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Dans l’exode des Rohingyas, des enfants seuls et vulnérables

septembre 13, 2017

Des réfugiés rohingyas de Birmanie arrivent à Teknaf, le 12 septembre 2017 au Bangladesh / © AFP / MUNIR UZ ZAMAN

Le garçon rohingya perdu a fait le voyage depuis la Birmanie seul, se raccrochant à des étrangers d’autres villages pour franchir rivières et jungles, jusqu’à ce qu’ils atteignent le Bangladesh. Pays où il n’avait nulle part où aller, et plus aucune famille.

« Des femmes dans le groupe ont demandé: +Où sont tes parents ?+. J’ai dit que je ne savais pas où ils étaient », raconte Abdul Aziz, 10 ans. Son nom a été modifié pour protéger son identité.

« Une femme a dit: +Nous allons prendre soin de toi comme notre enfant, viens avec nous+. Et je les ai suivis. »

Plus de 1.100 enfants rohingyas fuyant les violences dans l’ouest de la Birmanie sont arrivés seuls au Bangladesh depuis le 25 août, selon les derniers chiffres de l’Unicef.

Ces mineurs isolés sont particulièrement vulnérables aux abus sexuels, au trafic des êtres humains et au traumatisme psychologique, s’inquiète l’agence onusienne spécialisée dans les droits de l’enfant.

Nombre d’entre eux ont vu les membres de leur famille massacrés dans des villages de l’État Rakhine (aussi appelé Arakan) par l’armée birmane et les milices bouddhistes, des opérations qualifiées par les Nations unies de « nettoyage ethnique ».

D’autres ont eu la vie sauve à un cheveu. Certains enfants de cette minorité musulmane persécutée arrivent avec des blessures par balle.

Le nombre de mineurs arrivés au Bangladesh seuls, ou séparés de leur famille sur la route de l’exode, est voué à monter au fur et à mesure que de nouveaux cas sont portés à la connaissance des autorités et organisations internationales.

Plus de la moitié des 379.000 réfugiés rohingyas arrivés au Bangladesh depuis le 25 août, date du déclenchement de la nouvelle flambée de violences au Rakhine, sont mineurs, selon les estimations de l’ONU.

Au sein de cette marée humaine, repérer les enfants seuls revient à chercher une aiguille dans une botte de foin pour les responsables de protection de l’enfance. Dans les immenses camps de réfugiés, des tout-petits errent nus, des enfants dorment dehors ou jouent en solitaire dans les flaques d’eau sale.

– ‘Mangé des feuilles’ –

Les enfants seuls « au début ils parlent pas, ne mangent pas, ne jouent pas. Ils restent juste assis, immobiles, le regard dans le vide », témoigne auprès de l’AFP Moazzem Hossain, chargé de projet au sein de l’organisation caritative BRAC.

Son ONG, en partenariat avec l’Unicef, gère un espèce réservé aux enfants dans le camp de réfugiés de Kutupalong. Quarante-et-une de ces zones protégées sont en place à travers les campements du sud du Bangladesh.

Des enfants, certains portant leur petit frère ou petite sœur dans les bras, viennent dans ces rudimentaires abris en bois pour des ateliers de chant, s’amuser avec des jouets et des cubes.

Pour eux, ces interludes de paix constituent un répit bienvenu dans la misère noire des camps, transformés en bourbier par la pluie et où des réfugiés exténués se disputent le moindre espace libre.

Ces temps de jeu sont aussi l’opportunité pour les spécialistes d’étudier les enfants, d’en apprendre un peu plus sur leur histoire, d’enregistrer les nouveaux arrivants et surtout de repérer ceux qui voyagent seuls.

Mohammad Ramiz (le nom a été changé), 12 ans, s’est retrouvé sans personne en fuyant son village et s’est joint à un groupe d’adultes.

« Il y avait beaucoup de violences, donc j’ai traversé la rivière avec les autres », raconte-t-il à l’AFP.

« J’ai mangé des feuilles d’arbres et bu de l’eau pour survivre. »

Sans surveillance, ces enfants risquent de tomber aux mains de personnes mal intentionnées, avertit Christophe Boulierac, porte-parole de l’Unicef à Genève.

Dans la masse humaine qui continue chaque jour d’affluer dans la région du Bangladesh frontalière de la Birmanie, il est urgent de repérer les réfugiés mineurs seuls.

