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A propos du nom ‘’Diables-Noirs’’ de l’un des clubs de football du Congo

avril 24, 2021
A propos du nom ‘’Diables-Noirs’’ de l’un des clubs de football du Congo

Dieudonné ANTOINE-GANGA

L’équipe de football ‘’Diables-Noirs’’ de l’arrondissement 2 Bacongo de la ville de Brazzaville, la Verte, aura 71 ans en juin prochain. Plus qu’un demi-siècle d’existence !
Pour la petite histoire, les Diables-Noirs sont nés des cendres des clubs Olympic de Bacongo et Association sportive de la Mission (ASM) en 1939. Suite au différend que les dirigeants du club avaient eu avec les prêtres de la Paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo, messieurs Dominique Nzalakanda et Boniface Massengo alors dirigeants du club, donnèrent, le 23 juin 1950, le nom de ‘’Diables-Noirs’’ à l’équipe. Ce qui fut considéré comme un crime de lèse-majesté, voire comme un défi par les prêtres missionnaires. Ces derniers ne comprenaient pas que l’équipe de football, née de leurs ‘’entrailles’’ soit affublée de ce nom de diables de surcroît noirs.
Au fond, Dominique Nzalakanda et Boniface Massengo n’avaient, par cet acte, qu’officialisé le surnom de ‘’Diables-Noirs’’ dont les avaient gratifiés à Léopoldville (Kinshasa), quelques jours plus tôt, les Léopoldvillois émerveillés par le jeu des Diables-Noirs jouant seulement à 10, au Stade Reine Astrid. Ce match qui avait lieu en nocturne, avait opposé les Diables-Noirs au club Léopoldvillois Dragon. Ce dernier était jusque-là invincible en nocturne. En effet, ce fut la première fois que Dragon, avec son ballon blanc surnommé Loulou, fût battu.
D’autre part, il sied de signaler que c’est grâce à la bienveillante médiation de Monseigneur Paul Biéchy, alors vicaire apostolique de Brazzaville, et de l’abbé Fulbert Youlou, alors vicaire à la paroisse Saint François d’Assise de Brazzaville, que les prêtres missionnaires acceptèrent de ne plus avoir emprise sur le club ASM, devenu Diables-Noirs.
Les ‘’Diables-Noirs’’ demeurent l’un des clubs, le plus populaire du Congo. En 71 ans bientôt d’existence, ils ont remporté plusieurs titres de champion de la FAC (Fédération athlétique congolaise), de la sous-ligue de Brazzaville. Ils furent aussi les premiers champions du Moyen Congo en 1953, et premiers et derniers champions de l’AEF (Afrique Equatoriale française) aux dépens du FC Mocaf Tempête de Bangui, de l’Oubangui-Chari, actuelle République Centrafricaine. Comme ils furent aussi les tout-premiers champions de la jeune République du Congo, en 1961, aux dépens de l’AS Cheminots de Pointe-Noire.
Les ‘’Diables-Noirs’’ fournirent à l’équipe nationale du Congo, de joueurs talentueux tels que Boniface Massengo ‘’Professeur’’, Ange Baboutila ‘’Fantomas’’, Etienne Massengo ‘’Elastique’’, Clément Massengo ‘’Fu Manchu’’, Sangou ‘’Deladanse’’ (qui marqua au Stade Eboué, l’unique but contre les amateurs qui avaient battu la sélection euro-africaine de Brazzaville de France par 9 buts à 1 dans les années 1950), Dominique Nganga ‘’Poison’’, Joseph Mantari ‘’Défoufou’’, Adolphe Bibanzoulou ‘’Amoyen’’, Léopold Ndey ‘’Ziboulateur’’, Jean-Marie Loukoki ‘’Kopa, tombeur de Reims’’, Robert Ndouri ‘’Piantoni’’, Germain Makouezi ‘’La Flèche’’, Maxime Matsima ‘’Yachine’’, Jean-Chrysostome Bikouri ‘’Biskirou, la fusée congolaise’’, Germain Dzabana ‘’Jadot’’, Alphonse Niangou ‘’Yaoundé’’, Jonas Bahamboula-Mbemba ‘’Tostao’’, etc.
Enfin, le Gouverneur général Félix Eboué fut l’un des supporters dans les années 1940, de l’ASM, l’ancêtre des Diables-Noirs qui furent entraînés à partir de 1950, tour à tour, par deux européens, Jean Isabey et Aimé Brun. Ils pratiquaient à l’époque un jeu limpide, aéré, avec des passes précises à la ‘’Brésilienne’’. Un véritable spectacle ! Ce qui leur valut le surnom de ‘’Brésiliens du Congo’’. Au temps du Moyen Congo, pendant la colonisation, les Diables-Noirs étaient l’unique équipe de football qui eût livré des matches contre le club européen de Brazzaville, ‘’CAB’’.
Pour mémoire, les Diables-Noirs battirent au Stade Eboué l’AS Police par 20 buts à 0 et Rennaissance-Aiglons par 8 buts à 0.
Bon vent, chers Diables-Noirs !

Avec Lasemaineafricaine par Dieudonné ANTOINE-GANGA

Québec: Une équipe de tennis voit le jour à l’UQTR

avril 11, 2021

Le Shawiniganais Jonathan Bédard devrait être l’une des têtes d’affiche de la nouvelle équipe de tennis de l’UQTR, qui commencera ses activités l’automne prochain.© COURTOISIE Le Shawiniganais Jonathan Bédard devrait être l’une des têtes d’affiche de la nouvelle équipe de tennis de l’UQTR, qui commencera ses activités l’automne prochain.

Un jeune de la région désireux de jouer au tennis à un certain niveau durant tout son cheminement scolaire pourra maintenant le faire chez lui, en Mauricie. L’Université du Québec à Trois-Rivières intégrera le circuit de Tennis Québec à l’automne.

Le sport, ancré dans certaines écoles primaires, aux Estacades de même qu’au Collège Laflèche, sera enfin accessible, dans une formule compétitive, sur le campus universitaire trifluvien.

«Grâce à cette nouvelle équipe, l’étudiant-athlète peut se développer dans le tennis à tous les échelons de son parcours académique en Mauricie», salue le directeur technique du centre Tennis 3R Charles Loranger, entraîneur-chef de cette nouvelle formation.

Celle-ci ne portera pas le nom des Patriotes, puisque la ligue universitaire est gérée par Tennis Québec, et non par le Réseau du sport étudiant du Québec. On la désignera plutôt comme le Club de tennis de l’UQTR. L’équipe rejoindra l’Université Laval, Montréal, McGill, Sherbrooke, Concordia ainsi que l’École de technologie supérieure.

«Nous alignerons une équipe compétitive», prévoit Loranger, qui devra choisir neuf joueurs, dont six réguliers.

Un talent local comme capitaine

Parmi ces joueurs, on note la présence du capitaine Jonathan Bédard. Au cours des dernières années, le Shawiniganais a évolué dans la première division de la NCAA, avec le Blue Hose de Presbyterian College, en Caroline du Sud.

Loïc Simard, Sacha Héroux, Félix Duval, William Rheault, William Guévin, Christophe Milot, Philippe Bourret, Xavier Lambert, Emmanuel Demers de même que Yazid Boussayri et Amine Amrani, deux étudiants marocains de l’UQTR, ont tous de l’intérêt à rejoindre l’équipe de tennis.

Pour l’instant, on s’en tient au tennis masculin, faute d’un nombre suffisant de joueuses pour le volet féminin. «La relève pousse chez les filles au primaire et au secondaire, alors on n’exclut pas la possibilité d’ajouter une équipe féminine dans un futur proche», explique Charles Loranger.

Ambiance de Coupe Davis

La saison de tennis universitaire se déroule à l’intérieur pendant l’automne, à l’hiver et au début du printemps. Ses finales, quant à elles, sont présentées pendant les festivités de la Coupe Rogers.

Charles Loranger croit que le niveau de jeu est appelé à grandir dans les années à venir. «Avant la pandémie, beaucoup d’athlètes du Québec choisissaient les écoles préparatoires américaines, avant de continuer dans la NCAA. Je m’attends à ce que moins de joueurs s’exilent, alors notre circuit universitaire devrait en bénéficier.»

Le Rouge et Or de même que les Carabins, par exemple, misent sur des raquettes ayant déjà percé le top-5 national.

«Il y a de belles rivalités, car la plupart des gars se connaissent depuis longtemps. Ça crée une ambiance digne de la Coupe Davis, quand tous les pays se rencontrent et s’affrontent en simple et en double.»

L’équipe de l’UQTR établira ses quartiers généraux chez Tennis 3R. Tous espèrent un début de saison à l’automne 2021

Avec  Louis-Simon Gauthier – Le Nouvelliste