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France: Le Pen accuse Zemmour de servir de « marchepied » à Pécresse pour le second tour

janvier 12, 2022
Le Pen accuse Zemmour de servir de "marchepied" a Pecresse pour le second tour
Le Pen accuse Zemmour de servir de « marchepied » à Pécresse pour le second tour© AFP/Archives/Pascal GUYOT

Marine Le Pen a accusé mercredi son rival à l’extrême droite Eric Zemmour de servir de « marchepied » à la candidate de la droite Valérie Pécresse pour le second tour de la présidentielle, avant que celui-ci ne taxe Mme Le Pen « d’Arlette Laguiller de la droite nationale » avec une « candidature de routine ».

« Est-ce qu'(Eric Zemmour) a l’ambition d’être au second tour, ce que je ne crois pas, ou est-ce qu’en réalité il sert de marchepied pour permettre à Valérie Pécresse d’être au second tour à la place de Marine Le Pen ? », a interrogé la candidate du Rassemblement national sur BFMTV et RMC.

« Si Eric Zemmour est là pour faire gagner Valérie Pécresse, alors il faut qu’il l’admette. Valérie Pécresse, c’est son actionnaire majoritaire », a ajouté Mme Le Pen, qui avait dit dimanche préférer « débattre avec le patron (Valérie Pécresse), plutôt qu’avec les sous-fifres » comme Eric Zemmour.

« Il y a une problématique de sincérité derrière cette candidature » d’Eric Zemmour, selon la candidate RN, en référence à des propos tenus par son concurrent sur C8 le 16 décembre, à propos des 500 parrainages nécessaires à une candidature à la présidentielle.

Eric Zemmour avait estimé que « si les LR font cette bêtise tactique » d’empêcher leurs élus de le parrainer, « Mme Le Pen sera à 25 % et Mme Pécresse ne sera pas au second tour ».

Les LR devraient-ils encourager les parrainages en sa faveur ? « S’ils (Les Républicains) étaient malins tactiquement, c’est ce qu’ils feraient », avait ajouté l’ancien éditorialiste.

Depuis, Marine Le Pen accuse la candidate LR de laisser des élus LR parrainer Eric Zemmour pour diviser l’extrême droite.

Eric Zemmour a vertement répondu à Mme Le Pen mercredi soir sur BFM. « Peut-être que Madame Le Pen a l’habitude de ce genre de combines politiciennes, moi, c’est pas mon truc », a-t-il souligné.

« Je n’ai pas vraiment de leçons à recevoir de Madame Le Pen. C’est quand même à cause d’elle et de son débat calamiteux que nous avons eu cinq ans d’Emmanuel Macron. C’était déjà d’ailleurs à cause d’elle, parce qu’elle avait refusé d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy, qu’on avait eu François Hollande », a ajouté le candidat Reconquête !.

« Marine Le Pen ne m’intéresse pas beaucoup, c’est une candidature de routine. Elle était là la dernière fois, elle était là l’avant-dernière fois, elle sera là la prochaine fois », a-t-il poursuivi.

« J’ai une pensée émue pour les électeurs du Rassemblement national. Est-ce qu’ils sont prêts à perdre avec Marine Le Pen en 2032 ? C’est un peu notre Arlette Laguiller de la droite nationale », a-t-il lancé, dans un parallèle avec l’ancienne porte-parole de Lutte ouvrière à l’extrême gauche, six fois candidate à l’élection présidentielle de 1974 à celle de 2007, un record.

Du côté de Valérie Pécresse, son directeur de la communication Geoffroy Didier a affirmé dimanche que les maires LR qui donneraient leur parrainage à Eric Zemmour « s’excluraient d’eux-mêmes » du parti mais qu’ils restaient « libres de leurs choix » et qu' »aucune consigne n’est donnée » par LR.

Par Le Point avec AFP

France: Eric Zemmour officialise sa candidature à l’élection présidentielle

novembre 30, 2021

Le polémiste d’extrême droite a annoncé sa décision dans une vidéo publiée, mardi, sur les réseaux sociaux, en lisant un texte aux accents dramatiques.

Eric Zemmour a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022 dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mardi 30 novembre.
Eric Zemmour a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mardi 30 novembre. CAPTURE ÉCRAN YOUTUBE

Après de nombreux déplacements en France et à l’étranger, ces dernières semaines, Eric Zemmour a officialisé, mardi 30 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle. Le polémiste d’extrême droite a annoncé sa décision dans une vidéo publiée, mardi à midi, sur les réseaux sociaux. Il sera l’invité du journal télévisé de 20 heures de TF1, mardi soir.

