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Mexique: le président élu ne veut pas « se battre » avec Trump à propos du mur

septembre 23, 2018

Le président élu mexicain Andres Manuel Lopez à Guadalajara le 18 septembre 2018 / © AFP/Archives / Ulises Ruiz

Le président élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a déclaré samedi qu’il ne voulait pas « se battre » avec Donald Trump à propos du mur que les Etats-Unis construisent à la frontière, mais qu’il était en quête d’un accord sur la question migratoire.

« Je ne veux pas aborder la question (du mur), je ne veux pas l’aborder parce que vous imaginez bien quelle est ma position », a expliqué M. Lopez Obrador à la presse lors d’un déplacement dans l’Etat de Sonora (nord), limitrophe avec les Etats-Unis.

« Nous allons les convaincre que le problème migratoire ne se résout pas en construisant des murs ou en utilisant la force, c’est un travail diplomatique fait de respect, nous n’allons pas nous battre avec le gouvernement des Etats-Unis, nous n’allons pas nous battre avec le président Donald Trump », a-t-il ajouté.

Vétéran de gauche, M. Lopez Obrador a remporté une large victoire lors de l’élection présidentielle du 1er juillet et doit prendre ses fonctions le 1er décembre.

Les autorités américaines ont annoncé samedi le début de la construction à El Paso, au Texas, d’un mur de plus de 5 mètres de haut, qui s’étendra sur une portion de près de 6,5 kilomètres de long.

« Je cherche à obtenir un bon accord, je veux convaincre, je veux expliquer quel est notre plan pour atténuer le phénomène migratoire », a ajouté « AMLO ».

La construction de ce mur le long de la frontière avec le Mexique pour stopper l’immigration illégale est l’une des promesses de campagne les plus controversées de Donald Trump. Au niveau législatif, elle reste pour l’instant au point mort, suscitant l’agacement du président américain.

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 11h11)

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Sanctions militaires: l’ambassadeur des États-Unis convoqué à Pékin

septembre 22, 2018

Pékin – L’ambassadeur des États-Unis à Pékin a été convoqué samedi au ministère chinois des Affaires étrangères, qui lui a remis « une protestation solennelle » à propos des sanctions américaines contre les achats d’armes russes par la Chine, a rapporté le Quotidien du peuple, l’organe du Parti communiste au pouvoir.

Washington a annoncé jeudi avoir sanctionné pour la première fois une entité étrangère pour avoir acheté des armes russes, à savoir une unité de l’armée chinoise qui a acquis des avions de chasse et des missiles sol-air. Pékin s’était déjà dit « indigné » vendredi par ces sanctions.

En réaction, l’ambassadeur des États-Unis, Terry Branstad, a été convoqué par le ministre adjoint des Affaires étrangères, Zheng Zeguang, a précisé le Quotidien du peuple dans son édition en ligne.

Washington a imposé des sanctions financières ciblées contre une unité-clé du ministère chinois de la Défense, Equipment Development Department, et son directeur, Li Shangfu, pour l’achat d’avions de combat Soukhoï Su-35 fin 2017 et d’équipement lié au système de défense antiaérienne russe S-400 début 2018.

Pékin avait appelé vendredi les Etats-Unis à les retirer, faute de quoi ils devront en « payer les conséquences ».

« Ce geste des États-Unis viole gravement les principes fondamentaux des relations internationales et nuit sérieusement aux relations entre les deux pays et leurs armées », avait déclaré Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Au même moment, Moscou, dont les relations avec Washington sont au plus bas sur fond de crise diplomatique majeure, a accusé Washington de menacer « la stabilité mondiale ».Ce nouveau bras de fer sino-américain intervient alors que les deux pays sont déjà aux prises avec une guerre commerciale et s’affrontent à coups de droits de douane sur leurs exportations mutuelles.

Romandie.com avec(©AFP / 22 septembre 2018 14h34)                                                        

États-Unis: l’aptitude de Trump à gouverner de nouveau mise en doute

septembre 22, 2018

Le président américain Donald Trump lors d’un rassemblement à Springfield, le 21 septembre 2018 dans le Missouri / © AFP / MANDEL NGAN

Donald Trump faisait face vendredi à une nouvelle polémique explosive sur sa capacité à gouverner, un haut responsable de l’administration ayant évoqué en 2017 la possibilité de le mettre à l’écart du pouvoir, selon des informations du New York Times que ce dernier dément fermement.

Au cœur de ces nouvelles révélations: Rod Rosenstein, numéro deux du ministère de la Justice qui supervise l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et le Kremlin.

