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Sénégal : Hissène Habré enterré en l’absence de représentants officiels

août 27, 2021
Lors de l’enterrement de Hissène Habré à Dakar, le 26 août 2021.

L’ancien président tchadien a été inhumé le 26 août au cimetière musulman de Yoff, sans qu’aucun hommage officiel ne lui soit rendu, ni à Dakar ni à N’Djamena, mais en présence de ses proches et de nombreux sympathisants.

Sous le soleil de plomb de l’hivernage, ainsi que l’on nomme l’été sénégalais, Hissène Habré a été inhumé au cimetière musulman de Yoff, le 26 août. L’histoire retiendra que l’ancien président tchadien, mort le 24 août à l’hôpital principal de Dakar, y a rejoint la dépouille mortelle du premier chef de l’État camerounais, Ahmadou Ahidjo, décédé en terre sénégalaise en 1989, quelques mois seulement avant que Habré n’y pose en catastrophe ses valises d’exilé chassé par un putsch.

Aucun hommage officiel

À l’aéroport de Yoff, Habré était arrivé avec un avion vite restitué par le Sénégal au Tchad. Il a fini son périple en terre sénégalaise après quelques années judiciairement tumultueuses et sans jamais avoir reconnu la légitimité d’une justice qui l’avait reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et condamné à la prison à vie.

Habré a été accompagné en sa dernière demeure par ses proches parents et des sympathisants. Dans un cercueil en bois luisant, il a été mis en terre à 15 h 41 sans qu’aucun hommage officiel ne lui soit rendu, ni au Sénégal ni au Tchad.

La prière mortuaire avait auparavant été dirigée par l’imam Thierno Mountaga Amadou Bachir Tall à la mosquée omarienne (une branche de la Tijaniyya, confrérie soufie), qui fait face à la mer sur la corniche dakaroise, à hauteur du quartier de la Médina. En treillis noirs et brassards orange, la police a géré les nombreux journalistes et les quelque 200 personnes qui s’étaient réunies au sortir de la prière de Tisbaar pour rendre un dernier hommage à l’ancien président.

Maître de cérémonie

Parmi les VIP reconnus derrière leur masque anti-Covid, un ancien ministre de la Culture sous la présidence d’Abdoulaye Wade, Amadou Tidiane Wone. C’est lui qui a tenu le rôle de maître de cérémonie, donnant de la voix pour organiser le regroupement, demandant aux uns et aux autres le respect des mesures barrières imposées par cette pandémie qui aura eu raison de Hissène Habré – les premiers coups lui ayant été donnés par « notre acceptation de son arrestation, en 2013, dans son pays d’accueil, chez nous au Sénégal, pays de la Teranga », lâche, acerbe, l’une des personnes présentes.

HISSÈNE HABRÉ A ÉTÉ « VICTIME D’UNE GRANDE ESCROQUERIE », SYNONYME DE « MACHINATION »

L’on distingue également dans l’assemblée l’ancien Premier ministre de Macky Sall devenu opposant, Abdoul Mbaye. Dans une autre vie, il fut le banquier d’un Hissène Habré fraîchement débarqué au Sénégal avec plusieurs milliards de F CFA en espèces. Boubou, cape blanche à parements jaunes, lunettes noires et cane de cérémonie, le « Jaraaf » Youssou Ndoye, grand dignitaire des Lébous, est lui aussi présent. C’est dans leur quartier de Ouakam qu’Habré avait élu l’un de ses deux domiciles, devenant un « fils apprécié » de cette communauté.

Avocat emblématique d’Hissène Habré lors de son procès devant les Chambres africaines extraordinaires, le Sénégalais Amadou Ciré Clédor Ly, reconnaissable à sa haute coiffure en bataille et à sa barbe hirsute, qu’il a poivre et sel, a fait le déplacement. Dans une ultime plaidoirie, on l’entend dénoncer, dans cet espace de prière, le sort qui a été réservé à son client, dont le régime a été tenu pour responsable de la mort de près de 40 000 personnes entre 1982 et 1990. Hissène Habré a été, selon Amadou Ciré Clédor Ly, « victime d’une grande escroquerie », synonyme de « machination » et véritable « condamnation à mort ».

Ultime oraison

Aucun officiel sénégalais n’est en revanche présent, à moins de considérer comme un représentant de l’État le directeur général du quotidien gouvernemental Le Soleil. « Il y a vingt ans, j’avais été présenté à lui, raconte Yakham Mbaye. Depuis, nous échangions souvent. Je retiens de lui un grand patriote, un homme qui considérait l’Afrique comme un seul et unique pays. Et d’ailleurs, je pense que pour lui, un enterrement au Tchad ou au Sénégal ne faisait pas une grande différence ».

