Posts Tagged ‘Enlèvement’

RDC: une dizaine de personnes enlevées en Ituri par des miliciens ADF présumés

août 23, 2019

 

Une dizaine de personnes ont été enlevées et des magasins pillés en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a appris l’AFP vendredi de sources concordantes, dont l’une pointe la responsabilité des rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF).

Les faits se sont déroulés dans le territoire d’Irumu, dans le sud de l’Ituri près du Nord-Kivu, où sévissent les miliciens ougandais. «Le bilan provisoire fait état de deux rebelles et un militaire blessés pendant les combats et de dizaines de personnes prises en otages», a indiqué le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la région. Les assaillants voulaient «piller l’hôpital général de Boga», a-t-il ajouté. Pour sa part, un chef local, Lorima Pay-Paul, a affirmé que les agresseurs étaient des miliciens ADF. «Un rebelle ADF a été capturé avec son arme par la population et remis aux autorités militaires», a-t-il assuré.

Historiquement opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les rebelles musulmans ougandais des ADF, réfugiés dans l’est de la RDC depuis les années 1990, sont les responsables présumés du massacre de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une Polonaise enlevée, deux hommes recherchés en Alsace

juin 7, 2019

 

La police judiciaire du Bas-Rhin a lancé un appel à témoins après la disparition d’un infirmière polonaise de 46 ans résidant en Allemagne, deux hommes, dont son ex-compagnon, soupçonnés de l’avoir enlevée, étant recherchés en Alsace, a appris l’AFP vendredi de source policière.

«Des éléments de l’enquête permettent d’établir avec certitude qu’elle a été enlevée», a indiqué cette même source. «Les auteurs supposés, comme la victime, sont de nationalité polonaise et ne parleraient pas français. Ils ont disparu dans le secteur de Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin) le 5 juin 2019», détaille l’appel à témoins diffusé par la police.

Il est conseillé à d’éventuels témoins de «ne pas tenter d’intervenir» compte tenu de la possible dangerosité des deux hommes recherchés, âgés de 51 ans et 23 ans. La police peut être contactée au 0800.35.83.35. L’homme de 51 ans est l’ex-compagnon de la victime, Jolanta Szewczyk, et ils étaient «en processus de rupture conjugale», a-t-on précisé de source policière.

Un camping-car, dans lequel ce suspect a été vu monter en Allemagne, peu après l’enlèvement supposé, a été retrouvé vide dans la forêt à proximité de Schweighouse-sur-Moder, à une trentaine de kilomètres au nord de Strasbourg. Pour les besoins de l’enquête, un hélicoptère de la gendarmerie a survolé la zone et un chien spécialisé va être amené sur le terrain. Pour l’heure, la police n’a «aucun élément» permettant de dire si la victime est décédée ou pas et si les suspects sont ou non encore dans cette zone proche de l’Allemagne.

La police allemande a également lancé de son côté un appel à témoins jeudi. D’après celui-ci, Jolanta Szewczyk a indiqué lundi vers 13h30, sur son lieu de travail, situé au nord de Stuttgart, vouloir s’absenter quelques minutes et n’est jamais revenue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Femme enlevée et tuée à Lille: quatre hommes dont son ex-compagnon écroués

juin 1, 2019

 

Un homme âgé de 53 ans a été mis en examen samedi à Lille et écroué, soupçonné d’avoir tué son ex-compagne et orchestré contre rémunération son enlèvement par trois hommes, eux aussi écroués, a-t-on appris de sources concordantes.

La victime âgée de 47 ans avait été enlevée à bord d’un utilitaire lundi matin sur le parking de la banque où elle travaillait à Lille. La police l’avait retrouvée décédée quelques heures plus tard dans la baignoire du domicile de son ex-compagnon à La Madeleine.

En garde à vue, trois des suspects, issus de la communauté rom âgés de 23 à 29 ans, ont reconnu «leur participation à l’enlèvement jusqu’au dépôt du corps évanoui de la victime dans la baignoire et ce, contre rémunération», a précisé dans un communiqué la police judiciaire chargée de l’enquête, appuyée par la BRI, la PAF et la DDSP.

