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Italie: Silvio Berlusconi appelle à voter la confiance à Enrico Letta

octobre 2, 2013

L’ancien président du conseil italien Silvio Berlusconi a créé la surprise mercredi, en appelant les parlementaires italiens à voter la confiance au gouvernement d’Enrico Letta. L’instabilité politique est « un risque fatal », a pour sa part prévenu le chef du gouvernement italien Enrico Letta.

« Nous avons décidé, non sans débat interne, de voter la confiance », a déclaré le Cavaliere dans une courte allocution au Sénat, quatre jours après avoir provoqué une crise politique dans le pays.

« L’Italie court un risque fatal, qui dépend d’un oui ou d’un non. Je vous invite à donner un exemple de cohésion », a pour sa part affirmé Enrico Letta. Dressant un bilan très positif de l’action de son gouvernement de coalition gauche-droite, il a rappelé dans un discours solennel que la troisième économie de la zone euro avait pu « sortir du cauchemar » de la récession.

« Mon gouvernement est né au Parlement et s’il doit mourir, il mourra ici, au Parlement (…) Ayez le courage de m’accorder votre confiance », a-t-il lancé aux sénateurs.

Le suspense reste entier sur l’issue du vote qui doit intervenir à la mi-journée après un débat. M. Letta compte sur les voix des rebelles du parti de centre-droit, le Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi.

Démissions refusées

Le premier d’entre eux, le vice-Premier ministre Angelino Alfano, un avocat sicilien de 42 ans présenté jusqu’ici comme le dauphin de Silvio Berlusconi, s’est déclaré « fermement convaincu que notre parti tout entier doit voter la confiance à Letta ». Aux antipodes de son mentor, qui a répété son intention de « mettre un terme au gouvernement Letta ».

Pour faciliter la tâche aux modérés du PDL, M. Letta a refusé les démissions des cinq ministres du parti de Silvio Berlusconi. M. Alfano a d’ailleurs pris sa place, assis aux côtés du chef du gouvernement durant son discours, alors que dans les rangs du PDL, M. Berlusconi, arrivé en retard, écoutait, les mains jointes devant la bouche.

Romandie.com

Nouvelle crise: démission des ministres du parti de Berlusconi

septembre 29, 2013

Les ministres du parti du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi ont démissionné à sa demande du gouvernement de coalition que dirige Enrico Letta. L’annonce a été faite samedi soir par le vice-président du Conseil et dirigeant de PDL Angelino Alfano cité par l’agence de presse italienne Ansa.

Silvio Berlusconi avait indiqué samedi avoir demandé aux ministres PDL d’envisager une démission immédiate. Il juge qu’Enrico Letta a enfreint le « pacte de coalition » unissant le Parti démocrate (centre gauche, dont Letta est issu) et Peuple de la liberté.

Le Cavaliere lui reproche notamment d’avoir réclamé un vote de confiance au Parlement, qu’il qualifie d’ultimatum « inadmissible et inacceptable ». Il le critique aussi pour avoir gelé dans l’intervalle toutes les décisions du gouvernement.

Cette nouvelle crise survient cinq mois à peine après la naissance au forceps d’un gouvernement de large entente. Elle est le produit de la possible éviction de Berlusconi du Sénat à la suite de sa condamnation définitive pour fraude fiscale dans l’affaire Mediaset.

Une commission sénatoriale doit se réunir le 4 octobre pour se prononcer sur une éventuelle déchéance du « Cavaliere ».

Hausse de la TVA

Vendredi, Enrico Letta, rentré précipitamment de New York pour affronter la crise politique, avait convoqué un conseil des ministres pour tenter d’obtenir des ministres PDL qu’ils entérinent des mesures budgétaires. Parmi elles figure relèvement du taux de TVA de 21 à 22%.

Cette hausse de la TVA, décidée par le gouvernement précédent, devait entrer en vigueur le 1er octobre. Toutefois, les ministres membres du PDL ont maintenu leur opposition. Leur parti a mené campagne contre le relèvement de la TVA.

Vote de confiance

A l’issue du conseil des ministres, Enrico Letta a annoncé que toute décision sur les mesures budgétaires était suspendue en l’attente du vote de confiance.

Avec la chute du cabinet Letta, le président Giorgio Napolitano devrait choisir entre des élections législatives anticipées ou la recherche d’une autre coalition.

Romandie.com

ITALIE. Une élue de la Ligue du Nord appelle à violer une ministre

juin 14, 2013

» ITALIE. Les 3 rendez-vous judiciaires qui attendent Berlusconi
Une élue locale du parti anti-immigrés et régionaliste de la Ligue du Nord a appelé jeudi 13 juin à violer la ministre italienne de l’Intégration, Cécile Kyenge, une Italo-Congolaise. La classe politique dans son ensemble a exprimé son indignation. Dolores Valandro a été expulsée de la Ligue.

« Mais personne ne la viole jamais, juste pour lui faire comprendre ce que peut éprouver la victime de ce terrible délit ? Une honte ! », a écrit Dolores Valandro, une conseillère d’arrondissement de Padoue (nord) sur Facebook, en publiant la photo de Cécile Kyenge.