Le corbillard noir précédé d’un motard de la police arrive au cimetière, suivi du cortège composé de voitures mais surtout de scooters et de motos Jakarta chevauchés par des Tchadiens enturbannés. La foule se dirige vers l’espace fraîchement défriché, un quadrilatère assez grand pour devenir un caveau familial : ce sera la dernière demeure de Hissène Habré.

AUCUNE DES DEUX FEMMES DE HABRÉ N’A ÉTÉ APERÇUE, PAS MÊME À L’EXTÉRIEUR DU CIMETIÈRE

En ultime oraison, devant les portes du cimetière de Yoff, l’un de ses fils prend la parole. Hamid Hissène Habré se présente comme un « ingénieur qui travaille en France et est né à Dakar ». « Aujourd’hui, devant la dépouille de mon père, je m’incline respectueusement, le cœur douloureux », lance-t-il, ajoutant que Habré a été pour lui « un père aimant ». « Notre devoir, c’est de le réhabiliter et de lui rendre justice », conclut-il. Il sera le seul à avoir pris la parole, ce jeudi 26 août, au nom de la famille. Aucune des deux femmes de Habré n’a été aperçue, pas même à l’extérieur du cimetière.

Hissène Habré avait bénéficié, le 7 avril 2020, d’une autorisation de sortie de prison de 60 jours lors de la « première vague » de Covid-19. Il avait ensuite dû regagner sa cellule au début du mois de juin suivant. Sa famille et ses avocats avaient formulé une demande similaire en avril dernier, mais la justice sénégalaise avait cette fois refusé. L’ancien chef de guerre toubou n’a pas survécu à la dernière offensive du Covid. Entend-il, dans la paix de la mort, les voix de ses anciennes victimes et de leurs familles qui, ces dernières années, n’ont eu de cesse de réclamer les indemnisations que les juges l’avaient condamné à leur verser ?

Avec Jeune Afrique par Ousseynou Nar Guèye

France: La famille refuse d’enterrer Parfait Kolelas sans les vrais résultats de l’autopsie

avril 21, 2021

La famille de Parfait Kolelas ne comprend toujours pas les raisons qui empêchent le tribunal de Bobigny de leur transmettre les vrais résultats de l’autopsie transmis par le médecin légiste. Le même tribunal sans doute sous in9luence du Quai d’Orsay refuse qu’un contre autopsie sollicitée par la famille ne soit faite. Eu égard à toutes ces entraves politiciennes, les enfants et la famille de l’opposant Congolais ont décidé de ne pas procéder à l’inhumation.

Le décès de l’opposant Congolais Guy Brice Parfait Kolelas, continue d’être au cœur d’un conflit entre Mpila, une partie de la famille à Brazzaville, le Quai d’Orsay et ses enfants, sa femme et sa famille de France. La famille de France continue d’opposer son refus à ses obsèques sans qu’une contre autopsie ne soit réalisée.

A Sa mort sur le territoire français, le tribunal de Bobigny avait ouvert une enquête et demandé qu’un autopsie soit réalisée sur le cadavre. Les résultats ont été transmis au tribunal par le médecin légiste et ces derniers ont été truqués selon la famille parisienne du défunt. Officiellement, le tribunal a parlé d’une mort par Covid-19, alors que ce rapport a fait l’objet d’un dénie de la part du médecin.

En réunion avec la famille, quelques opposants de la diaspora ont convenu d’accentuer la pression sur les autorités françaises afin que toute la lumière soit faite sur les causes réelles du décès de l’opposant Congolais.

La famille, soutenue par quelques députés français et l’opposition congolaise, reste convaincue d’une mort par empoisonnement et non par Covid. Elle est confortée sur le refus catégorique du tribunal de Bobigny d’autoriser une contre autopsie.

Le dimanche prochain, la famille et enfants Kolelas tiendront une réunion avec les députés français pour pousser la France à leur faciliter la tâche. Le Quai d’Orsay, en complicité avec Mpila serait à la manœuvre pour étouffer les circonstances de la mort de l’opposant Congolais.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Le Myanmar pleure ses morts, des soldats tirent lors d’un enterrement

mars 28, 2021

Les forces de sécurité du Myanmar ont tiré dimanche à Bagon, près de Rangoon, lors de l’enterrement de l’un des manifestants tués samedi, lors de la journée la plus sanglante depuis le coup d’État du 1er février.

Des camions de police stationnés dans la rue à Bagon, près de Rangoon.

© SOPA Images/Getty Images Des camions de police stationnés dans la rue à Bagon, près de Rangoon.

Des témoins cités par Reuters ne font état d’aucune victime lors cet événement.

« Alors que nous chantions le chant de la révolution pour [la victime], les forces de sécurité sont arrivées et nous ont tiré dessus », a raconté Aye, qui assistait à l’enterrement de Thae Maung Maung, un étudiant de 20 ans abattu samedi.

« Les gens, y compris nous, se sont enfuis lorsqu’ils ont ouvert le feu », a-t-elle ajouté.

