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États-Uni: Trump est « cruel et menteur », affirme sa soeur dans un enregistrement secret

août 23, 2020

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© Julie Jacobson/The Associated Press La soeur aînée de Donald Trump, l’ancienne procureure et juge à la retraite Maryanne Trump Barry.

Le président américain Donald Trump est un être « cruel », « menteur » et dépourvu de principes, selon sa soeur, dont des propos secrètement enregistrés sont rapportés samedi par le Washington Post.

Maryanne Trump Barry, juge fédérale à la retraite, s’en est notamment prise à la politique migratoire mise en place par le président, qui a conduit à la séparation d’enfants et de leurs parents à la frontière et à leur envoi en centres de détention.

«Tout ce qu’il veut c’est plaire à sa base électorale», selon ces enregistrements, que s’est procurés le quotidien américain. «Il n’a aucun principe. Aucun».

Les enregistrements sont l’oeuvre de la nièce du président, Mary Trump, qui a par ailleurs récemment publié un livre dénonçant «la famille toxique» dont il est issu.

Robert Trump, frère cadet du président décédé la semaine dernière, avait en vain saisi la justice pour tenter d’empêcher la sortie de l’ouvrage. Quelque 950 000 exemplaires avaient été vendus dès le premier jour. La Maison-Blanche l’a dénoncé comme «mensonger».

«C’est la fausseté de tout cela. La fausseté et cette cruauté. Donald est cruel», déclare encore Mme Trump Barry à sa nièce dans l’enregistrement.

Elle affirme en outre que son frère cadet a triché dans ses examens pour entrer à l’université, une allégation également présente dans le livre de Mary Trump.

«Il est entré à l’université de Pennsylvanie parce qu’il a fait passer les examens à quelqu’un d’autre», dit-elle, indiquant se souvenir du nom de l’intéressé.

Donald Trump se défend

«Chaque jour, c’est autre chose, peu importe. Mon frère me manque, et je continuerai de travailler dur pour le peuple américain», a réagi Donald Trump dans une déclaration rendue publique par la Maison-Blanche.

«Tout le monde n’est pas d’accord, mais les résultats sont évidents. Notre pays sera bientôt plus fort que jamais», assure-t-il

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: des procureurs étudient un recours pour sauver le vote par correspondance

août 17, 2020

Plusieurs procureurs généraux envisagent une action en justice pour préserver le service postal.

Plusieurs procureurs généraux envisagent une action en justice pour préserver le service postal. MANDEL NGAN / AFP

Les procureurs généraux de plusieurs Etats des Etats-Unis envisagent une action en justice «pour préserver le service postal et le droit des Américains à voter par correspondance», attaqué par Donald Trump qui craint que cela ne favorise son adversaire démocrate. Ces responsables examinent «toutes les possibilités légales», estimant que «le président prive les électeurs de leurs droits», selon un communiqué de la procureure générale de New York, Letitia James. Elle a expliqué mener cette action avec «plusieurs autres procureurs généraux du pays».

Le vote par correspondance doit être largement déployé aux Etats-Unis pour l’élection présidentielle du 3 novembre, via la poste américaine, l’USPS. Donald Trump s’y oppose depuis des mois, criant au risque de fraude. Mais ses opposants l’accusent de vouloir en réalité empêcher un mode de vote qui pourrait être favorable à son adversaire démocrate, Joe Biden. «Les actions du président Trump pour gêner le fonctionnement (du service public postal) avant l’élection présidentielle sont profondément inquiétantes. Il s’agit d’une tentative autoritaire de prendre le pouvoir pour le conserver, purement et simplement», selon Letitia James.

«La Californie a poursuivi en justice l’administration Trump plus de 95 fois pour protéger notre peuple. Protéger notre droit de vote et notre véritable démocratie ne sera pas différent», a tweeté lundi le procureur de Californie, Xavier Becerra.

«Nous étudions les options légales, de nombreux Etats partagent cette inquiétude. Le service postal est un service essentiel», a souligné le procureur de Caroline du Nord, Josh Stein, sur la chaîne CNN. «Nous ne laisserons pas le président instiller le doute dans ce processus, (…) nous allons nous assurer que toutes les lois et réglementations sont respectées», a également dit le procureur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, interrogé sur MSNBC.

Le Washington Post avait également cité, parmi les procureurs qui pourraient participer à cette action, ceux de la Virginie, du Minnesota, du Massachusetts ou encore de l’Etat de Washington. «Sauvez la poste», a tweeté de son côté Donald Trump lundi. Le président a expliqué que le service postal était «un échec depuis plusieurs dizaines d’années». «Nous voulons simplement RENDRE A LA POSTE SA GRANDEUR», en référence à son slogan de campagne, «Rendre sa grandeur à l’Amérique» (Make America Great Again), a-t-il ajouté.

