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États-Unis: Trump plaide contre le racisme à une inauguration boycottée par des personnalités noires

décembre 10, 2017

Le président américain Donald Trump lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), le 9 décembre 2017. © Susan Walsh/AP/SIPA

Donald Trump a plaidé samedi contre le racisme et pour l’égalité des chances lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), événement qui avait été boycotté par plusieurs personnalités noires, dont le maire.

« Nous voulons que notre pays soit un endroit où chaque enfant, quelles que soient ses origines, puisse grandir sans peur, sans connaître la haine et entouré d’amour, d’opportunités et d’espoir », a déclaré le président, après avoir visité le tout nouveau musée des droits civiques du Mississippi.

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Heurts lors d’une manifestation près de l’ambassade américaine au Liban

décembre 10, 2017

Beyrouth – Les forces de sécurité libanaises ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau dimanche lors d’une rare manifestation près de l’ambassade des Etats-Unis contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Plusieurs centaines de manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés près de l’ambassade américaine située dans la localité de Awkar, au nord de la capitale Beyrouth, a constaté un photographe de l’AFP.

Ils ont été empêchés d’atteindre le complexe par une porte métallique qui barrait le chemin menant à l’ambassade, et les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes et fait usage de canons à eau pour repousser les manifestants qui tentaient d’ouvrir cette porte métallique.

Un photographe de l’AFP a été blessé légèrement au torse quand un membre des forces de sécurité libanaises a tiré une balle en caoutchouc sur lui.

Plusieurs manifestants ont été blessées lors des heurts. Certains des manifestants ont jeté des pierres vers les forces de sécurité qui ont elles utilisé des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

La police a arrêté des manifestants mais n’a pas précisé combien.

Les protestataires, qui brandissaient des drapeaux palestiniens et libanais et portaient des keffiehs palestiniens à carreaux noir et blanc, ont scandé des slogans contre le président américain Donald Trump, qui a reconnu mercredi Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Un groupe de manifestants a brûlé une effigie de M. Trump, dont la décision a marqué une rupture spectaculaire avec des décennies de diplomatie américaine et internationale.

« Nous sommes ici pour dire à Trump que sa décision n’a aucune signification. Jérusalem est la capitale de la Palestine », a déclaré une des manifestantes, Sylvia Ammoud. « Ce n’est pas juste une ville mais le symbole de la lutte pour la cause palestinienne », a-t-elle ajouté.

« C’est un sujet qui concerne notre dignité et notre histoire », a ajouté un autre manifestant, Khaled, qui a préféré ne pas donner son nom de famille.

En début d’après-midi, la plupart des manifestants avaient quitté les lieux.

Parmi les manifestants se trouvaient des membres de groupes palestiniens ainsi que des islamistes et des partisans de la gauche libanaise.

De son côté, le chef du puissant mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé à une forte mobilisation lundi contre la décision de M. Trump dans la périphérie sud de Beyrouth, fief du parti.

« J’appelle les hommes, les femmes, les jeunes et les personnes âgées, la banlieue sud, Beyrouth et tous ceux qui le souhaitent au Liban à rejoindre cette manifestation », a déclaré Nasrallah, invitant également les Palestiniens des 12 camps de réfugiés au Liban.

Des centaines de milliers de réfugiés palestiniens vivent au Liban, y compris ceux qui ont fui ou ont été expulsés de leurs maisons après la création d’Israël en 1948, ainsi que leurs descendants.

Israël a occupé le sud du Liban pendant 22 ans avant de retirer ses troupes en 2000, mais les deux pays restent techniquement en guerre.

En 2006, Israël a mené une guerre dévastatrice contre le Hezbollah au Liban, qui a tué plus de 1.200 Libanais, pour la plupart des civils, et 120 Israéliens, en majorité des soldats.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 17h05)                                            

Des milliers d’Iraniens manifestent contre Israël

décembre 8, 2017

Des manifestants iraniens brûlent le drapeau américain à Téhéran, le 8 décembre 2017 / © AFP / STR

Des milliers d’Iraniens ont manifesté vendredi contre Israël après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, alors qu’un responsable religieux a appelé les Palestiniens à se soulever.

