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Une centaine de migrants forcent le passage à la frontière Maroc-Espagne

août 22, 2018

Madrid – Un groupe de 116 migrants a pénétré mercredi dans l’enclave espagnole de Ceuta, frontalière du Maroc, après avoir escaladé la clôture de six mètres de haut hérissée de barbelés qui l’entoure, blessant plusieurs agents, ont annoncé les autorités locales.

« Ils sont passés par-dessus la clôture », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la préfecture.

Environ 300 ont tenté de traverser la frontière aux alentours de neuf heures (07H00 GMT) mais une partie a été arrêtée par les forces de l’ordre marocaines, précise la Garde civile dans un communiqué.

« Pour éviter que la Garde civile ne s’approche de la zone où se produisait la tentative d’entrée irrégulière, les migrants ont jeté sur les agents des récipients en plastique remplis d’excréments, de sang, de chaux vive et d’acides », a-t-elle ajouté.

La préfecture a parlé de « sept blessés légers » parmi ces agents. Pour la Garde civile, il s’agit de sept « blessés à différents degrés ».

« Tout mon soutien aux forces de l’ordre qui relèvent de manière exemplaire le défi migratoire, en particulier aux agents blessés aujourd’hui », a tweeté le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez.

Des images diffusées par le journal local El Faro de Ceuta montrent de jeunes migrants africains fous de joie d’être parvenus à escalader la double clôture, certains agitant un drapeau espagnol ou européen. Plusieurs ont des blessures aux jambes et aux mains, les vêtements lacérés ou ensanglantés.

« Bonne chance à tous les amis qui sont derrière » au Maroc, crie en français l’un d’entre eux.

Cinq migrants ont été conduits à l’hôpital de Ceuta, précise la Garde civile.

Ceuta constitue, avec l’autre enclave espagnole de Melilla, la seule frontière terrestre de l’Union européenne avec l’Afrique.

Fin juillet, plus de 600 migrants y étaient entrés à la suite d’un passage en force marqué par des affrontements décrits comme particulièrement violents par les forces de l’ordre au cours desquels ils avaient aussi jeté de la chaux vive et des excréments sur les gardes-frontières.

Depuis le début de l’année, quelque 3.100 migrants sont entrés à Ceuta et Melilla, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Ils viennent s’ajouter aux plus de 25.000 arrivés en Espagne par la voie maritime, faisant de ce pays la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe, devant l’Italie et la Grèce.

Romandie.com avec(©AFP / 22 août 2018 15h28)                                                        

Commerce: escalade Chine-États-Unis après de nouvelles menaces de Trump

juin 19, 2018

Les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping, le 9 novembre 2017 à Pékin / © AFP/Archives / Nicolas ASFOURI

La Chine et les États-Unis étaient mardi plus proches que jamais d’une guerre commerciale, Pékin promettant des « représailles » après des menaces la veille de Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes prohibitives sur les produits chinois importés.

La tension commerciale inquiétait les places boursières mondiales, particulièrement en Chine, où Shanghai a clôturé en repli de près de 4%, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale a chuté de 5,77%.

M. Trump a demandé lundi au représentant américain au commerce Robert Lighthizer « d’identifier 200 milliards de dollars de biens chinois en vue de tarifs supplémentaires de 10% ». Il entend ainsi compenser les mesures de rétorsion « inacceptables » prises par Pékin face à une première série de taxes américaines décidées vendredi.

Et le président américain pourrait aller encore plus loin: il taxera 200 milliards de dollars de biens supplémentaires « si la Chine augmente à nouveau ses tarifs douaniers » en réaction. Ces mesures pourraient porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés — soit la grande majorité des importations venues de Chine.

« Ces pratiques de pression extrême et de chantage s’écartent du consensus auquel les deux parties sont parvenues à maintes reprises durant leurs consultations » ces dernières semaines, a dénoncé le ministère chinois du Commerce mardi, dans un communiqué.

« Si les Etats-Unis perdent le sens commun et publient une liste (de produits visés), la Chine se verra dans l’obligation d’adopter une combinaison de mesures quantitatives et qualitatives en forme de représailles énergiques », a-t-il mis en garde.

En annonçant vendredi des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises, pour compenser selon lui le vol par la Chine de technologies et de propriété intellectuelle américaines, Donald Trump avait déjà prévenu: si Pékin venait à répliquer, il imposerait des droits de douanes additionnels.

Une menace à laquelle le géant asiatique était resté sourd puisqu’il avait annoncé dans la foulée qu’il imposerait des taxes à l’identique sur des marchandises américaines.

