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Angola : l’ancien président José Eduardo dos Santos dans un état critique

juin 29, 2022

À 79 ans, l’ex-chef de l’État est hospitalisé en soins intensifs à Barcelone en Espagne. Il a dirigé son pays durant trente-huit ans, entre 1979 et 2017.

José Eduardo dos Santos, en avril 2008. © Themba Hadebe/AP Photo.

Tout au long de son mandat de président, son état de santé a fait l’objet de rumeurs. Mais depuis une semaine, les informations qui filtrent à ce sujet sont alarmantes. Selon le quotidien portugais de référence Expresso, l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos, 79 ans, se trouve « entre la vie et la mort », hospitalisé en soins intensifs depuis quelques jours au sein du centre médical Teknon à Barcelone, en Espagne.

La dégradation de son état de santé, confirmée par des sources officielles à l’agence de presse portugaise Lusa, explique le déplacement en Espagne ce 29 juin du ministre des Affaires étrangères angolais, Téte António, chargé de suivre la situation. Ce même jour, doit se tenir une réunion entre des membres de la famille dos Santos et l’équipe médicale chargée de l’ancien chef de l’État, selon la presse angolaise.

Interrogé le 28 juin par la chaîne de télévision privée portugaise SIC, José Filomeno de Sousa dos Santos, le premier fils de l’ancien président, qui ne peut quitter Luanda en raison de procédures judiciaires pour corruption, a confirmé l’hospitalisation de son père tout en affirmant « continuer à espérer une amélioration de son état de santé ».

Exil à Barcelone depuis 2019

Homme fort de l’Angola durant trente-huit ans, entre 1979 et 2017, José Eduardo dos Santos est installé à Barcelone depuis le mois d’avril 2019. Le centre médical Teknon fait partie du groupe hospitalier privé Quirónsalud, qui compte également la clinique Quirón, où est décédé l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba en 2009.

Les relations entre l’ancien chef de l’État angolais et son successeur, João Lourenço, issu du même parti que lui, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), demeurent tendues en raison de la croisade anti-corruption menée par Lourenço qui vise notamment des membres de l’ex-famille présidentielle et des anciens proches du clan dos Santos.

En septembre 2021, José Eduardo dos Santos était rentré à Luanda, son unique retour au pays depuis son départ du pouvoir. Durant son séjour, il avait reçu deux fois, à la fin de décembre et au début de mars, l’actuel président Lourenço dans sa résidence du quartier de Miramar à Luanda, avant de repartir à Barcelone pour suivre des traitements médicaux.

Avec Jeune Afrique par Estelle Maussion

Cinq migrants morts lors d’une tentative massive d’entrée dans une enclave espagnole

juin 24, 2022
Cinq migrants morts lors d'une tentative massive d'entree dans une enclave espagnole
Cinq migrants morts lors d’une tentative massive d’entrée dans une enclave espagnole© AFP/Archives/FADEL SENNA

Cinq migrants d’origine africaine sont morts, selon les autorités marocaines, lors d’une tentative d’entrée vendredi matin de près de 2.000 d’entre eux dans l’enclave espagnole de Melilla, un nouveau drame migratoire aux portes de l’Union européenne.

« Cinq migrants sont morts dans des bousculades et en tombant de la clôture » qui sépare l’enclave du territoire marocain, ont indiqué les autorités de la province marocaine de Nador dans un communiqué.

Au total, 76 autres migrants ont été blessés, dont 13 grièvement, ainsi que 140 membres des forces de l’ordre marocaines, dont cinq grièvement, lors de « cet assaut, marqué par l’usage de méthodes très violentes de la part des migrants », selon la même source.

Contactée par l’AFP, la Garde civile espagnole, qui surveille l’autre côté de la clôture, a assuré ne pas avoir d’informations sur ce drame, renvoyant vers le Maroc.

La préfecture de Melilla a seulement indiqué pour sa part que 49 agents des forces de l’ordre espagnoles avaient été blessés légèrement vendredi au niveau de la frontière, tout comme 57 migrants à des « degrés divers », dont trois ont dû être pris en charge au sein de l’hôpital de l’enclave espagnole.

Situées sur la côte nord du Maroc, Melilla et l’autre enclave espagnole de Ceuta sont les seules frontières terrestres de l’UE sur le continent africain et font régulièrement l’objet de tentatives d’entrée de la part de migrants cherchant à rejoindre l’Europe.