Mais deux personnes ont été tuées lors d’incidents distincts ailleurs dans le pays, ont indiqué d’autres témoins et des médias. Une personne a été tuée lorsque l’armée a ouvert le feu dans la nuit sur un groupe de manifestants près de Naypyidaw, selon Myanmar Now.

Les Birmans devaient revenir à nouveau dans la rue dimanche pour réclamer le retour à la démocratie et de nombreuses funérailles devaient avoir lieu à travers le pays.Des secouristes et des médecins s'occupent d'un manifestant qui a été blessé par balle à Rangoon lors de la journée la plus sanglante depuis le coup d'État du 1er février.

© /Getty Images Des secouristes et des médecins s’occupent d’un manifestant qui a été blessé par balle à Rangoon lors de la journée la plus sanglante depuis le coup d’État du 1er février.

Samedi, des soldats et des policiers ont tué plus d’une centaine de personnes, dont des enfants, lors de manifestations contre la junte.

Des médias ont indiqué que le nombre de morts a atteint 114 pour la seule journée de samedi tandis que l’ONU a avancé un bilan de 107 morts. Il s’agit de la journée la plus meurtrière depuis le coup d’État. Le nombre de civils tués depuis le 1er février serait de plus de 440.

La violence a éclaté dans tout le pays, l’armée utilisant des balles réelles dans plus de 40 cantons de neuf régions, y compris à Rangoon, la plus grande ville du pays, selon l’Association pour l’assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

«Les forces de la junte ont tiré à l’arme automatique sur les zones résidentielles, tuant de nombreux civils, dont six enfants entre dix et seize ans», a déclaré l’AAPP. «Le fait que le régime militaire illégitime vise les enfants est un acte d’inhumanité grave».

Un homme se tient derrière une barricade lors d'une manifestation, à Rangoon le 27 mars 2021.

© /Reuters Un homme se tient derrière une barricade lors d’une manifestation, à Rangoon le 27 mars 2021.

Des chefs militaires condamnent le Myanmar

Le chef d’état-major du Canada par intérim Wayne Eyre a publié samedi soir une déclaration signée par les chefs de la défense des États-Unis, de l’Australie, du Danemark, de l’Allemagne, de la Grèce, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, de Corée du sud et du Royaume-Uni. Tous y condamnent la violence des forces armées du Myanmar contre ses citoyens.

Le projet de déclaration ne condamne pas explicitement le coup d’État du 1er février, qui a renversé le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, mais il affirme qu’«une armée professionnelle doit obéir à des normes de conduite internationales et doit protéger, et non blesser, la population qu’elle sert».

Le général Min Aung Hlaing a défendu le coup d'État du 1er février,dénonçant des irrégularités lors des élections de novembre.

© STRINGER/Reuters Le général Min Aung Hlaing a défendu le coup d’État du 1er février,dénonçant des irrégularités lors des élections de novembre.

Les chefs militaires des douze pays exhortent les forces armées du Myanmar «à cesser la violence et à s’efforcer de rétablir auprès du peuple du Myanmar le respect et la crédibilité qu’elles ont perdue par leurs actions».

Auparavant, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné «dans les termes les plus forts» cette «tuerie».

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est dit «horrifié» par la «terreur» que font régner les militaires birmans. Son homologue britannique Dominic Raab a estimé que la junte avait franchi un «nouveau palier» dans la répression.

Plus de 100 personnes auraient été tuées lors des manifestations de samedi selon une ONG.

© STRINGER/Reuters Plus de 100 personnes auraient été tuées lors des manifestations de samedi selon une ONG.

Dans la soirée de samedi, au concours de beauté Miss Grand International à Bangkok, la candidate birmane, Han Lay, a plaidé pour la paix.

«Je suis profondément désolée pour toutes les personnes qui ont perdu la vie dans la rue», a-t-elle déclaré en larmes, dans un discours émouvant. «S’il vous plaît, aidez le Myanmar, nous avons besoin de votre secours international dès maintenant».

Avec CBC/Radio-Canada

Une dissidente pakistanaise morte au Canada est enterrée chez elle

janvier 25, 2021

QUETTA, Italie — Une dissidente et militante pakistanaise des droits de la personne morte en exil au Canada le mois dernier a été enterrée chez elle, dans le sud-ouest du Baloutchistan, sous haute sécurité, ont indiqué des militants lundi.

© Fournis par La Presse Canadienne

Seule la famille immédiate de Karima Baloch a pu assister à ses funérailles dimanche, dans le village de Tump.

Les partisans de la femme de 37 ans affirment que les forces pakistanaises avaient bouclé le village pour les empêcher de prendre part à la cérémonie. Ses restes étaient arrivés au Pakistan depuis le Canada plus tôt pendant la journée.

