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Une société espagnole soupçonnée d’avoir espionné Assange pour la CIA

septembre 27, 2019

 

Une société de sécurité espagnole, qui fait l’objet d’une enquête de la justice espagnole, aurait espionné Julian Assange au profit des Etats-Unis lorsqu’il vivait dans l’ambassade d’Equateur à Londres, affirme vendredi le quotidien El Pais.

Les employés de Undercover Global SL, chargée d’assurer la sécurité de l’ambassade équatorienne lorsque le fondateur de Wikileaks y était réfugié, transmettaient des rapports sur ses activités à la CIA, assure le journal. Un juge de l’Audience nationale, haut tribunal madrilène, enquête sur cette affaire, a-t-on appris auprès de l’un des avocats de Julian Assange. Contacté par l’AFP, le tribunal s’est en revanche refusé à tout commentaire.

«Il y a une enquête pénale ouverte à l’Audience nationale mais elle est secrète (…) et nous ne pouvons pas faire de déclarations sur le contenu de l’enquête au-delà de ce qui a filtré» dans la presse, a expliqué à l’AFP Aitor Martinez, qui représente le fondateur de Wikileaks. «La fuite vient probablement d’employés» d’Undercover Global, a-t-il ajouté. Selon El Pais, Undercover Global avait installé des micros dans les extincteurs de l’ambassade ainsi que dans les toilettes des femmes, où les avocats d’Assange se réunissaient par crainte d’être espionnés.

La société aurait également installé un système permettant aux Etats-Unis de suivre tous les enregistrements en direct. Selon El Pais, les Etats-Unis avaient ainsi été informés en décembre 2017 d’une réunion entre Assange et le chef des services secrets équatoriens pour organiser son transfert vers un autre pays grâce à un passeport diplomatique.

Les avocats de Julian Assange avaient déposé pour leur part fin avril une plainte contre un groupe d’Espagnols accusés d’avoir exercé un chantage sur l’activiste via des vidéos et documents obtenus pendant son séjour à l’ambassade. En 2012, l’Australien de 47 ans, qui faisait l’objet de poursuites en Suède pour viol – une affaire depuis classée – s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter d’être extradé vers la Suède et vers les Etats-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique équatorienne, Julian Assange en a été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l’autorisation de Quito. Il a été condamné début mai par un tribunal londonien à 50 semaines de prison pour violation des conditions posées à sa liberté provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Équateur punit Assange et le prive d’internet dans son ambassade à Londres

mars 28, 2018

Quito – L’Equateur a annoncé mercredi qu’il avait coupé « les systèmes » de communication « avec l’extérieur » de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, en raison de certaines de ses prises de position qui agacent Quito.

Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu’il pourra adopter « d’autres mesures » si l’Australien venait de nouveau à « manquer à son engagement » de ne pas interférer dans les relations de l’Equateur avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

Quito n’a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son « engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l’Equateur) avec d’autre Etats ».

La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien s’est attiré mardi les foudres d’un ministre britannique.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan devant le Parlement.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 17h04)                                            

Julian Assange est un « misérable petit ver de terre », selon un ministre britannique

mars 27, 2018

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange à Londres, le 3 août 2017 / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan a traité mardi de « misérable petit ver de terre » le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis près de six ans à l’ambassade d’Equateur à Londres.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré M. Duncan devant le Parlement britannique.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

Alan Duncan réagissait aux tweets postés lundi soir par le fondateur de WikiLeaks, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 15h32)                

Assange va perdre la protection de l’Équateur, estime l’ex-président Correa

janvier 19, 2018

Le fondateur australien de WikiLeaks, Julian Assange, s’adresse à la presse depuis le balcon de l’ambassade d’Equateur à Londres, le 19 mai 2017 n / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Le créateur australien de WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres, va perdre la protection de ce pays, a estimé l’ex-président équatorien Rafael Correa, qui lui avait accordé l’asile, dans un entretien à l’AFP.