Cette tentative d’entrée massive a débuté vers 06H40 lorsqu’un groupe de « près de 2.000 migrants (…) a commencé à s’approcher de Melilla », selon la préfecture. « Plus de 500 » d’entre eux « provenant de pays d’Afrique subsaharienne » ont ensuite forcé l’entrée du poste frontalier avec « une cisaille », a ajouté la préfecture, selon laquelle 133 sont parvenus à rentrer.

En déplacement à Bruxelles pour un sommet de l’UE, le Premier ministre Pedro Sanchez a dénoncé un « assaut violent » fomenté par des « mafias qui font du trafic d’êtres humains ».

Omar Naji, de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), a assuré à l’AFP que des « affrontements » avaient eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi entre migrants et agents marocains, et que des blessés de chaque côté avaient dû être hospitalisés à Nador.

Frontière terrestre de l’UE

Cette tentative d’entrée massive dans l’une des deux enclaves espagnoles est la première depuis la normalisation mi-mars des relations entre Madrid et Rabat, après une brouille diplomatique de près d’un an.

La crise entre les deux pays avait été provoquée par l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en avril 2021, pour y être soigné du Covid-19.

Elle avait eu pour point culminant l’entrée en mai 2021 de plus de 10.000 migrants en 24 heures à Ceuta, à la faveur d’un relâchement des contrôles côté marocain. Madrid avait alors dénoncé une « agression » de la part de Rabat, qui avait rappelé son ambassadrice en Espagne.

Pedro Sanchez a mis fin à cette brouille en soutenant publiquement le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole contrôlée à 80 % par Rabat mais revendiquée par le Polisario, soutenu par l’Algérie. Début avril, le roi Mohammed VI l’avait reçu à Rabat pour sceller cette réconciliation.

Pour Madrid, cette normalisation a pour but principal de s’assurer de la « coopération » de Rabat dans le contrôle de l’immigration illégale.

Très critiqué en interne pour son revirement sur le Sahara, M. Sanchez a salué vendredi la « coopération extraordinaire » de Rabat en matière migratoire qui démontre, selon lui, « la nécessité d’avoir la meilleure des relations ».

Chute des arrivées

Juste avant cette réconciliation, Melilla avait été le théâtre début mars de plusieurs tentatives d’entrée massives dont la plus importante jamais enregistrée dans cette enclave, avec quelque 2.500 migrants. Près de 500 y étaient parvenus ce jour-là.

Le Maroc, d’où partent la majeure partie des migrants vers l’Espagne, a été régulièrement accusé par le passé de les utiliser comme moyen de pression sur l’Espagne.

L’apaisement des relations avec le Maroc a entraîné une baisse récente des arrivées en Espagne.

Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de migrants arrivés dans l’archipel espagnol des Canaries en avril, premier mois ayant suivi la normalisation, a été inférieur de 70 % à celui du mois de février.

Avec Le Point avec AFP

Samuel Eto’o condamné à 22 mois de prison pour fraude fiscale en Espagne

juin 21, 2022

Le président de la Fédération camerounaise de football a plaidé coupable de fraude fiscale et conclu un accord avec le parquet espagnol afin d’éviter d’effectuer une peine de prison.

Samuel Eto’o à son domicile parisien, le 25 mars 2021. © Vincent Fournier pour JA

Selon les termes de cet accord, Samuel Eto’o, qui évoluait au moment des faits au FC Barcelone, a été condamné à une amende et à 22 mois de prison. Toutefois, ainsi que le prévoit la loi espagnole, il ne sera pas incarcéré parce que cette peine est inférieure à deux ans et qu’il n’a pas d’antécédents judiciaires en Espagne.

Le montant de l’amende que devra payer le joueur n’a pas été communiqué par le tribunal. Mais selon la presse espagnole, il s’élève à environ 1,8 million d’euros.

3,9 millions d’euros

Samuel Eto’o et José Maria Mesalles, son ex-représentant qui a pour sa part été condamné à 12 mois de prison et à une amende, devront par ailleurs rembourser au fisc espagnol la somme fraudée, soit près de 3,9 millions d’euros. Contactée par l’AFP, l’administration fiscale n’a pas souhaité faire de commentaire.