La télévision publique iranienne a montré des milliers de personnes défilant, après la prière du vendredi, dans les rues de Téhéran et d’autres villes.

Les protestataires défilaient en scandant les slogans « Mort à l’Amérique », « Mort à Israël » et certains ont brûlé des drapeaux américains et israéliens.

« Al-Quds (Jérusalem) est à nous », « Nous nous tiendrons debout jusqu’à l’anéantissement d’Israël », pouvait-on encore lire sur des banderoles.

La décision annoncée mercredi par Donald Trump a suscité la réprobation dans le monde.

Au lendemain de l’appel du mouvement islamiste Hamas à une « nouvelle Intifada », les groupes palestiniens ont déclaré ce vendredi « jour de rage ».

« Trump a tiré un trait sur 70 ans de négociations » de paix, a déclaré pour sa part l’imam de la prière du vendredi à Téhéran, Ahmad Khatami, dans la mosquée de Mossala, la plus grande de la ville.

Le président américain « a prouvé que la solution pour le problème de la Palestine est seulement l’Intifada » (« guerre des pierres »), a-t-il ajouté, en référence aux soulèvements populaires palestiniens de 1987-1993 et 2000-2005.

« Tout dommage que vous pouvez infliger à ce régime occupant et criminel, c’est un geste visant à plaire à Dieu », a-t-il déclaré.

Ahmad Khatami, qui a été nommé à son poste par le guide suprême iranien, a par ailleurs averti vendredi que les missiles iraniens pouvaient atteindre Israël.

« Nous construisons des missiles et nous augmenterons la portée de nos missiles autant que nous pouvons, à des milliers de kilomètres, de façon à empêcher de dormir les locataires de la Maison Blanche », a-t-il dit, insistant sur le fait que les missiles servaient à des fins de dissuasion.

« Si un jour le régime sioniste veut faire une erreur, nous raserons Tel-Aviv et Haïfa (nord d’Israël) », a-t-il encore menacé.

Depuis la révolution islamique de 1979, le soutien à la cause palestinienne et l’opposition à Israël sont deux éléments centraux de la diplomatie iranienne.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2017 13h51)                

Statut de Jérusalem: manifestations en Tunisie et en Jordanie

décembre 7, 2017

Des manifestants brandissant des drapeaux palestiniens protestent contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël, lors d’un rassemblement à Tunis le 7 décembre 2017 / © AFP / FETHI BELAID

Des milliers de personnes ont manifesté jeudi en Tunisie contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et les parlementaires ont appelé à une mobilisation nationale vendredi.

En Jordanie, des centaines de manifestants ont brûlé des photos du président Donald Trump et le drapeau américain près de l’ambassade des Etats-Unis à Amman. « Pas d’ambassade américaine sur le sol jordanien », ont-ils crié en scandant également « Mort à Israël ». Des protestations sont également prévues vendredi dans le royaume après la prière musulmane hebdomadaire.

Dans le centre de Tunis, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, à l’appel de partis de gauche et groupes islamistes, aux cris de « Nous sommes tous Palestiniens », et « Trump soit maudit ».

Entre 100 et 200 manifestants, qui avaient tenté de se diriger vers l’ambassade américaine, en ont été empêchés par la police, selon un journaliste de l’AFP sur place. Plusieurs dizaines de minibus de police étaient déployés et toutes les routes alentours coupées.

A Sfax (centre-est), deuxième ville de Tunisie, environ un millier de manifestants sont descendus dans la rue. « Avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifions pour la Palestine », ont-ils scandé.