Le New York Times s’appuie sur plusieurs sources, notamment des notes prises par des agents du FBI. Or l’un des auteurs de ces compte-rendus, Andrew McCabe, ex-directeur par intérim du FBI, n’a pas démenti leur contenu vendredi. « Il ignore comment un journaliste peut avoir obtenu ces notes », a simplement écrit son avocat, Michael R. Bromwich.

Selon le Washington Post, M. McCabe explique dans ses notes qu’en mai 2017, un Rod Rosenstein très inquiet après le limogeage choc du chef du FBI, James Comey, par le président américain, a suggéré devant témoins qu’il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du « chaos » régnant à la Maison Blanche.

Il aurait alors discuté d’une mise à l’écart de M. Trump, en activant une procédure encore jamais utilisée aux Etats-Unis, prévue par le 25e amendement de la Constitution en cas d’inaptitude du président à gouverner.

L’article du New York Times prend un écho particulier après plusieurs publications récentes qui décrivent une Maison Blanche dysfonctionnelle, où de hauts responsables vont jusqu’à contourner les ordres présidentiels: le livre du journaliste d’investigation Bob Woodward et la tribune d’un haut responsable anonyme de l’administration Trump.

Ce dernier texte, publié par le même New York Times, affirmait également que certains membres du cabinet avaient brièvement envisagé d’écarter Donald Trump de la présidence peu après son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2017.

– Plaisanterie? –

Rod Rosenstein, le numéro 2 de la Justice, à Washington, le 18 septembre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

Rod Rosenstein a catégoriquement nié vendredi estimer que Donald Trump n’était pas en mesure d’exercer ses fonctions.

« Je veux être clair sur ce point: sur la base de mes échanges personnels avec le président, il n’existe aucun fondement pour invoquer le 25e amendement de la Constitution », a-t-il écrit.

« L’article du New York Times est inexact et incorrect », a-t-il ajouté, dénonçant des « sources anonymes qui sont évidemment partiales contre le ministère ».

« Je n’ai jamais envisagé ou autorisé un enregistrement du président », a-t-il martelé dans un nouveau communiqué publié dans la soirée.

« Aucune des propositions de M. Rosenstein n’a apparemment abouti », souligne le New York Times. Mais « il a dit à M. McCabe qu’il pourrait parvenir à convaincre » le ministre de la Justice, Jeff Sessions ainsi que John Kelly, alors ministre de la Sécurité intérieure, de se joindre à ses efforts.

Le ministère de la Justice a laissé entendre qu’une plaisanterie de M. Rosenstein avait en fait été mal comprise, en publiant le témoignage, sous couvert d’anonymat, d’un ex-haut responsable qui se trouvait « dans la salle » lorsqu’il a évoqué le sujet.

« Son commentaire était sarcastique et n’a jamais été débattu avec une quelconque intention d’enregistrer une conversation avec le président », dit-il.

Le 25e amendement / © AFP/Archives / Gillian HANDYSIDE

L’avocat d’Andrew McCabe, Michael R. Bromwich, explique lui que son client a bien mis sur papier la teneur de ses rencontres avec de hauts responsables du gouvernement Trump. Il les a toutes livrées au procureur Mueller il y a « plus d’un an ». Une autre copie de ces notes était encore conservée au FBI en janvier 2018.

– « Saper » la présidence –

Ces révélations vont en tout cas dans le sens du scénario, martelé sans relâche par Donald Trump, de forces à l’oeuvre contre lui au sein même de son administration.

Son fils, Donald Junior, a d’ailleurs rapidement ironisé sur Twitter: « Personne n’est choqué que ces gars fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour saper » la présidence Trump.

De quoi inquiéter les démocrates et autres défenseurs de l’enquête du procureur Mueller que Donald Trump n’a de cesse d’attaquer en dénonçant une « chasse aux sorcières ».

Puisque le ministre de la Justice, Jeff Sessions, s’est récusé dans l’affaire russe, Rod Rosenstein est le seul rempart censé protéger la bonne marche des investigations.

Le chef de l’opposition démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a d’ailleurs rapidement averti vendredi: « cet article ne doit pas être pris comme prétexte pour servir l’objectif vil de limoger » Rod Rosenstein « afin de nommer un responsable qui autorisera le président à s’immiscer dans l’enquête du procureur spécial ».

