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Burkina Faso : enlèvement du grand imam de Djibo

août 12, 2020

Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration).

Des soldats burkinabè lors d’un exercice en février 2019 (image d’illustration). © DR / Forces armées burkinabè

 

Souaibou Cissé, le grand imam de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, a été « enlevé par des individus non identifiés » mardi 11 août, a-t-on appris de source sécuritaires et locales.

Le grand imam « a été enlevé par un groupe d’individus armés, qui ont intercepté le car dans lequel il regagnait Djibo après un séjour à Ouagadougou », a déclaré une source sécuritaire. « Ils ont arrêté le car et procédé à une fouille et un contrôle d’identité avant de repartir avec le grand imam. Ils ont laissé les autres occupants du car poursuivre leur trajet », selon cette source, citant des témoignages de voyageurs.

« Toute la communauté est attristée et sans nouvelle du grand imam depuis cet après-midi », a indiqué un habitant de Djibo, précisant que le rapt s’est déroulé « entre Namsiguia et Gaskindé, sur l’axe Kongoussi – Djibo ».

Menaces

Président de la communauté musulmane de Djibo, présenté comme un « leader religieux modéré, qui prônait la tolérance » Souaibou Cissé « était de ceux qui avaient refusé de quitter la ville malgré les menaces », selon la même source. « La ville est de plus en plus menacée. Depuis quelques semaines, les terroristes ont imposé un blocus. Tous les cars qui quittent ou arrivent à Djibo sont systématiquement arrêtés et fouillés », a témoigné un fonctionnaire de la localité, sous le couvert de l’anonymat.

« Le risque est réel tant pour les différents leaders que pour les populations », a-t-il estimé, rappelant l’enlèvement d’un chef traditionnel sur le même axe fin-juillet. Lors d’une visite surprise en mi-juin à Djibo, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré avait promis le retour des forces de sécurité dans cette ville en proie à des attaques terroristes.

Par Jeune Afrique avec AFP

S.O.S: Le sort du Mali est lié à celui de Soumaïla Cissé

juin 8, 2020

Soumaïla Cissé à Bamako, le 15 juin 2018.

Soumaïla Cissé à Bamako, le 15 juin 2018. © Nicolas Réméné pour JA

 

Plus de deux mois après l’enlèvement du chef de file de l’opposition malienne, onze personnalités, dont deux anciens Premiers ministres du Burkina Faso et du Sénégal, lancent un appel à « tout faire pour obtenir sa libération ».

Soumaïla Cissé est un ami et nous sommes tous très inquiets. Le 25 mars dernier, le chef de file de l’opposition au Mali, candidat ayant participé à trois reprises au second tour des élections présidentielles de 2002, 2013 et 2018, a été enlevé par un groupe d’hommes armés alors qu’il faisait campagne pour les élections législatives dans sa circonscription de Niafunké, après que le gouvernement ait assuré que la sécurité du scrutin était assurée sur l’ensemble du territoire. Sa voiture a été mitraillée sans sommation. Son garde du corps tué. Des collaborateurs blessés. Tous ont été libérés, mais sans pouvoir donner de nouvelles de notre ami, isolé dès son kidnapping.

La mise à l’écart et le silence du président de l’URD constituent un grave préjudice pour le pays, profondément meurtri par les violences depuis plusieurs années. Le sort du Mali est étroitement lié à celui de Soumaïla Cissé. Il est vain de croire que ce pays pourrait retrouver la paix, la stabilité et la sécurité avec le chef de file de l’opposition retenu par un groupe armé, et donc incapable de peser dans les décisions et de contribuer activement à un élan national nécessairement inclusif.

Homme d’État

Soumaïla Cissé est de la trempe d’un homme d’État. Son parcours l’atteste. Sa prise en otage n’en est que plus insupportable. La plupart d’entre nous le connaissons depuis les années 1980, lorsque le jeune Soumaïla occupait déjà un poste à haute responsabilité à la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), la plus grande entreprise malienne. Parmi les programmes dits « cotonniers » lancés avec succès dans une demi-douzaine de pays d’Afrique de l’Ouest durant ces années, seul le programme malien a bénéficié de financements de la Banque mondiale, séduite par cet homme à la fois charismatique, dynamique et très sérieux.

