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États-Unis: la prochaine Première dame, Jill Biden, a souvent protéger son mari

novembre 29, 2020

WASHINGTON — Elle a déjà repoussé des manifestants qui menaçaient son mari. Elle l’a tenu loin des journalistes pendant la pandémie de COVID-19. Elle l’a toujours soutenu dans ses ambitions présidentielles, sauf en 2004, quand elle a déployé une technique bien spéciale pour empêcher Joe Biden de se lancer dans la course.

© Fournis par La Presse Canadienne

Vêtue d’un bikini, Jill Biden a écrit « Non » sur son ventre avec un marqueur avant de perturber sans avertissement une séance stratégique durant laquelle des conseillers politiques suggéraient à son mari de défier le président républicain George W. Bush aux prochaines élections.

Protéger M. Biden a été l’un des rôles les plus importants de Jill Biden durant leurs 43 années de mariage pendant que son mari siégeait au Sénat au Sénat, participait aux primaires démocrates ou secondait Barack Obama à titre de vice-président. Elle est une épouse, une mère, une grand-mère et une enseignante avec un doctorat.

Alors que son mari est sur le point de devenir le 46e président, Jill Biden deviendra Première dame et pourra poser son empreinte sur un rôle qui est traditionnellement vu comme un modèle pour les femmes américaines. Elle accomplira cette tâche en s’inspirant des vieilles façons ou en réinventant sa position de façon engagée, comme l’ont fait avant elle Eleanor Roosevelt, Hillary Clinton ou Michelle Obama, par exemple.

Son intention est de continuer de travailler comme professeure à l’université, ce qui ferait d’elle la seule première dame de l’histoire à conserver son emploi.

Cette nouvelle fonction n’est pas complètement étrangère pour Mme Biden, qui a été impliquée en politique depuis son alliance avec M. Biden. De plus, elle était aux premières loges pour observer le rôle d’une Première dame lors des deux mandats de M. Obama.

Toutefois, la tâche ne sera pas mince pour le couple Biden. Tous les yeux sont rivés sur la prochaine administration pour voir si elle accomplira ce qui a été promis: mettre sous contrôle la pandémie de coronavirus.

« Comme épouse politique, j’ai souvent réalisé que le stoïcisme me servait souvent bien », a écrit Mme Biden dans sa biographie.

Elle l’a prouvé plus tôt cette année, quand plusieurs femmes ont accusé son mari d’avoir commis des attouchements non désirés à leur endroit. L’ex-vice-président avait nié ces allégations, mais avait reconnu que les normes sociétales avaient évolué. Sa femme l’a alors défendu.

« Je ne pense pas qu’on réalise combien de personnes approchent Joe: des femmes et des hommes, qui cherchent du confort ou de l’empathie, avait-elle affirmé sur la chaîne ABC. Dans l’avenir, je crois qu’il devra être un meilleur juge quand les gens l’approchent, dans la façon dont il va réagir. »

Elle n’hésite jamais un instant pour le protéger, parfois même physiquement.

Au New Hampshire, en février, un homme avait essayé de pénétrer dans la zone protégée où M. Biden se trouvait. Rapidement, elle a entouré l’individu de ses bras, l’a retourné et a aidé à le repousser.

Un mois plus tard, à Los Angeles, elle a bloqué de façon similaire deux manifestants qui tentaient d’aller sur scène pendant que Joe Biden clamait son discours de victoire du « super-mardi ».

« Je m’inquiète à propos de Jill », a déjà dit M. Biden.

Le 5 octobre dernier, à l’aéroport du comté de New Castle au Delaware, elle avait tiré son mari hors de la portée de journalistes, alors qu’il parlait à l’extérieur de son avion de campagne avant de faire un voyage à Miami.

Comme plusieurs familles américaines, les Biden ont fêté l’Action de grâce différemment cette année. Leur fille et son mari étant les seuls visiteurs invités dans leur maison au Delaware, un appel sur la plateforme Zoom était prévu pour célébrer avec un plus grand groupe.

Jill Biden fera tout son possible pour alléger l’ambiance.

