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Moscou « a réussi » à semer la discorde aux États-Unis, selon Trump

février 18, 2018

Donald Trump le 15 février 2018 à la Maison Blanche / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Dénonçant les commissions, enquêtes et « haine entre partis » provoqués par l’affaire russe, Donald Trump a affirmé dimanche que Moscou avait « réussi au-delà de ses rêves les plus fous » si son intention était bien de « semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis ».

« Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique! » a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets.

« Si le BUT de la Russie était de semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous », écrit Donald Trump.

Ce message ponctue une nouvelle avalanche de tweets postés par Donald Trump à partir de 06H30 du matin alors que le président passe ce long week-end, lundi étant férié aux Etats-Unis, dans sa demeure en Floride.

Tous sont centrés autour de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Aucun ne fait mention des 17 personnes tuées dans un lycée de Floride mercredi, alors que Donald Trump a été personnellement interpellé samedi par des élèves lors d’un rassemblement anti-armes.

Donald Trump a accusé samedi soir le FBI d’avoir raté les signes avant-coureurs qui pointaient vers le tueur, Nikolas Cruz, jugeant que la police fédérale américaine passait en revanche « trop de temps » sur l’enquête russe.

Washington a formellement accusé vendredi 13 Russes, dont un proche de Vladimir Poutine, d’avoir favorisé en 2016 la candidature de l’actuel locataire de la Maison Blanche.

« Je n’ai jamais dit que la Russie ne s’était pas mêlée de l’élection, j’ai dit +c’est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou ça peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur.+ Le +mensonge+ russe, c’était que l’équipe de campagne de Trump avait été complice de la Russie – Elle ne l’a jamais été! », a encore martelé dimanche Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 15h05)                

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État d’urgence en Éthiopie: l’ambassade des États-Unis en « profond désaccord »

février 17, 2018

Addis Abeba – L’ambassade des États-Unis à Addis Abeba a fait part samedi dans un communiqué de son « profond désaccord » avec la décision du gouvernement éthiopien d’instaurer l’état d’urgence pour six mois.

« Nous reconnaissons et partageons les inquiétudes exprimées par le gouvernement concernant de violents incidents et la perte de vies humaines mais nous croyons fermement que la réponse est plus de liberté, pas moins », poursuit le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis, traditionnel allié du gouvernement éthiopien.

« Nous enjoignons fermement le gouvernement à revoir cette approche et à identifier d’autres moyens pour protéger vies et propriété tout en préservant et même en élargissant l’espace pour un dialogue sincère (…) », poursuit l’ambassade.

Le gouvernement éthiopien, confronté à une crise politique inédite depuis un quart de siècle, a instauré vendredi l’état d’urgence pour six mois, au lendemain de la démission du Premier ministre, Hailemariam Desalegn.

Cette mesure, destinée officiellement à protéger la Constitution et à préserver le pays du « chaos et du désordre », intervient alors que le régime avait fait libérer ces dernières semaines de nombreux prisonniers, y compris des figures de l’opposition.

« La déclaration de l’état d’urgence sape les récentes avancées en vue de la création d’un espace politique plus ouvert, y compris la libération de milliers de prisonniers », estime l’ambassade des Etats-Unis.

« Les restrictions imposées à la capacité du peuple éthiopien de s’exprimer pacifiquement envoient le message qu’ils ne sont pas entendus », ajoute la représentation américaine en Ethiopie.

Les Etats-Unis sont un allié traditionnel de l’Ethiopie dans la région, notamment en raison du rôle d’Addis Abeba dans la lutte, depuis de longues années, contre les islamistes radicaux dans la Corne de l’Afrique.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h24)                                            

Aux États-Unis, la revanche des ex-dealers devenus vendeurs de cannabis légal

février 17, 2018

Virgil Grant dans sa boutique de vente de cannabis et de produits dérivés à Los Angeles, le 8 février 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Virgil Grant surfe sur le succès de la légalisation du cannabis en Californie: son petit empire compte déjà trois dispensaires, deux plantations et une ligne de vêtements. Une juste réparation pour lui qui a purgé six ans de prison pour avoir dealé de la marijuana.