Le corps de Mme Baloch avait été retrouvé au centre-ville de Toronto le 22 décembre, près des rives du lac Ontario, quelques heures après qu’elle eût été portée disparue. Il s’agissait d’un endroit qu’elle connaissait bien et qu’elle appréciait. La police ne considère pas qu’il s’agisse d’une mort suspecte, même si ses partisans prétendent qu’elle a été assassinée.

Mme Baloch dénonçait fréquemment et fortement les agences secrètes pakistanaises qui kidnapperaient des militants au Baloutchistan et ailleurs. Elle avait obtenu l’asile au Canada en 2016. Sa mort a éveillé les soupçons des militants des droits de la personne, qui ont condamné lundi la décision des autorités d’organiser ses funérailles en secret.

«Il est dégoûtant de voir comment le corps de Karima Baloch a été traité», a dit le parlementaire Mohsin Dawar, qui lui aussi compte parmi les détracteurs des agences pakistanaises.

«On comprend facilement comment ça va accentuer les divisions et alimenter le séparatisme, a-t-il dit sur Twitter. Est-ce que c’est ça la stratégie pour gérer l’insurrection baloutche, de saupoudrer du sel sur les blessures baloutches?»

Le gouvernement n’a pas immédiatement commenté, mais une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montre des soldats qui refoulent plusieurs personnes qui disent vouloir rendre un dernier hommage à Mme Baloch.

Irrité par la situation, un groupe nationaliste baloutche — le Comité de solidarité baloutche — a lancé un appel à une grève générale à travers le Baloutchistan lundi. Le groupe a affirmé par voie de communiqué que des soldats pakistanais se sont emparés du cercueil de Mme Baloch dès son arrivée du Canada et qu’ils ont empêché ses partisans d’organiser ses funérailles à Karachi, transférant plutôt sa dépouille vers son village natal.

Plus tard dimanche, des centaines de militants baloutches se sont rassemblés à Karachi pour dénoncer la décision du gouvernement de ne pas permettre la tenue de ses funérailles dans la ville.

Ils ont scandé des slogans antigouvernementaux et demandé justice pour Mme Baloch, qui était selon eux «une voix du peuple baloutche» qui a été «réduite au silence». Les militants maintiennent qu’elle n’est pas morte de causes naturelles, mais ils n’ont fourni aucune preuve à l’effet contraire.

Le Baloutchistan est le théâtre depuis plusieurs années d’une insurrection de faible intensité par de petits groupes séparatistes et nationalistes qui se disent victimes de discrimination et réclament un partage plus équitable des ressources et de la richesse de leur province.

Certains groupes militants attaquent parfois des soldats au Baloutchistan, ce qui mène à des rafles de la part des forces de sécurité. Les militants des droits de la personne dénoncent fréquemment des détentions illégales. Ceux qui sont arrêtés sont souvent emprisonnés sans jamais comparaître devant un tribunal.

– Par Abdul Sattar, The Associated Press avec La Presse Canadienne

Congo: image d’enterrement ce jeudi 25 juin du journaliste MFUMU FYLLA au centre ville de Brazzaville

juin 25, 2020

Décédé de Covid-19, le 24 juin, Mfumu Fylla Saint-Eudes a été enterré ce jeudi 25 juin 2020 comme le veut les usages pour éviter la contamination.

 

Photo de BrazzaNews.
Mfumu Fylla avait écrit sur Paul Kamba que sa mort, brutale, tétanisa Poto-Poto. On peut en dire autant de sa propre mort. Les enfants de Poto-Poto, quartier dont il est natif, restent sans voix, tant la surprise de son décès est totale.MFUMU FYLLA ; véritable pluridisciplinaire

Chef d’entreprise de société , directeur éditorial du mensuel « Vision pour Demain », titre édité au Congo, MFUMU FYLLA est décédé à 67 ans dans la nuit du 24 au 25 Juin 2020, des suites des complications respiratoires. Il a été inhumé le jeudi 25 Juin au cimetière du Centre-ville de Brazzaville.

Journaliste, producteur-réalisateur radio et télévision, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la musique congolaise, il est l’un des écrivains congolais les plus lus.
Docteur en sciences de l’information et de la communication, ancien administrateur des services de l’information au Congo, ancien expert Culture et Communication, à la Direction générale et communication de l’Acct (Agence de coopération culturelle et technique), actuellement Oif (Organisation internationale culturelle et technique), ancien chargé de cours à L’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, MFUMU est un professionnel chevronné dans les médias, il était également musicographe et producteur de musiques et de spectateurs vivants.