Le patron de l’USPS, Louis DeJoy, a par ailleurs accepté de venir témoigner devant le Congrès le 24 août, selon un communiqué de presse de la commission qui l’interrogera

Par Le Figaro avec AFP

La frontière canado-américaine fermée pour un mois de plus

août 15, 2020
La frontière entre Détroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada
© Fournis par Journal Métro La frontière entre Détroit, aux États-Unis, et Windsor, au Canada
Malgré les pressions exercées par plusieurs couples non-mariés séparés par la frontière, le gouvernement canadien maintient la fermeture des douanes canado-américaines. Elles ne rouvriront pas avant le 21 septembre.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, en a fait l’annonce sur son compte Twitter, vendredi.

«Nous prolongeons les mesures réciproques à la frontière canado-américaine pour encore 30 jours, jusqu’au 21 septembre 2020. Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des Canadiens», a-t-il écrit.

La réouverture de la frontière devait aux dernières nouvelles avoir lieu le 21 août.

La pandémie a forcé le gouvernement de Justin Trudeau à mettre fin à tout transit non-essentiel entre les deux pays alliés, à la mi-mars. Depuis, Ottawa a repoussé de nombreuses fois la date de réouverture des douanes.

Interdits en début de crise sanitaire, les voyages des Canadiens vers l’Europe ont de nouveau obtenu l’approbation de l’Union européenne. Un voyageur canadien qui reviendrait du Vieux Continent doit s’isoler pour quatorze jours et surveiller l’apparition de symptômes.

Des couples binationaux non-mariés

Depuis le début du mois de juin, un citoyen canadien peut rapatrier certains membres de sa famille chez lui à condition qu’ils respectent la quarantaine.

Des couples binationaux qui ne sont pas inscrits comme mariés au Canada ont toutefois levé un drapeau rouge dans les dernières semaines. Ils demandent au gouvernement canadien d’assouplir ses restrictions.

Plusieurs Canadiens ont d’ailleurs manifesté en ce sens cette fin de semaine, dont certains à Montréal.

«Puis les couples qui sont séparés, vous en faites quoi?», a d’ailleurs demandé une utilisatrice de Twitter, en réponse à la publication du ministre Blair.

Avec Journal Metro

États-Unis : Joe Biden choisit la sénatrice Kamala Harris comme colistière pour la présidentielle

août 11, 2020

La sénatrice sera la première femme noire à occuper la place de colistière lors d’une élection américaine.

Kamala Harris a été choisi par Joe Biden pour être sa colistière.
Kamala Harris a été choisi par Joe Biden pour être sa colistière. JEFF KOWALSKY / AFP

De Washington,

Joe Biden a choisi Kamala Harris comme candidate à la vice-présidence. « J’ai le grand honneur d’annoncer que j’ai choisi… une combattante en faveur de l’homme de la rue, et l’un des meilleurs hauts fonctionnaires du pays, comme colistière », a annoncé Joe Biden sur son compte twitter. « Ensemble, avec vous, nous allons battre Trump ».

Élue Sénateur de Californie en 2016, ancien procureur de l’État de Californie, Kamala Harris devient ainsi la troisième femme sélectionnée comme vice-présidente potentielle. Elle est aussi la première d’origine non-européenne, facteur qui semble lui avoir donné l’avantage sur les autres candidates. Cette annonce intervient une semaine avant la tenue de la convention démocrate, virtuelle cette année en raison de la pandémie de Covid-19. Elle met fin à un long suspense, même si Harris était donnée parmi les favorites.

Biden avait annoncé dès sa nomination acquise au mois de mars qu’il prendrait une femme comme colistière. Il a fallu plusieurs mois de réflexion au candidat du parti démocrate pour se décider. Dans un parti démocrate dont l’aile radicale est obsédée par les questions d’identité, et notamment raciale, le choix de l’actuelle sénatrice de Californie apparaît comme l’un des plus prudents pour Biden. Il espère apaiser ainsi la frustration de l’aile gauche du parti qui regimbe à voter pour un homme blanc septuagénaire.

Âgée de 55 ans, d’origine indo-caraïbe (son père est originaire de la Jamaïque et sa mère indienne), cette juriste diplômée de l’université de Howard à Washington et de l’Université de Californie n’a pas grandi dans un ghetto. Ses parents sont des universitaires de haut niveau, son père a été professeur d’économie à Stanford et sa mère diplômée en endocrinologie à Berkeley.

