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La République démocratique du Congo veut en finir avec le désordre minier

août 21, 2021

BRAS DE FER. Illustration dans le Sud-Kivu, dans l’est de la RDC, où les autorités ont suspendu les activités de plusieurs entreprises minières, notamment chinoises.

La decision du gouverneur Theo Ngwabidje Kasi arrive apres plusieurs denonciations de la societe civile et des organisations locales de l'exploitation illegale des minerais a Mwenga.
La décision du gouverneur Théo Ngwabidje Kasi arrive après plusieurs dénonciations de la société civile et des organisations locales de l’exploitation illégale des minerais à Mwenga. © GRIFF TAPPER / AFP

Les activités d’une demi-douzaine d’entreprises minières ont été suspendues à compter de ce vendredi 20 août par les autorités du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC. Leur objectif est de « remettre de l’ordre » dans ce territoire, théâtre de tensions récurrentes entre populations locales et chercheurs d’or chinois, notamment. La mesure, prise par le gouverneur de province Théo Ngwabidje Kasi, concerne le territoire de Mwenga, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bukavu, où opèrent de nombreux « creuseurs » artisanaux et sociétés minières. Elle intervient dans un contexte particulier, où le président Félix Tshisekedi souhaite que soient renégociés les accords conclus entre sociétés d’État et opérateurs étrangers, chinois, en tête.

Que se passe-t-il dans cette région ?

« L’autorité provinciale a écouté les cris de la population de Mwenga où se fait l’exploitation de minéraux sans respect du Code et du règlement miniers », s’est félicité Me Christian Wanduma, avocat-conseil de la collectivité (« chefferie ») de Wamuzimu, particulièrement concernée.

Selon lui, cette décision est « salutaire » mais doit être accompagnée d’autres mesures afin que la communauté « humiliée », privée de ses champs et dont « les ressources minérales ont été pillées », puisse se « retrouver dans ses droits ». Certaines terres ont été tellement « rasées » qu’« on ne peut plus y planter même des arachides », a-t-il ajouté, en appelant à des « poursuites judiciaires ».

Dans son arrêté pris vendredi, le gouverneur estime « nécessaire de remettre de l’ordre dans l’exploitation minière semi-industrielle » dans le territoire de Mwenga, pour préserver « l’intérêt de la population locale, l’environnement et le respect des droits de l’homme », mais aussi permettre « la traçabilité de la production » des sites exploités. Des « abus » manifestes et dénoncés de « multiples » fois ont en effet été constatés chez certaines entreprises, indique l’arrêté, qui cite les noms de six d’entre elles et/ou de leurs « coopératives partenaires », dont « toutes les activités minières sont suspendues jusqu’à nouvel ordre ».

« Tout le personnel local et étranger » de ces entreprises doit quitter immédiatement les sites miniers, ordonne l’arrêté. Leur matériel d’exploitation restera immobilisé jusqu’à ce qu’une commission ad hoc ait étudié les dossiers « cas par cas ».

Pour Me Wanduma, il ne fait aucun doute que le personnel « étranger » évoqué par le gouverneur est chinois. Selon l’avocat, toutes les entreprises dont les activités sont suspendues – cinq d’après lui, car la sixième a quitté la région – sont chinoises ou travaillent avec des Chinois, très nombreux dans le secteur minier en général en République démocratique du Congo.

Début août, un député du territoire avait déploré « l’anarchie totale causée par la ruée vers l’or » et apporté son soutien à des chefs de villages qui s’étaient opposés aux « nouveaux maîtres chinois ».

Des promesses qui tardent à se matérialiser

En mai dernier, en visite dans la ville minière de Kolwezi, Félix Tshisekedi avait annoncé son intention de renégocier les contrats miniers, notamment ceux conclus par son prédécesseur Joseph Kabila. « Il n’est pas normal que ceux avec qui le pays a signé des contrats d’exploitation s’enrichissent pendant que nos populations demeurent pauvres », avait-il déclaré, ajoutant : « Il est temps que le pays réajuste ses contrats avec les miniers pour sceller des partenariats gagnant-gagnant. » « J’en ai vraiment assez ! (…) Je suis très sévère envers ces investisseurs qui viennent s’enrichir seuls. Ils viennent les poches vides et repartent milliardaires », avait fustigé le chef de l’État.