Au Parlement, les députés ont voté un texte demandant aux « pouvoirs arabes et musulmans d’assumer leur responsabilité historique afin que la décision (américaine) ne soit pas mise à exécution ».

Ils ont appelé « tout le peuple à participer largement à la manifestation nationale » vendredi en Tunisie.

La puissante centrale syndicale UGTT et le parti islamiste Ennahda, qui fait partie de la coalition gouvernementale, ont appelé à participer à cette manifestation.

Les taxis ont prévu d’arborer un signe de solidarité tandis que le syndicat des journalistes a décidé de relancer « l’initiative de boycott des produits américains et sionistes ».

D’autres protestations ont eu lieu dans le monde musulman, notamment au Pakistan et en Turquie.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2017 16h50)                

Affaire russe: deux dossiers qui pèsent sur Donald Trump

décembre 4, 2017

Le président américain Donald Trump (G) et son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn (D) qui a plaidé coupable le 1er décembre d’avoir menti au FBI / © AFP/Archives / Nicholas Kamm, MANDEL NGAN

L’inculpation de Michael Flynn est un coup de fouet pour l’ enquête du procureur spécial Robert Mueller qui tente de déterminer s’il y a eu collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie pour influencer le résultat de l’élection présidentielle américaine, et si le président a fait obstruction à la justice.

Les enquêteurs n’ont pour l’instant dévoilé aucune preuve à ces accusations, alors que la Russie dément régulièrement toute ingérence dans la campagne présidentielle.

– Collusion avec la Russie

Donald Trump a régulièrement démenti les accusions de « collusion » avec la Russie, dénonçant une « chasse aux sorcières », malgré un rapport de plusieurs agences de renseignements publié en janvier concluant que le Kremlin avait bien tenté de favoriser la victoire du candidat républicain.

Le général Michael Flynn, conseiller du candidat devenu conseiller à la sécurité nationale du président républicain avant de démissionner, est la première prise de choix du procureur Mueller, nommé en mai après le limogeage du patron du FBI James Comey.

Vendredi, il a plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak. M. Flynn a aussi confirmé avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition qui serait, selon les médias américains, Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Il a accepté de coopérer avec la justice et pourrait avoir d’autres informations sensibles à fournir aux enquêteurs. L’acte d’accusation stipule en effet que les faits reconnus par M. Flynn lord de son inculpation « ne constituent pas tous les faits connus des parties concernant les charges ». Mais ces faits ont eu lieu après la victoire de Donald Trump. Ils ne confortent pas la thèse d’une concertation avec Moscou, alors que les contacts entre les équipes de transition et les dirigeants étrangers sont légaux.

George Papadopoulos, un obscur conseiller diplomatique du candidat Trump, a aussi plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec des intermédiaires russes, même si certains apparaissent peu fiables. La Maison Blanche a minimisé son rôle et M. Trump l’a qualifié de « jeune volontaire de bas niveau » qui s’est révélé être « un menteur ». L’enquête n’a pas pu déterminer qu’il agissait sur ordre des responsables de la campagne, qui l’avaient encouragé à cultiver ses contacts tout en excluant une rencontre de haut niveau. Lui aussi collabore avec la justice, et pourrait fournir d’autres informations aux services du procureur.

Les enquêteurs s’intéressent également à une rencontre en juin 2016 entre le fils aîné du président, Donald Trump Jr., Jared Kushner et Natalia Veselnitskaya, présentée comme « avocate du gouvernement russe » et capable de fournir des renseignements compromettants sur Hillary Clinton. Mais cette réunion, qui pourrait s’assimiler à une tentative de collusion, n’a finalement rien donné, selon Trump Jr.