Depuis 2019 MFUMU a été désigné à la tête de la Commission scientifique de la République du Congo, laquelle avec celle de la République Démocratique du Congo se sont retrouvées récemment à Kinshasa pour élaborer un dossier commun sur la reconnaissance de la Rumba au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les productions littéraires de MFUMU FYLLA

En 2006, il publie, chez Beau’D Pro, « La musique congolaise du XXème siècle » qui obtient le Prix « Pool Malebo  » du trophée d’Excellence « Mwana Mboka », le 2 mai 2008, à Kinshasa. L’opuscule «  Oeuvres intemporelles de la chanson congolaise 1949-1959 », paru en 2009 et qui a bénéficié d’un accueil enthousiaste du public.
En 2012, MFUMU écrit : « Indépendance cha, cha », son troisième ouvrage consacré à la musique congolaise moderne.

En 2013, outre « Rétro-Histoire et Mémoire », revue à dominante musicale, MFUMU publie « Brazzaville ville de musique  », dans le cadre de sa nouvelle maison d’édition Atélier Beaudley. Enfin « Les 8 pauvres Bantous », un livre dédié aux pères fondateurs de l’orchestre Les Bantous de la capitale.

Notons que MFUMU FYLLA produisait régulièrement au journal ADIAC-CONGO, une rubrique culturelle nommée « Brin de l’histoire  » . L’une d’elles écrite par l’auteur était dédiée le 07/01/ 2016, à son aîné Clément OSSINONDE. Ils s’échangeaient régulièrement dans le domaine de la musique congolaise. (pièce jointe)

Après la mort foudroyante de MFUMU FYLLA , ce sont plusieurs mélomanes et lecteurs qui racontent leur deuil, empreint de souffrance et d’incrédulité. Ils essaieront de se résoudre à cette disparition difficile.

 

Brazzanews avec Congopage par Clément Ossinondé

Zimbabwe : Robert Mugabe sera finalement enterré avec les « héros » de la nation

septembre 13, 2019

Le cercueil de l’ancien président, Robert Mugabe, porté par la garde présidentielle, le 13 septembre 2019. © AP Photo/Ben Curtis

Nouveau rebondissement dans le bras de fer qui oppose la famille du défunt au gouvernement : les proches de Robert Mugabe ont finalement accepté que l’ex-président du Zimbabwe soit enterré au monument dédié aux « héros » du pays, à Harare.

Depuis plusieurs jours, le lieu de l’inhumation de l’ex-président faisait l’objet de vives tensions entre sa famille et les autorités. Jeudi, un porte-parole des Mugabe, Leo Mugabe, avait ainsi annoncé que son oncle serait enterré dans son village, conformément aux voeux d’une partie de ses proches et des chefs traditionnels. Mais vingt-quatre heures plus tard, il a finalement fait volte-face, et indiqué que Robert Mugabe, mort le 6 septembre à l’âge de 95 ans à Singapour, serait inhumé au « Champ des héros ». Ce que réclamait avec insistance le gouvernement de son successeur, Emmerson Mnangagwa.

« Oui, je confirme », a déclaré vendredi 13 septembre devant la presse Leo Mugabe. « Ils (les chefs traditionnels) se sont prononcés. S’ils ont dit que l’enterrement aura lieu au « Champ des héros », il faut attendre les détails (…) pour savoir si la cérémonie sera privée ou publique », a ajouté le neveu du défunt.

La date de l’enterrement inconnue

La date de l’enterrement, initialement prévu dimanche, reste toutefois encore à déterminer. « Il sera inhumé au Champ des héros », a confirmé un des chefs traditionnels, Matare Mudzinge. « Un endroit y sera choisi par les chefs traditionnels et il aura droit à une sépulture différente (…) car il est celui qui a dirigé la lutte qui a libéré ce pays ».

Depuis la chute de Robert Mugabe, les relations de l’ex-président et de sa famille avec Emmerson Mnangagwa, qu’il a publiquement qualifié de « traître », ont été notoirement mauvaises.

En novembre 2017, l’armée l’avait poussé vers la sortie après sa décision de limoger Emmerson Mnangagwa, alors vice-président, sur l’insistance de son épouse Grace Mugabe. La Première dame de l’époque convoitait alors de plus en plus ouvertement la succession de son nonagénaire de mari.

Polémique

Jusque-là cantonnée aux coulisses, la polémique sur la dernière demeure de Robert Mugabe a éclaté au grand jour jeudi. La famille s’était dite « choquée que le gouvernement du Zimbabwe tente de (les) forcer à accepter un programme de funérailles et d’inhumation (…) contraire à ses volontés ». « La famille aura le dernier mot », avait répondu en retour le président Mnangagwa pour tenter d’apaiser les tensions.

Loin de ce tumulte, l’hommage à l’ancien président a continué vendredi au stade Rufaro, en banlieue d’Harare. Quelques centaines de personnes y étaient réunies dans la matinée pour défiler devant le cercueil ouvert du disparu.

C’est dans ce même stade que Robert Mugabe avait, le 18 avril 1980, pris les rênes de l’ancienne Rhodésie sous domination blanche des mains de son ancien dirigeant blanc, Ian Smith. Des funérailles nationales y sont prévues samedi, en présence de nombreux chefs d’État africains.

