Posts Tagged ‘Enrique Peña Nieto’

Trump au président Mexicain: si vous ne payez pas le mur, annulez votre visite

janvier 26, 2017

Washington – Le président des Etats-Unis Donald Trump a fait monter encore un peu plus la tension avec le Mexique jeudi en conseillant à son président Enrique Peña Nieto d’annuler sa visite à Washington s’il ne souhaite pas payer le mur à la frontière.

« Les Etats-Unis ont un déficit des échanges commerciaux de 60 milliards avec le Mexique. Depuis le début de (l’accord de libre-échange) Aléna, c’est un accord qui ne va que dans un sens, avec énormément de pertes d’emplois et d’entreprises », a lancé le président républicain sur Twitter.

« Si le Mexique n’est pas prêt à payer le mur, qui est vraiment nécessaire, ce serait mieux d’annuler la rencontre à venir », a-t-il ajouté, évoquant la rencontre prévue dans cinq jours à la Maison Blanche.

Sous la pression de l’opposition mexicaine qui l’a exhorté à annuler son déplacement à Washington, le président mexicain a indiqué qu’il attendrait le retour d’une délégation de haut niveau à Washington avant de prendre une décision.

« Je regrette et condamne la décision des Etats-Unis de continuer la construction du mur qui, depuis des années, au lieu de nous unir, nous divise », a-t-il déclaré dans un bref message vidéo diffusé mercredi soir sur son compte Twitter.

Donald Trump a signé mercredi un décret lançant la construction d’un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique pour endiguer l’immigration clandestine, la promesse la plus emblématique de sa campagne.

La décision polémique de M. Trump intervient au moment où les ministres mexicains des Affaires étrangères et de l’Economie se trouvent à Washington pour préparer la rencontre entre les deux chefs d’Etat, cinq mois après une visite du candidat Trump à Mexico qui avait scandalisé les Mexicains.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2017 15h36)             

Mexique : Écarté du gouvernement à cause de Trump, il devient chef de la diplomatie

janvier 4, 2017

Mexico – Luis Videgaray, qui avait démissionné du gouvernement mexicain après avoir organisé la visite polémique de Donald Trump dans le pays en août, a été nommé chef de la diplomatie, a annoncé mercredi le président mexicain Enrique Peña Nieto.

Ce surprenant retour politique de l’un des plus proches conseillers de Peña Nieto intervient à quelques jours de la prestation de serment de Donald Trump comme président des Etats-Unis, le 20 janvier à Washington.

A partir d’aujourd’hui, Luis Videgaray est ministre des Affaires étrangères, a déclaré lors d’un discours à la presse le chef de l’Etat. Il aura pour feuille de route d’accélérer le contact et le dialogue avec les Etats-Unis.

Pour l’historien et analyste politique José Antonio Crespo, le retour au gouvernement de M. Videgaray est lié aux rapports privilégiés qu’il entretient avec l’équipe Trump.

Trump a confiance en lui. C’est mieux d’avoir quelqu’un qu’il connaît déjà plutôt qu’un inconnu. Mais même si Videgaray est la personne indiquée pour mener les négociations, cela ne garantit pas que les choses iront bien pour le Mexique, a-t-il déclaré à l’AFP.

La question est, selon lui, à quel point Trump est-il prêt à assouplir sa position ?.

M. Videgaray avait présenté sa démission le 7 septembre de son poste de ministre de l’Economie, une semaine après la visite au Mexique de Donald Trump, alors candidat républicain à la Maison Blanche, qui avait qualifié les Mexicains de violeurs durant sa campagne.

Le ministre s’était impliqué dans l’accord avec l’équipe de campagne du candidat Trump, avait alors expliqué le président lors d’un entretien à Radio Formula diffusé en septembre.

M. Peña Nieto avait également reconnu que la décision de recevoir Trump avait peut-être été précipitée.

Cette visite avait déclenché de vives critiques au Mexique, beaucoup reprochant à Peña Nieto de n’avoir pas condamné avec force les propos de campagne du magnat new-yorkais lors d’une conférence de presse commune.