– Obstruction à la justice

Donald Trump aurait-il limogé en mai le directeur du FBI James Comey après lui avoir personnellement demandé, sans succès, d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn alors qu’il savait que son conseiller à la sécurité nationale avait menti aux enquêteurs ? Il a renforcé ces soupçons en commentant l’inculpation du général Flynn dans un message publié samedi sur le compte officiel du président:

« J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI. Il a plaidé coupable de ces mensonges. C’est triste parce que ses actions pendant la transition étaient légales. Il n’y avait rien à cacher! ». L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite tenté de dédouaner le président en assurant que c’est lui qui avait rédigé ce message. Le président a surenchéri sur Twitter: « Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey ».

Selon M. Dowd, le président américain ne peut être déclaré coupable d’entrave à la justice « car il dirige l’application de loi (selon la Constitution) et a le droit d’exprimer son point de vue dans n’importe quelle affaire ». Pourtant, les anciens présidents Bill Clinton et Richard Nixon ont fait face à cette accusation dans le cadre d’une procédure de destitution.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h17)                

Facebook lance une version de Messenger pour enfants aux États-Unis

décembre 4, 2017

Logo Facebook le 20 novembre 2017 / © AFP/Archives / LOIC VENANCE

Facebook lance lundi aux Etats-Unis une version destinée aux enfants de sa messagerie instantanée Messenger, a annoncé le réseau social américain.

Messenger Kids est une application « de discussion vidéo et de messages conçue pour que les enfants puissent contacter famille et amis validés par leurs parents », qui « contrôlent entièrement la liste de contacts », explique le groupe dans un communiqué.

Dans cette version, « il n’y a pas de publicités, pas d’achats intégrés », précise Facebook, qui accompagne ce lancement d’un luxe de précautions quant à la sécurité des enfants et à la protection de leur vie privée.

« Nous voulons être sûrs que les usages de la technologie par nos enfants sont positifs, sûrs et adaptés à leur âge », affirme le groupe basé en Californie (ouest), qui prend soin de préciser que l’application est conforme à la réglementation sur la protection des enfants sur internet.

Messenger Kids n’est disponible pour l’instant que sur les appareils de la marque Apple et seulement aux Etats-Unis, dit encore Facebook, qui précise qu’elle sera ensuite proposée via les boutiques en ligne d’applications d’Amazon et de Google.

Concrètement, une fois l’application téléchargée, les parents créent un compte Messenger Kids pour leur enfant via leur propre compte Facebook, puis autorisent ou non les contacts à figurer dans la liste de leur enfant.

La version classique de Messenger revendique plus d’un milliard d’utilisateurs.

Les entreprises marchent sur des œufs quand il s’agit de proposer des produits technologiques à destination des plus jeunes, les autorités et les associations de protection de l’enfance étant aux aguets sur ce sujet.

Début octobre, le fabricant de jouets Mattel a notamment renoncé à commercialiser une enceinte connectée destinée aux enfants à la suite d’une fronde d’associations et de parlementaires américains.

Mi-octobre, un groupe d’associations américaines avaient pointé du doigt les montres connectées pour enfants, affirmant qu’elles pouvaient rendre ces derniers vulnérables à des pirates informatiques ou des criminels.

En Allemagne, c’est la poupée connectée « Mon amie Cayla » qui avait été interdite à la vente en février. Les autorités avaient estimé que ce jouet pouvait espionner les enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 14h08)                

Les États-Unis se retirent d’un Pacte mondial pour aider les migrants et les réfugiés

décembre 3, 2017

 

Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations-Unies, à la tribune lors d’une réunion d’urgence le 29 novembre 2017, à New York / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Drew Angerer

Les Etats-Unis ont ajouté un nouveau secteur, celui des migrants et réfugiés, à une longue liste de projets ou d’accords internationaux dont Donald Trump a décidé de retirer son pays au grand dam des partisans du multilatéralisme.

« La mission américaine auprès de l’ONU a informé son secrétaire général que les Etats-Unis mettaient fin à leur participation au Pacte mondial sur la migration », a annoncé samedi soir dans un communiqué l’administration Trump.

En septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU avaient adopté à l’unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants qui vise à améliorer à l’avenir leur gestion internationale (accueil, aide aux retours…).

