Posts Tagged ‘Éruption’

Hawaï: Le volcan Kilauea est entré en éruption

septembre 30, 2021

HAWAÏ: LE VOLCAN KILAUEA EST ENTRÉ EN ÉRUPTION

© Reuters/USGS 

(Reuters) – Le volcan Kilauea, situé à Hawaï, est entré « violemment » en éruption mercredi soir, a indiqué l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis(USGS).

L’éruption n’a pas eu lieu dans une zone habitée et a pu être entièrement contenue dans le parc national des volcans d’Hawaï, a rapporté Hawaï News Now, citant des responsables. Elle ne constitue pas un danger immédiat pour les habitants de l’archipel.

« Ce qui était un lac de lave refroidissant est dorénavant un volcan fissuré qui laisse jaillir la lave », a commenté l’USGS.

L’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO) de l’USGS a relevé le niveau d’alerte du volcan Kīlauea de « SOUS SURVEILLANCE » à « DANGER ».

Il a aussi fait passer d’orange à rouge le niveau d’alerte pour les compagnies aériennes après avoir évalué l’éruption volcanique et les risques qui lui sont associés.

Le dernier niveau d’alerte et le dernier code couleur impliquent qu’une éruption est imminente, en cours ou suspectée, indique le site internet de l’USGS.

Avec Reuters (Reportage Kanishka Singh, version française Khadija Adda-rezig, édité par Sophie Louet)

RDC – Éruption du Nyiragongo : les secousses sismiques à Goma inquiètent la population

mai 24, 2021
Des personnes se rassemblent sur une coulée de lave froide suite à l’éruption nocturne du Mont Nyiragongo à Goma, en RDC, le 23 mai 2021.

L’éruption volcanique dans la ville de Goma et ses environs, survenue samedi soir, a déjà fait au moins 15 morts, selon un bilan provisoire.

La ville de Goma, au pied du volcan Nyiragongo entré en éruption samedi dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), était toujours secouée lundi matin par de nombreuses et fortes secousses telluriques, suscitant la peur des populations locales. « Ça se multiplie et ça vient à tout moment », a déclaré à l’AFP un habitant, jugeant cela « très inquiétant ».

Déjà très nombreux dimanche, ces séismes se sont poursuivis toute la nuit et lundi matin, sur un rythme soutenu, parfois avec une forte intensité. Dans la ville de Goma, la population, en partie de retour après avoir fui en masse l’éruption samedi soir du Nyiragongo, était très angoissée de ces secousses, sortant parfois des immeubles à étages et des maisons à chaque séisme.

L’éruption a déjà fait au moins 15 morts, selon le bilan provisoire avancé par le les autorités congolaises, dimanche soir. Au total, 17 villages ont été touchés, la principale route de la région, reliant Goma au Nord de la province, et une ligne à haute tension ont été coupées, selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, qui déploré « beaucoup de pertes de biens et de marchandises ».

« Les sinistrés ont tout perdu »

Après avoir fui par milliers l’éruption dans la nuit, « la majorité des gens sont rentrés ou sont en train de rentrer chez eux », a raconté un habitant. « Mais il reste les sinistrés qui n’ont plus de maisons. Ils ont tout perdu, ils restent là, par familles, coincés devant les boutiques le long des routes, ils sont très nombreux, des centaines de personnes… », selon ce témoin.

À la tombée de la nuit, samedi, ils étaient des centaines à s’apprêter à passer la nuit dans la rue, sur des matelas emportés dans leur fuite, regroupés par endroits par famille, village ou affinités. Apparemment sans avoir reçu d’aide humanitaire. Le gouvernement provincial a également décidé de suspendre les cours jusqu’à nouvel ordre.

Après deux réunions d’urgence du gouvernement, qui « suit avec attention la situation », Patrick Muyaya a promis une « action plus énergique ». « L’urgence pour le moment est d’apporter l’assistance aux populations déplacées », a-t-il affirmé à la presse dimanche soir, annonçant au passage le retour à Kinshasa du président Félix Tshisekedi, qui a interrompu une tournée européenne.

Habitations englouties

Samedi soir, le volcan Nyiragongo, dont les sombres pentes majestueuses dominent Goma et le lac Kivu, est entré soudainement en éruption, provoquant la peur et la fuite des populations. Deux coulées de lave se sont échappées de ses flancs, dont une est arrivée jusqu’à la lisière de Goma, où elle s’est immobilisée dimanche.