Par Jeune Afrique avec AFP

Naufrage sur le lac Victoria: la Tanzanie commence à enterrer ses morts

septembre 23, 2018

Le cercueil d’une victime du naufrage du MV Nyerere est transporté sur la rive du lac Victoria, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

La Tanzanie endeuillée commence dimanche à enterrer ses morts, trois jours après le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria, qui a fait 218 morts selon un bilan encore provisoire.

« Nous allons commencer à inhumer ici les corps qui n’auront pas encore été identifiés par des proches. La cérémonie sera présidée par le Premier ministre, Kassim Majaliwa, et les représentants des différentes confessions religieuses seront là », disait samedi le gouverneur de la région de Mwanza (nord-ouest), John Mongella, à la télévision publique TBC One.

Le travail de recherche des corps devrait se poursuivre dans le même temps.

Samedi soir encore, les plongeurs s’affairaient autour de la coque qui affleurait à quelques dizaines de mètres à peine de l’île d’Ukara, la destination finale du ferry, sous le regard de centaines d’habitants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des habitants attendent sur la rive du lac Victoria les sauveteurs qui reviennent avec les corps de victimes du naufrage du ferry MV Nyerere, le 22 septembre 2018 en Tanzanie / © AFP / Casmir ODUOR

Sur le rivage, des dizaines de cercueils en bois étaient alignés, attendant d’être récupérés par les proches des victimes.

Le gouverneur a annoncé qu’un « dispositif » permettant de « retourner » l’épave, et donc d’accélérer les recherches, était en chemin pour Ukara. « Nous attendons d’un moment à l’autre les spécialistes et le dispositif pour retourner le ferry. Ils ont promis de se mettre à l’oeuvre dès leur arrivée », a expliqué M. Mongella.

Le très lourd bilan de 218 morts dépasse largement la capacité théorique du MV Nyerere, qui n’était que de 101 passagers. Sans même compter les 41 rescapés.

La coque renversée du ferry MV Nyerere naufragé dans le lac Victoria, 21 september 2018. / © AFP / Stringer

L’enquête devra déterminer le nombre exact de personnes à bord du bateau au moment du drame, qui reste flou à ce stade.

Elle devra aussi faire la part entre les témoignages. Selon certains, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire à l’approche du débarcadère, et ce mouvement a déséquilibré le bateau. Selon d’autres, la personne à la barre, distraite par son téléphone portable, a raté la manœuvre d’approche et, souhaitant se rattraper, a effectué une manœuvre brutale qui a fait chavirer le ferry.

Vendredi soir, le président tanzanien, John Magufuli, avait révélé que le capitaine, absent, avait laissé à la manoeuvre un subordonné sans expérience.

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

La surcharge des embarcations est un facteur récurrent des catastrophes sur le plus grand lac d’Afrique, traversé par des navires vétustes, avec des autorités sont souvent peu regardantes sur la sécurité. En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles au large de Mwanza.

Pour aggraver les choses, très peu de gens ont l’occasion d’apprendre à nager dans cette région du monde.

L’espoir de voir évoluer le nombre de rescapés est désormais quasi nul. Contre toute attente cependant, le machiniste a été extrait vivant de l’épave samedi à la mi-journée, après avoir survécu pendant près de deux jours dans un compartiment du navire encore rempli d’air, a indiqué un député local.

Tanzanie: les familles des victimes de l’accident en deuil / © AFP /

« Ce qui s’est passé est horrible », soupire Ahmed Caleb, 27 ans, t-shirt noir sur les épaules. « J’ai perdu mon patron, des amis, des gens avec qui j’ai été à l’école ».

Évoquant une « négligence », le président tanzanien a ordonné vendredi soir que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées. « Les responsables seront absolument punis », a-t-il promis, décrétant également un deuil national de quatre jours.

Le ferry MV Nyerere, du nom du premier président tanzanien Julius Nyerere, assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Après le pape François vendredi, le secrétaire-général de l’ONU, Antonio Guterres, a présenté ses condoléances « aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple de la république unie de Tanzanie ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 13h22)

Les Palestiniens enterrent leurs morts après une journée sanglante

mars 31, 2018

Le 31 mars 2018 à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, des Palestiniens accompagnent le cercueil d’un manifestant tué la veille lors d’affrontements avec l’armée israélienne / © AFP / SAID KHATIB

Des milliers de Gazaouis ont pris part samedi aux funérailles de manifestants tués la veille lors d’affrontements avec l’armée israélienne qui ont fait 16 morts côté palestinien, la journée la plus sanglante depuis la guerre de 2014.

Malgré la colère qui monte depuis vendredi, seuls quelques centaines de manifestants sont retournés samedi sur plusieurs zones près de la frontière entre Gaza et Israël pour poursuivre « la marche du retour ».

Ce mouvement de protestation appelé à durer six semaines prévoit des rassemblements le long de la barrière de sécurité pour exiger le « droit au retour » des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus imposé par l’Etat hébreu à Gaza.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, 35 personnes ont été blessées samedi lors de heurts le long de la frontière, mais leurs vies ne sont pas en danger.

Dans plusieurs villes de la bande de Gaza, une foule compacte a accompagné les cercueils de manifestants tués la veille. « Arabes, musulmans, où êtes-vous? », ont scandé les participants, certains brandissant des drapeaux palestiniens ou appelant à la « vengeance ».

Une grève générale est en cours dans l’enclave –« au bord de l’effondrement » selon l’ONU– ainsi qu’en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de cinquante ans.

Des affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes ont également éclaté samedi à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, tandis qu’une petite manifestation a eu lieu à Naplouse, plus au nord.

– « Enquête indépendante » –

La tension est vive depuis vendredi, lorsque l’armée israélienne a ouvert le feu sur des Palestiniens qui s’étaient approchés à quelques centaines de mètres de la barrière ultra-sécurisée séparant l’Etat hébreu de la bande de Gaza.

Selon le ministère de la Santé dans l’enclave, 16 Palestiniens ont été tués et plus de 1.400 blessés, dont 758 par des tirs à balles réelles. Aucun mort ni blessé n’ont été signalés côté israélien.

L’armée a affirmé avoir tiré par nécessité contre les manifestants qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats. Selon elle, certains ont également tenté d’endommager la clôture et de s’infiltrer en Israël.

Mais les Palestiniens accusent Israël d’usage disproportionné de la force et des organisations de défense des droits de l’Homme ont questionné la nécessité de ces tirs à balles réelles. Selon les organisateurs de la manifestation, les Palestiniens ont été touchés alors qu’ils ne représentaient pas de menace immédiate.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a décrété samedi jour de deuil national et tenu Israël pour seul responsable des morts.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a en revanche félicité l’armée « pour avoir protégé les frontières du pays ».

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini ont réclamé une « enquête indépendante ».

« L’usage de munitions réelles doit faire l’objet d’une enquête indépendante et transparente », a déclaré Mme Mogherini.

« Je ne comprends pas le choeur d’hypocrites qui veulent une commission d’enquête », a rétorqué le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman sur son compte Twitter.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné une attaque israélienne « inhumaine ».

– « Choquant » –

La journée de vendredi a été la plus meurtrière depuis 2014, date de la dernière guerre entre Israël et le Hamas, qui observent depuis un cessez-le-feu tendu.

Un porte-parole de l’armée israélienne a qualifié samedi les événements de la veille d' »activité terroriste organisée », accusant le Hamas d’être derrière ces manifestations.

« Si cela continue, nous n’aurons d’autre choix que de répondre à l’intérieur de la bande de Gaza contre les cibles terroristes (…) », a déclaré le général de brigade Ronen Manelis.

Les Etats-Unis, régulièrement accusés ces derniers mois de parti pris pro-israélien, se sont dits « profondément attristés par les pertes humaines à Gaza », appelant à « des mesures pour faire diminuer les tensions ».

Des organisations de défense des droits de l’Homme se sont pour leur part interrogées sur la réaction des forces de sécurité israéliennes.

« Les allégations israéliennes de violences par certains manifestants ne changent rien au fait que l’utilisation de la force meurtrière est interdite par le droit international, sauf pour faire face à une menace imminente », a affirmé l’ONG Human Rights Watch, jugeant le nombre de morts et de blessés « choquant ».

La « grande marche du retour » a été lancée à l’occasion de la « Journée de la Terre », qui marque chaque 30 mars la mort en 1976 de six Arabes israéliens lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur place à la création de l’État d’Israël en 1948.

Tandis que l’Etat d’Israël célèbrera en mai ses 70 ans, les Palestiniens attendent toujours la création de leur Etat, qui a rarement paru plus incertaine.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2018 20h40)                

RDC – Mgr Mulumba: « La famille n’envisage pas l’enterrement de Tsisekedi à Bruxelles »

février 1, 2018
Les Congolais de la diaspora rendent un dernier hommage à l’opposant Étienne Tshisekedi à Bruxelles, le 5 février 2017. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Une année jour pour jour après sa mort à Bruxelles, Étienne Tshisekedi n’est toujours pas enterré. Le corps de l’opposant historique congolais est encore dans un funérarium de la capitale belge. « Inacceptable », selon son frère, Mgr Gérard Mulumba, qui s’est confié mercredi soir à Jeune Afrique.

« Une honte nationale. » Sur Twitter, c’est le député Patrick Muyaya qui décrit le mieux le sentiment de beaucoup de Congolais indignés par le non rapatriement de la dépouille d’Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles. Douze mois après le décès de cette figure emblématique de l’opposition, les tractations autour de son enterrement se trouvent aujourd’hui au point mort.