Dolores Valandro commentait un article d’un site spécialisé, intitulé « Tous les crimes des immigrés », dénonçant une tentative présumée de viol de deux Roumaines par un Africain à Gênes.

Depuis l’entrée en fonctions du gouvernement d’Enrico Letta fin avril, Cécile Kyenge a été la cible de plusieurs attaques racistes, venant généralement de membres de la Ligue, et elle a toujours été défendue aussi bien par la droite que la gauche, mais cette fois-ci même les dirigeants de la Ligue ont haussé le ton.

Je me dissocie de la manière la plus totale de la phrase violente, stupide et inopportune écrite par (…) Dolores Valandro. Nous prendrons immédiatement des mesures disciplinaires à son encontre et je lui ai personnellement demandé d’enlever cette phrase de son profil Facebook et de présenter ses excuses » à Cécile Kyenge, a réagi Massimo Bitonci, chef des sénateurs de la Ligue du Nord et président de la section où est inscrite la conseillère.
« Déclaration inqualifiable »
Flavio Tosi, maire de Vérone et secrétaire régional de la Ligue du Nord pour la Vénétie, a dénoncé « une déclaration inqualifiable » annonçant « l’expulsion, ce soir », de Dolores Valandro de la Ligue du Nord.

Cécile Kyenge a déclaré peu après que « tout le monde devrait se sentir offensé par ces déclarations » et a rappelé qu’elle luttait depuis longtemps contre le langage et les comportements violents.

Elle a reçu le soutien du Premier ministre italien Enrico Letta, qui a déclaré : « Cécile Kyenge a raison. Chacun de nous doit se sentir offensé. Je me sens offensé ».

Les propos de l’élue de la Ligue du Nord « ne méritent aucun commentaire, seulement le dédain. Cécile mérite ma solidarité, celle du gouvernement et celle du pays », a ajouté Enrico Letta.

Dolores Valandro, expulsée de la Ligue du Nord, a par la suite présenté ses excuses. « C’est quelque chose que j’ai dit dans un moment de colère. Quand je suis en colère, je me défoule comme ça », a-t-elle déclaré.

« Eloge de l’incompétence »
Cécile Kyenge, 49 ans, est la première femme noire de l’histoire de l’Italie à accéder au rang de ministre. Arrivée en Italie en 1983 de la République Démocratique du Congo, elle se bat depuis sa nomination pour ouvrir un débat sur une réforme de la citoyenneté basée sur le droit du sol.

Elle a été la cible d’attaques racistes d’un groupuscule d’extrême droite et de divers élus de la Ligue du Nord sans que jamais cela n’aille aussi loin qu’un appel au viol.

Le député européen de la Ligue du Nord, Mario Borghezio, a été exclu début juin des rangs du groupe EFD du Parlement européen, farouchement opposé aux institutions européennes, pour ses « propos racistes » envers Cécile Kyenge.

Il avait dénoncé en termes grossiers la nomination de Cécile Kyenge au gouvernement italien. « C’est un éloge à l’incompétence (…) Elle a la tête d’une femme au foyer », avait-il notamment déclaré.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Un mort, quatre blessés à coups de pioche par un Ghanéen à Milan

mai 11, 2013

ROME – Un Ghanéen a, dans un acte de folie, frappé à coups de pioche plusieurs passants au hasard samedi à l’aube dans les rues de Niguarda, à la périphérie nord de Milan, faisant un mort et quatre blessés, ont rapporté les médias, citant les carabiniers.

Mada Adam Kabobo, en Italie depuis 2011, a été rapidement intercepté par les carabiniers à qui il n’a pas opposé beaucoup de résistance. Il a pu être repéré grâce aux traces laissées par ses empreintes digitales.

L’homme, âgé de 21 ans, avait des précédents judiciaires (vol, petit vandalisme, résistance à la force publique), notamment dans les Pouilles (sud) où il aurait débarqué clandestinement.

Comme des milliers d’Africains arrivés en Italie souvent par mer ces dernières années, le jeune homme avait obtenu une autorisation provisoire de séjour quand il avait requis l’asile à son arrivée.

Il s’était vu refuser l’asile mais ne pouvait être expulsé parce qu’il avait présenté un recours sur lequel la justice n’avait pas encore statué. L’homme, sans domicile fixe, avait été interpellé à nouveau en avril dans la région de Milan.

Selon le quotidien Repubblica, lors de son arrestation, il a déclaré en mauvais anglais aux carabiniers qu’il avait faim et refusé de collaborer avec les enquêteurs. Il est poursuivi pour homicide et tentative d’homicide.

La question de l’immigration est très sensible en Italie. De nombreuses organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme sur la situation précaire de ces immigrés, et demandent qu’ils soient mieux intégrés, au lieu de vivre dans des sociétés parallèles et l’illégalité.

Matteo Salvini, secrétaire de la Ligue lombarde, mouvement connu pour ses positions souvent xénophobes, a attaqué le laxisme, selon lui, du gouvernement d’Enrico Letta à l’égard de ces clandestins.

Un débat fait actuellement rage aussi autour de la possibilité envisagée par le gouvernement de modifier la loi en vue d’accorder la nationalité aux enfants d’immigrés nés sur le sol italien.

Romandie.avec (©AFP / 11 mai 2013 16h34)