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Espagne: déconfiner trop vite serait «impardonnable», affirme Sanchez

mai 6, 2020

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affirmé mercredi qu’un déconfinement trop «précipité» serait «impardonnable» avant de convaincre les députés de prolonger l’état d’alerte dans le pays, l’un des plus endeuillés par la pandémie.

Grâce aux voix des libéraux de Ciudadanos et des nationalistes basques, le régime d’état d’alerte – qui permet notamment de limiter les déplacements et devait expirer samedi à minuit – a été prolongé de deux semaines, jusqu’au 23 mai inclus. L’opposition de droite du Parti Populaire, qui avait voté les précédentes prolongations, a en revanche refusé de l’appuyer cette fois. «Ignorer le risque de l’épidémie et lever l’état d’alerte de façon précipitée serait une erreur absolue, totale et impardonnable», a plaidé M. Sanchez devant les députés.

C’est la quatrième fois que l’état d’alerte est ainsi prolongé. Il avait permis à l’exécutif espagnol d’imposer le 14 mars un confinement des plus stricts, qui a commencé à être assoupli depuis la fin du mois d’avril. Selon le nouveau bilan publié mercredi par le ministère de la Santé et qui confirme le net ralentissement de l’épidémie, l’Espagne a recensé 244 morts du coronavirus en 24 heures, un rebond après trois jours sous la barre des 200.

Au total, le nombre de décès s’élève à 25.857 tandis que le nombre de cas confirmés a dépassé les 220.000. «Nous progressions très bien», mais «il serait vraiment triste qu’en raison d’une envie de sortir plus vite que ce qui est recommandé, nous perdions tout ce que nous avons gagné», a averti le directeur du Centre d’urgences sanitaires, le Dr Fernando Simon.

Après avoir autorisé les promenades des enfants fin avril puis les sorties des adultes pour faire du sport ou des promenades le week-end dernier, le gouvernement a prévu de lancer, lundi, une nouvelle phase du plan de déconfinement qui doit s’étaler jusqu’à fin juin. D’ici la fin de ce plan, les déplacements resteront limités pour les Espagnols, qui ne pourront pas sortir de leur province. «Les restrictions seront de moins en moins sévères, mais il y aura encore des restrictions et ces restrictions nécessitent l’état d’alerte» pour être appliquées, a expliqué Pedro Sanchez.

Sa gestion de la crise est sévèrement critiquée par le Parti Populaire, première force d’opposition de droite, ainsi que par l’extrême droite et les indépendantistes catalans qui considèrent que le gouvernement fait un usage excessif de l’état d’alerte.

Par Le Figaro avec AFP

Ces pays qui commencent à «déconfiner»

avril 14, 2020

Après la Chine, berceau de l’épidémie du nouveau coronavirus, plusieurs pays commencent à envisager un déconfinement progressif :

Chine : la province du Hubei, hormis son chef-lieu Wuhan, a démarré son déconfinement le 25 mars. Le bouclage de Wuhan, où le nouveau coronavirus a surgi en décembre, a été levé le 8 avril, mais la mairie a replacé en confinement 70 quartiers résidentiels sur 7.000, après la découverte de porteurs «asymptomatiques». Dans toute la province, les habitants doivent produire sur leur téléphone portable un code QR vert prouvant qu’ils sont en bonne santé.

République tchèque : le gouvernement tchèque a présenté mardi un plan visant à lever progressivement les mesures de confinement imposées au pays depuis la mi-mars, en cinq étapes du 20 avril au 8 juin. Les marchés en plein air et les artisans ou petits commerçants pourraient rouvrir à partir du 20 avril, ainsi que les écoles et universités, petit à petit. L’ensemble de l’économie reprendrait son rythme normal, de semaine en semaine jusqu’au 8 juin. Depuis mardi, les Tchèques sont libres d’aller à l’étranger pour des voyages d’affaires ou pour voir leurs proches à condition de subir une quarantaine à leur retour.

– Autriche : l’Autriche a rouvert mardi ses petits commerces non alimentaires, avec des aménagements pour respecter les distances de précaution. Ecoles, cafés et restaurants resteront fermés jusqu’à la mi-mai au moins. Les déplacements restent limités à l’essentiel jusqu’à fin avril. Manifestations culturelles et rassemblements publics sont bannis au moins jusqu’en juillet.