Mais Kamala Harris se considère comme afro-américaine, et a fait campagne en mettant cette caractéristique pendant les primaires démocrates. Elle avait notamment lancé une attaque virulente contre Joe Biden, l’accusant de s’être opposé à la déségrégation des écoles publiques dans les années 1970, expliquant qu’elle avait elle avait été l’une des élèves à avoir bénéficié de cette politique.

Mais l’aile radicale du parti avait critiqué Kamala Harris pour avoir été peu sensible à la question raciale quand elle était procureur général de Californie et procureur de district à San Francisco, et l’avait accusée de ne pas avoir assez pris en compte le racisme et la brutalité policière. Harris avait essayé de se défendre en se déclarant « progressiste » et favorable aux réformes des forces de l’ordre.

Harris avait finalement soutenu Biden et a fait campagne pour lui, après avoir suspendu sa propre campagne présidentielle à la fin de 2019. « On prend beaucoup de décisions importantes en tant que président », a dit Biden. « Mais la première est celle de choisir son vice-président… J’ai décidé que Kamala Harris était la meilleure personne pour m’aider à mener le combat contre Donald Trump et Mike Pence, puis à diriger ce pays à partir de janvier 2021 ».

« Nous ne sommes pas dans un moment normal », a-t-il ajouté. « J’ai besoin à mes côtés de quelqu’un d’intelligent, solide, et prêt à commander. Kamala est cette personne ».

Le choix de Harris comme colistière de Biden est un peu le reflet du tandem qu’il formait avec Barak Obama en 2008, à l’époque lui aussi un jeune sénateur récemment propulsé sur la scène politique nationale.

Donald Trump a aussitôt commenté l’annonce de ce choix en qualifiant Kamala Harris de « fausse ». « Avec Harris comme testament politique vivant de Joe Biden, il vient de donner le contrôle de notre pays aux émeutiers radicaux qui promettent d’augmenter les impôts, de couper les budgets de la police, de détruire les emplois dans l’énergie et d’ouvrir nos frontières ».

Avec Le Figaro par Adrien Jaulmes

 

Une femme bras droit de Biden? De quoi «offenser» des hommes, selon Trump

août 11, 2020
Donald Trump, le 10 août.
Donald Trump, le 10 août. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

Donald Trump a dit mardi 11 août que certains hommes pourraient se sentir «offensés» par l’engagement de son rival démocrate Joe Biden à choisir une femme comme colistière pour la présidentielle de novembre. «Il s’est borné à un certain groupe de personnes», a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique à la radio Fox Sports. «Certains diront que c’est une offense faite aux hommes, et d’autres diront que c’est OK».

Joe Biden, qui le défiera dans les urnes le 3 novembre, s’est engagé dès le début de sa campagne, au printemps, à choisir une femme comme numéro 2. Il doit annoncer son choix cette semaine. Seules deux femmes dans l’histoire politique américaine ont jusqu’ici été désignées comme colistières: Sarah Palin en 2008 aux côtés du candidat républicain John McCain, et Geraldine Ferraro en 1984 avec le démocrate Walter Mondale. Aucune n’est devenue vice-présidente.

Donald Trump a salué mardi dans son entretien radio le travail de son propre vice-président, Mike Pence, tout en minimisant l’importance du choix du colistier. «Les gens ne votent pas pour le colistier, pas du tout», a-t-il avancé. «Vous pouvez choisir un George Washington comme colistier. Ou Abraham Lincoln, revenu d’entre les morts. Ils ne votent tout simplement pas pour le colistier».

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

États-Unis: Donald Trump brièvement exfiltré de la Maison-Blanche, un suspect neutralisé

août 10, 2020

La police a tiré lundi sur un suspect armé à proximité de la Maison-Blanche. Le président américain a été placé en confinement pendant quelques minutes.

Donald Trump a été mis à l'abri par son service de sécurité.
Donald Trump a été mis à l’abri par son service de sécurité. Brendan Smialowski / AFP

Donald Trump a brusquement interrompu lundi une conférence de presse à la Maison-Blanche, brièvement placée en confinement, avant de revenir expliquer que le «Secret Service», chargé de protéger le président des États-Unis, venait de tirer sur une personne «à l’extérieur de la Maison-Blanche». «La police a tiré sur quelqu’un», a expliqué Donald Trump à son retour devant les journalistes. «Et le suspect est en route pour l’hôpital», a-t-il ajouté.