Romandie.com avec(©AFP / (22 septembre 2018 10h40)

Ouganda: l’opposant Bobi Wine emmené par des policiers dès son retour (épouse)

septembre 20, 2018

Kampala – L’ex-chanteur et député ougandais d’opposition Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, a été emmené par des policiers jeudi dès son arrivée à l’aéroport international d’Entebbe, en provenance des Etats-Unis où il était parti se faire soigner, a indiqué son épouse à l’AFP.

« Peu après l’atterrissage à Entebbe, la sécurité l’a entouré et l’a emmené », a déclaré Barbie Kyagulanyi. « Nous ne sommes pas certains de l’endroit où ils l’ont emmené », a-t-elle ajouté.

Interrogé par l’AFP, le chef de la police ougandaise, l’inspecteur général Martin Okoth Ochola, a déclaré que le député n’était « pas en état d’arrestation ».

« Ce que nous avons fait, c’est l’escorter depuis l’aéroport d’Entebbe jusqu’à son domicile », a-t-il ajouté.

On ignorait jeudi en début d’après-midi si Robert Kyagulanyi serait ensuite assigné à résidence ou s’il serait libre de ses mouvements.

Le député avait quitté l’Ouganda le 31 août pour les Etats-Unis afin de s’y faire soigner, après avoir, selon lui, été battu et torturé en détention provisoire par la police, ce que les autorités démentent.

Depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2017, M. Kyagulanyi, 36 ans, s’est imposé comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Surnommé le « Président du ghetto » par ses admirateurs, reconnaissable à son béret rouge, l’ex-pop star avait été inculpée de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d’une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août, remportée par le candidat de son parti face à celui du pouvoir.

Lors de ses comparutions fin août, l’ex-chanteur avait semblé affaibli, utilisant parfois des béquilles pour se déplacer.

Les arrestation et inculpation en août de M. Kyagulanyi, dont le chauffeur avait été tué par les forces de l’ordre durant les échauffourées du 14 août, avaient entraîné des manifestations de protestation violemment réprimées par la police et l’armée.

Jeudi, la capitale ougandaise et l’aéroport d’Entebbe étaient placés sous haute sécurité dans l’attente du retour de l’opposant, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La nouvelle voie rapide d’environ 40 km reliant Kampala à l’aéroport d’Entebbe était complètement fermée à la circulation tandis que des barrages de police avaient été érigés sur l’ancienne route de l’aéroport, les forces de l’ordre fouillant les véhicules.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h33)                                                        

La Chine dément toute ingérence et exige le « respect » des USA

septembre 19, 2018

Le président américain Donald Trump (à droite) et son homologue chinois Xi Jinping, le 9 novembre 2017 à Pékin / © AFP/Archives / NICOLAS ASFOURI

« Aucune ingérence »: la Chine s’est défendue mercredi de chercher à influencer les élections législatives aux Etats-Unis, demandant le « respect » à Donald Trump qui accuse Pékin de cibler ses électeurs dans la guerre commerciale en cours.

Les deux pays sont engagés depuis plusieurs mois dans un bras de fer douanier déclenché par M. Trump. Celui-ci souhaite notamment obtenir une réduction du déficit commercial américain grâce à une plus grande ouverture du marché chinois au « made in USA ».

La Maison Blanche a annoncé lundi des droits de douane supplémentaires sur des biens venus de Chine qui représentent 200 milliards de dollars d’importations annuelles. Pékin a répliqué en visant 60 milliards de dollars annuels de marchandises américaines, dont des produits agricoles et manufacturiers.

Donald Trump, qui redoute une sévère défaite des républicains au Congrès lors des élections de mi-mandat dans moins de 50 jours, a dans la foulée accusé le gouvernement chinois de tenter de le fragiliser politiquement en s’attaquant aux biens originaires d’Etats où l’électorat lui est traditionnellement fidèle.

« La Chine a ouvertement indiqué qu’elle tentait activement d’influencer et de changer notre élection en attaquant nos agriculteurs, nos éleveurs et nos ouvriers de l’industrie parce qu’ils sont loyaux à mon égard », a-t-il lancé sur Twitter.

M. Trump a assuré que les Américains qui subiront les représailles chinoises étaient de « grands patriotes » prêts à endurer cette guerre commerciale pour faire plier la Chine.

– Couches et gaz –

« Quiconque connaît un tant soit peu la diplomatie chinoise saura que nous ne nous ingérons jamais dans les affaires intérieures des autres pays », a indiqué Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Taxes américaines sur les produits chinois / © AFP / Gal ROMA

« Nous n’acceptons pas l’ingérence d’autrui dans nos affaires intérieures. Et nous ne faisons aucune ingérence dans les affaires intérieures d’autrui », a-t-il martelé lors d’une conférence de presse régulière.