– Danemark : le Danemark rouvre mercredi crèches, écoles maternelles et primaires, puis les établissements du secondaire le 10 mai. Les bars, restaurants, centres commerciaux, coiffeurs et salons de massages resteront clos. Aucun rassemblement de plus de 10 personnes. Les frontières demeurent fermées, les voyages à l’étranger déconseillés.

– Espagne : en Espagne, confinée depuis le 14 mars et au moins jusqu’au 25 avril, une partie des travailleurs ont néanmoins repris le chemin des usines et des chantiers. Plusieurs millions de masques leur ont été distribués. Depuis le 30 mars, toutes les activités économiques non essentielles étaient à l’arrêt. La phase de déconfinement «commencera au plus tôt dans deux semaines et sera très progressive», a souligné dimanche le Premier ministre Pedro Sanchez.

– France : en France, le 11 mai marquera le début d’un déconfinement partiel avec la réouverture progressive des écoles, collèges et lycées. Universités, bars, restaurants ou cinémas resteront fermés, tout comme les frontières avec les pays non européens. Les personnes âgées et fragiles ont été priées de rester confinées. Les festivals ne seront pas autorisés avant au moins mi-juillet.

– Norvège : la Norvège prévoit d’alléger progressivement ses mesures à compter du 20 avril, rouvrant les crèches et levant l’interdiction des séjours en résidence secondaire. A partir du 27 avril, réouverture partielle des collèges, lycées et universités, ainsi que des salons de coiffure, de massage et de dermatologie. Les événements culturels et sportifs restent interdits et les frontières fermées.

– Portugal : au Portugal, en état d’urgence depuis le 19 mars, les autorités espèrent un retour progressif à la normalité en mai. Crèches et écoles ne rouvriront pas d’ici la fin de l’année scolaire.

– Grèce : la Grèce table sur un retour «à la normalité» en mai, à condition que le confinement soit strictement respecté d’ici là. Mais «toute discussion sur la levée graduelle des mesures est prématurée», a prévenu le gouvernement le 6 avril.

– Italie : en Italie, confinée sur tout le territoire depuis le 10 mars, quelques commerces, comme les librairies ou les laveries, ont rouvert mardi dans certaines régions.

– Allemagne : l’Allemagne doit annoncer mercredi un allègement des mesures coercitives, qui varient d’une région à l’autre. Les stades et les salles de concert devraient toutefois rester vides pendant encore plusieurs mois.

– Suisse : les autorités suisses doivent annoncer jeudi les «premiers assouplissements» prévus d’ici fin avril. Mais les précautions d’hygiène et la distanciation sociale resteront en place «pendant longtemps», ont-elles souligné.

Avec Le Figaro

L’Espagne fait état de plus de 500 morts en 24 heures, un nouveau record

mars 24, 2020

Huit personnes en combinaison de protection marchent devant une résidence.

Des militaires quittent un centre d’hébergement pour aînés après avoir tout aspergé de désinfectant, à Madrid.Photo : Reuters / Susana Vera

Deuxième pays le plus touché en Europe après l’Italie, l’Espagne a enregistré entre lundi et mardi un nouveau record de morts dus au coronavirus, avec 514 décès supplémentaires, ce qui porte le bilan total à 2696.

Lundi, le pays avait annoncé 410 morts supplémentaires. Selon les nouveaux chiffres publiés par le ministère de la Santé mardi, le nombre total de cas confirmés a, lui, progressé de 20 % et s’approche des 40 000 avec 39 673 alors que les autorités multiplient les tests.

Nous sommes dans la semaine difficile, durant laquelle nous attendons de voir si, grâce au strict confinement de la population, nous allons réussir à atteindre le pic (de l’épidémie) et commencer à voir baisser le nombre de cas, a expliqué le directeur du centre d’alertes sanitaires Fernando Simon lors de son point presse quotidien.

La pression sur le système de santé, décimé par la contamination de 5400 professionnels, va continuer à s’aggraver tant que de nouveaux patients devront être hospitalisés, a toutefois prévenu M. Simon.

Selon lui, les cas d’infection du personnel soignant sont dus en partie au manque d’équipements de protection dans certains endroits, mais il a souligné la difficulté à se procurer ce matériel au niveau mondial.

Face à la saturation de ses services funéraires, Madrid a décidé d’aménager comme morgue la grande piste de patinage d’un centre commercial.

Deux personnes portant des masques poussent un chariot sur lequel est posé un cercueil.

 

Des employés d’une maison funéraire transportent le cercueil d’une personne décédée de la COVID-19, à Madrid.Photo : Reuters / Juan Medina

Nous n’avons pas la capacité logistique de pouvoir procéder aux enterrements et aux incinérations étant donné le rythme auquel se produisent les décès, a reconnu le maire de la capitale José Luis Martinez-Almeida.

L’armée continue de son côté de désinfecter des maisons de retraite, qui sont des établissements à la population très vulnérable où des dizaines de décès ont été enregistrés. Les militaires ont retrouvé des cadavres dans certaines résidences, a confirmé sans donner plus de détails le chef d’état-major de la Défense Miguel Angel Villarroya.

Propagation accélérée en Europe

La pandémie de coronavirus a déjà fait 17 000 morts au niveau planétaire, et elle s’accélère, a estimé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui appelle les pays à passer à l’attaque en testant tous les cas suspects et en multipliant les quarantaines.

Ce mardi, ce sont les Britanniques qui découvrent le quotidien calfeutré. Le premier ministre Boris Johnson, après des semaines d’atermoiements, s’y est finalement rallié, décrétant lundi soir un confinement pour au moins trois semaines au Royaume-Uni.

En Russie, c’est la fermeture des écoles qui est entrée en vigueur cette semaine.

En Europe, le cap des 10 000 personnes tuées par le coronavirus a été franchi en ce début de semaine, la majorité en Italie (plus de 6000), pour un total de près de 200 000 cas d’infection – une comptabilité officielle sans doute inférieure à la réalité.

Même l’Allemagne, chantre de la rigueur économique, a décidé de suspendre ses restrictions constitutionnelles liées aux déficits publics afin d’injecter des centaines de milliards d’euros pour soutenir son économie nationale. Le gouvernement table sur une récession d’au moins 5 % pour 2020.

Les États-Unis se préoccupent d’économie

Les États-Unis, eux, vont très bientôt se rouvrir au monde des affaires, a paradoxalement déclaré Donald Trump dans la nuit de lundi à mardi.

Nous ne pouvons pas laisser le remède être pire que le problème lui-même.

Donald Trump, président des États-Unis, lors de son point de presse quotidien

Après avoir minimisé – et moqué – la menace sanitaire pendant des semaines, puis s’être posé en président rassembleur d’un pays en guerre, M. Trump multiplie désormais les messages ambigus sur les restrictions en place pour limiter la propagation de la COVID-19. Ses dernières déclarations semblent destinées à enrayer le vent de pessimisme qui souffle sur l’économie américaine et mondiale.

Car la Réserve fédérale (Fed) a eu beau annoncer lundi des aides massives aux entreprises et collectivités pour leur donner de l’oxygène, les marchés mondiaux y sont restés insensibles lundi : le Dow Jones est tombé à son plus bas depuis novembre 2016, et les bourses européennes ont également chuté.

Mardi, les bourses nord-américaines ont toutefois ouvert en hausse, suivant le bond effectué en Asie et en Europe devant des nouvelles vaguement encourageantes sur le front sanitaire en Asie.

Pendant ce temps, l’OMS a toutefois averti mardi que les États-Unis, où le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus explose, pourraient bientôt dépasser l’Europe et devenir l’épicentre de la pandémie. Le pays cumule maintenant plus de 46 000 cas et près de 600 morts.

Levée progressive du confinement en Chine

La province chinoise du Hubei, berceau de la pandémie de COVID-19, s’apprête à lever sa quarantaine au moment où plus de 3,2 milliards d’habitants dans le monde sont confinés, l’Inde ayant imposé mardi un confinement de 21 jours à ses 1,3 milliard de citoyens.

Dès mercredi, les habitants du Hubei considérés comme sains pourront pour leur part se déplacer librement. Ceux de Wuhan, ville au cœur de l’épidémie et placée sous cloche depuis fin janvier, devront attendre le 8 avril, ont annoncé mardi les autorités.