Sur la base de cette Déclaration, le Haut commissaire aux Réfugiés a été mandaté pour proposer un Pacte mondial sur les migrants et réfugiés dans son rapport annuel à l’Assemblée générale en 2018. Ce Pacte doit reposer sur deux axes: définition d’un cadre des réponses à apporter à la problématique et programme d’actions.

« La Déclaration de New York comprend plusieurs dispositions qui sont incompatibles avec les politiques américaines d’immigration et de réfugiés et les principes édictés par l’Administration Trump en matière d’immigration », a expliqué dans un communiqué la mission des Etats-Unis auprès de l’ONU, sans dire lesquelles.

« En conséquence, le président Trump a décidé l’arrêt de la participation des Etats-Unis à la préparation du Pacte qui vise à obtenir un consensus à l’ONU en 2018 », a-t-elle ajouté.

Depuis son entrée en fonctions en janvier, le républicain Donald Trump a souvent entrepris de défaire les engagements de son prédécesseur démocrate Barack Obama. Plusieurs mesures ont déjà visé le secteur de l’immigration aux Etats-Unis.

– ‘Abdication’ –

« L’Amérique est fière de son héritage en matière d’immigration et de son leadership dans le soutien aux populations migrantes et réfugiées à travers le monde », a souligné dans le communiqué l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Mais « l’approche mondiale de la Déclaration de New York est juste incompatible avec la souveraineté américaine », a-t-elle expliqué.

« Nos décisions sur les politiques d’immigration doivent toujours être prises par les Américains et les seuls Américains », a insisté Nikki Haley, fidèle de Donald Trump et au rang de ministre aux Etats-Unis.

« Les migrations sont un problème mondial qui réclame une réponse mondiale », a rétorqué dans un communiqué le président en exercice de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajcak, en déplorant la décision américaine. « Et le multilatéralisme reste le meilleur moyen pour faire face à des défis mondiaux », a-t-il ajouté.

« Nous regrettons la décision mais il y a encore plein de temps pour un ré-engagement américain », a déclaré dimanche Farhan Aziz Haq, un porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en évoquant le début des négociations formelles attendu en février.

Pour Amnesty International, le retrait américain équivaut à « une abdication dévastatrice de responsabilité dans les plus grandes crises de réfugiés au monde ».

La première année de présidence de Donald Trump a déjà été marquée par plusieurs retraits d’accords internationaux ou de projets d’accords impliquant plusieurs pays du monde.

Au risque de l’isolement, les Etats-Unis, première puissance mondiale, sont devenus le seul pays à ne plus vouloir faire partie de l’Accord de Paris (2015) visant à limiter le réchauffement climatique de la planète. Washington a aussi décidé récemment de se retirer de l’Unesco, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, que Donald Trump juge peu favorable à Israël.

Dans un autre domaine, la lutte contre la prolifération nucléaire, le président américain ne reconnait plus que l’Iran respecte un accord international de 2015 visant à garantir le caractère pacifique de son programme atomique. Cette position est un premier pas vers une possible fin pour cet accord.

Le retrait américain du projet de Pacte mondial sur les migrations intervient alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a multiplié en novembre les réunions sur la question migratoire. Après la crise des migrants et réfugiés cherchant à gagner l’Europe, le sujet a repris de l’acuité avec l’exode massive depuis août de Rohingyas de Birmanie vers le Bangladesh et des informations sur l’existence de marchés d’esclaves en Libye.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 21h53)                

États-Unis: l’enquête du FBI se rapproche de la Maison Blanche, Trump contre-attaque

décembre 3, 2017

James Comey, le 8 septembre 2016 à Washington et Donald Trump, photographié le 13 janvier 2017 à New York / © AFP/Archives / Drew Angerer, Jim WATSON

Donald Trump a lancé dimanche une violente contre-attaque contre le FBI, après son faux pas de la veille laissant entendre qu’il savait de longue date que son ancien conseiller à la sécurité nationale, inculpé dans l’affaire russe, avait menti à la police fédérale.

« Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey », s’est défendu Donald Trump au petit matin, dans le premier d’une salve de tweets critiquant la police fédérale avec une virulence inédite pour un président américain.

Lors d’une audition sous serment début juin devant le Sénat, l’ancien directeur du FBI James Comey –brutalement limogé par le président– avait affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn.

Ce dernier a plaidé coupable vendredi d’avoir notamment menti aux enquêteurs, plongeant le premier cercle de l’entourage de Donald Trump au coeur de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016 et une possible entente entre l’équipe de l’homme d’affaires et le Kremlin.

Or dans un tweet qui a fait sensation, le président a écrit samedi: « J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI », laissant entendre par cette formulation qu’il était au courant des mensonges quand il avait demandé, selon James Comey, au patron du FBI d’abandonner l’enquête.

L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite affirmé aux médias que c’est lui qui avait rédigé ce message pour dédouaner le président. La Maison Blanche a par le passé souligné que les tweets de Donald Trump avaient valeur de communiqués officiels.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, membre de la puissante commission du Renseignement au coeur de l’enquête russe, n’a pas été convaincue par ces arguments: « Je pense que ce qui est en train de se dessiner est un cas d’entrave à la justice », a-t-elle affirmé sur la chaîne NBC.

– ‘Réputation en lambeaux’ –

S’appuyant ensuite sur la nouvelle, tombée samedi, qu’un des principaux enquêteurs du FBI chargés du dossier russe –et précédemment de l’enquête sur les courriels de Hillary Clinton, classée sans suite– avait été écarté du dossier après des messages le critiquant, Donald Trump a lancé plusieurs violents coups de boutoir contre la police fédérale.

« Après des années de Comey, avec l’enquête bidon et malhonnête sur Clinton (et plus), à la tête du FBI, sa réputation est en lambeaux – la pire de l’Histoire! Mais n’ayez crainte, nous lui rendrons sa grandeur », a poursuivi le président américain.

L’enquête sur les courriels de Hillary Clinton avait secoué la campagne présidentielle de 2016, motivant Donald Trump et ses supporteurs, dont Michael Flynn, à demander, aux cris de « Enfermez-la », qu’elle soit condamnée et emprisonnée. En vain.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », a encore asséné le président, à propos de cet enquêteur, Peter Strzok, l’un des plus expérimentés dans les services de contre-espionnage du FBI et qui a été, cet été, réassigné aux ressources humaines, selon le New York Times.

– ‘Très haut responsable’ –

Washington avait été secoué vendredi matin par la nouvelle que Michael Flynn avait plaidé coupable notamment d’avoir menti sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis puis accepté de coopérer avec la justice.

M. Flynn a surtout confirmé à l’accusation avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle qui n’est autre, selon plusieurs médias américain, que Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Puisqu’ils sont intervenus après la victoire de l’homme d’affaires en novembre 2016, ces contacts avec l’ambassadeur de Russie ne confortent pas la thèse d’une concertation entre Moscou et l’entourage du candidat pour influencer le scrutin.

Mais Michael Flynn pourrait fournir de nouvelles informations aux enquêteurs. Et si Robert Mueller parvenait à prouver une collusion avec la Russie ou une entrave à la justice –comme le laisse entendre le témoignage de James Comey– une procédure de destitution ne pourrait être exclue pour le 45e président des Etats-Unis.

– Réforme fiscale éclipsée –

Samedi, Donald Trump avait toutefois assuré n’être pas inquiet de ce que pourrait révéler Michael Flynn et réaffirmé qu’il n’y avait eu « aucune collusion » de son équipe de campagne avec la Russie lorsqu’il briguait la Maison Blanche.