« Plus vite nous agissons, plus grandes sont les chances de retrouver leur famille », explique à l’AFP M. Boulierac.

« Le plus important est de les protéger car les enfants non-accompagnés, les enfants séparés, sont particulièrement vulnérables et en danger. »

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2017 12h58)                

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Inde: Le prix Nobel Satyarthi lance un une marche pour la protection des enfants

septembre 11, 2017

Le prix Nobel de la paix indien Kailash Satyarthi à Bangalore le 21 juillet 2017 / © AFP/Archives / MANJUNATH KIRAN

Le prix Nobel de la paix indien Kailash Satyarthi a donné lundi le coup d’envoi d’une marche à travers l’Inde pour exhorter les autorités à agir contre les violences sexuelles contre les enfants et le trafic de mineurs.

Kailash Satyarthi et ses partisans ont lancé cette grande manifestation à Kanyakumari, à la pointe sud de l’Inde.

Il espère faire participer un million de personnes à sa marche qui doit traverser les 29 Etats et les sept territoires de l’Union du pays sur 11.000 kilomètres pour s’achever le 16 octobre à New Delhi.

« Si nos enfants ne sont pas en sécurité en Inde, dans les écoles, alors nous devons y remédier », a déclaré ce militant des droits des enfants âgé de 63 ans.

« Nous ne pouvons pas être des spectateurs silencieux », a-t-il dit, qualifiant les violences sexuelles contre les enfants de « menace grandissante » et d' »épidémie en progression ».

Plus de 9.000 enfants ont été victimes d’une forme de trafic en Inde en 2016, un chiffre en hausse de 25% par rapport à 2015, selon le gouvernement indien.

Environ 14.000 enfants ont été victimes de viols ou de harcèlement sexuel en 2015, selon la police.

Des experts affirment que ces chiffres sont encore largement inférieurs à la réalité.

Romandie.com avec(©AFP / 11 septembre 2017 12h30)                

Plus de 100 enfants tués dans les inondations en Sierra Leone

août 16, 2017

Des habitants observent les opérations de secours le 15 août 2017 à Freetown / © AFP / SAIDU BAH

Encore traumatisées par les centaines de morts, dont plus de 100 enfants, après les inondations et les glissements de terrain qui ont touché Freetown, les autorités sierra-léonaises redoublaient d’effort mercredi pour retrouver quelque 600 personnes toujours portées disparues.

Cette catastrophe, une des pires de l’histoire du pays, causée par trois jours de pluies torrentielles, a fait plus de 300 morts à Freetown dans la nuit de dimanche à lundi, selon la Croix-Rouge locale.

Des responsables à la morgue centrale de la capitale sierra-léonaise ont de leur côté évoqué le chiffre de 400 morts.

« Nous avons reçu 105 enfants », a précisé mercredi à l’AFP Mohamed Sinneh Kamara, un employé de la morgue, où les corps s’entassent dans une odeur pestilentielle et où l’identification des victimes était difficile.

« Il n’y a pas assez de gants, d’équipements de protection et de bottes en caoutchouc » pour les familles, a déploré l’employé de la morgue.

La famille de Mabinty Sesay participait dimanche soir à une veillée de prière à l’église du quartier de Regent, dans les faubourgs de la ville, l’une des zones les plus touchées, lorsqu’une coulée de boue a recouvert l’édifice.

« J’ai perdu 13 membres de ma famille mais je n’ai pu en identifier que deux », a-t-elle confié à l’AFP, alors qu’une autre femme perdait connaissance en identifiant son mari dans un amas de corps.

Quelque 600 personnes sont toujours portées disparues, selon la Croix-Rouge, les glissements de terrain spectaculaires ayant surpris de nombreux habitants dans leur sommeil.

Des opérations de secours pour tenter de retrouver ces victimes se poursuivaient mercredi.

Les survivants quant à eux sont confrontés à des conditions difficiles.

« Il y a un besoin en nourriture, en eau, en équipements sanitaires et en aide médicale. Comme nous sommes toujours en saison des pluies, d’autres inondations sont encore possibles », a expliqué Adele Fox, coordinatrice santé pour l’ONG Concern Worldwide.

Située en bordure de mer, Freetown –surpeuplée avec environ 1,2 million d’habitants– est frappée chaque année par des inondations qui entraînent leur lot de maladies: dysenteries et choléra notamment. Des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles, mais jamais jusqu’ici à une telle échelle.

