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Guinée : fin de la deuxième épidémie d’Ebola

juin 19, 2021

BILAN. C’est l’OMS qui le déclare. La maladie a pu être jugulée en quelques mois, grâce à l’expérience acquise entre 2013 et 2016.

La decouverte d'une vingtaine de cas debut 2021 avait fait craindre le retour d'Ebola qui avait meurtri l'Afrique de l'Ouest entre 2013 et 2016.
La découverte d’une vingtaine de cas début 2021 avait fait craindre le retour d’Ebola qui avait meurtri l’Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016.© CAROL VALADE / AFP

Soulagement en Guinéela résurgence d’Ebola qui a surpris le pays fin janvier est déjà annoncée comme éradiquée. L’Organisation mondiale de la santé vient officiellement de déclarer la fin de la deuxième épidémie d’Ebola dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. La nouvelle a été annoncée depuis la très symbolique ville de Nzérékoré, en Guinée forestière dans le Sud-Est, d’où l’épidémie était partie en 2013 faisant des milliers de morts. Elle s’était propagée au Liberia et à la Sierra Leone voisins et avait touché dix pays au total. Pour l’OMS et les autorités guinéennes, il ne fait aucun doute que l’expérience accumulée entre 2013 et 2016 a servi. Il faut souligner que la Guinée a traversé la pire épidémie au monde depuis l’identification du virus en 1976, elle avait tué plus de 11 300 personnes, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, trois des pays les plus pauvres du monde. Un bilan sous-évalué de l’aveu même de l’OMS.

Enseignements tirés

En 2021, un total de seize cas confirmés et sept cas probables ont été recensés lors de cette dernière épidémie en Guinée. Onze patients ont survécu et douze sont décédés, selon un communiqué de l’OMS publié samedi. Le communiqué ne donne pas le détail des morts parmi les cas confirmés et probables.

Un précédent bilan donné par l’organisation jeudi faisait état de cinq décès. « J’ai l’honneur de prendre la parole en ce jour de déclaration de la fin de la maladie à virus Ebola » en Guinée, a déclaré un responsable de l’OMS, Alfred Ki-Zerbo, lors d’une cérémonie officielle à Nzérékoré où la maladie était réapparue fin janvier. « Je voudrais, au nom du chef de l’État (le président Alpha Condé), déclarer la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola en République de Guinée », a pour sa part indiqué le ministre de la Santé, le médecin général Rémy Lamah.

La cérémonie a réuni environ 200 personnes, dont des chefs religieux.

Des règles internationales précises

Après avoir, suivant les règles internationales, officiellement déclaré l’état d’épidémie le 14 février, la Guinée a atteint vendredi les 42 jours sans nouveau cas, soit deux fois la durée maximale d’incubation, seuil fixé pour la déclaration de fin d’épidémie. Le dernier cas guéri déclaré remonte au 8 mai, a dit à l’AFP un responsable du ministère de la Santé.

Après la détection des premiers cas à Gouécké, dans la préfecture de Nzérékoré, « les autorités sanitaires nationales ont rapidement mis en œuvre la riposte, avec le soutien de l’OMS et ses partenaires, en s’appuyant sur l’expertise accumulée » dans la lutte contre Ebola dans le pays et en République démocratique du Congo, selon le communiqué de l’Organisation mondiale de la santé.

Communautés intégrées

« Il faut remercier aussi les communautés qui se sont engagées pour vaincre la maladie », a ajouté Alfred Ki-Zerbo. Les réticences dans la lutte anti-Ebola de communautés en Guinée avaient notamment causé la mort d’agents de l’État déployés en Guinée forestière durant la précédente épidémie. En 2021, grâce notamment à « une implication de la communauté, des mesures de santé publique efficaces et une utilisation équitable des vaccins, la Guinée a réussi à contrôler l’épidémie et à prévenir sa propagation au-delà des frontières », a renchéri le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans le communiqué.

L’OMS dit avoir aidé à expédier environ 24 000 doses de vaccin et avoir soutenu la vaccination de près de 11 000 personnes à haut risque parmi lesquelles plus de 2 800 travailleurs de santé en première ligne. « Nous avons vaincu Ebola mais restons vigilants », proclamait une banderole déployée lors de la cérémonie officielle.

Vigilance continue

La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dre Matshidiso Moeti, a appelé dans un communiqué « à rester en alerte face à une possible réapparition du virus et nous assurer que l’expertise dans la lutte contre Ebola s’élargisse à d’autres menaces sanitaires telles que le Covid-19 ».

Sur Twitter, le directeur général de l’OMS a souligné que le « Covid-19 est une maladie différente qui se propage plus facilement qu’Ebola mais la démarche est la même ». Cependant, « l’utilisation inefficace des mesures de santé publique et sociale » et « les inégalités continuent de donner au Covid-19 une chance de muter, de se propager et de tuer ». La Guinée, relativement peu touchée par le coronavirus, a déclaré plus de 23 400 cas, dont 168 décès, selon un dernier bilan vendredi. Après la déclaration de fin d’épidémie d’Ebola, la Guinée devrait entrer dans une période de surveillance épidémiologique renforcée pendant 90 jours, selon l’OMS à Conakry.

