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Canada-Accident mortel au Collège militaire royal : le type d’enquête surprend des experts

août 21, 2022
Jack Hogarth, Andrei Honciu, Broden Murphy et Andrés Salek en uniforme sur des photos officielles.

Jack Hogarth, Andrei Honciu, Broden Murphy et Andrés Salek sont morts dans un accident. Photo : Ministère de la Défense Nationale

Des experts en droit militaire se disent surpris qu’un accident survenu sur le campus, qui s’est soldé par la mort de quatre élèves-officiers du Collège militaire royal de Kingston au printemps dernier, fasse l’objet d’une simple enquête sommaire interne au lieu d’une commission d’enquête.

Le 29 avril dernier vers 2 h, un véhicule qui transportait quatre élèves-officiers est tombé à l’eau au large de Point Frederick, une péninsule située entre le port de Kingston et la baie Navy sur le fleuve Saint-Laurent, où se trouve le campus du Collège militaire royal.

Andrei Honciu, Jack Hogarth, Andrés Salek et Broden Murphy sont morts. Ces étudiants de quatrième année s’apprêtaient à recevoir leur diplôme et leur brevet d’officier et à entreprendre une carrière dans les Forces armées canadiennes.

Bien que peu de détails sur l’accident soient connus, la possibilité qu’il s’agisse d’un acte criminel a été exclue dès le début. C’est pourquoi le Bureau du coroner en chef de l’Ontario a pris la direction de l’enquête. La police de Kingston et le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) – le service d’enquête indépendant de la police militaire – apportent leur aide.

Le major-général D. Craig Aitchison, commandant de l’Académie canadienne de la défense, a également ordonné une enquête sommaire interne qui a débuté le 17 mai. Une enquête sommaire interne est un des deux types d’enquêtes administratives que l’armée ordonne habituellement après le décès d’un militaire.

Ces enquêtes n’ont pas pour but d’adresser un blâme légal ou civil ou d’infliger une punition. Dans le cas des quatre cadets, l’enquête sommaire examinera les circonstances de l’accident liées au service et formulera des recommandations afin d’éviter que des décès similaires se reproduisent.

Lors d’une enquête sommaire, un seul officier s’occupe de l’affaire.

On choisit généralement une [enquête sommaire] lorsque l’affaire est moins complexe, a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense nationale.

La deuxième forme d’enquête administrative est une commission d’enquête qui, selon le ministère, est généralement choisie pour des affaires plus complexes. Il s’agit d’un groupe de militaires qui entend les preuves et les témoignages de personnes assermentées.

J’ai été un peu surpris qu’ils ne recourent pas à une commission d’enquête, a déclaré l’avocat militaire Rory Fowler, lieutenant-colonel à la retraite et ancien juriste au sein du cabinet du juge-avocat général.

Généralement, dans le passé, les décideurs supérieurs des Forces canadiennes, lorsqu’il s’agissait de décès très médiatisés et non liés au combat, ont généralement ordonné par défaut une commission d’enquête.

Compte tenu de la gravité de l’accident […], je me serais attendu à une commission d’enquête, qui est plus formelle, ne serait-ce que pour s’assurer d’examiner l’affaire de fond en comble, a déclaré Michel Drapeau, un colonel à la retraite qui pratique le droit militaire et qui enseigne à l’Université d’Ottawa.

Une commission d’enquête est toujours possible

Bien qu’une enquête sommaire soit beaucoup moins solide qu’une commission d’enquête, l’armée peut avoir des raisons de choisir cette voie, a dit M. Fowler.

Les Forces armées canadiennes peuvent estimer que les enquêtes parallèles de l’armée, de la police civile et du coroner sont suffisamment approfondies, a-t-il ajouté.

Si d’autres enquêtes vont remplir cette fonction d’établissement des faits, il n’est probablement pas nécessaire de créer une commission d’enquête, a déclaré M. Fowler.

Puisque cette circonstance tragique particulière a suscité une forte attention médiatique, l’autorité convocatrice peut très bien être d’avis que  »mieux vaut tôt que tard » en ce qui concerne l’achèvement de l’enquête administrative.

L’ouverture d’une enquête sommaire n’empêche pas la tenue d’une commission d’enquête à un moment ultérieur, selon le ministère de la Défense.

Attendre les rapports post mortem

Au cours d’une enquête sommaire, l’enquêteur contacte les familles pour leur poser des questions et leur transmet ensuite les résultats, a indiqué le ministère.

Les conclusions ne sont pas rendues publiques dans leur intégralité compte tenu des éléments délicats et des informations personnelles qu’elles contiennent, a ajouté le ministère de la Défense.

Un véhicule est repêché à l'aide d'une grue.

Un véhicule avait été repêché dans le fleuve Saint-Laurent. (Archives) Photo : CBC

Un porte-parole du Collège militaire royal a déclaré la semaine dernière qu’aucun changement n’avait été apporté à l’infrastructure de Point Frederick pour le moment, car les militaires attendent les rapports finaux du bureau du coroner en chef ainsi que les résultats de l’enquête sommaire.

Il serait prématuré d’amorcer tout changement jusqu’à ce que les recommandations finales de l’enquête sommaire aient été soumises, a déclaré le porte-parole.

