Posts Tagged ‘Enseignants’

Madagascar-Éducation: Renvoyez les enseignants incompétents

septembre 15, 2021

Si le niveau de l’éducation ne cesse de se détériorer à Madagascar, c’est aussi et surtout en raison du mode de recrutement de nos enseignants. Pour cause, depuis quelques années, le recrutement de nos enseignants est de moins en moins conditionné par le critère de compétence. Le recrutement des maîtres Fram (Enseignants payés par l’association des parents d’élèves) par le ministère de l’éducation nationale en tant de fonctionnaire en est une bonne illustration. Une mauvaise pratique très utilisée à l’époque de l’ex-ministre Paul Rabary depuis 2014 qui pose un sérieux blocage en ce moment.

La plupart des enseignants Fram n’ont pas du tout reçus de formation spécialisée en enseignement. Ces derniers choisis au hasard par l’association des parents d’élèves ont tout simplement incorporés dans le rang des enseignants par manque d’effectif. Pourtant, ce sont ces enseignants Fram devenus fonctionnaires qui gonflent en ce moment le budget du ministère de l’éducation nationale (MEN). Pire, devenus fonctionnaires, les ex-maîtres Fram ne se soucient plus d’être renvoyés et ne soucient quasiment plus de la qualité de leur travail.

Inversement, c’est que des enseignants sortants des centres de formation pédagogiques comme les Ecoles Normales n’ont pas encore été recrutés à ce jour. Le 6 janvier dernier, des étudiants sortants de l’Ecole normale supérieure (ENS) Ampefiloha ont même tenu une grève pour n’avoir pas été priorisés dans le recrutement de nouveaux enseignants fonctionnaires au MEN.

Les formations dispensées par le ministère de l’éducation, comme ce fut de cas depuis lundi dernier à Manakara au profit d’une vingtaine d’enseignants ne servent quasiment plus à rien pour résoudre le problème de la détérioration de la qualité de l’éducation à Madagascar.

Des solutions plus concrètes doivent ainsi être prises pour éviter le laxisme de certains enseignants et faire intégrer ceux qui sont les plus capables de remplir cette fonction. Le ministère de l’éducation doit mettre à la porte les enseignants incompétents.

Avec La Gazette de la Grande Ile par Ranaivo

Canada: Des programmes pour le recrutement des enseignants francophones en C.-B. voient le jour

mars 4, 2021

Grâce à une aide financière de 6,5 millions $ du ministère des Langues officielles distribuée à divers organismes au cours des deux dernières années, le Bureau des affaires francophones de l’Université Simon Fraser a développé plusieurs stratégies et projets pour former davantage d’enseignants francophones et les retenir en Colombie-Britannique.

Des élèves de 3e année participent à une activité en français en s'amusant avec leur enseignante Francine Masse.

© Jacqueline Landry/Radio-Canada Des élèves de 3e année participent à une activité en français en s’amusant avec leur enseignante Francine Masse.

«L’isolement professionnel est le principal obstacle à la rétention des professeurs francophones formés en Colombie-Britannique,» explique Hélène Lalancette, directrice adjointe au Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) de l’Université Simon Fraser. «Les enseignants francophones se plaignent également de manquer de ressources pédagogiques en français et de ne pas avoir accès à assez de formation continue», dit-elle.

Réseau de soutien professionnel

Pour briser cet isolement, le BAFF a mis en place depuis 2020 un réseau de soutien pour les enseignants francophones de la Colombie-Britannique.

Ce réseau s’adresse autant aux enseignants d’immersion française, de français langue seconde ou de français langue première. «En milieu minoritaire, nous ne sommes pas assez nombreux pour faire des sous-groupes,» précise Mme Lalancette.

Recrutement

Des élèves en immersion française

© Canadian Parents for rench Des élèves en immersion française

Une autre initiative du BAFF est d’aider les commissions scolaires anglophones de la province avec l’embauche d’enseignants de français et tout particulièrement de leur faire mieux connaître leur réalité et leurs spécialités.

«L’enseignement en milieu minoritaire est différent, explique Hélène Lalancette et il ne faut pas seulement des professeurs de français, il faut aussi des professeurs de mathématiques francophones, des bibliothécaires.»

La Faculté d’éducation de l’Université Simon Fraser compte 51 places pour la formation des enseignants en français. Hélène Lalancette travaille activement auprès du ministère provincial de l’Éducation pour que ce nombre augmente grâce au fond de recrutement.