Le parquet poursuivait l’ancienne star du ballon rond, devenu fin 2021 président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), pour quatre délits contre le fisc remontant aux années 2006-2009. Eto’o évoluait alors depuis 2004 au FC Barcelone, avec qui il a gagné trois Championnats d’Espagne, une Coupe du Roi, deux Supercoupes d’Espagne et deux Ligues des champions.

Montage frauduleux

Le parquet assurait que le joueur avait mis en place un montage de sociétés afin d’éviter de déclarer une partie de ses revenus. Selon lui, Eto’o avait cédé ses droits à l’image à une société basée en Hongrie qui déclarait ses gains dans ce pays, où le taux d’imposition est un des « plus bas d’Europe ». Une deuxième société, espagnole cette fois, les déclarait en Espagne, mais ces gains étaient imposés au titre de l’impôt sur les sociétés, inférieur à l’impôt sur le revenu qui aurait dû être payé. Le Camerounais « était le vrai titulaire des droits à l’image », affirmait le parquet, selon lequel cette cession était frauduleuse et uniquement destinée à payer moins d’impôts.

Eto’o est le dernier footballeur en date à être condamné en Espagne pour fraude fiscale. Avant lui, Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi ont notamment eu des démêlés avec le fisc et la justice.

Avec Jeune Afrique avec AFP

Sahara : l’Algérie suspend le traité d’amitié avec l’Espagne

juin 8, 2022

En réaction au soutien de Madrid au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, la présidence algérienne suspend, avec effet immédiat, le traité d’amitié signé en octobre 2002 avec l’Espagne.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune. © RYAD KRAMDI/AFP

Le torchon brûle entre Alger et Madrid. Les autorités algériennes ont annoncé, ce 8 juin, la suspension « immédiate » du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec le royaume d’Espagne. À l’origine de cette brouille, la décision de Madrid de soutenir le plan du Maroc pour le Sahara occidental.

« Revirement injustifiable »

« Les autorités espagnoles se sont engagées dans une campagne tendant à justifier la position qu’elles ont adoptée sur le Sahara occidental en violation de leurs obligations juridique, morale et politique de puissance administrante du territoire qui pèsent sur le royaume d’Espagne jusqu’à ce que la décolonisation du Sahara occidental soit déclarée accomplie par les Nations unies », a indiqué le communiqué de la présidence, repris par l’agence officielle APS.

« Ces mêmes autorités, qui assument la responsabilité d’un revirement injustifiable de leur position depuis les annonces du 18 mars 2022 par lesquelles le gouvernement espagnol actuel a apporté son plein soutien à la formule illégale et illégitime de l’autonomie interne préconisée par la puissance occupante, s’emploient à promouvoir un fait accompli colonial en usant d’arguments fallacieux », a ajouté le communiqué.

« Cette attitude du gouvernement espagnol s’inscrit en violation de la légalité internationale que lui impose son statut de puissance administrante et aux efforts des Nations unies et du nouvel envoyé personnel du secrétaire général et contribue directement à la dégradation de la situation au Sahara occidental et dans la région », poursuit la présidence de la République.

« En conséquence, l’Algérie a décidé de procéder à la suspension immédiate du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec le royaume d’Espagne et qui encadrait jusqu’ici le développement des relations entre les deux pays. »

Le 19 mars, moins de vingt-quatre heures après l’annonce du soutien du gouvernement espagnol au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, l’ambassadeur d’Algérie en Espagne, Saïd Moussi, a été immédiatement rappelé à Alger.

Avec Jeune Afrique

Espagne : un Congolais reçoit 168.000 euros dans son compte par erreur et disparaît

février 28, 2022
 Espagne : un Congolais reçoit 168.000 euros dans son compte par erreur et disparaît

Il est activement recherché par la police sur recommandation de sa banque. Il lui est reproché de ne pas avoir réagi après réception par erreur de la banque, d’un virement de 168.000 euros dans son compte.

Porté disparu après avoir vidé son compte bancaire, les faits se sont déroulés en Espagne où la banque BBVA accuse son client Congolais de ne pas avoir signalé un transfert par erreur de 168000 euros et d’avoir retiré une grande partie de cet argent avant de disparaître. Selon nos confrères du site Kebanacamera.com, l’accusé a retiré pendant une semaine dans différentes agences de la banque BBVA plus de 150.000 euros et opéré différents transferts bancaires à des comptes en France.

