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Madagascar-Recrudescence de l’insécurité : Des espions au sein de l’armée

octobre 2, 2021

Depuis quelques mois, l’insécurité a pris de l’ampleur partout à Madagascar. Les dahalo (bandits) défient les forces de l’ordre en se livrant à des attaques par centaine et en maltraitant des femmes et des enfants avant de s’emparer de plusieurs centaines, voire des milliers de zébus. Il y a de cela une semaine, les bandits ont attaqué  une cinquantaine de taxis-brousse en se déplaçant en cortège sur la RN7. Les pertes déclarées en objets de valeur et argent volé, ainsi que la destruction des véhicules, s’élèvent à plusieurs milliards d’ariary. Dans les grandes villes, notamment dans la capitale, les pickpockets et les voleurs à la tire sévissent davantage en opérant de plus en plus dans des zones classées autrefois comme sécurisées. Face à cette recrudescence alarmante de l’insécurité, force est de constater que les forces de l’ordre sont toujours dévancées par les malfaiteurs et n’arrivent à réagir qu’après le drame.

Un agent de l’armée a laissé s’échapper une information officieusement hier durant la pause d’un match de foot. D’après lui, « des espions au sein des corps des forces armées communiqueraient des informations sur la stratégie de défense, d’attaque et de riposte des forces de l’ordre. Cela aide les bandits à anticiper les actions des forces de l’ordre tout en sachant où et quand attaquer. ». Une information à ne pas prendre à la légère, car effectivement les bandits arrivent toujours à attaquer au moment où les agents des forces de l’ordre sont occupés ailleurs. En milieu rural comme en milieu urbain, dans la majorité des cas, les bandits ont toujours une longueur d’avance face aux forces de l’ordre. Rares sont les cas où les services de renseignement arrivent à intercepter, voire à déjouer une attaque. Cela s’explique par le fait que les bandits sont au courant de la stratégie des forces de l’ordre. Or, notons que seuls les hauts gradés sont au courant de ces stratégies à l’avance. Ce sont eux qui les préparent et les mets en place. De ce fait, ces fuites d’informations confidentielles proviennent des généraux et hauts gradés. Des dirigeants qui se vantent d’avoir étudier en écoles de guerre.

Cette complicité avec les malfaiteurs n’est pas un cas isolé. Dans le quotidien de la population, beaucoup échangent des informations avec les malfaiteurs pour que ces derniers s’en sortent indemne au cours de leurs attaques. Les receveurs de taxis-be aident les pickpockets à entrer dans les bus et à identifier les cibles faciles, les commerçants des grands marchés de la capitale connaissent les identités des bandits, mais omettent de les divulguer, les commerçants du marché de « petite vitesse » s’unissent avec les escrocs en s’attaquant aux acheteurs naïfs et les agents de sécurité des marchés sont en majorité composés de pickpockets et de voleurs à la tire. Une réalité qui offre un avantage aux malfaiteurs et les aide à agir en toute impunité. Malgré les efforts des forces de l’ordre à adopter de nouvelles stratégies de riposte, les malfaiteurs auront toujours une longueur d’avance si quelqu’un les aide à anticiper leurs attaques. C’est ce phénomène qu’il faut éradiquer en premier.

Avec La Gazette de La Grande Ile par T. B

Moscou dénonce une enquête journalistique sur un nid d’espions en France

décembre 18, 2019

 

De la «propagande» sans fondement : la Russie a rejeté ce mercredi une publication du journal français Le Monde soutenant que des espions russes ont utilisé les Alpes françaises comme base arrière pour des opérations en Europe.

«Nous considérons cet article comme de la désinformation visant à entretenir le mythe de la menace russe dans l’esprit du grand public européen», a dénoncé la diplomatie russe dans un communiqué. «L’absence complète de preuves n’a pas constitué d’obstacle pour cette publication chargée de contenus ouvertement russophobes et remplie de fausses nouvelles propagandistes», a ajouté le ministère. Selon cet article, paru le 4 décembre, quinze officiers du renseignement militaire russe (GRU), spécialisés dans les assassinats, ont circulé sur le continent à partir de 2014 et séjourné dans plusieurs villes françaises de Haute-Savoie.

Traqués par les services de contre-espionnage français, suisses et britanniques, ils auraient agi en Grande-Bretagne, en Bulgarie, en Crimée, en Moldavie ou encore au Monténégro. L’un des 15 agents aurait été identifié par Londres comme un des trois auteurs de l’empoisonnement au neurotoxique Novitchok en mars 2018 d’un ex-espion russe, Sergueï Skripal, et de sa fille Ioulia, à Salisbury en Angleterre.