Élu en décembre 2018, Tshisekedi a rompu en décembre 2020 la coalition qu’il formait avec le camp Kabila, après deux ans et demi de cogestion du pays. Au pouvoir de 2001 à 2019, son prédécesseur, Joseph Kabila, avait négocié en 2008 un contrat sous forme de troc (cobalt et cuivre contre la construction d’infrastructures) avec un consortium chinois pour un montant de 9 milliards de dollars, renégocié à 6 milliards sous pression du FMI. À ce jour, près de 2,74 milliards ont été décaissés par la partie chinoise, pour l’essentiel sous forme d’investissements.

Mais les experts continuent d’alerter sur le manque de transparence. Beaucoup soulignent le fait que les réserves minières ne suffiront peut-être pas à rembourser le prêt chinois. Un pas est semble-t-il en train d’être franchi dans cette direction puisque plus tôt, le 19 août, la présidence congolaise a annoncé un examen de son actionnariat dans une importante mine de cuivre et de cobalt du sud-est de la RDC. Une commission ad hoc a été créée, « chargée de clarification des données relatives aux ressources minières et d’évaluation de l’actionnariat de la Gécamines – dont l’État est l’unique actionnaire – dans le projet minier Tenke Fungurume Mining (TFM) SA », indique le cabinet du président de RDC Félix Tshisekedi.

L’entreprise minière publique congolaise Gécamines détient quelque 20 % de TFM, dont l’actionnaire principal est le groupe chinois China Molybdenum. La commission créée par Kinshasa a notamment pour missions de « déterminer et évaluer la valeur des ressources minérales, des réserves minières prouvées et probables définies à ce jour par les travaux d’exploitation réalisés par TFM SA, afin de permettre à la Gécamines SA et, par ricochet, à l’État congolais de rentrer équitablement dans ses droits ». « En cas de besoin ou obstacle à l’exercice » de sa mission, elle pourra recourir « à tout autre moyen, notamment une expertise internationale et aux nouvelles technologies ».

Par Le Point avec AFP

Bill Gates, Elon Musk… un piratage massif vise les comptes Twitter de personnalités et d’entreprises

juillet 15, 2020

De nombreux comptes ont été touchés mercredi par ce qui s’apparente à une vaste arnaque aux cryptomonnaies. Le réseau social a dit «examiner» la situation.

 

Les comptes Twitter de personnalités américaines, dont Bill Gates, Elon Musk ou encore Joe Biden et Barack Obama, et de grandes entreprises comme Apple et Uber ont été victimes mercredi après-midi d’un piratage massif aux cryptomonnaies. Des messages, rapidement effacés par les comptes visés, invitaient notamment les internautes à faire parvenir des bitcoins à des adresses spécifiques, prétendant renvoyer en échange le double des montants transférés. «Joyeux mercredi! J’offre des bitcoins à tous mes abonnés. Je double tous les paiements envoyés à l’adresse bitcoin ci-dessous», ont notamment pu lire les usagers de Twitter sur le compte d’Elon Musk, le fantasque patron de Tesla.

Les comptes du co-fondateur de Microsoft Bill Gates, du patron d’Amazon Jeff Bezos, du candidat démocrate à l’élection présidentielle Joe Biden ou encore de l’ancien maire de New York Mike Bloomberg, ont affiché pendant un temps des messages au contenu similaire. «Nous pouvons confirmer que ce tweet n’a pas été envoyé par Bill Gates. Cela semble faire partie d’un problème plus large auquel Twitter est confronté. Twitter est au courant et travaille à la restauration du compte», a indiqué une porte-parole de M. Gates à l’AFP.

Twitter a effet dit «examiner» la situation et a assuré qu’un communiqué serait prochainement diffusé. L’action de l’entreprise chutait de 4% à Wall Street dans les échanges électroniques après la clôture.

Par Le Figaro avec AFP

Macron appelle les entreprises françaises à investir davantage en Russie

mai 25, 2018

Saint-Pétersbourg – Emmanuel Macron a appelé vendredi à Saint-Petersbourg les entreprises françaises à investir davantage en Russie, où la France peut « faire mieux », notamment dans l’agroalimentaire, le spatial ou le numérique.

« Notre relation a beaucoup d’avenir (…) car l’Europe va de l’Atlantique à l’Oural », a déclaré le président français en participant avec son homologue Vladimir Poutine à une conférence économique franco-russe au Forum économique de Saint-Petersbourg, au second jour de sa visite en Russie.