« J’ai très peur pour la sécurité de Julian Assange. Je pense que ce n’est qu’une question de temps pour que ce gouvernement, qui a trahi tous les idéaux (…), lui retire son soutien », a déclaré cet économiste de 54 ans lors d’une interview exclusive réalisée jeudi soir.

Rafael Correa s’exprimait quelque jours après la décision du nouveau gouvernement équatorien de naturaliser Assange afin de tenter de lui obtenir un statut diplomatique et le faire sortir de son ambassade afin trouver une solution à cette situation de plus en plus délicate pour le pays andin.

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu’il nie, Julian Assange, 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres. Ce pays était alors gouverné par Rafael Correa (2007-2017), figure de la gauche sud-américaine, qui avait nargué Washington en recevant le fondateur de WikiLeaks.

Depuis son départ du pouvoir, l’ancien chef d’Etat est devenu l’opposant numéro un de son successeur et ex-allié, l’actuel président équatorien Lenin Moreno.

Ainsi, M. Correa est récemment sorti de sa retraite politique en Belgique, pays dont est originaire son épouse, pour revenir en Equateur affronter M. Moreno à l’occasion du référendum que l’actuel président a convoqué pour le 4 février.

Cette consultation vise notamment à mettre fin à la réélection présidentielle indéfinie, une initiative qui cherche à écarter M. Correa de la vie politique en évitant un éventuel retour en 2021, selon les experts.

Rafael Correa vient également de quitter Alianza Pais, le parti qu’il avait fondé et actuellement toujours au pouvoir mais divisé entre « corréistes » et « morénistes ».

« Il ne manque qu’une pression des Etats-Unis pour qu’ils (le gouvernement) le fassent (lâcher Assange), ils attendent le 4 février pour prendre une décision », a ajouté M. Correa.

« Il est clair que Lenin Moreno n’est pas un homme de convictions, il est clair qu’il est soumis aux puissances » étrangères, a-t-il poursuivi en référence aux Etats-Unis, où l’Australien craint d’être extradé et jugé, s’il sort de l’ambassade équatorienne, pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 22h27)

L’Équateur naturalise Assange et échoue à lui obtenir une protection diplomatique

janvier 11, 2018

Le fondateur australien de WikiLeaks, Julian Assange, s’adresse à la presse depuis le balcon de l’ambassade d’Equateur à Londres, le 19 mai 2017 nnnfounder Julian Assange raising his fist prior to addressing the media on the balcony of the Embassy of Ecuador in London on May 19, 2017.Britain said on January 11, 2018 it has denied a request by Ecuador to issue diplomatic status to WikiLeaks founder Julian Assange, who has been living in the country’s London embassy since 2012. / © AFP/Archives / Justin TALLIS

L’Equateur a annoncé avoir naturalisé Julian Assange, le créateur australien de WikiLeaks réfugié depuis 2012 à l’ambassade équatorienne à Londres, afin de tenter de lui obtenir un statut diplomatique et trouver une solution à cette situation de plus en plus délicate pour le pays andin.

« Cette naturalisation a été accordée le 12 décembre 2017 », a expliqué jeudi la cheffe de la diplomatie équatorienne Maria Fernanda Espinosa.

« Le gouvernement équatorien a le droit d’accorder la nationalité (équatorienne) à la personne qu’il protège et faciliter ainsi (…) son intégration au sein du pays qui le reçoit », a poursuivi Mme Espinosa.

La ministre des Affaires étrangères a ensuite précisé avoir demandé le 20 décembre à Londres « d’accréditer M. Assange en tant qu’agent diplomatique » membre de la délégation équatorienne au Royaume Uni.

« Cette demande a été rejetée le 21 décembre. Par respect pour les bonnes relations que nous avons avec le Royaume Uni, nous avons abandonné cette option », afin de ne pas nuire aux « possibilités de protection » future d’Assange.

Un peu plus tôt, Londres s’était exprimé sur ce dossier diplomatique brûlant où sont également impliqués les Etats-Unis et la Suède.