Commission scolaire de Vancouver

À plus petite échelle, la Commission scolaire de Vancouver (VSB) a également ses propres stratégies de recrutement pour remplir ses quelque 240 postes à temps plein d’enseignants d’immersion française et de français langue seconde.

Ce sont surtout des jeunes qui aiment l’aventure ou des personnes qui ont besoin de changement qui déménagent en Colombie-Britannique pour enseigner le français, confie Adrian Keough, directeur à la Commission scolaire de Vancouver. «Nous les aidons à trouver un logement et il y a même des enseignants qui offrent un logement pour les premières semaines ou le premier mois aux nouveaux arrivants», précise-t-il.

Adrian Keogh, directeur de la Vancouver School Board.

© Nora Chabib/Radio-Canada Adrian Keogh, directeur de la Vancouver School Board.

La Commission scolaire offre également un poste permanent à temps plein plutôt que de la suppléance sur appel à certains candidats pour leur assurer une stabilité de salaire et des avantages sociaux. Ceux-ci sont donc déjà sur place lorsqu’un emploi permanent se libère.

Du côté du Syndicat des enseignants de la Colombie-Britannique, aucun changement n’a été remarqué depuis que le financement d’Ottawa a été alloué, selon Stéphane Bélanger.

L’important selon lui, est surtout la rétention. «C’est là qu’il faudrait mettre le plus d’énergie. Ça passe par de meilleures conditions de travail par exemple», dit-il.

Il confirme qu’il y a une pénurie d’enseignants, aggravée par la pandémie. La liste des postes à pourvoir au Conseil scolaire francophone par exemple est longue, et certains sont en ligne depuis septembre, déclare Stéphane Bélanger.

Avec Radio-Canada par Dominique Lévesque 

RDC/Ecoles conventionnées catholiques : tout enseignant du degré primaire doit désormais être catholique pratiquant

octobre 5, 2020

Les élèves d’une école primaire catholique /DR

La décision, qui prend déjà effet au cours de l’année scolaire 2020-2021, a été annoncée par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, au cours d’une homélie prononcée le dimanche dernier, à huit jours de la rentrée des classes pour l’année indiquée.

La décision du Cardinal Fridolin Ambongo de n’accepter désormais comme enseignant du degré primaire dans les écoles catholiques que les chrétiens de cette confession religieuse, a été annoncée, le 4 octobre, dans son homélie, à l’issue de l’inauguration et de l’installation du nouveau doyenné Saint Eugène de l’archidiocèse de Kinshasa à Maluku. Selon le site Sosoyamboka.info, cette décision entre en vigueur en cette année scolaire 2020-2021. « L’enseignant de l’école primaire dans les écoles conventionnées catholiques sera, sans autre forme de procès, un fidèle catholique », a dit l’archevêque métropolitain.

Le Cardinal Fridolin Ambongo, précise la source, a invité les curés et coordonnateurs des écoles conventionnées catholiques de la République démocratique du Congo au strict respect des valeurs catholiques et à l’observance des valeurs de l’Eglise par tous les prêtres et fidèles. « A l’école primaire, tout enseignant doit être un catholique pratiquant, car la catéchèse figure dans le programme scolaire dans toutes nos écoles. On ne peut pas accepter qu’un enseignant non catholique vienne dispenser la catéchèse aux élèves, d’autant plus qu’il n’a aucune notion sur les valeurs de l’Eglise », a soutenu le Cardinal. Fridolin Ambongo a, par ailleurs, menacé des sanctions, tous curés et coordonnateurs qui n’appliqueront pas cette nouvelle décision. Si je rencontre un tel cas, a-t-il clairement indiqué, c’est le curé et le coordonnateur à qui je demanderai des comptes. « Je ne m’en prendrais pas à l’enseignant. On ne badine pas avec les valeurs catholiques », a-t-il insisté.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Canada/Québec: Des enseignants deviennent livreurs par solidarité

mars 25, 2020
Les enseignants Maxime Giroux et Geoffrey Jouvin ont décidé de faire leur part pour aider leur communauté.
© FRANÇOIS GERVAIS Les enseignants Maxime Giroux et Geoffrey Jouvin ont décidé de faire leur part pour aider leur communauté.
TROIS-RIVIÈRES — Qui peut imaginer des profs se tourner les pouces? Et ce n’est pas un virus qui va mettre un frein au torrent d’idées qui déferle dans leur tête. C’est ainsi que deux enseignants de l’Académie les Estacades, Geoffrey Jouvin et Maxime Giroux, ont eu l’idée de meubler leur temps libre en aidant les autres. Les voilà transformés en livreurs d’épicerie et toute une armée d’enseignants bénévoles s’ajoute à leur suite.