À la question de savoir si ce suspect était armé, le président a répondu: «D’après ce que je comprends, oui». «C’était à l’extérieur» de la barrière de la Maison-Blanche, a-t-il ajouté. «Cela n’a peut-être rien eu à voir avec moi». Le président des Etats-Unis donnait son point presse quotidien lorsqu’un agent chargé de sa sécurité s’est approché. «Excusez-moi?» lui a demandé Donald Trump en s’interrompant, avant de quitter calmement la salle une fois que l’agent lui a glissé des explications à l’oreille, suivi par son équipe.

«Secoué? (…) Le monde a toujours été un endroit dangereux. Ce n’est pas quelque chose de spécial», a répondu le républicain à une question de journaliste, à son retour après plusieurs minutes. «Je me sens en sécurité avec le Secret Service. Ce sont des gens fantastiques, les meilleurs des meilleurs», a-t-il dit de cette agence fédérale assurant la protection rapprochée du dirigeant des État-Unis et d’autres personnalités politiques américaines. Donald Trump a ensuite repris sa conférence de presse centrée sur la pandémie et l’économie américaine.

Par Le Figaro avec AFP

L’avenir de TikTok aux Etats-Unis de plus en plus incertain

août 1, 2020

 

Le président américain Donald Trump a menacé, tour à tour, de forcer le chinois ByteDance à céder l'application TikTok, puis de la bannir des Etats-Unis tout court
© Lionel BONAVENTURE Le président américain Donald Trump a menacé, tour à tour, de forcer le chinois ByteDance à céder l’application TikTok, puis de la bannir des Etats-Unis tout court
Les négociations entre Microsoft et TikTok étaient au point mort samedi, selon le Wall Street Journal (WSJ), à cause de l’opposition du président Donald Trump à un rachat par un groupe américain de l’application qu’il menace d’interdire.

La plateforme américaine, qui appartient au groupe chinois ByteDance, est soupçonnée par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l’entreprise a toujours fermement nié.

Une acquisition du très populaire réseau social, pour le rapatrier aux Etats-Unis, semblait à de nombreux acteurs en présence une solution idéale.

Après des semaines de rumeurs et de pression, la Maison Blanche avait d’ailleurs indiqué vendredi que le président s’apprêtait à signer un ordre officiel pour obliger ByteDance à se séparer de l’appli américaine, au nom de la protection de la sécurité nationale.

Et plusieurs médias américains assuraient vendredi que le géant de l’informatique Microsoft était en négociations avancées pour la racheter.

Mais vendredi soir, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a annoncé d’une part qu’il « bannissait TikTok des Etats-Unis » et a précisé aux reporters qu’il n’était pas en faveur d’une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.

« J’ai ce pouvoir (d’interdire TikTok) », a-t-il assuré. « Je peux le faire avec un décret ».

« Nous sommes ici pour rester », a déclaré samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche Etats-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l’application, à l’attention des utilisateurs inquiets.

« Nous avons entendu votre déferlement de soutien et nous voulons vous dire merci. Nous n’avons pas l’intention de partir », a-t-elle insisté.

– Américanisation –

La plateforme de divertissement — principalement des vidéos musicales courtes — compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Sa popularité s’est encore renforcée à la faveur des mois de pandémie et de distanciation sociale.

Selon le WSJ, les négociations entre Microsoft et TikTok auraient pu aboutir dès lundi. Les deux sociétés attendent désormais plus de clarté de la part de la Maison Blanche, au cas où celle-ci soit décidée à bloquer toute transaction.

« Même si nous ne faisons pas de commentaire sur les spéculations, nous sommes confiants dans le succès à long terme de TikTok », a réagi le groupe.

« Je veux remercier les millions d’Américains qui utilisent TikTok tous les jours, apportant créativité et joie à nos vies quotidiennes », a déclaré Vanessa Pappas en ouverture de sa vidéo.

Elle s’est aussi dite « fière » des 1.500 employés américains et a promis de créer « 10.000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années ». « Nous sommes ici pour rester. Continuez à faire entendre votre voix ici et continuons à soutenir TikTok ! »

Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques était solidement ancrées aux Etats-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Il est chargé de superviser les ventes, le marketing, les relations publiques, la sécurité, la modération des contenus et les affaires juridiques de TikTok, en rapportant directement à Zhang Yiming, fondateur et PDG de ByteDance.

– Pas de quartier –

Début juillet, l’application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.

Une décision alignée sur celle des autres grands réseaux sociaux californiens: Facebook, YouTube (Google) et Twitter venaient d’annoncer qu’ils ne répondraient plus aux demandes d’informations sur leurs utilisateurs émanant des autorités de Hong Kong, par respect pour la liberté d’expression.

Pas de quoi convaincre le gouvernement américain.

Le CFIUS, l’agence chargée de s’assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale, enquêtait sur TikTok.