Dans sa boutique discrète du sud de Los Angeles, il montre fièrement ses dernières innovations: une gourde rechargeable de thé infusé de CBD, l’une des molécules non-psychoactives de cette drogue douce, ou des onguents vendus dans de jolies fioles.

Son succès d’aujourd’hui, il l’a toutefois payé cher lors des décennies de « guerre contre la drogue », avant le début du mouvement massif pour la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.

Arrêté en 2008 par la police fédérale, Virgil a passé six ans derrière les barreaux. « Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont été arrêtés et incarcérés, comme moi, pour des affaires de marijuana, des crimes et délits non-violents. (…) C’est désormais légal, mais il y a toujours des gens en prison », explique-t-il à l’AFP.

Sous une forme ou une autre, l’herbe a été légalisée dans une trentaine d’Etats à ce jour, même si elle reste interdite au niveau fédéral.

« Ces gens devraient être libérés immédiatement et leurs casiers judiciaires expurgés », ajoute ce cofondateur d’une association spécialisée dans les droits des minorités dans le secteur de la plante euphorisante, la California Minority Alliance.

D’après l’association de défense des droits civiques ACLU, 8,2 millions de personnes ont été arrêtées pour commerce ou consommation de marijuana entre 2001 et 2010. Un chiffre quatre fois plus important chez les Noirs que chez les Blancs, alors que leur consommation est similaire selon de multiples études.

– « On perd tout » –

L’impact sur les Afro-américains et les Hispaniques a été dévastateur, plongeant des familles entières dans la pauvreté.

« On perd tout, même sa voiture », se souvient Virgil Grant, qui n’a pas pu voir grandir ses cinq filles. Une fois sortis de prison, les ex-dealers peinent à retrouver emploi, logement ou subvention, et donc à sortir de la précarité.

Là où la plante est devenue légale, les autorités prennent conscience de l’impact socio-économique des politiques répressives passées et mettent en place des mesures de réparation.

Des critiques font valoir que ce qui était illégal à l’époque se devait d’être réprimé par la police et puni en justice. Cat Packer, responsable de la législation sur le cannabis de Los Angeles, rétorque que des arrestations disproportionnées chez les Noirs ont eu seulement lieu « parce que la police était plus active dans ces communautés ».

Los Angeles, Oakland, Portland, entre autres, veulent désormais octroyer des licences de commercialisation de marijuana en priorité à ceux qui ont souffert de la « guerre contre la drogue ».

– « Barrières à l’entrée » –

La California Minority Alliance milite par ailleurs dans tout le pays pour que les minorités défavorisées aient leur chance de participer activement à ce secteur légal encore embryonnaire: il faut « que ça ne coûte pas un million de dollars pour obtenir une licence », argumente-t-elle.

Sans quoi, avertit l’association, « ce sera une industrie (de plus) dominée par les hommes blancs ».

Des villes comme San Diego, San Francisco ou Seattle veulent par ailleurs amnistier des milliers de condamnations passées. Beaucoup d’associations californiennes organisent aussi des « cliniques » pour aider les anciens condamnés, en majorité des hommes de couleur, à faire expurger leurs casiers judiciaires.

Eddie Erby, l’un des employés de Virgil Grant, a été arrêté à 18 ans pour avoir vendu de la marijuana. Il a passé dix ans derrière les barreaux.

Le cannabis « était une manière de gagner de l’argent rapidement parce qu’on n’arrivait pas à trouver un travail, parce qu’on n’avait pas la bonne couleur de peau », raconte-t-il, tout en pesant des fleurs de cannabis pour la commande d’un client.

Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mis des années à reconstruire sa vie. Virgil Grant embauche régulièrement d’anciens prisonniers: « Je leur dis +soyez à l’heure, soyez honnête et vous avez le boulot+ ».