L’ex-concubin, «connu des services de police pour des faits d’escroquerie», a lui affirmé avoir organisé l’enlèvement, avoir recruté les trois autres personnes pour le faire et les avoir rémunérées avec de l’argent liquide retiré à un distributeur avec la carte bancaire de la victime, mère de deux enfants majeurs. Il dit avoir «seul porté les coups de cutter mortels à la victime, alors qu’elle se trouvait dans la baignoire», évoquant une «séparation conflictuelle sur fond de différend financier relatif à des travaux non payés».

«Il y a manifestement des troubles psychologiques voire psychiatriques même assez importants», a affirmé l’avocat de l’ex-compagnon Me Jean-Yves Moyart. Selon lui, son client a tenté de se suicider après les faits, avait déjà tenté de le faire en février, après leur séparation, et avait été hospitalisé une semaine «contre sa volonté».

Tous ont été mis en examen notamment pour enlèvement, séquestration et meurtre en bande organisée, et écroués, selon une source policière.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Kenya : une rançon a été demandée pour les deux médecins cubains enlevés

mai 16, 2019

Une rançon de 1,5 million de dollars a été demandée pour la libération de deux médecins cubains enlevés le 12 avril dans le nord-est du Kenya et emmenés en Somalie, a-t-on appris jeudi de sources gouvernementale et policière.

Un responsable gouvernemental à Mandera, dans le nord-est du Kenya, a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que les kidnappeurs avaient demandé une rançon. «Le montant est de 1,5 million de dollars (1,35 million d’euros). C’est ce qu’ils veulent», a-t-il déclaré. Les deux médecins, un généraliste et un chirurgien, ont été enlevés le 12 avril près de Mandera, à la frontière avec la Somalie, par des individus soupçonnés d’être des militants islamistes somaliens shebab. L’un des deux policiers qui les escortaient vers leur lieu de travail a été tué par les assaillants, qui ont ensuite réussi à s’enfuir en Somalie avec les deux docteurs, selon la police kényane.

Depuis, les autorités kényanes et somaliennes travaillent de concert pour tenter de retrouver les deux hommes. Un haut responsable de la police kényane a confirmé à l’AFP qu’une rançon avait été demandée, mais sans commenter plus avant. Le porte-parole de la police kényane, Charles Owino, a assuré ne pas avoir reçu cette information. Selon plusieurs sources sécuritaires, les médecins seraient actuellement utilisés par leurs kidnappeurs pour apporter des soins en Somalie. Ils faisaient partie d’un groupe d’une centaine de médecins cubains déployés à travers le Kenya depuis mi-2018 pour renforcer les services de santé dans ce pays.

Depuis 2011, l’armée kényane participe à la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui lutte contre les shebab, affiliés à Al-Qaïda.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina: Trois personnes dont un indien et un Sud-Africain, enlevées dans le Nord

septembre 23, 2018

Ouagadougou – Trois hommes, un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabè travaillant pour la mine d’or d’Inata au nord-ouest du Burkina Faso, ont été enlevés dimanche alors qu’ils voulaient rallier la ville de Djibo, a appris l’AFP de sources concordantes.

« Les trois hommes, de nationalité indienne, sud-africaine et burkinabè ont été enlevés par des hommes armés et non identifiés (…) sur l’axe Inata-Djibo », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

L’enlèvement a été confirmé par un travailleur de la mine qui a raconté sous couvert d’anonymat: « ils ont quitté le site (de la mine), vers 8h et vers 10h (GMT), on n’avait plus de leurs nouvelles. C’est après avoir alerté les forces de défense et de sécurité qu’on a appris qu’il s’agissait d’un enlèvement ».

Une deuxième source de sécurité à Ouagadougou a indiqué que le véhicule a été « retrouvé sur l’axe Inata-Djibo par une patrouille de la gendarmerie qui a essuyé des tirs ennemis ».

Aucun bilan de cet accrochage n’était encore disponible.

Les ravisseurs sont « probablement des membres des groupes jihadistes qui sévissent dans la région. Ils se sont dirigés vers la frontière malienne, et l’ont sûrement déjà franchie », a indiqué une autre source sécuritaire à Ouagadougou.