Plus tôt cette semaine, un porte-parole du bureau du coroner a déclaré qu’il attendait les rapports post mortem finaux, y compris les résultats toxicologiques, avant de fournir les résultats des quatre enquêtes sur les décès au SNEFC et à l’officier chargé de l’enquête sommaire interne.

Les résultats des enquêtes sur les décès peuvent également être fournis aux familles sur demande, a ajouté le porte-parole.

Radio-Canada avec les informations de CBC

États-Unis: Donald Trump refuse de répondre aux questions de la procureure générale de New York

août 10, 2022
Donald Trump.

L’ancien président américain Donald Trump au Hilton Anatole à Dallas. Photo : Getty Images/Brandon Bell

Donald Trump, entendu sous serment mercredi dans le cadre d’une enquête au civil sur des soupçons de fraudes financières au sein de son groupe Trump Organization, a annoncé qu’il avait refusé de répondre aux questions du bureau de la procureure générale de New York.

Disant à nouveau être victime d’une chasse aux sorcières, il a déclaré dans un communiqué avoir refusé de répondre aux questions, en vertu des droits et prérogatives accordés à tout citoyen par la Constitution des États-Unis.

Par ailleurs, Donald Trump a suggéré mercredi sur son réseau social que la police fédérale (FBI) pourrait avoir placé des preuves contre lui, s’insurgeant contre le fait que personne ne pouvait s’approcher des endroits perquisitionnés de son domicile de Floride en début de semaine.

Le FBI et les autres agents du gouvernement fédéral n’ont laissé personne, pas même mes avocats, s’approcher des zones qui ont été fouillées et examinées pendant la perquisition à Mar-a-Lago, s’est plaint le républicain sur sa plateforme Truth Social.

Ils ont demandé à tout le monde de quitter les lieux, ils voulaient être seuls, sans témoin pour voir ce qu’ils faisaient, prenaient ou, ce que je n’espère pas, « plaçaient », a-t-il accusé, sans étayer ses propos.

« Pourquoi ont-ils fortement insisté pour que personne ne les observe, et faire sortir tout le monde? »

Lundi soir, la police fédérale a effectué une perquisition spectaculaire de la résidence du milliardaire en Floride, provoquant une vague d’indignation chez les conservateurs. Jamais un ancien locataire de la Maison-Blanche n’avait été inquiété par la justice de cette façon.

La résidence de Donald Trump en Floride.

La résidence de l’ancien président américain Donald Trump à Mar-A-Lago à Palm Beach, en Floride Photo : AFP via Getty Images/Giorgio Viera

Les raisons de la perquisition non révélées

La perquisition de la police fédérale a-t-elle à voir avec les nombreux cartons que Donald Trump a emportés avec lui en quittant la Maison-Blanche en janvier 2021? Est-elle liée à l’enquête sur sa responsabilité dans l’assaut du Capitole? Concerne-t-elle plutôt les soupçons de fraude financière dont la Trump Organization fait l’objet à New York?

Ni le département de la Justice ni le FBI n’ont fait de commentaire, observant un silence total

Donald Trump, qui flirte ostensiblement avec une nouvelle candidature en 2024 et qui clame son innocence dans chacune de ces affaires, prétend faire l’objet d’une chasse aux sorcières et a dénoncé une persécution politique.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Sénégal: un étudiant gabonais recherché à Dakar pour le viol d’un jeune garçon de 14 ans

août 6, 2022
 Sénégal: un étudiant gabonais recherché à Dakar pour le viol d’un jeune garçon de 14 ans.

Gahile Mboumba Mboumba, un compatriote, la vingtaine révolue qui est recherché par les autorités judiciaires de Dakar pour le viol sur un jeune garçon de 14 ans. Selon des sources concordantes, le présumé violeur pédophile aurait été ramené à Libreville pour éviter de répondre de ses actes.

Les faits se seraient passés le dimanche 31 juillet dernier à Dakar au Sénégal. Envoyé par ses parents pour poursuivre ses études, Gahile Mboumba Mboumba se serait livré à des jeux de séduction sur les réseaux sociaux. Il aurait créé des faux profils en se faisant passer pour une femme et aurait à l’aide de subterfuge convaincu son interlocuteur âgé de 14 ans de lui envoyer des « nudes ». Une fois les photos compromettantes en sa possession, il aurait menacé le jeune garçon.

Voulant éviter que ses photos ne soient diffusées sur internet, la victime aurait accepté de rencontrer Gahile Mboumba Mboumba à son domicile. Une fois sur place, l’étudiant aurait convaincu le jeune garçon de 14 ans d’avoir des rapports sexuels avec lui afin d’effacer les photos. Une demande que l’adolescent aurait fini par accepter. Une fois sa libido assouvie, il aurait laissé partir la victime.

De retour chez lui, la victime aurait tout raconté à ses parents. Ces derniers remontés auraient débarqué au domicile de de Gahile Mboumba Mboumba. Ils ne l’auraient pas trouvé mais plutôt son colocataire, L.D.O.O. Ce dernier va être pris à partie par les proches du jeune garçon de 14 ans. Lesquels l’auraient roué de coups et cassé sa paire de lunettes. Il n’aurait eu la vie sauve que grâce à l’intervention de gendarmes passant par là.

