Posts Tagged ‘Entreprise’

Trois-Rivières(Québec) Mésentente pour la relocalisation de l’entreprise Casafriq: Elvire Toffa songe à quitter la région

octobre 6, 2020
Trois-Rivières — Devant son incapacité à pouvoir relocaliser son commerce dans le local qu’elle convoitait et pour lequel elle avait élaboré son plan d’affaires, la propriétaire du commerce Casafriq et de l’Académie des Amazones, Elvire Toffa, envisage désormais de quitter la région et de s’installer ailleurs. L’entrepreneure estime ne pas avoir obtenu l’appui nécessaire pour relocaliser son gagne-pain dans un endroit qui répondrait à ses besoins. Une affirmation vivement contredite par la Ville et Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières, qui assure avoir offert un accompagnement dans les règles de l’art.

Elvire Toffa souhaitait relocaliser Casafriq et l’Académie des Amazones dans ce local de la rue Fusey, mais son projet ne verra pas le jour.

© STÉPHANE LESSARD Elvire Toffa souhaitait relocaliser Casafriq et l’Académie des Amazones dans ce local de la rue Fusey, mais son projet ne verra pas le jour. On se souviendra que Casafriq, qui était auparavant sur la rue des Forges au centre-ville, a fermé ses portes après qu’un avis de réserve foncière eut été émis par la Ville sur cette bâtisse, en raison des travaux à venir pour l’agrandissement de la salle J.-Antonio-Thompson. Bien que la Ville ne réclamait pas son départ immédiat et avait même gelé les conditions de son bail pour deux à trois ans, puisque les travaux n’allaient pas débuter tout de suite, la locataire a préféré quitter en juillet 2019.

Bien connue dans la région, notamment en tant que présidente du Regroupement des Amazones d’Afrique et du Monde, Elvire Toffa a multiplié les implications sociales dans les dernières années, spécialement pour les femmes immigrantes à Trois-Rivières. En juin dernier, elle était à l’origine d’une manifestation en mémoire de Georges Floyd et en soutien au mouvement «Black Lives Matter», une marche pacifique tenue à Trois-Rivières et qui a rassemblé plus de 500 personnes.

Il y a environ quatre mois, Mme Toffa a entamé des démarches avec IDE Trois-Rivières afin de relocaliser son commerce. Elle a eu le coup de coeur pour le 55 rue Fusey, connu comme la Zone entrepreneuriale, où elle souhaitait y relocaliser Casafriq, ses services de coiffure et de vente de divers produits, son studio de danse africaine et également y installer l’Académie des Amazones, un incubateur pour les femmes immigrantes souhaitant se partir en affaires.

Toutefois, les versions de Mme Toffa et d’IDE Trois-Rivières diffèrent beaucoup sur la suite des choses. Elvire Toffa mentionne avoir été visiter le local à quatre reprises, et qu’elle avait indiqué au commissaire industriel qu’elle était très intéressée à le louer. Elle affirme avoir également reçu verbalement toutes les modalités de location du local de même que le prix du loyer de la part du commissaire industriel, lui laissant comprendre qu’elle pourrait signer le bail.

Or, IDE Trois-Rivières soutient plutôt que l’entrepreneure a visité l’endroit à deux reprises, soit le 29 juin et le 13 juillet, mais que des démarches étaient aussi en cours avec d’autres organisations qui étaient intéressées par les lieux. Selon le directeur général adjoint aux opérations, Francis Brouillard, aucune offre formelle sur papier n’avait encore été faite à Mme Toffa.

Le 31 août, Mme Toffa s’est présentée aux bureaux d’IDE, pensant aller signer son bail. «Quand je suis arrivée, j’ai vu que ça avait changé. On m’a dit que le local n’était pas à moi, qu’il allait être loué à un OBNL du secteur Cap-de-la-Madeleine. Je n’en suis pas revenue. J’ai monté un plan d’affaires pour ce local, j’ai travaillé fort avec des partenaires, et d’un seul coup on m’apprenait que ça ne tenait plus», mentionne Elvire Toffa.

