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France: Les «Rafale Papers», enquête explosive de Mediapart

avril 9, 2021

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros.
Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. AP

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. Entre commissions occultes, documents confidentiels qui ont fuité ou encore clauses anticorruption supprimées, Yann Philippin, le journaliste auteur de l’enquête en trois volets, explique ce que son équipe a découvert. 

RFI : Que dévoile votre enquête en trois volets ?

Yann Philippin : Notre enquête dévoile beaucoup de choses. Mediapart révèle des documents qui montrent que, d’une part, Dassault et son partenaire Thales ont versé des millions d’euros de commissions occultes à un intermédiaire qui était au cœur du contrat Rafale, que cet intermédiaire, dans une note, fait des avertissements très explicites, par exemple, « des gens en fonction demandent de l’argent, si on ne les paie pas, on va aller en prison… »

D’autre part, ce même intermédiaire, trois ans plus tard – en 2015 – en pleine négociation sur le prix des Rafale, a obtenu des documents confidentiels du ministère indien de la Défense, sur l’activité des négociateurs indiens et notamment la manière dont ils calculaient les prix, ce qui est évidemment, dans une négociation, un élément très fort.

Enfin, nous avons découvert que, parallèlement à toutes ces manœuvres que l’on peut qualifier de suspectes, c’est la France et les industriels français, dont Dassault, qui se sont battus pour que les clauses anticorruption soient retirées des annexes à l’accord gouvernemental.

C’est là que c’est embarrassant pour le pouvoir, parce que c’était un contrat d’État à État qui a été signé par Jean-Yves Le Drian, à l’époque ministre de la Défense, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron. Donc c’est lui qui avait l’autorité sur les négociations et nous aimerions bien savoir s’il a accepté le retrait de ces clauses anticorruption et s’il en a été informé. Il ne nous a malheureusement pas répondu précisément. Tout ce qu’il nous a dit, c’est : « Je ne valide pas vos informations ».

En quoi cette enquête peut-elle être explosive pour le gouvernement français ?

Cette enquête est explosive pour le gouvernement français, d’une part, de par le rôle qu’a joué un éminent ministre, qui est Jean-Yves Le Drian. Et d’autre part, parce qu’il y avait déjà eu des soupçons en 2018 au sujet du partenaire de Dassault en Inde, Reliance, qui aurait été imposé par le gouvernement indien. Ce monsieur est un très proche du Premier ministre indien. Il y avait deux épisodes qui étaient susceptibles de concerner, d’une part l’ancien président François Hollande et d’autre part, l’actuel président Emmanuel Macron, qui était à l’époque du deal, ministre de l’Économie.

Dans votre enquête, vous dites que l’Agence française anticorruption (AFA) a découvert des choses suspectes, mais n’a rien fait ?

C’est vraiment un mystère. Ce que l’on révèle, c’est que l’AFA, lors d’un contrôle de routine de Dassault, a découvert un paiement suspect d’un million d’euros à cet intermédiaire, au cœur du contrat Rafale, pour l’achat de maquettes de Rafale. Et malgré les suspicions, l’Agence française anticorruption n’a pas signalé ces faits à la justice.

De son côté, le Parquet national financier avait reçu un signalement de Sherpa, une ONG anticorruption. Ce que nous révélons dans l’enquête, c’est que cette affaire a été classée dans des circonstances troubles, étant donné que l’ancienne patronne du Parquet national financier a classé l’affaire contre l’avis d’un de ses adjoints en charge du dossier et n’a effectué aucune vérification sérieuse. À tel point que, la seule personne qu’elle a reçue dans son bureau, c’est l’avocat de Dassault et ce, sans qu’aucun procès-verbal de cette rencontre ne soit rédigé.