Ce débat intervient également alors que Berlin accuse Moscou d’être derrière l’assassinat en août d’un Géorgien à Berlin. De son côté, la diplomatie russe a assuré que cette publication était sortie «en prévision» d’un sommet sur l’Ukraine organisé le 9 décembre à Paris, le premier depuis 2016. «L’article avait le but explicite de porter atteinte à la réputation de la Russie et de discréditer ainsi la direction prévue par le président français Emmanuel Macron d’une normalisation des relations avec Moscou», a indiqué le ministère russe. Organisé dans un contexte de timide réchauffement diplomatique entre la France et la Russie, ce sommet, sous médiation franco-allemande, a permis d’appuyer le dialogue entre Kiev et Moscou mais n’a abouti à aucun progrès majeur dans ce conflit, déclenché dans la foulée de l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cyberattaque contre Yahoo: 4 inculpations aux USA, dont 2 espions russes du FSB

mars 15, 2017

San Francisco – Les autorités américaines ont annoncé mercredi l’inculpation de quatre personnes, dont deux membres des services de renseignement russes FSB, pour une cyberattaque massive dévoilée l’an dernier contre le groupe internet Yahoo.

Cette cyberattaque, qui avait démarré en 2014, est considérée comme l’une des plus importantes jamais menée dans le monde, avec « au moins 500 millions de comptes » compromis, a rappelé le ministère américain de la Justice (DoJ).

D’après son communiqué, les deux espions russes, Dmitri Dokouchaïev et Igor Souchtchine, ont « protégé, dirigé, facilité et payé des pirates informatiques criminels pour collecter des informations par des intrusions informatiques aux Etats-Unis et ailleurs ».

Deux de ces hackers figurent parmi les inculpés de mardi: le Russe Alexeï Belan (« Magg »), qui figurait déjà sur la liste des cyber-pirates les plus recherchés par les Etats-Unis après d’autres inculpations pour des faits similaires en 2012 et 2013, ainsi que Karim Baratov, qui a la double nationalité canadienne et kazakh, et a été arrêté mardi au Canada.

Une fois entrés dans les systèmes informatiques de Yahoo!, les pirates y avaient volé les informations de plus de 500 millions de comptes d’utilisateurs, et avaient aussi utilisé certaines des informations collectées pour infiltrer des comptes sur d’autres services en ligne comme Google, précise le DoJ.

Les pirates ont notamment visé des comptes privés de journalistes russes, de responsables des gouvernements russe et américain, ainsi que de salariés de plusieurs entreprises privées, dont une société de cybersécurité et une société d’investissement russes, une entreprise française de transport, une compagnie aérienne ainsi que des sociétés de services financiers et d’investissement aux Etats-Unis, et un gestionnaire suisse de porte-monnaie électroniques utilisant la monnaie virtuelle bitcoin.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2017 17h15)                   

Londres a retiré des espions après que la Russie et la Chine ont accédé aux documents de Snowden

juin 14, 2015

Londres – La Grande-Bretagne a été contrainte d’évacuer des espions de certains pays après que la Russie et la Chine eurent accédé à la masse de documents ultra-secrets emportés par l’ancien consultant américain Edward Snowden, rapporte dimanche le Sunday Times.

De hauts responsables du gouvernement et des services de renseignement ont déclaré au journal que des agents avaient dû être retirés de pays hostiles après que la Russie eut été en mesure de décrypter plus d’un million de dossiers.

La Russie et la Chine ont ces informations. Cela signifie que des agents ont dû être retirés et que le fait que nos modes d’opération sont connus a fait cesser notre collecte d’informations essentielles, a déclaré au Sunday Times une source de Downing Street, les services du Premier ministre David Cameron.

Contacté par l’AFP, une porte-parole de Downing Street s’est refusée à tout commentaire sur ces informations. Nous ne commentons pas sur les questions touchant aux services secrets, a-t-elle expliqué.

Nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer ces informations, a quant à lui déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères, le Foreign Office.

D’autres sources gouvernementales citées par le journal ont affirmé que la Chine avait elle aussi accès aux documents qui révèlent les techniques de renseignement de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, ce qui suscite la crainte que leurs espions aient pu être identifiés.

Edward Snowden, ancien consultant de la CIA et de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, s’est réfugié en Russie après avoir transmis à la presse une énorme quantité de documents secrets, afin de dévoiler l’étendue des programmes américains de surveillance électronique et de protéger les libertés individuelles.

Snowden a affirmé qu’aucun service de renseignement ne pourrait décrypter les documents qu’il a emportés avec lui.

Mais une source des renseignements britanniques a déclaré au Sunday Times: Nous savons que la Russie et la Chine ont accès aux matériaux de Snowden et qu’elles les étudieront pendant des années, recherchant des indices pour identifier des cibles potentielles.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2015 09h51)