La mine d’or d’Inata, qui a produit près de 75 000 onces d’or en 2016, a été reprise en février 2018 par Balaji Group. Basé au Ghana et dirigé par l’influent homme d’affaires indien, Akoliya Patelb, il détient également la mine d’or de Kalsaka, dans le nord du Burkina.

Il s’agit du troisième cas d’enlèvement d’expatriés au Burkina Faso.

En avril 2015, un Roumain, Iulian Ghergut, qui travaillait pour l’énorme mine de manganèse de Tambao (nord) avait également été enlevé par des jihadistes du groupe Al-Mourabitoune, lié à Al-Qaida. Il est toujours en captivité.

En janvier 2016, un couple australien, le Dr Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn qui étaient installés depuis de nombreuses années dans la région et dirigeaient une clinique, avaient été enlevés à Djibo. Mme Elliot avait été libérée après un an de captivité, mais son époux demeure toujours entre les mains du groupe jihadiste Ansar Dine de l’ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui a revendiqué l’enlèvement.

Le Nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

L’Est du Burkina est désormais également en proie à des attaques récurrentes. Lundi, des hommes armés, probablement aussi des jihadistes selon des sources sécuritaires, ont enlevé un missionnaire italien Pier Luigi Maccalli, dans le sud-Ouest du Niger. Les ravisseurs étaient venus de l’Est du Burkina, selon une source gouvernementale.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2018 23h52)                                                        

Afghanistan: trois employés étrangers enlevés et exécutés à Kaboul

août 2, 2018

Trois employés expatriés ont été enlevés et tués par des hommes armés à Kaboul jeudi matin et leurs corps retrouvés dans les faubourgs de la capitale afghane / © AFP/Archives / WAKIL KOHSAR

Trois employés expatriés ont été enlevés dans des circonstances encore confuses et exécutés jeudi à Kaboul, dans ce qui est qualifié d' »acte terroriste » par les autorités.

Les trois victimes, retrouvées menottées et criblées de balles, sont de nationalités indienne, macédonienne et malaisienne.

Leurs corps ont été découverts par la police à l’extérieur de Kaboul moins de deux heures après leur disparition.

Interrogée, l’ambassade d’Inde à Kaboul a confirmé la mort d’un de ses ressortissants. La représentation malaisienne à New Delhi a également confirmé dans un communiqué « la mort d’un ressortissant malaisien dont le corps a été retrouvé à 33 km au sud de Kaboul ».

Les trois hommes étaient des cuisiniers qui travaillaient pour une entreprise de restauration, a précisé à l’AFP une source de sécurité.

Personne n’a revendiqué cette opération.

« A ce stade nous pensons qu’il s’agit d’un acte de terrorisme », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Hashmat Stanikzai.

D’après ses informations, les trois hommes ont été enlevés dans l’est de la capitale afghane, à proximité de l’aéroport international.

Mais une certaine confusion demeure sur les circonstances de leur enlèvement.

Selon Bahar Mehr, conseiller de communication du ministère de l’Intérieur, ils ont quitté leurs bureaux dans l’est de la ville « vers 08H30 » (04H00 GMT) à bord d’une voiture conduite par un chauffeur.

Carte de l’Afghanistan localisant Kaboul / © AFP / afp

– Dans un champ –

« Environ une heure et demie plus tard, leurs corps ont été retrouvés dans les champs du district de Musahi », à bord d’une autre voiture.

« Les trois victimes sont des hommes dont les mains avaient été menottées. Ils ont été tués par balles. Deux d’entre eux se trouvaient dans le coffre et le troisième sur la banquette arrière », a précisé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi.

Le chauffeur qui les accompagnait jusqu’à leur interception et qui a donné l’alerte a été arrêté par la police et « fait figure de suspect », a-t-il précisé.

La région de Musabi et la route menant au Logar sont réputées dangereuses avec une importante présence des talibans.

Les enlèvements sont fréquents en Afghanistan, généralement crapuleux. Mais les bandes criminelles peuvent également revendre leurs otages étrangers à des groupes terroristes comme le réseau Haqqani. Celui-ci détient toujours, depuis septembre 2016, deux professeurs – un Australien et un Américain – de l’université américaine de Kaboul.