Éliane Houlette a dit publiquement dans Paris Match que, si elle l’a classée, c’est en partie parce qu’elle jugeait que les soupçons n’étaient pas assez sérieux, mais aussi parce que – dit-elle – il fallait « préserver les intérêts de la France ». Or, c’est une déclaration qui n’avait pas fait beaucoup de bruit à l’époque, mais c’est quand même très étonnant de voir une figure de la lutte anticorruption comme madame Houlette – qui a été la toute première patronne du Parquet national financier – justifier ainsi le classement d’une affaire sensible, au nom de la raison d’État.

À quoi vous attendez-vous suite à vos révélations ?

Ce qui nous a frappés, dans cette enquête, c’est que cette affaire a été enterrée en France, et que – semble-t-il – les autorités indiennes ne se sont pas montrées très diligentes non plus. Je ne suis que journaliste, mais j’ai la conviction qu’aujourd’hui il y a suffisamment d’éléments sur la table, entre les premières révélations de 2018 et ces nouvelles révélations de Mediapart avec les Rafale Papers, pour qu’une enquête soit ouverte.

Avec RFI Texte par :Clea Broadhurst

France-Messe sans gestes barrières : une enquête ouverte par le parquet de Paris

avril 6, 2021

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, mardi, pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En cause : une messe sans masques lors du week-end de Pâques.

La nef de l'eglise Saint-Eugene-Sainte-Cecile, dans le 9e arrondissement de Paris.
La nef de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris.© BEAUVIR-ANA / ONLY FRANCE / Only France via AFP

La vidéo a beaucoup choqué, à l’heure où les écoles et les restaurants sont fermés dans une France entièrement confinée. Sur les images dévoilées par Le Parisien, on distingue des prêtres et des fidèles, sans masques ni distanciation sociale, réunis samedi en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris. Face au tollé provoqué par cette vidéo, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », mardi. Sollicité par l’Agence France-Presse, le parquet indique avoir confié les investigations à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).

Plus tôt dans la journée, le diocèse de Paris s’est, de son côté, dit « stupéfait », par la tenue d’une telle messe, pendant les célébrations pascales, sans respect des gestes barrières. D’après les images mises en ligne par Le Parisien, des prêtres très proches les uns des autres ont donné l’hostie directement dans la bouche des fidèles, au cours d’un office d’une durée de quatre heures.

Les prêtres doivent être « irréprochables »

Dans l’église, les croyants, pour beaucoup visiblement âgés, sont serrés les uns contre les autres. « C’est évidemment absolument inadmissible », a déclaré, mardi sur France Info, Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté. La directrice de la communication du diocèse de Paris, Karine Dalle, a également réagi à la polémique. « Nous sommes stupéfaits devant le non-respect évident des consignes essentielles de distanciation, de port du masque, et nous nous désolidarisons de tout comportement non respectueux d’une situation sanitaire difficile, a-t-elle déclaré. Malheureusement, les vidéos sont sans appel. On voit un nombre important de personnes sans masque et sans distanciation sociale. Nous le condamnons sans équivoque. »

D’après Karine Dalle, le sujet va être « bien évidemment » abordé en interne avec les responsables. « L’immense majorité des paroisses de Paris respectent heureusement les nombreuses consignes sanitaires, depuis plusieurs mois », a-t-elle affirmé. La paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile assure qu’il y avait « 280 personnes pour une capacité de 600 personnes ». « L’archevêque de Paris a demandé aux prêtres d’être irréprochables », précise la directrice de la communication, en ce qui concerne le respect des consignes sanitaires. Le masque est ainsi obligatoire dès l’âge de onze ans. Deux sièges doivent être laissés vides entre chaque personne ou entité familiale. De plus, il doit y avoir un rang ou un banc d’écart entre chaque rangée, rappelle la directrice de la communication.

Avec Le Point par AFP

Québec/Disparition de Solange Bergeron : enquête indépendante sur la police de Trois-Rivières

avril 2, 2021

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) passe au crible le travail de la police de Trois-Rivières dans le dossier de la disparition de Solange Bergeron, une femme de Victoriaville disparue depuis le 25 mars dernier.

Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

© Daniel Ricard/Radio-Canada Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

Dans un communiqué, le BEI indique que la même journée où la Sûreté du Québec a reçu le signalement de disparition, «une citoyenne de Trois-Rivières, qui aurait été dans le parc Laviolette, aurait remarqué au loin ce qui lui apparaissait comme une personne dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Après quelques minutes, elle aurait perdu de vue cette personne.»

La femme aurait plus tard contacté le Service de police de Trois-Rivières pour lui rapporter ce qu’elle a vu. «Après avoir discuté avec différents intervenants du Service de police de Trois-Rivières, on aurait répondu à la dame qu’il n’y avait pas motif à déplacer des intervenants d’urgence», poursuit le BEI.

Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

© Fournie par la Sûreté du Québec (SQ) Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

«Le BEI fera donc enquête sur le traitement de l’appel fait le 25 mars dernier auprès du Service de police de Trois-Rivières.»

Quatre enquêteurs du BEI ont été appelés sur les lieux pour faire la lumière sur cet événement.

Mercredi, le véhicule appartenant à la femme portée disparue à Victoriaville a été retrouvé aux abords du parc Laviolette à Trois-Rivières.

«Préoccupant», selon la famille

«C’est un nouvel élément d’enquête qui inquiète un peu la famille. C’est sûr que c’est préoccupant, mais de notre côté, on laisse la police faire, on laisse la police avancer», dit sa nièce, Marie-Pier Bergeron.

«On est déçu d’entendre ça, c’est certain. Est-ce qu’il a eu négligence ou pas? Ça, ce sera à déterminer par le Bureau des enquêtes indépendantes», poursuit-elle.

Elle affirme que la famille «se concentre plus sur les recherches du corps» pour le moment.

À la recherche de témoins

Par ailleurs, la Sûreté du Québec (SQ) est à la recherche de témoins potentiels permettant de faire avancer l’enquête sur cette disparition.

Le corps policier souhaite identifier «deux adolescentes ou jeunes adultes» assises sur un banc de parc près du fleuve le 25 mars dernier, vers 14 h 40.

«L’une d’entre elles portait des espadrilles sport de marque Under Armour dans les teintes de gris avec des accents blanc et rose», indique la SQ.

Toute personne qui détiendrait des informations concernant la disparition de Solange Bergeron ou des témoins potentiels peut communiquer, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Radio-Canada par Sébastien St-Onge

Le mariage d’enfants au Canada n’est pas un phénomène isolé, relèvent des chercheuses

janvier 15, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Les mariages de filles et de garçons mineurs au Canada ne sont pas que quelques cas isolés: plus de 3600 certificats de mariage ont été délivrés pour des mineurs entre 2000 et 2018, la plupart pour des filles. Et ce chiffre n’inclut pas toutes les unions de fait qui passent sous le radar.

Plus précisément, ce sont 3687 enfants de 14 à 17 ans qui se sont officiellement mariés durant cette période, est-il rapporté dans une récente recherche de l’Université McGill. Et la très grande majorité étaient des filles (85 %).

Au Québec, ils ont été près de 600 entre 2000 et 2018, âgés de 16 et 17 ans.

Des chercheuses de l’Université McGill, Alissa Koski et Shelley Clark, ont mis en lumière ce phénomène. Leur étude, publiée dans la revue Population and Development Review, est la première à recenser la fréquence des mariages d’enfants au pays.

Un travail de moine pour les deux chercheuses qui ont décortiqué plusieurs bases de données, dont les chiffres du recensement et les registres de l’état civil de toutes les provinces et tous les territoires — et corrélé leurs résultats.

C’est en Alberta et au Manitoba, ainsi que dans les territoires, que les mariages en bonne et due forme ont été les plus nombreux. 

Aussi, les enfants nés au Canada sont un peu plus susceptibles de se marier que ceux nés à l’étranger, ont constaté les chercheuses.

Depuis 2015, il faut avoir au moins 16 ans pour se marier au Canada, et l’accord des parents est nécessaire. Mais avant cela, chaque province avait ses propres règles, et certaines le permettaient même dès l’âge de 14 ans. 