La même source informe qu’il a pu retirer 165000 euros au total. Comme si cela ne suffisait pas, avec les 3000 euros restants, il a fait divers achats et passer des jours dans un grand hôtel avec ses amis.

Pour l’heure, l’accusé est injoignable au téléphone. C’est pourquoi, la banque a déposé une plainte à la police, qui s’est présentée à son domicile. Mais contre toute attente, ses deux amis d’origine africaine aussi, qui partageaient l’appartement avec lui, expliquent n’avoir pas eu de ses nouvelles depuis une dizaine de jours.

Le Congolais a quitté l’Espagne pour la France par train pour ne pas laisser des traces. C’est depuis Paris, qu’il s’est envolé pour son pays. Il s’agit selon ses compatriotes d’une chance qui n’arrive qu’une fois dans la vie. « On est venu ici se chercher, et le frère a trouvé sa part » commente Abdil, Ivoirien relayé du fugitif.

Ce dernier aurait bien voulu être à la place de l’accusé. Pour l’heure, c’est un délit qui mérite d’être puni selon la police. Par contre ses compatriotes attribuent cette erreur de la banque à la chance divine. « Que ma banque fasse aussi la même erreur avec moi » a prié un Malien.

Le Congolais vivait en Espagne depuis cinq ans et était au chômage comme bon nombre de ses compatriotes. Il s’était lancé dans le business de convoyeur des véhicules à destination du Maroc.

Avec Lecongolais.fr

Le Canada et plusieurs pays européens ferment leur espace aérien à la Russie

février 27, 2022

Le Canada, l’Allemagne, la Belgique, la Finlande et le Danemark ferment leur espace aérien aux avions russes. Photo : Reuters/Maxim Shemetov

Le ciel se rétrécit pour la Russie. Le Canada, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, la Finlande et le Danemark ont annoncé dimanche la fermeture de leur espace aérien aux compagnies russes en représailles à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

En vigueur immédiatement, l’espace aérien canadien est fermé à tous les exploitants d’aéronefs russes, a indiqué à 9 h (HNE) sur Twitter le ministre canadien des Transports, Omar Alghabra. Nous tiendrons la Russie responsable de ses attaques non provoquées contre l’Ukraine.

Cette interdiction vise les avions et les exploitants d’avions russes pour trois mois, mais ne concerne pas d’éventuels vols humanitaires, a précisé le ministère des Transports, qui emboîte le pas à d’autres pays européens, dont la Finlande, qui a une frontière de plus de 1300 kilomètres avec la Russie.

Avec les nombreux pays ayant déjà fermé ou annoncé la fermeture de leur espace aérien comme la Pologne, la République tchèque et la Bulgarie, la Russie se retrouve avec une importante zone de non-survol en Europe, qui l’obligera à effectuer d’importants détours.

L’interdiction d’accès à l’espace aérien canadien ajoute son lot de complications. La principale compagnie aérienne russe, Aeroflot, franchit plusieurs fois par jour le ciel au-dessus du Canada pour ses vols aux États-Unis.

En revanche, Moscou a commencé à interdire le survol de son territoire à plusieurs pays.

Ces mesures viennent s’ajouter aux sanctions entreprises contre Moscou, dont l’exclusion de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire SWIFT.

Ce réseau interbancaire SWIFT a annoncé tard samedi se préparer à mettre en œuvre dans les prochains jours les nouvelles mesures décidées par les puissances occidentales.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters et La Presse canadienne

Algérie : le trafic de migrants vers l’Espagne a généré près de 60 millions d’euros en 2021

novembre 4, 2021
Deux clandestins algériens conduits par un policier espagnol à un Centre d’assistance temporaire pour étrangers, à Almeria, le 16 octobre 2021. © JORGE GUERRERO/AFP

Une véritable industrie. Depuis plusieurs mois, les arrivées d’embarcations de migrants algériens en Espagne se multiplient. Un trafic qui s’est professionnalisé, générant des millions d’euros de bénéfices sur le dos des candidats au départ.

Tolérance zéro. C’est la politique que les autorités espagnoles ont décidé d’adopter à l’égard des migrants clandestins pour tenter d’endiguer les vagues successives de harragas qui arrivent en provenance des côtes ouest de l’Algérie depuis plusieurs mois.

