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Le mariage d’enfants au Canada n’est pas un phénomène isolé, relèvent des chercheuses

janvier 15, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Les mariages de filles et de garçons mineurs au Canada ne sont pas que quelques cas isolés: plus de 3600 certificats de mariage ont été délivrés pour des mineurs entre 2000 et 2018, la plupart pour des filles. Et ce chiffre n’inclut pas toutes les unions de fait qui passent sous le radar.

Plus précisément, ce sont 3687 enfants de 14 à 17 ans qui se sont officiellement mariés durant cette période, est-il rapporté dans une récente recherche de l’Université McGill. Et la très grande majorité étaient des filles (85 %).

Au Québec, ils ont été près de 600 entre 2000 et 2018, âgés de 16 et 17 ans.

Des chercheuses de l’Université McGill, Alissa Koski et Shelley Clark, ont mis en lumière ce phénomène. Leur étude, publiée dans la revue Population and Development Review, est la première à recenser la fréquence des mariages d’enfants au pays.

Un travail de moine pour les deux chercheuses qui ont décortiqué plusieurs bases de données, dont les chiffres du recensement et les registres de l’état civil de toutes les provinces et tous les territoires — et corrélé leurs résultats.

C’est en Alberta et au Manitoba, ainsi que dans les territoires, que les mariages en bonne et due forme ont été les plus nombreux. 

Aussi, les enfants nés au Canada sont un peu plus susceptibles de se marier que ceux nés à l’étranger, ont constaté les chercheuses.

Depuis 2015, il faut avoir au moins 16 ans pour se marier au Canada, et l’accord des parents est nécessaire. Mais avant cela, chaque province avait ses propres règles, et certaines le permettaient même dès l’âge de 14 ans. 

Le Québec se distingue à ce chapitre: les jeunes de 16 et 17 ans doivent obtenir l’autorisation d’un juge pour se marier.

À ce sujet, les chercheuses veulent briser un mythe. Le mariage de mineurs ne ressemble pas à cette idée romantique que l’on peut se faire d’une jeune fille qui épouse son petit ami de l’école secondaire après leur remise de diplômes. Il s’agissait le plus souvent de jeunes filles et leur époux était généralement plus âgé, un modèle conforme à ce qui se pratique partout dans le monde, précisent-elles. Le plus souvent, la différence d’âge était de cinq ans, mais elle allait jusqu’à 20 ou 30 ans de plus, a souligné Mme Koski.

Unions de fait

«Les mariages formels ne sont que la pointe de l’iceberg», a déclaré en entrevue Alissa Koski, coauteure de l’article et professeure adjointe au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill. Shelley Clark, elle, est titulaire de la Chaire de sociologie James-McGill.

Car avec le temps, les choses ont changé: il y a désormais plus de mineurs canadiens en unions de fait que mariés.

Il est toutefois plus difficile de cerner l’ampleur du phénomène — sans le bénéfice des certificats de mariage —, mais en décortiquant les données des recensements, Mme Koski a relevé pour une seule année (2016) un total de 2160 unions de fait impliquant un jeune de moins de 18 ans.

Pourquoi ce changement? «Nous ne pouvons le savoir avec certitude», a répondu Mme Koski. 

Mais elle émet toutefois deux hypothèses: puisque les mariages impliquant des enfants sont de plus en plus mal vus, et perçus comme nuisibles, il est possible que plusieurs se tournent vers l’union de fait.

Une autre possibilité découle des conséquences d’une politique canadienne: durant la période à l’étude, il est devenu impossible de parrainer un époux ou une épouse d’un autre pays qui a moins de 18 ans.

Une forme d’hypocrisie, juge Mme Koski: vous pouvez vous marier ici avec une fille de 16 ans, mais vous ne pouvez parrainer une épouse de 16 ans.

Les unions de fait peuvent être tout aussi dommageables que les mariages en bonne et due forme, préviennent les chercheuses. À vrai dire, elles offrent souvent une moins bonne protection sociale, juridique et économique. Au Québec, par exemple, les personnes en union de fait n’ont pas droit à la pension alimentaire ni au partage des biens en cas de rupture.

Les Nations unies ont identifié le mariage d’enfants comme l’un des indicateurs les plus importants de l’inégalité entre les sexes dans le monde, parce que ses conséquences sur la santé et le développement personnel touchent un nombre disproportionné de filles.