Les parents de Gahile Mboumba Mboumba ont été mis au courant de la situation, ces derniers se seraient lavés les mains indiquant que leur fils devait répondre de ses actes. Une plainte a été déposée à l’encontre du présumé violeur pédophile, qui ne serait pas à sa première tentative. Une source proche de l’ambassade du Gabon au Sénégal a indiqué que malgré les mesures prises pour intercepter le suspect, il serait parvenu à rentrer au Gabon avec l’aide de ses proches.》

Avec Le Congolais.fr

États-Unis: Steve Bannon, ex-conseiller de Trump, reconnu coupable d’entrave à l’enquête sur l’assaut du Capitole

juillet 22, 2022
Steve Bannon, ex-conseiller de Trump, reconnu coupable d'entrave a l'enquete sur l'assaut du Capitole
Steve Bannon, ex-conseiller de Trump, reconnu coupable d’entrave à l’enquête sur l’assaut du Capitole© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/CHIP SOMODEVILLA

Steve Bannon, ex-proche conseiller de Donald Trump, a été reconnu vendredi coupable d’entrave aux prérogatives d’enquête du Congrès par un tribunal fédéral, après avoir refusé de coopérer avec la commission sur l’assaut du Capitole.

L’homme de 68 ans, figure du populisme de droite aux Etats-Unis et directeur de la campagne à succès de Donald Trump en 2016, connaîtra sa peine en octobre.

Le jury d’un tribunal fédéral de Washington a délibéré pendant moins de trois heures vendredi pour conclure à sa culpabilité sur les deux chefs d’inculpation qui pesaient contre lui.

Il encourt entre un mois et un an de prison pour chacun de ces chefs.

Même après avoir été écarté de la Maison Blanche en août 2017, Steve Bannon était resté proche de Donald Trump et avait échangé avec lui le jour précédant l’attaque du 6 janvier 2021 contre le siège du Congrès.

Pour connaître la nature de leurs discussions, la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur le rôle de l’ancien président dans ce coup de force avait assigné Steve Bannon à témoigner et à produire des documents.

Il avait refusé, invoquant le droit des présidents à garder certaines conversations secrètes, ce qui lui avait valu d’être inculpé d' »entrave » au travail du Congrès.

« Nous avons peut-être perdu une bataille aujourd’hui mais nous ne perdrons pas la guerre », a lancé M. Bannon à des journalistes après l’énoncé du verdict. « Je soutiens Trump et la Constitution ».

Appel aux urnes

« Je vais me battre jusqu’au bout », a ajouté dans la soirée de vendredi Steve Bannon, invité sur Fox News, ajoutant que « nous avons un long processus d’appel » à venir. « Je pense que la loi est avec nous sur nombre de points ».

L’ex-conseiller politique a aussi appelé les téléspectateurs à battre les démocrates aux élections législatives de mi-mandat en novembre afin qu’un Congrès dominé par les républicains ouvre, propose-t-il, sa propre commission d’enquête sur l’assaut du Capitole.

« Nous avons besoin d’une vraie commission du 6 janvier », a-t-il dit face au présentateur vedette Tucker Carlson.

De leur côté, le président démocrate de la commission d’enquête parlementaire sur l’assaut du Capitole, Bennie Thompson, et la présidente adjointe, la républicaine Liz Cheney, ont salué la décision du tribunal comme « une victoire pour l’Etat de droit ».

« Quiconque fait obstruction à notre enquête sur les faits doit faire face aux conséquences », ont-ils déclaré dans un communiqué.

A l’ouverture des débats mardi, la procureure Amanda Vaughn avait accusé Steve Bannon de se croire « au-dessus de la loi ».

M. Bannon a « ignoré les ordres d’obtempérer, même après que le Congrès a rejeté ses prétextes, et a balayé de nombreux avertissements selon lesquels il ferait face à des poursuites s’il ne se pliait pas à l’assignation à comparaître comme il était tenu de le faire », avait ajouté Mme Vaughn.

Défense silencieuse

Selon elle, la commission avait des raisons légitimes de penser qu’il pourrait avoir, comme d’autres proches du président, des informations sur les liens entre Donald Trump et ses partisans qui ont pris d’assaut le Capitole alors que les parlementaires certifiaient la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

La défense n’a pas produit de témoins au procès, débuté lundi par la sélection des jurés, et Steve Bannon n’a pas pris la parole pour se défendre.

Son avocat, Evan Corcoran, a cependant dénoncé des poursuites politiques, assurant que « personne n’a(vait) ignoré l’assignation à comparaître » et que des négociations avaient même eu lieu avec la commission concernant sa date de déposition.

A l’approche de son procès, Steve Bannon, avait accepté de coopérer avec les parlementaires. Les procureurs avaient dénoncé « un revirement de dernière minute afin d’éviter » une condamnation et le juge en charge du dossier avait souhaité maintenir le procès.

Contempteur virulent de l’establishment politique, Steve Bannon est étroitement associé aux idées de la droite extrême, dont il a assuré la promotion directement auprès de Donald Trump, quand le magnat des affaires est entré à la Maison Blanche en 2017.

Il dirigeait auparavant le site d’information controversé Breitbart, plaque tournante de la « droite alternative », mouvement associé à certaines thèses conspirationnistes et comptant nombre de militants convaincus de la supériorité de la race blanche.

Avec Radio-Canada

France-Éric Coquerel : enquête ouverte pour harcèlement et agression sexuels

juillet 13, 2022

Le député de La France insoumise est visé par la justice après une plainte déposée à son encontre par une figure des Gilets jaunes.