Mardi soir, un navire de la compagnie Trasmediterránea a quitté le port d’Almeria en direction d’Oran avec à son bord une centaine de migrants qui avaient été détenus pendant plus d’un mois dans des centres de rétention à Madrid, Valence et Barcelone. D’autres expulsions devraient suivre dans les prochaines semaines.

PRÈS DE 10 000 ALGÉRIENS SONT ENTRÉS CLANDESTINEMENT SUR LE TERRITOIRE ESPAGNOL EN 2021

Face à un phénomène qui a pris une ampleur inédite depuis le début de l’été, le gouvernement espagnol a donc décidé d’agir. Il s’active pour le rapatriement des migrants récemment arrêtés ou interceptés, et le transfert des clandestins dans des centres de rétention répartis à travers le territoire espagnol. La tâche se révèle ardue dans la mesure où la quasi-majorité des clandestins arrivant des côtes algériennes ne possèdent pas de pièce d’identité, ce qui complique leur expulsion vers leur pays d’origine.

Un autre front a été ouvert par les autorités, celui-là contre les réseaux criminels opérant sur l’axe Dellys-Mostaganem-Oran avec des complicités dans le sud de l’Espagne. Selon un document interne des autorités espagnoles que l’AFP a consulté, près de 10 000 Algériens sont entrés clandestinement sur le territoire espagnol depuis le début de l’année.

Navires plus performants

Ce chiffre ne tient pas compte des personnes qui ont pu échapper aux autorités portuaires. Au cours des mois de septembre et d’octobre, les services de sécurité algériens ont intercepté 1 793 harragas alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes espagnoles. En 2020, le bilan des entrées de clandestins en provenance d’Algérie dans les ports d’Almeria, Murcie et Alicante s’était établi à 11 500 personnes.

En raison des conditions climatiques clémentes, des dizaines de bateaux, de plus en plus performants, partent quotidiennement des plages de l’ouest algérien. L’époque où les harragas embarquaient sur des rafiots, des chalutiers, des bateaux pneumatiques ou de vieux esquifs semble révolue, laissant ainsi place à une industrie de la migration dirigée et contrôlée par des réseaux trans-méditerranéens.

Une récente enquête de l’Unité contre l’immigration irrégulière (UCRIF) de la police espagnole révèle que ces vagues successives de clandestins visent la saturation, le débordement et l’effondrement des services publics de sauvetage, d’interception, d’assistance humanitaire et sanitaire ainsi que d’accueil des migrants.

Car le dérèglement de ses structures permettrait à ces organisations criminelles d’acheminer un nombre croissant de migrants et de générer de plus en plus de revenus. L’enquête a également établi que ces réseaux disposent aujourd’hui d’une flotte de « bateaux-taxis », des embarcations dotées de puissants moteurs de 200 à 300 chevaux permettant de gagner rapidement les côtes espagnoles et d’effectuer plusieurs rotations par semaine.

CERTAINS VOYAGEURS VONT JUSQU’À DÉBOURSER 1 MILLION DE DINARS POUR LA TRAVERSÉE

Des écoutes effectuées par la police espagnole sur les téléphones portables de plusieurs trafiquants ont mis en lumière l’existence d’un réseau algéro-espagnol spécialisé dans l’achat et la livraison en Algérie de bateaux achetés auprès de fournisseurs espagnols.

Au cours des dernières semaines du mois d’octobre, la police espagnole a effectué des descentes dans les structures d’accueil de l’îlot d’Escombreras, dans la baie de Carthagène, pour enquêter auprès des migrants sur ce vaste réseau.

Renchérissement

Six personnes, âgées de 18 à 35 ans, ont été arrêtées et inculpées pour crimes liés à l’immigration clandestine. Les prévenus ont accepté de coopérer avec la justice pour identifier les passeurs et leurs acolytes qui opèrent entre les deux rives.

L’acquisition de ces vedettes rapides et modernes a induit une hausse du prix de la traversée. Le coût d’une place sur un bateau s’élève aujourd’hui à plus de 800 000 dinars (environ 5 000 euros). Établi en fonction du poids et de la taille du voyageur clandestin, ainsi que des conditions météo, ce tarif peut être revu à la hausse. Certains voyageurs vont jusqu’à débourser 1 million de dinars (6 300 euros).