Cependant, les Afghans, en particulier à Kaboul, sont les premières cibles des enlèvements criminels.

La situation sécuritaire s’est globalement dégradée dans le pays avec la multiplication des attentats mais aussi la hausse de la criminalité, encouragée par un chômage élevé.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 14h52)

Allemagne: prison pour un Vietnamien après un enlèvement digne de la Guerre froide

juillet 25, 2018

Berlin – Un Vietnamien a été condamné mercredi à près de quatre ans de prison en Allemagne pour avoir participé à un enlèvement digne de la Guerre froide orchestré par le régime de Hanoï, selon un communiqué du tribunal qui l’a jugé.

Identifié comme étant Long N. H., cet homme de 47 ans qui a également la nationalité tchèque, a été reconnu coupable d’avoir participé à une opération des services secrets vietnamiens ayant conduit à l’enlèvement à Berlin de deux Vietnamiens dans des conditions rocambolesques. Il devra purger une peine de trois ans et dix mois de détention.

Un tribunal de Berlin a jugé qu’il était au courant des intentions des services vietnamiens, mais qu’il n’appartenait pas au commandement de l’opération, selon la même source.

Cité dans le communiqué, le président du tribunal a estimé que cet enlèvement constituait « une atteinte éclatante à la souveraineté de la République fédérale d’Allemagne » et était unique dans l’histoire récente.

Long N. H. avait loué à Prague le 20 juillet 2017 le véhicule qui avait servi au kidnapping, l’avait conduit jusqu’à Berlin le même jour avant de repartir en direction de la capitale tchèque.

Unique membre présumé du groupe à avoir été interpellé, Long N. H. était seul sur le banc des accusés et a rejeté les accusations dès l’ouverture de son procès en avril.

Il avait été arrêté le 12 août 2017 en République tchèque où il tenait un bureau de change, puis remis aux autorités allemandes.

Trinh Xuan Thanh, 52 ans, un ancien membre du parti communiste vietnamien et ex-dirigeant d’une filiale d’une compagnie pétrolière publique vietnamienne, avait été enlevé avec sa maîtresse le 23 juillet 2017 en plein jour dans un célèbre parc berlinois.

Il avait été transporté à l’ambassade du Vietnam à Berlin après son enlèvement avant de quitter l’Allemagne vers Brastilava puis Moscou et enfin Hanoï.

Accusé par le Vietnam d’avoir détourné 120 millions d’euros, M. Thanh était alors en fuite et cherchait asile en Allemagne. L’ex-apparatchik a depuis été condamné à la prison à vie dans son pays.

L’enlèvement avait provoqué une crise diplomatique entre l’Allemagne et le Vietnam. Berlin avait dénoncé une « violation scandaleuse » de sa souveraineté et, en représailles, avait expulsé deux diplomates et plusieurs fois convoqué l’ambassadeur vietnamien.

Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Sigmar Gabriel, avait fustigé des méthodes dignes des « films noirs sur la Guerre Froide ».

Les enquêteurs avaient pu analyser le contenu du téléphone de M. Thanh, abandonné sur les lieux de l’enlèvement qui s’était produit au moment où la maîtresse de M. Thanh venait d’arriver de Paris pour retrouver son amant à Berlin, où il menait depuis mi-2016 une vie discrète, avec femme et enfants.

Le condamné peut faire appel du jugement.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 15h44)                                                        

A Madagascar, l’inquiétant business des enlèvements

mai 20, 2018

-Depuis des années déjà, Madagascar est le théâtre d’une inquiétante vague d’enlèvements crapuleux / © AFP/Archives / RIJASOLO

C’était il y a cinq ans mais André s’en souvient comme si c’était hier. Un commando armé l’a braqué devant chez lui, roué de coups et séquestré pendant sept jours pour obtenir une forte rançon, au seul prétexte qu’il était censé être riche.

Depuis des années déjà, Madagascar est le théâtre d’une inquiétante vague d’enlèvements crapuleux dirigée en priorité contre la communauté indienne, les « Karanas », forte de quelque 15.000 membres.

Les autorités semblent incapables d’enrayer le phénomène.

Par peur de représailles, André, la cinquantaine, n’a accepté d’évoquer son calvaire que sous couvert d’un prénom d’emprunt.

La vie de ce Karana en a été marquée à jamais. « Aujourd’hui, je suis malade dès que j’entends qu’il y a eu un kidnapping en ville, c’est devenu automatique », confie-t-il.

Ce matin-là, un commando de quatre personnes cagoulées et armées de fusils d’assaut l’enlève devant son domicile et l’embarque en voiture vers une destination inconnue.

Passé à tabac, il est détenu dans une chambre, ligoté, les yeux bandés. Des négociations s’engagent rapidement entre sa famille et les ravisseurs, qui le libèrent sept jours plus tard contre une rançon dont il refuse de donner le montant.

Bouleversé, l’homme décide de se mettre un temps au vert à l’étranger.

« Je suis revenu et je me suis mis au sport mais c’est une expérience que je n’oublierai pas », raconte-t-il.

– Convoitises –

Les Karanas ont commencé à émigrer d’Inde vers Madagascar à la fin du XVIIe siècle. Nombre d’entre eux ont gardé la nationalité française après l’indépendance en 1960. Souvent commerçants, ils occupent une place de choix dans l’économie malgache.

En 2017, le magazine Forbes en recensait trois parmi les grosses fortunes d’Afrique francophone. Hassanein Hiridjee, le PDG du groupe Axian (télécoms), Ylias Akbaraly à la tête de Sipromad (entretien) et Iqbal Rahim, patron de Galana (pétrolière).

Dans un pays où 90% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, leur succès suscite toutes les convoitises.

Ces dix dernières années, une centaine d’enlèvements visant la communauté karana ont été signalés. Et le phénomène s’accélère. « De ce que l’on sait, on a recensé 14 cas depuis 2017, un record », indique le directeur Collectif français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), Jean-Michel Frachet.

Parmi ces récents dossiers, celui d’un jeune homme. « Je ne m’attendais pas à ce que notre famille soit victime de cet acte-là », raconte son père, lui aussi sous couvert de l’anonymat, « nous sommes des citoyens lambda tout à fait corrects qui n’ont pas fait de bêtise particulière ».

Même s’il est patron d’une entreprise qui emploie 250 personnes, il n’a pas compris pourquoi son fils avait été la cible de ravisseurs.

« Ils étaient très mal informés sur ma richesse personnelle car ils m’ont demandé une rançon impossible à payer, elle représentait cinq siècles de mon salaire », affirme-t-il. Avant de confier qu’il l’a quand même payée pour obtenir la libération de son fils…

Créé l’an dernier, le CFIOM a décidé de taper du poing sur la table pour interpeller les autorités et « stopper l’escalade ». Le mois dernier, il a organisé un concert de klaxons et de casseroles dans la capitale Antananarivo. Cinq minutes de tapage pour dire « Aok’zay », « l’insécurité, ça suffit ! »

– Représailles –

Jusque-là plutôt discret, le président malgache Hery Rajaonarimampianina a diffusé récemment une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il déplore la situation « inacceptable » vécue par les membres de la communauté karana.

Il y a six mois, la police, la gendarmerie et la justice malgaches ont également mis en place une cellule spéciale de lutte contre les rapts. « Des investigations et des enquêtes approfondies ont été menées et se poursuivent », a-t-il insisté.

La justice a elle aussi commencé, timidement, à sévir. L’an dernier, un tribunal a, pour la première fois, infligé des peines exemplaires de travaux forcés à perpétuité à une vingtaine de personnes qui avaient participé en 2015 au rapt de deux adolescents de la communauté karana.

Malgré cette prise de conscience, la lutte contre les kidnappings reste difficile. Pour ne pas attirer l’attention, de nombreuses victimes préfèrent ne pas porter plainte.