Nous l’avons tous retrouvé, de 1993 à 2000, lorsqu’il a été un ministre des Finances efficace, puis ministre de l’Équipement, l’Aménagement du territoire, l’Environnement et l’Urbanisme dans une période pourtant particulièrement difficile.

Durant sa brillante carrière à la tête de la Commission de l’UEMOA de 2004 à 2011, une institution qu’il a dynamisée, notre amitié s’est renforcée. Un ami pour lequel nous avons la plus grande estime, non seulement professionnelle, mais aussi parce que nous avons découvert sa simplicité, sa sincérité, son humanité, sa rigueur, son sens de l’État et du devoir, et aussi son profond amour pour son pays et le continent.

Nous avons déjà eu peur pour sa vie en 2012, lorsqu’il fut agressé lors du coup d’État qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, laissé pour mort, et qu’il dût passer plusieurs mois à l’hôpital.

Au fil des ans, nous avons également rencontré et apprécié sa famille unie, et avons aujourd’hui une pensée pour son épouse et ses quatre enfants saisis par l’absence et l’angoisse.

C’est plus que son sort qui est en jeu

Nous pouvons également témoigner que Soumaïla incarne ce qu’il y a de meilleur dans la méritocratie et la promotion par l’école et le travail, ayant été sélectionné comme l’un des plus brillants étudiants de l’Université de Dakar et bénéficiaire à ce titre d’une bourse pour poursuivre ses études en France où il termina major de sa promotion à l’Institut des Sciences de l’ingénieur de Montpellier. Son début de carrière en France est également impressionnant : IBM, Pechiney, Thomson…, avant de rentrer au pays pour le servir.

Ce parcours exemplaire doit inciter chacun à tout faire pour obtenir sa libération. Le Mali et l’Afrique ont besoin de Soumaïla Cissé ; il serait criminel de l’abandonner. C’est bien plus que son sort qui est en jeu. C’est la vie publique du Mali, son processus démocratique, le fonctionnement de l’État et l’avenir d’un pays qui a tant besoin de dirigeants de son calibre.

Plus de deux mois se sont écoulés depuis son enlèvement. Depuis, aucune preuve de vie, pas de revendication, aucun élément probant sur des négociations avec des ravisseurs non identifiés, et un pouvoir à Bamako totalement silencieux. Alors oui, nous avons peur pour notre ami « Soumi » que ses partisans appellent « Soumi Champion ». Soumi est un champion, mais il a 71 ans et vit sous insuline. Nul ne sait s’il a accès à des médicaments. La chaleur au nord Mali est écrasante en cette période.

Solennellement, nous demandons donc à tous ceux qui peuvent agir pour obtenir la libération du Président Soumaïla Cissé de le faire, sans délai, au Mali et au-delà. Nous ne leur demandons pas de tout dire évidemment, cela va de soi, mais d’au moins exprimer de la compassion et leur engagement. Nous demandons également aux autorités maliennes d’en faire autant. Nous savons très bien que cela ne suffira pas pour que Soumaïla retrouve les siens. Mais cette mobilisation serait une contribution déterminante pour réconforter les proches de Soumaïla Cissé, peut-être peser sur les ravisseurs mais aussi renforcer la détermination de ceux qui aideront à sa libération.

Cet appel est cosigné par : 

Tertius Zongo, ancien Premier ministre du Burkina Faso

Mamadou Lamine Loum, ancien Premier ministre du Sénégal

Theodore Ahlers, ancien directeur régional à la Banque mondiale

Jean-Louis Sarbib, ancien premier vice-président de la Banque mondiale

Me Demba Traoré, secrétaire à la communication de l’URD

Hasan Tuluy, ancien vice-président de la Banque mondiale

Jean-Michel Debrat, ancien directeur général adjoint de l’Agence française de développement (AFD)

Jean-Marc Gravellini, ancien directeur exécutif des opérations à l’Agence française de développement (AFD)

Serge Michailof, ancien directeur exécutif des opérations à l’Agence française de développement (AFD)

Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l’Agence française de développement (AFD)

Philippe Perdrix, associé de l’agence 35°Nord

Avec Par Jeune Afrique

Mali : l’enlèvement de Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition, est confirmé par le gouvernement

mars 26, 2020

 Soumaïla Cissé à Paris en octobre 2011 (archives).

