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Espagne : des poissons tués par la pollution des élevages porcins ?

octobre 13, 2021

Selon une récente enquête citée par le « Guardian », l’impact de l’industrie porcine espagnole, en termes de pollution, pourrait avoir été sous-estimé.

La faune d'un des plus grands lagons d'eau salee d'Europe pourrait courir un danger jusqu'a present sous-estime.
La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé.© JOSE MIGUEL FERNANDEZ / AFP

La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé. Dans un article publié mercredi 13 octobre, Le Guardian évoque une récente enquête, selon laquelle la pollution causée par l’industrie porcine espagnole pourrait être à l’origine du décès massif de poissons. Cette enquête, conjointement menée pendant quatre mois par le collectif de journalistes Lighthouse Reports, ainsi que des collaborateurs du média elDiario.es, est arrivée à la conclusion que l’élevage intensif aurait grandement contribué à créer l’une des pires catastrophes environnementales de ces dernières années.

Dès le mois d’août, des habitants de la région de Murcie, située dans le sud-est de l’Espagne, ont commencé à tirer la sonnette d’alarme après avoir vu des dizaines de poissons morts s’échouer sur les rives de la lagune de Mar Menor, relate le quotidien britannique.

Plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition

En quelques jours seulement, le bilan s’est aggravé, atteignant les plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition, qui jonchaient alors des plages autrefois très prisées par les touristes. Petit à petit, des images montrant les eaux troubles de la lagune et des témoignages de plaintes provenant des habitants, au sujet de l’odeur nauséabonde qui découlait du phénomène, ont commencé à inonder les médias espagnols, poursuit le Guardian. Dans le même temps, des scientifiques ont pointé du doigt plusieurs décennies de ruissellement d’eau chargée en nitrates. Selon eux, ce phénomène serait à l’origine d’importantes proliférations d’algues, qui ont épuisé l’eau en oxygène, provoquant ainsi la mort des poissons par suffocation.

Alors que des poissons sans vie continuaient à s’échouer tout au long de l’été, le gouvernement régional a interdit l’utilisation d’engrais à une distance inférieure de 1,5 kilomètre de la lagune, suggérant que la responsabilité de la crise était imputable à la vaste étendue de champs agricoles qui bordent la lagune, observe le site d’information. De son côté, le gouvernement central s’est montré plus direct, reprochant aux responsables locaux d’avoir eu un comportement laxiste en matière d’irrigation des champs. Mais ni l’un ni l’autre n’a jamais mentionné les élevages porcins. Pourtant, comme le précise le Guardian, ces derniers ont proliféré au cours de la dernière décennie, près de la lagune.

Espagne: un ex-commissaire sulfureux dit être l' »ennemi à abattre » au début de son procès

octobre 13, 2021
Espagne: un ex-commissaire sulfureux dit etre l'"ennemi a abattre" au debut de son proces
Espagne: un ex-commissaire sulfureux dit être l' »ennemi à abattre » au début de son procès© POOL/AFP/FERNANDO VILLAR

L’ex-commissaire espagnol José Manuel Villarejo, mis en cause dans de multiples scandales impliquant des hommes d’affaires et des politiciens, s’est posé en victime mercredi au premier jour de son procès pour « corruption », assurant avoir été « traité comme un ennemi à abattre ».

« Je n’ai pas été traité comme un délinquant présumé, j’ai été traité comme un ennemi à abattre », a dénoncé l’ancien agent sulfureux à son arrivée devant l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, qui le juge aux côtés de 26 autres personnes dans une vaste affaire d’espionnage.

« Dans ce pays, quand quelqu’un dérange, on l’anéantit, on le détruit, et malheureusement on utilise pour cela des institutions aussi sérieuses que la justice », a poursuivi l’ex-policier, béret sombre, lunettes de soleil et silhouette massive.

José Manuel Villarejo, âgé de 70 ans, est accusé d’avoir profité de ses fonctions pour enregistrer des personnalités à leur insu et monter des campagnes de discrédit pour le compte de prestigieux clients, en échange d’importantes sommes d’argent. Il a passé trois ans en détention provisoire.

Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes sur ces agissements qui ont éclaboussé plusieurs grands patrons mais aussi des magistrats, des hauts fonctionnaires et des élus – à l’image de l’ancien ministre de l’Intérieur de Mariano Rajoy, Jorge Fernandez Diaz.

Sur ces multiples affaires, trois doivent être examinées par l’Audience nationale.

Baptisées « Iron », « Land » et « Pintor », elles mettent en cause des chefs d’entreprise et des avocats soupçonnés d’avoir fait espionner des concurrents, via Villarejo, afin de leur nuire.

109 années de prison ont été requis contre Villarejo pour ce premier procès, prévu jusqu’à fin janvier à San Fernando de Henares, dans la banlieue de Madrid. Plusieurs autres devraient suivre, sur des volets plus médiatiques de l’affaire faisant encore l’objet d’investigations.

Interrogé sur l’issue de ce premier procès, l’ex-policier a assuré mercredi avoir « absolument confiance dans l’indépendance de la justice ». « J’ai confiance dans le fait que nous sommes dans un état de droit et j’espère donc qu’il n’y aura pas de justice folklorique », a-t-il insisté.

Ces dernières années, l’ancien commissaire a distillé dans les médias de nombreux extraits de conversations compromettantes pour le pouvoir – et notamment pour l’ancien roi Juan Carlos, soupçonné de malversations financières et en exil depuis plus d’un an à Abu Dhabi.

Une stratégie assumée par Villarejo, qui a dit mercredi avoir pensé qu’il était de « son devoir » de dénoncer « les choses illégales » auxquelles il a pu assister. « Moi je n’ai jamais eu peur d’aucun individu », même des plus « importants », a-t-il assuré en marge de l’audience.

Par Le Point avec AFP

Coupe du monde séniors dames de handball : le Congo connaît désormais ses adversaires

août 13, 2021

Au terme de la cérémonie de tirage au sort du 25e championnat du monde de handball féminin, effectué le 12 août en Espagne par la Fédération internationale de handball, les différents groupes ont été dévoilés. Le Congo est logé dans le groupe F en compagnie du Danemark, de la Tunisie et d’un représentant du continent asiatique.

L’équipe nationale du Congo/Adiac

Après plusieurs années d’absence, les Diables rouges séniors dames de handball marquent leur retour sur la scène internationale. Quatrième à la dernière édition de la Coupe d’Afrique, les filles du sélectionneur Younes Tatby vont devoir chercher à sortir tête haute du groupe F de cette plus grande compétition de la catégorie. Pour se faire, les Congolaises qui comptent cinq participations (1982, 1999, 2001, 2007 et 2009) sont invitées à doubler d’efforts et débuter d’ores et déjà les préparatifs afin de faire face au Danemark (2e équipe en termes de participation, à savoir 21) et la Tunisie qui comptera neuf participations au coup d’envoi de la compétition. Le représentant asiatique qui complète ce groupe sera connu à la fin du tournoi continental prévu du 15 au 25 septembre.

Le tenant du titre, les Pays-Bas, partage le groupe D avec la Suède ainsi que des représentants de l’Amérique du nord et d’Asie. La Russie qui est le pays le plus titré avec sept trophées affrontera, dans la phase de groupe, la Serbie, le Cameroun et la Pologne. Le champion d’Afrique(Angola) fera face au champion Olympique (France) dans le groupe A. Ce groupe est complété par la Slovénie et le Monténégro.

Au total, trente-deux pays logés dans huit groupes de quatre participeront à cette compétition qui réunit chaque deux ans les meilleures nations du monde. Cette 25e édition se tiendra du 2 au 19 décembre prochain en Espagne.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

La justice espagnole s’intéresse à Shakira

juillet 30, 2021

Shakira pourrait devoir faire face à la justice en Espagne, alors qu’un juge la soupçonne d’évasion fiscale.