« Le Royaume-Uni n’a pas accédé à cette demande, et nous ne sommes pas en discussions avec l’Equateur sur cette question », avait indiqué un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu’il nie, Julian Assange, 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. Ce pays est alors gouverné par Rafael Correa, figure de la gauche sud-américaine, qui nargue Washington en recevant le fondateur de WikiLeaks.

Le parquet suédois a depuis classé l’affaire mais l’Australien craint d’être arrêté s’il sort de l’ambassade, puis extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010.

– ‘Médiation’ –

La sortie de ces documents avait valu à Julian Assange, qui a créé WikiLeaks en 2006, un statut de paria aux Etats-Unis, alors que ses défenseurs célébraient en lui le champion d’un mouvement mondial pour la transparence et la démocratie.

« L’Equateur sait que la manière de résoudre ce problème est que Julian Assange quitte l’ambassade pour se soumettre à la justice », a souligné le porte-parole de la diplomatie britannique.

La police britannique a indiqué qu’elle arrêterait l’Australien s’il sortait de l’ambassade car il n’a pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

Mardi, la cheffe de la diplomatie équatorienne, Maria Fernanda Espinosa, avait dit être à la recherche d’une « médiation », telle « un pays tiers ou une personnalité », pour trouver un accord avec le Londres sur la situation « insoutenable » de M. Assange.

« Aucune solution ne pourra être trouvée sans la coopération internationale et sans la coopération du Royaume-Uni, qui a fait part de son intérêt pour trouver une issue » à cette situation, avait-elle ajouté sans plus de détails lors d’une rencontre avec la presse étrangère.

Il faut dire que ces derniers temps l’hôte de l’Equateur est devenu quelque peu encombrant pour le pays andin.

Omniprésent durant la campagne présidentielle équatorienne du début 2017, le cas Assange divise alors les deux principaux candidats. Lors de son arrivée au pouvoir en mai dernier, le nouveau président Lenin Moreno, successeur de Rafael Correa devenu ensuite son ennemi, annonce que Julian Assange pourra rester dans son ambassade.

Mais les prises de position publiques de l’Australien semblent agacer Quito, qui n’apparait plus aussi bienveillant à l’égard de son invité.

Ainsi en novembre, l’Equateur demande au fondateur de WikiLeaks, qui s’était prononcé en faveur de l’indépendance de la Catalogne, d’éviter de faire des déclarations susceptibles d’affecter les relations internationales de Quito.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2018 18h56)                

Équateur/corruption: détention provisoire pour le vice-président

octobre 2, 2017

Quito – La justice équatorienne a ordonné lundi le placement en détention provisoire du vice-président Jorge Glas, mis en cause par la justice dans une affaire de corruption liée au géant brésilien du bâtiment Odebrecht.

Lors d’une audience à Quito, le magistrat Miguel Jurado a également décidé le gel des biens et comptes bancaires de M. Blas.

Le procureur général de l’Equateur, Carlos Baca, avait requis son incarcération plus tôt dans la journée, évoquant « la découverte de nouveaux éléments dans l’enquête pour association de malfaiteurs ».

« Je me plie EN PROTESTANT à cette infâme attaque à mon encontre, j’ai encore foi dans le fait que la justice s’imposera, et face à elle je prouverai mon innocence », a immédiatement réagi sur Twitter M. Glas.

Le vice-président a affirmé que la décision du juge était prise « sans preuves et avec des indices fabriqués », annonçant qu’il saisirait « des instances nationales et internationales » pour se défendre.

Il gardera son titre de vice-président même pendant sa période de détention provisoire – qui peut durer jusqu’à six mois dans son cas – mais le président Lenin Moreno pourra désigner un remplaçant temporaire, parmi ses ministres.

Dimanche, le ministère public a finalisé l’enquête sur le volet équatorien du scandale Odebrecht et devrait, dans les prochains jours, présenter ses éventuels chefs d’inculpation contre Jorge Glas, déjà interdit de quitter le pays.