Soumaïla Cissé à Paris en octobre 2011 (archives). © Vincent Fournier/JA 

Porté disparu depuis mercredi après-midi alors qu’il était en campagne électorale dans la région de Niakunfé, Soumaïla Cissé a bien été enlevé, ont confirmé le gouvernement ainsi que l’entourage du chef de file de l’opposition.

« Le gouvernement, à travers l’administration régionale, les FAMa et ses partenaires, rassure que toutes les dispositions pratiques sont prises, pour retrouver » Soumaïla Cissé, porté disparu depuis mercredi, assure le gouvernement dans un communiqué intitulé « enlèvement du chef de file de l’opposition ».

Deux membres de l’entourage de l’opposant malien ont par ailleurs confirmé à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, qu’il avait été enlevé.

La Minusma, la force onusienne déployée au Mali, a également annoncé être impliquée dans les recherches, depuis la disparition de l’opposant et de sa délégation, notamment par le déploiement de moyens aériens.

Un enlèvement sans précédent

Soumaïla Cissé et les membres de sa délégation étaient « portés disparus depuis 15h30 ce mercredi 25 mars », selon l’URD, son parti. Natif de Niafunké, l’opposant y est candidat pour les législatives qui doivent se tenir ce dimanche 29 mars. Mercredi, avec sa délégation, il a quitté Saraféré pour se rendre à Koumaïra, dans le cadre de la campagne électorale. Il n’est jamais arrivé à destination et n’avait, depuis, pas donné de nouvelles.

Le 17 mars, déjà, des hommes armés non identifiés avaient enlevé Mohamed Ag Ahmed, le candidat aux élections législatives du parti Rassemblement pour le Mali (RPM, au pouvoir) dans le cercle de Niafunké. Il avait été libérés 24 heures plus tard. Soumaïla Cissé avait, le 19 mars, rencontré son concurrent dans la circonscription pour l’assurer de son soutien après cette épreuve, le temps d’une rencontre « cordiale et amicale ».

L’enlèvement d’une personnalité nationale de cette envergure est sans précédent depuis le début de la crise sécuritaire que traverse le Mali. La zone dans laquelle a disparu Soumaïla Cissé, dans la région de Tombouctou, est un secteur où opèrent des jihadistes affiliés à Al-Qaïda.

Par Jeuneafrique avec AFP

Accusée d’avoir « enlevé » son enfant, Rokia Traoré est incarcérée à Paris

mars 13, 2020

La chanteuse Rokia Traoré au festival de Cannes, en 2015.

La chanteuse Rokia Traoré au festival de Cannes, en 2015. © Arthur Mola/AP/SIPA

 

En conflit avec son ancien compagnon sur la garde de leur fille de 5 ans, l’artiste malienne est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen pour enlèvement, séquestration et prise d’otage.

L’arrestation spectaculaire de Rokia Traoré à sa descente d’avion à l’aéroport de Roissy, le 10 mars, avait tout pour surprendre. Et pourtant, ces derniers mois, l’artiste malienne qui se produisait encore en janvier dernier à la Philharmonie de Paris et qui travaillait à un hommage à Miriam Makeba, avait déjà été arrêtée dans la capitale française et à Dakar avant d’être à chaque fois relâchée.

Selon les informations que Jeune Afrique a pu se procurer, elle était en effet sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis le 24 octobre 2019 par une juge d’instruction au tribunal de première instance francophone de Bruxelles.

Les faits reprochés à la grande chanteuse malienne ? Enlèvement, séquestration et prise d’otage de sa propre fille de 5 ans. Des faits pour lesquels, si sa culpabilité est prouvée, Rokia Traoré encourt une peine de 5 ans d’emprisonnement.

Attouchements sexuels

Si l’affaire est si stupéfiante, c’est aussi que l’artiste a toujours été discrète sur sa vie privée. Une très longue note rédigée sur son propre compte Facebook ainsi que les explications de son avocat, Maître Kenneth Feliho, permettent de reconstituer l’enchaînement des faits, du moins de son point de vue. Pour l’heure, l’avocat de la partie adverse est resté injoignable. Il s’agit de Frank Berton -ténor du barreau, basé à Lille – qui s’est distingué dans plusieurs affaires médiatisées, en prenant notamment la défense de Florence Cassez ou Salah Abdeslam.