De nombreuses habitations ont été englouties par cette langue de lave rocheuse et noirâtre s’étendant sur des centaines de mètres.

Par Jeune Afrique avec AFP

Guatemala: 75 morts, 192 disparus après l’éruption du Volcan de Feu

juin 6, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du Volcan de Feu au Guatemala, 48 heures après son éruption qui a fait au moins 75 morts et près de 200 disparus.

Selon l’Institut national médico-légal (Inacif), 75 personnes sont mortes dans la catastrophe, après la découverte de deux nouveaux cadavres mardi. Seuls 23 corps ont été identifiés jusqu’à présent.

De son côté Sergio Cabañas, directeur des opérations de secours de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred) a affirmé mardi, lors d’un point presse, que « 192 personnes » dont il possède les noms et le lieu de résidence, « sont portées disparues » depuis dimanche.

L’éruption a également fait 46 blessés et entraîné l’évacuation de 3.271 personnes, selon la Conred. En outre, 2.625 personnes ont dû être relogées. La catastrophe a affecté, à divers degrés, un total de 1,7 million de Guatémaltèques.

Mardi, une forte explosion a contraint les autorités à évacuer sept villages situés sur le flanc du volcan en raison des risques d’augmentation de l’activité volcanique. Les opérations de sauvetage ont également été suspendues.

Le porte-parole de la Conred, David de Leon, expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques – composées de cendres, de boue, d’eau, et de roches à haute températures – pourraient à nouveau se produire.

L’augmentation de l’activité volcanique a provoqué la panique dans la ville d’Escuintla, située près du colosse haut de 3.763 mètres et situé à 35 km au sud-ouest de la capitale.

Ses habitants ont très vite quitté la ville au volant de leurs voitures, provoquant un immense chaos.

– Un fort grondement –

Un photographe de l’AFP sur place a déclaré avoir entendu un fort grondement et vu une grande colonne de cendres s’élever vers le ciel.

Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter la zone.

Deux jours après cette éruption, qui a déversé d’importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, M. Cabañas.

« Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie », a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés.

Les projections spectaculaires de lave et de cendre de ce cratère avaient semé la panique dimanche dans les localités rurales situées sur le flanc du volcan, et entraîné une première évacuation d’urgence de plus de 4.500 personnes.

Suspendues dans la nuit, les recherches avaient repris mardi à l’aube dans les environs du volcan, encore recouverts d’une abondante couche de cendre grise.

Eddy Sanchez, directeur de l’Institut de vulcanologie, a indiqué à l’AFP que l’éruption de dimanche avait libéré « beaucoup d’énergie » et que le volcan, entré en « repos actif », pourrait encore libérer des éruptions explosives qui toutefois ne devraient « pas être catastrophiques ».

– Immense nuée de cendres –

Dimanche, des images diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux avaient montré une immense nuée de cendres descendant du volcan avant d’engloutir une route tandis que des habitants et des membres des équipes de secours fuyaient en courant.

D’autres montraient des personnes couvertes de cendres que des secouristes essayaient de mettre à l’abri. Au total l’éruption a duré plus de 16 heures.

Lundi soir, le président Jimmy Morales a qualifié l’évènement de « tragédie » et annoncé que les recherches et l’assistance aux sinistrés dureraient le temps nécessaire dans la zone.

La présidence a déjà précisé qu’un plan de reconstruction commencerait à être élaboré mardi, alors que les familles des victimes commençaient à enterrer leurs morts dans de longues processions.

L’état de catastrophe naturelle a été décrété dans les départements d’Escuintla (sud), Chimaltenango (ouest) et Sacatepequez (sud-ouest), les plus affectés par l’éruption. Les députés ont également commandé un rapport sur les dégâts dans les nombreuses exploitations de café et maïs affectées.

L’éruption a touché notamment des communes rurales proches du volcan et la ville coloniale d’Antigua, le plus important site touristique du Guatemala.

Le Volcan « de Fuego » était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

Deux autres volcans sont également actifs au Guatemala: le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (20 km au sud de la capitale). Ce petit pays d’Amérique centrale est situé sur la « Ceinture de feu du Pacifique », une zone qui concentre environ 85% de l’activité sismique terrestre.

Romandie.com avec (©AFP / 06 juin 2018 13h33)                

Hawaï: des milliers d’habitants fuient une éruption volcanique

mai 4, 2018

Un panache de fumée s’échappe du volcan Kilauea à Hawaï le 3 mai 2018, sur une photo prise par une habitante Janice Wei / © Handout/AFP / Janice Wei

L’éruption spectaculaire du volcan Kilauea, l’un des plus actifs au monde, a provoqué des coulées de lave rougeoyante jusque dans les zones d’habitation jeudi, poussant des milliers d’habitants de Hawaï à fuir.