« Il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. C’est pourquoi j’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle », a déclaré l’ancien chroniqueur du Figaro et de CNews dans une vidéo de dix minutes, en lisant un texte aux accents dramatiques et nostalgiques, entrecoupé d’images d’archives et de sa campagne sur le 2e mouvement de la 7e Symphonie de Beethoven. Il justifie sa décision ainsi : « Je me suis contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de Cassandre, de lanceur d’alerte. Je croyais alors qu’un politicien allait s’emparer du flambeau que je lui transmettais. Je me disais “à chacun son métier, à chacun son rôle, à chacun son combat”. Je suis revenu de cette illusion. »

Un discours sur fond de théorie raciste du « grand remplacement »

Eric Zemmour, l’air grave, a lu lentement son texte, dans une scénographie copiée sur l’appel du 18 juin du général de Gaulle : un étrange et énorme micro posé sur un bureau, devant une bibliothèque assez sombre, comme dans les allocutions officielles des présidents de la République. Sur le fond, le discours est apocalyptique sur l’état du pays, pendant que défilent des images de violences, puis de son image d’une France rêvée – de Gaulle, Jeanne d’Arc, Napoléon –, ce pays « léger et brillant »« tellement intelligent »« ce pays qui est en train de disparaître ».

Le candidat d’extrême droite a égrené tout au long de sa déclaration des références à la théorie raciste du « grand remplacement ». Après une longue anaphore décrivant la France comme « le pays des chevaliers »« de Victor Hugo »« des barricades et de Versailles », « de Clemenceau », « de Barbara » ou encore « de Jean Moulin », il s’est adressé directement à ceux qui se sentent « étrangers dans [leur] pays ». « Vous êtes des exilés de l’intérieur », leur a-t-il dit.

« L’immigration n’est pas la source de tous nos problèmes même si elle les aggrave tous », a poursuivi le candidat. Il se veut le porte-parole des Français qui sont « méprisés par les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens, les universitaires, les sociologues, les syndicalistes, les autorités religieuses ». Fustigeant l’Union européenne, « qui ne sera jamais une nation », M. Zemmour promet de « reconquérir » la souveraineté de la France « abandonnée aux technocrates et aux juges européens ».

Face aux « gouvernants de droite comme de gauche », qu’il accuse d’avoir « menti » en « dissimulant la gravité de notre déclassement » et « caché la réalité de notre remplacement », M. Zemmour dit ne pas vouloir laisser le pays se faire « dominer, vassaliser, conquérir, coloniser ». « Nous ne nous laisserons pas remplacer », lance-t-il dans les derniers instants de son adresse.

La vidéo, publiée en live sur YouTube, a cumulé près de 90 000 connexions simultanées. Olivier Ubéda, responsable des événements de son équipe de campagne, a confirmé au Monde que « la vidéo [avait] été tournée il y a deux semaines, dans un endroit privé ».

Le défi des parrainages

A quatre mois et demi de l’élection, l’ancien chroniqueur est donc lancé officiellement après une précampagne électrique, ponctuée de plusieurs polémiques. M. Zemmour, qui a 63 ans, doit tenir son premier véritable meeting de campagne dimanche après-midi, au Zénith de Paris. La Confédération générale du travail (CGT) de Paris, Solidaires Paris et la Jeune Garde antifasciste ont déjà promis une manifestation pour « faire taire Zemmour », à 13 heures au départ de Barbès, dans le 18e arrondissement de la capitale.

En se déclarant mardi, le polémiste, qui ambitionne de rassembler les électeurs de droite et d’extrême droite, parasite au passage le processus d’investiture en cours au sein des Républicains (LR), qui départagent de mercredi à samedi leurs cinq prétendants. Ceux-là doivent débattre une dernière fois à la télévision mardi soir, juste après le journal télévisé de 20 heures, sur France 2 et France Inter.

M. Zemmour, condamné deux fois pour provocation à la haine raciale, se déclare après avoir conclu, ce week-end, une visite chahutée à Marseille par un échange de doigts d’honneur avec une passante. Un geste « fort inélégant », a-t-il convenu le lendemain.

Stanislas Rigault, qui anime Génération Z, le mouvement de jeunesse du candidat, a reconnu un moment « compliqué » à Marseille. « Ce n’est pas la meilleure période », mais « je ne pense pas que la dynamique va s’essouffler, on a un Zénith qui sera rempli », a-t-il assuré sur BFM-TV. « L’aventure va commencer demain à 12 heures »avait-il tweeté, lundi soir.Lire aussi  Doigt d’honneur d’Eric Zemmour : « fiasco », « disqualifié »… Le geste du polémiste d’extrême droite au centre des critiques

Ne bénéficiant pas du soutien d’un parti, la constitution d’un réseau sur le terrain sera l’un de ses nombreux défis, ne serait-ce que pour récolter les 500 parrainages d’élus nécessaires à une candidature à la présidentielle. Son camp assure s’appuyer sur 250 à 300 promesses de parrainages.

