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Teodoro Nguema Obiang Mangue sous le coup de sanctions britanniques pour corruption

juillet 22, 2021
Teodorín Obiang, le 30 septembre 2015 au siège des Nations Unies (image d’illustration).

Le fils du président équato-guinéen, et vice-président du pays, est sous l’objet de sanctions édictées jeudi par le gouvernement britannique.

Ces sanctions, qui prévoient un gel des avoirs et des interdictions d’entrée au Royaume-Uni, ont été prises dans le cadre d’un régime de sanctions anticorruption qui avait déjà permis de punir en avril 22 individus de six pays différents, dont la Russie. « Les mesures que nous avons prises aujourd’hui ciblent des individus qui se sont enrichis aux dépens de leurs citoyens », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, dans un communiqué.

Parmi les personnes ciblées figure Teodorin Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale et fils du président, notamment pour le « détournement de fonds publics » et des pots-de-vin lui ayant permis de financer un train de vie somptueux. Il aurait consacré plus de 500 millions de dollars à l’acquisition de résidences de luxe à travers le monde, d’un jet privé, de voitures et d’objets de collection liés au chanteur Michael Jackson.

Système indépendant de sanctions

En février 2020, il avait été condamné en appel en France à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amendes et des confiscations. Nawfal Hammadi al-Sultan, l’ancien gouverneur de la province irakienne de Ninive, dont le chef-lieu est Mossoul, est lui visé pour avoir détourné des fonds publics destinés à la reconstruction.

Avec eux l’homme d’affaires zimbabwéen Kudakwashe Regimond Tagwirei, dont les agissements de sa société Sakunda Holdings ont contribué à la dévaluation de la monnaie et la hausse des prix de biens essentiels au Zimbabwe. Les hommes d’affaires colombiens Alex Nain Saab Moran et Alvaro Enrique Pulido Vargas se voient eux reprocher d’avoir détourné à leur profit des programmes publics au Venezuela en matière de logement et d’aide alimentaire.

Après être sorti de l’Union européenne, le Royaume-Uni, important centre financier international, avait adopté en 2020 un nouveau système indépendant de sanctions visant les auteurs de violations des droits humains, complété ultérieurement par un volet s’attaquant à la corruption

 Par Jeune Afrique avec AFP

Sénégal: la Cour suprême confirme la condamnation de Karim Wade pour enrichissement illicite

août 20, 2015

Dakar – La Cour suprême du Sénégal a confirmé jeudi la condamnation en mars de l’ancien ministre sénégalais Karim Wade à six ans de prison pour enrichissement illicite, après avoir rejeté les pourvois en cassation introduits par ses avocats, a constaté un journaliste de l’AFP.

La Cour suprême rejette les pourvois de Karim Wade contre l’arrêt du 23 mars prononcé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI, juridiction spéciale), a déclaré le président de l’audience, Abdourahmane Diouf.

Karim Wade, fils de l’ancien président sénégalais (2000-2012), Abdoulaye Wade, a été condamné en mars à six ans de prison et à plus de 210 millions d’euros d’amende par la CREI.

Les arguments de la défense de Karim Wade pour casser le verdict du 23 mars, liés notamment à l’impartialité de la CREI, sa composition irrégulière, le privilège de juridiction en raison de sa qualité d’ancien ministre de M. Wade, ont été jugés non fondés par la Cour suprême.

L’arrêt de la Cour suprême a été rendu en l’absence de Karim Wade et ses avocats qui avaient boycotté l’audience ouverte le 6 août pour l’examen de leurs pourvois en annulation, expliquant ainsi protester contre la violation de leurs droits.

Karim Wade était accusé d’avoir illégalement acquis 178 millions d’euros par le biais de montages complexes lorsqu’il était conseiller puis ministre de son père, ce qu’il nie.

Son patrimoine comprend, selon l’accusation, des sociétés au Sénégal et à l’étranger, des comptes bancaires, des propriétés immobilières et des voitures.

Il est un des responsables du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), formation créée et toujours dirigée par son père.

Le PDS, après avoir épuisé toutes les voies (judiciaires), va utiliser des voies politiques pour régler une question éminemment politique, a déclaré à la presse son-porte-parole, Babacar Gaye, à l’issue de l’audience de jeudi.

Deux jours avant l’annonce du verdict du 23 mars, Karim Wade avait été désigné candidat à la prochaine présidentielle par le PDS. Sa condamnation ne le déchoit pas de ses droits civiques, selon le ministère sénégalais de la Justice.

Son père, Abdoulaye Wade, a toujours dénoncé un procès politique visant à l’écarter de la présidentielle qui doit se tenir en 2017 ou en 2019, en fonction d’une réforme visant à réduire à cinq ans le mandat du président actuel Macky Sall.

Romandie.com avec(©AFP / 20 août 2015 14h57)

Sénégal: Karim Wade condamné à six ans de prison ferme pour enrichissement illicite

mars 23, 2015

Dakar – L’ex-ministre sénégalais Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, a été condamné lundi à six ans de prison ferme et plus de 210 millions d’euros d’amende pour enrichissement illicite.

Karim Wade a été reconnu coupable du délit d’enrichissement illicite et condamné à six ans de prison ferme et plus de 138 milliards de FCFA d’amende, selon la décision lue par le président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale.

Le chef d’accusation de corruption n’a en revanche pas été retenu contre Karim Wade, qui a été désigné samedi par son parti candidat à la prochaine présidentielle.

Le parquet avait requis le 17 février contre l’ancien puissant ministre sept ans de prison ferme, plus de 380 millions d’euros d’amende, une privation de droits civiques et une confiscation de ses biens.

L’annonce du verdict par le président, Henri Grégoire Diop, a été interrompue par les hurlements des dizaines de partisans de Karim Wade présents à l’audience, dont beaucoup ont fondu en larmes, couvrant la fin de la lecture de la décision.

Karim Wade, 46 ans, en détention préventive depuis avril 2013, principal prévenu de ce procès qui s’est ouvert le 31 juillet 2014, où il comparaissait avec une dizaine de complices présumés, était absent de l’audience lundi.

Selon plusieurs avocats interrogés par l’AFP, il pourrait se pourvoir en cassation devant la Cour suprême.

Depuis le matin, le palais de justice était placé sous forte surveillance, avec des policiers et gendarmes déployés dans l’enceinte et autour du site, selon des journalistes de l’AFP.

L’ancien chef de l’Etat Abdoulaye Wade, bientôt 89 ans, qui n’a assisté à aucune audience, s’est rendu lundi matin au palais, accueilli par des vivats de militants et sympathisants de sa formation, le Parti démocratique sénégalais (PDS).

Karim Wade était accusé d’avoir illégalement acquis 178 millions d’euros par le biais de montages financiers complexes du temps où il était conseiller puis ministre de son père, ce qu’il nie.

Son patrimoine comprend, selon l’accusation, des sociétés au Sénégal et l’étranger, des comptes bancaires, des propriétés immobilières et des voitures.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2015 13h43)