Les faits, donc. Rokia Traoré a eu une petite fille de sa relation avec le dramaturge belge Jan Goossens, actuellement directeur du Festival de Marseille. L’artiste malienne a emmené rapidement avec elle cette enfant à Bamako, où elle est d’ailleurs aujourd’hui inscrite à l’école internationale américaine. Le père, quant à lui, pouvait rendre régulièrement visite à sa fille ou l’emmener en voyage dans d’autres pays européens et africains.

Mais en mars 2019, cet équilibre se rompt brutalement. Selon Rokia Traoré, son ancien compagnon aurait fait subir des attouchements sexuels à leur fille. La chanteuse dépose plainte au Mali et obtient la garde exclusive. Dans le même temps, Jan Goossens se tourne vers les tribunaux belges. Sa défense, dénonçant une contestation de l’autorité parentale, évoque une manipulation de l’enfant.

Le tribunal bruxellois a finalement donné la garde exclusive de l’enfant à son père. Mais la mère, vue la gravité des faits reprochés, a refusé de rendre l’enfant et ne s’est pas présentée devant le juge. C’est justement au moment de se rendre finalement à une audience à la Cour d’appel de Bruxelles, qu’elle a été arrêtée lors de son escale à Paris.

Audience le 18 mars

Rokia Traoré est donc actuellement détenue à la prison de Fleury-Mérogis. Une audience est prévue mercredi 18 mars à Paris pour savoir si elle sera transférée devant la justice belge.

Les réseaux sociaux, eux, ont déjà pris parti : le hashtag #FreeRokia est apparu dès que son arrestation a été dévoilée. Une pétition circule également sur change.org. Déjà signée par près de 5 000 internautes, elle reprend les arguments de l’artiste qui dénonce un procès injuste fait à une femme africaine.

Dans une note rédigée en décembre, la chanteuse déclarait en effet : « Avec effroi, je découvre que nos droits ne pèsent pas le même poids dans la balance de mère Justitia selon que nous soyons femme travailleuse ou pas, noir ou blanc du point de vue de l’Europe ou de l’Afrique. »

Elle dénonce également l’absence de reconnaissance de souveraineté du Mali, dont l’avis de justice n’a pas été pris en compte, et l’impossibilité, pour elle, de pouvoir poursuivre sa carrière internationale sous le coup d’un mandat d’arrêt.

Avec Jeuneafrique par Léo Pajon

Canada/Alerte Amber: un garçon de 14 ans enlevé à Toronto

mars 5, 2020

 

Shammah Jolayemi a été vu pour la dernière fois vers 8 h 25 dans le secteur nord-ouest de Toronto, mercredi, selon la police.
© /Courtoisie / Police de Toronto Shammah Jolayemi a été vu pour la dernière fois vers 8 h 25 dans le secteur nord-ouest de Toronto, mercredi, selon la police.
La police à Toronto a lancé une alerte Amber en lien avec l’enlèvement d’un garçon de 14 ans à North York dans le nord-ouest de la ville.

Les policiers disent être « extrêmement inquiets » pour la sécurité de Shammah Jolayemi.

D’après les autorités, l’adolescent a été vu pour la dernière fois vers 8 h 25, mercredi matin, dans le secteur de la rue Jane et de l’avenue Driftwood.

Les enquêteurs affirment qu’il a été enlevé par deux hommes de 18 et 22 ans d’environ 2 mètres portant des vestes noires et des bandanas, qui l’auraient forcé à monter à bord d’une Jeep de couleur noire.

Shammah Jolayemi mesure environ 1,80 mètre (6 pieds); il est élancé.

Au moment de sa disparition il portait un chandail de type kangourou de couleur grise, des pantalons de sport gris avec une mince bande orangée, un manteau matelassé noir et des espadrilles Air Jordan noires et jaunes.

Des policiers garés près de l'immeuble où habite le garçon enlevé.

© /CBC/Jeremy Cohn Des policiers garés près de l’immeuble où habite le garçon enlevé.
L’un des parents de l’adolescent a appelé la police vers 17 h 30, parce que ce dernier n’était pas rentré à la maison.