Selon Marine Le Pen, « il n’apporte rien », « écarte et divise »

Réagissant à l’imminence de cette annonce, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a évoqué, mardi matin, au micro d’Europe 1, un candidat putatif qui « s’est vendu comme le [Donald] Trump français ». « C’est un Trump commandé sur [la plate-forme] Wish », a-t-il raillé. Condamnant le geste de M. Zemmour à Marseille, M. Attal a continué : « On ne fait pas des doigts d’honneur aux Français quand on veut être président. »

Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle du Parti communiste français, a, quant à lui, rappelé qu’il déposerait, jeudi, une résolution à l’Assemblée nationale afin que toute personne condamnée pour incitation à la haine raciale soit rendue inéligible.

La candidate d’extrême droite pour le Rassemblement national, Marine Le Pen, s’en est, elle, pris à M. Zemmour sur le fond pour s’en différencier. « Une partie de son projet est complètement contraire au mien : femmes, économie, immigration. La fermeté n’est pas la brutalité. C’est un polémiste, ce n’est pas un candidat à la présidentielle. Il écarte et divise », a-t-elle ainsi avancé à l’antenne de Sud Radio, avant d’asséner :

« Je ne souhaitais pas qu’il se rallie à moi, je souhaitais qu’il ne soit pas candidat. Il n’apporte rien, il n’a pas de plus-value. La division n’est pas un service à rendre au pays. »

Eric Ciotti, candidat à l’investiture LR, a affirmé que l’officialisation de la candidature de M. Zemmour était « un non-événement ». Si le député des Alpes-Maritimes confirme « partage[r] des points essentiels de ses constats » alors qu’il avait affirmé qu’en cas de second tour entre M. Zemmour et Emmanuel Macron il voterait pour le premier, il a également condamné, mardi, « le débat de violence et de haine » qui entoure, selon lui, le candidat. M. Ciotti a néanmoins déclaré que sa principale différence avec lui était « au sujet de son analyse de l’histoire, notamment sur Pétain » et qu’en tant que « gaulliste » il ne pouvait « en rien la partager ».

Par Le Monde avec AFP

Maroc : pourquoi l’éditeur Abdelkader Retnani porte plainte contre Éric Zemmour

novembre 22, 2021
Abdelkader Retnani, directeur des éditions La Croisée des chemins au Salon du livre de Paris, en mars 2017 © Jean-Marc ZAORSKI/Gamma-Rapho via Getty Images

Le patron de la maison d’édition marocaine La Croisée des chemins accuse Éric Zemmour d’ « utilisation frauduleuse d’une marque » et assure avoir porté plainte contre le polémiste français.

« J’étais malade et révolté, parce que tout ce que [Éric Zemmour] fait est contre mes principes et ma ligne éditoriale : le vivre-ensemble. » Assis dans un coin de sa librairie, Le Carrefour des livres, en plein Casablanca, Abdelkader Retnani n’en démord pas. Il continue sa bataille contre le polémiste qui ne fait plus mystère de ses ambitions présidentielles en France. Quarante ans après avoir créé la maison d’édition La Croisée des chemins, il assure avoir porté plainte début octobre contre Zemmour pour « contrefaçon » après que celui-ci a lancé un site du même nom.

« Pas d’amalgame »

En septembre dernier, lâché par son éditeur Albin Michel, Éric Zemmour s’est rabattu sur l’autoédition, à travers sa société Rubempré, pour publier son dernier essai La France n’a pas dit son dernier mot. La création de la plateforme Croisée des chemins a suivi pour le promouvoir. Véritable succès commercial, l’ouvrage s’est vendu à plus de 170 000 exemplaires. Mais pour Abdelkader Retnani, « il ne faut pas qu’il y ait un amalgame ».

L’éditeur marocain ne souhaite qu’une chose : que Zemmour change le nom de sa plateforme. Fin septembre, il lui a adressé un courriel par le truchement de son avocat Hubert Seillan, qui a dénoncé au Figaro « l’utilisation frauduleuse d’une marque ». Comme il fallait s’y attendre, le polémiste n’a pas daigné répondre. « Il y a une période d’attente, qui a expiré. J’ai confiance dans la justice française. Quarante ans d’espoir, il est en train de les détruire », ajoute Abdelkader Retnani, à qui des internautes reprochent de vouloir « se faire de la pub gratuite ».

