier du 1er février que le Gabon « ne conteste pas […] l’existence des délits objets de cette procédure », ont fait appel de cette décision.

Avec Le Point

Canada: Une rentrée scolaire tardive à Montréal pour de jeunes Ukrainiennes

avril 18, 2022

Les jeunes Ukrainiennes Katerina (à gauche), 11 ans, et Darina, 13 ans, commencent leur nouvelle vie au Québec. Photo: Radio-Canada/Marie-Josée Paquette-Comeau

Après 53 jours de guerre, on voit apparaître de jeunes Ukrainiens sur les bancs d’école à Montréal, comme Darina Galamay et sa sœur. Elles ont eu le courage de quitter Kiev sans leurs parents, mais il leur en faudra peut-être encore plus pour s’adapter à leur nouvelle réalité.

Dans la classe d’accueil de l’école secondaire d’Anjou, Isabelle Bujold enseigne les noms communs. Âgée de 13 ans, Darina voit les lèvres de son enseignante bouger, mais les sons sont indéchiffrables.

Le défi est titanesque pour Darina. Avec un peu de vocabulaire en anglais et son téléphone, elle réussit à se faire comprendre de ses camarades de classe, faute d’avoir un dictionnaire ukrainien-français.

Darina Galamay assiste à un cours donné par son enseignante de l’école secondaire d’Anjou. Photo: Radio-Canada

Mme Bujold enseigne à de jeunes immigrants depuis 13 ans. Une classe multiniveaux qui représente son lot de défis. Dans la classe de Darina, il y a 17 élèves, pour la plupart des hispanophones qui ont franchi le chemin Roxham. Ils ont tous des parcours migratoires différents. Souvent, quand on reçoit des élèves qui ont vécu des choses très difficiles, le pire est derrière eux contrairement à Darina, qui voit son pays natal être pilonné chaque jour sur Internet.

« C’est particulier de me lever le matin, de lire le journal et de me demander : est-ce qu’il est arrivé quelque chose de vraiment dramatique qui va avoir un impact important sur la vie de mon élève? »— Une citation de  Isabelle Bujold, enseignante en classe d’accueil à l’école secondaire d’Anjou

L’école secondaire d’Anjou offre un suivi particulier à ses élèves. La classe doit devenir un lieu sécurisant, un cadre sur lequel se reposer. Un service psychologique est offert en temps et lieu selon les besoins de chacun. Ils peuvent avoir vécu des séparations. Ils peuvent avoir vu des images choquantes, explique la psychologue scolaire Stéphanie Limoges.

Le reportage de Marie-Josée Paquette-Comeau Photo : Radio-Canada

Bien que l’école secondaire d’Anjou ne ressemble pas à celle de l’adolescente en Ukraine, Darina apprécie ses journées.

« Ça me sauve dans un sens, parce qu’à l’école, je ne lis pas toujours les nouvelles qui ne sont pas très bonnes. J’occupe ma tête avec les choses moins stressantes. »— Une citation de  Darina Galamay

Elle tente d’oublier les images de gens qui sortaient de leurs maisons en courant. Elle se souvient de la peur sur les visages et du vrombissement des avions. 

Un long périple

Darina et Katerina Galamay ont dormi durant plus d’une semaine dans des lits de fortune situés au sous-sol d’un hôpital à Kiev. Photo : Courtoisie

Au déclenchement de la guerre, Darina et sa sœur, Katerina, ont dormi pendant une semaine dans le sous-sol de l’hôpital où leur mère travaille. Les aéroports étant visés, elles n’ont pas pu fuir en avion. Elles ont donc attendu le signal pour s’enfuir au Canada en famille. Le moment est venu de partir au début de mars, mais leur mère leur a annoncé qu’elles quitteraient le pays sans elle, avec des inconnus.

Leur mère étant médecin, elle est forcée de rester au pays, tout comme leur père, réquisitionné par l’armée ukrainienne. Les jeunes filles âgées de seulement 13 et 11 ans ont pris le bus jusqu’en Pologne pour ensuite s’envoler, seules, vers Montréal.

