Posts Tagged ‘état d’urgence’

Boko Haram: le Tchad décrète l’Etat d’urgence dans la région du lac Tchad

novembre 9, 2015

N’Djamena – Le gouvernement tchadien a décrété lundi l’état d’urgence dans la région du lac Tchad, ciblée la veille par un double attentat-suicide des islamistes de Boko Haram ayant fait deux morts, selon un communiqué officiel lu à la radio nationale.

Le conseil des ministres a adopté un projet de décret instituant l’état d’urgence dans la région du lac Tchad, a annoncé le gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire.

La déclaration de l’état d’urgence donne entre autres le pouvoir au gouverneur de la région d’interdire la circulation des personnes et des véhicules dans les lieux et les horaires qu’il aura fixés, d’ordonner la perquisition des domiciles de jour et de nuit sous l’autorité du Procureur de la République et de récupérer des armes, précise le communiqué.

Selon le gouvernement, l’état d’urgence doit aller de pair avec le développement économique, de la santé et de l’éducation, de cette région délaissée où les habitants vivent essentiellement de la pêche et de l’agriculture, dans un des pays les plus pauvres du monde.

Le président (Idriss) Déby a instruit le ministre des Finances de débloquer une enveloppe de 3 milliards de francs cfa (environ 4,5 millions d’euros) pour le développement de cette région, assure le communiqué.

Depuis des mois, le groupe Boko Haram qui a rallié l’organisation de l’Etat islamique (EI) multiplie les attaques et les attentats-suicides sur les villages tchadiens du lac, situés à quelques km de la frontière avec le Nigeria.

Deux personnes ont été tuées et 14 blessées dimanche matin dans la localité tchadienne de Ngouboua, sur les rives du lac, lorsque deux femmes kamikaze du groupe Boko Haram se sont faites exploser, selon des sources sécuritaires à N’Djamena.

Le 1er novembre, onze civils avaient été blessés dans cette même région dans un attentant suicide attribué par le gouvernement à Boko Haram.

L’attaque la plus meurtrière sur les rives tchadiennes du lac s’est produite le 10 octobre. Un triple attentat à l’explosif commis par des kamikazes à la sous-préfecture de Baga Sola, s’était soldé par 41 morts et 48 blessés, selon le gouvernement tchadien.

Romandie.com avec(©AFP / 09 novembre 2015 19h43)

La Tunisie lève l’état d’urgence réintroduit après l’attentat de Sousse

octobre 2, 2015

Tunis – La Tunisie a annoncé vendredi soir la levée de l’état d’urgence qui avait été réintroduit début juillet dans le sillage de l’attentat sanglant de Sousse (38 morts), revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

L’état d’urgence, annoncé le 4 juillet et prolongé le 31 juillet, se termine aujourd’hui 2 octobre sur tout le territoire tunisien, a indiqué la présidence de la République dans un bref communiqué.

Il avait été prolongé pour deux mois et cette période se termine ce soir à minuit, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la présidence, Moez Sinaoui, sans autre commentaire.

L’état d’urgence, qui accorde des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre, avait été réintroduit huit jours après l’attaque jihadiste la plus sanglante de l’histoire de la Tunisie, puis prolongé pour une durée de deux mois début août face à la persistance de menaces. Les causes (ayant conduit à son instauration) sont toujours là. (…) On est en guerre contre le terrorisme, avait alors relevé M. Sinaoui.

Le 26 juin, 38 touristes, dont 30 Britanniques, ont été tués lorsqu’un étudiant tunisien armé d’une Kalachnikov a ouvert le feu dans un hôtel de Port el-Kantaoui, près de Sousse. L’attentat a été revendiqué par l’organisation EI, tout comme celui qui avait visé des touristes au musée du Bardo à Tunis le 18 mars (21 touristes et un policier décédés).

L’auteur de l’attentat de Port el-Kantaoui, formé, selon les autorités au maniement des armes en Libye, a été enterré lundi dernier dans la plus grande discrétion et sous étroite surveillance sécuritaire à Gaâfour (nord-ouest), trois mois après avoir été abattu par la police.

Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à la montée d’une mouvance jihadiste extrémiste, responsable, selon les autorités, de la mort de dizaines de touristes ainsi que de soldats et d’agents de sécurité. Elle fait partie des pays les plus touchés par l’enrôlement de ressortissants au sein de groupes tels que l’EI.

Les Tunisiens avaient déjà vécu plus de trois ans sous état d’urgence, du 14 janvier 2011, quelques heures avant la fuite du dictateur Zine El Abidine Ben Ali, à mars 2014.

L’état d’urgence permet notamment aux autorités d’interdire les grèves et les réunions de nature à provoquer ou entretenir le désordre, de fermer provisoirement salles de spectacle et débits de boissons ainsi que de prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2015 19h15)

Le président tunisien décrète l’état d’urgence dans son pays

juillet 4, 2015

Le chef de l’Etat tunisien Béji Caïd Essebsi a décrété samedi l’état d’urgence dans tout le pays. Le président a pris cette décision après l’attentat sanglant qui a tué 38 touristes il y a huit jours dans un hôtel en bord de mer.

