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France-Présidentielle: Eric Woerth, une prise de guerre pour Macron, Pécresse affaiblie

février 9, 2022

Adeux mois de la présidentielle, le candidat non déclaré Emmanuel Macron a réalisé mercredi une importante prise de guerre avec le ralliement d’un ex-ministre sarkozyste, Eric Woerth, affaiblissant sa rivale Valérie Pécresse (LR), déjà sous pression de l’extrême droite.

Mais le chef de l’Etat doit surveiller dans le même temps la mobilisation d’opposants au pass vaccinal qui veulent « rouler sur Paris » samedi dans le cadre d’une action baptisée « convois de la liberté », inspirée par celle des routiers canadiens. Une nouvelle crise de type « gilets jaunes », alimentée par la flambée des prix du carburant, serait du plus mauvais effet avant une annonce officielle de candidature, attendue d’ici la fin du mois.

« Je n’adhère pas au discours de LR », qui décrit une France « recroquevillée sur elle-même », a affirmé dans un entretien au Parisien Eric Woerth, président de la Commission des finances à l’Assemblée nationale et ancien ministre du président Nicolas Sarkozy.

En conséquence, M. Woerth, qui a indiqué se mettre « en congé » de LR, soutient le président Macron, donné largement en tête depuis des mois dans les sondages avec environ 25 % d’intentions de vote. Selon lui, le chef de l’Etat est « le mieux à même de défendre l’intérêt de la France et des Français ».

Furieux, le président de LR Christian Jacob lui a aussitôt demandé de quitter le parti et la présidence de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Il ne peut « en aucun cas » rester LR, a-t-il affirmé à l’AFP, en disant sa « déception » et ses « regrets », même si M. Woerth est, selon lui, « un parlementaire en fin de carrière » et que « ses affaires judiciaires ont sans doute pesé » dans sa décision.

L’ex-ministre du Budget, ancien trésorier de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy, est mis en examen depuis 2018 pour « financement illégal de campagne électorale », dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de cette élection. Il a aussi été mis en examen en juillet 2021 dans l’enquête sur un coup de pouce fiscal accordé à Bernard Tapie dans l’affaire du Crédit lyonnais.

Valérie Pécresse a pour sa part demandé à ses troupes de rester « impassibles » en assurant: « la technique des débauchages n’est pas la nôtre. Nous sommes un parti de conviction et notre projet sera un projet de conviction ».

« La plus fragile »

Après avoir été élu en 2017 avec de nombreuses voix de gauche, Emmanuel Macron, grand adepte du « en même temps », avait bénéficié de l’arrivée de plusieurs personnalités de droite (Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Thierry Solère, Franck Riester, Jean Castex), tous promus au gouvernement.

Le ralliement d’Eric Woerth, précédé par celui de l’ancienne ministre chiraquienne Catherine Vautrin, intervient alors que certains LR s’inquiètent d’un faux plat de Valérie Pécresse, qui marque le pas dans les sondages, et l’appellent à donner plus de chair à sa campagne, à quelques jours de son grand meeting dimanche à Paris.

Selon un dernier sondage de l’institut Elabe pour BFMTV, L’Express et SFR la candidate RN Marine Le Pen et Valérie Pécresse perdent toutes les deux un point, respectivement à 15,5 % et 15 %. Juste derrière elles, le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour se rapproche (13 %).

Les mauvaises nouvelles volant souvent en escadrille, le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau a dit à Marianne refuser pour l’instant de parrainer Mme Pécresse, tant qu’elle « ne fixera pas de ligne rouge claire entre Zemmour, Le Pen et LR ».

Avec une droite sous pression, une extrême droite divisée, une gauche totalement fragmentée, le camp du président Macron peut continuer à préparer l’entrée officielle en campagne de leur champion, en mettant en avant l’absence d’alternative crédible, la gestion de la crise du Covid et le rebond de l’activité économique.

Mais les « convois de la liberté » pourraient perturber le calendrier présidentiel. La mobilisation est difficile à évaluer pour l’heure mais Jean Castex a renoncé par précaution à un déplacement samedi dans l’Orne sur les stupéfiants, préférant surveiller depuis Paris les éventuels débordements des manifestations.

Si les organisateurs affirment être « apolitiques », les oppositions les plus radicales ne comptent pas laisser passer l’occasion.

Marine Le Pen a dit « comprendre » ce mouvement. « Les revendications sont parfaitement légitimes » et traduisent une « colère sociale très forte », a renchéri le président par intérim du RN Jordan Bardella sur BFMTV, le président Macron ayant selon lui a « échoué à résoudre la fracture sociale ».

De son côté, le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens a « encouragé » « les Insoumis qui souhaitent à y aller ».

Par Le Point avec AFP

Affaire Bettencourt: Eric Woerth et Patrice de Maistre relaxés

mai 28, 2015

L’ancien ministre français du Travail Eric Woerth a été relaxé jeudi dans les deux volets de l’affaire Bettencourt. L’ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, a lui aussi été relaxé dans le volet pour « trafic d’influence ».

Le procureur avait requis la relaxe pour les deux hommes dans le volet « trafic d’influence », « faute d’éléments à charge suffisants ». M. Woerth était soupçonné d’avoir remis la légion d’honneur à M. de Maistre en échange d’un emploi pour son épouse auprès des Bettencourt, ce que les deux hommes ont formellement nié.

L’autre volet de l’affaire portait sur un abus de faiblesse présumé dont aurait été victime l’héritière de L’Oréal de 2006 à 2010. Eric Woerth était accusé d’avoir obtenu de l’argent de la milliardaire pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le procureur avait là aussi demandé sa relaxe. Il avait en revanche requis trois ans de prison, dont la moitié avec sursis, contre Patrice de Maistre.

Romandie.com

Bettencourt : Sarkozy bientôt entendu

novembre 5, 2012
Selon Europe 1.fr, Nicolas Sarkozy doit être entendu cette semaine dans le cadre de l’affaire Bettencourt. L’ex-chef de l’Etat est convoqué à Bordeaux pour répondre, en qualité de témoin, aux questions du juge Jean-Michel Gentil, en charge du dossier. Une première audition était prévue vendredi, mais, selon Europe 1, Nicolas Sarkozy était alors indisponible.

Les enquêteurs cherchent à savoir si Liliane Bettencourt a contribué au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Plusieurs retraits réalisés en 2007 sur les comptes suisses de la milliardaire intriguent le juge. Ils coïncident avec une rencontre entre Patrice De Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt et Eric Woerth, et avec une possible visite de Sarkozy chez les Bettencourt à Neuilly.

Plusieurs proches de Nicolas Sarkozy ont déjà été entendus dans ce volet de l’affaire : son avocat Thierry Herzog, l’ex-secrétaire général de l’Elysée Xavier Musca et son ex-conseiller pour la justice Patrick Ouart.

 
Figaro.fr