ZEMMOUR AGITE LE CHIFFON ROUGE DU GRAND REMPLACEMENT, ET EST CONTRE TOUT CE QUI EST MUSULMAN

Si on peut lui opposer que plusieurs entreprises portent déjà le nom de « Croisée des chemins » en France, Me Hubert Seillan objecte dans son courrier que « l’ancienneté de la maison d’édition, la qualité de milliers d’ouvrages diffusés en Europe, en Afrique et dans la francophonie lui confèrent une notoriété suffisante pour que des confusions s’établissent dans l’esprit du public ».

« Zemmourisation d’un pays ami »

Au-delà de la bataille judiciaire qu’il compte mener, Abdelkader Retnani entend se dresser surtout contre ce qu’il appelle une « zemmourisation du domaine politique en France ». « Il agite le chiffon rouge du grand remplacement et est contre tout ce qui est musulman. Il veut que les gens soient obligés de changer leur prénom », dénonce-t-il.

Celui qui est également officier de la Légion d’honneur adresse un rappel aux Français : « Ils ont oublié qu’en 1943, le régime de Vichy a demandé à Mohammed V de mettre une étoile jaune à tous les juifs. Le roi lui a répondu qu’il avait des citoyens marocains et non des juifs. Il ne faut pas oublier non plus la bataille de Monte Cassino [en 1944], où des tirailleurs marocains sont allés au casse-pipe pour hisser le drapeau français. »

En janvier 2021, paraitra aux éditions La Croisée des chemins un livre sur Zemmour pour, insiste Retnani – qui a déjà publié plus de 2000 titres dont 1 800 en français –, rappeler qu’il « attise la haine, divise et [représente] un danger ». Intitulé provisoirement La Zemmourisation d’un pays ami, le livre est signé par le journaliste et sociologue spécialiste de l’immigration Driss Ajbali, qui vit à Strasbourg.

« La France de 2021 est horrible. Il faut qu’il y ait un pilote dans l’avion après Macron », estime Retnani, qui déplore la situation des artistes marocains victimes de la récente décision prise par les autorités françaises de réduire le nombre de visas accordés au Maroc, à l’Algérie et à la Tunisie.

Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, avait expliqué sur les ondes d’Europe 1 fin septembre que c’était « une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France ». « Des artistes de renommée internationale qui ont reçu leur contrat pour faire leur tournée ont tous reçu un refus catégorique. C’est inadmissible », déplore l’éditeur.

Avec jeune Afrique par Bokar Sangaré

« Fasciste ! » : vives tensions en marge du discours d’Éric Zemmour à Ajaccio

octobre 9, 2021

Des altercations ont éclaté entre partisans du polémiste et militants indépendantistes et de gauche lors d’une réunion publique samedi après-midi en Corse.

« Le nationalisme corse n’est pas une maladie, c‘est le symptôme d’une France qui n’est plus en mesure de répondre aux attentes des Corses », a déclaré Éric Zemmour.© MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP

« Fasciste », « raciste », « xénophobe »… Les invectives ont fusé aux abords du port Tino-Rossi à Ajaccio samedi après-midi. De vives tensions ont eu lieu en marge d’une réunion publique d’Éric Zemmour, en déplacement pour la promotion de son livre La France n’a pas dit son dernier mot. Le polémiste n’était pas encore arrivé sur le quai d’honneur lorsque des altercations ont éclaté entre ses partisans et des militants indépendantistes et de gauche.

Des coups ont été brièvement échangés entre les deux camps. Plusieurs personnes ont été blessées au cours de ces échauffourées, obligeant les gendarmes mobiles à disperser les deux groupes d’individus. « Nous sommes venus dire à Éric Zemmour qu’il n’est pas le bienvenu chez nous », assène un jeune militant du parti nationaliste Core in Fronte.

Au moment où l’essayiste s’adressait à une foule de quelque 300 personnes venues écouter son discours sur le quai l’Herminier, un camion équipé d’un système de haut-parleurs a diffusé des slogans antifascistes à l’endroit de ses partisans, parmi lesquels figuraient des militants du parti souverainiste d’extrême droite Forza Nova. « La Corse a toujours été une terre d’accueil et nous pensons que la diversité est une richesse, contrairement à ce que véhicule Zemmour, appuie un militant de la CGT, parmi les manifestants. Nous sommes là pour lui faire comprendre qu’il ne fait pas l’unanimité. »

« Quand on veut me faire taire, je parle encore plus »

Ces vives tensions n’auront toutefois pas empêché le probable candidat à l’élection présidentielle de rencontrer le public corse en marge de sa réunion. « Quand on veut me faire taire, je parle encore plus », a prestement balayé Éric Zemmour face à la presse, avant de répondre aux « antifascistes de salon » : « Le nationalisme corse n’est pas une maladie, c‘est le symptôme d’une France qui n’est plus en mesure de répondre aux attentes des Corses. Le nationalisme se résoudra quand la France redeviendra grande. » Des propos qui ont été perçus comme une provocation par les nationalistes. Sur la place des Palmiers, où le polémiste a rejoint une librairie pour une séance de dédicaces, les pro et les anti-Zemmour se sont longuement fait face à coups d’invectives, les uns brandissant son livre, les autres des slogans antifascistes.