Face à l’ampleur des destructions, le choc et la tristesse ont commencé à faire place à la colère.

« Il y a de la frustration par rapport à la régularité des inondations et des destructions pendant la saison des pluies », a relevé Mme Fox.

– L’aide internationale s’organise –

L’ambassade d’Israël au Sénégal a envoyé 20.000 portions de nourriture et « de l’eau propre, des couvertures et d’autres produits nécessaires vont suivre », a-t-elle indiqué.

Le Programme alimentaire mondial de l’ONU a également commencé à distribuer de l’aide à 7.500 personnes, tandis que le Royaume-Uni a proposé son soutien à son ancienne colonie, indépendante depuis 1961.

« Nous sommes débordés », a reconnu mardi, très ému, le chef de l’État, Ernest Bai Koroma, lors d’une visite à Regent.

Petit pays d’Afrique de l’Ouest et un des plus pauvres au monde, la Sierra Leone a un « besoin urgent d’aide », a-t-il lancé.

Les autorités ont ouvert un centre d’accueil pour venir en aide à plus de 3.000 habitants désormais sans abris de Regent, où tout un pan de colline s’est effondré, emportant les habitations.

« Nous avons vu des destructions massives. Des gens qui tiraient des corps à mains nues. Nous n’avons vu aucun survivant dans les maisons submergées », a déclaré Daniel Byrne, de l’ONG Oxfam, après une visite sur le terrain.

« Des voisins ont accueilli des survivants. L’un d’eux a pris 30 personnes dans sa maison de trois pièces », a-t-il ajouté, en disant craindre la propagation de maladies.

A New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que « les représentants de l’ONU en Sierra Leone et (ses) partenaires humanitaires mènent des missions d’évaluation ».

« Ils aident les autorités nationales dans les opérations de secours, à évacuer les habitants, à fournir de l’aide médicale pour les blessés, à recenser les survivants et à fournir de la nourriture, de l’eau et des effets de première nécessité aux victimes », a-t-il ajouté.

– Victimes d’Ebola –

Environ 150 personnes ont déjà été enterrées mardi soir à Freetown, selon un responsable du conseil municipal de la capitale, Sulaiman Zaino Parker.

De nombreuses autres victimes doivent être inhumées dans la localité proche de Waterloo aux côtés des tombes de personnes décédées pendant l’épidémie du virus Ebola (4.000 morts en Sierra Leone en 2014 et 2015).

« Toutes les victimes auront droit à un enterrement digne selon les rites musulmans et chrétiens », a expliqué M. Parker.

Le président de la Guinée voisine et chef de l’Union Africaine, Alpha Condé, qui a effectué mardi une visite à Freetown, a lancé un appel à la mobilisation internationale.

Le Pape François s’est quant à lui dit « profondément attristé » dans un message à l’archevêque de Freetown, Charles Edward Tamba.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 18h23)                

Inde: 60 enfants meurent par manque d’oxygène dans un hôpital

août 12, 2017

Les autorités nient que le manque de réserves de bonbonnes d’oxygène soit à l’origine de la mort de dizaines d’enfants dans un hôpital de l’Uttar Pradesh en Inde. / © AFP/Archives / –

Au moins 60 enfants sont morts en cinq jours dans un hôpital public du nord de l’Inde, ont déclaré samedi des responsables locaux, les médias mettant en cause la pénurie de bonbonnes d’oxygène dans l’établissement.

« Nous avons ouvert une enquête et un rapport préliminaire devrait être publié aujourd’hui. Oui, 60 patients sont morts à l’hôpital ces cinq derniers jours, mais nous ne pensons pas que ce soit lié aux informations faisant état d’un pénurie d’oxygène », a déclaré à l’AFP Anil Kumar, un responsable de la police de Gorakhpur.

Selon des médias indiens, des dizaines d’enfants sont morts jeudi et vendredi en raison d’une rupture d’approvisionnement en oxygène, après que la société fournissant les bonbonnes eut mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies.

Une enquête a été ouverte sur les dysfonctionnements de l’hôpital Baba Raghav Das, dans le district de Gorakhpur, dans l’Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé du pays, gouverné par le parti de droite Bharatiya Janata Party du Premier ministre Narendra Modi. Le bureau de M. Modi a indiqué sur Twitter que celui-ci « suivait la situation à Gorakhpur » et était en contact avec les autorités locales.

Selon un communiqué publié par le bureau du ministre en chef de l’Uttar Pradesh Yogi Adityanath, qui a ordonné l’enquête, les 60 décès sont intervenus sur une période de cinq jours à partir de lundi.

Selon ce communiqué, 23 enfants sont morts jeudi quand « la pression de l’alimentation en oxygène est devenue basse ».

– ‘Un massacre’ –

Le ministre de la Santé de l’Uttar Pradesh, Sidharth Nath Singh, a suspendu le directeur de l’hôpital dans l’attente des résultats de l’enquête. « Il y a eu de multiples causes dans la perturbation de l’approvisionnement en oxygène, mais notre enquête montre qu’il n’y a pas eu de morts à cause de cela », a-t-il cependant affirmé à des journalistes après une visite à l’hôpital.

Le journal The Hindustan Times a décrit dans son édition de samedi des scènes de chaos dans l’établissement de santé lorsque l’alimentation en oxygène a été perturbée.

« Même lorsque 90 grosses bonbonnes ont été mises en service vendredi, l’hôpital s’est retrouvé à court d’oxygène vers une heure », a rapporté le journal. « Ce qui a provoqué un chaos complet, avec des parents de patients qui couraient pour obtenir de l’aide et le personnel de l’hôpital qui essayait de maintenir l’alimentation en oxygène avec des sacs manuels de respiration ».

Le prix Nobel de la Paix indien et défenseur des droits des enfants Kailash Satyarthi a dénoncé sur Twitter « un massacre ». « Ce n’est pas une tragédie. C’est un massacre. Est-ce cela que signifient 70 années de liberté pour nos enfants? » a-t-il tweeté.

Les hôpitaux publics indiens sont souvent débordés et au bord du point de rupture : les patients doivent faire face à de longues listes d’attente, même pour des interventions simples, et sont contraints à partager des lits.

De ce fait, ceux qui le peuvent évitent les hôpitaux publics et se tournent vers les clinique privées, même si une consultation privée coûte ne moyenne 1.000 roupies (plus de 13 euros), une somme énorme pour les millions d’Indiens qui vivent avec moins de deux euros par jour.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 14h47)                

Cédéao: objectif de trois enfants maximum par femme d’ici 2030

juillet 22, 2017

Des enfants nigériens dans une école coranique à Bosso, le 25 mai 2015 / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé samedi vouloir limiter à trois le nombre d’enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d’ici 2030, le taux de fécondité le plus élevé au monde.

« Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (…) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique », a déclaré le président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l’espace Cédéao se situera, en 2050, autour d’un milliard d’habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies.

« Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation », a martelé M. Diallo.

Selon lui, « il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable ».

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des stratégies afin de « faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l’enfant », a ajouté M. Diallo.

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a estimé que « c’est à (nous) qu’il appartient de définir l’équilibre optimal qu’il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l’amélioration de la qualité de vie de la population active ».

Il s’agira de faire « baisser de moitié » le taux de fécondité et d' »arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré », a déclaré le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza.

« La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse, lorsqu’elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe: elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l’immigration clandestine », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2017 22h49)                

Allemagne: 547 enfants victimes d’abus dans un chœur catholique

juillet 18, 2017

Logo du ch?ur des « Regensburger Domspatzen » (« les Moineaux de la cathédrale de Ratisbonne »), dans le sud de l’Allemagne, le 12 octobre 2016 / © dpa/AFP/Archives / Armin Weigel

Au moins 547 enfants du célèbre chœur catholique allemand de Ratisbonne ont été victimes de maltraitances, dont des viols, commis entre 1945 et le début des années 90, selon un rapport d’enquête dévoilé mardi.

Quelque cinq cents enfants du chœur des « Regensburger Domspatzen » (« les Moineaux de la cathédrale de Ratisbonne ») ont été victimes de maltraitances physiques et 67 (BIEN 67) ont fait l’objet d’agressions sexuelles, dont des viols, a indiqué un avocat chargé par l’Église de faire la lumière sur cette affaire qui a éclaté en 2010, Ulrich Weber.

Ces chiffres sont largement supérieurs à ceux publiés en janvier 2016, lorsqu’un rapport intermédiaire avait évoqué 231 victimes. En février 2015, les autorités catholiques locales n’en avaient reconnu que 72.

Les faits couvrent des délits et crimes allant de la privation de nourriture au viol en passant par des coups ou des agressions sexuelles. La plupart des cas sont toutefois prescrits et les 49 auteurs présumés des violences identifiés dans le rapport ne devraient donc pas être poursuivis.

Chacune des victimes devrait recevoir en revanche jusqu’à 20.000 euros d’indemnisation.

Les victimes ont décrit leur passage dans ce chœur millénaire et mondialement connu comme « une prison, un enfer et un camp de concentration », « le pire moment de leur vie, marqué par la peur, la violence et la détresse », a déclaré M. Weber.

L’affaire porte notamment sur des maltraitances qui se seraient produites alors que le frère de l’ancien pape Benoit XVI, Mgr Georg Ratzinger, dirigeait ce chœur de petits chanteurs, entre 1964 et 1994.

Mgr Georg Ratzinger, aujourd’hui âgé de 93 ans, a assuré n’avoir pas eu connaissance d’abus sexuels au sein de cette chorale fondée au Moyen-Âge, en 975.

Selon M. Weber, le frère de l’ancien pape savait et aurait au contraire « détourné les yeux » : la « culture du silence » régnait au sein du chœur où la protection de l’institution a semble-t-il primé, selon l’avocat.

En 2010, un ancien membre de la chorale, le chef d’orchestre et compositeur allemand Franz Wittenbrink, avait témoigné au magazine allemand Der Spiegel de la violence dont était capable Georg Ratzinger, évoquant plus largement un « système de punitions sadiques relié au plaisir sexuel ».

Ce scandale est l’un des nombreux qui a ébranlé ces dernières années l’église catholique. Benoît XVI ainsi que son successeur François ont demandé pardon pour les affaires de pédophilie ayant secoué le clergé.

En Allemagne, une école des Jésuites de Berlin a également été au coeur d’un scandale de pédophilie après avoir reconnu des abus sexuels systématiques commis sur des élèves par deux prêtres dans les années 70 et 80.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2017 13h02)                

Le trafic d’enfants se renforce sur le continent africain, selon le département d’État américain

juin 29, 2017

En enfant talibé mendie dans la banlieue de Dakar, en septembre 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Le département d’État américain a publié mardi 27 juin son dernier rapport sur le trafic d’êtres humains. En Afrique subsaharienne, la Guinée, le Mali, le Congo Brazzaville et la RDC font leur apparition sur la liste noire.

Au total, treize États africains apparaissent comme de mauvais élèves en matière de lutte contre le trafic humain dans le dernier rapport du département d’État américain en la matière. Des pays qui sont, généralement, à la fois pourvoyeurs et receveurs de personnes victimes d’exploitation. Les femmes et les enfants restent les plus vulnérables, victimes le plus souvent du travail forcé et de la prostitution. Cette année, quatre pays ont franchi la ligne rouge selon les critères du département d’État, équivalent du ministère des Affaires étrangères aux États-Unis. Si la RD Congo est une habituée de la liste noire, c’est la première fois que le Congo Brazzaville, le Mali et la Guinée y sont inscrits depuis dix ans.

Les enfants, force de travail dans les mines…

Plus vulnérables, les mineurs font l’objet de trafics qui se résument dans la plupart des cas à du travail forcé. Au Congo Brazzaville, il s’illustre particulièrement dans les tâches domestiques chez les particuliers, les filles de plus de sept ans originaires du Bénin constituant le gros de la force de travail. Les enfants du Congo n’échappent pas non plus au labeur dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Au Mali et en Guinée, les sites d’exploitation minière regorgent d’enfants qui travaillent aux côtés des adultes. « Les sites d’orpaillage traditionnel, au sud dans la région de Sikasso par exemple, sont de véritables zones de non-droit, dénonce Me Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH). Dans les mines de Morila, les enfants ne viennent pas tout seuls, ils accompagnent leurs parents qui les mettent à contribution dans la recherche de l’or. Un travail extrêmement difficile même pour les adultes. » Il suffit de traverser la frontière guinéenne à l’ouest pour faire le même constat dans les préfectures de Siguiri, Mandiana ou Kouroussa.