Le Québec se distingue à ce chapitre: les jeunes de 16 et 17 ans doivent obtenir l’autorisation d’un juge pour se marier.

À ce sujet, les chercheuses veulent briser un mythe. Le mariage de mineurs ne ressemble pas à cette idée romantique que l’on peut se faire d’une jeune fille qui épouse son petit ami de l’école secondaire après leur remise de diplômes. Il s’agissait le plus souvent de jeunes filles et leur époux était généralement plus âgé, un modèle conforme à ce qui se pratique partout dans le monde, précisent-elles. Le plus souvent, la différence d’âge était de cinq ans, mais elle allait jusqu’à 20 ou 30 ans de plus, a souligné Mme Koski.

Unions de fait

«Les mariages formels ne sont que la pointe de l’iceberg», a déclaré en entrevue Alissa Koski, coauteure de l’article et professeure adjointe au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill. Shelley Clark, elle, est titulaire de la Chaire de sociologie James-McGill.

Car avec le temps, les choses ont changé: il y a désormais plus de mineurs canadiens en unions de fait que mariés.

Il est toutefois plus difficile de cerner l’ampleur du phénomène — sans le bénéfice des certificats de mariage —, mais en décortiquant les données des recensements, Mme Koski a relevé pour une seule année (2016) un total de 2160 unions de fait impliquant un jeune de moins de 18 ans.

Pourquoi ce changement? «Nous ne pouvons le savoir avec certitude», a répondu Mme Koski. 

Mais elle émet toutefois deux hypothèses: puisque les mariages impliquant des enfants sont de plus en plus mal vus, et perçus comme nuisibles, il est possible que plusieurs se tournent vers l’union de fait.

Une autre possibilité découle des conséquences d’une politique canadienne: durant la période à l’étude, il est devenu impossible de parrainer un époux ou une épouse d’un autre pays qui a moins de 18 ans.

Une forme d’hypocrisie, juge Mme Koski: vous pouvez vous marier ici avec une fille de 16 ans, mais vous ne pouvez parrainer une épouse de 16 ans.

Les unions de fait peuvent être tout aussi dommageables que les mariages en bonne et due forme, préviennent les chercheuses. À vrai dire, elles offrent souvent une moins bonne protection sociale, juridique et économique. Au Québec, par exemple, les personnes en union de fait n’ont pas droit à la pension alimentaire ni au partage des biens en cas de rupture.

Les Nations unies ont identifié le mariage d’enfants comme l’un des indicateurs les plus importants de l’inégalité entre les sexes dans le monde, parce que ses conséquences sur la santé et le développement personnel touchent un nombre disproportionné de filles.

Pour les filles, le fait de se marier si jeunes est associé à toutes sortes de conséquences négatives: elles sont plus à risque de vivre de la violence conjugale et de contracter des ITS. Elles risquent aussi d’avoir des enfants en bas âge: elles seront ainsi plus susceptibles d’abandonner l’école jeunes, et leurs opportunités économiques en sont d’autant réduites.

«Elles en subiront les conséquences pour le reste de leur vie».

Mme Koski déplore que le mariage d’enfants retienne l’attention dans les pays en voie de développement, mais qu’un pays bien nanti comme le Canada passe en bonne partie sous le radar.

Pourtant, le gouvernement canadien déploie des efforts de politique étrangère, et alloue des fonds pour que le mariage d’enfants cesse ailleurs dans le monde.

Sur la page d’Affaires mondiales Canada, l’on peut lire que «Chaque année, on estime que 12 millions de filles âgées de moins de 18 ans sont forcées de se marier. (…) Nous informons les gens sur les effets dévastateurs des mariages d’enfants, précoces et forcés. Nous travaillons dans des pays en développement avec des filles, leur famille, leur collectivité et avec les gouvernements en vue d’éliminer cette pratique néfaste.»

Pendant ce temps, il se pratique en toute légalité au Canada, note la chercheuse.