C’est dire si la venue de l’essayiste dans l’île n’aura pas été sans faire de remous. Vendredi, tandis que celui-ci s’apprêtait à débarquer à l’aéroport de Figari, 250 personnalités du monde culturel, politique et syndical insulaire ont signé une tribune dans Corse-Matin pour s’opposer à « l’idéologie » et aux « appels à la haine » d’Éric Zemmour. Dans la soirée, une première séance de signatures de son livre à Sartène avait été marquée par de vifs échanges entre Paul-Félix Benedetti, conseiller territorial du parti indépendantiste Core in Fronte, et le polémiste.

Avec Le Point de notre correspondant en Corse Julian Mattéi

France-Présidentielle : Éric Zemmour gagne du terrain, Marine Le Pen recule

septembre 28, 2021

D’après un sondage Harris Interactive réalisé pour « Challenges », Éric Zemmour récolterait 13 % des voix à la présidentielle, contre 16 % pour Marine Le Pen.

Éric zemmour

Àsept mois de la présidentielle de 2022, le potentiel duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron au second tour est des plus incertains. Une nouvelle enquête d’opinion, publiée par Harris Interactive pour Challenges ce mardi 28 septembre, démontre la progression d’Éric Zemmour dans les intentions de vote (entre 13 et 14 % des voix), au détriment de sa rivale d’extrême droite, Marine Le Pen, avec 16 %.

Marine Le Pen baisse dans les intentions de vote

Ainsi, plus les semaines passent, plus il grignote des points à Marine Le Pen. Alors que la candidate RN affichait 18 % la semaine passée, selon l’avant-dernier baromètre de Harris Interactive pour Challenges, Éric Zemmour était à 11 % des intentions de vote. L’écart entre les deux personnalités est donc passé de 7 à seulement 3 points en une semaine seulement, une diminution très significative.

À noter que des sondages plus anciens prédisaient que l’ex-dirigeante du RN obtiendrait 28 % des voix début juin dernier tandis qu’à cette même période Éric Zemmour affichait seulement 5,5 % d’intentions de vote, selon l’Ifop pour Le Point.

Éric Zemmour a également de quoi faire trembler la droite. En effet, Xavier Bertrand, potentiel candidat, obtiendrait, lui, 14 % des voix, juste devant le polémiste controversé. Ce dernier devancerait l’autre potentielle candidate, Valérie Pécresse, qui ne remporterait que 12 % des voix. Dernière possibilité, enfin, celle d’une candidature d’un autre candidat de droite, Michel Barnier, qui ne remporterait que 8 % des voix.

Toutefois, en dépit des rivalités, les deux tiers des électeurs potentiels d’Éric Zemmour (66 %) se rallieraient à Marine Le Pen au second tour, contre 7 % à Emmanuel Macron et 27 % de votes blancs, nuls ou d’abstention, en cas de duel Macron-Le Pen. « Marine Le Pen est donnée au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’est le cas ni du candidat des Républicains ni du candidat (potentiel) Éric Zemmour », s’est défendu Jordan Bardella sur France Inter ce mardi, ajoutant ne pas vouloir « commenter les sondages ».

Ainsi, si Emmanuel Macron distance tous ses concurrents dans ce dernier sondage Harris Interactive, avec entre 23 et 26 % des intentions de vote, la deuxième place est désormais bel et bien disputée entre Marine Le Pen, le candidat LR, Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, qui affiche 13 % des voix, contre 7 % pour la socialiste Anne Hidalgo, 6 % pour l’écologiste Yannick Jadot, devant Arnaud Montebourg (2 %).

* Enquête réalisée en ligne du 24 au 27 septembre 2021 sur un échantillon de 1 379 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 048 personnes inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur de l’interviewé(e).

Par Le Point avec AFP

France-« Obsession des prénoms »: Bayrou compare Zemmour au maréchal Mobutu

septembre 26, 2021
"Obsession des prenoms": Bayrou compare Zemmour au marechal Mobutu
« Obsession des prénoms »: Bayrou compare Zemmour au maréchal Mobutu© AFP/Sebastien SALOM-GOMIS

Sans le nommer, François Bayrou (MoDem) a fustigé dimanche « l’obsession sur l’identité et les prénoms » du polémiste Eric Zemmour, la comparant à celle du dictateur Mobutu dans le Zaïre des années 70.

En clôture de l’université de rentrée de son parti, à Guidel (Morbihan), François Bayrou est implicitement revenu sur le souhait d’Eric Zemmour d’imposer des « prénoms français » aux enfants nés dans l’Hexagone.

« Quelqu’un a fait ça au XXe siècle, le maréchal Mobutu », avec une « loi pour interdire les prénoms qui n’étaient pas des prénoms africains », a affirmé le président du parti centriste.

« Lui-même, son prénom c’était Joseph avant de se faire appeler Mobutu Sese Seko. Il a fait une grande déclaration pour dire: il n’est pas possible qu’un Africain porte un prénom juif. (…) Je n’ai pas envie que la loi de Mobutu devienne, d’une manière ou d’une autre, une loi ou une proposition pour la France », a-t-il poursuivi.

« Vous savez le nombre de soldats (français) qui portent des prénoms aussi divers que leurs origines le sont ? (…) On va dire qu’ils ne sont pas Français ? Dans quel monde veut-on nous faire vivre », a enchaîné M. Bayrou, proche allié d’Emmanuel Macron.

« Les radicalités, on sait comment ca finit. Mobutu, une fois qu’il a eu fait ça, un jour, il a pendu 500 personnes dont les convictions religieuses ne lui plaisaient pas », a conclu le maire de Pau et haut-commissaire au plan.

Le polémiste Eric Zemmour, en pleine promotion d’un livre, entretient le flou sur sa candidature à la présidentielle et multiplie les interventions médiatiques, à coups de déclarations chocs contre l’immigration.

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle : un premier sondage donne Éric Zemmour à 10 %

septembre 14, 2021

Le polémiste, qui n’a pas déclaré sa candidature, rassemblerait plus de voix qu’Anne Hidalgo ou Yannick Jadot, selon le baromètre Harris Interactive.

Malgre l'activation de ses soutiens depuis plusieurs mois, Eric Zemmour n'a pas encore declare sa candidature a la presidentielle.
Malgré l’activation de ses soutiens depuis plusieurs mois, Éric Zemmour n’a pas encore déclaré sa candidature à la présidentielle.© LUDOVIC MARIN / AFP

Il n’est même pas encore candidat, mais il continue de progresser dans les sondages. Éric Zemmour pourrait obtenir 10 % des suffrages s’il se présentait à l’élection présidentielle en avril prochain, selon le baromètre Harris Interactive pour Challenges en kiosque ce jeudi 16 septembre, révélé par un soutien du polémiste sur Twitter.Testé dans un scénario où la candidature de droite serait portée par Xavier Bertrand, il gagne trois points par rapport au précédent sondage, la semaine passée.

Face à lui, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, rassemblerait 19 % des voix dans l’hypothèse où Éric Zemmour est candidat – 22 % s’il ne l’est pas – et se qualifierait ainsi pour le second tour. Le président sortant Emmanuel Macron est toujours en tête avec 23 % des intentions de vote.

Toujours dans un scénario Bertrand à droite et Zemmour candidat, Jean-Luc Mélenchon récolterait 11 % des suffrages et Anne Hidalgo, déclarée ce week-end, seulement 7 %, soit moins que le polémiste. Yannick Jadot, seul candidat écolo testé – ils sont cinq à s’affronter lors de la primaire en septembre –, ne parviendrait également à rassembler que 7 % des suffrages.

Première victime de l’essor d’Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la France, est crédité de 2 % contre 5 % dans tous les autres scénarios sans le polémiste. Celui-ci chiperait un point à Xavier Bertrand et un autre à Emmanuel Macron. À noter, sans surprise, que sa candidature ne fait pas varier les intentions de vote pour les candidats de gauche.

Il n’aura fallu qu’un été pour qu’Eric Zemmour, testé à 5 % le 16 juin par « Le Point » et l’Ifop pour doubler son étiage et le mettre à quelques encablures de vieux routiers de la politique et du suffrage universel comme Jean-Luc Mélenchon (11 %) et Xavier Bertrand (14 %).

Challenges précise qu’Eric Zemmour « réunit sur son nom 18 % des électeurs de François Fillon en 2017, en progression de 11 points par rapport à juillet, contre seulement 13 % des électeurs de Marine Le Pen en 2017, en progression de 4 points par rapport à juillet. Conséquence: dans le scénario d’une candidature d’Eric Zemmour, Xavier Bertrand perd un point en une semaine (de 15 % à 14 %) ». 