« Les parents profitent des vacances scolaires pour amener leurs enfants à travailler avec eux dans les mines, explique Sanaba Kaba, la ministre guinéenne de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance. Certains peuvent y passer un mois sans retourner une seule fois à la ville, et finissent par s’y installer plus durablement. » Le phénomène se caractérise également par l’absence de cadre réglementaire, les exploitations artisanales étant souvent auto-gérées sur la base des traditions ancestrales. « Kouroussa était auparavant connu pour son vivier d’intellectuels. Désormais, il y a plus d’enfants orpailleurs que d’élèves. Partout où il y a des mines, il y a une hausse du risque de déscolarisation. »

La ministre assure actuellement une campagne de sensibilisation à travers le pays sur les dangers du travail des enfants dans les mines, et lance un premier plan pour sortir 250 mineurs des sites d’exploitation. Une action de l’État guinéen que Me Mariko souhaiterait constater dans son pays : « Au Mali, nous avons de jolis textes de lois mais nous ne les appliquons pas. Il y a aussi un manque de volonté politique, car l’État n’intervient que lorsqu’il y a des débordements ou lorsque les orpailleurs empiètent sur les sites que couvrent les grosses sociétés minières. »

…et dans la rue.

Le rapport américain indexe également le Mali pour son incapacité à lutter contre la mendicité forcée des mineurs, généralement exploités par des marabouts, leurs maîtres coraniques. À l’image des talibés du Sénégal, ces enfants des rues sont retirés à leur famille et pris en charge par un marabout, ce dernier promettant de leur enseigner l’islam afin d’en faire des musulmans exemplaires. Si cette tradition existe, elle est depuis longtemps utilisée dans les grandes villes par de nombreux pseudo-enseignants religieux comme moyen d’enrichissement sur le dos de leurs protégés. Mais à Dakar comme à Bamako, « c’est difficile de lutter contre ce trafic car il s’appuie sur une tradition de la transmission du savoir coranique très ancrée dans les mœurs, admet l’avocat malien. Et le marabout est l’un des piliers de la vie sociale. Il faudrait donner des moyens aux vrais marabouts pour qu’ils gardent les enfants dans les écoles coraniques et leur apprennent un métier pour préparer leur sortie. »

En attendant, les victimes se comptent dans une bonne partie de l’Afrique de l’ouest, notamment les pays voisins du Sénégal, la destination finale des enfants mendiants avec la Mauritanie. En janvier 2016, un convoi de 48 mineurs d’une dizaine d’années a été intercepté à Koundara en Guinée, à quelques kilomètres de la frontière sénégalaise. Le phénomène n’est pas nouveau mais il était sous-estimé par le gouvernement qui a décidé de prendre le problème à bras le corps selon la ministre Sanaba Kaba : « Nous prenons désormais des dispositions en impliquant les transporteurs et en renforçant la vigilance à la douane. Nous faisons particulièrement attention aux véhicules sans passagers, car les trafiquants font descendre leurs victimes avant les contrôles et tentent de leur faire passer la frontière à pied. » Mais ces mesures arrivent tardivement pour le département d’État américain, qui regrette que « le gouvernement continue de s’appuyer sur des ONG en manque de financement pour toute la prise en charge des victimes », que peu, voire aucune enquête n’ait été menée pour remonter aux trafiquants et qu’aucun marabout n’ait jamais fait l’objet de poursuites.

Plus facile à dire qu’à faire, à en croire le général Bouréma Condé, ministre guinéen de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, qui insiste sur les efforts fournis par son pays : « Entre septembre 2015 et mai 2017, 1 749 mineurs ont été refoulés de la frontière sénégalaise et interceptés par nos services, la plupart voulaient se rendre en Italie via le Niger et la Libye. » Le manque de moyens reste le principal argument avancé. « Nous avons pris langue avec les représentants et partenaires américains en Guinée sur cette situation, continue le ministre, et évoqué la difficile prise en charge des victimes par nos services face à l’importance de ce genre de trafics. Je ne veux pas commenter la décision du département d’État sur la dégradation de la note guinéenne, mais je tiens à dire que nos efforts sont réels. »

Jeuneafrique.com par

Urgent/Congo: Enlèvement de Christine BALANDAKANA et ses deux enfants de 12 ans et 8 ans pour lien présumé avec Ntumi

juin 22, 2017

 

Hier mercredi 21 juin 2017, la milice de Denis Sassou Nguesso a  enlevé vers une destination inconnue, Christine BALANDAKANA, une pauvre femme, et ses deux enfants dont un petit garçon de 12 ans et une fillette de 8 ans.