Luis Videgaray, économiste de 48 ans formé au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), près de Boston aux Etats-Unis, remplacera Claudia Ruiz Massieu, qui, selon des sources diplomatiques, était opposée à la visite de Donald Trump en août.

Romandie.com avec(©AFP / 04 janvier 2017 21h19)             

Mexique : le président Peña Nieto compare Trump à Hitler et Mussolini

mars 7, 2016

Mexico – Le président mexicain Enrique Peña Nieto a intensifié ses critiques contre le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump en comparant sa rhétorique stridente à l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler et Benito Mussolini, lundi dans plusieurs entretiens à des médias locaux.

Il y a eu des épisodes dans l’histoire de l’humanité, malheureusement, où ces expressions, cette rhétorique stridente, n’ont fait qu’aboutir à des scénarios fatidiques, a déclaré Enrique Peña Nieto au quotidien Excelsior.

De cette façon, Mussolini et Hitler sont arrivés au pouvoir : en profitant d’un contexte, d’une situation compliquée que connaissait alors l’humanité, à la suite d’une crise économique. Pour arriver à ce que nous a enseigné l’histoire, un affrontement mondial. Nous ne voulons pas que cela arrive dans aucun endroit du globe, a-t-il ajouté à propos des déclarations à l’emporte-pièce de Donald Trump contre les immigrants mexicains et les musulmans.

Le désormais favori à l’investiture du parti républicain à la présidentielle de novembre a accusé le Mexique d’envoyer aux Etats-Unis des personnes qui posent problème. Les Mexicains apportent avec eux la drogue. Ils apportent la criminalité. Ce sont des violeurs, a-t-il dit.

Le milliardaire a aussi maintes fois promis de faire construire un mur géant entre les Etats-Unis et le Mexique et de le faire payer par Mexico, dans le but de mettre fin, selon lui, à l’immigration illégale.

Le magnat de l’immobilier américain a appelé en décembre dernier à barrer l’entrée des musulmans aux Etats-Unis.

Dans une autre interview au journal El Universal, le président mexicain s’est également élevé contre les positions de Donald Trump, en soulignant le risque de voir se distendre les liens entre les deux pays.

Je les condamne évidemment et je suis contre ce type de prises de positions. Il me semble qu’elles détériorent une relation que le Mexique a recherché avec les Etats-Unis, faite de ponts, de dialogue, de rapprochement, de recherche de solutions à des problèmes communs, a-t-il déclaré.

J’ai l’impression (que de telles déclarations) proviennent d’une méconnaissance du Mexique (…) et de l’importante contribution de millions de Mexicains qui ont décidé de rechercher une opportunité de vie dans un autre pays, comme c’est le cas aux Etats-Unis, a-t-il ajouté.

Le président mexicain a malgré tout assuré que son gouvernement chercherait à établir un dialogue constructif avec le futur président des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 07 mars 2016 21h56)

Etudiants disparus au Mexique: la ville d’Iguala bouclée

octobre 7, 2014
 Un membre de la police fédérale mexicaine à Iguala, le 6 octobre 2014.REUTERS/Henry Romero


Un membre de la police fédérale mexicaine à Iguala, le 6 octobre 2014.REUTERS/Henry Romero

Au Mexique, le président Pena Nieto a décidé, lundi 6 octobre, d’envoyer à Iguala la police fédérale et l’armée pour contrôler la sécurité de cette ville de l’Etat de Guerrero où, depuis dix jours, 43 étudiants d’une école normale rurale sont toujours portés disparus. L’une des premières mesures prises par les forces fédérales a été de désarmer la police municipale impliquée dans ces événements.

Avec notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe

L’objectif prioritaire du président Enrique Pena Nieto est de localiser au plus vite la quarantaine d’étudiants disparus, séquestrés par des agents de la police municipale d’Iguala et des membres d’un cartel local de la drogue. Certains « pistoleros » déjà détenus auraient avoué avoir assassiné 17 étudiants.