Par Le Point Afrique

Canada: Une épidémie dévastatrice à la Résidence Prescott et Russell, selon le directeur

décembre 7, 2020

Alors que la Résidence Prescott et Russell à Hawkesbury entre dans la dixième semaine de son épidémie de COVID-19, un administrateur témoigne de la situation « écrasante » à l’intérieur; le stress incessant, la pression exercée sur le personnel et la nécessité de rétablir la confiance dans la maison de soins de longue durée de cette petite communauté.

À ce jour, 109 des quelque 130 résidents de l'établissement ont contracté la COVID-19.

© Frédéric Pepin/Radio-Canada À ce jour, 109 des quelque 130 résidents de l’établissement ont contracté la COVID-19.

Stéphane Parisien, directeur général des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), indique qu’il reste éveillé la nuit en pensant aux familles des résidents de l’établissement géré par la municipalité, et à ce qu’ils ont vécu.

«C’est comme une toile d’araignée, ça ne s’arrête pas. C’est dévastateur», a déclaré M. Parisien.

«Des retards chroniques dans l’obtention des résultats des tests ont entraîné la propagation rapide du virus dans tout l’établissement », a-t-il déclaré.

À ce jour, 109 des quelque 130 résidents encore dans l’établissement ont contracté le virus. Soixante-huit membres du personnel ont également été testés positifs.

Quatorze résidents sont décédés. «C’est trop », a déclaré M. Parisien.

«Maman était à l’agonie»

Le matin du 2 novembre, Alain Ménard a reçu un appel de la Résidence Prescott et Russell lui annonçant que sa mère, Annette Cliff, était décédée.

Elle n’y avait vécu que pendant environ un mois, après avoir été transférée de l’Hôpital général de Hawkesbury à la fin du mois de septembre. Placée en quarantaine, elle se remettait d’une inflammation pulmonaire.

C’est en isolement qu’elle a contracté la COVID-19.

Annette Cliff, au centre, avec ses enfants, Lucie Ménard, à gauche, et Alain Ménard, à droite. Mme Cliff a emménagé dans la Résidence Prescott et Russell peu de temps avant le début de l'épidémie en octobre.

© Gracieuseté : Alain Ménard Annette Cliff, au centre, avec ses enfants, Lucie Ménard, à gauche, et Alain Ménard, à droite. Mme Cliff a emménagé dans la Résidence Prescott et Russell peu de temps avant le début de l’épidémie en octobre.

Quelques jours après l’arrivée de Mme Cliff à la résidence, le foyer a été placé en quarantaine. Incapable de rendre visite à sa mère, M. Ménard a déclaré qu’elle l’avait appelé et lui avait rapporté ce qui se passait.

«Elle s’est sentie abandonnée par l’équipe, et elle avait de graves problèmes intestinaux et il a fallu quelques heures, par exemple, pour la nettoyer, et il y en avait sur le sol. [Il] a fallu une journée pour qu’ils nettoient le sol», soutient-il.

Le foyer a été critiqué pour avoir laissé les résidents au lit sans physiothérapie, bains ou vêtements propres.

Avec autant de membres du personnel atteint de la COVID-19 et d’autres trop effrayés pour venir travailler, ces conditions étaient inévitables, soutient M. Parisien.

Le directeur général des Comtés unis de Prescott et Russell, Stéphane Parisien.

© Denis Babin/Radio-Canada Le directeur général des Comtés unis de Prescott et Russell, Stéphane Parisien.

La direction a demandé de l’aide, mais l’Hôpital de Hawkesbury était aussi aux prises avec un manque de personnel. La Croix-Rouge canadienne a finalement comblé un vide, mais ce n’était pas suffisant, a déclaré M. Parisien.

«Il y a des limites à ce que la Croix-Rouge peut faire», a-t-il déclaré. «Ils peuvent nous aider avec les protocoles infectieux, mais ils ne fournissent pas les ressources humaines pour nous aider à nourrir ou changer les résidents.»

En fin de compte, ce sont les ambulanciers paramédicaux de la municipalité qui sont venus à la rescousse, pour un coût d’environ 50 pour cent de plus que les préposés au soutien personnel embauchés dans les maisons de retraite.

Un appel au 911

M. Ménard a déclaré que sa mère avait désespérément besoin d’aide.

«Vers la fin de sa vie, elle a appelé le 911 pour obtenir une ambulance pour l’amener à l’hôpital parce qu’elle sentait qu’elle n’avait pas été traitée correctement et [la résidence] a refusé l’accès à l’ambulance», a-t-il dit.

Les administrateurs ont déclaré qu’ils n’étaient pas en mesure de commenter cet appel au 911. M. Ménard a déclaré que le manque de communication avait laissé les familles dans le noir.

«Ils ne nous ont jamais rappelés. Les rares fois où nous avons parlé avec eux, ils n’avaient pas beaucoup d’informations à nous donner. C’était très frustrant», a-t-il déclaré.

La famille de M. Ménard veut savoir pourquoi les choses se sont passées ainsi. 

«Y a-t-il des choses que nous aurions dû mieux faire? Oui, sur le plan des communications, nous aurions dû appeler les familles de manière plus rapide et plus efficace. Mais c’était accablant», a déclaré Stéphane Parisien. «C’est sans précédent.»

La présence de membres du personnel du foyer revient aux niveaux d’avant l’épidémie, mais ce n’est toujours pas suffisant. M. Parisien a déclaré que le recrutement et la rétention sont une lutte permanente.

