Posts Tagged ‘Etats-Unis’

États-Unis: Trump appelle à s’occuper du dossier nord-coréen « rapidement »

juin 26, 2017

Washington – Le président américain Donald Trump a appelé lundi depuis la Maison Blanche à s’occuper « rapidement » du dossier nord-coréen et de la menace que représente ses programmes nucléaire et balistique.

« Le régime nord-coréen est la source d’énormes problèmes et c’est quelque chose dont il faudra s’occuper, et il faudra probablement s’en occuper rapidement », a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, au côté du Premier ministre indien Narendra Modi

Le président américain a remercié le dirigeant indien pour avoir « mis en place de nouvelles sanctions contre le régime nord-coréen », qui poursuit son programme d’armement pourtant interdit par l’ONU.

L’administration Trump a récemment agité l’idée d’une action militaire contre la Corée du Nord, qui multiplie les essais de missiles balistiques au mépris des sanctions internationales.

Aux yeux du chef du Pentagone Jim Mattis, Pyongyang représente « la menace la plus urgente et la plus dangereuse ».

Et Donald Trump a fait de l’arrêt des programmes nord-coréens l’une de ses priorités, en espérant beaucoup que la Chine, alliée du régime communiste, parvienne à calmer son turbulent voisin.

Le dossier s’est compliqué par la mort la semaine dernière d’Otto Warmbier, étudiant américain rapatrié aux Etats-Unis dans le coma après 18 mois de détention en Corée du Nord.

Donald Trump a qualifié cette affaire de « scandale absolu », Pyongyang fustigeant en retour une « campagne de diffamation » américaine.

La Corée du Nord sera également au menu d’une rencontre à Washington cette semaine entre le nouveau président sud-coréen Moon Jae-In, favorable au dialogue avec le Nord, et Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juin 2017 00h25)                                            

Un boulanger anti-mariage gay devant la justice américaine

juin 26, 2017

La Cour suprême des Etats-Unis, à Washington, le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

La Cour suprême des Etats-Unis a annoncé lundi qu’elle examinerait une affaire emblématique concernant un boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau de mariage au motif que le couple convolant était homosexuel, ce qui heurtait selon lui ses convictions religieuses.

Ce dossier sensible est considéré par les experts comme d’une portée spéciale, car il oppose deux principes particulièrement importants aux yeux des Américains: la liberté confessionnelle et l’interdiction de la discrimination sexuelle.

La haute cour a accepté d’ajouter ce dossier au calendrier de sa session d’audiences débutant en octobre, au jour du deuxième anniversaire de son arrêt historique par lequel elle avait légalisé le mariage gay sur l’ensemble du territoire américain.

Dans cette affaire s’opposent la boulangerie, nommée Masterpiece Cakeshop, et le Comité des droits civiques de l’Etat du Colorado.

Accepter de confectionner la pièce montée du mariage « serait déplaire à Dieu », avait affirmé le pâtissier en refusant d’assurer la commande.

« Ce qui est en jeu est bien plus qu’un gâteau », a commenté lundi l’ACLU, la grande organisation de défense des libertés, qui s’oppose au boulanger.

« Si un commerce se veut ouvert au public, alors il doit l’être pour tout le monde », a-t-elle ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 22h36)                

Etats-Unis: des sites gouvernementaux piratés par des messages pro-EI

juin 26, 2017

Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, le 13 mai 2017 à New York / © AFP/Archives / KENA BETANCUR

Plusieurs sites internet gouvernementaux des Etats américains de l’Ohio et du Maryland ont dû être fermés dimanche en raison d’un piratage ayant entraîné l’affichage de messages en faveur du groupe Etat islamique.

Le site du gouverneur de l’Ohio, John Kasich, figure parmi les sites affectés.

Un message promettant de se venger du président américain Donald Trump a été posté sur ces sites internet par un groupe s’appelant ‘Team System DZ’.

« Trump, vous serez tenu pour responsable, vous et votre peuple, pour chaque goutte de sang versée dans les pays musulmans », disait le message, avant d’ajouter « J’aime l’Etat islamique ».

Ces slogans, écrits en lettres dorées sur fond noir, affichaient également la profession de foi musulmane en lettres blanches en arabe.

Celui posté sur le site du gouverneur Kasich diffusait aussi un appel à la prière.

Un site du comté de Howard, dans le Maryland, situé à plusieurs kilomètres de Washington DC, a aussi été touché.