Or, Francis Brouillard réitère qu’il n’aurait pas pu y avoir signature d’un bail cette journée-là, puisque les modalités de location officielles n’avaient même pas été proposées à l’entrepreneure. «Je l’ai par la suite contactée moi-même pour qu’on se fixe une rencontre pour en rediscuter ensemble, mais elle ne s’est pas présentée à la rencontre», soutient M. Brouillard.

Elvire Toffa affirme pour sa part qu’elle n’a pas pris l’appel de M. Brouillard, puisque ce dernier ne l’avait pas contactée du téléphone officiel d’IDE Trois-Rivières mais plutôt d’un cellulaire. «Je me suis méfiée. Ce n’est pas vrai que je ne me suis pas présentée à la rencontre puisque je n’avais pas confirmé que cette rencontre aurait lieu», affirme-t-elle.

Finalement, une ultime rencontre a eu lieu le 17 septembre entre les deux, afin de refaire le tour du projet, indique M. Brouillard. Toutefois, il a été reconfirmé quatre jours plus tard que le local du 55 rue Fusey ne serait pas disponible et serait loué à un autre OBNL.

M. Brouillard rappelle qu’à deux reprises, la dame aurait manqué un rendez-vous avec un représentant d’IDE, et souligne par ailleurs que l’organisme a fait la démarche de «valider ses bonnes habitudes de paiement». Mme Toffa nie pour sa part qu’elle avait des dettes envers la Ville, ce que lui aurait indiqué l’un des fonctionnaires au dossier.

«Tout ce que je demande, c’est qu’on m’aide à me relocaliser, parce que c’est en raison de leurs décisions et de l’avis de réserve foncière que je suis partie de là. C’est la Ville qui m’a délocalisée. Mais j’ai vraiment l’impression que ça ne les intéresse pas, qu’ils ne considèrent pas que mon entreprise est importante», soutient celle qui n’écarte plus aujourd’hui la possibilité de déménager dans la couronne nord de Montréal pour relocaliser Casafriq et l’Académie des Amazones.

Pour sa part, IDE estime avoir fait le maximum et considère toujours que la porte n’est pas fermée pour travailler avec Mme Toffa. «Il y a eu quatre commissaires industriels qui ont travaillé sur ce dossier, c’est davantage que les ressources que nous consacrons à un entrepreneur habituellement. Lors de notre dernière communication, j’ai démontré mon ouverture à continuer de l’accompagner dans le développement de son projet à Trois-Rivières, dans d’autres locaux. C’est toujours le cas», assure Francis Brouillard, qui souligne que la réponse reçue laissait comprendre que la dame souhaitait plutôt cesser la collaboration.

Avec Paule Vermot-Desroches – Le Nouvelliste

                                                  

Tiguidanke Mounir Camara : « Je veux faire la promotion de l’excellence »

juin 14, 2017

Entretien avec Tiguidanke Mounir Camara, ancien mannequin international et première femme PDG et propriétaire dans le secteur minier d’Afrique de l’Ouest.

À bientôt 42 ans, Tiguidanke Mounir Camara est l’une des femmes les plus influentes de Guinée-Conakry. Elle commence le mannequinat à 12 ans et défile pour de grandes maisons comme Tommy Hilfiger lors des New York fashion weeks à Bryant Park. Pendant sa brillante carrière de mannequin, elle côtoie de grandes figures du mannequinat des années 90 comme Alek Wek, Naomi Campbell et Noémie Lenoir. Elle pose également pour de nombreux magazines internationaux tels que GQ, Jalouse Magazine, Essence ou encore Vibe.