Il avait alors bien tenté de maintenir l’attention sur la réforme fiscale adoptée la veille au Sénat, première grande victoire législative républicaine depuis son arrivée à la Maison Blanche, à même de faire oublier l’échec cuisant de la réforme de la santé.

Mais ses déclarations et l’avalanche de tweets éclipsaient largement dimanche cette refonte historique du code des impôts.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 16h49)

États-Unis: un enquêteur du FBI écarté du dossier russe après des messages anti-Trump

décembre 2, 2017

 

Washington – Un des agents les plus expérimentés du FBI, soupçonné d’avoir écrit des messages critiquant Donald Trump, a été écarté de l’enquête sensible sur l’ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine, a déclaré samedi le bureau du procureur spécial chargé de l’affaire russe.

Chef adjoint du contre-espionnage au sein de la police fédérale, Peter Strzok était jusqu’à cet été en première ligne dans l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de la Russie et des soupçons d’entente entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et le Kremlin, selon le Washington Post et le New York Times.

 « Immédiatement après avoir appris ces accusations, le bureau du procureur spécial a écarté Peter Strzok de l’enquête », a confirmé à l’AFP un porte-parole des services de Robert Mueller, Peter Carr.

Cette révélation survient à un moment délicat pour l’enquête, au lendemain de l’annonce de l’inculpation de l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, qui a reconnu avoir menti aux agents du FBI et accepté de coopérer avec la justice.

Peter Strzok « est considéré comme l’un des enquêteurs les plus expérimentés et fiables du contre-espionnage du FBI », écrit le New York Times. Il a également participé à l’enquête sur les courriels de Hillary Clinton, durant la campagne présidentielle de 2016.

Or Peter Strzok entretenait à cette époque une liaison avec une avocate du FBI, selon le Washington Post. Tous deux auraient alors échangé des textos dénotant un parti pris contre Donald Trump et d’autres apparemment favorables à propos de son adversaire démocrate Hillary Clinton.

« M. Strzok a été réassigné cet été, passant de l’enquête de M. Mueller au service des ressources humaines du FBI, où il est resté depuis », précise le New York Times.

Les deux grands quotidiens s’appuient chacun sur plusieurs sources anonymes.

Romandie.com avec(©AFP / 02 décembre 2017 20h24)                                            

L’enquête russe se rapproche de Trump, son ex-conseiller Flynn inculpé

décembre 1, 2017

Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, quitte la cour fédérale, le 1er décembre 2017 à Washington / © AFP / Brendan Smialowski

L’affaire russe a connu vendredi un spectaculaire coup d’accélérateur avec l’inculpation de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui a reconnu avoir menti au FBI et accepté de coopérer avec la justice.

La vaste enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016 – et l’entente présumée entre des proches de M. Trump et Moscou – fait peser une lourde épée de Damoclès au-dessus du 45e président des États-Unis.

Michael Flynn , ex-directeur du renseignement militaire américain, a plaidé coupable en milieu de matinée, devant un juge fédéral à Washington, d’avoir notamment fait de fausses déclarations aux enquêteurs sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie, Sergueï Kisliak.

Selon les documents d’accusation, dont il a confirmé la véracité de sa signature, M. Flynn a ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle. Il s’agirait de Jared Kushner, le gendre de M. Trump, selon Buzzfeed et le Washington Post.

Ces révélations ont mis en ébullition la capitale fédérale américaine et fait chuter Wall Street. Le Dow Jones a baissé de plus de 1%, avant de réduire ses pertes.

Quelles informations cet homme de 58 ans aux traits sévères s’est-il engagé à livrer aux enquêteurs ? Jusqu’où ira-t-il pour échapper à la prison ? Mettra-t-il directement en cause des proches de Donald Trump, voire le président lui-même ?

Debout à la barre, entouré de deux de ses avocats, M. Flynn a répondu d’un ton calme aux questions du magistrat Rudolph Contreras qui lui a signifié qu’il encourait cinq ans de réclusion.