– ‘Pas énormément d’options’ –

« Des mesures supplémentaires doivent être prises pour encourager la Chine à changer ses pratiques déloyales et à ouvrir son marché aux biens américains », a justifié lundi soir Donald Trump dans un communiqué.

« Cette escalade dangereuse est l’ultime rappel que le Congrès doit intervenir et exercer son autorité sur la politique commerciale », a fustigé dans un communiqué la National Retail Federation, un lobby américain de la distribution.

Environ 455.000 emplois américains sont menacés par les dernières mesures punitives contre la Chine, a calculé la NRF, qui estime qu’une autre conséquence va être une hausse du prix des produits de base.

Les liens économiques entre la Chine et les Etats-Unis, entre 2007 et 2017 / © AFP / Gal ROMA

En 2017, les Etats-Unis ont exporté pour 130,4 milliards de dollars de marchandises vers le géant asiatique, deuxième puissance économique mondiale. Ils ont importé dans le même temps 505,6 milliards de biens chinois, selon les statistiques du département du Commerce. Soit un déficit de plus de 375 milliards.

Donald Trump entend forcer Pékin à réduire le déficit commercial des Etats-Unis de 200 milliards de dollars.

« La Chine n’a pas énormément d’options. Car elle importe peu des États-Unis et n’a pas davantage de marchandises à taxer », estime Christopher Balding, économiste à l’Ecole de commerce HSBC à Shenzhen (sud de la Chine).

« Elle peut lancer des enquêtes sur toutes les entreprises liées aux États-Unis, mais cela ne ferait que donner raison à Trump. A bien des égards, la Chine n’a pas beaucoup de force de frappe en matière de représailles ».

– Inquiétudes aux Etats-Unis –

« Les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine doivent être bien plus équitables », a martelé lundi Donald Trump, qui a imposé dès fin mars des taxes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium chinois, également au nom de la défense de la sécurité nationale.

Les annonces de vendredi ont mis fin à une trêve entre les deux premières puissances mondiales, qui avait été annoncée le 19 mai à la suite d’âpres discussions entre de hauts responsables chinois et américains, d’abord à Pékin puis dans la capitale américaine.

L’administration Trump doit en outre publier d’ici le 30 juin des mesures de restrictions aux investissements chinois.

Aux Etats-Unis, la politique commerciale américaine suscite des inquiétudes chez les agriculteurs susceptibles d’être les plus durement touchés par les mesures chinoises. Les secteurs automobile et aéronautique redoutent eux aussi les conséquences de ce conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 14h48)

Sissi met en garde contre une escalade militaire entre l’Iran et l’Arabie

novembre 8, 2017

Charm el-Cheikh (Egypte) – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde mercredi contre une escalade de la tension entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui pourrait mener à une guerre, lors d’une rencontre avec la presse à Charm el-Cheikh.

Le président, qui s’exprimait en marge du Forum mondial sur la jeunesse organisé par le gouvernement égyptien dans cette station balnéaire, a souligné que la région connaissait déjà des tensions.

« Je ne suis pas pour la guerre. Nous avons eu notre expérience de la guerre », a-t-il dit: « La région doit faire face à suffisamment de troubles déjà », a-t-il ajouté, interrogé sur une possible escalade belliqueuse.

« On devrait aborder (ce problème) de façon extrêmement prudente », a-t-il insisté.

Mais M. Sissi, allié de l’Arabie saoudite, a également annoncé que l’Egypte soutiendrait la monarchie saoudienne. « Nous soutenons nos frères (saoudiens) », a-t-il dit.

Il s’exprimait alors que le président iranien Hassan Rohani a mis en garde l’Arabie saoudite.

« Vous connaissez la puissance et la place de l’Iran dans la région. Des plus grands que vous s’y sont cassé les dents. Vous n’êtes rien! », a lancé mercredi M. Rohani à l’adresse des dirigeants saoudiens, lors d’un discours retransmis par la télévision d’Etat.

Ces commentaires interviennent après que le prince Mohammed ben Salmane a accusé l’Iran de livrer des missiles aux rebelles yéménites, ce qu’il a décrit comme une « agression militaire directe » contre l’Arabie saoudite.

L’Iran a fermement réfuté ces accusations, ajoutant que de telles livraisons étaient impossibles.

Parallèlement, le président égyptien s’est également exprimé sur la situation en Egypte, affirmant que son pays est « en guerre contre le terrorisme ».

En réponse aux critiques qui accusent son régime de violer les droits de l’Homme, il a estimé que « ce qui se passe en Egypte n’est pas une question de droits de l’Homme »: « Il faut penser aux autres droits, le droit à la vie », a-t-il plaidé.