L’état d’urgence renforce à titre temporaire les pouvoirs de l’armée et des forces de sécurité tout en restreignant le droit de rassemblement sur la voie publique. Il avait été levé en Tunisie en mars 2014, après avoir été sans cesse renouvelé depuis janvier 2011 et la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali, dans la foulée du soulèvement qui avait lancé « le Printemps arabe ».

La Tunisie, qui fait face depuis sa révolution à une progression de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de dizaines de policiers et de militaires, a été frappée par deux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) en l’espace de trois mois.

Cinquante-neuf touristes étrangers y ont péri: 21 au musée du Bardo, à Tunis, en mars dernier, et 38 dans un hôtel en bord de mer à Port El Kantaoui le 26 juin. L’auteur de cette dernière attaque a été abattu.

Police trop lente
Jeudi, le gouvernement a annoncé l’arrestation de 12 personnes soupçonnées d’être liées à cet attentat, précisant que deux autres suspects étaient encore recherchés. Le gouvernement a par ailleurs annoncé qu’il allait fermer 80 mosquées considérées comme illégales ou accusées de diffuser des discours extrémistes.

Dans une interview vendredi à la BBC, le premier ministre Habib Essid a reconnu que la police avait été trop lente lors de l’attentat de Port El Kantaoui, premier aveu officiel de défaillances sécuritaires.

Romandie.com

Enlèvement de trente adolescents dans le nord-est du Nigeria

octobre 26, 2014

Trente adolescents, des garçons et des filles, ont été enlevés par des islamistes présumés dans un village de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, a déclaré dimanche un responsable local.

« Des insurgés (…) ont enlevé des jeunes, garçons et filles, dans notre région. Ils ont pris tous les garçons de treize ans et plus (…) et toutes les filles de onze ans et plus. Selon nos informations, trente jeunes ont été enlevés ces deux derniers jours », a déclaré Alhaji Shettima Maina, le responsable du village de Mafa, à des journalistes.

MM. Maina affirme que 17 personnes ont également péri, ces derniers jours, dans l’attaque du village voisin de Ndongoun, chiffre confirmé par une autre responsable du village.

Il ajoute que Mafa et ses alentours sont la cible d’attaques islamistes quotidiennes, ce qui a poussé de nombreux habitants à fuir en direction de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, à une cinquantaine de kilomètres de là, « de peur d’être tués ou de perdre leurs enfants ».

M. Maina a dit avoir sollicité le gouvernement fédéral nigérian, mais que pour le moment, aucune action n’avait été menée de la part des autorités pour leur venir en aide.

Etat d’urgence
La semaine dernière, environ 60 femmes et jeunes filles ont été enlevées à Wagga et Gwarta, deux villes de l’Etat de Borno proches de Chibok, d’où plus de 200 lycéennes ont été kidnappées en avril dernier par le groupe islamiste armé Boko Haram, que son chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait menacé de marier de force et de traiter en esclaves.

L’armée et la présidence nigérianes ont annoncé à la mi-octobre avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec le groupe islamiste armé Boko Haram. Mais les violences se sont poursuivies sur le terrain.

La vérification des attaques dans le nord-est du Nigeria est extrêmement complexe. En raison de l’état d’urgence instauré dans le nord-est du pays, les liaisons téléphoniques sont difficiles et les déplacements presque impossibles. La police et l’armée nigériane ont quasiment cessé toute communication au sujet de ces violences.

Romandie.com

Quelque 50’000 personnes déplacées après des inondations au Brésil

juin 29, 2014

Les inondations provoquées par des pluies diluviennes ces derniers jours dans le sud du Brésil ont forcé quelque 50’000 personnes à quitter leurs foyers, a rapporté la défense civile. La catastrophe touche les États de Rio Grande do Sul et Santa Catarina.

Dans l’État de Santa Catarina, le plus touché, les autorités ont fait état de 40’000 évacuations. Un total de 37 municipalités y ont été affectées, dont 14 placées en état d’urgence, principalement dans la zone ouest de l’État. Des images diffusées par les médias locaux montraient des villages sous les eaux et des coulées de boue sur les reliefs.

Dans le Rio Grande do Sul, environ 10’700 personnes ont été déplacées dans un total de 59 localités affectées, selon la défense civile de l’État.
Jusqu’à « 360 millimètres »

Samedi, les autorités avaient indiqué que les pluies intenses de ces derniers jours avaient atteint jusqu’à vendredi « 360 millimètres » et provoqué une forte crue du fleuve Uruguay, dont le niveau était par endroits 18 mètres au-dessus de la normale. La défense civile ne faisait alors état que de 6000 déplacés.

Le secrétaire de la Défense civile du Rio Grande do Sul Jorge Branco, a annoncé dans un communiqué que la priorité du gouvernement régional était de « protéger les vies et les biens des communautés » dans le nord de l’État, limitrophe de Santa Catarina.

Onze morts

Début juin, l’État du Parana (au nord de Santa Catarina) avait déjà été le théâtre d’impressionnantes inondations qui ont fait onze morts et plus de 700’000 déplacés.

Romandie.com