Tiguidanke Mounir Camara les Héroïnes
« Le fait d’être sur le terrain installe aussi une relation de confiance, de famille, avec mes travailleurs » – Tiguidanke Mounir Camara

Suite à son mariage en 2000 et à la naissance de ses jumeaux en 2001, elle décide de mettre un terme à sa carrière de mannequin pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Issue d’une famille au background politique, elle a déjà connaissance de l’importance du secteur minier pour un pays et lance Tigui Mining Group du groupe TMC Group en 2009 pour l’exploration et l’exploitation de minerais comme l’or et le diamant. Elle devient ainsi la première femme PDG et propriétaire dans le secteur minier et agricole d’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, son entreprise prospecte en Guinée-Conakry mais également en Côte d’Ivoire où elle a également engagé des activités agricoles.

Comment s’est passée la transition du mannequinat à la prospection minière ?

En tant que mannequin, on sait très bien que nous n’allons pas vieillir en faisant du mannequinat. C’est une passion que je voyais également comme un business. J’ai donc commencé par étudier la gestion des entreprises à l’école et je me suis dit qu’il était temps de mettre en pratique ce que j’avais appris.

« Je refuse que l’on me mette une étiquette »

J’ai créé plusieurs sociétés, dont Foudis, une maison de mode, et Danke, une maison de cosmétiques. Mais ce qui m’a poussée vers le secteur minier c’est mon expérience dans le mannequinat où j’ai eu affaire à des bijoutiers. Je me suis rendue compte que beaucoup de ces gens prenaient leurs minerais de l’Afrique. Certains avaient des licences, d’autres achetaient simplement la joaillerie et se faisaient beaucoup d’argent. Mais en tant qu’Africaine qui connait les réalités de l’Afrique, je me suis demandée quel était le rapport économique et social de ces entreprises par rapport aux communautés africaines. En tant qu’entreprise nous avons également un rôle social : celui d’aider les communautés dans lesquelles nous pratiquons des activités.

En 2009, je voyais toujours de la pauvreté en Afrique malgré quelques entreprises qui respectaient ce rôle social, donc je me suis dit qu’il était temps que l’Afrique prenne sa destinée en main.

Tiguidanke mounir camara TMG
Tiguidanke Mounir Camara / @Facebook / Tigui Mining Group – TMG

Comment passe-t-on d’un univers glamour entre strass et paillettes, à l’univers boueux des mines et de la prospection ?

Dans toute chose il faut avoir la passion ! Comme j’aime ce que je fais, la transition a été facile. Quand je suis dans les mines, je me comporte en tant que minière. Quand je suis hors du contexte minier, je suis une femme et encore un peu mannequin. Mais aujourd’hui on me voit davantage comme une femme et une entrepreneuse.

Je refuse que l’on me mette une étiquette car j’ai eu du mal à acquérir le respect de mes confrères entrepreneurs. On me voyait toujours comme une femme belle et jeune, comme un mannequin. Tu restes jolie et c’est tout. Je leur ai bien fait comprendre que je n’étais pas une bimbo, que j’avais des connaissances et que tout comme eux, je pouvais accomplir des choses. J’ai dû effectuer un travail personnel pour leur faire comprendre que nous étions des égaux et qu’ils avaient en face d’eux une femme qui entreprend.

« Je veux faire la promotion de l’excellence »

Avez-vous rencontré d’autres difficultés pour mener votre projet à bien et devenir la première femme PDG et propriétaire dans le secteur minier ouest-africain ?

Comme dans toute société il y a des hauts et des bas, et comme dans toute société minière il y a des problèmes d’investissement. De plus, le secteur minier évolue dans des pays, en général, sous-développés où il y règne des problèmes sociaux, économiques et politiques. S’il y a un manque de stabilité politique et économique, le challenge est très élevé car les investisseurs ne veulent pas aller dans des zones à haut risque. Mais ces problèmes sont communs à toutes les sociétés minières.

Pour moi, en tant que femme et africaine, je savais que je ne disposais pas de tous les moyens pour lever des fonds. Comme je ne pouvais pas me tourner vers les banques pour avoir des prêts, j’ai décidé de m’autofinancer. Actuellement je n’ai donc pas de prêt bancaire ni d’investisseur. J’utilise mes propres fonds ce qui me permet d’y aller, lentement certes, mais sûrement.