– Et toujours l’affaire Regeni –

Depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, par M. Sissi, qui a ensuite été élu président en 2014, l’Egypte fait face à des attaques de différents groupes islamistes.

Mercredi, M. Sissi a toutefois assuré que la situation s’améliorait. Il notamment précisé que les auteurs de l’attaque qui a fait 16 morts parmi un convoi de policiers dans le désert occidental en octobre avaient été neutralisés.

En outre, le président égyptien a évoqué le cas de l’étudiant italien Giulio Regeni, retrouvé mort au Caire en février 2016 après avoir été atrocement torturé: « Nous sommes soucieux de faire comparaître les auteurs de ce crime », a assuré M. Sissi, en affirmant vouloir « régler cette affaire le plus vite possible ».

Ce dossier avait généré de fortes tensions entre Le Caire et Rome, qui avait retiré son ambassadeur avant d’en nommer un nouveau en août dernier.

Giulio Regeni, étudiant-chercheur de 28 ans, avait disparu le 25 janvier 2016. Rejetant les multiples versions –accident de la route, crime crapuleux, règlement de compte personnel– avancées par les enquêteurs égyptiens, l’Italie a toujours réclamé avec force que les vrais coupables de cet assassinat soient identifiés et punis.

La presse italienne et les milieux diplomatiques occidentaux en Egypte soupçonnent des membres des services de sécurité égyptiens de l’avoir enlevé et torturé à mort. Ce que le gouvernement égyptien a régulièrement démenti avec force.

Romandie.com avec(©AFP / 09 novembre 2017 00h39)                                            

Attaques répétées de journalistes contre le Président de la Cei / Koné Krémitcha très amer : « Celui qui s’attaquera fortuitement à Youssouf Bakayoko nous trouvera désormais sur son chemin »

juillet 28, 2011

Youssouf Bakayoko est au centre d’une campagne de presse qui tente d’établir vaille que vaille sa culpabilité dans la crise postélectorale et obtenir sa démission de sa fonction de président de la Commission Electorale Indépendante.

Pour mettre fin à cette escalade d’articles de journaux calomnieux, Le Forum Unitaire de la Jeunesse Africaine et un collectif d’associations de la société civile ont animé un point de presse dans un restaurant de la place hier, au cours duquel, ils ont marqué à nouveau leur admiration et reconnaissance à SEM Youssouf Bakayoko, et battu en brèche « les allégations fantaisistes » de ces détracteurs du président de la CEI.

Le collectif a encouragé le Président BAKAYOKO à persévérer dans sa logique qui consiste à faire triompher à chaque fois, la rigueur de la loi, expression de la volonté du peuple, pour préserver à la Commission Electorale son impartialité.

L’orateur, et porte parole du Collectif, M. KONE Kremitcha a vigoureusement dénoncé avant de condamner, les manœuvres sournoises de dénigrement et d’intoxication inutiles orchestrées contre M. BAKAYOKO, par une certaine presse, ces derniers jours. Le collectif s’est dit indigné de constater dans la presse, une campagne très indigeste d’intoxication et de délation contre la personne du Président BAKAYOKO, au moment où le groupe se prépare pour la cérémonie
solennelle d’Hommage au duo d’Excellences MM. Youssouf BAKAYOKO et Jung Ji CHOI.

« Nous n’acceptons pas que des personnes, fussent-elles de mauvaise foi, tentent de ternir l’image du Président, un modèle de courage, d’intégrité et de probité, alors qu’elles ne lui reprochent rien…

Depuis quelques jours des journalistes s’amusent à travestir la réalité, à quelles fins ? Nous n’en savons rien. Ils multiplient sans convaincre, de vrais faux amalgames à l’effet de faire endosser une certaine responsabilité au président BAKAYOKO, dans la crise postélectorale. Nous disons NON. Mettre sur le même diapason le Président de la CEI et le Président démis du Conseil constitutionnel, c’est induire vos lecteurs en erreur, a martelé Monsieur Koné, avant de poursuivre : Youssouf Bakayoko n’est pas du tout comparable à Paul Yao NDRE, en ce sens que, le premier a risqué sa vie pour faire triompher la volonté du peuple, tandis que le second a mis en péril la vie des ivoiriens pour faire plaisir à son ami. Le peuple ivoirien doit reconnaissance à BAKAYOKO, et c’est à cette exigence que nous nous
inclinons le 02 septembre prochain, où nous avons décidé de lui rendre un hommage mérité pour service rendu à la nation… ».

Désormais, toute personne qui s’attaquerait fortuitement à Son Excellence, nous trouvera sur son chemin.

Devrait-on comprendre de la démarche du collectif des jeunes.

Ivoire-Presse