« Elle n’est pas une grand-mère normale, a affirmé sa petite-fille Naomi dans une vidéo montrée à la Convention nationale démocrate. Elle est farceuse et maline. »

Avec La Presse canadienne par Laurie Kellman, The Associated Press

Canada: le milliardaire Barry Sherman et son épouse retrouvés morts à Toronto

décembre 16, 2017

Le milliardaire canadien Barry Sherman, fondateur du groupe pharmaceutique Apotex et une des personnes les plus riches du Canada, a été retrouvé mort avec son épouse dans leur luxueux appartement de Toronto, a confirmé l’entreprise, après que la police eut annoncé deux décès «suspects».

Les corps de M. Sherman et de sa femme Honey avaient été découverts vendredi vers midi par la police dans leur maison du quartier de Bayview Avenue et Old Colony Road, après un appel pour une urgence médicale. La police avait qualifié les décès de «suspects» mais n’avait pas divulgué l’identité des victimes.

Les médias ont toutefois affirmé qu’aucun suspect n’était recherché dans le cadre de l’enquête.

«Nous avons reçu l’information tragique du décès inattendu de Barry et Honey Sherman», a tweeté Apotex.

Cette entreprise, qui s’est fait un nom grâce à la production de médicaments génériques et emploie plus de 11 000 personnes dans le monde, avait été fondée en 1974 par Barry Sherman.

L’élite politique canadienne a exprimé sa tristesse après l’annonce de la mort de ces deux personnalités. Le premier ministre Justin Trudeau s’est dit «attristé» et a salué sur Twitter «leur vision et leur esprit». Le couple était connu pour sa philanthropie.

La sénatrice Linda Frum s’est dite «anéantie», deux semaines après avoir remis la médaille du Sénat au couple, «un des plus aimables et appréciés de la communauté juive du Canada.»

C’étaient «des gens remarquables», a déclaré Bob Rae, ancien premier ministre de la province de l’Ontario, où se trouve Toronto. «Toujours sous le choc de cette terrible nouvelle», a-t-il écrit sur Twitter.

Selon les médias canadiens, les Sherman avaient récemment mis leur maison en vente, pour un prix avoisinant les sept millions de dollars canadiens.

D’après le magazine Forbes, Barry Sherman était un des hommes les plus riches du Canada, avec une fortune de trois milliards de dollars.

Lapresse.ca

Suisse: L’épouse renversée dans un parking est décédée

novembre 13, 2016

 

Vendredi à Morges, un conducteur de 90 ans a heurté son épouse lors d’une manœuvre dans un parking de supermarché. La malheureuse n’a pas survécu.

 

L'accident s'est déroulé dans ce parking de centre de Morges.

L’accident s’est déroulé dans ce parking de centre de Morges.

 

la Police Région Morges est intervenue dans le parking sous-terrain du centre commercial Les Charpentiers à Morges pour un accident de circulation.

Un conducteur âgé de 90 ans, seul à bord de son véhicule, a effectué une manœuvre pour quitter sa place de parc en marche arrière. Lors de celle-ci, il a touché deux colonnes de soutènement du parking ainsi que les caddies en attente et la barrière métallique entourant ceux-ci.

Dans le même temps, il a vraisemblablement heurté son épouse qui se trouvait à côté du véhicule. Grièvement blessée à la tête et au thorax, la victime âgée de 74 ans, a été prise en charge par les ambulanciers et le médecin du SMUR puis hospitalisée au CHUV dans un état grave. Elle est décédée ce dimanche des suites de ses blessures.

La Police cantonale prie les éventuels témoins de cet accident, de bien vouloir prendre contact avec les gendarmes de l’unité circulation au 021 333 53 00 ou le poste de police le plus proche. (Le Matin)

Lemattin.ch(Créé: 13.11.2016, 15h32)

L’épouse de Raef Badaoui, très heureuse du prix Sakharov pour son mari

octobre 29, 2015

Montréal – Ensaf Haidar, l’épouse du blogueur saoudien Raef Badaoui, s’est déclarée très heureuse du Prix Sakharov pour la liberté d’expression décerné à son mari, actuellement détenu en Arabie saoudite, y voyant un message d’espoir et de courage.