Une enquete a ete ouverte pour harcelement et agression sexuels a l'encontre d'Eric Coquerel.
Une enquête a été ouverte pour harcèlement et agression sexuels à l’encontre d’Éric Coquerel.© BERTRAND GUAY / AFP

Une enquête a été ouverte mardi pour harcèlement et agression sexuels afin d’examiner la plainte déposée par la militante de gauche Sophie Tissier contre le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée Éric Coquerel, a indiqué, mercredi 13 juillet, le parquet de Paris sollicité par l’Agence France-Presse. Sophie Tissier, ancienne figure des Gilets jaunes, âgée de 43 ans, dénonce dans sa plainte, déposée début juillet, des faits « pouvant s’apparenter à une agression sexuelle » datant du 23 août 2014 à Grenoble qui aurait été commise par Éric Coquerel, ce qu’il conteste.

Le délai maximum étant de six ans pour porter plainte en cas de délit, les faits pourraient être prescrits. Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP). L’enquête ne concerne, pour l’instant, que la plainte de Sophie Tissier, selon deux sources proches du dossier.

Les « agissements » d’Éric Coquerel

La militante avait expliqué à l’AFP avoir été « méprisée » par le parti La France insoumise (LFI) « depuis des années » et fait état des « conséquences terribles » sur sa vie et son parcours de militante depuis les « agissements » d’Éric Coquerel, lors d’une soirée en 2014. L’ancienne Gilet jaune avait dénoncé, sur BFMTV, « des gestes déplacés, des mains baladeuses » lors d’une soirée organisée par le parti en 2014, évoquant « un regard salace, gluant », « une drague lourdingue » et un comportement « outrancier, offensant, harcelant » de la part du député.

Selon Sophie Tissier, Éric Coquerel lui aurait adressé en outre des textos lui proposant de l’emmener à son hôtel. Elle avait aussi affirmé avoir effectué un signalement au comité de suivi des violences sexuelles (CVSS) de LFI. La militante avait rendu publiques ses accusations contre Éric Coquerel juste après l’accession de ce dernier le 30 juin au poste stratégique de président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Ses accusations ont été « opportunément relayée(s) sans retenue, ni enquête, ni vérifications d’aucune sorte » et ont « permis de faire parler d’autre chose », avait réagi le 3 juillet le haut responsable de LFI sur BFMTV, s’en prenant notamment à un journaliste de la chaîne.

Éric Coquerel a reçu le soutien répété de Jean-Luc Mélenchon. Il « n’est coupable de rien du tout » et « fait l’objet d’une rumeur et d’une opération politique », a dénoncé le chef des Insoumis. L’ouverture de cette enquête intervient alors que LFI fait l’objet de critiques sur sa gestion en interne des accusations de violences sexuelles.

Par Le Point avec AFP

États-Unis-Enquête sur l’assaut du Capitole : « carnage » et « tentative de coup d’État » de Trump

juin 10, 2022

Le comité a rendu publics des extraits d’interrogatoires et des événements du 6 janvier en plus de donner la parole à des témoins.

Deux personnes assises devant une audience.

Le président et la vice-présidente de la commission parlementaire, le démocrate Bennie Thompson et la républicaine Liz Cheney, devant l’audience Photo : Getty Images/Pool

Le comité responsable d’enquêter sur la tentative d’insurrection au Capitole a blâmé catégoriquement Donald Trump, jeudi soir, pour les événements du 6  janvier 2021. L’assaut n’était pas une manifestation spontanée, mais bien « une tentative de coup d’État » découlant directement des efforts du président déchu pour faire invalider les résultats du scrutin de novembre.

Les grandes lignes des événements sont bien connues, mais le comité avait pour objectif d’en raconter tous les détails pour la postérité et pour éviter que le tout ne se reproduise.

On ne peut pas balayer tout ça sous le tapis, a souligné Bennie Thompson, le chef de la commission du 6 janvierLe peuple américain mérite des réponses.

Un homme à la tribune devant des drapeaux américains

Le président de la commission d’enquête du Congrès sur les événements du 6 janvier 2021, le démocrate Bennie Thompson Photo: Getty Images/Drew Angerer

Depuis près d’un an, M. Thompson et un groupe d’élus – sept démocrates et deux républicains – ont entendu plus de 1000 témoins, dont 2 enfants de l’ancien président, et épluché 140 000 documents pour faire la lumière sur les faits et gestes précis de Donald Trump avant, pendant et après cet événement qui a fait trembler la démocratie américaine.

L’audience de jeudi était la première d’une série de sept qui se dérouleront dans le prochain mois pour faire la démonstration que l’attaque était un effort concerté visant à empêcher la certification de la victoire de Joe Biden et que c’est Donald Trump qui a mis le tout en branle.

Donald Trump, grand responsable

M. Thompson a étayé les découvertes du comité voulant que Trump a mené une vaste conspiration à plusieurs niveaux pour invalider l’élection présidentielle et que l’insurrection du 6 janvier était le point culminant de cette tentative de coup d’État.

Le président Trump a mobilisé une horde violente, a lancé Liz Cheney, l’une des seules républicaines siégeant au comité et qui s’est attiré les foudres de son parti pour avoir critiqué Donald Trump dans le passé. L’attaque contre notre Capitole n’était pas une émeute spontanée, mais plutôt un plan sophistiqué en sept étapes.