« Mon rôle est également de permettre à d’autres personnes de se surpasser et d’atteindre un niveau qu’ils n’imaginaient pas atteindre. »

Grâce à votre statut de propriétaire, vous créez de l’emploi et engagez des jeunes, des hommes et des femmes. C’est important pour vous de pouvoir engager des femmes ?

Bien sûr ! Je fais la promotion des femmes dans le secteur minier donc il est normal que j’en embauche dans mon entreprise. Mais je ne veux pas être sexiste, donc ce n’est pas parce que c’est une société fondée et dirigée par une femme que tous les employés doivent être des femmes. Je veux faire la promotion de l’excellence, tout en soutenant le genre. Pour autant, si une femme n’a pas la capacité d’être embauchée chez moi, je ne vais pas le faire sous prétexte que c’est une femme. À l’inverse, si elle a les capacités requises je l’embaucherais sans réfléchir.

Tiguidanke mounir camara femmes travailleuses
Tiguidanke Mounir Camara avec les femmes du village de Guingouiné

Je donne également la chance à ceux qui n’ont pas atteint un certain niveau. Je leur fournis des formations qui leur permettra d’acquérir un emploi au sein de ma société. L’expérience ne fait pas tout. Si je pense qu’une personne à les qualités nécessaires pour rejoindre l’entreprise, telles que la capacité et l’honnêteté intellectuelle, la ténacité et la passion, je lui donne une chance.

Mon rôle est également de permettre à d’autres personnes de se surpasser et d’atteindre un niveau qu’ils n’imaginaient pas atteindre. C’est cette même chance que l’on m’a donnée à mes débuts car je ne connaissais rien du secteur minier, mais j’avais la volonté de réussir.

Vous mettez la main à la pâte et descendez dans les mines, c’est important de s’investir également physiquement ?

Oui et j’aime ça ! C’est une partie qui me passionne. Cela me permet de savoir si ce que j’ai pu peaufiner dans les bureaux et écrire est réalisable.

J’aime être sur le terrain et travailler avec mes employés, connaître les étapes de chaque procédure et leur impact physique, moral et économique. Sans cela, je ne peux pas me rendre compte de l’impact du programme, des horaires que j’ai mis en place. Si ces impacts sont négatifs, les retombées de l’entreprise le seront aussi. C’est le terrain qui commande.

Tiguidanke mounir camara mines prospection
Tiguidanke Mounir Camara et un de ses travailleurs sur le terrain

Je suis la première débout et la dernière couchée. Le fait d’être sur le terrain installe aussi une relation de confiance, de famille avec mes travailleurs. Je ne suis pas juste la patronne qui donne des ordres.

« Nous ne restons plus silencieuses et sommes plutôt actives : nous sommes des go-getters »

Comment voyez-vous l’avenir de l’Afrique et de la femme dans le secteur minier ?

Je pense que l’avenir de l’Afrique est sur une voie très positive et avancée. Aujourd’hui, nous les Africains et jeunes africains, nous nous sommes réveillés. On comprend les enjeux actuels et on sait que l’Afrique ne peut pas avancer sans nous. Avec les avancées d’Internet et les outils multimédias tout le monde peut savoir ce qu’il se passe en Afrique et participer à la résolution des problèmes du continent à sa manière sans forcément être sur place. La jeunesse l’a bien compris et nous voyons beaucoup d’engouement et de développement sur ce plan.

tiguidanke mounir camara
Tiguidanke Mounir Camara

En ce qui concerne la femme, nous savons qu’elle est le pilier culturel de l’Afrique. Mais aussi de la famille, du développement économique et social et de tout ce qui en découle. Le combat de la femme en Afrique n’est pas nouveau. Pour autant, la nouvelle génération apporte une nouvelle force, une nouvelle dynamique dans le développement du statut de la femme dans la société.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus silencieuses et plutôt actives : nous sommes des go-getters (fonceuses, ndlr). Nombre de femmes sont aujourd’hui très éduquées et comprennent les enjeux économiques et sociaux. Nous avons des femmes dans la politique, des femmes présidentes, premiers ministres ou qui occupent des postes à responsabilités.