«On est un regroupement d’enseignants. On a décidé d’offrir le service de livraison d’épicerie, mais aussi de courses en général comme la pharmacie et autres», raconte M. Giroux.

Bien sûr, ce service est offert aux personnes âgées, mais leur clientèle ne s’arrête pas là. «On essaie de ratisser le plus large possible», précise M. Giroux. Ainsi, les employés des services essentiels comme le personnel médical sont aussi invités à faire appel à leur service, question de se reposer entre deux quarts de travail plutôt que de courir à l’épicerie. Les familles qui ne sont pas à l’aise de traîner des enfants en bas âge aux quatre coins de la ville sont aussi ciblées. Et bien sûr, il y a aussi les personnes à la santé précaire qui sont plus à risque de souffrir de complications si elles sont infectées par le coronavirus. Par exemple, mardi, ils ont desservi une personne dans le trentaine qui souffre de diabète et de problèmes respiratoires.

Ces enseignants en congé forcé depuis la fermeture des écoles se demandaient comment donner un coup de pouce à leur communauté. «De notre côté, on envoie des ressources pédagogiques aux élèves, on est disponible pour répondre aux questions des parents, mais on cherchait un autre moyen d’aider, pas seulement les jeunes, mais les parents aussi et les différentes sphères de la société. On s’est dit: pourquoi pas? En quarantaine, la seule sortie nécessaire, c’est l’épicerie. Si on peut sauver cette exposition aux gens, on s’est dit qu’on pourrait le faire.»

Ils ont lancé leur projet, lundi. Déjà tôt mardi matin, ils avaient reçu une dizaine d’appels et plusieurs enseignants levaient la main pour s’impliquer. Si MM. Giroux et Jouvin desservent Trois-Rivières et les environs, un bon nombre de bénévoles se trouvent à Shawinigan.

«Nos équipes sont prêtes à aller sur le terrain. Beaucoup de monde veut se joindre à la cause», souligne M. Giroux.

Les gens qui ont besoin d’un tel service sont invités à les contacter sur leur page Facebook (Profs – Livraison), par courriel (Proflivraison@gmail.com) ou par téléphone (819-384-5263). Le service est gratuit. Les gens peuvent payer leurs courses par argent comptant mais aussi par virement interac ou par carte de crédit.

Ces enseignants invitent les citoyens à se serrer les coudes en s’impliquant. «On veut passer le message aux gens qu’ils n’ont pas besoin de faire partie d’un regroupement pour aider. Les gens qui trouvent le temps long pendant la quarantaine peuvent aussi rendre service et donner un coup de pouce à des personnes qui devraient moins s’exposer à l’extérieur. On les encourage à le faire.»

Avec Le Nouvelliste par Marie-Eve Lafontaine

Congo : trois journées « université morte » à Brazzaville

avril 13, 2017

Sur le campus de l’Université Marien Ngouabi en mars 2008. © Vincent Fournier pour JA

Enseignants et agents de l’Université publique du Congo à Brazzaville observent depuis mercredi et jusqu’à vendredi, trois journées « université morte » pour essayer de faire entendre leurs revendications salariales, a-t-on appris dans un communiqué publié par leur intersyndicale.

« Le collège intersyndical décide de l’observation de trois journées université morte les 12, 13 et 14 avril pour marquer l’indignation de la communauté universitaire face au traitement dont elle est l’objet de la part de la tutelle », indique la déclaration des syndicats d’enseignants et d’agents publiée mardi 11 avril et relayée par l’AFP.

Parmi les points de contestation, les syndicats dénoncent notamment le décalage des dates de paiement des salaires des agents de l’université par rapport à celles des employés de la fonction publique et le retard dans l’exécution du budget de fonctionnement de l’Université, qui s’élève officiellement à 900 millions de francs CFA (plus d’1,3 million d’euros) par trimestre.

Heures supplémentaires

Par ailleurs, le personnel enseignant réclame le paiement des heures supplémentaires − au-delà des heures statutaires de cours − ainsi que celles effectuées pendant la surveillance des examens par  le personnel non-enseignant.

Aucun cours n’a été dispensé et les administrations de l’université sont restées également fermées mercredi à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, la seule université publique du Congo, fondée en 1971. L’an dernier déjà, l’établissement avait connu un long épisode de grève, pour les mêmes motifs.