Liz Chenney a les bras croisés.

Liz Chenney copréside le comité qui a enquêté sur l’assaut du Capitole. Photo : AP/ J. Scott Applewhite

Les témoignages présentés jeudi montrent à quel point M. Trump était attaché à ses propres mensonges, même son entourage martelait que Joe Biden avait bel et bien gagné. Les allégations de fraude électorale étaient de la foutaise a insisté l’ancien procureur général des États-Unis, William Barr, pourtant très fidèle au président durant son mandat, dans un interrogatoire montré pour la première fois au public.

La fille de Donald Trump, Ivanka, abondait dans le même sens lors de son interrogatoire par le comité en avril. Je respecte le procureur Barr, alors j’accepte ce qu’il a dit. Un conseiller de l’ex-président, Jason Miller, a pour sa part raconté au comité que d’autres stratèges de campagne avaient expliqué en des termes très clairs à Trump qu’il avait perdu.

L’extrême droite bien impliquée

Certains portent des drapeaux américains ou pro-Trump et grimpent dans le Capitole à travers une fenêtre qu'ils ont brisée.

Des partisans de Donald Trump, lors de l’assaut du Capitole du 6 janvier Photo : Reuters/Leah Millis

Le comité a également entendu des témoins jeudi soir, dont le documentariste britannique Nick Quested. Ce dernier a suivi des membres des Proud Boys, un groupe d’extrême droite que le Canada considère comme une organisation terroriste, lorsqu’ils ont marché du rassemblement où Donald Trump prenait la parole jusqu’au Capitole.

La veille, il a également capté des images d’une rencontre entre des membres des Proud Boys et des Oath Keepers, un autre groupe d’extrême droite. Ils avaient alors élaboré un plan pour le 6 janvier. Les images enregistrées par M. Quested au cœur de l’action ont été utilisées par le comité dans leur enquête.

Nick Quested parle dans un microphone.

Le documentariste Nick Quested Photo : AP/ Andrew Harnik

De nombreux émeutiers ont également souligné s’être déplacés à la demande du milliardaire. Bennie Thompson en veut pour preuve des commentaires de Donald Trump, comme lorsqu’il a demandé au Proud Boys de rester en retrait et aux aguets (stand back and stand by) lors d’un débat présidentiel.

Le comité a également montré une partie de l’interrogatoire d’un membre des Proud Boys qui estime que les forces de l’organisation ont probablement triplé après ce commentaire du 45e président.

C’était un carnage. C’était le chaos.

Un homme semble donner un coup de pied vers le sol en direction de la caméra.

Le comité a monté des images de caméra d’interventions où les émeutiers attaquent les policiers au sol. Photo : AP

Le comité a aussi montré des vidéos de la foule qui a perpétré les violences, de leur marche vers le Capitole jusqu’à leur incursion puis leurs attaques brutales contre des policiers et des agents de sécurité.

Les séquences enregistrées par des caméras de surveillance et des caméras d’intervention, notamment, montrent les émeutiers en train de battre les policiers avec des porte-drapeau, des bâtons de baseball et d’autres équipements.

Caroline Edwards, une policière du Capitole qui a subi une commotion cérébrale après avoir été attaquée par un membre des Proud Boys, a livré un témoignage bouleversant.

Le Capitole avait les allures d’une scène de guerre digne d’un film après des heures de combats au corps à corps avec les émeutiers, une situation pour laquelle aucun agent ne pouvait être préparé.

Caroline Edwards regarde vers le haut.

Caroline Edwards a subi une commotion cérébrale lors de l’insurrection du 6 janvier. Photo : AP/ Andrew Harnik

Nous étions là

Dans d’autres extraits, on peut voir des manifestants scander pendez Mike Pence, puisque le vice-président avait refusé d’invalider l’élection de Joe Biden. On pouvait aussi les entendre crier Nancy, Nancy en se dirigeant vers les bureaux de Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants.

Les personnes qui assistaient à l’audience ont haleté lorsque Liz Cheney a lu un témoignage racontant que lorsque Trump a appris que les émeutiers réclamaient la pendaison de Mike Pence il leur a répondu qu’ils avaient sans doute raison et qu’il le méritait.

Des élus démocrates pris aux pièges durant l’assaut étaient aussi de la partie. Un représentant du Minnesota, Dean Philips, est toujours consterné par le fait qu’un tel événement qui expose la fragilité de la démocratie puisse être blanchi par des dizaines de millions de personnes.

De nombreux républicains ont tenté de minimiser l’insurrection en reprochant aux démocrates de trop s’attarder aux événements. Nous voulons rappeler aux gens que nous étions là. Nous avons vu à quel point nous sommes passés près d’une première transition violente du pouvoir dans ce pays, a martelé M. Philipps.

La plupart des grands réseaux d’informations ont diffusé l’audience en direct, à l’exception de Fox News.

Par Radio-Canada avec Associated Press

Sénégal : 11 bébés meurent dans l’incendie d’un hôpital de l’Ouest

mai 26, 2022

L’incendie aurait été provoqué par « un court-circuit », ont précisé les autorités. Une enquête a été ouverte afin de faire un état des lieux des hôpitaux.