« Tu as juste 13 ans, mais tu as déjà de très grandes responsabilités pour ta vie, pour la vie de ta sœur. »— Une citation de  Darina Galamay

Daria et sa sœur habitent maintenant chez leur tante, Olena Lipatova. Il était impensable pour elle de laisser ses nièces à Kiev.

« Elles représentent vraiment les enfants de l’Ukraine. C’est terrible… C’est des vies qui commencent. »— Une citation de  Olena Lipatova, tante de Darina et Katerina Galamay

Les jeunes filles s’adaptent tranquillement à la vie au Québec, tout en faisant leur effort pour mettre fin à la guerre. Chaque fin de semaine, elles participent aux manifestations organisées par la communauté ukrainienne. Elles scandent Arrêtez Poutine, fermez le ciel entourées de centaines d’Ukrainiens d’origine. Ces mots sont probablement les premiers qu’elles ont appris en français.

Déterminées, Darina Galamay (13 ans) et sa sœur, Katerina (11 ans), manifestent chaque fin de semaine pour que cesse la guerre en Ukraine. Photo : Radio-Canada

Darina et Katerina ignorent quand elles retourneront dans leur pays natal.

Avec Radio-Canada par Marie-Josée Paquette-Comeau

France: Personnalités préférées des enfants: Soprano reste en tête, percée du youtubeur Michou

mars 28, 2022
Personnalités préférées des enfants: Soprano reste en tête, percée du youtubeur Michou© AFP/Archives/Valery HACHE

Le chanteur Soprano reste pour la troisième année consécutive la personnalité préférée des 7-14 ans, devant le youtubeur Michou qui se hisse directement sur la deuxième marche, selon le sondage annuel Ipsos pour Le Journal de Mickey, en kiosques mercredi.

De son vrai nom Miguel Mattioli, Michou, 20 ans, est le premier youtubeur à figurer dans ce classement. Avec plus de 7 millions d’abonnés, le jeune homme originaire des Hauts-de-France s’est fait connaître avec des vidéos humoristiques de ses parties du jeu vidéo Fornite. Il a participé aussi à l’émission Danse avec les stars sur TF1.

Le footballeur Kylian Mbappé complète le podium, devant l’astronaute Thomas Pesquet, le gardien de but Hugo Lloris, le comédien Jean-Paul Rouve et le magicien Eric Antoine. Le duo Bigflo et Oli se classe 9e. Teddy Riner est 11e.

Autres youtubeurs et influenceurs à faire leur entrée dans ce palmarès, McFly et Carlito (7 millions d’abonnés) s’installent à la 14e place.

En mai dernier, le duo a fait passer à Emmanuel Macron un concours d’anecdotes, enregistré à l’Elysée. Auparavant, ils avaient relevé un défi présidentiel avec une vidéo pour promouvoir les gestes barrières face au Covid-19, qui a enregistré plus de dix millions de visionnage.

Du côté des femmes, Angèle, à la 16e place, est la première à apparaître dans ce palmarès 2021, suivie de Louane (24e) et Mimi Mathy (26e).

« Aucune femme n’est présente dans les favoris des garçons. Les filles plébiscitent autant des femmes que des hommes dans leur personnalités préférées, mais pas les garçons », souligne Le Journal de Mickey.

Cette étude de l’Institut Ipsos a été réalisée du 9 au 16 février auprès de 400 enfants représentant les 7-14 ans, à partir d’une liste de 81 personnalités francophones ayant fait l’actualité en 2021.

Par Le Point avec AFP

Un hôpital pour enfants de Marioupol bombardé par l’armée russe

mars 9, 2022
Une femme tient un bébé dans ses mains.

Une femme tient un bébé dans un abri anti-aérien de Marioupol, le 8 mars. Photo : La Presse Canadienne/AP/Evgeniy Maloletka

Un hôpital pédiatrique de la ville portuaire de Marioupol, dans le sud de l’Ukraine, a été touchée par des frappes aériennes russes, et des enfants sont ensevelis sous les décombres, affirme le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

L’information n’a pas été confirmé par l’armée russe et ne peut être vérifiée de manière indépendante.