La stratégie chinoise rappelle celle utilisée par l’Union européenne (UE) au plus fort des tensions avec Washington. Dans l’espoir de faire fléchir la Maison Blanche, il s’agit de viser des Etats américains susceptibles de basculer dans le camp démocrate.

Les nouveaux tarifs douaniers américains annoncés lundi prendront effet le 24 septembre et s’élèveront à hauteur de 10% jusqu’à la fin de l’année. Le 1er janvier, ils seront portés à 25%.

Des droits punitifs adoptés en juillet et août ciblaient déjà des biens chinois représentant 50 milliards de dollars d’importations annuelles.

La Chine, qui avait déjà répliqué en s’attaquant au même montant de biens américains, imposera également ses nouveaux droits de douane à partir du 24 septembre. Parmi les produits ciblés: les couches pour bébé, les meubles, les panneaux solaires et le gaz naturel liquéfié (GNL).

– ‘Sincérité’ –

Pékin taxe déjà depuis juillet à hauteur de 25% le soja américain, appuyant là où ça fait mal: les Etats-Unis en ont exporté l’an passé vers la Chine pour 14 milliards de dollars, soit un tiers de leur production. Les producteurs viennent d’Etats ayant majoritairement voté pour Donald Trump.

Guerre commerciale: Trump lance une deuxième salve contre Pékin / © DC POOL + Donald Trump’s twitter/AFP / –

Celui-ci exige de Pékin qu’il réduise de 200 milliards de dollars l’abyssal déficit commercial américain, en ouvrant davantage son marché aux produits des Etats-Unis. Il déplore également des transferts technologiques supposés forcés.

La Chine a également averti qu’elle pourrait ne pas revenir à la table des négociations destinées à trouver un compromis avec Washington.

« D’un côté les Etats-Unis nous invitent à reprendre le dialogue. Et de l’autre, ils nous menaçent avec des sanctions, des pressions », a dénoncé le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. Il appelle la Maison Blanche à faire preuve de « respect » et de « sincérité ».

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a fustigé mercredi « l’unilatéralisme » dans une allusion claire aux Etats-Unis.

« Il est essentiel que nous défendions les principes fondamentaux du multilatéralisme et du libre-échange », a martelé M. Li, devant un parterre de dirigeants économiques, ouvrant l’édition chinoise du Forum économique mondiale à Tianjin (est).

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 12h27)

200 milliards de dollars de produits chinois frappés à leur tour par Washington

septembre 17, 2018

Le président américain Donald Trump, le 17 septembre 2018 à Washington / © AFP / NICHOLAS KAMM

Donald Trump agitait la menace depuis des semaines. Il a fini par la mettre à exécution: 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires vont être taxés à 10% pour punir la Chine de ne pas corriger ses pratiques commerciales jugées « déloyales ».

« Les tarifs douaniers prendront effet le 24 septembre et s’élèveront à hauteur de 10% jusqu’à la fin de l’année. Le 1er janvier, les taxes douanières seront portées à 25% », a-t-il expliqué dans un communiqué transmis par la Maison Blanche.

Pékin ne devrait pas manquer de riposter dans la foulée.

« Si la Chine venait à prendre des mesures de représailles contre nos agriculteurs ou autres industries, nous mettrions en œuvre immédiatement la phase 3, à savoir des tarifs douaniers sur quelque 267 milliards de dollars d’importations supplémentaires », a d’ores et déjà prévenu le président américain.

Si ce montant de marchandises était à son tour surtaxé, ce serait la totalité des importations chinoises qui seraient frappées de mesures protectionnistes américaines.

L’administration Trump, qui a achevé début septembre les consultations publiques, a décidé d’épargner certains produits de grande consommation des taxes de 10% tels que les montres connectées, des produits textiles et agricoles ou encore les chaises hautes et les sièges automobiles pour enfants ainsi que les casques de protection pour les cyclistes, ont expliqué des responsables américains au cours d’une conférence téléphonique.

« Depuis des mois, nous exhortons la Chine à changer ses pratiques déloyales, et à traiter les entreprises américaines de manière équitable et réciproque », a justifié Donald Trump. « Mais, jusqu’à présent, la Chine n’est pas encline à changer ses pratiques », a-t-il déploré.

Dans la matinée, il avait lui-même menacé de « Tariffer! » les pays refusant de pratiquer un commerce équitable avec les Etats-Unis, dans un de ces néologismes dont il a le secret.

Selon lui, les nouvelles taxes vont « faire entrer beaucoup d’argent dans les caisses des États-Unis ».