Certains sites étaient toujours hors service en début de journée lundi, tandis que le site du gouverneur Kasich, http://www.gouvernor.ohio.gov, a été remis en service.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h20)                

New York: une Gay Pride sous le signe des anti-Trump

juin 25, 2017

Gay Pride à San Francisco, le 25 juin 2017 / © AFP / Josh Edelson

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche pour la Gay Pride de New York sous une mer de drapeaux arc-en-ciel, avec l’opposition à Trump et la défense des transsexuels comme grandes causes du moment.

Pour la 48e année consécutive, des milliers de participants, à pied, en moto ou juchés sur des camions descendaient la 5e Avenue sous les applaudissements d’une foule compacte et joyeuse, pour une marche de 3 kilomètres depuis les gratte-ciels de Midtown jusqu’à Greenwich Village, où le mouvement pour les droits des homosexuels est né après les émeutes de Stonewall en 1969.

Alors qu’à Istanbul, les participants à la Gay Pride étaient dispersés par la police qui tirait avec des balles en caoutchouc, dans la première des métropoles américaines la marche est une véritable institution.

Sous un grand soleil, des centaines de policiers et de nombreux élus, dont le maire Bill de Blasio, le gouverneur de l’Etat de New York Mario Cuomo ou le sénateur Chuck Schumer, tous démocrates, ont marché tout sourire aux côtés de participants volontiers très dénudés.

En juin 2015, la marche célébrait la légalisation du mariage homosexuel. En juin 2016, c’était le deuil après le massacre de la discothèque gay d’Orlando, en Floride. Cette année, de nombreux cortèges marchaient en brandissant les pancartes « Resist » des opposants à Trump, dénonçant la nouvelle administration et ses projets législatifs – notamment l’abrogation de la loi santé Obamacare – et la remise en cause des droits des transsexuels.

Ainsi, Gavin Grimm, le lycéen transsexuel dont la plainte pour pouvoir utiliser les toilettes pour garçons de son école est au coeur de la « bataille des toilettes », emmenait le cortège de l’American Civil Liberties Union (Aclu), la puissante organisation de défense des libertés individuelles, désignée « grand marshal » du défilé.

Si la récente décision de la Cour suprême de demander aux tribunaux de rejuger cette affaire après une décision favorable en appel est « malheureuse » et « décevante », « ce n’est qu’un obstacle dans un combat dont nous savions tous qu’il serait long », a-t-il indiqué à l’AFP.

Aux premiers rangs de l’Aclu figurait l’ancienne analyste de l’armée américaine qui avait transmis de milliers de documents confidentiels à WikiLeaks et entamé en prison un changement de sexe, Chelsea (ex Bradley) Manning. « J’ai perdu ma voix d’avoir tant crié », a-t-elle tweeté.

Si de nombreux participants étaient clairement opposés à Trump, beaucoup soulignaient aussi ne pas vouloir faire de cette marche un évènement politique.

« L’administration actuelle est une abomination », affirme Cara Lee Sparry qui, sur sa moto, a déjà participé à une dizaine de Gay Pride. « Mais être entourée par des centaines et des milliers de gens qui crient pendant des heures, c’est incroyable, on ne peut pas faire mieux! »

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2017 23h20)

États-Unis: Des centaines de personnes aux obsèques de l’étudiant américain Otto Warmbier

juin 22, 2017

Chicago – Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi dans le nord des Etats-Unis pour les obsèques d’Otto Warmbier, l’étudiant américain rapatrié la semaine dernière dans le coma après 18 mois de détention en Corée du Nord.

Environ 2.500 personnes, selon les médias locaux, dont de nombreux jeunes très émus, ont assisté à la cérémonie dans l’ancien lycée de l’étudiant, décédé lundi à 22 ans. Au son de la cornemuse, des proches ont porté son cercueil jusqu’au corbillard qui l’a emmené dans un cimetière de sa ville natale de Cincinnati, dans l’Ohio, où il a été inhumé.

Les rues étaient ornées de rubans blancs et bleus, couleurs de son lycée, d’où il était sorti diplômé en 2013 et situé dans la petite ville de Wyoming (8.000 habitants), également dans l’Ohio. Des drapeaux américains et des messages de soutien étaient visibles sur le passage du cortège funéraire.

Toute la ville retenait son souffle pendant sa détention en Corée du Nord, a confié une conseillère pédagogique de son ancien lycée à la chaîne CNN.

