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Russie: Sergueï Lavrov empêché de se rendre en Serbie

juin 6, 2022
Sergueï Lavrov, assis devant un micro, avec une feuille entre ses mains.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en conférence de presse, lundi, à Moscou. Photo : La Presse Canadienne/AP/Ministère Russe des Affaires Étrangères

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a été contraint d’annuler un voyage en Serbie, lundi, après que trois pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) – la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro – eurent décidé de fermer leur espace aérien.

Les trois pays ont expliqué leur décision en invoquant des sanctions imposées par l’Union européenne à la Russie après le déclenchement de son offensive en Ukraine, le 24 février. Le ministre Lavrov est personnellement visé par de nombreuses sanctions.

L’inconcevable s’est produit, s’est indigné M. Lavrov, lors d’une conférence de presse en ligne convoquée en urgence lundi matin. On a privé un État souverain de son droit d’exercer sa politique extérieure, a-t-il ajouté, dénonçant une mesure scandaleuse.

Du point de vue occidental, la Serbie ne doit avoir aucun choix, aucune liberté de choisir ses partenaires, a ajouté le ministre russe des Affaires étrangères. L’Occident montre clairement qu’il est prêt à utiliser tous les moyens pour mettre de la pression sur la Russie.

« Si une visite du ministre russe des Affaires étrangères est perçue en Occident comme une quasi-menace planétaire, cela veut apparemment dire que tout va très mal là-bas. »— Une citation de  Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères

De tels actes hostiles à l’égard de notre pays sont capables de causer certains problèmes […], mais ils ne peuvent pas empêcher notre diplomatie de poursuivre son travail, a réagi pour sa part le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Une dizaine de personnes tiennent une pancarte dans un espace public.

Un petit groupe de Serbes a manifesté lundi dans la capitale, Belgrade, pour s’opposer à la venue de M. Lavrov, qui ne s’est finalement pas concrétisée. « À La Haye, pas à Belgrade », peut-on lire sur leur pancarte, en référence au siège de la Cour pénale internationale. Photo: La Presse Canadienne/AP/Darko Vojinovic

Le chef de la diplomatie russe était censé rencontrer à Belgrade le président serbe Aleksandar Vucic, son homologue Nikola Selakovic et le patriarche de l’Église orthodoxe serbe Porfirije. Étant donné la tournure des événements, M. Lavrov a indiqué avoir invité M. Selakovic à se rendre en Russie dans les plus brefs délais.

Le ministre russe a néanmoins assuré que Moscou n’entendait pas répliquer. En ce qui concerne d’éventuelles ripostes, on ne va pas faire quoi que ce soit qui risque de compliquer davantage les liens entre les peuples, a-t-il dit.

Ce n’est pas la première fois que M. Lavrov est empêché de voyager à l’extérieur de la Russie depuis le début de la guerre. Le 1er mars, il avait dû annuler une visite en Suisse et s’était résigné à prononcer un discours par vidéoconférence au Conseil des droits de l’homme. Plusieurs pays, dont le Canada, avaient boycotté ce discours.

À Belgrade, le ministre serbe de l’Intérieur, Aleksandar Vulin, a déclaré qu’il regrettait profondément l’obstruction à la visite de M. Lavrov, qu’il a décrit comme un grand ami avéré de la Serbie.

« Un monde dans lequel les diplomates ne peuvent pas rechercher la paix est un monde dans lequel il n’y a pas de paix. Ceux qui ont empêché la venue de Sergueï Lavrov ne veulent pas la paix, ils rêvent de vaincre la Russie. […] La Serbie est fière de ne pas faire partie de l’hystérie antirusse, et les pays qui y participent auront le temps d’avoir honte. »— Une citation de  Aleksandar Vulin, ministre de l’Intérieur de la Serbie

Malgré la guerre en Ukraine, la Serbie maintient de bonnes relations avec la Russie, et n’a pas adopté de sanctions à son encontre. Les deux pays de culture slave sont des alliés de longue date. Depuis la chute de l’Union soviétique, Moscou a notamment appuyé les revendications serbes dans le dossier du Kosovo.

La Serbie est également très dépendante du gaz russe. La semaine dernière, elle a signé avec Moscou un accord qui prolonge de trois ans son approvisionnement en gaz, alors même que la presque totalité des pays de l’Union européenne, à laquelle Belgrade veut adhérer, disent vouloir trouver de nouveaux fournisseurs.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press et Reuters

Le Canada et plusieurs pays européens ferment leur espace aérien à la Russie

février 27, 2022

Le Canada, l’Allemagne, la Belgique, la Finlande et le Danemark ferment leur espace aérien aux avions russes. Photo : Reuters/Maxim Shemetov

Le ciel se rétrécit pour la Russie. Le Canada, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, la Finlande et le Danemark ont annoncé dimanche la fermeture de leur espace aérien aux compagnies russes en représailles à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

En vigueur immédiatement, l’espace aérien canadien est fermé à tous les exploitants d’aéronefs russes, a indiqué à 9 h (HNE) sur Twitter le ministre canadien des Transports, Omar Alghabra. Nous tiendrons la Russie responsable de ses attaques non provoquées contre l’Ukraine.

Cette interdiction vise les avions et les exploitants d’avions russes pour trois mois, mais ne concerne pas d’éventuels vols humanitaires, a précisé le ministère des Transports, qui emboîte le pas à d’autres pays européens, dont la Finlande, qui a une frontière de plus de 1300 kilomètres avec la Russie.

Avec les nombreux pays ayant déjà fermé ou annoncé la fermeture de leur espace aérien comme la Pologne, la République tchèque et la Bulgarie, la Russie se retrouve avec une importante zone de non-survol en Europe, qui l’obligera à effectuer d’importants détours.

L’interdiction d’accès à l’espace aérien canadien ajoute son lot de complications. La principale compagnie aérienne russe, Aeroflot, franchit plusieurs fois par jour le ciel au-dessus du Canada pour ses vols aux États-Unis.

En revanche, Moscou a commencé à interdire le survol de son territoire à plusieurs pays.

Ces mesures viennent s’ajouter aux sanctions entreprises contre Moscou, dont l’exclusion de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire SWIFT.

Ce réseau interbancaire SWIFT a annoncé tard samedi se préparer à mettre en œuvre dans les prochains jours les nouvelles mesures décidées par les puissances occidentales.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters et La Presse canadienne

L’Algérie ferme son espace aérien au Maroc

septembre 24, 2021

Avec TV5/Afrique

La Turquie a abattu un hélicoptère syrien

septembre 16, 2013

ANKARA – La Turquie a abattu lundi un hélicoptère militaire syrien qui a violé son espace aérien, a déclaré le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç.

Un hélicoptère Mi-17 syrien a été détecté à deux kilomètres à l’intérieur de l’espace aérien turc à 14h20 (11h20 GMT), a dit M. Arinç à des journalistes.

Il a été averti de manière répétée par notre défense aérienne, mais comme la violation (de l’espace aérien turc) continuait, il est tombé en territoire syrien à 14h25 (11h25 GMT) après avoir été touché par des missiles tirés par nos avions qui avaient décollé de leur base de Malatya (est), a déclaré le responsable turc.

L’état-major des armées turques a confirmé les propos de M. Arinç, précisant dans un communiqué que l’appareil syrien avait été repéré par la station de contrôle de Diyarbakir (sud-est) alors qu’il était à 26 milles marins (48 kilomètres) de la frontière turque et mis en garde jusqu’à ce qu’il soit à cinq milles marins (environ 9 kilomètres) de la ligne de démarcation.

Malgré tout, l’hélicoptère syrien a continué de s’approcher de l’espace aérien turc, a affirmé l’état-major, indiquant que l’appareil avait violé l’espace aérien turc à la hauteur du poste-frontière de Güveççi, dans la province de Hatay (sud).

Il est tombé en territoire syrien à un kilomètre de la frontière après avoir été frappé par un de nos deux F-16 placés en état d’alerte dans la région, a-t-il ajouté.

La chute d’un hélicoptère de l’armée syrienne près de la frontière avait été annoncée auparavant par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

M. Arinc a indiqué qu’il ne disposait pas d’informations sur le sort de l’hélicoptère parce que l’appareil était tombé en territoire syrien.

Le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a déclaré à l’AFP que l’hélicoptère était tombé en territoire syrien. Il a ajouté que l’un de ses deux pilotes, qui ont réussi à s’éjecter, avait été fait prisonnier par les rebelles alors que le sort de l’autre restait inconnu.

Des agences de presse turques ont confirmé que l’hélicoptère était tombé du côté syrien de la frontière.

Depuis le début du conflit, les rebelles ont abattu des avions et des hélicoptères militaires syriens.

M. Arinç a rappelé que la Turquie avait modifié les règles d’engagement de son armée en réponse aux tirs provenant de Syrie qui ont atteint à plusieurs reprises le territoire turc.

L’armée syrienne avait abattu en juin 2012 un avion turc en affirmant qu’il avait violé son espace aérien.

Depuis le début il y a deux ans et demi de la révolte en Syrie contre le pouvoir du président Bachar al-Assad, le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, jusqu’alors allié de la Syrie, s’est retourné contre elle. M. Erdogan milite ouvertement pour la chute du président Assad et soutient la rébellion syrienne.

Romandie.com avec (©AFP / 16 septembre 2013 19h28)

Le président bolivien veut fermer l’ambassade des Etats-Unis

juillet 5, 2013

Le président bolivien Evo Morales, qui s’est vu refuser le survol de pays européens, envisage « la fermeture, si nécessaire » de l’ambassade des Etats-Unis à La Paz. Selon lui, Washington a fait pression sur les pays européens à la suite de rumeurs sur la présence d’Edward Snowden avec lui.

« Nous allons étudier, si cela s’avérait nécessaire, la fermeture de l’ambassade des Etats-Unis en Bolivie. Nous n’avons pas besoin d’une ambassade des Etats-Unis », a affirmé M. Morales à Cochabamba où sont réunis les alliés traditionnels de la Bolivie dans la région pour apporter leur soutien au président bolivien au lendemain d’un retour de Russie émaillé d’incidents.

« Ma main ne tremblerait pas pour fermer l’ambassade des Etats-Unis, nous avons notre dignité, notre souveraineté, sans les Etats-Unis, nous nous sentons mieux politiquement, démocratiquement », a déclaré M. Morales.

Ambassadeur déjà expulsé

En 2008, le président bolivien avait déjà expulsé l’ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie, puis, au début 2009, la principale agence antidrogue américaine (DEA), au motif qu’ils s’immiscaient dans la vie politique bolivienne. Un chargé d’affaires occupe actuellement les fonctions d’ambassadeur des Etats-Unis à La Paz.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a assuré à Cochabamba que la CIA avait ordonné mardi la fermeture de l’espace aérien européen à l’avion du président Morales. Il a affirmé avoir eu au téléphone « un ministre d’un de ces gouvernements européens » qu’il n’a pas identifié.

Snowden toujours à Moscou

Edward Snowden, l’ancien consultant de la National Security Agency (NSA), recherché par les Etats-Unis pour ses révélations sur l’ampleur des programmes de surveillance et d’espionnage des services américains, ne se trouvait pas dans l’avion présidentiel.

Mais l’appareil, qui ramenait le président bolivien d’un sommet sur l’énergie à Moscou, a dû se détourner sur l’aéroport de Vienne où Morales a passé la nuit de mardi à mercredi.

Organisé dans l’urgence à Cochabamba, le sommet de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) vise tout à la fois les Etats européens concernés (France, Portugal, Italie et Espagne) et les Etats-Unis, soupçonnés d’avoir fait pression, redoutant que M. Snowden ne quitte la zone de transit de l’aéroport de Moscou Cheremetievo, où il se trouve depuis le 23 juin.

Romandie.com

Mali : les chefs d’État de la Cedeao renoncent à se rendre à Bamako

mars 29, 2012

Une manifestation de partisans de la junte malienne sur le  tarmac de l’aéroport de Bamako a empêché la délégation de chefs d’État de la  Cedeao d’atterrir. Un sommet d’urgence de l’organisation ouest-africaine a été  convoqué dans la foulée à Abidjan.

Alors qu’il était dans l’espace aérien du Mali, Alassane Ouattara a fait  demi-tour pou revenir à Abidjan. Il devait présider à Bamako une délégation de  chefs d’État de la Cedeao venus discuter avec la junte qui a renversé, le 22 mars, le président malien Amadou  Toumani Touré (ATT).

La décision de ne pas atterrir au Mali a été prise après une brève manifestation à l’aéroport  par des dizaines de partisans des putschistes qui ont envahi le tarmac. Une  mobilisation qui faisait suite à celle de la veille, dans les rues de Bamako, où  plusieurs milliers de manifestants pro-junte ont marché pour protester contre la  Cedeao, la France, et la communauté internationale en général qui a unanimement  condamné le coup de force des militaires maliens.

Restaurer l’ordre constitutionnel

Les autres chefs d’État de la délégation ouest-africaine ont eux aussi  détourné leur vol pour se rendre à Abidjan, où une réunion d’urgence a été  convoquée. Parmi eux, le médiateur de la Cedeao dans la crise malienne, Blaise  Compaoré (Burkina Faso) et le président en exercice de l’Union africaine (UA),  le Béninois Boni Yayi.

La Cedeao entend trouver une solution permettant de restaurer l’ordre  constitutionnel au Mali. Selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères,  Djibrill Bassolé, ladite solution pourrait passer par « une transition » dirigée par le président de l’Assemblée  nationale, Dioncounda Traoré. Mais les putschistes ne semblent pas vouloir  négocier pour le moment. Ils ont proclamé mardi une nouvelle Constitution institutionnalisant la junte comme « organe suprême » jusqu’à des élections présidentielle et législatives dont  la date n’a pas été fixée. Et le chef de la junte, Amadou Haya Sanogo, a pris le  statut de chef de l’État.

ATT semble quant à lui complètement hors-jeu dans la crise, du moins à juger  par son intervention du mercredi 28 mars.

Jeuneafrique.com avec AFP