« La France est notre partenaire ancien, traditionnel et fiable (…) Elle a toujours aspiré à défendre sa souveraineté, ce qui est un gage de stabilité dans la relation », a ajouté le président russe.

Se félicitant de la croissance des échanges bilatéraux – qui ont augmenté de 16,5% en 2017 à 15,5 milliards de dollars, il a cependant fait remarquer qu’ils étaient nettement inférieurs à ceux avec la Chine, le premier partenaire de Moscou, qui se sont élevés à 85 milliards de dollars et devraient atteindre 100 milliards prochainement.

Les échanges commerciaux franco-russes se sont relevés après avoir plongé à la suite de l’imposition des premières sanctions en 2014 en raison de la crise ukrainienne, auxquelles Moscou avait répondu par un embargo sur la plupart des produits alimentaires européens.

Les quelque 500 entreprises françaises présentes en Russie emploient près de 170.000 salariés, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des finances, « mais nous pouvons faire beaucoup mieux », a estimé M. Macron. Il « faut ouvrir de manière plus volontariste de nouvelles voies comme l’agroalimentaire, le spatial, les villes durables, les services énergétiques et le numérique », a-t-il ajouté, en appelant les startups et les PME à s’implanter en Russie.

Parmi la cinquantaine d’accords et de contrats signés au cours de la visite, le plus important est l’annonce par Total d’un investissement de 2,5 milliards de dollars pour la prise de 10% d’un nouveau projet géant de gaz naturel liquéfié dans l’Arctique russe de Novatek.

Romandie.com avec (©AFP / 25 mai 2018 12h13)                                                        

Afrique du Sud: coup de balai à la tête des entreprises publiques gangrenées par la « corruption »

mai 24, 2018

Johannesburg – Le gouvernement du président sud-africain Cyril Ramaphosa a entériné jeudi des changements à la direction de plusieurs entreprises publiques, profondément endettées et gangrénées par une « corruption généralisée ».

« Actuellement, un nombre d’entreprises publiques connaissent des problèmes financiers, opérationnels et de gouvernance », a déclaré le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, lors d’une conférence de presse au Cap (sud-ouest).

« Cela a des retombées négatives sur l’économie », a-t-il estimé.

« Les mauvais résultats de ces sociétés sont la conséquence d’une corruption généralisée et d’une mauvaise gestion », a-t-il estimé, se disant « déterminé à inverser la situation ».

Le gouvernement a ainsi confirmé la nomination de Phakamani Hadebe comme PDG du géant public de l’électricité Eskom, poste qu’il occupait à titre provisoire depuis quelques mois.

La compagnie nationale, au bord de la faillite, est devenue le symbole de la « capture de l’Etat » reprochée à l’ancien président Jacob Zuma, au coeur de multiples scandales de corruption.

Le gouvernement a également annoncé la nomination d’un nouveau conseil d’administration chez le fabricant d’armes public Denel, le géant des transports Transnet et la compagnie aérienne SA Express.

Cette dernière a notamment conclu un contrat douteux de 5,7 millions de rands (3,9 millions d’euros) avec la société Trillian, liée à la famille Gupta, au coeur des affaires de corruption impliquant l’ancien président.

En février dernier, M. Zuma a été contraint de démissionner sous la pression de son parti, le Congrès national africain (ANC), inquiet de l’impact électoral des accusations qui le visent.

Son successeur à la tête de l’ANC et du pays, Cyril Ramaphosa, a promis de nettoyer l’Afrique du Sud de la corruption.

M. Gordhan a par ailleurs annoncé jeudi la fusion des compagnies aériennes South African Airways, en proie depuis des années à de sérieuses difficultés financières, SA Express et Mango afin notamment de « rationaliser leurs destinations ».

Hasard du calendrier, les 21 avions de SA Express, qui assurent des liaisons nationales et régionales, ont été cloués au sol jeudi, sur décision de l’Autorité sud-africaine de l’aviation civile (Sacaa).

A plusieurs reprises, la compagnie aérienne n’a pas respecté certaines règles, posant de « graves risques en terme de sécurité », a expliqué la Sacaa dans un communiqué.

Le 11 mai, deux avions de SA Express avaient dû se poser d’urgence, selon le journal Mail & Guardian.