Le gouverneur de l’île du Pacifique David Ige a déclaré l’état d’urgence afin de pouvoir mobiliser tous les services et les fonds d’urgence de l’Etat liés aux catastrophes naturelles.

Les médias locaux montraient des rues bloquées par la police et une coulée de lave rougeoyanteen train de progresser, ou encore une coulée de lave brûlant dans la forêt dense entourant le volcan Kilauea, comme une barrière de magma.

Des « vapeurs et de la lave se sont échappées par une fissure dans la zone de Mohala Street », a écrit la Défense civile locale sur son compte Facebook, un responsable local précisant qu’environ 10.000 personnes habitent la zone concernée par les évacuations.

770 bâtiments et 1.700 personnes sont sous le coup d’évacuations obligatoires, a indiqué à l’AFP Cindy McMillan, porte-parole du gouverneur David Ige.

L’agence américaine de géologie et sismologie (USGS) avertissait, dans un site dédié aux volcans (volcanoes.usgs.gov), « de nouvelles coulées de lave pourraient survenir sans qu’il soit possible de prédire » où elles se produiraient.

Deux centres d’accueil ont pour l’instant été ouverts pour accueillir les évacués. Le gouverneur a appelé l’armée de réserve (National Guard) pour aider aux opérations de secours, a-t-il indiqué sur Twitter.

« Préparez vous maintenant pour que votre famille soit en sécurité », a enjoint le gouverneur aux résidents appelés à évacuer la zone.

Des responsables de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï, dépendant de l’Institut américain d’Etudes géologiques (USGS), surveillent et évaluent avec des moyens terrestres et aériens l’importance de l’éruption qui s’est déclarée à 16H45 locales (00H45 GMT vendredi).

Plus tôt, à 10H30, un tremblement de terre d’une magnitude 5, suivi de nombreuses répliques, au sud de la bouche éruptive de Puu Oo, a déclenché des chutes de pierres et une potentielle rupture dans le cratère du volcan, selon USGS.

Il est le plus important d’une centaine de séismes parfois mineurs, autour d’une magnitude 2.0, depuis lundi, usant les nerfs des résidents.

« Ca met à bout », « c’est comme si toute la maison tremblait. Comme si quelqu’un qui fait 160 kilos venait dans mon salon et n’arrêtait pas de sauter », a décrit à la chaîne locale KHON une habitante Carol Shepard.

Les autorités d’Hawaï ont diffusé une photo montrant un immense jet de cendres rosâtres jaillir du volcan et se dissiper en se déplaçant vers le sud-ouest du cône volcanique Puu Oo.

Elles ont prévenu que l’éruption pouvait contenir des « concentrations potentiellement létales de dioxyde de soufre ».

De nouvelles fissures dans le sol ont été signalées tard dans l’après-midi. « Les zones en bas de la pente du (volcan) en éruption risquent d’être inondées de lave », particulièrement la zone générale de la sous-division de Leilani Estates.

Utilisant un drone, Jeremiah Osuna, un résident, a pris des images vidéo de la coulée de lave rouge qui ressemble selon lui à « un rideau de feu ».

« Ca a grondé comme si on avait mis des pierres dans un séchoir à linge et qu’on l’avait fait tourner en vitesse maximale. On pouvait sentir le soufre et les arbres brûlant », a décrit M. Osuna cité par la chaîne KHON2.

« J’ai été un peu secoué et j’ai réalisé à quel point (…) c’est dangereux de vivre » près du volcan, a-t-il ajouté.

Les scientifiques observaient cette « intrusion de magma » dans cette zone depuis lundi, anticipant une possible éruption, a expliqué Janet Babb, géologue de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï. D’autres éruptions pourraient survenir, selon elle.

« Les Hawaïens vivent là depuis toujours. On sait ce qui se passe. Tout le monde doit être prêt », estime une habitante Janice Wei, qui ayant habité autrefois en Californie, est familière des zones sismiques.

L’île de Hawaï, souvent appelée Grande Ile, est la plus grande des huit principales îles qui forment cet Etat américain du Pacifique, un archipel de 137 îles au total.