Le président américain estime que les tarifs douaniers –pas seulement avec la Chine– placent « les États-Unis dans une posture de négociation très forte, avec des milliards de dollars et des emplois qui affluent dans notre pays ».

Son conseiller économique Larry Kudlow a toutefois assuré que les États-Unis étaient ouverts au dialogue « à tout moment ».

Les responsables américains ont par ailleurs souligné que l’objectif n’était pas de limiter la croissance économique chinoise.

– Négocier de « bonne foi » –

Les échanges Chine – Etats-Unis / © AFP / Gal ROMA

Donald Trump exige de Pékin qu’il réduise de 200 milliards le déficit commercial américain en ouvrant davantage son marché aux produits américains.

Imposer une taxe de 10% dans un premier temps –plutôt que les 25% que Donald Trump avait demandé à son administration d’étudier– pourrait être perçu comme un geste d’ouverture tout relatif après que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a contacté ses homologues chinois pour reprendre les négociations.

Outre les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium de respectivement 25% et 10% imposés au nom de la protection de la sécurité nationale, Washington a taxé à hauteur de 25% quelque 50 milliards de dollars de produits chinois pour compenser cette fois le « vol » de la propriété intellectuelle.

L’administration Trump déplore qu’en contrepartie d’un accès au marché chinois, les entreprises américaines sont contraintes de partager avec des partenaires locaux une partie de leur savoir-faire technologique.

Pour faire changer cette pratique, Donald Trump avait déjà menacé de taxer la totalité des plus de 505 milliards de dollars d’importations chinoises. Sans effet pour le moment sur son partenaire commercial.

« Si les États-Unis adoptent de nouvelles mesures sur les droits de douane, la Chine n’aura d’autre choix que de prendre des mesures de rétorsion pour défendre ses droits et intérêts légitimes », a même prévenu lundi Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise, exhortant Washington à négocier de « bonne foi ».

Pékin avait déjà indiqué envisager de nouvelles taxes sur 60 milliards de dollars de biens américains après les 25% sur 50 milliards de dollars de marchandises en juillet/août.

« Espérons que cette situation commerciale soit résolue, en dernier ressort par moi-même et par le président Xi (Jinping) pour lequel j’ai un profond respect et affection », a déclaré Donald Trump.

Ce conflit semble pour l’heure avoir peu d’effet sur la première économie mondiale qui tourne à plein régime même si les mesures de rétorsion ciblées des partenaires des États-Unis se font sentir dans certaines régions et certains secteurs d’activités.

La banque centrale américaine a, elle, mis en garde à plusieurs reprises qu’une guerre commerciale représentait pour l’heure la plus grande menace pour la croissance américaine.

Romandie.com avec(©AFP / (18 septembre 2018 03h58)

États-Unis/Cour Suprême: le candidat de Trump aux prises avec une accusation d’agression sexuelle

septembre 16, 2018

Le juge Brett Kavanaugh à l’ouverture de son audition devant le Sénat américain, le 4 septembre 2018 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le candidat conservateur de Donald Trump à la Cour suprême était dimanche sous le coup du témoignage public d’une femme l’accusant d’agression sexuelle dans les années 1980, lorsqu’il était lycéen. Un retournement qui promet de perturber sa confirmation par le Sénat américain.

Magistrat conservateur, ancien conseiller du président George W. Bush, le juge Brett Kavanaugh, 53 ans, conteste catégoriquement ces accusations.

Les démocrates ont immédiatement réagi, exigeant le report du vote au Sénat sur sa confirmation.

L’enjeu est grand. Brett Kavanaugh pourrait, s’il est confirmé à ce poste à vie, faire basculer pendant au moins une génération l’équilibre de la Cour suprême. Elle est chargée aux Etats-Unis de trancher sur des questions divisant profondément la société, comme l’avortement ou les armes.

Les républicains disposent d’une très courte majorité (51-49) au Sénat, qui a le dernier mot sur les candidats désignés par le président américain. Déjà sous la loupe, la réaction de deux sénatrices républicaines défendant le droit à l’avortement va donc être scrutée de près dans les prochains jours.

A deux mois d’élections parlementaires qui pourraient voir les démocrates prendre la majorité au Congrès américain, la Maison Blanche et les républicains n’ont pas de temps à perdre.

Mais le témoignage de Christine Blasey Ford, publié dimanche par le Washington Post, pourrait enrailler un processus qui s’annonçait rapide.