Emprisonné et condamné à la flagellation dans la monarchie sunnite pour insulte envers l’islam, Raef Badaoui a été choisi pour cette prestigieuse récompense, parfois considérée comme l’équivalent européen du Prix Nobel, par les chefs de file des groupes politiques du Parlement européen.

Je remercie le Parlement européen, je suis très contente pour ce prix décerné à Raef Badaoui, a déclaré son épouse à l’AFP.

Ce prix est un message d’espoir et de courage pour lui et c’est aussi un message pour les autorités saoudiennes que Raef n’est pas coupable, a ajouté la jeune femme qui vit au Canada avec ses trois jeunes enfants.

J’espère que ce prix va aider à faire avancer sa cause et permettre à Raef Badaoui de rejoindre sa famille. Mme Haidar a remercié toutes les personnes qui œuvrent à sa libération et à alerter le monde sur la situation du blogueur dans les prisons saoudiennes.

Mardi, elle avait indiqué craindre une reprise de la flagellation de son mari, après avoir reçu une information en ce sens depuis l’Arabie saoudite.

Animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse, Raef Badaoui est emprisonné depuis 2012.

Il a été condamné à 10 ans de prison pour insulte envers l’islam il y a un an et à 1.000 coups de fouets à raison de 50 coups par semaine pendant 20 semaines.

Ensaf Haidar a une nouvelle fois espéré que Justin Trudeau, qui doit prendre ses fonctions de Premier ministre mercredi prochain, interviendra à son niveau pour sortir Raef du royaume saoudien.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2015 12h36)

L’épouse du Danois accusé d’avoir mutilé des femmes tuée au Lesotho

octobre 22, 2015

Maseru (Lesotho) – L’épouse d’un Danois poursuivi en Afrique du Sud pour agression sexuelle après la découverte de 21 organes génitaux féminins dans son congélateur a été tuée par balles au Lesotho, a indiqué la police jeudi.

Anna Matseliso Molise, 28 ans, a été blessée par balles mardi soir entre 19 et 20 heures devant sa maison à Maseru, la capitale du Lesotho, a expliqué un porte-parole de la police du Lesotho, Clifford Molefe.

Elle raccompagnait un ami à une station de taxi, quand des assaillants non identifiés lui ont tiré dessus, a-t-il précisé.

Elle a été transportée d’urgence au Queen Mamohato Memorial Hospital (à Maseru) où elle a été déclarée morte, a-t-il ajouté.

Nous ne sommes pas en mesure de confirmer s’il s’agit ou non s’agit d’un crime commandité, a ajouté Clifford Molefe.

La police sud-africaine avait proposé de fournir une protection à la jeune femme, mais elle avait refusé, a précisé un porte-parole de la police sud-africaine Hangwani Mulaudzi. Aucun suspect n’a été arrêté, a-t-il ajouté, refusant de spéculer sur le ou les auteurs de ce crime.

Anna Matseliso Molise, originaire du Lesotho, était un témoin clé dans le procès de son mari, qui est en détention provisoire depuis fin septembre. Elle avait elle-même été victime d’agression sexuelle de la part de son époux, a ajouté le brigadier Mulaudzi, refusant de donner des précisions.

Ce dernier, âgé de 58 ans, doit comparaître le 4 novembre à Bloemfontein, dans le centre de l’Afrique du Sud, pour demander sa libération sous caution, selon la police sud-africaine.

Vingt-et-un morceaux d’organes génitaux féminins avaient été retrouvés dans son congélateur. Des anesthésiants et du matériel chirurgical ont également été découverts au domicile de ce propriétaire d’armureries à Bloemfontein.

Selon la législation sud-africaine, son identité ne peut pas être divulguée avant que l’accusé plaide coupable ou non coupable.

Romandie.com avec(©AFP / 22 octobre 2015 12h52)      

Un Argentin retient son épouse et son fils enfermés pendant six ans

septembre 5, 2015

Buenos Aires – Un Argentin a enfermé pendant six ans son épouse et son fils autiste dans une cage en bois à l’intérieur de sa maison à Mar del Plata, ville située à 400 kilomètres au sud de la capitale fédérale argentine Buenos Aires.

C’est une histoire horrible. Quand on est entrés dans la maison, c’était de la folie pure, a raconté samedi à la presse une source judiciaire sous couvert de l’anonymat.