Le groupe de BTP, l’un des plus grands d’Amérique latine, est au coeur d’un scandale de corruption qui secoue tout le continent, avec la constitution d’un cartel ayant truqué des marchés de sous-traitance de la compagnie pétrolière brésilienne d’Etat Petrobras et distribué des pots-de-vin à des hommes politiques.

Selon un rapport du Département américain de Justice, entre 2007 et 2016, Odebrecht a versé environ 33,5 millions de dollars à des responsables équatoriens.

Le vice-président Glas, allié de l’ex-chef de l’Etat Rafael Correa, est en conflit ouvert avec le président Moreno, en fonctions depuis mai. Début août, M. Moreno, pourtant du même bord et dauphin de Correa, a retiré « toutes ses fonctions » à Jorge Glas sans pour autant le démettre de son poste.

Chargé depuis 2007 des secteurs stratégiques du gouvernement de Correa et vice-président depuis 2013, Jorge Glas clame son innocence.

Romandie.com

Réchauffement climatique: l’UE sonne l’alerte depuis un glacier andin

juin 30, 2017

Des ambassadeurs de pays de l’Union européenne lancent un appel à lutter contre le réchauffement climatique, le 29 juin 2017 au pied d’un glacier au sud-est de Quito en Equateur / © AFP / Juan CEVALLOS

Au pied d’un glacier andin victime d’une fonte rapide en Equateur, des ambassadeurs de pays de l’Union européenne ont lancé jeudi un appel à lutter contre le réchauffement climatique.

Sur l’Antisana, un volcan éteint qui culmine à 5.700 m au sud-est de Quito, les représentants de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne et du Royaume-Uni en Equateur ont grimpé à 4.800 mètres pour planter une banderole demandant: « Make the planet green again » (rendez la planète verte à nouveau).

Cette version du « Make the planet great again » lancé par le président français Emmanuel Macron en paraphrasant le slogan de campagne de son homologue américain Donald Trump constitue une critique de la décision américaine de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat conclu fin 2015.

« Ceux qui pensent que le changement climatique n’existe pas devraient venir ici le constater », a déclaré à l’AFP l’ambassadrice de l’UE Marianne Van Steen.

Cette ascension, organisée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), est un message pour soutenir l’accord sur le climat « malgré le retrait américain », a expliqué l’ambassadeur de France Jean-Baptiste Chauvin.

Considérés comme une sentinelle du réchauffement climatique, les glaciers de l’Antisana ont reculé de quelque 350 mètres depuis vingt ans, selon les scientifiques, et pourraient remonter jusqu’à 5.300 m en 2050.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2017 16h58)                

Équateur: Moreno « président de tous », son opposant dénonce une « fraude »

avril 3, 2017

 

Le président équatorien Rafael Correa (g) et le vainqueur de la présidentielle Lenin Moreno, au balcon du palais présidentiel à Quito, le 3 avril 2017 / © AFP / RODRIGO BUENDIA

Le socialiste Lenin Moreno s’est déclaré le « président de tous » lundi en Equateur, au lendemain de sa victoire contre l’ex-banquier Guillermo Lasso qui a dénoncé une « fraude » dans cette élection marquant la fin de l’ère du charismatique mais polémique Rafael Correa.

« Je vais être le président de tous, oui de tous ! Mais surtout des pauvres de la patrie », a lancé Lenin Moreno, 64 ans, depuis le balcon du palais présidentiel de Carondelet, sous les vivats d’environ 2.000 personnes massées sur la Plaza Grande du coeur historique de Quito.

L’ancien vice-président, qui a remercié « de tout coeur » un Rafael Correa debout à son côté et visiblement ému, a obtenu 51,16% des voix contre 48,84% à son adversaire de droite sur 99,29% des suffrages, selon le Conseil national électoral (CNE).

Depuis la veille, Guillermo Lasso, 61 ans, du mouvement Créant des opportunités (Creo, « Je crée/Je crois » en espagnol), n’a cessé de protester contre l’issue de ce second tour.