Les policiers aimeraient parler à son demi-frère. Il n’est pas considéré comme un suspect, mais nous pensons qu’il pourrait détenir des renseignements pouvant nous aider dans notre enquête, indique l’agent Gotell.

Description du véhicule recherché

Les deux suspects ont forcé la victime à monter à bord de cette Jeep noire, selon la police.

© /Police de Toronto Les deux suspects ont forcé la victime à monter à bord de cette Jeep noire, selon la police.
D’après les informations dont disposent les enquêteurs, le véhicule recherché est une Jeep Wrangler noire :

  • Pneus surdimensionnés à l’avant
  • Pare-choc poussoir muni de phares antibrouillard
  • Le numéro d’immatriculation du véhicule n’est pas connu pour le moment

Avec CBC/Radio-Canada

France/Angers : déclenchement du plan Alerte enlèvement pour une enfant d’un an

février 8, 2020

 

Le dispositif Alerte enlèvement a été déclenché ce samedi soir pour une enfant de 1 ans, Vanille, qui aurait été enlevée par sa mère à Angers vendredi après-midi, a annoncé la police judiciaire.

«Vanille, de sexe féminin, âgée de 1 an, de type métisse, mesurant 1m, yeux noirs, cheveux couleur brun foncé, courts et frisés, aurait été enlevée à Angers (Maine et Loire), 3 rue Lebas le 7 février 2020, vers 17h30. Le suspect est sa mère Stephan Nathalie, âgée de 40 ans, vêtue d’une doudoune et d’un legging, et susceptible de se déplacer en transport en commun dans l’agglomération angevine», détaille cette alerte.

Par Le Figaro avec AFP

RDC: une dizaine de personnes enlevées en Ituri par des miliciens ADF présumés

août 23, 2019

 

Une dizaine de personnes ont été enlevées et des magasins pillés en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a appris l’AFP vendredi de sources concordantes, dont l’une pointe la responsabilité des rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF).

Les faits se sont déroulés dans le territoire d’Irumu, dans le sud de l’Ituri près du Nord-Kivu, où sévissent les miliciens ougandais. «Le bilan provisoire fait état de deux rebelles et un militaire blessés pendant les combats et de dizaines de personnes prises en otages», a indiqué le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la région. Les assaillants voulaient «piller l’hôpital général de Boga», a-t-il ajouté. Pour sa part, un chef local, Lorima Pay-Paul, a affirmé que les agresseurs étaient des miliciens ADF. «Un rebelle ADF a été capturé avec son arme par la population et remis aux autorités militaires», a-t-il assuré.

Historiquement opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les rebelles musulmans ougandais des ADF, réfugiés dans l’est de la RDC depuis les années 1990, sont les responsables présumés du massacre de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une Polonaise enlevée, deux hommes recherchés en Alsace

juin 7, 2019

 

La police judiciaire du Bas-Rhin a lancé un appel à témoins après la disparition d’un infirmière polonaise de 46 ans résidant en Allemagne, deux hommes, dont son ex-compagnon, soupçonnés de l’avoir enlevée, étant recherchés en Alsace, a appris l’AFP vendredi de source policière.

«Des éléments de l’enquête permettent d’établir avec certitude qu’elle a été enlevée», a indiqué cette même source. «Les auteurs supposés, comme la victime, sont de nationalité polonaise et ne parleraient pas français. Ils ont disparu dans le secteur de Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin) le 5 juin 2019», détaille l’appel à témoins diffusé par la police.

Il est conseillé à d’éventuels témoins de «ne pas tenter d’intervenir» compte tenu de la possible dangerosité des deux hommes recherchés, âgés de 51 ans et 23 ans. La police peut être contactée au 0800.35.83.35. L’homme de 51 ans est l’ex-compagnon de la victime, Jolanta Szewczyk, et ils étaient «en processus de rupture conjugale», a-t-on précisé de source policière.

Un camping-car, dans lequel ce suspect a été vu monter en Allemagne, peu après l’enlèvement supposé, a été retrouvé vide dans la forêt à proximité de Schweighouse-sur-Moder, à une trentaine de kilomètres au nord de Strasbourg. Pour les besoins de l’enquête, un hélicoptère de la gendarmerie a survolé la zone et un chien spécialisé va être amené sur le terrain. Pour l’heure, la police n’a «aucun élément» permettant de dire si la victime est décédée ou pas et si les suspects sont ou non encore dans cette zone proche de l’Allemagne.