Une enquete a ete ouverte pour faire la lumiere sur le drame. (illustration)
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur le drame. (illustration)© SEYLLOU / AFP

Drame au Sénégal. « Où est Mohamed ? » demande une mère effondrée devant l’hôpital de Tivaouane. La mort de 11 bébés dans l’incendie apparemment accidentel qui a ravagé l’unité néonatale a semé la détresse parmi les proches et la consternation au Sénégal, jeudi 26 mai. L’incendie, qui aurait été provoqué par un court-circuit, selon les premières informations, est le dernier en date à mettre cruellement en lumière les graves carences du système de santé de ce pays pauvre. Il a suscité des promesses de modernisation et d’investigations de la part des autorités, et des appels à la démission dans l’opinion et l’opposition.

Devant l’hôpital Abdoul Aziz Sy Dabakh, une mère tenant à peine debout interpelle un homme, afin qu’il lui dise où est son fils Mohamed, hospitalisé là il y a 10 jours parce qu’il avait « mal au corps », selon son père. « Dieu a pris la meilleure décision », lui répond l’individu, aussitôt repris par le père, Alioune Diouf, un chauffeur de 54 ans. « Tu ne devais pas le lui dire de cette manière », réprimande Alioune Diouf, tandis que sa femme s’écroule.

Mohamed avait été baptisé lundi. Il était le deuxième enfant du couple. Sa mère faisait les allées et venues entre la maison et l’hôpital pour l’allaiter. Son père était venu mercredi apporter ses médicaments. « Les lits me semblaient corrects », se rappelle-t-il. Il a appris l’incendie par les médias. Ce qui s’est produit exactement à l’intérieur de l’enceinte peinte en vert, inaccessible aux journalistes jeudi matin, le niveau de surveillance de cet établissement à la taille et aux moyens relativement modestes restent obscurs.

« Douleur et consternation » du président Macky Sall

Les nouveau-nés étaient réunis dans l’unité néonatale, peut-être dans une même salle, onze ou plus, selon les sources. Des témoignages cités par la presse rapportent des flammes se propageant rapidement aux alentours de 21 heures (heure locale et GMT) à l’étage d’un bâtiment et même des explosions de bonbonnes dissuadant d’intervenir.

L’incendie a été causé par « un court-circuit et le feu s’est propagé très vite », a dit le maire, Demba Diop. Des témoins ainsi que le maire ont indiqué qu’un certain nombre de bébés avaient été sauvés des flammes. Mais onze n’ont pas survécu, selon le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, et le président Macky Sall lui-même, qui a tweeté sa « douleur et (sa) consternation » ainsi que sa « profonde compassion » pour les proches.

Cheikh Coundoul s’est déplacé quand il a appris qu’un incendie s’était déclaré à l’hôpital où sa nièce avait laissé son bébé. « On n’a trouvé personne à qui parler. C’est quand beaucoup de parents ont commencé à se plaindre que la directrice nous a annoncé que notre bébé avait été consumé par le feu », raconte-t-il. Jeudi matin, il n’avait pas pu récupérer la dépouille. On lui a « dit que c’est impossible parce qu’une enquête est ouverte et qu’il appartient au procureur de prendre des décisions ». Les personnalités se sont succédé sur place dans la nuit. La cité d’environ 40 000 habitants est le fief des Tidianes, l’une des importantes confréries musulmanes qui jouent un rôle social essentiel au Sénégal, et son chef a lui aussi envoyé son représentant sur place.

Des incidents en série depuis 2021

Le président, en déplacement à l’étranger, a dépêché son ministre de l’Intérieur, Antoine Diome. « Le président nous a donné pour instruction d’ouvrir une enquête. Il nous a demandé de faire un état des lieux des besoins en équipement pour les services s’occupant des nouveau-nés, ici, à Tivaouane, et dans tous les hôpitaux du pays », a-t-il dit. Le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, déplorait déjà il y a plusieurs mois l’état de l’hôpital et réclamait le relèvement du plateau médical.

La colère grondait dans une petite foule de femmes anonymes devant l’hôpital. « C’est de la négligence. Laisser les enfants sans personne pour les surveiller et on dit que c’est Dieu qui l’a voulu. Une mère prend la précaution de confier son enfant à quelqu’un, même quand elle va aux toilettes », vitupérait l’une d’elles, tandis qu’un homme d’une cinquante d’années invoquait « la volonté divine ».

Ces griefs sont souvent entendus, ces derniers mois, après une série d’événements tragiques. Quatre nouveau-nés avaient succombé en 2021 dans l’incendie d’une maternité à Linguère (Nord). Le 1er avril, Astou Sokhna, une femme d’une trentaine d’années enceinte de neuf mois, est morte à l’hôpital public de Louga (Nord) après avoir – selon ses proches – vainement attendu dans de très grandes souffrances et pendant une vingtaine d’heures la césarienne qu’elle réclamait.

Le patron de l’OMS dit avoir « le cœur plus que brisé »

« J’espère que cette fois les sanctions frapperont le sommet d’un système globalement défaillant » sans attendre que soient passées les législatives de juillet, a tweeté l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye.

« Encore des bébés brûlés dans un hôpital public. C’est inacceptable Macky Sall », a tweeté le député de l’opposition Mamadou Lamine Diallo. « Tout le Sénégal est atterré », s’est ému la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi. Ce dernier a dit attendre que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé. Par ailleurs, il a annoncé suspendre toute activité politique dans le pays pendant 72 heures. Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tweeté avoir « le cœur plus que brisé ».

Par Le Point avec AFP

Possibles crimes de guerre en Ukraine : Guterres appelle Moscou à coopérer avec la CPI

avril 28, 2022
Antonio Guterres dans la rue entouré de plusieurs gardes de sécurité.

Le secrétaire général de l’ONU visite l’Ukraine pour la première fois depuis le début de l’invasion. Photo: AFP via Getty Images/Sergei Supinsky

Le secrétaire général de l’ONUOrganisation des Nations unies Antonio Guterres a appelé jeudi Moscou à coopérer avec l’enquête de la Cour pénale internationale sur de possibles crimes de guerre, lors d’une visite dans des banlieues de Kiev théâtres d’exactions imputées par les Ukrainiens aux forces russes.

Quand nous voyons ce site horrible, je vois combien il est important d’avoir une enquête complète et d’établir les responsabilités, a déclaré M. Guterres à Boutcha. J’appelle la Russie à accepter de coopérer avec la CPICPI, a-t-il ajouté.

Le 2 avril, à Boutcha, des journalistes de l’AFP ont découvert une rue jonchée de cadavres. Et l’ONUOrganisation des Nations unies a documenté le meurtre, y compris certains par exécution sommaire, de 50 civils, après une mission dans la ville le 9 avril.

À Borodianka, autre commune proche de Kiev, M. Guterres a qualifié la guerre d’absurdité au XXIe siècle, devant des habitations en ruines.

J’imagine ma famille dans une de ces maisons aujourd’hui détruites et noircies, je vois mes petites-filles courir en panique, a-t-il lancé, avant d’ajouter: aucune guerre n’est acceptable au XXIe siècle.

M. Guterres effectue sa première visite en Ukraine depuis le début du conflit, et devait rencontrer le président Volodymyr Zelensky dans l’après-midi.

Cette visite intervient deux jours après sa visite à Moscou, où il a rencontré le président Vladimir Poutine et demandé à la Russie de collaborer avec l’ONUOrganisation des Nations unies pour permettre l’évacuation des civils des zones bombardées.

Ces régions, le sud et l’est, où se concentre à présent l’offensive russe, subissaient jeudi un feu nourri de bombes.

L’ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions, avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et le Donbass, a indiqué l’état-major ukrainien dans sa note matinale.

Selon lui, l’armée russe tente d’empêcher le transfert de forces ukrainiennes du nord vers l’est.

Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué avoir détruit dans la nuit avec des missiles de haute précision deux dépôts d’armements et de munitions dans la région de Kharkiv, et effectué des frappes aériennes sur 67 sites militaires ukrainiens.

Il a accusé les forces ukrainiennes d’avoir mercredi soir frappé avec des missiles balistiques Totchka-U et des roquettes (…) des quartiers d’habitation du centre de Kherson, dans le sud de l’Ukraine.

L’administration locale russe a dit jeudi vouloir introduire dans cette ville côtière – la seule dont les Russes aient pris le contrôle complet – le rouble à la place de la hryvnia ukrainienne à partir du 1er mai.

Dans les villes bombardées, les pompiers ukrainiens foncent d’un incendie à l’autre, comme à Kharkiv où plus de 2000 bâtiments ont été endommagés ou détruits par le feu, selon Ievguen Vassylenko, porte-parole régional des services d’urgence ukrainiens.

Et ça continue comme ça tous les jours. Les gars n’ont pas assez de temps pour se reposer, c’est le plus difficile. C’est épuisant, explique à l’AFP Roman Katchanov à la tête de la caserne numéro 11 de la deuxième ville d’Ukraine.

Jeudi, le commandant des forces aériennes ukrainiennes a estimé que les lance-missiles fournis par les Occidentaux avaient une portée insuffisante pour atteindre les avions de l’occupant, qui larguent des bombes sur nos villes à 8 km d’altitude et plus.

Il nous faut des systèmes antiaériens de moyenne et longue portée et des chasseurs modernes, a déclaré Mykola Olechtchouk sur Telegram.

Le Royaume-Uni avait appelé mercredi les alliés de l’Ukraine à faire preuve de courage en augmentant leur aide militaire, arguant que la guerre en Ukraine était notre guerre et la victoire de Kiev un impératif stratégique pour nous tous.

Armes lourdes, chars, avions – creuser dans nos stocks, accélérer la production, nous devons faire tout ça, a lancé mercredi soir dans un discours à Londres la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss.

Les livraisons d’armes à l’Ukraine menacent la sécurité européenne, a estimé jeudi le Kremlin. La veille, Vladimir Poutine avait à nouveau mis en garde contre toute intervention extérieure dans le conflit, promettant une riposte rapide et foudroyante.

Un conseiller de la présidence ukrainienne a laissé entendre que Kiev pourrait attaquer des cibles militaires en Russie.

La Russie attaque l’Ukraine et tue les civils. L’Ukraine se défendra par tous les moyens, y compris avec des frappes sur des entrepôts et des bases des assassins russes. Le monde reconnaît ce droit, a écrit jeudi sur son compte Twitter Mykhaïlo Podoliak.