« Je ne peux accepter ces résultats parce qu’ils ne correspondent pas à la volonté populaire (…) dans le décompte des votes, il y a fraude », a-t-il réaffirmé lundi lors d’une conférence de presse à Quito.

– Lasso attaquera les résultats –

Disant avoir « gagné avec une marge de 4 à 6% », l’ex-banquier a annoncé qu’il allait « attaquer les résultats dès qu’ils seront officiellement proclamés » et « demander un nouveau décompte des votes ».

Le candidat à la présidentielle Guillermo Lasso, le 2 avril 2017 à Guayaquil, en Equateur / © AFP / Juan Cevallos

Lenin Moreno, qui doit succéder le 24 mai au président sortant champion d’un « Socialisme du XXIe siècle » au pouvoir depuis dix ans, avait auparavant remercié « tous ceux qui ont à nouveau exprimé leur confiance (…) dans ce processus de révolution citoyenne ».

Le candidat d’Alliance Pais (AP, Patria Altiva i Soberana: Patrie altière et souveraine – l’acronyme jouant sur le mot « pays » en espagnol), paraplégique depuis une agression à main armée en 1998, doit devenir le premier chef de l’Etat équatorien à se déplacer en fauteuil roulant.

Sur le balcon du palais, pavoisé aux couleurs du drapeau national, cet humaniste jugé plus affable et conciliant que son mentor, a chanté « Joyeux anniversaire » à Rafael Correa, qui aura 54 ans jeudi et s’est vu offrir un gâteau glacé de vert, couleur d’AP.

Le vainqueur de la présidentielle équatorienne, Lenin Moreno, salue ses soutiens sur la Plaza Grande à Quito, le 3 avril 2017 / © AFP / RODRIGO BUENDIA

Dans le nord de la capitale, les accès au CNE restaient barrés par les forces de l’ordre. Dimanche, des centaines de partisans des deux bords s’étaient rassemblés près du bâtiment pour réclamer les résultats, dans une ambiance tendue, émaillée de brèves escarmouches. Ils s’étaient finalement dispersés en fin de soirée.

La victoire de Lenin Moreno soulage une gauche latino-américaine mise à mal par les virages à droite de l’Argentine, du Brésil et du Pérou. Le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro l’a félicité pour « le triomphe de la révolution citoyenne ».

L’issue du scrutin donne un répit à Julian Assange, auquel M. Lasso entendait, dans le mois suivant sa prise de fonction, retirer l’asile dont bénéficie le fondateur de WikiLeaks, réfugié à l’ambassade équatorienne de Londres depuis juin 2012.

Equateur: victoire contestée du socialiste Moreno / © AFP / JUAN RESTREPO

« J’invite cordialement M. Lasso à se retirer de l’Equateur dans les 30 prochains jours (avec ou sans ses millions offshore)  » (#AssangeOUILassoNON), a tweeté dimanche soir Julian Assange, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen pour un viol en Suède qu’il nie.

L’Australien craint en outre d’être extradé aux Etats-Unis où il risque de lourdes peines pour la publication de documents confidentiels militaires et diplomatiques, notamment sur les guerres en Irak et en Afghanistan.

– Discrédit et crise économique –

Ce scrutin était inédit depuis la première élection en 2006 de Rafael Correa, réélu deux fois dès le premier tour.

Lenin Moreno, dont le parti a obtenu la majorité absolue à l’Assemblée lors des législatives tenues le 19 février en même temps que le premier tour, va devoir diriger un pays pétrolier en crise économique et endetté, suite à la chute des cours du brut, et politiquement divisé.

« Moreno sera confronté à deux défis (…): un fort discrédit (du corréisme) et une situation économique de vaches maigres », a déclaré à l’AFP le politologue Esteban Nicholls, de l’Université andine d’Equateur.

L’économiste Rafael Correa – qui prévoit d’aller vivre et enseigner en Belgique, pays de son épouse – a mis à profit la manne pétrolière pour moderniser l’Equateur et réduire les inégalités sociales.