Shakira

© Cover Images Shakira

Selon les premières constatations du juge Marco Jesus Juberias de la cour d’Esplugues de Llobregat, près de Barcelone, il y a «suffisamment d’évidences» pour tenir un procès contre la Colombienne.

L’enquête du magistrat portant sur les années 2012, 2013 et 2014 tend à démontrer que la chanteuse aurait fait de l’évasion fiscale pour la somme de 14,5 millions d’euros.

Selon ce qu’a appris CNNShakira aurait séjourné en Espagne plus de 200 jours par année durant les années concernées. Ce faisant, l’Espagne devenait sa résidence principale. Elle aurait donc dû, selon la justice espagnole, payer des impôts dans ce pays, chose qu’elle n’aurait pas faite.

Du côté de la vedette, on prétend plutôt que sa résidence principale est aux Bahamas

Des médias espagnols confirment que Shakira possède bien une maison près de Barcelone qu’elle habite avec son mari, le défenseur du FC Barcelone, Gerard Pique, et leurs deux enfants.

Le juge croit aussi que la chanteuse et un conseiller financier ont créé une série de compagnies extraterritoriales de pays qui pratiquent une fiscalité avantageuse pour camoufler ses revenus durant les années prescrites. 

La loi espagnole indique que quiconque habite 6 mois par année au pays, ou 183 jours, doit payer ses impôts en Espagne.

Les autorités espagnoles feront bientôt connaitre leur décision ou non de poursuivre en justice la chanteuse colombienne.

Par Big avec Agences

Espagne: greffé du cœur pendant que sa femme accouche

avril 9, 2021

Atteint d’une grave maladie cardiaque, un Espagnol était sur le point d’assister à la naissance de son premier enfant quand un cœur s’est révélé disponible et lui a été greffé pendant que sa femme accouchait, a annoncé ce vendredi un hôpital de Madrid.

«Quand je suis entré en chirurgie, je n’étais pas encore père. J’ai parlé à ma femme par appel vidéo et nous nous sommes tous deux souhaité bonne chance. Quand je me suis réveillé, j’étais doublement satisfait», a témoigné Antonio Salvador, 39 ans, cité dans un communiqué de l’hôpital Gregorio Marañón où il a été opéré mi-mars.

Atteint d’une insuffisance cardiaque héréditaire, «la greffe était l’unique solution» pour ce patient, a expliqué l’hôpital. «J’ai pris quelques minutes pour prendre la décision car cela signifiait manquer la naissance de mon premier enfant», a ajouté Antonio. Pour sa femme Ana María González, âgée de 44 ans, ce fut un énorme soulagement. «Je n’arrivais pas à croire qu’après 10 ans» d’attente pour avoir un enfant, «nous allions recevoir la chose la plus merveilleuse de notre vie, au moment même où Antonio recevait la vie dont il avait besoin. Notre fils Samuel est venu avec un cœur sous le bras pour son père», a-t-elle raconté.

Victime d’un arrêt cardiaque en 2002 en sortant du métro à Madrid, Antonio avait été réanimé par une infirmière du même hôpital. «Désormais, il pourra mener une vie relativement normale», a assuré son cardiologue, le Dr Eduardo Zatarain. Depuis 2002, Antonio estimait avoir «deux anniversaires», celui de sa naissance et celui de sa réanimation, car «ils m’ont sauvé la vie ce jour-là». Avec «la transplantation cardiaque et la naissance de mon fils le même jour, nous allons célébrer trois anniversaires», s’est-il réjoui.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : face à une troisième vague en Europe, le Maroc se calfeutre

mars 31, 2021
Un avion de la Royal Air Maroc (RAM).