Pour les filles, le fait de se marier si jeunes est associé à toutes sortes de conséquences négatives: elles sont plus à risque de vivre de la violence conjugale et de contracter des ITS. Elles risquent aussi d’avoir des enfants en bas âge: elles seront ainsi plus susceptibles d’abandonner l’école jeunes, et leurs opportunités économiques en sont d’autant réduites.

«Elles en subiront les conséquences pour le reste de leur vie».

Mme Koski déplore que le mariage d’enfants retienne l’attention dans les pays en voie de développement, mais qu’un pays bien nanti comme le Canada passe en bonne partie sous le radar.

Pourtant, le gouvernement canadien déploie des efforts de politique étrangère, et alloue des fonds pour que le mariage d’enfants cesse ailleurs dans le monde.

Sur la page d’Affaires mondiales Canada, l’on peut lire que «Chaque année, on estime que 12 millions de filles âgées de moins de 18 ans sont forcées de se marier. (…) Nous informons les gens sur les effets dévastateurs des mariages d’enfants, précoces et forcés. Nous travaillons dans des pays en développement avec des filles, leur famille, leur collectivité et avec les gouvernements en vue d’éliminer cette pratique néfaste.»

Pendant ce temps, il se pratique en toute légalité au Canada, note la chercheuse.

Par Stéphanie Marin, La Presse Canadienne

Reconfinement : comme au printemps, les Français ont passé plus de temps devant la télévision

novembre 30, 2020

En novembre, la durée d’écoute globale de la télévision a gagné 29 minutes par rapport à l’année dernière, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie.

Comme au printemps, le confinement a fait grimper en novembre le temps passé par les Français devant la télévision au profit notamment des chaînes d’infos en continu, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie publié lundi.

La durée d’écoute globale de la télévision, qui prend en compte le visionnage sur tous les écrans (téléphone, ordinateur…), en rattrapage et hors domicile, s’est établie à 4h23 en novembre, soit 29 minutes de plus qu’un an plus tôt. Lors du premier confinement, plus strict et inédit, cette durée passée devant les chaînes de télévision avait encore plus grimpé pour atteindre 4h40, à contre-courant de la baisse observée depuis plusieurs années.

Le classement des chaînes ne s’en trouve pas pour autant bousculé. TF1 reste en tête avec une part d’audience (PDA) de 20,1%, en hausse de 0,2 point par rapport à novembre 2019. Elle signe ainsi «son meilleur mois depuis juin 2019», d’après un communiqué de la chaîne. Suivent France 2 avec une PDA de 14,1% (+0,2 point sur un an) et M6, remontée sur le podium le mois dernier, avec une PDA de 9,5% (-0,1 point). France 3 (+0,2 point à 9,3%) reste en quatrième position devant France 5, stable à 3,7%. De son côté, Arte gagne 0,2 point à 2,9% tandis que Canal+ en perd 0,1 à 1,2%.

Chez leurs concurrentes de la TNT, les chaînes d’info continuent de profiter de l’appétit des Français pour l’actualité, qu’elle soit liée à la crise sanitaire ou à d’autres événements comme la présidentielle américaine. BFMTV revendique ainsi la place de 6e chaîne de France avec 3,3% de PDA (à égalité avec TMC), en hausse d’1,1 point sur un an, soit la «plus forte progression» du paysage audiovisuel français. CNews égale son record du mois dernier avec 1,8% de PDA (+1 point sur un an) et distance LCI, malgré le record de la chaîne pour un mois de novembre (+0,4 point à 1,2%), Franceinfo (+0,3 point à 0,8%) enregistrant aussi un «mois record depuis sa création».

Par ailleurs, TMC (stable à 3,3%) creuse l’écart avec C8 (-0,2 à 2,7%), talonnée par W9 (+0,2 à 2,6%). Enfin, à part RMC Découverte (-0,3 à 2,1%), aucune autre chaîne ne dépasse 2% de PDA.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Personne disparue à Trois-Rivières

octobre 2, 2020
Les enquêteurs de la police de Trois-Rivières tentent de retrouver Jean-Pierre Panda Malungula.
©Les enquêteurs de la police de Trois-Rivières tentent de retrouver Jean-Pierre Panda Malungula.
Trois-Rivières — Les enquêteurs de la Direction de la police de Trois-Rivières demandent l’aide de la population afin de retrouver Jean-Pierre Panda Malungula, âgé de 55 ans.