Frappes directes des troupes russes sur la maternité d’un hôpital. Des gens, des enfants sont sous les décombres. Atrocité! , s’est indigné le président Zelensky dans un message publié sur Twitter, accompagné d’une vidéo montrant selon lui les lieux.

Combien de temps encore le monde sera-t-il complice en ignorant la terreur? Fermez le ciel immédiatement! Vous avez le pouvoir de le faire, mais vous semblez perdre votre humanité, a-t-il ajouté.

Le bombardement de l’hôpital avait été annoncé un peu plus tôt par le conseil municipal de Marioupol, ville stratégique assiégée par l’armée russe depuis déjà plusieurs jours.

Les forces d’occupation russes ont lâché plusieurs bombes sur l’hôpital pour enfants. La destruction est colossale, a-t-il annoncé en ligne, sans offrir de bilan.

Par Radio-Canada avec les informations de Reuters

Canada: Des enfants de Trois-Rivières touchés par la guerre en Ukraine

février 24, 2022
Des débris calcinés jonchent le sol après une attaque russe à Kiev.

Au premier jour de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, des dommages considérables peuvent déjà être constatés dans plusieurs villes, dont Kiev, la capitale ukrainienne. Photo: AP/Efrem Lukatsky

Une partie des souvenirs d’enfants nés en Ukraine disparaissent avec la guerre. À Trois-Rivières, leur père doit composer avec leur sentiment d’impuissance devant le drame qui se déroule sous leurs yeux.

Joël Lapierre et sa conjointe ont adopté plusieurs enfants, quatre d’entre eux sont nés en Ukraine. Pour leur fils Liam qui a 16 ans, cette guerre signifie un retour impossible sur son lieu de naissance. On en parle ouvertement, on a des contacts avec les familles à Odessa, dans la région de Soumy raconte le père au micro de l’émission Toujours le matin.

« Une des villes où notre fils Liam vivait, on ne peut plus la visiter, ça fait partie de la ligne de front entre la région de Louhansk pris par le Donbass et la région qui restait en Ukraine. »— Une citation de  Joël Lapierre, père de Liam

Liam a vécu sept ans en Ukraine avant d’arriver au Québec. Même si aujourd’hui, il se sent plus Québécois qu’Ukrainien, le conflit ravive ses souvenirs. Alors c’est quand on en parle comme ça qu’il devient sensible et qu’il vit des souvenirs.

Liam a perdu ses parents biologiques l’hiver dernier. De voir la région où il a grandi sous les feux des bombes l’éloigne davantage de son rêve d’y retourner. Son père raconte que son fils éprouve un sentiment d’injustice : C’est pas juste, à cause de ça je ne peux pas aller visiter mon ancien orphelinat, lui a-t- il confié. C’est un projet qu’il a avec moi de pouvoir aller visiter les endroits de son enfance. Pour lui c’est l’irritation de dire à cause de Poutine et de tout ça, je ne peux pas aller visiter, c’est un endroit qui nous est limité aujourd’hui. Pour lui, il a comme un blocage à cause de ce qui se passe à l’endroit qu’il aimerait voir.

Une grande empathie envers le peuple ukrainien

Au moment d’adopter leurs enfants, Joël Lapierre et sa conjointe ont dû vivre cinq mois dans le pays avant de pouvoir revenir avec eux. Ce temps leur a permis de bien connaître le pays, et de s’attacher à des gens.

Aujourd’hui, ils éprouvent une grande empathie et une grande sensibilité envers leur drame. Il témoigne de la différence culturelle entre les Russes et eux : Même si certains ont vécu dans l’ancienne Union soviétique et ont une certaine nostalgie, ils ne veulent pas non plus se retrouver sous l’autoritarisme qu’il y avait de l’époque non plus. Les Ukrainiens sont beaucoup plus indépendants d’esprit, veulent pas céder aussi facilement leur liberté que ceux qui sont d’origine russe qui sont plus prêts à laisser un peu de leur liberté pour plus de stabilité. Il y a vraiment une différence de mentalité importante.

Avec Radio-Canada par Josée Bourassa