Le jeune homme, brillant, populaire et promis à un grand avenir « allait enflammer le monde, c’est ce qui fait que cette perte est si lourde », a dit Cynthia Meis.

Condamné en 2016 par la justice nord-coréenne à 15 ans de travaux forcés pour le vol d’une affiche de propagande, Otto Warmbier avait été rapatrié le 13 juin souffrant de graves lésions cérébrales. Les origines de son coma profond restent mystérieuses.

Sa mort a accentué les tensions déjà fortes entre Washington et Pyongyang, sur fond de course à l’armement du régime communiste.

Donald Trump a dénoncé un « régime brutal », se disant déterminé à « empêcher que des innocents ne subissent de telles tragédies » alors que trois Américains sont toujours détenus en Corée du Nord.

Après une réunion ministérielle mercredi entre les Etats-Unis et la Chine, alliée de Pyongyang au Conseil de sécurité, le chef du Pentagone Jim Mattis a rendu hommage au jeune homme, estimant que sa mort « dépassait l’entendement » et soulignant la « frustration du peuple américain par rapport à un régime qui provoque et provoque et provoque ».

S’adressant aux journalistes avant les funérailles, le sénateur de l’Ohio Rob Portman a dénoncé les conditions « épouvantables » de détention d’Otto Warmbier en Corée du Nord. « Il n’aurait jamais dû être arrêté », a-t-il déclaré. « Les Nord-Coréens doivent rendre des comptes ».

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2017 22h03)                                            

États-Unis: Abroger « Obamacare », promesse de Trump, divise la majorité républicaine

juin 22, 2017

Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 22 juin 2017 / © AFP / NICHOLAS KAMM

Les alliés de Donald Trump sont repartis à l’offensive jeudi pour tenter d’abroger partiellement « Obamacare », la loi emblématique sur la santé de Barack Obama. Mais des conservateurs ont immédiatement annoncé leur opposition, menaçant de torpiller la réforme.

Après un passage de justesse en mai dernier à la Chambre des représentants, le projet républicain de réforme du système de santé doit franchir l’obstacle du Sénat, où la majorité républicaine est mince, avec 52 sièges sur 100.

Or le texte adopté par la Chambre est « dur » voire « méchant », selon le terme employé par le président américain, qui avait pourtant apporté un soutien sans équivoque à l’époque.

Jeudi matin, les chefs républicains du Sénat ont donc dévoilé une version légèrement amendée, censée ramener au bercail les élus modérés hésitants. L’objectif est de voter en fin de semaine prochaine.

Mais quatre sénateurs conservateurs, dont Ted Cruz et Rand Paul, ont fait savoir que cette nouvelle mouture n’était guère qu’un « Obamacare light », puisque certains pans de la loi de 2010 survivraient, notamment des subventions. Ils se sont toutefois dits prêts à négocier.

Le projet supprimerait l’obligation de s’assurer instaurée par Obamacare, au nom de la liberté individuelle. Des impôts et taxes créés pour financer la loi de 2010 seraient abrogés. Et les aides fédérales au système de santé seraient progressivement réduites, notamment à partir de 2021 pour l’assurance publique destinée aux plus pauvres, Medicaid, qui assure un Américain sur cinq.

« Il est temps d’agir car Obamacare est une attaque contre la classe moyenne », a déclaré le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, dénonçant le coût du système actuel.

« Obamacare est un désastre », a répété Donald Trump, en admettant qu’un peu de « négociations » était encore nécessaire.

– Réduire les coûts –

Des concessions ont été introduites pour décrocher le soutien des républicains modérés.

Il n’est plus question de permettre aux assureurs de faire payer plus aux personnes ayant des antécédents médicaux. Et les aides individuelles, bien que fortement réduites par rapport à Obamacare, le sont moins que ce que les républicains envisageaient au départ.

En revanche, nombre de réglementations actuelles disparaîtraient bel et bien, notamment l’obligation absolue et nationale de couvrir dix catégories de soins, dont la maternité ou l’hospitalisation. Pour les conservateurs, les assurés doivent pouvoir souscrire une couverture allégée, moins chère, s’ils le souhaitent, au lieu de payer pour des services dont ils n’ont pas besoin. C’est la condition, selon eux, pour faire baisser les coûts extravagants du système de santé américain.

Dans cette affaire, la négociation se déroule de facto entre républicains.