Ce dernier aurait quitté le centre hospitalier régional de Trois-Rivières samedi le 26 septembre au matin, après avoir reçu son congé. Il n’a pas été revu depuis.

M. Panda Malungula est un individu de race noire. Il mesure 1,75 mètre et pèse 62 kg. Il a les cheveux et les yeux noirs.

Lorsqu’il a été vu pour la dernière fois, il était vêtu d’un manteau de style «coupe-vent» de couleur bleu-mauve, d’un chandail blanc et de pantalons jeans et portait des souliers de randonnée de couleur beige.

M. Panda Malungula travaille au lac Saint-Jean, mais réside à Sorel. Il pourrait donc se trouver dans ces deux régions, mais également dans le secteur de Trois-Rivières.

Les membres de sa famille ont des raisons de craindre pour sa sécurité.

Quiconque pouvant aider à retrouver cette personne peut communiquer au 819-691-2929 au poste 6

Avec Amélie Houle – Le Nouvelliste

Coronavirus: la mission de l’OMS en Chine a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur l’origine du virus

août 3, 2020

 

La mission en Chine de l’Organisation mondiale de la Santé a achevé le travail préparatoire pour son enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19, a annoncé lundi 3 août l’agence de santé des Nations unies.

«L’équipe avancée de l’OMS qui s’est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d’efforts conjoints pour identifier les origines du virus», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse en ligne, en précisant que «des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d’infection des premiers cas».

La grande majorité des chercheurs s’accorde à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 – à l’origine de la pandémie – est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu’il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l’homme. C’est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l’OMS espèrent découvrir afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

Par Le Figaro avec AFP

Enquête en France pour «crimes contre l’humanité» contre un ex-haut responsable rwandais

juillet 25, 2020

 

Une enquête préliminaire a été ouverte vendredi 24 juillet pour «crimes contre l’humanité» contre Aloys Ntiwiragabo, chef des renseignements militaires pendant le génocide rwandais de 1994 qui vivrait en France, a indiqué samedi 25 juillet à l’AFP le Parquet national antiterroriste..

Des procureurs du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ont accusé par le passé cet homme d’avoir été l’un des architectes du génocide de 1994 au Rwanda qui fit, selon l’ONU, au moins 800.000 morts essentiellement dans la minorité tutsi. Toutefois, ni le TPIR, ni la justice française ou rwandaise ne le recherchaient aujourd’hui, a précisé une source judiciaire.

Par Le Figaro avec AFP

La justice rouvre l’enquête sur la tentative d’assassinat en France d’un opposant congolais

juillet 22, 2020

L\'ancien général congolais Ferdinand Mbaou le 21 septembre 2018.

L’ancien général congolais Ferdinand Mbaou le 21 septembre 2018. (JOEL SAGET / AFP)

Le général Ferdinand Mbaou a été la cible d’un projet d’assassinat en 2015 en France. Une affaire que la justice avait classé sans suite en 2018.

L’enquête sur la tentative d’assassinat d’un opposant congolais en France en 2015 a été rouverte, a appris mardi 21 juillet sur franceinfo de sources concordantes. Alors que le parquet avait classé sans suite l’affaire en 2018, une information judiciaire a été ouverte. Cela fait une suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée le 14 mars 2019. Un juge d’instruction va donc mener une enquête sur ces faits.

Une première plainte classée sans suite faute de suspect

La victime, le général Ferdinand Mbaou, 62 ans, a fui le Congo à la fin des années 1990 quand Denis Sassou Nguesso a repris le pouvoir en renversant le président Pascal Lissouba, pour lequel il travaillait. Fin 2015, il a été la cible d’une tentative d’assassinat et il vit depuis avec une balle fichée dans le dos. Sa plainte a été classée sans suite par le parquet de Pontoise deux ans et demi plus tard, faute de suspect. Il s’est depuis constitué partie civile et une information judiciaire vient donc d’être ouverte.

« Nous prenons acte de l’ouverture de l’information judiciaire qui s’imposait, même si elle est à notre sens tardive”, ont indiqué les avocats de Ferdinand Mbaou à franceinfo. « Cela faisait plus d’un an que notre client avait déposé une plainte avec constitution de partie civile. Notre client ayant été au cœur de deux projets d’assassinats sur le territoire national, nous attendons de la justice qu’elle fasse toute la lumière sur ces faits extrêmement graves et ce quels que soient les auteurs et les éventuels commanditaires », ont poursuivi maîtres Vincent Brengarth et Henri Thulliez.