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 14h51)                

Philippines: l’éruption d’un volcan fait fuir les habitants mais attire les touristes

janvier 24, 2018

Le volcan Mayon en éruption aux Philippines, ici photographié depuis un drone le 24 janvier 2018 / © AFP / CHARISM SAYAT

Les habitants proches d’un volcan philippin en éruption, le Mayon, continuaient mercredi à fuir la zone par dizaines de milliers, selon les services de sécurité civile, mais des touristes étrangers arrivaient de leur côté pour voir la lave et les nuages géants sortir du cratère.

Plus de 70.000 habitants de la région, un chiffre qui a quasiment doublé depuis trois jours, se retrouvent dorénavant entassés dans des écoles ou d’autres bâtiments publics, selon les autorités locales.

Le volcan Mayon est entré en activité depuis deux semaines et l’agence vulcanologique philippine a averti lundi d’une « éruption dangereuse imminente ».

La zone d’évacuation a été depuis progressivement élargie et s’établit actuellement à neuf kilomètres autour du cratère.

Mais même au delà de cette zone, des habitants ont quitté leurs maisons submergées par des pluies de cendres.

« Ils n’étaient pas dans la zone de danger mais ils sont effrayés », a expliqué à l’AFP Cedric Daep, chef des services de la sécurité civile dans la province d’Albay où se situe le volcan.

Selon lui, quelque 360.000 personnes, soit un tiers du million d’habitants de la province, ont respiré des cendres volcaniques.

Dans certains abris, les personnes évacuées dorment à même le sol et doivent partager les toilettes à raison d’un WC pour cinquante. D’autres abris sont même dépourvus de toilettes, selon les secouristes.

« On nous a dit que le gouvernement local nous fournirait (des toilettes mobiles) mais jusqu’à présent, il n’y en a pas », assure Maria Evelyn Grollo, qui dirige une école transformée en abri pour plus de 4.000 personnes aux abords de la ville de Legazpi.

Selon Rose Rivero, administratrice régionale de la Croix-Rouge, les évacués, essentiellement des familles de paysans, survivent grâce à des distributions de nourriture effectuées par le gouvernement et des oeuvres caritatives. Sa propre organisation fournit de l’eau potable ainsi que des produits d’hygiène et du conseil.

« Nous ne voulions pas partir parce que nous savions que la vie est dure dans les centres d’évacuation », a déclaré à la télévision GMA Susan Nolaso, tout juste arrivée dans un abri. « Mais hier, les chutes de cendres étaient vraiment trop fortes ».

– Rizières sous les cendres –

Des images filmées par un drone diffusées par la chaîne de télévision ont montré Guinobatan, une ville agricole de 65.000 habitants située sous le versant ouest du Mayon, tapissée de cendres qui ressemblaient vues du ciel à de la neige sale où perçait seulement le vert des rizières.

« Si on se réfère à l’histoire des éruptions du Mayon, il faudra trois ou quatre mois avant qu’ils ne puissent rentrer chez eux », ajoute Mme Rivero.

Selon l’agence vulcanologique nationale, les chances sont effectivement minces pour que cela arrive de sitôt.

L’agence a fait état mercredi de cinq épisodes d’émissions « intenses mais sporadiques de fontaines de lave depuis le cratère du sommet » durant la nuit de mardi à mercredi, avec également des nuages de cendres jusqu’à cinq kilomètres de hauteur.

De la lave ainsi que des rochers incandescents ont également dévalé les flancs du volcan, selon l’agence.

L’éruption excite la curiosité de touristes américains, européens ou sud-coréens, selon les hôteliers du coin.

« Ils sont attirés par l’activité du Mayon. Ils veulent voir ça de plus près », raconte à l’AFP Nics Ortonio, réceptionniste à l’Oriental Hotel de Legazpi, un quatre étoiles qui affiche complet.

Les clients sortent de leurs chambres à 110 dollars la nuitée pour observer les explosions périodiques sur le Mayon, en toute sécurité depuis la terrasse du restaurant de l’hôtel, aux côtés de dîneurs locaux, ajoute-t-elle.

« C’est bon pour les affaires, mais en tant qu’habitante je suis également affectée », poursuit la jeune femme âgée de 22 ans, expliquant qu’elle reste pour le moment à la maison avec ses parents.

Les Philippines se situent sur la « ceinture de feu » du Pacifique, zone où se rencontrent des plaques tectoniques, ce qui produit une fréquente activité sismique et volcanique.

Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, le volcan Mayon, situé à quelque 330 km au sud-est de Manille, culmine à 2.460 mètres. Il est considéré comme le plus instable des 22 volcans philippins en activité.