La réussite de la traversée de milliers de migrants agit comme un appel d’air pour les candidats qui souhaitent partir… et provoque le renchérissement du prix du voyage. Le trafic génère des fortunes qui permettent aux membres du réseau d’investir davantage dans ces bateaux et de verser des commissions substantielles aux complices.

Selon les estimations effectuées par JA, le commerce de la migration clandestine a généré plus de 60 millions d’euros au profit des réseaux de passeurs depuis le début de l’année 2021.

Avec Jeune Afrique par Farid Alilat

Espagne : des poissons tués par la pollution des élevages porcins ?

octobre 13, 2021

Selon une récente enquête citée par le « Guardian », l’impact de l’industrie porcine espagnole, en termes de pollution, pourrait avoir été sous-estimé.

La faune d'un des plus grands lagons d'eau salee d'Europe pourrait courir un danger jusqu'a present sous-estime.
La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé.© JOSE MIGUEL FERNANDEZ / AFP

La faune d’un des plus grands lagons d’eau salée d’Europe pourrait courir un danger jusqu’à présent sous-estimé. Dans un article publié mercredi 13 octobre, Le Guardian évoque une récente enquête, selon laquelle la pollution causée par l’industrie porcine espagnole pourrait être à l’origine du décès massif de poissons. Cette enquête, conjointement menée pendant quatre mois par le collectif de journalistes Lighthouse Reports, ainsi que des collaborateurs du média elDiario.es, est arrivée à la conclusion que l’élevage intensif aurait grandement contribué à créer l’une des pires catastrophes environnementales de ces dernières années.

Dès le mois d’août, des habitants de la région de Murcie, située dans le sud-est de l’Espagne, ont commencé à tirer la sonnette d’alarme après avoir vu des dizaines de poissons morts s’échouer sur les rives de la lagune de Mar Menor, relate le quotidien britannique.

Plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition

En quelques jours seulement, le bilan s’est aggravé, atteignant les plus de cinq tonnes de carcasses en décomposition, qui jonchaient alors des plages autrefois très prisées par les touristes. Petit à petit, des images montrant les eaux troubles de la lagune et des témoignages de plaintes provenant des habitants, au sujet de l’odeur nauséabonde qui découlait du phénomène, ont commencé à inonder les médias espagnols, poursuit le Guardian. Dans le même temps, des scientifiques ont pointé du doigt plusieurs décennies de ruissellement d’eau chargée en nitrates. Selon eux, ce phénomène serait à l’origine d’importantes proliférations d’algues, qui ont épuisé l’eau en oxygène, provoquant ainsi la mort des poissons par suffocation.

Alors que des poissons sans vie continuaient à s’échouer tout au long de l’été, le gouvernement régional a interdit l’utilisation d’engrais à une distance inférieure de 1,5 kilomètre de la lagune, suggérant que la responsabilité de la crise était imputable à la vaste étendue de champs agricoles qui bordent la lagune, observe le site d’information. De son côté, le gouvernement central s’est montré plus direct, reprochant aux responsables locaux d’avoir eu un comportement laxiste en matière d’irrigation des champs. Mais ni l’un ni l’autre n’a jamais mentionné les élevages porcins. Pourtant, comme le précise le Guardian, ces derniers ont proliféré au cours de la dernière décennie, près de la lagune.

Espagne: un ex-commissaire sulfureux dit être l' »ennemi à abattre » au début de son procès

octobre 13, 2021
Espagne: un ex-commissaire sulfureux dit etre l'"ennemi a abattre" au debut de son proces
Espagne: un ex-commissaire sulfureux dit être l' »ennemi à abattre » au début de son procès© POOL/AFP/FERNANDO VILLAR

L’ex-commissaire espagnol José Manuel Villarejo, mis en cause dans de multiples scandales impliquant des hommes d’affaires et des politiciens, s’est posé en victime mercredi au premier jour de son procès pour « corruption », assurant avoir été « traité comme un ennemi à abattre ».

« Je n’ai pas été traité comme un délinquant présumé, j’ai été traité comme un ennemi à abattre », a dénoncé l’ancien agent sulfureux à son arrivée devant l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, qui le juge aux côtés de 26 autres personnes dans une vaste affaire d’espionnage.