Pour aller et venir, les habitants devront impérativement justifier d’un code QR « vert » sur leur téléphone portable. Délivré par les autorités, il atteste de leur non-infection par le nouveau coronavirus.

Des dizaines de personnes se tiennent debout en rangée. Tous sont vêtus d'habit de protection, de masque et de gants, et sont munis d'une bonbonne de désinfectant.

 

Du personnel sanitaire se prépare à asperger de désinfectant une station de train de Wuhan, dans le Hubei, le 24 mars. La vie reprend peu à peu dans cette province qui a été totalement confinée pendant environ deux mois.

Photo : afp via getty images

J’attends avec impatience la liberté, a confié Willa, une Chinoise de Wuhan qui n’a pas souhaité donner son nom complet. Après plus de deux mois de confinement, les habitants sont sous une pression immense, a-t-elle expliqué à l’AFP.

La Chine a fait état mardi de 78 nouveaux cas de COVID-19. Mais il s’agit presque exclusivement de personnes venant de l’étranger. Une tendance qui alimente les craintes d’une nouvelle vague de contagion dans le pays, où l’épidémie était pratiquement jugulée.

Ces dernières semaines, le nombre de nouvelles contaminations dans le Hubei s’est considérablement réduit. Certains habitants ont déjà repris le travail et les transports publics redémarrent progressivement.

Enfin, le Japon et le Comité international olympique (CIO) se sont entendus mardi pour reporter les Jeux de Tokyo à 2021.

Par Radio-Canada avec AFP

Situation du coronavirus en Grèce et en Espagne

mars 22, 2020

La Grèce en confinement général à partir de lundi

La Grèce passera en confinement général à «partir de lundi» afin de tenter d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé dimanche le premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

«J’ai donné l’ordre que toute action adéquate soit prise afin d’appliquer l’interdiction de tout mouvement inutile à travers le pays», a indiqué le chef du gouvernement lors d’un message télévisé adressé à la nation, alors que la Grèce a enregistré jusqu’à présent 530 cas de coronavirus et 13 morts.

Près d’un milliard de personnes dans le monde sont confinés ou partiellement confinés pour lutter contre le virus.

394 décès en Espagne ces dernières 24 heures

L’Espagne a enregistré dimanche 394 nouveaux morts du coronavirus en 24 heures, portant le total à 1720 décès alors que le système de santé sous pression multiplie les efforts pour résister à une nouvelle vague de la pandémie.

Le pays a dénombré 28.572 cas, dont plus de la moitié a eu besoin d’une hospitalisation, a précisé le Dr Fernando Simon, directeur du Centre d’alertes sanitaires.

Le chef du gouvernement Pedro Sachez, qui a annoncé samedi soir que l’Espagne devait se préparer à une nouvelle vague de la pandémie, «la plus dure», s’apprête à prolonger le confinement imposé le 14 mars pour une période initiale de deux semaines, selon les médias nationaux. Il devrait s’étendre jusqu’au 11 avril. Le ministère de la Santé espère que la courbe de progression du virus s’inversera pendant la semaine qui vient. «Nous pensons que le pic, le jour où la contamination atteindra son maximum et commencera à descendre, arrivera cette semaine», a déclaré le Dr Fernando Simon.

Un énorme hôpital de campagne a commencé à fonctionner à Madrid, la région la plus touchée avec plus de 1000 morts, où des hôtels sont médicalisés pour accueillir les patients les moins graves. Des centaines de milliers de masques sont distribués d’urgence au personnel soignant, qui représente déjà plus de 10% des cas de contamination.

Par Le Figaro avec AFP

Deuxième mort du coronavirus en Espagne

mars 4, 2020

 

L’Espagne a enregistré mercredi son deuxième décès dû à l’épidémie de coronavirus, un homme de 82 ans qui souffrait par ailleurs de maladies chroniques, ont annoncé les autorités du pays basque (nord).

«Cette personne avait une pneumonie et a été diagnostiquée positive au coronavirus aujourd’hui même (mercredi)», a indiqué dans un communiqué de presse le Département de la Santé du gouvernement régional basque. L’Espagne avait annoncé mardi un premier mort dû à l’épidémie, un homme décédé en février dont l’autopsie a révélé qu’il était porteur du virus. Il est mort le 13 février dans un hôpital de Valence (est).