En effectuant des changements à la direction d’entreprises publiques, le président Ramaphosa entend lancer un signal fort aux investisseurs et aux agences de notation, qui avaient dégradé l’an dernier la note de l’Afrique du Sud.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), a salué jeudi « la rapidité » avec laquelle le ministre des Entreprises publiques était intervenu, appelant cependant à modifier « totalement la stratégie » de gestion de ces entités.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2018 13h14)                                                        

Brexit: les Pays-Bas déroulent le « tapis orange » pour séduire les entreprises

avril 5, 2018

Le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, à Bruxelles le 22 mars 2018 / © AFP/Archives / JOHN THYS

Avantages fiscaux, infrastructures à la pointe, climat des affaires globalement attrayant: l’œil rivé sur le Brexit, les Pays-Bas font les yeux doux aux sociétés qui délaissent le Royaume-Uni et comptent bien tirer leur épingle du jeu.

A un an de la sortie de l’Union européenne de son plus grand partenaire commercial, le gouvernement néerlandais fait travailler une petite armée de lobbyistes pour convaincre les entreprises d’investir à Amsterdam ou Rotterdam plutôt qu’à Paris ou Francfort.

A travers la NFIA (Netherlands Foreign Investment Agency), une agence qui dépend directement du ministère des Affaires économiques, le gouvernement néerlandais est actuellement « en contact avec plus de 200 sociétés », indique à l’AFP Michiel Bakhuizen, porte-parole du ministère.

« Il s’agit de sociétés qui souhaitent quitter le Royaume-Uni ou d’entreprises internationales qui cherchent à s’implanter dans un pays de l’UE et qui, désormais, évitent Londres », jusqu’ici terre d’accueil des investisseurs en Europe, explique-t-il.

S’il a nié avoir pris sa décision à cause du Brexit, il n’en reste pas moins qu’Unilever, le géant de l’agroalimentaire et des cosmétiques, a récemment choisi de regrouper son siège social à Rotterdam, au détriment de Londres.

Les Pays-Bas ont également obtenu la venue de l’Agence européenne du médicament (EMA) et ses 900 employés. Amsterdam a été préférée à Milan pour accueillir l’institution européenne, qui quittera Londres en 2019 afin de rester sur le sol de l’UE.

– Un système fiscal « très intéressant » –

Les Pays-Bas, dotés d’infrastructures modernes, performants dans le numérique et dont une écrasante partie de la population est anglophone, possèdent plusieurs atouts pour faire pencher la balance de leur côté.

« Un bon climat des affaires, encouragé par la prévisibilité du gouvernement, un bon niveau d’éducation, une qualité de vie élevée et une place centrale au sein de l’Europe, orientée vers l’international », résume Roel Beetsma, économiste à l’Université d’Amsterdam.

Et la préservation d’avantages fiscaux pour les grandes multinationales, si chère au Premier ministre libéral, Mark Rutte.

« Les conventions fiscales attirent les entreprises », poursuit M. Beetsma. « L’impôt sur les sociétés et la mesure de l’exonération de 30% pour les immigrés qualifiés sont avantageux », abonde Michiel Bakhuizen, responsable du porte-feuille du Brexit au ministère des Affaires économiques.

Les Pays-Bas déroulent le « tapis orange » pour les entreprises, comme l’écrit la NFIA sur son site internet, promettant un accompagnement nuit et jour pour que prospèrent les sociétés fraîchement attirées dans ses filets.

En 2017, elles sont 18 à avoir choisi de s’implanter aux Pays-Bas « pour des raisons liées au Brexit », indique M. Bakhuizen.

– Amsterdam, plateforme séduisante –

Avec un cadre de vie apprécié par les expatriés et son quartier des affaires, appelé le « Zuidas », situé à quelques encablures de l’aéroport international de Schiphol, Amsterdam séduit de nombreuses entreprises internationales au point de figurer parmi les villes européennes les plus en vue.

La capitale néerlandaise, qui abrite des succursales et des filiales de plus de 50 grandes banques européennes et internationales, a été préférée à Paris par la méga-banque japonaise Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) comme siège européen pour ses activités de courtage.

Le secteur financier est actuellement le secteur le plus important de l’agglomération, représentant 25% de l’économie et fournissant 255.000 emplois, soit environ 19% du marché de l’emploi, selon la municipalité.

« Amsterdam est également une énorme plateforme créative et technologique et c’est la raison pour laquelle Netflix, Facebook, Uber et Google y ont des bureaux », explique Vera Al, porte-parole d’Udo Kock, adjoint à la mairie.