Quelle est la prochaine étape dans votre carrière ?

Tout d’abord, amener mes sociétés de la phase d’exploration à la phase d’exploitation. Ma passion : aider la communauté. Nous faisons déjà des actions sociales en créant des partenariats avec des villageois, mais le réel impact ne se verra que véritablement lorsque nous passerons à la phase d’exploitation, quand je serai en mesure d’avoir des concessions minières, des familles vivants sur des zones minières…

Jeuneafrique.com par

Bombardier va supprimer 7500 postes supplémentaires dans le monde

octobre 21, 2016

Paris (awp/afp) – Le constructeur aéronautique et de matériels ferroviaires canadien Bombardier, en pleine restructuration, a annoncé vendredi une série de mesures impliquant notamment qu' »environ 7.500 postes seront touchés », principalement dans les fonctions administratives.

« Les actions particulières qui seront prises par Bombardier incluent la rationalisation des fonctions administratives et d’autres fonctions non liées à la production dans l’ensemble de l’entreprise », écrit le groupe dans un communiqué.

« Environ 7.500 postes seront touchés lorsque l’entreprise optimisera ses effectifs et spécialisera certains sites d’ici la fin de 2018 », ajoute-t-il. Bombardier avait déjà fait part en février de sa volonté de supprimer 7.000 postes, principalement de production, d’ici fin 2017.

« L’impact de cette restructuration sur les emplois sera en partie compensé par des embauches stratégiques visant à soutenir l’accélération de nos programmes en croissance, notamment le C Series et le Global 7000, ainsi que les principaux contrats ferroviaires remportés », souligne le constructeur vendredi.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du groupe a déclaré depuis Montreal que Bombardier allait « dans la mesure du possible », recourir à des départs volontaires et proposer des changements de postes aux salariés concernés.

En difficulté, le groupe a lancé l’an dernier un plan de redressement sur cinq ans.

« Les actions annoncées aujourd’hui nous assureront d’avoir la bonne structure de coûts, les bons effectifs et la bonne structure organisationnelle pour livrer concurrence avec succès à l’avenir », a commenté le PDG du constructeur Alain Bellemare, cité dans le communiqué.

« Même s’il est toujours difficile de restructurer, les actions annoncées aujourd’hui sont nécessaires pour assurer la compétitivité à long terme de Bombardier et permettre à l’entreprise de continuer à investir dans son portefeuille de produits d’avant-garde, tout en réduisant l’endettement à son bilan », a-t-il ajouté.

L’entreprise espère retirer des mesures annoncées vendredi des économies récurrentes d’environ 300 millions de dollars d’ici la fin 2018. Elle prévoit parallèlement d’enregistrer dans ses comptes des charges de restructuration comprises entre 225 millions et 275 millions de dollars à partir du quatrième trimestre 2016 et tout au long de 2017.

Romandie.com avec(AWP / 21.10.2016 12h45)

Dans la sphère du travail

septembre 12, 2010

Sous le pont de mon travail
les heures passent à l’envol
quand je pense à la maison
j’ai hâte de retrouver la toison

Dans les bottes du chantier
je marche au pas du métier
avec les contraintes de la tâche
qui à aucun prix ne me lâchent

Quand sonne le moment de la pause
je vais prendre au goûter ma bonne dose
du café noir du Nespresso de l’entreprise
avant que je ne m’enferme dans l’emprise

Au temps rythmé de la reprise
je courre avec ma main grise
reprendre ma place au boulot
afin de redresser les poteaux.

Bernard NKOUNKOU