La police allemande a également lancé de son côté un appel à témoins jeudi. D’après celui-ci, Jolanta Szewczyk a indiqué lundi vers 13h30, sur son lieu de travail, situé au nord de Stuttgart, vouloir s’absenter quelques minutes et n’est jamais revenue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Femme enlevée et tuée à Lille: quatre hommes dont son ex-compagnon écroués

juin 1, 2019

 

Un homme âgé de 53 ans a été mis en examen samedi à Lille et écroué, soupçonné d’avoir tué son ex-compagne et orchestré contre rémunération son enlèvement par trois hommes, eux aussi écroués, a-t-on appris de sources concordantes.

La victime âgée de 47 ans avait été enlevée à bord d’un utilitaire lundi matin sur le parking de la banque où elle travaillait à Lille. La police l’avait retrouvée décédée quelques heures plus tard dans la baignoire du domicile de son ex-compagnon à La Madeleine.

En garde à vue, trois des suspects, issus de la communauté rom âgés de 23 à 29 ans, ont reconnu «leur participation à l’enlèvement jusqu’au dépôt du corps évanoui de la victime dans la baignoire et ce, contre rémunération», a précisé dans un communiqué la police judiciaire chargée de l’enquête, appuyée par la BRI, la PAF et la DDSP.

L’ex-concubin, «connu des services de police pour des faits d’escroquerie», a lui affirmé avoir organisé l’enlèvement, avoir recruté les trois autres personnes pour le faire et les avoir rémunérées avec de l’argent liquide retiré à un distributeur avec la carte bancaire de la victime, mère de deux enfants majeurs. Il dit avoir «seul porté les coups de cutter mortels à la victime, alors qu’elle se trouvait dans la baignoire», évoquant une «séparation conflictuelle sur fond de différend financier relatif à des travaux non payés».

«Il y a manifestement des troubles psychologiques voire psychiatriques même assez importants», a affirmé l’avocat de l’ex-compagnon Me Jean-Yves Moyart. Selon lui, son client a tenté de se suicider après les faits, avait déjà tenté de le faire en février, après leur séparation, et avait été hospitalisé une semaine «contre sa volonté».

Tous ont été mis en examen notamment pour enlèvement, séquestration et meurtre en bande organisée, et écroués, selon une source policière.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Kenya : une rançon a été demandée pour les deux médecins cubains enlevés

mai 16, 2019

Une rançon de 1,5 million de dollars a été demandée pour la libération de deux médecins cubains enlevés le 12 avril dans le nord-est du Kenya et emmenés en Somalie, a-t-on appris jeudi de sources gouvernementale et policière.

Un responsable gouvernemental à Mandera, dans le nord-est du Kenya, a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que les kidnappeurs avaient demandé une rançon. «Le montant est de 1,5 million de dollars (1,35 million d’euros). C’est ce qu’ils veulent», a-t-il déclaré. Les deux médecins, un généraliste et un chirurgien, ont été enlevés le 12 avril près de Mandera, à la frontière avec la Somalie, par des individus soupçonnés d’être des militants islamistes somaliens shebab. L’un des deux policiers qui les escortaient vers leur lieu de travail a été tué par les assaillants, qui ont ensuite réussi à s’enfuir en Somalie avec les deux docteurs, selon la police kényane.

Depuis, les autorités kényanes et somaliennes travaillent de concert pour tenter de retrouver les deux hommes. Un haut responsable de la police kényane a confirmé à l’AFP qu’une rançon avait été demandée, mais sans commenter plus avant. Le porte-parole de la police kényane, Charles Owino, a assuré ne pas avoir reçu cette information. Selon plusieurs sources sécuritaires, les médecins seraient actuellement utilisés par leurs kidnappeurs pour apporter des soins en Somalie. Ils faisaient partie d’un groupe d’une centaine de médecins cubains déployés à travers le Kenya depuis mi-2018 pour renforcer les services de santé dans ce pays.

Depuis 2011, l’armée kényane participe à la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui lutte contre les shebab, affiliés à Al-Qaïda.

Par Le Figaro.fr avec AFP