Il a connu 51 éruptions au cours des 400 dernières années, dont la dernière remonte à 2014. En 1814, plus de 1.200 personnes avaient péri sous des flots de lave qui avaient notamment rasé la ville de Cagsawa, à l’exception du clocher d’une église devenu une attraction touristique majeure.

Des aéroports de la région ont été fermés et certaines routes sont impraticables en raison de la cendre. Le port de masques et de lunettes de protection est conseillé aux habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2018 14h01)

Eruption du volcan Sakurajima dans le sud du Japon

février 5, 2016

Tokyo – Le volcan Sakurajima est entré en éruption vendredi en début de soirée dans le sud du Japon, a annoncé l’agence météorologique, tandis que la télévision publique diffusait des images de spectaculaires projections rougeoyantes de pierres et cendres haut dans le ciel.

Cette éruption, au large de la ville portuaire de Kagoshima (600.000 habitants) située à près d’un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo, a débuté à 18H56 (09H56 GMT), a précisé l’agence sur son site internet. Aucun dommage ni blessé n’était déploré dans l’immédiat.

Des coulées pyroclastiques – mélange de gaz, cendres et fragments de pierres – risquent d’être projetées dans un périmètre de 2 kilomètres, a prévenu l’organisme qui a élevé le niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 1 à 5), restreignant l’accès au site.

En revanche, l’ordre n’a pas été donné aux quelque 4.000 résidents de l’île concernée d’évacuer les lieux.

J’ai ressenti du vent et ouvert la fenêtre. Il y avait des colonnes de feu qui montaient et des lumières scintillantes comme des éclairs, a raconté un habitant à la chaîne publique NHK. Je suis inquiet, ne sachant pas ce qu’il peut arriver à présent, a-t-il confié.

Un spécialiste de l’agence météo a appelé à la prudence. L’activité volcanique du Sakurajima pourrait s’intensifier, a-t-il prévenu lors d’une conférence de presse dans la soirée à Tokyo.

Les habitants des environs doivent faire attention car les cendres peuvent voyager loin, a-t-il ajouté, évoquant aussi un risque de glissement de terrain en cas de pluies.

Un expert interrogé par la chaîne publique s’est cependant voulu rassurant. Il est possible que la fréquence des éruptions augmente, mais cet incident ne va pas forcément conduire à une éruption massive, a estimé Masato Iguchi, professeur au Centre de recherches volcaniques de Sakurajima à l’université de Kyoto, lui aussi interrogé par la NHK.

Il faut surveiller le volcan attentivement, a-t-il ajouté.

Sakurajima, qui culmine à 1.117 mètres, se situe à une cinquantaine de kilomètres de la centrale nucléaire Sendai, dont les réacteurs 1 et 2 ont été récemment relancés.

La compagnie d’électricité qui exploite ces unités, Kyushu Electric Power, a aussitôt assuré ne pas avoir constaté d’impact de l’éruption sur les installations, selon les médias.

Si le régulateur a jugé que ces réacteurs répondaient aux critères plus sévères imposés après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, les habitants sont très perplexes et les organisations antinucléaires se sont opposées au redémarrage qui, selon elles, fait fi des risques sismiques et volcaniques.

L’Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA) a accepté aveuglément l’analyse erronée de Kyushu Electric qui a sous-estimé les effets potentiels de dépôts de cendres sur le fonctionnement de la centrale en cas d’éruption, a réagi dans un communiqué Shaun Burnie, spécialiste nucléaire de Greenpeace.

Depuis 2009, Sakurajima, un des sites touristiques les plus connus du Japon, connaît de 500 à 1.000 petites éruptions chaque année. En août 2013, une éruption spectaculaire avait dispersé des cendres dans toute la région.

Le Japon est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de séismes et de volcans. En septembre 2014, un volcan du centre du pays, le mont Ontake, était entré violemment en éruption et avait pris par surprise des promeneurs, faisant une soixantaine de morts.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2016 14h14)

L’Islande interdit le trafic aérien autour d’un volcan en risque d’éruption

août 23, 2014

Reykjavik – L’Islande a interdit samedi le trafic aérien dans le secteur du plus important volcan du pays, le Bardarbunga, en élevant le niveau d’alerte d’orange à rouge, a annoncé le Service météorologique islandais (IMO), des experts n’excluant pas un risque imminent d’éruption.

Samedi après-midi, l’IMO avait fait état d’une petite éruption sous la glace, mais a indiqué en fin de soirée qu’il n’y avait pas de signes d’activité volcanique.