« La situation est tendue pour notre communauté, la peur des représailles existe et le choix de la discrétion sur le sujet s’impose », justifie Jean-Michel Frachet. « La communauté (karana) reste mal comprise par la population du pays. »

Le responsable du CFIOM craint une reprise des « opérations karanas » ou OPK, ces pillages des commerces indiens fréquents lors des manifestations politiques qui ont agité Madagascar dans les années 1990 et 2000.

« Aujourd’hui, on voit sur les réseaux sociaux des appels à l’OPK », regrette M. Frachet. « Nous mettons en place avec nos avocats un dispositif pour traîner en justice tous les auteurs d’incitation à la haine raciale et religieuse ».

Inquiets, certains Karanas ont préféré quitter Madagascar.

André, lui, a choisi de rester malgré la peur. « Nos vies et nos affaires sont ici », confie-t-il. « J’ai juste engagé des gardes du corps pour nous protéger. »

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2018 16h38)                

RDC: aucune nouvelle des deux touristes britanniques enlevés près de Goma

mai 12, 2018

 

Un soldat congolais chargé d’escorter le convoi qui passe à travers le parc des Virunga, dans l’est de la RDC, le 14 février 2017. © Trésor Kibangula/J.A

Aucune nouvelle ne filtrait samedi matin au sujet des deux touristes britanniques et de leur chauffeur congolais, enlevés la veille par des assaillants armés qui ont tué une garde du parc national des Virunga dans l’est de la République démocratique du Congo.

Sollicités par l’AFP, ni les autorités congolaises, ni le parc, ni sa tutelle de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), ni l’ambassade britannique n’ont répondu aux questions sur l’état des recherches.

« Moins on communique, plus on a la chance que l’affaire se dénoue », a souligné un observateur de la vie congolaise.

Dans un communiqué vendredi soir, l’ONG locale Centre d’études pour la paix, la démocratie et les droits de l’homme (Cepadho) a encouragé l’armée « et l’ensemble des autorités congolaises à se mobiliser pour retrouver les deux touristes pris en otages ».

Une attaque meurtrière en avril

Ils ont été kidnappés vendredi par des assaillants inconnus qui ont tué en donnant l’assaut une garde congolaise près de Goma dans le parc des Virunga, réserve naturelle d’espèces protégées classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Dans ce même parc, cinq gardes et un chauffeur avaient été tués dans une attaque conduite par des assaillants non identifiés le 9 avril.

Jeuneafrique.com avec AFP

Un humanitaire allemand enlevé au Niger (officiel nigérien)

avril 11, 2018

Niamey – Un humanitaire allemand a été enlevé mercredi au Niger par des hommes armés près d’Ayorou, dans une région frontalière du Mali en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a appris l’AFP auprès du préfet d’Ayorou.

« Il y a eu enlèvement d’un ressortissant allemand à 30 km d’Ayorou alors qu’il rentrait d’une mission dans la partie nord de la zone », a déclaré le préfet Jando Rhichi Algaher par téléphone.

Ayorou est situé à 200 km nord-ouest de Niamey, dans la région du Tillaberi.

L’humanitaire et ses collaborateurs « se sont présentés ce matin même à la préfecture (d’Ayorou) pour informer de leur intention de faire un aller-retour. C’est au retour que lui et son chauffeur ont été interceptés par des individus armés à bord de quatre motos. Ils les ont passés à tabac, ils ont pris le Blanc et ils ont brûlé le véhicule », a expliqué le préfet, qui dit tenir ce témoignage du chauffeur de l’Allemand enlevé.

Il travaillait pour l’ONG Help.

La région est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

En octobre 2017, douze gendarmes nigériens avaient ainsi été tués lors d’une attaque dans la ville même d’Ayorou. Cette attaque avait traumatisé le pays.

Le 12 mars, trois gendarmes ont été tués lors d’une attaque à Goubé dans la région de Tillaberi, à moins d’une cinquantaine de kilomètres de Niamey.

Le 4 octobre 2O17, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade dans cette même région.

L’Allemagne a construit une base militaire en « appui » à la Mission militaire onusienne (Minusma) qui combat les jihadistes au Mali voisin et soutien le Niger dans sa lutte armée contre les groupes jihadistes avec de l’équipement militaire, de la formation et des aides financières.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 22h20)