« Dans ce pays, quand quelqu’un dérange, on l’anéantit, on le détruit, et malheureusement on utilise pour cela des institutions aussi sérieuses que la justice », a poursuivi l’ex-policier, béret sombre, lunettes de soleil et silhouette massive.

José Manuel Villarejo, âgé de 70 ans, est accusé d’avoir profité de ses fonctions pour enregistrer des personnalités à leur insu et monter des campagnes de discrédit pour le compte de prestigieux clients, en échange d’importantes sommes d’argent. Il a passé trois ans en détention provisoire.

Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes sur ces agissements qui ont éclaboussé plusieurs grands patrons mais aussi des magistrats, des hauts fonctionnaires et des élus – à l’image de l’ancien ministre de l’Intérieur de Mariano Rajoy, Jorge Fernandez Diaz.

Sur ces multiples affaires, trois doivent être examinées par l’Audience nationale.

Baptisées « Iron », « Land » et « Pintor », elles mettent en cause des chefs d’entreprise et des avocats soupçonnés d’avoir fait espionner des concurrents, via Villarejo, afin de leur nuire.

109 années de prison ont été requis contre Villarejo pour ce premier procès, prévu jusqu’à fin janvier à San Fernando de Henares, dans la banlieue de Madrid. Plusieurs autres devraient suivre, sur des volets plus médiatiques de l’affaire faisant encore l’objet d’investigations.

Interrogé sur l’issue de ce premier procès, l’ex-policier a assuré mercredi avoir « absolument confiance dans l’indépendance de la justice ». « J’ai confiance dans le fait que nous sommes dans un état de droit et j’espère donc qu’il n’y aura pas de justice folklorique », a-t-il insisté.

Ces dernières années, l’ancien commissaire a distillé dans les médias de nombreux extraits de conversations compromettantes pour le pouvoir – et notamment pour l’ancien roi Juan Carlos, soupçonné de malversations financières et en exil depuis plus d’un an à Abu Dhabi.

Une stratégie assumée par Villarejo, qui a dit mercredi avoir pensé qu’il était de « son devoir » de dénoncer « les choses illégales » auxquelles il a pu assister. « Moi je n’ai jamais eu peur d’aucun individu », même des plus « importants », a-t-il assuré en marge de l’audience.

Par Le Point avec AFP

Coupe du monde séniors dames de handball : le Congo connaît désormais ses adversaires

août 13, 2021

Au terme de la cérémonie de tirage au sort du 25e championnat du monde de handball féminin, effectué le 12 août en Espagne par la Fédération internationale de handball, les différents groupes ont été dévoilés. Le Congo est logé dans le groupe F en compagnie du Danemark, de la Tunisie et d’un représentant du continent asiatique.

L’équipe nationale du Congo/Adiac

Après plusieurs années d’absence, les Diables rouges séniors dames de handball marquent leur retour sur la scène internationale. Quatrième à la dernière édition de la Coupe d’Afrique, les filles du sélectionneur Younes Tatby vont devoir chercher à sortir tête haute du groupe F de cette plus grande compétition de la catégorie. Pour se faire, les Congolaises qui comptent cinq participations (1982, 1999, 2001, 2007 et 2009) sont invitées à doubler d’efforts et débuter d’ores et déjà les préparatifs afin de faire face au Danemark (2e équipe en termes de participation, à savoir 21) et la Tunisie qui comptera neuf participations au coup d’envoi de la compétition. Le représentant asiatique qui complète ce groupe sera connu à la fin du tournoi continental prévu du 15 au 25 septembre.

Le tenant du titre, les Pays-Bas, partage le groupe D avec la Suède ainsi que des représentants de l’Amérique du nord et d’Asie. La Russie qui est le pays le plus titré avec sept trophées affrontera, dans la phase de groupe, la Serbie, le Cameroun et la Pologne. Le champion d’Afrique(Angola) fera face au champion Olympique (France) dans le groupe A. Ce groupe est complété par la Slovénie et le Monténégro.

Au total, trente-deux pays logés dans huit groupes de quatre participeront à cette compétition qui réunit chaque deux ans les meilleures nations du monde. Cette 25e édition se tiendra du 2 au 19 décembre prochain en Espagne.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma