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Tunisie: les islamistes d’Ennahda refusent le gouvernement de Habib Essid

janvier 25, 2015

Tunis – Le parti islamiste Ennahda, deuxième force politique en Tunisie, a décidé dimanche de ne pas soutenir le cabinet du Premier ministre désigné Habib Essid, a indiqué à l’AFP l’un des responsables de mouvement, Saïd Ferjani.

Ennahda a décidé de ne pas accorder sa confiance au gouvernement de Habib Essid, a-t-il précisé à l’issue de la réunion du Conseil de la Choura, l’autorité suprême du parti.

Ce gouvernement, dont le parti Ennahda est absent, n’a pas de programme clair et il ne fait pas l’objet d’un consensus national, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le Conseil de la Choura note que la composition du gouvernement ne représente pas la diversité dans la scène politique (…) et ne répond pas aux exigences de cette étape qui nécessite des réformes primordiales pour l’avenir du pays.

Ennahda, qui contrôle 69 sièges sur les 217 du Parlement, est classé deuxième après Nidaa Tounès, qui occupe 86 sièges. Cette décision peut menacer l’adoption du cabinet de M. Essid, qui doit obtenir la confiance de l’Assemblée des représentants du peuple avec 109 voix avant d’entrer en fonctions.

Le Premier ministre désigné Habib Essid, un indépendant, a présenté un gouvernement composé de 24 ministres et 15 secrétaires d’Etat comprenant neuf femmes.

Il a affirmé à la presse avoir choisi les membres de son cabinet à l’issue de rencontres et de consultations avec les représentants des partis politiques et des composantes de la société civile.

Le parti anti-islamiste Nidaa Tounès occupe plusieurs portefeuilles dans ce gouvernement comme les Affaires étrangères, la Santé et le Transport, selon la liste annoncée par M. Essid.

L’Union patriotique libre (UPL), parti du richissime homme d’affaires et patron de club de foot Slim Riahi, troisième force au Parlement avec 16 sièges, obtient quand à lui les portefeuilles du Tourisme et de la Jeunesse et des sports.

Selon la Constitution, si ce gouvernement n’obtient pas la confiance du Parlement, le président Béji Caïd Essebsi doit charger encore une fois M. Essid de former une nouvelle équipe.

Romandie.com avec(©AFP / 25 janvier 2015 19h54)

Tunisie: le secrétaire général d’Ennahda présente sa démission

mars 24, 2014

TUNIS – Le secrétaire général du parti islamiste tunisien Ennahda, l’ex-Premier ministre Hamadi Jebali, a présenté sa démission, que la formation politique doit encore examiner.

M. Jebali a confirmé dans un communiqué publié lundi sur sa page Facebook avoir remis sa démission par écrit le 5 mars, précisant que sa décision était définitive, mais en refusant de fournir des explications.

Il ne s’agit pas d’une tentative de diviser ou d’affaiblir le mouvement, a-t-il tenu à dire, en affirmant que sa démission ne signifie pas nécessairement la formation (d’un nouveau parti) ou que j’en rejoigne un autre.

Le porte-parole d’Ennahda, Zied Ladhari, avait indiqué dimanche soir à des radios privées que M. Jebali avait demandé à être relevé de ses responsabilités de secrétaire général mais qu’il n’avait pas démissionné du mouvement et restait secrétaire général pour l’instant.

Ennahda examinera la démission de M. Jebali après le référendum interne qu’organise le parti fin mars sur la date de son prochain congrès, selon M. Ladhari.

Peut-être a-t-il d’autres projets, s’est-il borné à dire à la radio privée Shems FM.

Hamadi Jebali, devenu Premier ministre en décembre 2011 après les premières élections tunisiennes libres, remportées par Ennahda, a démissionné après la grave crise politique qui a suivi l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd en février 2013.

Son propre parti l’avait alors poussé à quitter ses fonctions, refusant sa proposition de former un gouvernement de technocrates.

Depuis, les rumeurs le donnent régulièrement candidat à l’élection présidentielle qui doit se tenir, tout comme les législatives, d’ici la fin de l’année.

Dans son communiqué, M. Jebali n’écarte pas une éventuelle candidature, mais estime que les conditions actuelles n’y sont pas favorables.

Il s’agit d’une décision importante qui ne se prend pas à la légère, affirme-t-il.

En février, M. Jebali avait déjà indiqué à la presse étrangère ne pas avoir décidé s’il allait se présenter.

Je n’ai pas encore pris ma décision mais il est possible que (je sois candidat à la présidentielle). Si je suis candidat, ce sera dans un esprit de consensus, avait-il dit.

La coalition menée par Ennahda a quitté le pouvoir en janvier, après l’adoption d’une nouvelle Constitution, cédant la place à un gouvernement apolitique pour sortir le pays d’une impasse politique de plusieurs mois.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2014 13h21)

Tunisie : Les Islamistes promettent de quitter le pouvoir fin octobre

octobre 5, 2013

Le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement en Tunisie s’est engagé à quitter le pouvoir à la fin du mois d’octobre, en signant samedi avec l’opposition une feuille de route prévoyant la formation d’ici trois semaines d’un gouvernement d’indépendants.

Ce document, rédigé par quatre médiateurs pour résoudre une profonde crise politique, prévoit la désignation avant la fin de la semaine prochaine d’un Premier ministre indépendant qui aura deux semaines pour former son cabinet.

Le gouvernement dirigé par Ennahda devra alors démissionner.

La signature de ce texte a été disputée jusqu’au bout, retardant la cérémonie de samedi, mais finalement le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, et les dirigeants de l’opposition l’ont signés devant la presse et la classe politique.

Le Congrès pour la République, parti du président Moncef Marzouki et allié séculier d’Ennahda, a lui refusé de le parapher.

Le gouvernement dirigé par Ennahda, fragilisé par deux assassinats d’opposants, les crises politiques à répétition et les difficultés économiques, a ainsi accepté de quitter le pouvoir deux ans après sa victoire aux élections du 23 octobre 2011, le premier scrutin libre de l’histoire de la Tunisie.

La feuille de route prévoit aussi dans les quatre prochaines semaines, à l’issue d’un dialogue national réunissant toute la classe politique, l’adoption d’une Constitution et d’un calendrier électoral.

La Tunisie est déstabilisée par une crise politique déclenchée fin juillet par l’assassinat d’un député d’opposition.

Romandie.com avec (©AFP / 05 octobre 2013 16h20)