Ces dernières semaines, le royaume a pris la décision de suspendre les liaisons aériennes avec une quarantaine de pays. La France et l’Espagne sont les derniers en date.

Le royaume a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les liaisons aériennes avec 39 pays, dont certains sont de gros pourvoyeurs de touristes pour le Maroc, pour freiner la propagation du Covid-19, dont le nombre de cas a fortement progressé en Europe depuis début mars. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précise que cette suspension concernent les vols de passagers, les « vols spéciaux de passagers » étant eux soumis à des contrôles renforcés.

Ces « vols spéciaux » sont des vols non-réguliers organisés pour une circonstance particulière, comme un rapatriement d’urgence. Les conditions d’accès à ces vols spéciaux demeurent néanmoins floues à l’heure qu’il est.

LA FRANCE, AVEC 1,9 MILLION DE TOURISTES QUI SE RENDENT CHAQUE ANNÉE AU MAROC, EST DE LOIN LE PREMIER PAYS DE DÉPART VERS LE ROYAUME

Depuis le 30 mars les liaisons régulières avec la France et l’Espagne en particulier sont suspendues, toutes compagnies aériennes confondues. Selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme, la France, avec 1,9 million de touristes qui se rendent chaque année au Maroc, est de loin le premier pays de départ vers le royaume. L’Espagne arrive en deuxième position avec près de 815 000 touristes par an. Sans compter que les deux Etats européens comptent une forte communauté marocaine binationale.

Baisse des recettes

Autant dire que le cru 2021 s’annonce particulièrement médiocre pour le tourisme marocain, un secteur déjà touché de plein fouet par la crise sanitaire mondiale depuis janvier 2020. En constante hausse depuis 2012, le nombre de visiteurs étrangers du Maroc avait atteint la barre des 13 000 000 en 2019, selon les chiffres du ministère marocain du Tourisme. Sur l’année 2020, le secteur touristique marocain a été confronté à une baisse des recettes en devises de l’ordre de 60 %.

Parmi les autres pays européens concernés par les mesures marocaines, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne. Du côté africain, les liaisons avec l’Algérie, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) ou encore la Guinée-Conakry, ont elles aussi été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

SUR LE FRONT DE LA VACCINATION, LE MAROC SE CLASSE PARMI LES BON ÉLÈVES MONDIAUX, AVEC PLUS DE 8 % DES MAROCAINS QUI ONT REÇU LEURS DEUX DOSES DE VACCIN À CE JOUR

Sur le front de la vaccination, le Maroc se classe parmi les bon élèves mondiaux, avec plus de 8 % des Marocains qui ont reçu leurs deux doses de vaccin à ce jour. Sur le continent africain, le royaume est même le plus performant dans le domaine. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France, tous concernés par la suspension des liaisons aériennes avec le Maroc, se classent derrière le royaume en termes de vaccination de leur population.

Avec Jeune Afrique

Espagne: quelques centaines de manifestants réclament la libération du rappeur Pablo Hasél

mars 20, 2021

Quelques centaines de manifestants rassemblés dans plusieurs villes d’Espagne, notamment à Madrid et Barcelone, ont réclamé samedi soir la libération du rappeur Pablo Hasél, emprisonné depuis mi-février pour des tweets attaquant la monarchie et les forces de l’ordre. Aux cris «Liberté pour Pablo Hasél» ou «nous sommes des antifascistes», plusieurs centaines de personnes s’étaient donné rendez-vous à Madrid et ont défilé dans le calme avant de se disperser à la demande de la police.

À Barcelone, épicentre des manifestations de soutien au rappeur catalan, une centaine de participants ont battu le pavé derrière une banderole réclamant «l’amnistie totale pour Pablo Hasél», là encore dans une ambiance paisible, selon un journaliste de l’AFP. Un calme contrastant avec les mobilisations de février, marquées par une fronde sociale intense et des échauffourées. Des rassemblements étaient prévus dans d’autres villes espagnoles comme à Palma de Majorque.

Débat sur la liberté d’expression

Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir traité le roi Juan Carlos Ier de «mafieux», fait l’éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d’avoir tué et torturé des migrants et des manifestants. Son arrestation le 16 février dans des circonstances assez spectaculaires au sein de l’université de Lérida, où il était barricadé avec des sympathisants, a entraîné des protestations marquées par des incidents dans plusieurs autres villes d’Espagne comme Madrid, Valence et Grenade.

L’emprisonnement de Pablo Hasél a également relancé le débat sur la liberté d’expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations.

Par Le Figaro avec AFP

Une tempête de neige sème le chaos en Espagne et fait trois morts

janvier 9, 2021

La tempête de neige qui frappe l’Espagne depuis 36 heures a fait trois morts samedi, et continue de paralyser une partie du pays, en particulier la capitale Madrid, avec peu d’espoir d’amélioration dans l’immédiat.

Des pompiers poussent une voiture bloquée par la tempête de neige à Madrid, le 9 janvier 2021

© OSCAR DEL POZO Des pompiers poussent une voiture bloquée par la tempête de neige à Madrid, le 9 janvier 2021

Le centre du pays, en alerte maximale, est en proie à de violentes bourrasques chargées de flocons de neige qui s’abattent sans discontinuer et sèment le désordre.

Les axes routiers, ferroviaires et aériens ont tous été coupés et les autorités demandent à la population de rester chez elle. 

« Evitons les déplacements et suivons les indications des services d’urgence. Faisons preuve de la plus grande vigilance face à la tempête Filomena », a tweeté le Premier ministre Pedro Sanchez.

« Si, malgré les conditions météorologiques extrêmement difficiles, le nombre des incidents est relativement limité, nous déplorons tout de même la mort de trois personnes », a déclaré le ministre de l’Intérieur au cours d’une conférence de presse.

La statue de Philippe III couverte de neige sur la Plaza Mayor à Madrid le 9 janvier 2021

© Gabriel BOUYS La statue de Philippe III couverte de neige sur la Plaza Mayor à Madrid le 9 janvier 2021

L’une de ces victimes est un homme retrouvé enseveli sous la neige à Zarzalejo, au nord-ouest de Madrid, a précisé son ministère.

Fernando Grande-Marlaska a demandé à la population de « reporter tout déplacement par la route », tandis que les secours et les chasses-neiges de l’armée ont dégagé 1.500 automobilistes pris au piège.

Le ministre a insisté sur le fait que « les chutes de neige allaient devenir glacées » dans les prochains jours, des températures en dessous de -10 degrés étant en effet prévues la semaine prochaine.

Selon le dernier bulletin des services métrologiques, cette vague de froid va durer jusque jeudi.

Arbres au sol sous l’effet de la neige et du vent, voitures abandonnées et trottoirs impraticables : à Madrid, recouverte par un manteau neigeux inédit depuis un demi-siècle, des habitants ont sorti leurs skis comme sur la célèbre place de la Puerta del Sol ou même un traîneau tiré par cinq chiens, selon les images prises par l’AFP ou mises en ligne sur les réseaux sociaux.

Boule de neige géante à Madrid le 9 janvier 2021

© Gabriel BOUYS Boule de neige géante à Madrid le 9 janvier 2021

– Madrid paralysée –

Dans la capitale, « la situation est d’une extrême gravité », a mis en garde son maire José Luis Martinez-Almeida sur Twitter, en appelant les habitants à ne pas sortir de chez eux.

« Nous travaillons à dégager les accès aux hôpitaux le plus rapidement possible mais cela est franchement compliqué tant qu’il neige », a déclaré à la chaîne de télévision La Sexta l’édile. 

Tous les établissements scolaires, des écoles maternelles aux universités, resteront fermés lundi et mardi, a annoncé la présidente de la région Isabel Diaz Ayuso « en attendant de voir l’évolution » de la situation.

Un skieur à Madrid, le 9 janvier 2021

© Gabriel BOUYS Un skieur à Madrid, le 9 janvier 2021

Les parcs y sont fermés, les bus publics suspendus tout comme la collecte des ordures.

L’aéroport international Madrid-Barajas, fermé depuis vendredi soir, va garder portes closes samedi pour des « raisons de sécurité ». Une trentaine de vols ont déjà été annulés vendredi et presque autant obligés d’atterrir ailleurs.

Arrivée à l’aéroport vendredi à 17H00, Covadonga Solares, 24 ans, a raconté à l’AFPTV être montée à bord de son avion et y être restée « 3h30 sans informations » en attendant que la piste soit déneigée. La jeune femme et tous les autres passagers du vol ont finalement été ramenés à l’intérieur de l’aéroport où ils ont dormi « sur les tapis roulants et les comptoirs » du terminal.

– Matches annulés –

Le match du championnat de football espagnol de l’Atletico Madrid face à Bilbao a été reporté sine die, l’avion qui transportait les joueurs de l’équipe basque n’ayant pas pu atterrir.

Le match de handball Espagne-Croatie prévu samedi à 18H00 à Madrid a également été annulé, a indiqué la fédération espagnole.

Tous les trains à destination ou en provenance de Madrid ont été annulés, a fait savoir la compagnie ferroviaire nationale Renfe, et deux lignes du métro ont vu une partie de leur trafic interrompu dans la capitale.

Outre Madrid, l’Aragon, la région de Valence, celle de Castille-La Manche et la Catalogne ont été les zones les plus touchées par cette tempête due à une interaction entre un flux d’air très humide et relativement doux arrivant du sud-est et une masse d’air très froid.

Dimanche, les chutes de neige devraient se déplacer vers le nord de l’Espagne.

Patricia Manzanares, une automobiliste, a raconté à la télévision nationale être bloquée depuis « 15 heures », sans nourriture, sur l’autoroute M-40 dans la région de Madrid. 

« J’y suis depuis 19h hier soir, nous sommes beaucoup dans ce cas, il y a 60 cm de neige et nous allons bientôt ne plus avoir d’essence (pour faire fonctionner le chauffage dans la voiture) », a-t-elle dit.

Avec AFP par vid-mig/oaa

Espagne : le ministre de la Santé va quitter le gouvernement

décembre 30, 2020

Figure de la lutte contre le Covid-19 en Espagne, le ministre de la Santé, Salvador Illa, quittera bientôt son poste pour se lancer dans la campagne électorale en Catalogne, où il sera le candidat socialiste à la présidence de la région, a annoncé le parti socialiste mercredi 30 décembre.

Ce Catalan de 54 ans, ministre de la Santé depuis janvier 2020 au sein du gouvernement du socialiste Pedro Sánchez, a acquis une notoriété certaine en tant que coordinateur de la stratégie nationale face à la pandémie, notamment en raison de ses fréquentes apparitions à la télévision pour faire le point sur la situation sanitaire de l’Espagne, l’un des pays européens les plus touchés par le Covid-19, avec plus de 50.000 morts et près de 1,9 million de cas recensés.

Mais il a également fait l’objet de critiques virulentes de la part de l’opposition de droite, qui l’accuse d’une «gestion néfaste de la pandémie», comme l’a écrit mercredi sur Twitter le secrétaire général du Parti Populaire (PP), Teodoro Garcia Egea. L’opposition lui reproche essentiellement d’avoir géré cette crise à des fins électoralistes.

La Télévision nationale espagnole (TVE) a affirmé qu’il serait remplacé par l’actuelle ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique, Carolina Darias, qui est déjà étroitement associée à la gestion de la lutte contre la pandémie.

Le départ du gouvernement de M. Illa surviendra juste après le lancement, dimanche, de la campagne de vaccination en Espagne. Il avait affirmé mardi que si tout se déroulait comme prévu, «autour de 70%» des 47 millions d’Espagnols pourraient avoir été vaccinés à l’été prochain.

Le choix de M. Illa comme candidat du Parti socialiste de Catalogne (PSC) à la présidence de cette région clé du nord-est du pays, qui compte 7,5 millions d’habitants, lors des élections du 14 février devait être ratifié en fin de journée par ce parti à Barcelone. Lors d’une interview mardi à la TVE, M. Illa avait pourtant affirmé qu’il ne serait pas candidat, malgré les rumeurs. Mais le silence gêné qui avait précédé sa réponse laissait penser que l’affaire n’était pas réglée.

En pariant sur une personnalité en vue et populaire en Catalogne, les socialistes cherchent à améliorer leur score des précédentes élections de décembre 2017, lorsqu’ils n’avaient obtenu que 17 sièges sur les 135 députés du parlement catalan. Ils espèrent surtout tirer profit du passage à vide du parti anti-nationaliste de centre droit Ciudadanos, vainqueur de ce dernier scrutin, mais dont la popularité s’est effondrée ces derniers mois. Ils cherchent aussi à profiter du fait que les différents partis séparatistes catalans, qui détiennent la majorité au parlement régional, se présentent cette fois-ci très divisés au sujet de la stratégie à suivre après l’échec de la tentative de sécession lancée en 2017 par l’ex-président Carles Puigdemont, maintenant en exil à l’étranger.

Les sondages prédisent le maintien d’une majorité indépendantiste au parlement, mais avec une lutte intense entre les deux partis appartenant au gouvernement régional : Ensemble pour la Catalogne, le parti de M. Puigdemont, et Gauche républicaine de Catalogne (ERC), dont le leader, Oriol Junqueras, est emprisonné pour sa participation aux évènements de 2017.

Par Le Figaro avec AFP

Une mairie d’Espagne refuse le mariage d’un Congolais de 22 ans avec une espagnole de 54 ans

novembre 18, 2020

La mairie de la ville de Torre-Pacheco, dans la région de Murcia, au sud Est de l’Espagne, s’oppose catégoriquement à l’union civile d’un ressortissant Congolais sans papiers avec une citoyenne espagnole. Pour les autorités municipales, ce mariage n’a rien d’amour sinon bien un arrangement administratif. Lui a 22 ans et elle 54 ans.


Le Congolais AM, est convaincu de vivre un cauchemar et surtout d’être victime du racisme qui a toujours caractérisé la région de Murcia. La mairie de sa ville Torre-Pacheco s’oppose catégoriquement à célébrer son mariage avec sa fiancée, âgée de 54 ans, alors que lui n’en a que 22.

« L’amour n’a pas d’âge, ni de couleur » se défend le Congolais face à la suspicion d’un arrangement pour les papiers. Les deux amoureux ont introduit depuis un an leur demande à la mairie qui l’a rejeté en bloc. L’espagnole de 54ans a été même convoquée par le maire pour être auditionnée.

Une audition qui n’a pas dissipé les doutes et renforcé le refus de la mairie de célébrer cette union. Le Congolais et l’espagnole sont en relation sentimentale depuis deux ans et ont décidé d’officialiser leur union.

Le jeune africain qui est sans papiers a même aménagé chez sa fiancée, une divorcée avec deux enfants. La prolifération des mariages sous fond de régulation administrative en faveur des immigrés met en doute plusieurs mariages mixtes en Espagne.

C’est ce doute qui hante la mairie de Torre-Pacheco, qui estime que la différence d’âge entre leurs deux prétendants présage une fraude amoureuse. Le maire a fait savoir à l’espagnole que le Congolais la quittera une fois obtenu ses papiers.

Les deux fiancés tiennent à se marier et ont fait recours à la justice refusant de célébrer leur union dans une autre ville ou région d’Espagne.

Avec Sacer-infos par pascal Nguie