Sur le terrain économique, le groupe russe Gazprom a annoncé mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz à la Bulgarie et à la Pologne, assurant que ces deux pays n’avaient pas payé en roubles, comme l’exige depuis mars Vladimir Poutine.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un « chantage au gaz » et affirmé que ces deux pays membres de l’UEUnion européenne et de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord, très dépendants du gaz russe, étaient désormais approvisionnés par leurs voisins de l’Union européenne.

Les ministres européens chargés de l’énergie se réuniront le 2 mai en session extraordinaire, selon la présidence française de l’Union européenne.

Pour soutenir l’économie ukrainienne, la Commission européenne a proposé mercredi de suspendre pendant un an tous les droits de douane sur les produits importés de ce pays dans l’UEUnion européenne. La proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen et les 27 États membres.

Le président Volodymyr Zelensky a salué la proposition, accusant la Russie de tenter de provoquer une crise mondiale des prix et le chaos sur le marché alimentaire mondial.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

États-Unis/Enquête sur la Trump Organization : Donald Trump coupable d’outrage au tribunal

avril 25, 2022
Donald Trump.

L’ancien président des États-Unis Donald Trump. Photo: Reuters/Cheriss May

Un juge de New York a reconnu l’ancien président Donald Trump coupable d’outrage au tribunal pour avoir refusé de se conformer à l’injonction de production de documents émise par la procureure générale de l’État, Letitia James.

Le juge Arthur Engoron, de la Cour suprême de l’État de New York, a imposé à l’homme d’affaires une amende de 10 000 $ par jour jusqu’à ce qu’il satisfasse aux exigences du tribunal.

M. Trump, je sais que vous prenez vos affaires au sérieux, et je prends les miennes au sérieux, a-t-il déclaré.

La procureure générale de l’État de New York avait présenté cette requête à la cour au début du mois, en lien avec son enquête au civil sur de possibles fraudes fiscales de la Trump Organization.

En janvier dernier, elle avait indiqué que l’enquête avait permis de mettre au jour des preuves semblant établir des pratiques « frauduleuses ou trompeuses », mais elle avait signalé son intention de poursuivre l’enquête avant de déterminer si son bureau déposerait des poursuites à l’endroit de Donald Trump ou de son entreprise familiale.

Les avocats de Donald Trump ont déjà indiqué qu’ils interjetteraient appel.

L’enquête au civil menée par la procureure générale Letitia James est distincte de l’enquête pénale du procureur du district de Manhattan, Alvin Bragg, sur la Trump Organization, à laquelle elle participe toutefois.

Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf

France: L’enquête visant Éric Dupond-Moretti est close

avril 15, 2022

Soupçonné de prise illégale d’intérêts dans deux dossiers juridiques, le garde des Sceaux était mis en examen depuis juillet dernier.

Eric Dupont-Moretti en habitat d'avocat, le 19 septembre 2019. (Photo d'illustration)
Éric Dupont-Moretti en habitat d’avocat, le 19 septembre 2019. (Photo d’illustration)© SAMUEL BOIVIN / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) ont clôturé, vendredi 15 avril, leur enquête sur les soupçons de prise illégale d’intérêts visant le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, mis en examen depuis juillet 2021, a-t-on appris auprès du parquet général près la Cour de cassation. Le ministre de la Justice est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour régler des comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat dans deux dossiers.

Le parquet général a désormais trois mois pour rendre ses réquisitions, tandis que les avocats de la défense ont pour leur part un mois supplémentaire pour faire des observations. Les magistrats de la commission d’instruction de la CJR décideront ensuite de rendre un non-lieu ou de renvoyer Éric Dupond-Moretti en procès devant la formation de jugement de la CJR.

« Cet avis de fin d’information est la suite normale de la procédure, après les derniers échanges entre le ministre et la commission d’instruction », ont réagi auprès de l’AFP Mes Christophe Ingrain et Rémi Lorrain, avocats du ministre de la Justice. « La fin de cette phase permet enfin l’examen par la Cour de cassation de l’ensemble des moyens de défense soulevés depuis le début de la procédure », ont-ils souligné.

Des plaintes de syndicats

La CJR est la seule juridiction habilitée à poursuivre et juger des ministres pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions. Éric Dupond-Moretti, nommé ministre à l’été 2020, est mis en examen pour prise illégale d’intérêt depuis juillet 2021, une première pour un garde des Sceaux. Des plaintes de syndicats de magistrats et de l’association anticorruption Anticor, dénonçant deux situations de conflit d’intérêts depuis son arrivée à la Chancellerie, avaient donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire.

Convoqué en mars et en avril par les magistrats de la CJR sur chacun des deux dossiers, il a refusé de répondre à leurs questions. Le premier dossier concerne l’enquête administrative qu’il a ordonnée en septembre 2020 contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF) qui avaient fait éplucher ses factures téléphoniques détaillées (« fadettes ») quand il était encore une star du barreau.

Dans l’autre, il lui est reproché d’avoir diligenté des poursuites administratives contre un ancien juge d’instruction détaché à Monaco, Édouard Levrault, qui avait mis en examen un de ses ex-clients et dont il avait critiqué les méthodes de « cow-boy ». Éric Dupond-Moretti a toujours martelé qu’il n’avait fait que « suivre les recommandations » de son administration.

Par Le Point avec AFP