Uber, Netflix et Amazon ont par ailleurs récemment procédé à l’agrandissement de leurs locaux amstellodamois et embauché des centaines de personnes supplémentaires.

– « Pas des vautours » –

« Même si nous étions déjà bien vus avant, le Brexit a intensifié nos contacts avec les entreprises », affirme M. Bakhuizen. « Nous allons essayer d’en attirer un maximum. »

Et pour que « la pêche » soit grande, le gouvernement néerlandais n’a pas hésité à renforcer ses équipes. A la suite du vote favorable des Britanniques à une sortie de l’UE, il a, à travers la NFIA, embauché six personnes, dont deux sont basées à Londres.

« Mais nous œuvrerons toujours de manière décente », assure M. Bakhuizen. « Nous ne voulons pas agir comme des vautours », qui tournoient autour de leur proie.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2018 15h13)                

Cyberattaque contre des banques et entreprises ukrainiennes (banque centrale)

juin 27, 2017

Kiev – Une cyberattaque a visé mardi des banques et entreprises ukrainiennes, provoquant des dysfonctionnements, a annoncé la banque centrale d’Ukraine dans un communiqué.

A cause de cette attaque, les passagers du métro de Kiev ne pouvaient pas payer en carte bancaire et des banques ukrainiennes devaient mettre en pause certains des services proposés à leurs clients.

« La Banque nationale d’Ukraine a signalé aux banques et aux autres agents du marché financier une attaque informatique externe menée aujourd’hui contre les sites des banques ukrainiennes et d’entreprises publiques et commerciales », selon ce communiqué.

A la suite de ces attaques, « les banques éprouvent des difficultés à prendre en charge leurs clients et faire des opérations bancaires », a ajouté la banque centrale d’Ukraine (NBU).

« Tous les participants du marché financier ont pris des mesures pour renforcer leur sécurité et contrecarrer ces cyberattaques », a ajouté la NBU, qui « ne doute pas que les infrastructures bancaires savent se défendre contre les cyberattaques. »

Plusieurs banques ont confirmé une attaque informatique contre leurs services. La banque Oschadbank a ainsi indiqué dans un communiqué « être contrainte de recourir à des services limités pour ses clients ».

Le métro de Kiev indiquait, sur sa page Facebook, ne pas pouvoir accepter de paiements en carte bancaire à ses guichets à cause d' »une cyberattaque ».

Cette attaque a utilisé le virus Petya.A, un « ransomware » (un rançongiciel), a affirmé l’entreprise ukrainienne Novaïa Potchta, qui « est temporairement dans l’incapacité de fournir des services à ses clients ».

Ni la NBU, ni les entreprises touchées n’ont indiqué l’origine de l’attaque informatique.

Kiev a déjà accusé des personnes ou groupes proches du gouvernement russe d’être à l’origine de cyberattaques visant leurs sites officiels.

Mardi, le géant russe du pétrole Rosneft s’est dit lui aussi mardi victime d’une « puissante attaque informatique » visant ses serveurs. Mais aucun lien n’est avéré entre ces cyberattaques.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juin 2017 14h57)                                            

Une attaque informatique « sans précédent » frappe à travers le monde

mai 13, 2017

Un affichage électronique invite les voyageurs à regarder le calendrier analogique à la gare principale de Francfort-sur-le-Main, à l’ouest de l’Allemagne, le 13 mai 2017 / © dpa/AFP / Boris Roessler

Une vague de cyberattaques « sans « précédent », selon Europol, frappait samedi une centaine de pays, affectant le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations, dont les hôpitaux britanniques et le constructeur français Renault.

De la Russie à l’Espagne et du Mexique à l’Australie, des dizaines de milliers d’ordinateurs ont été infectés vendredi par un logiciel de rançon exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de sécurité américaine NSA.

Le service public de santé britannique (NHS), cinquième employeur du monde avec 1,7 millions de salariés, semble avoir été la principale victime — et potentiellement la plus inquiétante en mettant en danger des patients — de ces attaques.

Mais il est loin d’être le seul. Le constructeur automobile français Renault a indiqué samedi à l’AFP avoir été affecté et des sites de production étaient à l’arrêt en France mais aussi en Slovénie, dans la filiale de Renault, Revoz.

La Banque centrale russe a annoncé samedi que le système bancaire du pays avait été visé par la cyberattaque, ainsi que plusieurs ministères, et que les pirates avaient tenté de forcer les installations informatiques du réseau ferroviaire.

Le géant géant américain de livraison de colis FedEx ou encore la compagnie de télécoms espagnole Telefonica ont également été affectés.

La compagnie ferroviaire publique allemande est également concernée. Alors que des panneaux d’affichages en gare ont été hackés, la Deutsche Bahn a toutefois certifié que l’attaque n’avait aucun impact sur le trafic.

Selon la société de sécurité informatique Kaspersky, la Russie est le pays qui a été le plus touché par ces attaques.

L’attaque est « d’un niveau sans précédent » et « exigera une investigation internationale complexe pour identifier les coupables », a indiqué samedi l’Office européen des polices Europol dans un communiqué.

Cyber-apocalypse

L’expert en cybersécurité Varun Badwhar a lui aussi évoqué une attaque d’une « ampleur inédite », ajoutant, au micro de la chaîne britannique SkyNews, qu’elle donnait un aperçu de ce que pouvait donner une « cyber-apocalypse ».

L’ancien hacker espagnol Chema Alonso, devenu responsable de la cybersécurité de Telefonica, a cependant conclu samedi sur son blog que malgré « le bruit médiatique qu’il a produit, ce +ransomware+ n’a pas eu beaucoup d’impact réel » car « on peut voir sur le portefeuille BitCoin utilisé, que le nombre de transactions » est faible.

Selon le dernier décompte, assure-t-il, seulement « 6.000 dollars ont été payés » aux rançonneurs dans le monde.

Le logiciel malveillant verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d’argent sous forme de monnaie virtuelle bitcoin pour en recouvrer l’usage: on l’appelle le « rançongiciel ».

Les captures d’écran d’ordinateurs infectés du NHS britanniques montrent ainsi que les pirates demandent un paiement de 300 dollars en bitcoins. Le paiement doit intervenir dans les trois jours, ou le prix double, et si l’argent n’est pas versé dans les sept jours les fichiers piratés seront effacés.

L’entreprise de sécurité informatique, Forcepoint Security Labs, a évoqué « une campagne majeure de diffusion d’emails infectés », avec quelque 5 millions d’emails envoyés chaque heure répandant le logiciel malveillant appelé WCry, WannaCry, WanaCrypt0r, WannaCrypt ou Wana Decrypt0r.

Les autorités américaines et britanniques ont conseillé aux particuliers, entreprises et organisations touchés de ne pas payer les pirates informatiques.

Les ministres des Finances du G7, réunis samedi à Bari (sud-est de l’Italie), devaient annoncer une coopération renforcée pour lutter contre le piratage informatique, les Etats-Unis et le Royaume-Uni étant chargés de mener une cellule de réflexion pour mettre au point une stratégie internationale de prévention.

-‘Pas terminé’-

Le NHS britannique tentait samedi de rassurer ses patients, mais beaucoup craignaient un risque de pagaille, notamment aux urgences, alors que le système de santé public, soumis à une cure d’austérité, est déjà au bord de la rupture.

« Environ 45 établissements » du service de santé public ont été touchés, a indiqué samedi la ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd sur la BBC. Plusieurs d’entre eux ont été obligés d’annuler ou de reporter des interventions médicales.

Mme Rudd a ajouté que les autorités continuaient à tenter d’identifier les auteurs de l’attaque.

Selon la société Kaspersky, le logiciel malveillant a été publié en avril par le groupe de pirates « Shadow Brokers », qui affirme avoir découvert la faille informatique par la NSA.

« Ce logiciel de rançon peut se répandre sans que qui que ce soit ouvre un email ou clique sur un lien », a précisé Lance Cottrell, directeur scientifique du groupe technologique américain Ntrepid.

Un chercheur en cybersécurité a indiqué à l’AFP avoir trouvé une parade pour ralentir la propagation du virus. Tweetant à partir de @Malwaretechblog, il a expliqué que « généralement un logiciel malveillant est relié à un nom de domaine qui n’est pas enregistré. En simplement enregistrant ce nom de domaine, on arrive à stopper sa propagation », a-t-il expliqué.

Le chercheur a néanmoins insisté sur l’importance d’une mise à jour immédiate des systèmes informatiques car selon lui « la crise n’est pas terminée, ils peuvent encore changer de code et essayer à nouveau », a-t-il prévenu.

« Si la NSA avait discuté en privé de cette faille utilisée pour attaquer des hôpitaux quand ils l’ont +découverte+, plutôt que quand elle leur a été volée, ça aurait pu être évité », a regretté sur Twitter Edward Snowden, l’ancien consultant de l’agence de sécurité américaine qui avait dévoilé l’ampleur de la surveillance de la NSA en 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2017 12h45)                

L’Iran sanctionne quinze entreprises américaines

mars 26, 2017

DUBAI (Reuters) – Quarante-huit heures après de nouvelles sanctions américaines, l’Iran a imposé en retour des mesures de rétorsion contre 15 entreprises américaines accusées de violations des droits de l’homme et de coopération avec Israël, annonce dimanche l’agence officielle de presse Irna.

Cité par l’agence, le ministère des Affaires étrangères dénonce leur implication dans le « terrorisme » d’Israël contre les Palestiniens et dans l’extension des colonies juives de Cisjordanie. Il affirme également que les entreprises concernées ont « violé de manière flagrante les droits de l’homme ».

Sont notamment visées par ces sanctions l’entreprise spécialisée dans les technologies de défense Raytheon et United Technologies, un conglomérat présent notamment dans l’aéronautique et les systèmes de climatisation.

Il n’était pas possible pour l’heure de déterminer dans quelle mesure ces entreprises seront affectées par les mesures prises par Téhéran (gel des avoirs, interdiction de visas et de contacts) ou même si elles sont en affaire avec la république islamique.

La décision iranienne intervient deux jours après l’annonce par Washington de sanctions frappant onze entités ou personnes basées en Chine, en Corée du Nord et dans les Emirats arabes unis pour des transferts de technologies susceptibles d’entrer dans le programme balistique de Téhéran.

Reuters.com avec (Bureau de Dubaï; Henri-Pierre André pour le service français)

Facebook lance Workplace, réseau social pour les entreprises

octobre 10, 2016

Londres (awp/afp) – Facebook a lancé lundi Workplace, déclinaison du réseau social à destination des entreprises et des organisations non gouvernementales, qui prétend notamment rivaliser avec les intranets et les boîtes mail en accélérant la communication entre salariés.

Le concept de cet outil de collaboration en temps réel, jusqu’ici baptisé « Facebook at work », est développé depuis deux ans par le géant américain dans ses bureaux londoniens et testé en version bêta par un millier d’entreprises dans le monde.

« Nous remplaçons des choses qui existent déjà en les regroupant dans un seul outil qui permettra aux utilisateurs d’avoir un mur d’information — comme sur leur profil privé –, Facebook live, le videochat, etc. », a expliqué à l’AFP Julien Codorniou, directeur général de Workplace, précisant que « 95% de ce que nous avons développé sur Facebook est intégré à Workplace ».

Produit séparé de la galaxie Facebook, la plateforme, dont la couleur dominante est le gris et non le bleu, est totalement déconnectée du réseau social. Disponible sur ordinateur comme sur téléphone portable, elle n’exige pas la création d’un compte Facebook : le salarié pourra utiliser son adresse mail professionnelle pour y accéder.

Ouvert à toutes les entreprises — de la PME à la multinationale –, le réseau social permettra notamment à des sociétés partenaires de créer des groupes secrets sur le modèle de ceux existants déjà sur Facebook. Workplace précise à cet égard ne faire que transiter les données, qui resteront la propriété des entreprises.

Ces dernières paieront un abonnement de 1 à 3 euros par salarié connecté, selon la taille de leur structure. Les ONG et structures telles que les grandes écoles pourront, elles, bénéficier du service gratuitement.

– ‘Echanger plus rapidement’ –

« Pour l’heure, nous avons 1.000 entreprises, qui ont créé 100.000 groupes, ayant déjà basculé sur Workplace avant son lancement mondial », a relevé M. Codorniou, qui affirme que Workplace, qui reprend les codes de Facebook, ne nécessite aucune formation.

Parmi ces entreprises, des groupes tels que Danone ou Booking.com, des sociétés financières telles que la Royal Bank of Scotland ou les ONG Oxfam ou Save the Children.

Danone, où quelque 5.000 employés ont testé la plateforme en quinze mois, veut ainsi faire basculer ses 100.000 salariés sur Workplace d’ici la fin du premier trimestre 2017, avance Francisco Camacho, directeur général du pôle eaux de Danone.