Ce déploiement de forces fédérales à Iguala vise également à arrêter tous les responsables de ces faits violents qui ont indigné les Mexicains. Surtout depuis la découverte macabre dans des fosses clandestines de 28 corps torturés et calcinés qui pourraient bien être ceux des étudiants disparus.

Si cette hypothèse se confirmait, il s’agirait là de l’un des pires massacres au Mexique depuis le début de la guerre lancée en 2006 contre les narcotrafiquants. Une guerre sourde qui a fait plus de 80 000 morts.

Ces actes de pure barbarie ont obligé le président Pena Nieto à réagir – de manière tardive il est vrai – en envoyant à Iguala la police fédérale, la gendarmerie nationale et l’armée. Car ces événements tragiques risquent de ternir l’image du chef de l’Etat mexicain qui se targue d’avoir fait diminuer la violence au Mexique depuis le début de son mandat.

Rfi.fr

Barack Obama au Mexique pour un sommet nord-amércain

février 19, 2014

TOLUCA (Mexique) – Le président américain Barack Obama est arrivé jeudi au Mexique pour un sommet nord-américain avec ses homologues mexicain et canadien, 20 ans après la signature d’un accord de libre-échange entre les trois pays.

Barack Obama est arrivé vers 12h15 locales (18h15 GMT) à l’aéroport de Toluca, à 70 kilomètres à l’ouest de Mexico.

Il a ensuite été accueilli par le président mexicain Enrique Peña Nieto au Palais gouvernemental de Toluca, où se tiendront les réunions avec le Premier ministre canadien Stephen Harper.

Les discussions entre les trois pays se concluront en fin de journée par une conférence de presse commune.

Plus de 5.000 policiers et militaires ont été mobilisés à Toluca dont les grandes artères sont protégées par des barrières métalliques.

Quelque 800 militants du Parti de la révolution démocratique (PRD), le principal parti de gauche du Mexique ont protesté contre la récente réforme énergétique qui prévoit l’ouverture du capital de la compagnie pétrolière d’Etat Pemex aux capitaux privés.

Halte à la vente du Mexique! ou Trahison de la patrie sont quelques un des slogans inscrits sur les pancartes des manifestants.

Tandis que les questions de la violence liée aux narcotrafiquants avaient dominé l’agenda des précédents sommet, Peña Nieto devrait tenter de concentrer l’attention de ses partenaires sur les questions économiques, alors que des frictions sont apparues récemment au sein de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena).

Le Mexique n’a pas digéré le refus du Canada de mettre fin à l’obligation faite aux Mexicains depuis 2009 d’obtenir un visa pour se rendre au Canada. Lors d’une réunion privée tenue mardi à Mexico, le président mexicain a renouvelé cette demande à M. Harper, de manière à ce que cette mesure soit rapportée dans un proche avenir.

Le gouvernement canadien de son côté presse les États-Unis de prendre enfin une décision concernant le pipeline Keystone XL, un projet controversé qui permettrait de faire parvenir le pétrole américain du Canada vers le Texas, un dossier qui rencontre l’opposition de défenseurs de l’environnement.

Le président mexicain devrait aussi exprimer la frustration du Mexique devant l’échec du projet de vaste réforme migratoire aux États-Unis.

Le président américain avait fait de ce projet une question centrale de son mandat, mais il a vu ses espoirs déçus par les Républicains. Il souhaitait faire passer une loi concernant quelque 11 millions d’immigrants illégaux, dont un grande partie d’origine mexicaine.

Le gouvernement mexicain a aussi exprimé son mécontentement après les révélations d’Edward Snowden, sur l’espionnage pratiquée par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine sur les écoutes des communications des présidents mexicains.

Les conversations entre les trois pays devraient toutefois se concentrer sur la manière d’améliorer les performances d’un bloc commercial qui représente près d’un tiers du PIB mondial.

Un tiers des exportations des États-Unis vont au Canada et au Mexique. Elles représentent quelque 14 millions d’emplois au États-Unis, selon les responsables américains.

Romandie.com avec(©AFP / 19 février 2014 20h35)