Ferdinand Mbaou a été la cible d’un deuxième projet d’assassinat, pour lequel deux anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été mis en examen en 2018. L’un d’eux, Daniel Forestier, 57 ans, a été assassiné en mars 2019 en Haute-Savoie.

 

Par franceinfo, Stéphane PairRadio France

France: Le feu à la cathédrale de Nantes a été circonscrit, une enquête ouverte pour « incendie volontaire »

juillet 18, 2020

Selon le procureur de la République de Nantes, « trois départs de feu espacés les uns des autres » ont été observés dans la cathédrale. Une centaine de pompiers de Loire-Atlantique ont été dépêchés pour maîtriser l’incendie.

Nantes

Les pompiers tentent de maîtriser l’important incendie qui s’est déclaré à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, le 18 juillet. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

Un incendie impressionnant et une piste criminelle envisagée. Une centaine de pompiers et une quarantaine d’engins ont été dépêchés pour combattre un « feu important » signalé vers 7h45 à l’intérieur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, samedi 18 juillet. Ils ont réussi à le maîtriser assez rapidement : vers 10 heures, ils ont pu annoncer que l’incendie était « circonscrit ».

Une enquête a été ouverte pour « incendie volontaire », a fait savoir peu après le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. « L’enquête est ouverte sur la base des constatations effectuées, après découverte de trois départs de feu espacés les uns des autres (…) au niveau du grand orgue, à droite et à gauche de la nef. » « Un expert incendie venu de Paris est attendu sur place cet après-midi », a-t-il encore souligné.

Le grand orgue a « complètement disparu »

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRAL_0718_1B.JPG »> L’intérieur de la cathédrale de Nantes, ravagé par un incendie, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

Le feu a principalement endommagé le grand orgue « qui semble être entièrement détruit. La plate-forme sur laquelle il se situe est très instable et menace de s’effondrer », a déclaré le directeur départemental des pompiers, le général Laurent Ferlay, lors d’un point-presse devant la cathédrale.

L’administrateur diocésain, le père François Renaud, en charge de la cathédrale en raison d’une vacance du siège épiscopal, a pu rentrer avec les pompiers à l’intérieur de la cathédrale et a déclaré que « le grand orgue avait complètement disparu ». « C’est très impressionnant et c’est une perte inestimable », a-t-il ajouté, ému.

« La console de l’orgue de chœur a disparu en fumée et les stalles en bois attenantes. Derrière le grand orgue, il y a des vitraux d’origine qui ont tous volé en éclats. C’est une verrière complète du XVIe. »

En revanche, « on n’est pas dans scénario “Notre-Dame de Paris” » a souligné M. Ferlay, précisant que la toiture « refaite en armature béton, n’est pas touchée ». Le 15 avril 2019, la célèbre cathédrale de la capitale avait été ravagée par un incendie, qui a détruit sa toiture.

Castex, Darmanin et Bachelot sur place

Le premier ministre, Jean Castex, a adressé dans un Tweet son « soutien » et sa « profonde gratitude » aux sapeurs-pompiers mobilisés pour combattre l’incendie. « Aux Nantais, dont je partage l’émotion, je veux dire ma solidarité », a-t-il ajouté. Il a annoncé se rendre sur place, en compagnie des ministres de l’intérieur, Gérald Darmanin, et de la culture, Roselyne Bachelot.

« Soutien à nos sapeurs-pompiers qui prennent tous les risques pour sauver ce joyau gothique », a, de son côté, tweeté Emmanuel Macron.

Après Notre-Dame, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, au cœur de Nantes, est en flammes. Soutien à nos sapeur… https://t.co/NQPU6t6nQf

— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)

Déjà un important incendie en 1972

Ce n’est pas la première fois que cette cathédrale au cœur de Nantes est touchée par un incendie. Le 28 janvier 1972, le toit de la cathédrale gothique Saint-Pierre-et-Saint-Paul, construite entre le XVe et le XIXe siècle, avait été ravagé par les flammes. Le sinistre s’était déclaré à la suite de travaux effectués par un couvreur.

La cathédrale de Nantes n’avait pu être rendue au culte qu’en mai 1985, après plus de treize ans de travaux.

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GDN_FRANCE-FIRE-NANTES-CATHEDRA Intervention des pompiers à la cathédrale de Nantes, le 18 juillet. STEPHANE MAHE / REUTERS

En 2015, toujours à Nantes, un autre édifice catholique avait été touché par un incendie spectaculaire qui avait détruit les trois quarts du toit de la basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien, un édifice religieux du XIXe siècle.

 

Le Monde avec AFP

Le Vatican publie un manuel d’enquête sur les agressions sexuelles au sein de l’Église

juillet 16, 2020

 

À l’initiative du pape François, le Vatican a diffusé, ce jeudi 16 juillet, des directives à destination des ecclésiastiques sur la procédure à suivre pour enquêter sur des soupçons d’agressions sexuelles sur des mineurs au sein de l’Église. Le pape argentin, qui a fait de la lutte contre ce fléau dans l’Église catholique une des priorités de son pontificat, avait convoqué en février 2019 un sommet inédit regroupant notamment 114 présidents de conférences épiscopales.

À cette occasion il s’était engagé à «donner des directives uniformes pour l’Église», évoquant avant tout des références légales déjà en vigueur au plan civil et canonique. De fait les documents publiés jeudi ne proposent pas de nouvelles normes, ni n’ont vocation à substituer la justice de l’Église catholique à la procédure judiciaire, souligne le Vatican. Réunis en «vade-mecum», ces documents constituent un «instrument» destiné à aider les autorités locales de l’Église «dans la tâche délicate de mener correctement les affaires» impliquant des religieux «lorsqu’ils sont accusés» de sévices sur des mineurs, a expliqué le cardinal espagnol Luis Ladaria Ferrer, le préfet de la Congrégation de la Foi, dans un communiqué.

Le Vatican a notamment rédigé un formulaire de signalement de délit. Le responsable alerté doit renseigner l’identité du prêtre soupçonné, ses différents ministères, la date des faits et le nom de la ou des victimes présumées, les mesures prises par l’autorité ecclésiastique ainsi que, en cas de procédure pénale, le nom du procureur et des avocats saisis. L’Église est depuis plusieurs années en pleine tourmente avec les révélations successives sur des scandales massifs d’agressions à caractère pédophile commises pendant des décennies par des prêtres ou des religieux et souvent couverts par leur hiérarchie dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, au Chili ou en Allemagne.

En France, le cardinal Philippe Barbarin a été condamné en 2019 pour ses silences sur les agissements d’un ancien prêtre de son diocèse lyonnais, Bernard Preynat, lui-même condamné pour agressions sexuelles sur mineurs. Mais Mgr Barbarin a ensuite été relaxé en appel en janvier dernier avant de démissionner de ses fonctions d’archevêque en mars.

Secret absolu de la confession

Le pape François, selon qui ces dérives font du clergé «un instrument de Satan», avait fait un pas de plus en décembre dernier en levant le secret pontifical, tout en maintenant un minimum de confidentialité. Le secret pontifical, également appelé parfois secret du pape, est une règle de confidentialité protégeant les informations sensibles relatives à la gouvernance de l’Église universelle, selon la définition du site Le forum catholique.

Ce secret levé, les plaintes, les témoignages, les dénonciations doivent désormais être transmis à la justice. Le souverain pontife a néanmoins affirmé à maintes reprises qu’il existait une limite impossible à dépasser: le secret de la confession demeure absolu, ce qui exclut donc une dénonciation de faits rapportés par un fidèle dans le confessionnal.

Les directives publiées jeudi le confirment. «Une information de delictum gravius [délit grave] apprise en confession est placée sous le lien le plus strict du sceau sacramentel». Le confesseur est simplement encouragé à «tenter de convaincre le pénitent» d’alerter des personnes en mesure, elles, de saisir la justice.

Par Le Figaro avec AFP

France/Coronavirus: Philippe, Buzyn et Véran visés par une enquête sur la gestion de l’épidémie

juillet 3, 2020

Edouard Philippe et Olivier Véran à Paris le 25 mai 2020. AP Photo/Michel Euler, Pool

Une information judiciaire va être ouverte Cour de justice de la République à la suite de dizaines de plaintes déposées par des particuliers qui accusent l’ex-Premier ministre et les deux anciens ministres de la Santé de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour protéger les Français.

Une première enquête judiciaire avait déjà été ouverte il y a un mois à la suite de plaintes de particuliers. Menée par le parquet de Paris, elle vise les responsables de l’administration sanitaire, comme le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Cette fois, ce sont Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran qui sont concernés, à savoir le Premier ministre et les ministres de la Santé qui étaient en poste au moment de la crise. C’est donc la Cour de justice de la République qui est désormais à la manœuvre.

90 plaintes, neuf jugées recevables

Au total, 90 plaintes ont été reçues à ce jour par la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour les actions menées dans l’exercice de leur fonction, et 53 d’entre elles ont été examinées. Elle en a jugé neuf recevables qu’elle a décidé de regrouper. Sa Commission d’instruction va donc désormais enquêter pour « abstention de combattre un sinistre ».

Les plaintes à la CJR avaient commencé à être déposées quelques jours après le début du confinement mi-mars. Elles émanent de particuliers, de médecins, d’associations, ou encore de détenus. Les plaignants dénonçaient, selon les cas, des faits de « mise en danger de la vie d’autrui », « homicide involontaire », « non-assistance à personne en danger » ou abstention de prendre à temps des mesures pour endiguer la pandémie.

Emmanuel Macron pas inquiété

Hasard du calendrier, l’annonce de l’ouverture de cette enquête coincide avec le départ d’Edouard Philippe de Matignon. L’ancien Premier ministre assure néanmoins qu’il apportera toutes les réponses nécessaires aux enquêteurs.

Emmanuel Macron n’est quant à lui pas inquiété. Le chef de l’Etat ne peut en effet pas être poursuivi pénalement pour les actes réalisés durant son mandat.

Par RFI avec AFP

L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing visé par une enquête après une plainte pour agression sexuelle

mai 11, 2020

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Une journaliste allemande a porté plainte contre l’ancien président de la République, qu’elle accuse de lui avoir touché les fesses fin 2018.

L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing est visé par une enquête ouverte lundi pour examiner la plainte d’une journaliste allemande qui l’accuse de lui avoir touché les fesses fin 2018, a annoncé le parquet de Paris à l’AFP.

Ann-Kathrin Stracke, journaliste de 37 ans à la télévision publique allemande WDR, a déposé une plainte le 10 mars contre l’actuel membre du Conseil Constitutionnel âgé de 94 ans, l’accusant de lui avoir posé la main sur les fesses à trois reprises lors d’une interview réalisée dans son bureau parisien.

L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet. Contacté par l’AFP, l’avocat de l’ancien chef d’Etat n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.

«Les gens doivent savoir»

«Je suis heureuse d’apprendre que le ministère public a enregistré ma plainte pénale et a décidé d’ouvrir une enquête», a réagi Mme Stracke auprès de l’AFP. «Je suis, bien entendu, à la disposition de la justice française dans le cadre de cette enquête», a-t-elle ajouté. «J’ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu’un ancien président français a harcelé sexuellement une journaliste, en l’occurrence moi, après une interview», avait-elle expliqué jeudi à l’AFP, confirmant l’information de cette plainte dévoilée la veille par Le Monde et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Les faits se seraient produits le 18 décembre 2018 pendant une interview avec M. d’Estaing, à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance d’Helmut Schmidt, ex-chancelier allemand qu’il a côtoyé au cours de son mandat à l’Elysée (1974-1981).

«Après l’interview, j’ai demandé à pouvoir faire une photo avec M. d’Estaing et mes collègues. Cette photo a été prise par son assistante qui était dans la pièce. J’étais debout à gauche de  »VGE » et, pendant la photo, il a mis sa main sur ma taille gauche, qui a ensuite glissé plus loin vers mes fesses et est restée là», a déclaré Mme Stracke à l’AFP. Une situation qui se serait répétée à deux autres reprises juste après: lors d’une nouvelle photo et alors que l’ancien président lui montrait des anciennes images de lui aux côtés d’autres chefs d’Etats ou de sa famille. «J’ai encore essayé de le repousser, mais je n’ai pas réussi», a-t-elle précisé.

Pour se libérer de cette situation qu’elle qualifie de «très dégradante», elle affirme avoir obtenu l’aide de son cameraman qui, renversant un abat-jour et plaçant une chaise entre l’ancien président et elle, a cherché à faire diversion.

Par Le Figaro avec AFP