Jeuneafrique.com

Niger : 7 millions d’euros payés par an à des enseignants « fictifs »

avril 9, 2017

Des élèves en salle de classe dans une école primaire de Zinder, le 1er juin 2012 au Niger. © AFP

L’Etat nigérien verse chaque année plus de 4,789 milliards de FCFA (environ 7,3 millions d’euros) à quelque 3.000 enseignants dont les autorités ne retrouvent pas la trace, a révélé samedi le ministre nigérien de l’Education.

« Par an, du fait des enseignants qu’on n’arrive pas à retrouver sur les listes, l’Etat perd 4.789.200.000 FCFA », a affirmé le ministre nigérien de l’Education, Daouda Mamadou Marthé devant les députés.

Ces enseignants sont composés de « contractuels » qui « n’existent pas du tout sur les listes officielles d’émargement », a expliqué le ministre. Il exposait aux parlementaires les résultats d’une enquête menée en 2016 par la Haute autorité de lutte contre la corruption et infractions assimilées (Halcia-organe gouvernemental).

L’enquête a été menée « école par école » par des gendarmes et des civils, selon la Halcia.

Les agents « contractuels » représentent environ « 80% » du corps des enseignants du pays. Faute de budgets conséquents pour recruter des enseignants titulaires, les autorités font appel depuis une dizaine d’années à des « contractuels », souvent sans aucune formation, pour dispenser des cours dans le primaire, le secondaire et dans les écoles professionnelles.

A titre de rémunération, un « contractuel » reçoit « un pécule mensuel de 75.000 à 100.000 FCFA » (114 à 152 euros), d’après la Halcia.

Jeuneafrique.com avec AFP

Togo : les raisons du malaise des enseignants

décembre 14, 2016

Manifestation d’élèves en avril 2013 à Lomé, au Togo. © Erick Kaglan/AP/SIPA

Depuis deux semaines, l’enseignement primaire et secondaire au Togo ploie sous le coup d’une série de grèves. Faute d’un accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants le 8 décembre dernier, une nouvelle grève de 72 heures est observée depuis ce mercredi.

Se dirige-t-on au Togo vers une année scolaire similaire à celle de 2013 ? La question mérite d’être posée. Des syndicats réclament de meilleures conditions de vie pour les enseignants.

Parmi eux, le syndicat national des professeurs de l’enseignement technique du Togo (Synpett), le Syndicat national des enseignants de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (SNEETFP), le Syndicat des enseignants du secondaire du Togo (Sesto) et le Syndicat des enseignants du préscolaire et du primaire du Togo (Seppto).

Pour eux, l’année scolaire 2016-2017 semble mal partie. Des débordements sont constatés dans certains établissements en différentes régions. À Dapaong au nord du pays, des élèves sans enseignants se sont, début décembre, organisés en petit groupe pour « déloger leurs camarades des établissements privés ». Beaucoup voient là le spectre de 2013 :  deux élèves avaient trouvés la mort dans des manifestations violentes.

La question des primes

Avant la rentrée scolaire du 17 octobre, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Réforme administrative avait alors rencontré les syndicats, qui avaient exposé leurs revendications. Insatisfaits, ces derniers ont maintenu leur mouvement. Depuis août, ils exigent l’octroi de différentes primes mensuelles.

Il s’agit de l’octroi de l’indemnité de logement pour le personnel de l’éducation. Les enseignants réclament aussi une prime de travail de nuit et une prime de salissure, à intégrer au budget 2017.

« Nous attendons également l’adoption du statut particulier de l’enseignant. Nous devions avoir gain de cause en mars dernier », fait savoir Atsou Atcha, coordinateur du syndicat de l’enseignement technique, pour qui le gouvernement devra aussi résoudre « le problème de la Caisse nationale de sécurité sociale et le dossier des normaliens ».

Le gouvernement dit de son côté « comprendre » l’importance et la légitimité des demandes mais soulève l’existence « d’autres priorités ».

Des affectations « punitives »

Conformément au statut général de la fonction publique, les syndicats exigent le rattachement des enseignants auxiliaires dans le corps des fonctionnaires de  l’enseignement.  Si la plupart des enseignants ont déjà basculé dans la fonction publique, les syndicats évoquent le cas de « certains camarades » pour qui cela n’est pas le cas.

« C’est un point sur lequel nous avons longuement discuté avec les ministres », insiste Atsou Atcha. Le gouvernement a pour le moment rassuré les syndicats sur sa volonté de trouver une solution à « cette préoccupation ». Mais aucun calendrier n’est pour l’heure proposé.

Les partenaires sociaux dénoncent également « les affectations punitives » constatées depuis le début de leur mouvement. Pour Assih Abalo-Essé, du syndicat de l’enseignement général, les affectations récentes des représentants d’enseignants et de délégués syndicaux doivent être « annulées ».

Face aux explications du gouvernement, selon lesquelles « tout fonctionnaire est appelé à servir son pays partout où le besoin se fait sentir », les syndicats dénoncent « une fuite en avant ». Les centrales s’insurgent également contre les lettres d’explication exigées par certains chefs d’établissements et les menaces qu’ils subissent dans l’exercice de leur droit de grève.

Des élèves dans la rue

Conséquence directe de ces mots d’ordre répétitifs de grèves : dans les établissements scolaires, les cours se dispensent de manière irrégulière. Les enseignants brandissent également une autre menace. Celle de ne pas revenir sur les cours qui devaient être donnés durant la période de grève. Une méthode dénoncée par les autorités qui considèrent qu’elle est de nature à « instrumentaliser les élèves » en les poussant dans la rue.

De fait, les élèves des établissements de l’enseignement public impactés par la situation vont déloger leurs camarades de l’enseignement privé.

Une crainte qui s’est déjà réalisée, selon Augustin Noukafou, journaliste à Lomé. « La semaine dernière, le collège Saint Joseph a connu des scènes d’une violence inouïe lorsque certains élèves venus d’autres établissements sont allés sortir à coup de pierres leurs camarades qui suivaient paisiblement leurs cours », témoigne-il.

Les revendications des enseignants font également élever des voix dans la classe politique. L’ANC, principal parti de l’opposition, s’est dit « vivement préoccupé par cette situation qui pénalise les élèves et contribue à dégrader davantage le niveau de l’enseignement » du pays. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de trouver dans les meilleurs délais des solutions aux revendications à travers le dialogue, qui se poursuit en ce moment même.

Jeuneafrique.com par Edmond D’Almeida

Ouganda: Fermeture de la célèbre Université de Makerere

novembre 4, 2016

La plus ancienne et plus prestigieuse université de l’Ouganda, l’une des plus performantes de l’Afrique australe, en dehors des universités sud-africaines, l’Université Makerere, a été fermée, mardi, 1er novembre, en raison d’une manifestation d’étudiants suite à la décision du personnel enseignant de poursuivre son sit-in.

Pour se donner du temps de résoudre ce problème, le président ougandais, Yoweri Museveni, n’a trouvé mieux que d’ordonner la fermeture immédiate de l’université, pour répondre à la colère des enseignants, créant, encore plus, la colère des étudiants.

« J’ai ordonné ce soir la fermeture immédiate de l’Université de Makerere jusqu’à nouvel ordre, pour garantir la sécurité des personnes et des biens », a déclaré le président, Yoweri Museveni, dans une lettre adressée aux médias.

A l’origine de cette décision, des escarmouches mobiles avaient opposé la police et les étudiants, dans la matinée, forçant, peut-être, la décision du président de la République. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les étudiants en colère.

Fait légitime : les étudiants réclament la reprise des cours, mais, leurs professeurs ont décidé de ne pas reprendre leur enseignement jusqu’à ce que leurs arriérés de rémunération ( de plusieurs mois) leur soient versés. Il ne s’agit pas de salaires qui n’ont connu aucune augmentation depuis plusieurs années. Ce sont, plutôt, des primes qui accusent neuf mois de retard.

L’Université est marquée, depuis quelque temps, par une série de manifestations d’étudiants qui protestent contre l’absence des professeurs. Ces derniers sèchent les cours pour réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire par l’administration.

Ce qui est pathétique, c’est le « guérillero » (Yoweri Museveni), qui au lieu de trouver des solutions pour ce problème d’impayés, préfère, tout simplement, fermer l’université, et mettre 38.000 étudiants au chômage. Le campus fermé (notre photo), il est, particulièrement, pénible pour les étudiants qui ne connaissent personne dans Kampala de pouvoir faire face à cette situation. Il y en a des milliers dans ce cas, qui viennent des campagnes. C’est à se demander si le « guérillero » peut avoir une telle réaction à l’égard des militaires et des policiers qui l’aident à tenir son régime en réprimant les mouvements de révolte et de contestation ?

Afriqueeducation.com

Congo-Brazza : étudiants et enseignants de l’Université Marien Ngouabi en grève depuis près d’un mois

septembre 29, 2016

Les étudiants, enseignants et autres agents de l’Université Marien Ngouabi, unique établissement d’enseignement supérieur public au Congo, font grève depuis près d’un mois pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de travail. Leurs syndicats ont indiqué mercredi qu’ils comptaient maintenir leur mouvement.

« Nous ne pouvons pas lever la grève sans contrepartie. Elle est maintenue jusqu’au règlement complet de notre situation », a déclaré à l’AFP Didier Ngalebaye, secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants du supérieur. Il déplore le fait que l’État congolais n’a pas versé une subvention pour le deuxième trimestre 2016, qui s’élève à 900 millions de francs CFA, c’est-à-dire à plus de 1,3 million d’euros.

Paiement des bourses 

La grève a été déclenchée conjointement par le collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi et le Mouvement des étudiants du Congo (MEC), le 3 septembre, date qui devait marquer la rentrée 2016-2017. Ce mouvement social paralyse les onze établissements de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville. »Nous réclamons le paiement de deux trimestres de bourses. Nous ne reprendrons pas le chemin de l’université tant que cette bourse ne sera pas versée », a dit à l’AFP un responsable du MEC qui a requis l’anonymat.

Difficultés économiques 

Les autorités congolaises affirment que le pays vit une situation socio-économique difficile due à la baisse du prix du pétrole, une ressource dont le Congo est le quatrième producteur en Afrique subsaharienne. »Ce n’est un secret pour personne, notre principale ressource est aujourd’hui vendue à peu près à la moitié du prix auquel elle l’était il y a deux ans », a expliqué mercredi à la presse Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de l’Enseignement supérieur. « Cela modifie forcément nos engagements, nos équilibres et constitue une difficulté claire ». Les exportations du pétrole représentent en effet plus de 70% des recettes de l’État congolais.

Par Jeune Afrique avec AFP

Suisse: L’école manque d’enseignants diplômés

juin 12, 2016

Les directeurs d’école peinent à engager des enseignants diplômés. Aucune région de Suisse n’est épargnée.

Pour la rentrée prochaine, seuls 9% des directeurs romands et tessinois ont pu engager des enseignants diplômés, dont la formation correspond au profil des postes, a dit à l’ats Christian Berdoz, directeur de la Claceso, revenant sur une information publiée dans Le Matin Dimanche.

Dans 7% des cas, le profil ne correspondait pas aux exigences. En Suisse alémanique, la pénurie semble moins marquée: 17% des directeurs ont trouvé des profs avec le bon CV.

C’est ce que révèle un sondage réalisé par la Conférence latine des chefs d’établissement de la scolarité obligatoire (Claceso) et le Verband Schulleiter Schweiz auprès de 1141 directeurs.

Les directeurs trouvent des enseignants pour les postes proposés, mais ils sont parfois obligés d’engager des personnes au profil moins qualifié que souhaité, stagiaires ou étudiants, souligne la Claceso. Toutefois, la majorité des engagements réalisés répondent aux exigences qualitatives de l’école.

Pénurie
En Suisse romande, un directeur sur deux (56%) a indiqué avoir des difficultés à engager des maîtres chargés de l’enseignement inclusif ou spécialisé. En Suisse alémanique, deux tiers des directeurs (63%) sont dans la même situation.

Et 21% n’arrivent pas à pourvoir ces postes, contre seulement 4% en Suisse romande. Chez les Romands, la pénurie est aussi forte pour l’enseignement de l’allemand, précise Christian Berdoz.

Profession dévalorisée
Le métier n’a plus la cote, a relevé Georges Pasquier, président du syndicat des enseignants romands (SER). « Les profs de la génération du baby boom partent à la retraite. On devrait donc en former davantage, mais au même moment, les collectivités publiques coupent dans les budgets. »

Regroupement des classes, suppressions de mesures de soutien destinées à l’intégration des élèves à besoins particuliers, report de rénovations des infrastructures: ces mesures d’économies détériorent les conditions de travail du corps enseignant, avance la Claceso.

Sans oublier que le salaire varie d’un canton à l’autre. Pour rendre la profession plus attractive, il faudrait harmoniser les grilles salariales.

Georges Pasquier met aussi le doigt sur la qualité de la formation. Il déplore une formation limitée à trois ans pour les enseignants du niveau primaire.

Romandie.com