Mais il lui est reproché de l’avoir gaspillée et d’avoir déçu les classes moyennes, affectées par la crise économique, outre des accusations de corruption qui ont éclaboussé son gouvernement. Les altercations fréquentes de Rafael Correa avec les milieux d’affaires, les médias et les multinationales, entre autres, ont aussi lassé.

Romandie.com avec(©AFP / 03 avril 2017 23h34)

Julian Assange interrogé à l’ambassade d’Equateur à Londres

novembre 14, 2016

Julian Assange a été interrogé pendant quatre heures lundi à l’ambassade d’Equateur à Londres par la procureure générale de Suède Ingrid Isgren. Elle est chargée d’une enquête pour un viol que le fondateur de WikiLeaks aurait commis en 2010.

La représentante du parquet suédois a posé ses questions au militant australien, âgé de 45 ans, par l’intermédiaire d’un procureur équatorien.

Le résultat de cet interrogatoire sera transmis à la Suède, qui décidera ou non de poursuivre son enquête.

Les autorités suédoises souhaitaient interroger Julian Assange sur les accusations d’une jeune femme, qui dit avoir subi en 2010 une relation sexuelle non protégée avec lui alors qu’elle était endormie. M. Assange nie les faits.

La loi suédoise, modifiée en 2005, qualifie de viol tout rapport sexuel conduit avec une personne inconsciente.

Retraite forcée
Une cour d’appel suédoise a décidé en septembre de prolonger le mandat d’arrêt lancé contre M. Assange, qui vit à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis plus de quatre années. Cette retraite forcée est le moyen d’éviter une extradition vers la Suède.

M. Assange avait demandé l’annulation de ce mandat après qu’une commission de l’ONU a estimé en février que son séjour dans la résidence consulaire équivalait à une détention arbitraire pour laquelle il méritait des dédommagements.

Même si la justice suédoise classait l’affaire sans suite et abandonnait les charges retenues contre lui, M. Assange pourrait être arrêté par les autorités britanniques pour infraction aux conditions de sa mise en liberté sous caution.

Extradition redoutée
M. Assange redoute avant tout une extradition vers les Etats-Unis après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels diplomatiques et militaires américains sur le site WikiLeaks en 2010.

Pendant la campagne de la présidentielle américaine, WikiLeaks a publié des milliers de messages piratés de proches d’Hillary Clinton. Cela a conduit John Podesta, le chef de l’équipe de campagne de la candidate démocrate, à accuser M. Assange de faire le jeu du candidat républicain et désormais président élu Donald Trump.

Une pétition, signée lundi par près de 18’000 personnes, appelait Donald Trump à accorder « un pardon présidentiel » à M. Assange pour l’exonérer de toute poursuite aux Etats-Unis. Une pétition similaire avait été adressée au président américain sortant Barack Obama, sans succès.

Romandie.com avec(ats / 14.11.2016 18h06)

Un septuagénaire sauvé 13 jours après le séisme en Equateur

mai 1, 2016

Treize jours après le séisme en Equateur, un homme de 72 ans a été sorti vivant des décombres par des secouristes vénézuéliens. L’ambassade du Venezuela à Quito l’a annoncé samedi.

Manuel Vasquez a été secouru vendredi dans la localité de Jaramijo, dans la province de Manabi (ouest) par une équipe en mission de prévention de risques dans la zone.

Les secouristes ont été alertés par « des bruits provenant d’un édifice partiellement effondré ». Ils ont découvert l’homme coincé dans une pièce.

Il a été immédiatement hospitalisé. Le septuagénaire souffre d’insuffisance rénale chronique, d’obstruction des voies urinaires, de déshydratation et de dénutrition. Il a en outre perdu des orteils.

Le tremblement de terre, d’une magnitude de 7,8, le pire en Amérique latine depuis celui d’Haïti en 2010, a fait 659 morts, 33 disparus et 4605 blessés.

Romandie.com