Par Stéphanie Marin, La Presse Canadienne

Reconfinement : comme au printemps, les Français ont passé plus de temps devant la télévision

novembre 30, 2020

En novembre, la durée d’écoute globale de la télévision a gagné 29 minutes par rapport à l’année dernière, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie.

Comme au printemps, le confinement a fait grimper en novembre le temps passé par les Français devant la télévision au profit notamment des chaînes d’infos en continu, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie publié lundi.

La durée d’écoute globale de la télévision, qui prend en compte le visionnage sur tous les écrans (téléphone, ordinateur…), en rattrapage et hors domicile, s’est établie à 4h23 en novembre, soit 29 minutes de plus qu’un an plus tôt. Lors du premier confinement, plus strict et inédit, cette durée passée devant les chaînes de télévision avait encore plus grimpé pour atteindre 4h40, à contre-courant de la baisse observée depuis plusieurs années.

Le classement des chaînes ne s’en trouve pas pour autant bousculé. TF1 reste en tête avec une part d’audience (PDA) de 20,1%, en hausse de 0,2 point par rapport à novembre 2019. Elle signe ainsi «son meilleur mois depuis juin 2019», d’après un communiqué de la chaîne. Suivent France 2 avec une PDA de 14,1% (+0,2 point sur un an) et M6, remontée sur le podium le mois dernier, avec une PDA de 9,5% (-0,1 point). France 3 (+0,2 point à 9,3%) reste en quatrième position devant France 5, stable à 3,7%. De son côté, Arte gagne 0,2 point à 2,9% tandis que Canal+ en perd 0,1 à 1,2%.

Chez leurs concurrentes de la TNT, les chaînes d’info continuent de profiter de l’appétit des Français pour l’actualité, qu’elle soit liée à la crise sanitaire ou à d’autres événements comme la présidentielle américaine. BFMTV revendique ainsi la place de 6e chaîne de France avec 3,3% de PDA (à égalité avec TMC), en hausse d’1,1 point sur un an, soit la «plus forte progression» du paysage audiovisuel français. CNews égale son record du mois dernier avec 1,8% de PDA (+1 point sur un an) et distance LCI, malgré le record de la chaîne pour un mois de novembre (+0,4 point à 1,2%), Franceinfo (+0,3 point à 0,8%) enregistrant aussi un «mois record depuis sa création».

Par ailleurs, TMC (stable à 3,3%) creuse l’écart avec C8 (-0,2 à 2,7%), talonnée par W9 (+0,2 à 2,6%). Enfin, à part RMC Découverte (-0,3 à 2,1%), aucune autre chaîne ne dépasse 2% de PDA.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Personne disparue à Trois-Rivières

octobre 2, 2020
Les enquêteurs de la police de Trois-Rivières tentent de retrouver Jean-Pierre Panda Malungula.
©Les enquêteurs de la police de Trois-Rivières tentent de retrouver Jean-Pierre Panda Malungula.
Trois-Rivières — Les enquêteurs de la Direction de la police de Trois-Rivières demandent l’aide de la population afin de retrouver Jean-Pierre Panda Malungula, âgé de 55 ans.

Ce dernier aurait quitté le centre hospitalier régional de Trois-Rivières samedi le 26 septembre au matin, après avoir reçu son congé. Il n’a pas été revu depuis.

M. Panda Malungula est un individu de race noire. Il mesure 1,75 mètre et pèse 62 kg. Il a les cheveux et les yeux noirs.

Lorsqu’il a été vu pour la dernière fois, il était vêtu d’un manteau de style «coupe-vent» de couleur bleu-mauve, d’un chandail blanc et de pantalons jeans et portait des souliers de randonnée de couleur beige.

M. Panda Malungula travaille au lac Saint-Jean, mais réside à Sorel. Il pourrait donc se trouver dans ces deux régions, mais également dans le secteur de Trois-Rivières.

Les membres de sa famille ont des raisons de craindre pour sa sécurité.