« Nous devons être vigilants sur le risque que des données privées et sensibles soient transférées à des gouvernements abusifs, y compris le nôtre », est intervenue Jennifer Granick de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

« Mais bannir une plateforme, même si c’était légalement possible, nuit à la liberté d’expression en ligne et ne fait rien pour résoudre le problème plus vaste de la surveillance gouvernementale non justifiée », a-t-elle ajouté.

Lors du meeting de campagne de Donald Trump à Tulsa (Oklahoma) fin juin, marqué par des rangées de sièges vides et la vidéo d’un président visiblement dépité, des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu’ils avaient commandé de nombreux billets d’entrées avec la ferme intention de ne pas y aller.

Avec AFP

260 enfants en colonie de vacances contaminés par le coronavirus aux États-Unis

août 1, 2020

Partis s’aérer et s’évader pour les vacances d’été, la moitié des jeunes américains ont présenté des symptômes légers puis ont été testés positifs au coronavirus.

C’était la crainte majeure de tous les directeurs d’accueils collectifs de mineurs cet été, dans le monde entier : celle de voir «les jolies colonies de vacances» se transformer en un nouveau cluster Covid-19. Aux États-Unis, dans l’État de Géorgie, 600 personnes dont 346 enfants se sont succédé dans un centre de vacances et la moitié ont été testées positive au virus.

Dès le 17 juin, l’atmosphère était à l’amusement, aux jeux et aux chants collectifs. Les enfants dormaient dans des «cabines abritant jusqu’à 26 personnes». Seulement, le 23 juin, soit quelques jours après le début du camp, un encadrant, quitte la colonie de vacances après avoir ressenti des frissons la veille. Il est ensuite testé positif au coronavirus. Petit à petit, les symptômes se propagent, 260 jeunes sont testés positifs et sont renvoyés chez eux. Le 27 juin, le centre ferme ses portes.

Des symptômes légers

Parmi les personnes contaminées, 74% avaient des symptômes légers comme de la fièvre, des maux de tête et un mal de gorge. Les autres n’avaient pas de symptômes.

Pour les auteurs du rapport du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), ces données viennent s’ajouter aux preuves croissantes «démontrant que les enfants de tous âges sont susceptibles d’être infectés par le Sars-CoV-2 et,contrairement aux premières informations, pourraient jouer un rôle important dans la transmission».

Non respect des normes sanitaires

Le Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) publie dans son rapport que certaines règles sanitaires locales n’étaient pas respectées comme le port du masque en tissu et l’aération systématique des locaux.

En France, les accueils collectifs de mineurs sont autorisés à condition de porter le masque lors de la préparation des repas, de respecter une distance sociale d’un mètre et de pratiquer des jeux en petits groupes ne dépassant pas 15 enfants.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Dans un tweet, Donald Trump évoque, pour la première fois, un report de l’élection présidentielle américaine

juillet 30, 2020

 

Le président américain a mis en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

Le président américain Donald Trump a évoqué jeudi 30 juillet, pour la première fois, un possible report de l’élection présidentielle, mettant en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

«Avec le vote par correspondance (…) 2020 sera l’élection la plus inexacte et la plus frauduleuse de l’histoire», a-t-il tweeté. «Ce sera une véritable honte pour les États-Unis. Reporter l’élection jusqu’à ce que les gens puissent voter normalement, en toute sécurité???», a-t-il ajouté. Seul le Congrès a le pouvoir de décider du report d’une élection présidentielle.

Plusieurs États américains veulent rendre le vote par courrier plus accessible afin de limiter autant que possible la propagation du Covid-19. Nombreux d’entre eux autorisent ce système de vote depuis des années et n’ont pas signalé de problèmes majeurs, à part des incidents isolés. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump, confronté à des sondages très défavorables, brandit pourtant le spectre de fraudes massives. Ses propos sur ce thème ont poussé fin mai Twitter à signaler pour la première fois l’un de ses tweets comme étant trompeur.

Je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre

L’ancien vice-président Joe Biden

Fin avril, son adversaire démocrate, Joe Biden, avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l’élection. «Souvenez vous de ce que je vous dis, je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu», avait-il lancé. Quelques jours plus tard, Donald Trump, interrogé lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, avait catégoriquement écarté cette hypothèse. «Je n’ai jamais envisagé de changer la date (…) Pourquoi est-ce que je ferais cela?», avait-il répondu, évoquant «la propagande» du camp démocrate.

Le tweet présidentiel évoquant la possibilité d’un report du scrutin a été envoyé quelques minutes après l’annonce d’une chute historique du PIB américain au deuxième trimestre (-32,09%) sous l’effet de la pandémie de Covid-19.

Par Le Figaro avec AFP