Il a indiqué qu’il prévoyait garder une aile du foyer vide au cas où ils devraient à nouveau isoler les résidents. Pour l’instant, ils célèbrent de petites victoires, comme les derniers résultats des tests.

«Aucun résultat positif pour les résidents, c’est une petite victoire. Ce n’est pas quelque chose sur quoi s’accrocher, mais c’est certainement quelque chose sur lequel on peut bâtir», a déclaré M. Parisien. «Je vais prendre à peu près n’importe quelle victoire maintenant pour essayer de reconstruire la confiance envers notre service et pour sortir de cette crise.»

Par  CBC/Radio-Canada avec les informations de Julie Ireton

Coronavirus: l’OMS prévoit une épidémie « très longue »

août 1, 2020
Emblème de l'Organisation mondiale de la santé au siège de l'OMS à Genève le 24 février 2020

© Fabrice COFFRINI © 2019 AFP Emblème de l’Organisation mondiale de la santé au siège de l’OMS à Genève le 24 février 2020
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), réunie samedi à Genève, a prévenu que la pandémie de coronavirus allait probablement être « très longue ».Le Comité d’urgence de l’organisation, réuni depuis vendredi pour la 4e fois pour réévaluer la pandémie, « a souligné que sa durée allait être certainement très longue », a indiqué l’OMS dans un communiqué.

L’agence des Nations unies avait indiqué plus tôt cette semaine que les saisons ne semblent pas avoir d’impact sur le développement de la pandémie de coronavirus, mettant en garde contre l’illusion d’être protégé en été.

Par H.G. avec BFM TV

France/Coronavirus : 13 morts à l’hôpital en 24h, l’épidémie progresse sur le territoire

juillet 21, 2020

 

Depuis le début de l’épidémie, le Covid-19 à fait 30.165 victimes en France.

30.165 personnes sont décédées du coronavirus en France depuis le début de l’épidémie. Dans son communiqué quotidien, la Direction générale de la santé a indiqué, ce mardi 21 juillet, un problème dans le recensement du nombre de morts en établissements sociaux et médico-sociaux la veille, expliquant pourquoi ce chiffre est aujourd’hui inférieur de 12 à celui annoncé hier. «6 482 personnes sont hospitalisées pour une infection COVID-19. 455 malades atteints d’une forme sévère de COVID-19 sont hospitalisés en réanimation», détaille la DGS. Au cours des dernières 24h, 12 nouveaux patients ont été admis en soin intensif et 18 en sont sortis, 13 personnes sont décédées à l’hôpital.

8 clusters ont été découverts sur le territoire depuis le dernier point, portant à 208 le nombre de cas groupés encore actifs. Selon la DGS, le virus est augmentation sur le territoire national, une expansion «modérée» observable «par une hausse du nombre de recours à SOS médecins, des passages aux urgences, du nombre de clusters et de nouvelles hospitalisations». «SOS médecins a réalisé 413 interventions pour suspicion de COVID-19, soit 4% de l’activité totale. Les services d’urgence ont noté 215 passages pour ce même motif, soit 0,6 % de l’activité totale», indiquent les autorités sanitaires.

Par Le Figaro

L’épidémie de coronavirus s’emballe dans le sud des États-Unis

juin 26, 2020

Le nombre de cas repart fortement à la hausse, obligeant des États comme le Texas ou la Floride, qui avaient été parmi les premiers à rouvrir leur économie, à faire marche arrière en refermant leurs bars. La Californie n’est pas épargnée.

La deuxième phase redoutée de la pandémie de Covid-19 n’a pas encore atteint les côtes des États-Unis que le pays connaît une brutale rechute. «Nous avons un problème grave dans certaines zones», a averti le docteur Fauci, l’expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie. Les mauvaises nouvelles émanent du Sud, là où nombre de gouverneurs avaient suivi l’appel du président Donald Trump à rouvrir l’économie. Concentrés au Texas, en Oklahoma, Floride, Georgie, Caroline du Sud et Alabama, 36.880 nouveaux cas positifs au coronavirus ont été recensés mercredi, essentiellement des jeunes contaminés dans les bars et lors de rassemblements publics sur les plages ou en discothèque. À Houston, Texas, une ville pourtant richement pourvue en établissements médicaux, les services hospitaliers fonctionnaient à 97 % d’occupation des lits équipés de respirateurs et courent le risque d’être submergés dans les tout prochains jours.

Cruelle ironie, les États «parias» au début de la propagation du virus, New York et le New Jersey, sont aujourd’hui ceux qui ont décidé d’imposer une quarantaine à l’encontre des voyageurs originaires des États touchés à leur tour. Les résidents de neuf États en particulier, ainsi que les New-Yorkais rentrant chez eux après un long exil de trois mois à la campagne, sont visés par cette obligation, annoncée mercredi par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, encadré par ses homologues du New Jersey et du Connecticut. Tous trois tablent sur les déclarations de foi et l’honnêteté des voyageurs concernés, les dénonciations des réfractaires et des amendes substantielles pouvant s’élever à 2000, voire 10.000 dollars, pour faire appliquer une telle quarantaine.

L’«Empire State», qui a subi la pire hécatombe du pays avec plus de 25.000 morts (pour un total de 121.000 dans tout le pays), fait partie des trois seuls États à l’heure actuelle qui semblent avoir réussi à contrôler la pandémie. Trois mois auparavant, lorsque New York en état de siège, affrontait un nouveau «Pearl Harbor», la Floride et le petit État de Rhode Island (nord-est) avaient imposé des restrictions similaires aux New-Yorkais fuyant la métropole pour se réfugier dans leurs résidences secondaires.