« Les actions que j’ai admises aujourd’hui devant le tribunal constituent une grave erreur », a-t-il ensuite écrit dans un communiqué. « J’accepte l’entière responsabilité de mes actions ».

– ‘Enfermez-la !’ –

Par ses omissions et fausses déclarations, M. Flynn est accusé d’avoir « entravé » l’enquête ultrasensible du FBI.

Il aurait demandé à l’ambassadeur Kisliak que Moscou réagisse avec retenue aux sanctions prises par l’administration Obama contre les piratages informatiques russes pour influer sur le scrutin présidentiel.

Michael Flynn se voit par ailleurs reprocher d’avoir dissimulé qu’il a tenté d’influencer un vote du Conseil de sécurité des Nations unies sur la colonisation menée par Israël. Ces manoeuvres devaient affaiblir l’action de Barack Obama, à l’époque encore président des Etats-Unis.

Au final toutefois, les révélations vendredi n’ont pas conforté la thèse d’une concertation entre les Russes et l’entourage de Donald Trump pour truquer l’élection.

Ancien général, Michael Flynn est connu pour son indulgence avec la Russie et sa ligne très dure face à l’extrémisme islamique. Durant la campagne, il encourageait avec virulence les foules à crier « Enfermez-la ! » à chaque évocation de la démocrate Hillary Clinton.

Il avait été poussé à la démission moins d’un mois après sa nomination à la Maison Blanche.

Le gouvernement Trump a immédiatement tenté de minimiser le rôle de M. Flynn.

« Rien dans le plaider coupable ou les chefs d’inculpation n’implique d’autres personnes que M. Flynn », a indiqué Ty Cobb, l’avocat de la Maison Blanche.

Au Congrès, les élus démocrates insistaient sur le fait que les investigations avaient désormais franchi le cercle rapproché du président.

« Quand son propre conseiller à la sécurité nationale est trouvé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec les Russes, on peut s’attendre à de nouveaux développements », a commenté Mark Warner, membre de la commission du Renseignement.

Ce rebondissement de taille assombrit ce qui s’annonçait comme une journée de victoire pour M. Trump avec le vote probable par le Sénat de sa grande réforme fiscale.

– ‘Un homme bien’ –

L’ancien homme d’affaires de New York a toujours réfuté la moindre « collusion » avec la Russie, dénonçant une « chasse aux sorcières » orchestrée par ceux qui refuseraient d’accepter sa victoire.

La relation entre Donald Trump et Michael Flynn fait l’objet d’une attention toute particulière depuis l’éviction brutale en mai du patron du FBI James Comey par le président.

Dans une audition début juin devant le Sénat qui avait sonné comme un coup de tonnerre à travers les Etats-Unis, ce dernier a en effet affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d’enterrer une enquête visant Michael Flynn.

« J’espère que vous pourrez trouver une façon d’abandonner cela, de lâcher Flynn. C’est un homme bien », aurait dit le président à M. Comey en tête à tête le 14 février.

M. Comey a réagi vendredi à l’inculpation de Flynn avec une métaphore biblique pleine d’ironie. « Que le droit jaillisse comme une source, la justice comme un torrent intarissable », a-t-il écrit sur Instagram, en citant le livre d’Amos.

M. Flynn est la quatrième personne proche de M. Trump mise en cause dans cette enquête menée par Robert Mueller qui, contrairement à un simple procureur fédéral, dispose d’une plus grande latitude d’action et d’une indépendance renforcée.

Une première vague d’inculpations avait eu lieu fin octobre avec la mise en accusation de Paul Manafort, l’ex-directeur de son équipe de campagne et Richard Gates. Un troisième, George Papadopoulos, a plaidé coupable d’avoir menti aux enquêteurs du FBI et accepté de collaborer avec les enquêteurs.

Romandie.com avec(©AFP / 01 décembre 2017 23h10)