Ancien maçon, l’homme âgé de 66 ans avait aménagé une cage en bois avec des barreaux au fond de sa maison où il a gardé prisonniers pendant six ans l’un de ses fils, âgé de 32 ans et atteint d’autisme, et son épouse, âgée de 61 ans et souffrant de problèmes psychiatriques.

C’est à la suite d’une dénonciation des autres fils, qui résident ailleurs, que la justice a ordonné une perquisition qui a permis de découvrir les faits.

La scène découverte par les policiers était sordide. Il y avait sur le sol en terre des sacs contenant des matières fécales, des seringues, des bidons d’essence et de la nourriture pour chiens.

On pense que le fils était alimenté avec cette nourriture. Il présentait de graves traumatismes psychologiques et pouvait à peine parler. Quand il ne pouvait pas dormir dans la cellule où il était enfermé, son père l’obligeait à respirer l’essence pour le calmer, ont déclaré les enquêteurs.

Les autres fils d’Oviedo qui vivaient dans le quartier, étaient terrorisés par les menaces de leur père et se sont tus. Ils ont finalement décidé de le dénoncer.

Une belle-fille de l’accusé a déclaré à la police que celui-ci était une personne violente, agressive et menaçante.

Il est venu une fois avec une hache à la main, quand nous lui avons demandé de laver sa femme et son fils handicapé, a-elle raconté aux enquêteurs.

Les deux victimes ont été hospitalisées dans un état de santé précaire. Des chaînes, des cordes et des cadenas qui étaient apparemment utilisés pour les immobiliser dans la cellule ont été découverts par la police.

Le geôlier est détenu à la prison de Batan, dans les environs de Mar de Plata. Il est passible de 15 ans de prison pour crime de réduction en eslavage mais, en raison de circonstances agravantes, pourrait encourir la prison à perpétuité, selon des sources judiciaires.

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2015 19h16)

Il exécute son beau-frère pour se venger de son épouse

juin 15, 2015

Le procès d’un homme de 30 ans s’est ouvert lundi devant le tribunal criminel de Lausanne. En octobre 2012, il a exécuté son beau-frère de trois balles dans le dos et le torse, dans un garage de Chavannes-près-Renens (VD).

L’homme aurait agi pour se venger de son épouse, qui s’était réfugiée dans un foyer avec ses deux enfants après de nombreuses années de violences conjugales et voulait divorcer. Principalement accusé d’assassinat, il a demandé sans succès le huis clos et a refusé de s’exprimer durant l’audience.

Exécution dans un garage
Le 29 octobre 2012, en début d’après-midi, l’homme a repéré son beau-frère à proximité du box qu’il louait. Il s’est alors garé sur le trottoir, est sorti de son véhicule, s’est rendu dans le garage et lui a tiré dessus.

Selon l’acte d’accusation, l’acte a été soigneusement prémédité. Le meurtrier a repéré les lieux du crime, convaincu un compatriote de la Chaux-de-Fonds de l’héberger chez lui et organisé sa fuite en Roumanie avec sa maîtresse, une prostituée de 28 ans.

La victime, un agent de sécurité de 29 ans, est décédée très rapidement sur place des suites de ses blessures. Le meurtrier a été interpellé moins de trois jours plus tard avec sa maîtresse à la Chaux-de-Fonds.

La maîtresse, le frère du meurtrier et l’homme qui lui aurait vendu son arme comparaissent à ses côtés, en raison de l’assistance qu’ils lui ont fournie.

Climat de terreur
Le meurtrier est accusé de nombreuses autres infractions. Il aurait violemment frappé son épouse à de nombreuses reprises entre 2008 et 2012, et l’aurait contrainte à entretenir des relations sexuelles, parfois en présence de leurs enfants. Il aurait aussi régulièrement menacé de mort sa femme et ses enfants, les faisant vivre dans un véritable climat de terreur.

Les deux clans familiaux entretenant des relations très tendues, l’homme aurait eu peur de s’exprimer en raison d’éventuelles représailles après sa sortie de prison, selon son avocat, Maître Laurent Moreillon. Le tribunal a refusé de donner suite à sa demande de huis clos, qu’il a qualifiée de « simple caprice ».

En cours d’audience, le premier président Pierre Bruttin a ordonné que l’homme, qui était intervenu à plusieurs reprises « de manière déplacée » durant les débats, soit reconduit en cellule. L’audience se poursuivra durant toute la semaine.

Romandie.com

Le mari qui a égorgé son épouse veut une réduction de peine

juin 10, 2015

Dans son procès en appel, l’homme de 48 ans condamné à la prison à vie en 2014 pour avoir égorgé son épouse à Fribourg en 2010 demande une réduction de sa peine. Le Ministère public requiert le maintien de celle-ci tandis que la défense plaide pour un allègement.

Cet homme a attaché sa victime. Il lui a infligé une quinzaine de coups de couteau, l’a frappée avec un pistolet « soft-air », lui a tiré des balles en plastique au visage, l’a étranglée, et lui a tranché la gorge.

Le jugement du Tribunal pénal de la Sarine semble figé par l’effroi que suscite la scène du crime, et épuré de toute considération humaine, a dit Maître Hayat, avocate du prévenu, mercredi devant le Tribunal cantonal fribourgeois. Elle a appelé à voir la blessure de l’homme derrière ces actes.

Les époux, arrivés de Tunisie en 1999, ont eu deux filles aujourd’hui adolescentes. Le mari surveillait constamment sa compagne. Elle s’est séparée de lui après des violences conjugales.

« Aimer mal, mais aimer quand même »
La défense a mis en évidence le décalage pathétique entre cet homme encore lié à sa compagne, et cette femme qui avait tourné la page. Elle a décrit « l’effondrement émotionnel » du mari apprenant qu’elle avait un autre homme dans sa vie.

« On peut aimer mal mais aimer quand même », a martelé l’avocate. L’amour et la haine sont parfois proches, a-t-elle ajouté, concédant que le prévenu a tenu des propos « disgracieux » au sujet de la défunte.

L’assassinat, s’il est maintenu au lieu du meurtre, implique un seuil de 10 ans de prison, ce qui laisse une marge pour abaisser la peine. Et pour Maître Hayat, cette qualification ne va pas de soi au vu de la souffrance du coupable dans sa relation avec la victime.

Elle met en doute aussi la préméditation de l’homicide. Le prévenu aurait commandé une arme à feu – finalement pas achetée – seulement pour menacer de se suicider. Et l’achat d’un pistolet « soft-air » serait tout au plus l’indice d’une préméditation de contrainte.

Responsabilité diminuée
La défense souhaite que les juges prennent en compte la légère diminution de responsabilité définie par les experts en raison de troubles de la personnalité (paranoïa, narcissisme). Elle note qu’aucune connotation sadique ne ressort des expertises.

« Un homme normal qui a commis des actes sadiques », c’est justement un facteur aggravant, s’est exclamé le procureur Marc Bugnon. Ce dernier requiert la confirmation de la prison à vie pour assassinat et exclut le meurtre passionnel.

« Aux antipodes de l’amour »
« Il est aux antipodes de l’amour – s’il a de l’affection, c’est avant tout pour lui-même », a argumenté le procureur. Son attitude n’est pas non plus celle d’un fou, mais d’un égoïste sans empathie pour les autres.

Et comment écarter la préméditation alors qu’il a acheté quatre jours à l’avance l’une des armes qui a servi au supplice, a illustré Marc Bugnon. Le pistolet « soft-air » était une solution de rechange après avoir constaté les formalités exigées pour une arme à feu.

Le jour-même, il a réuni en une heure le matériel utilisé pour le crime, dont des cordes et du scotch. Toute improvisation était impossible pour tenir un tel timing, selon le procureur.

Il a aussi fustigé la « théâtralité » du prévenu en audience, qui parvient à sécher rapidement ses larmes pour revenir à ses litanies. Ses timides et récents revirements ne compensent pas cinq ans de « jérémiades ».

Le prévenu a exprimé ses « profonds regrets » et sa tristesse. Il a présenté ses excuses pour avoir bouleversé la vie de tant de personnes.

Le verdict tombe jeudi. En cas de prison à vie, le prévenu peut tenter d’obtenir une libération conditionnelle après 15 ans de détention, soit au printemps 2025.

Romandie.com