– « Devoir civique » –

Professeure universitaire de psychologie âgée de 51 ans, elle affirme qu’au début des années 1980, lorsque Brett Kavanaugh était scolarisé dans la proche banlieue de Washington, ce dernier et un ami « complètement ivres » l’auraient coincée dans une chambre lors d’une soirée.

Brett Kavanaugh l’aurait maintenue de force sur un lit, avant de se livrer à des attouchements par dessus ses vêtements, qu’il aurait tenté sans succès de lui retirer. Quand elle aurait tenté de crier, il lui aurait couvert la bouche avec la main.

« J’ai pensais qu’il risquait de me tuer sans le vouloir », a-t-elle confié au journal. Elle avait finalement pu se dégager de son étreinte et quitter la pièce.

Christine Blasey Ford dit n’avoir parlé à personne des ces faits, qui l’ont pendant longtemps affectée, jusqu’à une séance de thérapie de couple avec son époux en 2012. Elle a fourni au journal des notes prises par son psychothérapeute à l’époque, quand elle évoquait « une tentative de viol » pendant son adolescence.

Ces informations étaient parvenues dès cet été dans une lettre confidentielle à une influente sénatrice démocrate, Dianne Feinstein, qui n’en avait pas touché mot aux autres sénateurs. Cette dernière avait finalement révélé jeudi avoir donné sa lettre à des inspecteurs.

Christine Blasey Ford explique au Washington Post que face aux rumeurs folles qui couraient depuis sur son idendité, elle a décidé de sortir de l’ombre.

« J’estime désormais que mon devoir civique pèse plus lourd que mon angoisse et ma terreur face à des représailles », explique cette professeure de l’université de Palo Alto.

Electrice démocrate, elle a fait des petits dons à des organisations politiques, précise le Washington Post.

– « Une insulte pour les femmes » –

Un vote en commission sénatoriale est prévu jeudi sur la confirmation de Brett Kavanaugh, avant le vote final en séance plénière qui pourrait intervenir dès fin septembre.

Maintenant que l’accusatrice a parlé publiquement « il revient au FBI de mener une enquête. Cela devrait se produire avant que le Sénat n’avance sur cette nomination », a déclaré dimanche Dianne Feinstein, dans un communiqué.

« Insister pour voter maintenant serait une insulte pour les femmes américaines et l’intégrité de la Cour suprême », a tonné le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

Dénonçant depuis jeudi une « opération de la dernière chance », la Maison Blanche a renvoyé le Washington Post vers le démenti « catégorique et sans équivoque » de Brett Kavanaugh publié en fin de semaine.

« Je n’ai pas fait cela, que ce soit au lycée ou à n’importe quel autre moment », écrivait le juge, catholique pratiquant, marié et père de deux filles.

Plus de 60 femmes disant le connaître à l’époque l’ont défendu dans une lettre.

« Au cours de ses 25 ans dans la fonction publique le FBI a consciencieusement et régulièrement étudié le parcours de Brett Kavanaugh », avait insisté jeudi la Maison Blanche. Un argument repris par les républicains au Sénat.

Après la publication de l’interview, le sénateur républicain Lindsey Graham s’est toutefois dit prêt à entendre Christine Blasey Ford en commission si elle le désire. Avant d’ajouter que cela devrait « être fait immédiatement, afin que le processus puisse se poursuivre comme prévu ».

Romandie.com avec(©AFP / (17 septembre 2018 01h08)

Sénégal: Cheikh Tidiane Gadio mis hors de cause par la justice américaine

septembre 16, 2018

La plainte aux États-Unis visant Cheikh Tidiane Gadio, sur la photo lors de la campagne présidentielle le 23 janvier 2012, a été abandonnée. © Toure BEHAN / AFP

 

Les États-Unis ont rejeté une plainte pour corruption contre un ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a déclaré le ministère américain de la Justice.

Un porte-parole du ministère a confirmé « le rejet de la plainte contre Gadio » dans un courriel adressé samedi à l’AFP.

Les autorités américaines avaient arrêté en novembre 2017 M. Gadio et l’ancien ministre de l’Intérieur de Hong Kong, Patrick Ho Chi Ping, soupçonnés d’avoir mis sur pied un projet de corruption de plusieurs millions de dollars en Afrique au nom d’une grande entreprise énergétique chinoise.

L’entreprise n’a pas été identifiée mais le nom du conglomérat CEFC China Energy, l’étoile montante de l’industrie énergétique chinoise basée à Shanghai, apparaissait dans la plainte déposée devant le tribunal fédéral de district de New York.

Selon la plainte du ministère américain de la Justice, les deux hommes auraient offert un pot-de-vin de 2 millions de dollars au président du Tchad Idriss Déby Itno « pour obtenir de précieux droits pétroliers  » et un autre pot-de-vin de 500.000 dollars sur un compte désigné par un ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda, Sam Kutesa, qui avait récemment terminé son mandat à la présidence de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le président Déby et la CEFC avaient démenti à l’époque les accusations. Celles-ci étaient fondées sur l’utilisation par M. Gadio et Ho du système bancaire américain pour traiter près d’un million de dollars de gains, envoyés sous couvert de dons.

Jeuneafrique.com

Le sud-est des États-Unis menacé par les inondations

septembre 16, 2018

Des habitants pris dans les inondations à Lumberton, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2018 après le passage de de l’ouragan Florence sur la côte sud-est américaine / © AFP / Alex EDELMAN

Champs inondés, rivières en crue, routes coupées: une partie du sud-est des Etats-Unis était sous les eaux dimanche après le passage de l’ouragan Florence, qui a fait au moins 15 morts depuis vendredi.

Dix décès dus aux intempéries ont été confirmés par les autorités de Caroline du Nord et cinq par celles de Caroline du Sud.

La tempête Florence a été rétrogradée en dépression tropicale dimanche mais les rafales de vent et les pluies diluviennes tombées depuis vendredi sur les deux Etats du sud-est restent un danger pour la population. Les autorités ont demandé aux habitants des zones à risque d’évacuer vers les centres d’accueil mis en place.

Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant le village en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la Garde nationale.

– « Jamais comme ça » –

Alors que la pluie venait de s’arrêter après être tombée sans discontinuer ou presque depuis que l’ouragan Florence a touché terre vendredi, Logan Sosebee a sorti son kayak pour transporter des vivres de l’autre côté de la rivière en crue.

« On n’a toujours pas d’eau et d’électricité donc je suis content d’aider quand je le peux, il n’y a que ça à faire », dit-il à l’AFP. « Mais il y a beaucoup de courant, l’eau est montée à 3 ou 4 mètres et ça doit continuer pendant quelques jours », explique-t-il.

Pourtant habitué aux ouragans, il se dit inquiet pour sa maison: « On n’a jamais été inondés comme ça, à part pour Floyd en 1999 ».

Des véhicules pris dans les inondations à Lumberton, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2018 après le passage de de l’ouragan Florence sur la côte sud-est américaine / © AFP / Alex Edelman

Le patron de l’Agence fédérale des services d’urgence (Fema), Brock Long, a indiqué que le centre et l’ouest de la Caroline du Nord ainsi que la Virginie n’en avaient pas fini avec les intempéries. « Nous en avons encore pour plusieurs jours », a-t-il dit sur CNN.

« Nous nous attendons à de gros dégâts », a-t-il lancé, précisant que des barrages risquaient d’être menacés à cause de la montée des eaux.

Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a souligné que des zones habituellement hors de danger pouvaient être inondées.

« Soyez prêts à vous rendre dans des lieux sécurisés si on vous dit d’évacuer », a-t-il déclaré en conférence de presse à l’adresse de la population. Selon lui, 15.000 personnes se sont réfugiées dans les 150 centres d’accueil mis en place dans tout l’Etat.

Les sauveteurs ont secouru plus de 900 habitants des inondations alors qu’environ 700.000 foyers restaient sans électricité, a-t-il souligné.

– Des pillages signalés –

« Nous voulons éviter les tragédies », a affirmé pour sa part le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster. « Si vous vivez dans une zone à risque, il faut partir », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse.

Après Florence, des habitants de New Bern constatent les dégâts / © AFP / Katharyn Gillam

Le président américain Donald Trump a salué sur Twitter « les sauveteurs et les forces de l’ordre (qui) travaillent vraiment dur » pour aider la population. « Quand l’eau aura reflué, ils accélèreront encore le rythme », a-t-il ajouté.

Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient pris à un supermarché.

La tempête a fait « des dégâts importants » dans l’est de l’Etat, a précisé le gouverneur Cooper. « Il y a beaucoup de terres agricoles sous l’eau dans le sud-est de l’Etat. Je suis inquiet des conséquences pour les cultures et les fermes », a-t-il dit après avoir survolé la zone.

L’industrie agricole, le plus gros secteur économique de l’Etat, a été « durement frappée » par Florence, a renchéri le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis.

« En termes d’impact économique pour la reconstruction, nous parlons en milliards de dollars », a-t-il estimé sur Fox News.

Sur la côte de Caroline du Sud, la station balnéaire de Myrtle Beach tentait de reprendre une vie normale. Victor Shamah, le propriétaire du Bowery bar, a décidé d’ouvrir car « les gens veulent manger, boire, et il n’y avait rien ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 22h59)

États-Unis: plusieurs morts et habitants piégés par l’ouragan Florence

septembre 15, 2018

Des volontaires aident des habitants et leurs animaux de compagnie à évacuer les maisons inondées après le passage de l’ouragan Florence à New Bern en Caroline du Nord, le 14 septembre 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / CHIP SOMODEVILLA

L’ouragan Florence a fait ses premiers morts sur la côte atlantique des Etats-Unis, battue par des vents violents et des pluies diluviennes, alors que les autorités s’activaient pour secourir des dizaines d’habitants piégés par la montée des eaux qui se poursuivait samedi.

Au moins quatre décès ont été confirmés vendredi de sources officielles, les médias américains faisant état d’un cinquième mort.

« Nous nous attendons à plusieurs jours de pluie », a déclaré le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, qui a qualifié les précipitations de l’ouragan d' »événement millénaire ».

« Notre priorité désormais est de mettre les gens hors du danger immédiat », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

« Nous sommes encore en plein dans la tempête et, si elle ne vous a pas atteints, elle le fera », a mis en garde M. Cooper.

Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’oeil de l’ouragan a touché terre près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord) vendredi à 07H15 (11H15 GMT), avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le centre national des ouragans (NHC). La Caroline du Sud a également été touchée un peu plus tard.

Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi et a été rétrogradé en tempête tropicale, avec des vents mesurés à 100 km/h, selon le bulletin du NHC diffusé à 23H00 (03H00 GMT).

Mais son amplitude et sa très lente avancée –7 km/h– dans les terres où la tempête déverse des trombes d’eau inquiète les autorités qui ont multiplié les alertes aux crues soudaines.

Ouragan Florence : zones en alerte / © AFP / Simon MALFATTO

– « Scenario catastrophe » –

Le NHC a mis en garde contre une forte marée dans la nuit de vendredi à samedi sur la côte et des « inondations catastrophiques attendues sur des zones de Caroline du Nord et Caroline du Sud ».

Les rivières devraient frôler voire battre à partir de samedi des records de crue et inonder de nombreuses régions dans ces deux Etats du sud-est.

La tempête doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres avant de virer dimanche vers le nord, selon le NHC, avec une « perte importante d’intensité ».

En Caroline du Nord, à la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30.000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi qui ont piégé des centaines de personnes.

« Des équipes de secours ont apporté de l’aide à des centaines de personnes à New Bern. Ces secouristes font de leur mieux pour sortir et porter assistance à ceux qui en ont besoin », a dit vendredi le gouverneur.

Dans la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau. De nombreux transformateurs électriques ont explosé.

Des pompiers s’activent à dégager un arbre qui a fait deux morts en tombant sur une maison de Wilmington (Caroline du Nord), le 14 septembre 2018 / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Les vents violents ont fait plusieurs victimes. La police de la ville a annoncé qu’une femme et son bébé avaient été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé.

Des pompiers ont oeuvré toute la matinée devant cette maison de plain-pied dont un pan de mur s’est complètement effondré sous la violence du choc.

« Il y avait beaucoup de craquements, les arbres tremblaient », a raconté à l’AFP Shane Wilson, un voisin.

« La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », a précisé un autre voisin, Adam Sparks.

« Qui pouvait se préparer à ça? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », a-t-il expliqué.

Une autre femme, malade, est décédée car les secours n’ont pas pu parvenir jusqu’à elle à cause des arbres bloquant les rues, selon une porte-parole du comté de Pender. Elle a succombé à une crise cardiaque, d’après les médias locaux.

Le gouverneur Cooper a indiqué dans un communiqué qu’une autre personne avait trouvé la mort dans le comté de Lenoir en branchant un générateur.

Les pompiers interviennent sur une maison détruite par l’ouragan / © AFP / Katharyn Gillam

Selon les médias locaux, un homme de 77 ans est décédé dans le même comté après avoir été emporté par une rafale de vent.

– 800.000 foyers sans électricité –

Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne.

Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), qui a mobilisé 1.200 personnes pour les opérations de recherche et de secours.

Des volontaires, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec leurs bateaux à fond plat, apportent également leur aide.

Le président américain Donald Trump se rendra « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, a annoncé la Maison Blanche.

Près de 800.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi soir en Caroline du Nord, qui compte environ dix millions d’habitants, selon les services d’urgence.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 08h36)