Quiconque pouvant aider à retrouver cette personne peut communiquer au 819-691-2929 au poste 6

Avec Amélie Houle – Le Nouvelliste

Coronavirus: la mission de l’OMS en Chine a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur l’origine du virus

août 3, 2020

 

La mission en Chine de l’Organisation mondiale de la Santé a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi 3 août l’agence de santé des Nations unies.

«L’équipe avancée de l’OMS qui s’est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d’efforts conjoints pour identifier les origines du virus», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse en ligne, en précisant que «des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d’infection des premiers cas».

La grande majorité des chercheurs s’accorde à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 – à l’origine de la pandémie – est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu’il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l’homme. C’est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l’OMS espèrent découvrir afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

Par Le Figaro avec AFP

Enquête en France pour «crimes contre l’humanité» contre un ex-haut responsable rwandais

juillet 25, 2020

 

Une enquête préliminaire a été ouverte vendredi 24 juillet pour «crimes contre l’humanité» contre Aloys Ntiwiragabo, chef des renseignements militaires pendant le génocide rwandais de 1994 qui vivrait en France, a indiqué samedi 25 juillet à l’AFP le Parquet national antiterroriste..

Des procureurs du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ont accusé par le passé cet homme d’avoir été l’un des architectes du génocide de 1994 au Rwanda qui fit, selon l’ONU, au moins 800.000 morts essentiellement dans la minorité tutsi. Toutefois, ni le TPIR, ni la justice française ou rwandaise ne le recherchaient aujourd’hui, a précisé une source judiciaire.

Par Le Figaro avec AFP

La justice rouvre l’enquête sur la tentative d’assassinat en France d’un opposant congolais

juillet 22, 2020

L\'ancien général congolais Ferdinand Mbaou le 21 septembre 2018.

L’ancien général congolais Ferdinand Mbaou le 21 septembre 2018. (JOEL SAGET / AFP)

Le général Ferdinand Mbaou a été la cible d’un projet d’assassinat en 2015 en France. Une affaire que la justice avait classé sans suite en 2018.

L’enquête sur la tentative d’assassinat d’un opposant congolais en France en 2015 a été rouverte, a appris mardi 21 juillet sur franceinfo de sources concordantes. Alors que le parquet avait classé sans suite l’affaire en 2018, une information judiciaire a été ouverte. Cela fait une suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée le 14 mars 2019. Un juge d’instruction va donc mener une enquête sur ces faits.

Une première plainte classée sans suite faute de suspect

La victime, le général Ferdinand Mbaou, 62 ans, a fui le Congo à la fin des années 1990 quand Denis Sassou Nguesso a repris le pouvoir en renversant le président Pascal Lissouba, pour lequel il travaillait. Fin 2015, il a été la cible d’une tentative d’assassinat et il vit depuis avec une balle fichée dans le dos. Sa plainte a été classée sans suite par le parquet de Pontoise deux ans et demi plus tard, faute de suspect. Il s’est depuis constitué partie civile et une information judiciaire vient donc d’être ouverte.

« Nous prenons acte de l’ouverture de l’information judiciaire qui s’imposait, même si elle est à notre sens tardive”, ont indiqué les avocats de Ferdinand Mbaou à franceinfo. « Cela faisait plus d’un an que notre client avait déposé une plainte avec constitution de partie civile. Notre client ayant été au cœur de deux projets d’assassinats sur le territoire national, nous attendons de la justice qu’elle fasse toute la lumière sur ces faits extrêmement graves et ce quels que soient les auteurs et les éventuels commanditaires », ont poursuivi maîtres Vincent Brengarth et Henri Thulliez.

Ferdinand Mbaou a été la cible d’un deuxième projet d’assassinat, pour lequel deux anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été mis en examen en 2018. L’un d’eux, Daniel Forestier, 57 ans, a été assassiné en mars 2019 en Haute-Savoie.

 

Par franceinfo, Stéphane PairRadio France

France: Le feu à la cathédrale de Nantes a été circonscrit, une enquête ouverte pour « incendie volontaire »

juillet 18, 2020

Selon le procureur de la République de Nantes, « trois départs de feu espacés les uns des autres » ont été observés dans la cathédrale. Une centaine de pompiers de Loire-Atlantique ont été dépêchés pour maîtriser l’incendie.

Nantes

Les pompiers tentent de maîtriser l’important incendie qui s’est déclaré à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, le 18 juillet. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

Un incendie impressionnant et une piste criminelle envisagée. Une centaine de pompiers et une quarantaine d’engins ont été dépêchés pour combattre un « feu important » signalé vers 7h45 à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, samedi 18 juillet. Ils ont réussi à le maîtriser assez rapidement : vers 10 heures, ils ont pu annoncer que l’incendie était « circonscrit ».

Une enquête a été ouverte pour « incendie volontaire », a fait savoir peu après le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. « L’enquête est ouverte sur la base des constatations effectuées, après découverte de trois départs de feu espacés les uns des autres (…) au niveau du grand orgue, à droite et à gauche de la nef. » « Un expert incendie venu de Paris est attendu sur place cet après-midi », a-t-il encore souligné.

Le grand orgue a « complètement disparu »

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRAL_0718_1B.JPG »> L’intérieur de la cathédrale de Nantes, ravagé par un incendie, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

Le feu a principalement endommagé le grand orgue « qui semble être entièrement détruit. La plate-forme sur laquelle il se situe est très instable et menace de s’effondrer », a déclaré le directeur départemental des pompiers, le général Laurent Ferlay, lors d’un point-presse devant la cathédrale.

L’administrateur diocésain, le père François Renaud, en charge de la cathédrale en raison d’une vacance du siège épiscopal, a pu rentrer avec les pompiers à l’intérieur de la cathédrale et a déclaré que « le grand orgue avait complètement disparu ». « C’est très impressionnant et c’est une perte inestimable », a-t-il ajouté, ému.

« La console de l’orgue de chœur a disparu en fumée et les stalles en bois attenantes. Derrière le grand orgue, il y a des vitraux d’origine qui ont tous volé en éclats. C’est une verrière complète du XVIe. »

En revanche, « on n’est pas dans scénario “Notre-Dame de Paris” » a souligné M. Ferlay, précisant que la toiture « refaite en armature béton, n’est pas touchée ». Le 15 avril 2019, la célèbre cathédrale de la capitale avait été ravagée par un incendie, qui a détruit sa toiture.

Castex, Darmanin et Bachelot sur place

Le premier ministre, Jean Castex, a adressé dans un Tweet son « soutien » et sa « profonde gratitude » aux sapeurs-pompiers mobilisés pour combattre l’incendie. « Aux Nantais, dont je partage l’émotion, je veux dire ma solidarité », a-t-il ajouté. Il a annoncé se rendre sur place, en compagnie des ministres de l’intérieur, Gérald Darmanin, et de la culture, Roselyne Bachelot.

« Soutien à nos sapeurs-pompiers qui prennent tous les risques pour sauver ce joyau gothique », a, de son côté, tweeté Emmanuel Macron.

Après Notre-Dame, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, au cœur de Nantes, est en flammes. Soutien à nos sapeur… https://t.co/NQPU6t6nQf

— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)

Déjà un important incendie en 1972

Ce n’est pas la première fois que cette cathédrale au cœur de Nantes est touchée par un incendie. Le 28 janvier 1972, le toit de la cathédrale gothique Saint-Pierre-et-Saint-Paul, construite entre le XVe et le XIXe siècle, avait été ravagé par les flammes. Le sinistre s’était déclaré à la suite de travaux effectués par un couvreur.

La cathédrale de Nantes n’avait pu être rendue au culte qu’en mai 1985, après plus de treize ans de travaux.

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRA Intervention des pompiers à la cathédrale de Nantes, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

En 2015, toujours à Nantes, un autre édifice catholique avait été touché par un incendie spectaculaire qui avait détruit les trois quarts du toit de la basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien, un édifice religieux du XIXe siècle.

 

Le Monde avec AFP