Mercredi à 17h00 GMT, l’Espagne comptait 200 cas de contamination dans l’ensemble du pays, a indiqué le ministère de la Santé. Les autorités ont pris des mesures de précaution comme de faire se dérouler certaines rencontres sportives à huis clos ou l’annulation de congrès médicaux pour que le personnel de santé reste disponible. Mais l’Espagne a exclu pour le moment des mesures drastiques comme la fermeture des écoles, contrairement à l’Italie où plus de 100 morts et 3.000 contaminations ont été recensés.

Par Le Figaro avec AFP

Espagne: un Britannique et ses deux enfants morts dans une piscine

décembre 24, 2019

La Garde civile espagnole enquête sur le décès mardi d’un Britannique et de ses deux enfants mineurs, morts dans la piscine d’une résidence d’un village touristique du sud de l’Espagne. Un homme de 53 ans et ses deux enfants de 16 et 9 ans «sont décédés à la mi-journée dans la piscine d’un lotissement de la commune de Mijas», à une trentaine de kilomètres de Malaga, sur la Costa del Sol, ont indiqué les autorités de la région dans un communiqué.

Une source de la Garde civile de Malaga a indiqué à l’AFP que les trois victimes étaient «de nationalité britannique», sans livrer de détails. L’alerte avait été donnée à 13H30 locales (12h30 GMT), quand l’adulte et les deux enfants étaient déjà «inconscients» dans la piscine, selon la même source. Les secouristes dépêchés sur place n’ont pu les ranimer.

Selon l’agence de presse espagnole Europa press, la Garde civile privilégie l’hypothèse de morts accidentelles. Selon Europa press, le fils de 16 ans puis son père se seraient jetés à l’eau pour tenter d’aider l’enfant de 9 ans qui ne parvenait pas à sortir de l’eau, selon plusieurs témoins du drame, dont la mère. Un journal local, Sur, a avancé l’hypothèse d’un «problème dans le système d’aspiration de la piscine» de la résidence touristique où la famille passait les fêtes.

Par Le Figaro avec AFP

Julian Assange entendu par un juge espagnol comme victime présumée d’espionnage

décembre 20, 2019

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a été entendu ce vendredi par un juge espagnol à propos de sa plainte contre une compagnie de sécurité espagnole, qu’il accuse de l’avoir espionné pour le compte des Etats-Unis quand il était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres.

Le cybermilitant australien de 48 ans est détenu à Londres dans l’attente d’une audience en février sur sa possible extradition vers les États-Unis. Il encourt là-bas une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement pour avoir publié des documents secrets américains sur le site de Wikileaks. Selon un communiqué de ses avocats, l’espionnage dont il aurait fait l’objet montre qu’il est d’autant plus nécessaire que «la justice britannique décide de refuser la remise (de Julian Assange) aux Etats-Unis, où il n’existe aucune garantie» pour lui.

Pour parler au juge d’instruction espagnol par vidéoconférence, il a été transféré de la prison de Belmarsh, dans le sud de Londres, à un tribunal de Westminster. Devant le bâtiment, des manifestants portant des masques à son effigie réclamaient sa libération.

Micros et caméras jusque dans les toilettes

Julian Assange assure avoir été victime pendant des années d’un système d’espionnage organisé par la société de sécurité Undercover Global (UC Global) de l’Espagnol David Morales. Le juge d’instruction de la haute cour espagnole cherche à savoir si Undercover Global Ltd, chargée par l’Equateur d’assurer la sécurité de son ambassade londonienne entre 2015 et 2018, a obtenu frauduleusement sur Assange des informations ensuite transmises aux Etats-Unis. Selon sa plainte, des micros et caméras étaient cachés jusque dans les toilettes pour femmes où l’Australien organisait beaucoup de réunions par souci de confidentialité.

Ses avocats affirment disposer «d’énormément de preuves», données de la compagnie et témoignages d’anciens employés. «La plainte qui fait l’objet d’une enquête en Espagne soutient que Julian Assange a été l’objet d’une ingérence massive (…) de la part des autorités nord-américaines», selon leur communiqué.

Accusé de viol

En 2010, Wikileaks avait publié plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, évoquant notamment des violations des droits humains commis par les Etats-Unis, dont des assassinats passés sous silence de civils irakiens.

En 2012, Julian Assange s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter son extradition vers la Suède où il était accusé de viol, des poursuites depuis abandonnées. Après sept ans, la police britannique l’en a délogé le 11 avril 2019, quand Quito a retiré sa protection. Il purge 50 semaines de prison pour avoir violé les conditions de sa liberté provisoire quand il s’était réfugié à l’ambassade.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire: Arrestation manquée de Guillaume Soro en Espagne et annulation de son visa des USA

octobre 21, 2019

 

Espagne: des «narcos» secourent en mer les policiers qui les pourchassaient

octobre 5, 2019

 

Des narcotrafiquants ont porté secours ce vendredi à des gardes civils espagnols tombés à la mer en les pourchassant, mais ça ne les a pas dispensés d’être arrêtés pour le transport de trois tonnes de haschich, ont annoncé les autorités.

Les faits se sont produits vendredi matin quand une embarcation de la Garde civile a pris en chasse «un bateau à moteur semi-rigide suspecté de transporter de la drogue avec quatre personnes à bord», au large de Mijas (Andalousie, extrême sud), a indiqué dans un communiqué la Garde civile, force de police à statut militaire.

En pleine poursuite sur l’eau, les deux embarcations sont entrées en collision, ce qui a fait chuter les trois gardes civils à la mer pendant que leur bateau «tournait sans contrôle» et représentait un danger pour eux, selon le texte. Un hélicoptère de la Garde civile a demandé, par mégaphone, aux présumés trafiquants de venir en aide aux agents, ce qu’ils ont fait.

Mais finalement, les quatre occupants du bateau «ont été arrêtés pour le délit de trafic de drogues et plus de 80 ballots de haschich qui étaient tombés à l’eau ont été saisis, pour un poids d’environ 3 tonnes», selon le communiqué. L’extrême sud de l’Espagne est miné par le trafic de haschich importé du Maroc tout proche.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Espagne: arrêté pour avoir filmé à la dérobée l’entrejambe de centaines de femmes

août 21, 2019

 

Un homme de 53 ans a été écroué en Espagne pour avoir diffusé sur des sites porno des vidéos de centaines de femmes dont il filmait à leur insu les fesses ou l’entrejambe, notamment dans le métro, a annoncé mercredi la police.

Cet homme de nationalité colombienne est accusé d’être un voyeur pratiquant l’«upskirting», qui consiste à «enregistrer sans autorisation des vidéos sous les jupes et les robes des femmes pour les poster sur des sites pornographiques», selon le communiqué de la police. «L’enquête a débuté en mars quand les vidéos ont été découvertes sur des pages de contenu pornographique», a expliqué à la presse le policier Rafael Fernandez, inspecteur en chef des réseaux de l’unité de cyber-délinquance.

Au terme de mois d’enquête, l’homme a été arrêté en flagrant délit dans le métro de Madrid. Il posait sur le sol son sac à dos, dans lequel était caché un téléphone portable, caméra allumée, et filmait de près fesses et sous-vêtements, mais aussi parfois le corps entier et le visage. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire en Espagne pour «attentat à la pudeur» et «corruption, abus ou prostitution de mineures», certaines des femmes filmées à leur insu n’ayant pas 18 ans. Le quinquagénaire est soupçonné d’avoir publié 283 vidéos sur des sites pornographiques où ses images ont été vues plus d’un million de fois.

«Cinq cent cinquante-cinq femmes différentes y apparaissent, dont 29 ont pu être identifiées et entendues», a précisé Rafael Fernandez. L’homme aimait agir dans le métro et les trains de banlieue mais avait aussi suivi des femmes jusque dans des supermarchés, a relevé l’officier de police. Selon le communiqué, il agissait «de manière compulsive», étant capable de filmer près de trente femmes en cinq jours.

Ce type de voyeurisme, répandu grâce à la miniaturisation des caméras, est de plus en plus souvent dénoncé à travers le monde, notamment en Corée du Sud. En janvier, le Parlement britannique a adopté un projet de loi visant à punir de deux ans de prison le fait de prendre des photos sous les jupes des femmes. En France, la «captation d’images impudiques» est punie par une loi promulguée en 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP