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RDC-Eruption volcanique de Nyiragongo : le Miss s’oppose à la construction des logements pour des sinistrés par la présidence rwandaise

novembre 16, 2021

 Dans des messages publiés les 15 et 16 novembre sur tweeter, le Mouvement des indignés de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (Miss-RDC) s’oppose au financement, par le président rwandais, Paul Kagame, de la construction d’un camp pour les déplacés de la dernière éruption du volcan Nyiragongo, dans le Kivu.

Photo: Félix Tshisekedi et Paul Kagame/DR

Pour les Indignés, le président Paul Kagame ou celui de l’Ouganda, Yoweri Museveni, considérés comme des bourreaux de la population dans l’est de la RDC, ne peuvent plus, à ce jour, se faire des protecteurs de cette même population. De l’avis de ces activistes, en proposant ce financement, Kagame veut s’approcher de cette population pour mieux la croquer. « Don de construction de Kagame aux Congolais! Don des infrastructures de Museveni aux Congolais! Ces bourreaux devenus protecteurs pour mieux abriter et croquer leurs proies. Quelle humiliation et moquerie pour les victimes? Une honte pour la République! », écrit Nicole Kavira, la présidente de Miss-RDC..

Une menace claire aux autorités congolaises

Dans leurs messages, les Indignés menacent, en outre, de rendre responsables les autorités congolaises des différents massacres de la population, au cas où elles accepteraient cette proposition du président rwandais. « Si le gouvernement congolais accepte que ce criminel de Kigali vienne construire ses abris pour les Congolais du Kivu, nous accuserons officiellement les autorités congolaises d’être responsables des tueries de leur propre population », écrit la coordonnatrice du Miss-RDC.

Il est, en effet, rappelé que le président rwandais, Paul Kagame, s’est engagé auprès de son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, à offrir une « aide spéciale » aux sinistrés de l’éruption du volcan Nyiragongo au Nord-Kivu. A en croire des sources, ce don consiste en la construction d’un « village moderne » estimée à trente millions de dollars américains. Selon ces sources, ce projet devrait être mené par les militaires de l’armée rwandaise.

Selon le coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord d’Addis-Abeba (MNS), Claude Ibalanky, qui s’est confié à Actualité.cd,  ce projet accueillera entre deux cents et quatre cents familles. Il s’agit d’un village modèle et moderne, qui comprend les habitations, centre scolaire donc maternelle, primaire, secondaire bien équipé avec des laboratoires et autres, un centre médical, avec une maternité et des lits d’hospitalisation, etc. « Cela comprend également des activités économiques telles que nous avions visité au Rwanda, il y a des activités économiques pour rendre le centre un peu indépendant financièrement et puis bon, il y a tous les autres services comme l’eau, l’électricité, les routes et ainsi de suite », a-t-il expliqué au média en ligne.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Eruption aux Canaries: la lave s’enfonce dans la mer

septembre 30, 2021
Eruption aux Canaries: la lave s'enfonce dans la mer
Eruption aux Canaries: la lave s’enfonce dans la mer© AFP/Sunsets Sweden

La lave crachée par le volcan de l’île espagnole de La Palma, dans l’archipel des Canaries, et tombant en cascade dans l’océan Atlantique continuait jeudi à s’enfoncer dans la mer, formant déjà une avancée de près de vingt hectares.

Si le magma va dans un premier temps avoir un impact dévastateur mais localisé sur l’écosystème marin, il pourra avoir à terme un effet bénéfique en créant des roches qui pourront être colonisées par nombre d’espèces, estiment des scientifiques.

Après avoir parcouru six kilomètres depuis le début de l’éruption il y a onze jours, dévastant tout sur son passage, la coulée de lave a atteint la mer dans la nuit de mardi à mercredi. Tombant d’une falaise dans un spectacle rare, elle s’est solidifiée pour créer une sorte de péninsule.

Jeudi après-midi, la superficie de cette avancée s’approchait « des 19 » hectares contre 10 en début de matinée, a expliqué à l’AFP le porte-parole de l’Institut volcanologique des Canaries (Involcan), David Calvo.

Au total, la lave recouvre désormais 476 hectares de cette île qui en fait environ 70.000, selon l’autorité locale de La Palma.

L’éruption, qui n’a fait aucun mort ni blessé, a entraîné l’évacuation d’environ 6.000 des 85.000 habitants de l’île et la lave a détruit 855 bâtiments, d’après les satellites du système de mesure géospatial européen Copernicus.

Une « bonne nouvelle » à terme pour l’écosystème

Selon Fernando Tuya, chercheur en biodiversité et conservation à l’Université de Las Palmas à Grande Canarie, les premiers effets de l’entrée de la lave dans la mer sont « dévastateurs » avec « la mort directe d’organismes qui vont être enterrés » sous la coulée.

Mais à plus long terme, cela pourrait constituer une « bonne nouvelle » pour la vie marine qui pourrait en être « enrichie ».

« La lave va former une plateforme rocheuse qui va être un substrat pour nombre d’espèces marines qui pourront la coloniser dans le futur, c’est-à-dire dans trois à cinq ans », poursuit ce scientifique, selon qui le phytoplancton pourrait également être enrichi par le fer contenu dans le magma.

Redoutée par les experts, la rencontre entre la lave et la mer n’a pas entraîné les effets les plus craints comme des explosions de matière volcanique. Mais elle a en revanche produit des gaz potentiellement toxiques.

« L’eau de mer est à un peu plus de 20 degrés et le magma à plus de 1.100 degrés » et leur rencontre « a pour un effet un changement immédiat: le magma se solidifie et d’énormes quantités d’eau de mer s’évaporent, donnant lieu à des nuages qui contiennent du chlore », a expliqué à l’AFPTV Arnau Folch, vulcanologue au CSIC, le conseil supérieur de la recherche scientifique.

Dispersion des gaz grâce au vent

Afin d’éviter des intoxications, un périmètre de sécurité d’un rayon de 3,5 kilomètres a été mis en place ainsi qu’une zone d’exclusion maritime de deux milles nautiques. Le gouvernement de l’île a également demandé aux habitants de plusieurs quartiers de Tazacorte, commune où la lave s’est jetée dans la mer, de se calfeutrer chez eux.

Selon le Plan d’urgence volcanique des Canaries (Pevolca), ces mesures pourraient être étendues vendredi à deux autres communes, El Paso et Los Llanos de Aridane, en raison d’une possible dégradation de la qualité de l’air.

« Avec la météo que nous allons avoir à partir de demain », marquée par un possible changement de direction des vents dominants qui ont jusqu’ici dispersé les gaz vers la mer, il est possible que « l’odeur de souffre » soit ressentie « avec une plus forte intensité », a prévenu l’un des responsables de Pevolca, Rubén Fernandez.

Les autorités se veulent toutefois rassurantes à ce stade sur la qualité de l’air.

Jeudi, des agriculteurs de l’île ont ainsi été autorisés à rejoindre les exploitations situées hors du périmètre de sécurité afin de ramasser les bananes, l’une des ressources principales de La Palma, ou d’irriguer les cultures.

Les liaisons aériennes avec l’île de La Palma, qui avaient redémarré partiellement mercredi après quatre jours d’interruption, sont par ailleurs revenues à la normale, avec la reprise des vols opérés par Iberia.

Les deux précédentes éruptions à La Palma ont eu lieu en 1949 et 1971. Elles avaient fait au total trois morts, dont deux par inhalation de gaz.

Avec Le Point avec bur-du-mig-vab/mg/ial/

RDC/Eruption volcanique de Nyiragongo : François-Xavier Beltchika évoque la nécessité d’envisager la délocalisation de Goma

mai 26, 2021

Le président du Congrès des démocrates pour le progrès social (CDPS) estime que l’étendue de l’espace territorial vers Sake serait le site convenable.

Au lendemain de l’éruption volcanique du Nyiragongo, le parti CDPS et le regroupement politique Coalition des patriotes pour la République (Copr) ont adressé à la population de Goma un message de compassion, de solidarité et d’exhortation. Ils ont invité, le 25 mai, le gouvernement à réfléchir sur la nécessité d’envisager le déplacement du chef lieu de la province du Nord-Kivu dans un environnement qui la soustrait des menaces du volcan et de la hantise permanente des populations de Goma.

A en croire le président national du CDPS et président du bureau exécutif de la Copr, Francois-Xavier Beltchika,  le gouvernement congolais devrait se pencher sur la question de la délocalisation de la ville de Goma, à travers le ministère de l’aménagement des territoires pour l’option à lever et les aménagements nécessaires avec le concours d’autres ministères sectoriels. Il a estimé, à cet effet, que l’étendue de l’espace territorial vers Sake pourrait, éventuellement répondre aux critères d’un site convenable qui épargnerait un jour la population de Goma d’un cataclysme irréversible éventuel.

« Le contexte actuel de la situation à l’est du pays, la connaissance de l’histoire de Nyiragongo et la dangerosité qu’elle présente, permettraient la matérialisation d’une telle initiative, avec l’appui de la coopération bilatérale et multilatérales », a expliqué le président du CDPS. Ce message du CDPS coïncide avec les séismes les plus violents enregistrés aux environs de la ville de Goma depuis la fin de l’éruption volcanique de Nyiragongo et qui font craindre le pire aux scientifiques. « Nous les (nos sœurs et frères atteints par cette catastrophe naturelle) exhortons, par ailleurs, à plus de prise de conscience collective nationale indispensable pour triompher de divers et multiples défis à relever pour l’avènement d’une paix réelle qui assure directement le vrai développement de la zone est du pays, et indirectement l’ensemble de la nation », a déclaré François-Xavier Beltchika.

Avec Adiac-Congo par Jules Tambwe Itagali