Enquête Harris Interactive pour Challenges réalisée en ligne du 10 au 13 septembre auprès d’un échantillon de 1 340 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 063 inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur entre 1,4 et 3,1 points.

Par Le Point avec Thibaut Déléaz

France: Éric Zemmour, on pouvait déjà s’appeler Hapsatou, Williamou Natcha avant 1993

septembre 17, 2018

L’essayiste a affirmé dimanche que ce sont les socialistes qui ont autorisé des prénoms autres que ceux des saints chrétiens à partir de 1993. C’est faux.

L’essayiste Eric Zemmour a été coupé au montage des Terriens du dimanche, l’émission de Thierry Ardisson sur C8. En cause : une sortie jugée insultante à l’encontre de la chroniqueuse Hapsatou Sy, a expliqué le producteur de l’émission, Stéphane Simon, au Parisien. A l’origine de cette altercation, on trouve de premiers échanges entre M. Zemmour et Mme Sy, autour du choix des prénoms en France. Une séquence qui, elle, a bien été diffusée sur C8 et au cours de laquelle l’essayiste a développé une argumentation fallacieuse.

Ce qu’il a dit :

Interrogé par Thierry Ardisson, Eric Zemmour a confirmé estimer que, selon lui, Rachida Dati n’aurait pas dû choisir le prénom Zohra pour sa fille (comme il l’avait déjà affirmé à plusieurs reprises), se justifiant de la sorte :

« Normalement, chez moi, en tout cas depuis une loi de Bonaparte qui a malheureusement été abolie en 1993 par les socialistes, on doit donner des prénoms dans ce qu’on appelle le calendrier, c’est-à-dire les saints chrétiens. »

La chroniqueuse Hapsatou Sy l’interpelle alors : « Je m’appelle Hapsatou, hein… », sourire aux lèvres. « Eh ben elle a eu tort », rétorque Eric Zemmour (faisant référence à la mère de Mme Sy), estimant qu’elle aurait par exemple pu s’appeler « Corinne ». L’essayiste a également critiqué les prénoms de deux autres chroniqueurs : Gilles-William Goldnadel, parce que William, « c’est limite », et Natacha Polony, parce que « Nathalie, c’est mieux ».

POURQUOI C’EST FAUX

Cette question des prénoms est une vieille lune de l’essayiste. Mais contrairement à ce qu’affirme Eric Zemmour, l’article 1er de la loi du 11 germinal de l’an XI (1er avril 1803) relative aux prénoms et changements de noms ne parle pas du « calendrier des saints », mais dit que les prénoms acceptés à l’état civil seront « les noms en usage dans les différents calendriers, et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne (…). Il est interdit aux officiels publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes. »

Cette règle vise en fait les nouveaux prénoms, comme Marat, Lepelletier ou Brutus, apparus dans la foulée de la Révolution, explique le spécialiste Baptiste Coulmont dans son livre Sociologie des prénoms.

L’évolution date de Charles de Gaulle, pas de François Mitterrand

Ce cadre a, il est vrai, été assoupli, mais surtout sous Charles de Gaulle, en 1966, avec une circulaire du ministère de la justice qui a donné un cadre d’« application pratique » au choix des prénoms. On y lit, certes, que « les enfants français doivent, normalement, recevoir des prénoms français », mais les prénoms étrangers, tels que « Ivan, Nadine, Manfred, James, etc. », y sont mentionnés comme largement tolérés.

Le texte préconise par ailleurs « l’admission des prénoms coraniques pour les enfants de Français musulmans ». Tout en conseillant d’adjoindre un prénom français pour « permettre ultérieurement une meilleure assimilation ». En revanche, il demande aux officiers d’état civil de rejeter « les prénoms de pure fantaisie ».

La modification du code civil en 1993 citée par Eric Zemmour existe bel et bien. Mais loin de supprimer une prétendue obligation de donner des prénoms issus du calendrier chrétien aux enfants, elle donne une plus large liberté dans le choix des prénoms, fixant simplement « l’intérêt de l’enfant » comme limite.

Ce n’est pas la première fois qu’Eric Zemmour se lance dans une argumentation fallacieuse sur l’origine des prénoms. L’équipe des Décodeurs en avait déjà relevé une similaire en 2016, dans son livre Un quinquennat pour rien, parmi d’autres erreurs « chroniques ».

Lemonde.fr par Les Décodeurs

Zemmour condamné pour provocation à la haine envers les musulmans

décembre 17, 2015

Le polémiste français Eric Zemmour a été condamné jeudi à 3000 euros d’amende (3240 francs) pour provocation à la haine envers les musulmans, pour des propos au journal italien Corriere Della Sera en octobre 2014. Le parquet avait requis 10’000 euros d’amende.

Il y déclarait notamment que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » où « les Français ont été obligés de s’en aller ».

« Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation de peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile », ajoutait-il: « Des millions de personnes vivent ici, en France, mais ne veulent pas vivre à la française ».

Livre controversé
Il faisait alors la promotion de son livre controversé « Le suicide français », succès de librairie en France. Dans cet ouvrage pamphlétaire, il accuse les élites d’avoir bradé les valeurs de la France et dénonce à tout crin l’immigration. Le polémiste dédouane aussi le régime de Vichy durant le Seconde Guerre mondiale de sa participation à la déportation des juifs français.

Lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Paris, Eric Zemmour avait soutenu qu’il parlait de « musulmans en banlieue qui s’organisent et qui », selon lui, « sont en voie de sécession ». Ces propos « stigmatisants », « sans nuance », visaient « l’ensemble de la communauté musulmane », avait estimé la procureure Annabelle Philippe dans son réquisitoire.

Condamné en 2011
M. Zemmour a déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine, après avoir déclaré à la télévision que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».

Plus récemment, le 22 septembre dernier, il a été relaxé après avoir évoqué dans une chronique des « bandes » d’étrangers « qui dévalisent, violentent ou dépouillent », mais le parquet a fait appel.

Romandie.com

Eric Zemmour : à cause de lui, son homo­nyme coif­feur vit un cauche­mar

mars 18, 2015

                                        Eric Zemmour

                              Eric Zemmour

« Des coups de fils anony­mes… »

Vous l’igno­riez sans doute mais Eric Zemmour possède une floris­sante petite entre­prise de salons de coif­fure dans le sud de la France. Le polé­miste ? Ah non, pas vrai­ment : un parfait homo­nyme et c’est bien là le problème.

C’est déjà diffi­cile d’avoir les mêmes nom et prénom qu’une star. Il faut subir les moque­ries, les compa­rai­sons, les blagues douteu­ses… Mais quand en plus il s’agit d’une person­na­lité sulfu­reuse, la pilule est parti­cu­liè­re­ment dure à avaler.

Eric Zemmour, un sympa­thique coif­feur installé dans le sud de la France, en fait jour après jour l’amère expé­rience. Homo­nyme parfait du jour­na­liste et polé­miste français, Eric Zemmour est d’au­tant plus embêté qu’il a créé sa propre marque de salons de coif­fure, quinze en tout, sur son nom.

« Moi, je vends de la beauté, explique-t-il, aujourd’­hui lassé, à l’In­dé­pen­dant. Je fais aussi de la télé­vi­sion avec le groupe M6, qui possède mes coor­don­nées. Et je reçois des messages qui s’adressent à Éric Zemmour le jour­na­liste. Certains ne font pas la diffé­rence entre lui et moi. Or, je ne suis pas forcé­ment d’accord avec tout ce qu’il dit ou écrit. »

Il tient ainsi à préci­ser que contrai­re­ment au chro­niqueur, il a « un grand respect pour les femmes. »

Le coif­feur confie souf­frir au quoti­dien de cette coïn­ci­dence patro­ny­mique. « [Je reçois] des coups de télé­phone anonymes, des vidéos insul­tantes sur Insta­gram, des appels dans nos salons, énumère-t-il. C’est gênant pour moi, mais aussi pour mes colla­bo­ra­teurs. »

Dans un premier temps, il a bien pensé à débap­ti­ser son entre­prise, mais a fini par se ravi­ser. « J’ai une noto­riété depuis plus de 15 ans avec les salons qui portent mon nom, alors cela aurait été préju­di­ciable, explique-t-il. Nous avons en revanche, rajouté « Beauté pres­tige » pour noyer un peu le nom. Mais, pour certains, ce n’est pas suffi­sant puisque la confu­sion conti­nue. Ils croient que Zemmour le jour­na­liste a créé des salons de coif­fure ! Je le redis, lui et moi sommes aux anti­podes l’un de l’autre ! »

S’il accepte aujourd’­hui de parler dans les jour­naux, il se refuse toute­fois à venir discu­ter de sa mésa­ven­ture sur les plateaux-télé. « Lui augmen­ter sa noto­riété ?  Non merci, s’agace-t-il. Lui a précisé en quelques occa­sions, qu’il n’avait rien à voir avec moi, mais ça conti­nue. Pour­tant, on ne se ressemble pas du tout, on sait le métier que j’exerce. Et je ne fais pas partie de son trip. » La coupe est pleine.

Voici.fr par Perrine Stenger