L’arbitre pourrait bien être le Bureau du budget du Congrès (CBO), qui doit estimer la semaine prochaine le nombre de personnes risquant de perdre leur couverture à cause de la réforme. Le CBO avait estimé que 51 millions de personnes de moins de 65 ans, sur 280, vivraient sans couverture en 2026 si la loi de la Chambre était adoptée… contre 28 millions d’aujourd’hui, un retour en arrière inacceptable pour les modérés.

Aux Etats-Unis, les plus de 65 ans sont couverts par une assurance publique (Medicare), et la moitié des Américains le sont par leur employeur. Les plus pauvres ont Medicaid, et le reste, entrepreneurs, salariés de petites entreprises ou encore clandestins, doivent s’assurer seuls. Obamacare les aidait à le faire.

Les démocrates, minoritaires, ne peuvent guère que dénoncer une réforme profitant aux plus fortunés, tandis que des millions de pauvres seraient boutés hors du gigantesque programme Medicaid, pilier de la protection sociale américaine dans le viseur de la droite.

« Cela donne une énorme baisse d’impôts aux riches, à l’industrie pharmaceutique et au secteur des assurances, sur le dos des soins de tout le monde », a dénoncé Barack Obama dans un long texte sur sa page Facebook.

En cas d’adoption, la Chambre et le Sénat devront harmoniser leurs versions, et revoter.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2017 23h27)                

Une montre de Jackie Kennedy vendue pour 379.500 dollars

juin 21, 2017

Une montre Cartier offerte en cadeau à Jackie Kennedy, accompagnée d’un tableau peint par la légendaire Première dame, exposés le 20 juin 2017 à New York / © AFP / TIMOTHY A. CLARY

Une montre Cartier offerte en cadeau à Jackie Kennedy, accompagnée d’un tableau peint pour l’occasion par la légendaire Première dame, a été vendue mercredi aux enchères à New York pour 379.500 dollars, bien au-delà des estimations, a indiqué la maison Christie’s.

La valeur de cette montre en or de 18 carats, style tank et bracelet lézard, avec le tableau peint de la main de la plus emblématique des Premières dames américaines, avait été initialement estimée entre 60.000 et 120.000 dollars.

L’histoire de cette montre et de ce tableau évoque l’âge d’or des Kennedy: c’est le prince d’origine polonaise Stanislaw « Stas » Radziwill, mari de Caroline Bouvier, la soeur de Jackie, qui l’offre à la femme du président en février 1963, pour marquer la « marche des 50 miles », soit 80 kilomètres, organisée par Kennedy en Floride pour encourager les Américains à se maintenir en forme.

En remerciement, Jackie, peintre à ses heures, donnera à son beau-frère un tableau de sa composition, où on le voit marcher en compagnie de Chuck Spalding, un ami du président, lors de cette marche, explique John Reardon, responsable international des montres chez Christie’s.

Gravée au dos de la montre, une inscription: « De Stas à Jackie, 23 février 1963, de 02H05 à 21H35 » – correspondant aux heures de début et de fin de cette fameuse marche.

Une dédicace similaire figure au bas du tableau: « 23 février 1963, 02H05 à 21H35/Jackie à Stas avec amour et admiration ».

Le 35e président des Etats-Unis devait mourir assassiné quelques mois plus tard, le 22 novembre 1963.

Les Kennedy « aimaient beaucoup s’offrir des cadeaux et celui-ci était sans doute l’un des plus généreux offerts par le prince Stas Radziwill », selon M. Reardon. « Sur beaucoup des photos les plus célèbres (de Jackie Kennedy, ndlr), on peut la voir porter cette montre Cartier au poignet ».

L’identité de l’acquéreur n’a pas été divulguée, mais plus d’une douzaine d’acheteurs américains, européens et asiatiques avaient manifesté leur intérêt pour cette montre avant l’adjudication, qui s’est conclue en trois minutes, selon Christie’s.

Remariée en 1968 au magnat grec Aristotle Onassis, Jackie Kennedy est morte en 1994 à Manhattan, à l’âge de 64 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2017 23h34)                

USA: un policier poignardé dans un aéroport, possible « acte terroriste » (médias)

juin 21, 2017

Chicago – Un policier a été poignardé mercredi à l’aéroport américain de Flint, dans le Michigan (nord), ont indiqué des sources officielles, les médias évoquant une possible piste « terroriste ».