Actuellement, il n’y a pas de signes d’activité volcanique en cours, a indiqué l’organisme sur son site internet.

L’état d’alerte rouge interdisant le trafic aérien dans la zone du volcan Bardarbunga reste rouge car une éruption imminente ne peut pas être exclue, a-t-il précisé.

Malgré la fermeture de l’espace aérien dans cette zone, tous les aéroports finlandais sont restés ouverts, selon les autorités.

Je ne peux pas assurer qu’il ne s’est rien passé, mais il est clair qu’il n’y a pas de traces de glace fondue consécutive à une éruption sous un glacier, sans doute le magma n’a-t-il pas encore atteint la surface, a déclaré l’un des géophysiciens islandais les plus connus, Magnus Tumi Gudmundsson, sur la chaîne publique Ruv.

Selon la police, quelque 300 personnes ont été évacuées d’une région touristique populaire au nord du volcan, qui se trouve dans le sud-est de l’Islande. La plupart étaient des touristes étrangers, a déclaré à la presse le chef de la police locale, Svavar Palsson.

Les autorités ont incité les habitants de la région à être vigilants et à garder en permanence allumés leurs téléphones portables.

Comme d’autres volcans islandais, le Bardarbunga, situé dans le sud-est de l’Islande, est recouvert d’une épaisse couche de glace, dont l’épaisseur varie de 150 à 400 mètres.

Le Bardarbunga, dont l’altitude dépasse 2.000 mètres, était entré en activité le samedi 16 août. Lundi, le niveau d’alerte était passé à orange, ce qui signifie une activité élevée ou en hausse avec potentiel accru d’éruption.

Lundi, les sismologues ont enregistré une secousse tellurique de magnitude 4,5 dans le secteur.

La région ne compte aucun habitant permanent, mais elle accueille des touristes et des chasseurs.

Le Bardarbunga est situé sous le plus grand glacier d’Islande, le Vatnajökull.

En 2010, l’éruption d’un autre volcan islandais, l’Eyjafjallajökull, avait provoqué la plus grande fermeture d’espace aérien décrétée en Europe en temps de paix. Plus de 100.000 vols avaient été annulés sur un mois et plus de huit millions de passagers bloqués dans les aéroports.

Cette semaine, l’administration de l’aviation civile islandaise avait prévenu qu’en cas d’éruption du Bardarbunga, elle n’aurait pas d’autre choix que d’interdire le trafic aérien. Si nous avons une autre grosse explosion comme celle de l’Eyjafjalljökull, nous ne pouvons rien faire d’autre que d’interrompre le trafic dans les zones dangereuses. C’est vraiment la seule chose que nous puissions faire, avait déclaré Fridthor Eydal, porte-parole de cette administration.

D’après des scientifiques, une éventuelle explosion du Bardarbunga serait assez puissante pour interrompre ou perturber le trafic aérien au-dessus du nord de l’Europe et de l’Atlantique nord, et les retombées causeraient des dégâts importants en Islande.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2014 01h47)

RDC : un volcan entre en éruption

novembre 8, 2011

Le volcan Nyamulagira est entré en éruption dimanche à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, sans représenter un danger direct pour les populations civiles, a-t-on appris mardi auprès du Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN). « Selon nos instruments, le volcan est entré en éruption vers 17 heures (15h00 GMT). Il y a ouverture d’une fissure sur le flanc et une fontaine de lave accompagnée de scories, de fumée, de cendres volcaniques », a déclaré Dieudonné Wafula, vulcanologue et chercheur au CRSN.

Les coulées « ne posent aucun problème » pour les maisons des habitants mais « les scories et les cendres volcaniques emportées par le vent vont très loin et peuvent polluer l’eau, brûler les cultures et contaminer les pâturages », a-t-il averti. Selon lui, un « grand nuage » s’est formé au-dessus du volcan, dont la lave s’écoule vers le parc national des Virunga, classé au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco et abritant diverses espèces de reptiles, d’oiseaux et de mammifères, dont des gorilles de montagne et une petite population de gorilles des plaines, dont l’espèce est particulièrement menacée d’extinction.

Les plus récentes éruptions du Nyamulagira, considéré comme le plus actif du continent africain, remontent à janvier 2010, mai 2004 et novembre 2006. Elles n’avaient pas touché d’habitations.

Les éruptions peuvent durer de quelques jours à plusieurs mois, comme celle de septembre 1991, qui avait pris fin début 1993.

Lefigaro.fr avec AFP