Pour le gouvernement congolais, c’est la famille biologique de l’opposant historique mais aussi son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui seraient responsables du blocage. « Faux ! » rétorque Mgr Gérard Mulumba, convaincu que son frère, même mort, continue à faire peur au régime de Joseph Kabila.

Jeune Afrique : Quel est l’état d’esprit aujourd’hui de la famille biologique d’Étienne Tshisekedi que vous représentez ?

Mgr Gérard Mulumba : C’est une situation inacceptable ! Nous, la famille biologique mais aussi politique d’Étienne Tshisekedi, nous avons fait confiance aux autorités. Dès le début [des négociations], nous avons cru que le gouvernement allait tout faire pour rapatrier le corps et l’enterrer.

Nous avons fait des propositions sur le lieu de l’inhumation, comme les autorités nous le demandaient. Mais elles ont toutes été rejetées [Le 6 février 2017, la famille avait décliné de son côté le choix du cimetière de La Gombe, dans le centre-ville de Kinshasa, tel que décidé par le gouvernement, NDLR]. C’est pourquoi, au mois de mai, nous avons finalement opté pour un lieu à la périphérie de la ville de Kinshasa.

Une fois informé, le ministère de l’Intérieur nous a convoqué et des discussions ont de nouveau été relancées. Nous sommes même parvenus à rédiger un projet de communiqué conjoint. Ce document devrait être publié avec le programme des obsèques. Mais, malheureusement, des réunions ont été suspendues jusqu’à ce jour par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur.

Depuis mai 2017, il n’y a donc plus eu des contacts entre la famille de Tshisekedi et le gouvernement congolais…

Et, surtout, aucun motif de cette suspension nous a été communiqué.

L’ambassadeur belge nous a dit que le gouvernement congolais ne veut pas que le corps de Tshisekedi rentre en RDC

Que répondez-vous à ceux, au sein du gouvernement, qui accusent aussi bien la famille biologique que politique d’Étienne Tshisekedi d’avoir conditionné le retour de la dépouille à la nomination de son fils, Félix Tshisekedi, au poste de Premier ministre ?

Lorsqu’Étienne Tshisekedi est mort, nous avons en effet pensé, au début, que si on nommait un Premier ministre qui répond à l’attente de la population et conformément à l’accord politique de la Saint-Sylvestre, les obsèques allaient se dérouler sans problème. Mais comme les autorités ne l’entendaient pas de cette oreille, nous avons évolué et laissé tomber ce point de vue.

D’ailleurs, dès le mois de mai, lorsque les pourparlers avaient repris, nous n’en parlions plus. Nous avons donc accepté que le gouvernement prenne en charge les frais de rapatriement, comme il le souhaitait. Il n’y avait plus aucune condition de notre part.

Comment expliquez-vous le blocage qui persiste autour de ce rapatriement, malgré la levée de vos conditions initiales ?

Les autorités ne nous ont toujours pas donné des raisons du blocage. Nous ne pouvons que croire à ce qui se dit : « Tshisekedi mort continue à leur faire peur ! » Nous en avons parlé à l’ambassadeur belge. Celui-ci nous a clairement dit que le gouvernement congolais ne veut pas que le corps de Tshisekedi rentre en RDC. Pourquoi ? Les Belges non plus ne connaissent la raison exacte de ce refus.

Les autorités ont-elles peur de ne pas parvenir à maîtriser la foule, quand le corps de Tshisekedi arrivera à Kinshasa ? Considèrent-elles que ce serait la fin du régime ? Voilà les questions qu’il faut se poser.

Le gouvernement doit respecter sa parole et s’impliquer pour le retour du corps de Tshisekedi en RDC

Selon vous, comment faut-il procéder pour débloquer cette situation et permettre enfin le rapatriement du corps de Tshisekedi ?

Nous ne voyons plus d’issue à ce blocage. Nous regrettons ce silence du gouvernement qui dure depuis plus de sept mois. Depuis que les discussions ont été suspendues. Nous lui lançons de nouveau un appel pour qu’il respecte sa parole et s’implique pour le retour du corps d’Étienne Tshisekedi en RDC.

En attendant, l’enterrement ne serait-ce que provisoire d’Étienne Tshisekedi en Belgique est-il envisageable ?

À ce stade, la famille n’envisage pas l’enterrement d’Étienne Tshisekedi à Bruxelles. Nous préférons qu’il soit inhumé en RDC. La raison est simple : de son vivant, sauf pour des raisons de santé, il n’a jamais voulu rester en Belgique. Même convalescent, Tshisekedi souhaitait toujours regagner le territoire national. L’enterrer en Belgique n’est donc pas la solution.

Jeuneafrique.com par

Enterrement de Johnny Hallyday à Saint-Barthélemy

décembre 12, 2017