Le policier a été poignardé à plusieurs reprises par un homme qui a crié « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand »), selon la chaîne américaine NBC News, qui a également indiqué que l’incident était traité comme « un acte de terrorisme ».

La police fédérale FBI a indiqué dans un communiqué qu’il était « encore trop tôt pour déterminer la nature des supposés propos (rapportés par les médias, ndlr) et s’il s’agit ou non d’un acte de terrorisme ».

« D’après les informations dont nous disposons à ce stade, nous pensons qu’il s’agit d’un incident isolé », a poursuivi le FBI.

Le policier blessé se trouve dans un état stable et l’aéroport Bishop International a été évacué, selon la police locale.

« Le suspect a été interpellé et est actuellement interrogé », ont précisé les responsables de l’aéroport dans un communiqué.

Selon des responsables policiers cités par NBC, le suspect est originaire du Québec et possède un passeport canadien.

L’aéroport de Flint a rapporté l’incident à 9H00 (13H00 GMT).

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2017 20h22)

États-Unis: Décès de l’étudiant libéré par Pyongyang, Trump dénonce un « régime brutal »

juin 20, 2017

L’étudiant américain Otto Warmbier (au premier plan), sur une photo diffusée le 1er mars 2016 par l’agence officielle nord-coréenne KCNA / © KCNA/AFP/Archives / Handout

L’étudiant américain Otto Warmbier, rapatrié le 13 juin dans le coma après 18 mois de détention en Corée du Nord, est décédé lundi, le président Donald Trump dénonçant un régime nord-coréen « brutal », dont les relations avec les Etats-Unis sont déjà extrêmement tendues.

« Beaucoup de choses terribles se sont passées. Mais au moins nous l’avons ramené chez lui pour qu’il soit avec ses parents », a déclaré le président américain peu après l’annonce, par la famille, de la mort du jeune homme de 22 ans.

Dans un communiqué, il a souligné sa détermination « à empêcher que des innocents ne subissent de telles tragédies aux mains de régimes qui ne respectent pas l’Etat de droit ou la décence la plus élémentaire ».

Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a lui estimé dans un communiqué que la Corée du Nord était responsable de sa « détention » et a réclamé la libération des trois Américains encore derrière les barreaux du régime communiste.

La Chine a pour sa part déploré mardi la mort d’Otto Warmbier, appelant Washington et Pyongyang au dialogue pour résoudre leurs différends.

« Je crois qu’il s’agit d’une affaire malheureuse », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang. « Nous espérons que la Corée du Nord et les Etats-Unis la traiteront de manière appropriée ».

M. Tillerson et le chef du Pentagone Jim Mattis doivent recevoir mercredi deux des responsables chinois les plus importants afin d’approfondir le dialogue entre les deux premières puissances mondiales et tester la volonté chinoise sur le dossier nord-coréen.

– ‘Mauvais traitements’ –

« Entouré par sa famille qui l’aime, Otto est décédé aujourd’hui à 14H20 » (18H20 GMT), a écrit la famille d’Otto Warmbier.

Quand le jeune homme est revenu chez lui, à Cincinnati, dans l’Ohio (nord), il présentait de graves lésions cérébrales, selon ses médecins. « Il était incapable de parler, incapable de voir et incapable de réagir à des commandes verbales. Il semblait très mal à l’aise, presque angoissé », a rappelé sa famille lundi.

Mais « bien que nous ne n’allions plus jamais entendre sa voix, en une journée la contenance de son visage avait changé – il était en paix. Il était chez lui et nous pensons qu’il pouvait le sentir », ont ajouté ses parents Fred et Cindy.

Sa famille a dénoncé à nouveau « les mauvais traitements, atroces et barbares » que leur fils a subis selon eux en Corée du Nord, où il avait été arrêté en janvier 2016 pour avoir tenté de voler une affiche de propagande.

Son compagnon de voyage Danny Gratton est le seul Occidental à l’avoir vu être arrêté. « Otto n’a pas opposé de résistance. Il ne semblait pas avoir peur », a-t-il confié au Washington Post lundi.

Présenté à la presse étrangère quelques semaines après son arrestation, Otto Warmbier avait déclaré, en pleurs, avoir fait « la pire erreur de (sa) vie ».

Après l’annonce de son décès, l’agence de voyages Young Pioneer Tours, par laquelle Otto Warmbier s’était rendu à Pyongyang, a annoncé sur Facebook qu’elle renonçait à emmener des Américains en Corée du Nord. « Le risque pour les Américains visitant la Corée du Nord est trop élevé », a déclaré l’agence.

Venu en Corée du Nord dans le cadre d’un voyage organisé pour le Nouvel An, le jeune Américain avait été jugé en moins d’une heure et condamné à 15 ans de travaux forcés en mars 2016.

Peu après son procès, il avait plongé dans un coma dont les causes restent inconnues, selon ses médecins. Le type de lésions neurologiques dont il souffrait résulte d’ordinaire d’un arrêt cardio-respiratoire.

L’équipe médicale avait d’autre part démonté l’explication fournie par le régime nord-coréen en indiquant n’avoir pas relevé de trace de botulisme dans l’organisme du jeune homme.

Portant la veste de son fils sur ses épaules, Fred Warmbier avait exprimé son émotion et son indignation jeudi lors d’une conférence de presse, se disant « fier » de son fils, « qui s’est retrouvé chez un régime paria ces 18 derniers mois, maltraité et terrorisé ».

– Stratégie des otages –

La mort d’Otto Warmbier survient dans un contexte de tensions exacerbées entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sur le programme d’armement nucléaire que Pyongyang continue de développer.

Le régime communiste, qui a un piètre bilan en matière de droits de l’homme, est isolé sur la scène internationale en raison de ses ambitions militaires. La Corée du Nord a multiplié les tirs de missiles depuis le début de l’année, suscitant à chaque fois la colère de Washington et les condamnations de l’ONU.

Trois Américains sont toujours détenus en Corée du Nord, deux hommes qui enseignaient dans une université de Pyongyang financée par des groupes chrétiens étrangers et un pasteur Américano-Coréen accusé d’espionnage au profit de Séoul.

D’anciens détenus comme Kenneth Bae ont fait état de longues journées de labeur, de problèmes médicaux et d’abus psychologiques. Mais d’autres ont parlé de conditions de détention tolérables.

Reste à savoir si la mort de l’étudiant va porter un coup fatal à la stratégie nord-coréenne –bien huilée– des otages, qui servent de monnaie d’échange diplomatique.

Des spécialistes ont jugé improbable que Pyongyang ait délibérément fait plonger un ressortissant américain dans le coma.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2017 13h40)                

RDC : plus du tout de dollars pour les banques congolaises ordonne Washington

juin 17, 2017
Selon le journal Les Afriques – siège en Suisse, filiales au Maroc et en France – à la suite d’un rappel à l’ordre de la Réserve fédérale américaine, les banques européennes ont procédé à l’arrêt des transactions en dollars à destination des banques congolaises qui ne se conformeraient pas à la législation américaine en matière de transparence des capitaux.
« C’est effectivement un mouvement en marche », confirme à La Libre Afrique.be, une source bancaire. « La crainte de sanctions américaines l’emporte en effet sur les intérêts commerciaux des correspondants bancaires européens des banques congolaises » et ces derniers sont en train d’arrêter d’exécuter les opérations en dollars pour les banques congolaises concernées.
Un levier extraordinaire
« Les Américains ont la chance exceptionnelle d’avoir leur devise, le dollar, utilisé pour 80% des transactions dans le monde », a expliqué à La Libre Afrique.be une source professionnelle. « Cela leur donne le pouvoir extraordinaire de punir les banques dans le monde entier parce que toutes, à un moment ou à un autre, doivent travailler en dollars ». Ce levier a déjà été utilisé contre l’Iran ou le Soudan, par exemple. Il l’est aujourd’hui contre la RDC.
« Concrètement, poursuit cette source professionnelle, cela veut dire qu’une série de banques qui voulaient financer des projets en RDC, si elles ont une dimension internationale, doivent désormais se soumettre à l’injonction américaine. Maintenant, il faut savoir que les opérations avec ce pays sont toujours un peu difficiles. Depuis un an ou deux, il y avait une petite reprise et il y avait même eu des missions économiques belges. Mais tout a ralenti avec l’incertitude créée par l’absence d’élections », bien qu’elles soient exigées par la Constitution congolaise, et la fin du dernier mandat légal du président Joseph Kabila en décembre 2016.
La mesure constitue une forte pression sur le régime car elle est une lourde menace dans un pays comme la RDC où les trois quarts des grosses transactions sont effectuées en dollars et où beaucoup de biens – y compris alimentaires – sont importés.
Lalibreafrique.be par Marie-France Cros