Le modèle californien mis à mal

Donald Trump, depuis le rassemblement électoral de Tulsa, en Oklahoma, le 20 juin dernier, ne cesse de répéter que le nombre de cas augmente mécaniquement, pour la simple et bonne raison que l’Amérique teste massivement, et a ordonné à «ses gens» de mettre le holà sur cette politique de dépistage massif. Malgré les dénégations initiales des responsables de santé, l’Administration Trump a décidé de cesser tout financement des centres de dépistage fédéraux à partir du 1er juillet.

Et le fossé se creuse entre le président américain et ses alliés politiques locaux, obligés de prendre leur distances avec de tels propos. «Il me paraît très clair, et je pense que c’est le cas pour nous tous, qu’avec l’embardée de cas, ce n’est vraiment pas le moment de relâcher notre vigilance en matière de tests, a déclaré le sénateur du Texas John Cornyn, un fidèle de Trump. Je pense qu’il nous faut élargir ce soutien fédéral pour le Texas, du moins tant que nous n’aurons pas dompté cette envolée des cas positifs».

Il nous faut reconnaître que ce sont nos comportements qui aboutissent à ces chiffres et que nous mettons des vies en danger.

Gavin Newsom, gouverneur de Californie

En Floride, où 5508 nouveaux cas ont été recensés mercredi, les sénateurs républicains Rick Scott et Marco Rubio ont eux aussi pris le contre-pied du chef l’État, intimant à leurs administrés de porter un masque en permanence et rappelant qu’une telle mesure est exclusivement sanitaire, et non politique. Le «Sunshine State» mais aussi le Texas ont annoncé vendredi la fermeture des bars et débits de boisson pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Cette embardée ne touche pas que les imprudents États «rouges» (conservateurs) du Sud. La Californie enregistre, elle aussi, une recrudescence notable des cas de coronavirus et pourrait être ajoutée à la liste des États justifiant une mise en quarantaine à New York et dans ses environs. Selon le gouverneur Gavin Newsom, le nombre de patients hospitalisés en lien avec une infection au Covid-19 a bondi de 32% au cours des deux dernières semaines, pour atteindre 4.240 personnes. Mercredi, le parc d’attractions Disneyland, situé à Anaheim près de Los Angeles, a annoncé que sa réouverture initialement envisagée le 17 juillet, était reportée sine die. Gavin Newson a demandé -mais pas ordonné- vendredi au comté d’Imperial, à la frontière mexicaine, d’imposer de nouveau un confinement à ses 175.000 habitants («stay at home order»), alors qu’il est apparu que le taux de contamination de sa population est de 23%, contre 5,7% à l’échelle nationale.

Des patients «de plus en plus jeunes»

Cité en exemple pour sa gestion de la pandémie au début de la crise sanitaire, le «Golden State» doit désormais faire face à une préoccupante recrudescence de cas de Covid-19, notamment chez les jeunes. Premier Etat à avoir ordonné un confinement général fin mars, la Californie a aussi mis le paquet sur sa capacité à tester les malades potentiels, élément clef pour juguler l’épidémie. Les causes probables de cette rechute sont difficiles à pointer précisément du doigt, mais les regards convergent vers un relâchement des comportements, en particulier chez les plus jeunes. «Nous ne pouvons pas continuer comme nous l’avons fait ces dernières semaines», a averti le gouverneur Newsom, qui a rendu le port du masque obligatoire dans tout l’Etat depuis la semaine dernière.

Officiellement, les consignes interdisent toujours aux membres de différents foyers de se retrouver dans un même espace clos. Mais avec la réouverture progressive de l’économie, restaurants et salles de sports inclus, les Californiens ont depuis longtemps recommencé à se retrouver pour des anniversaires, des barbecues ou des sorties à la plage. «Je ne suis pas naïf, les gens se mélangent et cela accroît la propagation de ce virus», a lancé Gavin Newsom. «Il nous faut reconnaître que ce sont nos comportements qui aboutissent à ces chiffres et que nous mettons des vies en danger», a-t-il insisté.

Les patients infectés sont «de plus en plus jeunes», s’est inquiété le gouverneur, qui s’est adressé directement à eux: «Vous êtes jeunes, donc vous vous sentez un peu invincibles. Mais avec tout le respect que je vous dois, cet état d’esprit est souvent égoïste.»«Même s’ils ne sont pas les plus à risque pour des formes graves de la maladie, ils sont les plus à risque pour la propager», a mis en garde le Dr Barbara Ferrer, responsable de la santé pour le comté de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie.

Autre élément pouvant expliquer l’augmentation de la diffusion du virus: les manifestations anti-racistes dénonçant la mort de George Floyd sous le genou d’un policier fin mai, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes pendant de longues heures, souvent sans distanciation physique. Même s’il est difficile de l’assurer, «je veux dire qu’il est très probable, étant donné la hausse que nous voyons, qu’il s’agisse de gens qui ont pu se trouver dans une foule durant l’une des manifestations», a déclaré le Dr Ferrer.

«Je ne pense pas que l’Etat de Californie fasse quelque chose de mal, ça a à voir avec la réaction des gens au processus de réouverture», a déclaré recemment le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses. «Si vous ne gardez pas vos distances, que vous ne portez pas de masque, que vous rouvrez trop tôt, vous allez assister à un pic du nombre de cas, ça n’a rien de sorcier», renchérit le Pr Anne Rimoin, épidémiologiste et spécialiste en santé publique de l’université UCLA à Los Angeles. «La réalité, c’est que nous allons avoir bien plus de cas et beaucoup plus de morts si nous ne faisons pas tous attention», résume cette spécialiste du virus Ebola.

Avec Le Figaro par Maurin Picard

RDC : « nouvelle épidémie d’Ebola » dans le Nord-Ouest

juin 1, 2020

Des agents sanitaires près de Mbandaka, en RDC, en juin 2018 pendant l'épidémie du virus Ebola.

Des agents sanitaires près de Mbandaka, en RDC, en juin 2018 pendant l’épidémie du virus Ebola. © Junior D. KANNAH/AFP

 

« Une nouvelle épidémie » de fièvre hémorragique Ebola s’est déclarée dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a déclaré lundi le ministre de la Santé Eteni Longondo.

« Il y a déjà quatre personnes décédées », a ajouté le ministre lors d’une conférence de presse. Les quatre décès ont été enregistrés dans un quartier de Mbandaka, le chef-lieu de la province de l’Équateur à environ 600 km à vol d’oiseau au nord de la capitale Kinshasa. Les deux villes sont reliées par le fleuve Congo (environ une semaine de navigation).

Vaccin et médicaments

« L’Institut national de recherche bio-médicale (INRB) vient de me confirmer que les échantillons venus de Mbandaka sont positifs à la maladie à virus Ebola », a ajouté le ministre.

« Nous allons leur envoyer très rapidement le vaccin et aussi les médicaments », a-t-il poursuivi, envisageant de se rendre sur les lieux en fin de semaine.

La province de l’Équateur a été touchée par une précédente épidémie d’Ebola entre mai et juillet 2018 (54 cas pour 33 morts et 21 survivants).

« C’est une province qui a déjà connu la maladie. Ils ont déjà des réflexes de ce qu’il faut faire. Ils ont déjà commencé la riposte au niveau local depuis hier » dimanche, a estimé le ministre.

Une autre épidémie d’Ebola est encore en cours à l’autre bout du pays, dans l’Est, qui a tué 2.280 personnes depuis août 2018. La fin de cette épidémie doit être proclamée le 25 juin, au bout d’un compte à rebours de 42 jours sans nouveau cas.

Il s’agit de la onzième épidémie de fièvre Ebola déclarée sur le sol congolais depuis la découverte du virus dans ce pays alors appelé Zaïre en 1976.

La RDC est également touchée par l’épidémie mondiale de coronavirus (3.195, dont 2.896 à Kinshasa, et 72 décès, selon les derniers chiffres officiels publiés lundi.

Par Jeune Afrique avec AFP

Coronavirus/242 morts et près de 15.000 cas supplémentaires dans le Hubei

février 12, 2020

 

Le coronavirus Covid-19 a causé mercredi 242 décès supplémentaires dans la province de Hubei, foyer de l’épidémie, ont rapporté jeudi les autorités sanitaires locales. Le nombre de morts y est désormais de 1.310 (1.350 dans toute la Chine). Dans son point quotidien, la Commission de la santé du Hubei a indiqué que 14.840 cas supplémentaires de contamination ont aussi été recensés mercredi, portant le total à 48.206. Ce bond serait dû à une nouvelle définition plus élargie des cas d’infection, a-t-elle précisé.

La Chine insiste à l’Onu sur sa « transparence »

La Chine a fait face à l’épidémie du nouveau coronavirus avec « ouverture, transparence et responsabilité », a affirmé mercredi Zhang Jun, son ambassadeur à l’Onu. Le diplomate a défendu les mesures de prévention et de contrôle « rigoureuses » adoptées par la Chine face à l’épidémie, assurant qu’elles dépassaient « de loin » les exigences du Règlement sanitaire international de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Face à l’épidémie, nous avons toujours adopté une attitude d’ouverture, transparence et de responsabilité », a-t-il assuré devant une commission des Nations unies. L’ambassadeur a notamment cité en exemple le fait d’avoir partagé « dès qu’elles étaient disponibles » des informations sur l’épidémie auprès de l’OMS notamment, ainsi que le séquençage du virus. Zhang Jun a appelé à la solidarité et à la collaboration de la communauté internationale pour enrayer le virus, assurant: « Les pays sont liés par le même destin et aucune nation ne peut survivre seule. »

Grèce : Air China annule des vols entre Pékin et Athènes

La compagnie aérienne Air China a annoncé mercredi soir devoir annuler les liaisons aériennes entre Athènes et Pékin, en raison de l’épidémie Covid-19, selon l’agence de presse grecque Ana.

Les liaisons trois fois par semaine entre Athènes et Pékin sont annulées pour le mois de février pour des raisons de «santé publique», indique l’agence de presse grecque Ana. Seuls deux vols, les 15 et 29 février, sont maintenus.

Un défilé de mode annulé à Paris

À Paris, le créateur chinois Jarel Zhang, qui figure au calendrier de la Fashion Week, a annoncé l’annulation de son défilé en mars «afin de garantir la bonne santé et la sécurité des deux pays et de réduire le nombre de contacts».

L’Union européenne appelle à une meilleure «coordination»

Les Etats membres de l’Union européenne vont prôner jeudi un «renforcement de la coordination» entre eux face aux risques liés à l’épidémie de nouveau coronavirus, selon un projet de conclusions obtenu ce mercredi par l’AFP.

Le texte doit être adopté, avec d’éventuelles modifications, par les ministres européens de la Santé, qui se réunissent en urgence jeudi à Bruxelles pour discuter des mesures contre la propagation du virus dans l’UE, où 35 cas ont été recensés. «L’efficacité des mesures nationales prises aux frontières et aux points d’entrée de l’UE pour protéger la santé publique (…) peut encore être améliorée par le renforcement de la coordination déjà en cours entre les États membres et la Commission», est-il souligné dans ces conclusions.

Les Etats membres appellent à «agir ensemble» de «manière proportionnée et appropriée» en particulier pour «fournir les informations et les conseils requis aux personnes présentant un risque accru de porter le virus», tout en veillant à préserver «la libre circulation au sein de l’UE».

«Beaucoup trop tôt» pour prédire une fin de l’épidémie, affirme l’OMS

Il est encore «beaucoup trop tôt» pour prédire une fin de l’épidémie provoquée par un nouveau coronavirus apparu en Chine, a mis en garde mercredi l’Organisation mondiale de la santé.

«Je pense qu’il est aujourd’hui beaucoup trop tôt pour tenter de prédire le commencement, le milieu ou la fin de cette épidémie», a déclaré à la presse Michael Ryan, chef du département des urgences sanitaires de l’OMS.

Deux des onze patients en France sont guéris et sortis de l’hôpital

Deux des onze personnes hospitalisées en France après avoir été contaminées par le nouveau coronavirus sont «guéries» et sont sorties de l’hôpital, a annoncé le ministère de la Santé.

Il s’agit du couple de trentenaires chinois qui était hospitalisé à l’hôpital Bichat à Paris, a précisé le N.2 du ministère, Jérôme Salomon, en ajoutant qu’aucun nouveau cas n’avait pour l’heure été détecté en France.

Le coronavirus affecte les services postaux mondiaux

« L’épidémie du nouveau coronavirus a entraîné la suspension de vols qui perturbe les opérations postales », a indiqué l’Union postale universelle (UPU), une organisation internationale rattachée à l’ONU et basée en Suisse, dans un communiqué transmis à l’AFP. « L’UPU surveille attentivement la situation et travaille en étroite collaboration avec les opérateurs postaux pour surmonter ces difficultés », précise l’organisation.

La poste suisse est le dernier opérateur en date à avoir annoncé mercredi cesser de traiter le courrier à destination de la Chine. « Swiss Post est actuellement en mesure de ne mobiliser que le tiers des ressources nécessaires aux livraisons en Chine. Par conséquent, Swiss Post n’accepte plus de lettres ou de colis à destination de la Chine », a affirmé le groupe. Le Danemark, la Géorgie, la Grèce, la Roumanie, la Serbie, Singapour et l’Espagne ont déjà prévenu l’UPU qu’ils interrompaient leurs livraisons. Le service postal américain a de son côté affirmé qu’il ne prendrait plus en charge les plis transitant par la Chine.

Le pape François prie pour les Chinois victimes du coronavirus

La pape François a dit prier mercredi pour les Chinois frappés par l’épidémie du nouveau coronavirus, espérant leur guérison prochaine. « Une prière pour nos frères chinois qui souffrent de cette cruelle maladie. Puissent-ils trouver le chemin de la guérison le plus rapidement possible », a déclaré le pape lors de sa traditionnelle audience du mercredi au Vatican.

Le calendrier de la F1 perturbé par le report du Grand Prix de Chine

Le calendrier du championnat du monde de Formule 1 est perturbé par l’épidémie du coronavirus, avec le report annoncé mercredi du GP de Chine prévu le 19 avril à Shanghaï, réduisant pour l’instant à 21 le nombre d’épreuves. Un grand « trou » vient donc s’ajouter au programme entre le GP du Vietnam le 5 avril et celui des Pays-Bas le 3 mai. Aucune autre date n’a encore été décidée pour recaser l’épreuve chinoise.

La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a annoncé le report en soulignant que cette décision a été prise à la demande des organisateurs du Grand Prix et des autorités sportives chinoises. « La santé et la sécurité des équipes de F1, des participants au championnat du monde et des fans demeurent la préoccupation principale », a souligné la Fédération, basée à Paris.

GM suspend une ligne de montage sud-coréenne faute de pièces chinoises

Le premier constructeur automobile américain, General Motors, a annoncé mercredi 12 février la suspension partielle d’opérations en Corée du Sud, les livraisons de certaines pièces par des fournisseurs chinois étant perturbées par l’épidémie du nouveau coronavirus. Les mesures prises par la Chine, qui se sont ajoutées à l’impact des congés du Nouvel an lunaire, ont eu pour conséquence de perturber considérablement les exportations chinoises de pièces détachées, en particulier dans l’automobile.

Un responsable de la filiale sud-coréenne de General Motors a annoncé à l’AFP qu’une des deux lignes de montage de son usine de Bupyeong, à l’ouest de Séoul, serait fermée lundi 17 février et mardi 18 février prochains en raison d’une pénurie de pièces.

La population chinoise sous surveillance permanente

En Chine, les mesures prises contre le coronavirus exacerbent la question des libertés individuelles : des drones patrouillant dans les rues rappellent à l’ordre les piétons sans masque, des mégaphones ressassent sans cesse les précautions à prendre et consignes de sécurité, et des groupes de surveillance composés de citoyens sillonnent les quartiers. À Wuhan, les habitants ne peuvent sortir que tous les trois jours et pendant deux heures maximum pour aller chercher à manger.

À Wuhan, des médecins mal protégés travaillent dans la peur

Masques insuffisants, combinaisons réutilisées… Faute de protection adéquate, le personnel hospitalier de Wuhan, la ville chinoise à l’épicentre de l’épidémie, travaille à la merci d’une contamination par le coronavirus. La mort vendredi dernier du docteur Li Wenliang, infecté par le virus et qui avait été réprimandé pour avoir été l’un des premiers fin décembre à donner l’alerte, illustre les difficiles conditions de travail des médecins en première ligne. C’est surtout la pénurie de fournitures médicales qui inquiète. «Pour économiser les combinaisons intégrales, des collègues n’en changent qu’une fois tous les quatre, six, voire huit heures», explique une médecin à l’AFP.

Avec Le Figaro.fr par Margaux d’Adhemar de Cransac

 

Chine-Coronavirus : l’épidémie reste «très grave» selon Xi Jinping, qui veut «des mesures plus fortes»

février 10, 2020

 

Xi Jinping, le 10 février 2020.

Xi Jinping, le 10 février 2020. Reuters

Le président Xi Jinping est apparu lundi pour la première fois avec le visage recouvert d’un masque de protection. L’homme fort du régime communiste s’était gardé jusqu’à présent d’imiter ses compatriotes en public. Selon des images diffusées par la télévision nationale sur les réseaux sociaux, M. Xi apparaît avec un masque bleu clair sur le visage et se laisse prendre la température de l’avant-bras à l’aide d’un thermomètre électronique, un rituel désormais courant dans le pays à l’entrée des lieux publics.

Alors que le congé du Nouvel an chinois s’achève ce lundi 10 février, malgré l’épidémie de coronavirus, les salariés sont censés reprendre le travail. Mais le pays reste largement paralysé et le peu de courageux qui se rendent sur leur lieu de travail semblent le faire la peur au ventre, en témoigne la fréquentation du métro pékinois.

27 étrangers infectés en Chine, dont deux morts

27 étrangers ont été infectés par le coronavirus en Chine au 10 février 2020, parmi lesquels deux sont décédés, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères à Reuters ce lundi. Un Américain est mort le 6 février et un Japonais est décédé le 8 février, a précisé un porte-parole du ministère lors d’un point presse à Pékin lundi

Airbnb suspend ses réservations pour Pékin jusqu’à fin février

Airbnb a annoncé ce lundi avoir suspendu toutes ses réservations pour Pékin jusqu’au 29 février, alors que l’épidémie de nouveau coronavirus a atteint le nombre de 910 morts. «En raison de l’épidémie du nouveau coronavirus et sur les conseils des autorités locales pour la rentabilité à court terme de l’industrie pendant cette urgence de santé publique, toutes les réservations à Pékin du 7 février au 29 février 2020 ont été suspendues», a annoncé la plateforme de locations de logements touristiques dans une déclaration par email.

La décision ne concerne que Pékin, a précisé à Reuters un porte-parole de Airbnb en Chine, ajoutant que l’entreprise évaluait la situation conjointement avec les autorités locales.

Une Fondation de Hongkong envoie 12,9 millions de dollars à Wuhan

La Li Ka-Shing Foundation, une organisation caritative fondée par l’homme d’affaires milliardaire hongkongais Li Ka-Shing, a fait une donation de 12,9 millions de dollars à la ville de Wuhan, épicentre chinois du nouveau coronavirus, rapporte Reuters ce lundi matin.

Le bilan grimpe à 910 morts

Le coronavirus a fait 910 victimes depuis le début de l’épidémie, dont 908 en Chine continentale, où le nombre de personnes infectées dépasse les 40.000. Ce bilan dépasse celui du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 774 morts dans le monde en 2002-2003.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de contaminations relevées quotidiennement en Chine se stabilise, mais il est trop tôt pour conclure que l’épidémie a dépassé son pic.

Le Figaro.fr par Bénédicte Lutaud

Le coronavirus a fait maintenant plus de morts que l’épidémie du SRAS en 2002

février 9, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
 

PÉKIN, Chine — Le bilan s’est encore alourdi en Chine où le coronavirus a fait 89 morts de plus dimanche portant le total à 811 décès depuis le début de l’éclosion. Ce triste bilan surpasse maintenant celui de l’épidémie du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003 qui avait tué 774 personnes.

Pas moins de 2656 nouveaux cas d’infection au coronavirus ont été rapportés en l’espace de 24 heures, une période qui a pris fin à minuit samedi, dont la plupart dans le centre de la province de Hubei où les premiers patients sont tombés malades en décembre dernier. La maladie semble toutefois progresser moins rapidement, puisque les autorités sanitaires observent un recul de 20 % par rapport aux 3399 cas confirmés 24 heures plus tôt.

En conférence de presse, un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Mi Feng, a affirmé que les mécanismes de contrôle pour prévenir la progression de la maladie fonctionnent.

De nouveaux cas d’infection au coronavirus ont été rapportés dimanche en Espagne (2e cas), au Japon, en Corée du Sud (27e cas), en Malaise (17e cas) et au Vietnam (14e cas).

Plus de 360 cas ont été confirmés à l’extérieur de la Chine.

Six nouveaux cas ont été décelés sur le bateau de croisière Diamond Princess au large du Japon, où ls 3700 passagers et membres de l’équipage ont été placés en quarantaine.

À Hong Kong, la quarantaine a été levée pour les 3600 personnes qui étaient à bord du bateau de croisière Dream World puisque les tests n’ont décelé aucune nouvelle infection. La mesure avait été prise après que huit passagers chinois eurent été diagnostiqués avec la maladie le mois dernier.

La Presse Canadienne.ca avec The Associated Press

Grippe: la guerre de cent ans

mars 9, 2018

Il y a 100 ans débutait l’épidémie de grippe espagnole, qui allait faire au moins 50 millions de morts. Aujourd’hui, la guerre contre la grippe n’est toujours pas gagnée et une nouvelle pandémie semble même inévitable / © AFP/Archives / EVA HAMBACH

Il y a 100 ans débutait l’épidémie de grippe espagnole, qui allait faire au moins 50 millions de morts. Aujourd’hui, la guerre contre la grippe n’est toujours pas gagnée et une nouvelle pandémie semble même inévitable.

Un matin de mars 1918, un soldat basé au Kansas (centre des États-Unis) est admis à l’infirmerie avec de la fièvre, des douleurs musculaires et un mal de gorge.

Un tiers de la population mondiale est touché en quelques mois, et cette épidémie se révèle bien plus meurtrière que la Première guerre mondiale et ses 10 millions de morts.

L’ampleur de ce fléau reste –heureusement– inégalée, mais une nouvelle pandémie frappera fatalement nos sociétés mondialisées, on ne sait pas quand, avertissent les experts.

La grippe est une infection virale aiguë qui se propage facilement d’une personne à l’autre. Elle provoque forte fièvre, toux, douleurs et maux de gorge. Le plus souvent bénigne, elle peut avoir des conséquences graves.

Même sans pandémie, lors d’une année normale, les épidémies de grippe sont responsables de trois à cinq millions de cas graves et 290.000 à 650.000 morts dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Prise en charge médicale, absence au travail… le coût économique est exorbitant.

Pourquoi un virus aussi commun reste-t-il une menace, alors que la variole par exemple a été éradiquée? Parce qu’il est un as de la métamorphose.

« Les virus grippaux ont une capacité de mutation énorme : pour survivre, ils sont obligés de changer selon des mutations aléatoires », explique à l’AFP Vincent Enouf, de l’Institut Pasteur à Paris.

Il y a quatre types de virus grippaux : A, B, C et D (ce dernier touchant essentiellement le bétail). Les épidémies saisonnières sont provoquées par les virus de type A et B.

Les premiers se divisent en nombreux sous-types dont deux, dits H1N1 et H3N2, circulent actuellement chez les humains. Les virus de type B se divisent en deux « lignées » principales, Yamagata et Victoria.

Chacun de ces virus peut lui-même être divisé en différentes souches. Et chacune d’entre elles nécessite son propre vaccin.

– Inaccessible vaccin universel –

Le scénario catastrophe d’une pandémie serait l’apparition de nouveaux virus très virulents transmissibles d’homme à homme à partir de mutations combinant virus humains et animaux.

Depuis la grippe espagnole, trois pandémies ont éclaté de cette manière : la grippe asiatique de 1957, la grippe de Hong Kong de 1968 et la grippe A(H1N1) de 2009.

Et les virus grippaux jouissent d’un réservoir naturel illimité puisqu’ils sont en circulation perpétuelle dans les populations d’oiseaux.

« Nous, population humaine, serons continuellement exposés à la grippe et à de nouvelles souches de virus, chaque année, chaque décennie, et sans doute pour toujours », prédit le virologiste David Evans, de l’université écossaise de Saint Andrews.

Conséquence : « Il y aura une autre pandémie. Sa dangerosité et le nombre de morts qu’elle fera dépendront de la nature exacte du virus », prédit Wendy Barclay, experte de la grippe à l’Imperial College de Londres.

Certes, contrairement à 1918, on dispose de traitements antibiotiques pour soigner les infections bactériennes qui peuvent profiter de la grippe pour s’installer (comme bronchites et pneumonies) et sont une cause importante de mortalité.

« Pour autant, les dégâts pourraient tout de même être très importants », craint Mme Barclay.

Alors, y a-t-il un moyen de gagner un jour la guerre contre la grippe ? La communauté médicale rêve depuis longtemps d’une arme absolue : un vaccin universel qui pourrait être efficace quelles que soient les souches de virus. Il ne s’agit encore que de science-fiction.

Plusieurs vaccins de ce type sont actuellement à l’étude, mais « on ne sait pas du tout si l’un ou l’autre aboutira », souligne le virologiste Jonathan Ball, de l’université de Nottingham.

« Le virus de la grippe est sans aucun doute l’un des plus étudiés et les mieux compris », renchérit M. Evans. « Mais ce qu’on a appris, c’est qu’il est très difficile à contrôler ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2018 17h28)