Elle est soupçonnée être son ancienne directrice des relations extérieures. Il est inacceptable que « l’opération de police » contre le Pasteur Ntumi ouvre ainsi une chasse à l’homme abjecte contre sa famille et ses proches.

Même en Colombie, la famille de Pablo Escobar n’était pas traquée pour des faits imputés au géniteur.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Soudan du Sud: 15 enfants meurent d’un vaccin contaminé

juin 2, 2017

Quinze enfants sont décédés après l’administration de vaccins contaminés dans une région reculée du sud-est du Soudan du Sud, pays en guerre depuis fin 2013n / © AFP/Archives / CELLOU BINANI

Quinze enfants sont décédés après l’administration de vaccins contaminés dans une région reculée du sud-est du Soudan du Sud, pays en guerre depuis fin 2013, a annoncé vendredi le ministre de la Santé.

« L’équipe de vaccination n’a pas respecté les normes de sécurité approuvée par l’Organisation mondiale de la Santé », a déclaré le ministre Riek Gai Kok lors d’une conférence de presse, assurant notamment qu’une seule seringue avait été utilisée pendant la campagne de vaccination contre la rougeole ayant duré quatre jours.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 15h32)                

L’Ethiopie suspend les adoptions par des familles étrangères

juin 2, 2017

Des enfants éthiopiens jouent avec des adultes à Gambela, en Ethiopie, le 26 mai 2016 / © UNICEF ETHIOPIA/AFP/Archives / HO

Le gouvernement éthiopien a suspendu les procédures d’adoption par des familles étrangères, empêchant des dizaines d’entre elles d’être réunies avec des enfants qu’elles ont déjà légalement adoptés, a-t-on appris vendredi auprès des responsables de quatre ambassades occidentales dont des citoyens sont touchés par la mesure.

Des centaines d’autres demandes d’adoption n’ayant pas encore abouti sont de la sorte également en suspens, laissant dans l’incertitude des familles ayant investi des milliers d’euros dans des procédures durant parfois plusieurs années, selon la même source.

Contactée par l’AFP, une porte-parole du ministère éthiopien pour les Femmes, les Enfants et la Jeunesse a refusé de confirmer ou commenter la mesure, dont les diplomates assurent qu’elle est en vigueur depuis le 21 avril.

« On ne nous a pas expliqué pourquoi (cette mesure a été prise, ndlr) », a déclaré l’ambassadeur d’Espagne en Ethiopie, Borja Montesino.

Le chef de mission adjoint de l’ambassade de Belgique, Josef Naudts, a assuré avoir été informé par des responsables éthiopiens qu’Addis Abeba souhaite revoir son système d’adoption. « Nous espérons qu’une solution pourra être trouvée pour les familles (…) bloquées à cause de cette décision ».

L’Ethiopie est une destination populaire pour les familles étrangères souhaitant adopter. Par le passé, le système d’adoption éthiopien a été accusé d’inclure des enfants qui ne sont pas orphelins, poussant les ambassades étrangères à instaurer leurs propres règles pour s’assurer qu’aucun enfant ayant déjà des parents ne soit adopté.

Depuis 2011, 5.500 enfants éthiopiens ont été adoptés par des familles américaines, selon l’ambassade des Etats-Unis. En 2010 et 2011, 1.200 enfants ont été adoptés par des familles espagnoles, selon l’ambassadeur Montesino.

Jon Oren et son épouse, des citoyens américains, ont été reconnus parents légaux d’un enfant éthiopien de trois ans, et attendaient une dernière autorisation des autorités éthiopiennes pour l’emmener aux Etats-Unis. Leur dossier est désormais en suspens depuis que la mesure controversée est entrée en vigueur.

« Maintenant que nous sommes parents légaux (…), je suis responsable de son bien-être », a soutenu M. Oren à l’AFP. « Je ne peux pas simplement ignorer mes sentiments ou mes obligations légales en tant que père ».

Selon un communiqué de l’ambassade américaine, environ 40 familles américaines sont dans une situation similaire, et plus de 200 familles ayant entamé une procédure d’adoption ont vu leurs demandes mises en suspens.

En Espagne, les demandes d’environ 50 familles ont été suspendues, selon l’ambassadeur espagnol, alors qu’un diplomate britannique assure qu’une dizaine de familles britanniques ont été affectées. En ce qui concerne la Belgique, cinq familles sont touchées par cette suspension, selon Jozef Naudts.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 14h07)