Pour lui, l’atout principal de Workplace réside dans sa politique « mobile first » : « Les gens sont plus mobiles aujourd’hui, et quand ils ont la plateforme entre leurs mains, ils peuvent échanger plus rapidement, partager des idées plus rapidement et réagir plus rapidement », explique-t-il à l’AFP.

La plateforme ne manquera pas de relancer les questionnements sur les frontières entre vie professionnelle et vie privée.

« Facebook n’a jamais été vraiment quelque chose qui pousse à travailler, mais plutôt le contraire : comment rendre sa vie sociale plus riche en échangeant davantage avec ses amis et ses proches », pointe cependant Craig Le Clair, analyste au cabinet Forrester, pour qui le principal défi de Facebook sera de faire évoluer son image.

Pour s’imposer, le géant américain espère en tout cas pouvoir compter sur sa force de frappe. Son réseau social d’entreprise est déjà disponible en 100 langues : « C’est un marché potentiel de 2,5 milliards d’employés dans le monde, qui n’est la cible de personne actuellement. Nous avons l’ambition de connecter le monde, ce qui passe par le monde de l’entreprise », conclut Julien Cordoniou.

Romandie.com avec(AWP / 10.10.2016 22h12)      

Les femmes africaines, une chance inexplorée

février 22, 2016

Mariama Morou en classe de CE2,  village de Kosseye, près de Niamey, Niger.
Mariama Morou en classe de CE2, village de Kosseye, près de Niamey, Niger. Crédits : Stéphan Gladieu
Tous les bailleurs de fonds, les agences de développement, les ONG et même les sociétés d’audit le disent  : l’amélio­ration de la condition des femmes est indissociable de la croissance africaine.

Il y a d’abord ces chiffres, égrenés au fil des rapports. Les femmes produisent 80 % des ressources alimentaires du continent, mais n’y possèdent que 15 % des terres.

Tout aussi frappant  : la production agricole du Burkina Faso, selon la Banque mondiale, augmenterait de 20 % si l’on procédait à un échange des terres cultivées entre mari et femme. Autrement dit  : les hommes se gardent les meilleures terres, mais travaillent moins que leur épouse – 96 minutes de moins chaque jour, rapporte Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.

De fait, les Africaines sont plus fiables que les hommes pour rembourser leur microcrédit, créent plus d’entreprises, sont moins concernées par les affaires de corruption et consacrent une plus grande part de leurs revenus au bien-être de leurs enfants et de leur communauté.

Pourtant, elles continuent de subir une discrimination juridique et sociale en matière de propriété foncière, de succession, d’instruction, d’accès au crédit ou aux technologies, sans parler des violences dont elles sont les premières victimes, en particulier sexuelles.

Des personnalités exceptionnelles

Malgré la chute des cours des matières premières, des économies du continent continuent de croître, et les pays qui ont fait une place aux femmes s’en sortent mieux. Au Rwanda, elles occupent 51 des 80 sièges de l’Assemblée nationale. En Côte d’Ivoire, elles dirigent 60 % des entreprises. Au ­Sénégal, la loi sur la parité déploie ses effets.

Florence Nabukenya, 21 ans, et Diana Lalule, 26 ans, au club de filles du quartier de Kikaaya, à Kampala, Ouganda
Florence Nabukenya, 21 ans, et Diana Lalule, 26 ans, au club de filles du quartier de Kikaaya, à Kampala, Ouganda Crédits : Stéphan Gladieu

Mais la pleine expression des ressources de l’Afrique dépendra du développement de l’enseignement, de la liberté et des possibilités d’emploi en faveur des femmes. Comme le rappelle Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique, elles doivent pouvoir choisir si et avec qui elles se marieront et déterminer elles-mêmes l’opportunité et le moment de leurs grossesses.

Pour montrer ce que vivent les Africaines et de quoi elles sont capables, Le Monde donne la parole à des personnalités exceptionnelles et inspirantes lors d’une journée de conversations et de débats, le 23 février.

Nos publications prolongeront les échanges et viendront confirmer que les femmes, davantage que le pétrole ou les diamants, représentent le potentiel le plus prometteur sur lequel le continent peut bâtir son avenir, l’investissement le plus décisif qu’il pourrait réaliser dans sa quête d’une croissance inclusive et équitable.