Et du boulot il y en a: le marché du cannabis vaut déjà près de 20 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre qui devrait doubler d’ici trois ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h21)                

Tuerie puis inaction: l’Amérique surarmée face à ses démons

février 15, 2018

Deux étudiants tombent dans les bras l’un de l’autre après la tuerie dans leur Lycée qui a coûté la vie à 17 personnes, tombées sous les balles d’un tueur de 19 ans / © AFP / Michele Eve Sandberg

« Cela n’arrive qu’ici »: les Etats-Unis étaient une nouvelle fois confrontés jeudi à leur spécificité d’être le seul pays développé où se succèdent les tueries par arme à feu dans les écoles, un problème aigu qui génère pourtant un débat stérile.

Après les 17 personnes abattues mercredi dans un lycée de Floride, allait-on assister à l’adoption de mesures nationales radicales pour prévenir la réédition d’une telle tragédie ? Très vraisemblablement pas, tant sont profondément plantées les conditions du statu quo.

Et déjà le cycle immuable, difficilement compréhensible à l’étranger, s’est remis à tourner: d’abord les réactions horrifiées, puis l’unité dans la peine, ensuite l’indignation et les divisions politiques, et enfin… l’inaction.

Si ce débat tourne à vide, c’est que les acteurs ne changent pas et qu’ils restent solidement campés sur leurs positions.

On trouve d’un côté ceux qui s’opposent à toute limitation des armes, au nom du sacro-saint deuxième amendement de la Constitution.

Leur argumentaire a deux idées force: aucune loi ne pourra empêcher déséquilibrés et criminels de se procurer une arme, ni d’ouvrir le feu dans une école; face à ces dangers, les citoyens ont justement besoin d’être armés.

En face, les associations luttant contre la libre prolifération des armes ont perdu l’espoir d’une adoption rapide par un Congrès à majorité républicaine d’une loi nationale ambitieuse.

– Pays de révolutionnaires armés –

Elles ont déplacé leur combat sur le terrain local où elles tentent de convaincre les élus de rendre obligatoires les contrôles d’antécédents judiciaires et psychiatriques avant toute vente d’arme.

Un objectif a minima qui se révèle souvent un col infranchissable, dans un pays qui a placé le fusil au coeur de sa mythologie, celle d’une nation née dans le sang de sa révolution et qui est restée fière de ses héros du Far West.

Les termes mêmes du débat sont faussés: les élus financés par la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes qui a soutenu Donald Trump dans sa campagne présidentielle, refusent par idéologie d’admettre qu’une arme à feu est par définition un objet létal, et qu’en favoriser l’accès est risqué.

Ainsi M. Trump a présenté dans son premier tweet jeudi le drame en Floride comme l’acte d’un déséquilibré mental, sans s’interroger sur le fait que le tireur ait pu s’équiper d’un fusil d’assaut. Ceci à 19 ans, un âge où beaucoup d’Américains ont l’interdiction d’acheter une bière ou des cigarettes.

Plus tard, dans une allocution à la Maison Blanche, le président n’a fait aucune allusion aux armes à feu, mettant l’accent sur la lutte contre les maladies psychiques.

Pourtant le lien direct entre la dissémination des armes et la fréquence des fusillades est démontré par la quasi-totalité des statistiques.

Les Américains –moins de 5% de la population mondiale– possèdent presque la moitié des armes individuelles aux mains de civils sur la planète. Le taux d’homicides par balle est 25 fois plus élevé que dans le reste des pays développés.

Le risque de mourir par balle est 300 fois plus élevé pour un Américain que pour un Japonais.

– Prier… ou agir ? –

« Si davantage d’armes et moins de législation sur les armes renforçait notre sécurité, l’Amérique serait le pays le plus sûr du monde. A l’inverse, nous avons le plus fort taux de violence armée de toutes les nations développées », martèle Shannon Watts, fondatrice de « Moms Demand Action For Gun Sense In America ».

Comme à chaque lendemain de fusillade, les élus favorablement notés par la NRA repoussaient jeudi cette question gênante, au nom de la dignité qu’il faut selon eux respecter à l’égard des victimes.

« Ce n’est pas le moment pour cette discussion », a ainsi tranché le gouverneur républicain de la Floride, Rick Scott. Lui et le sénateur républicain Marco Rubio ont sans surprise appelé la population à « prier », suscitant l’exaspération d’Américains dépités par l’immobilisme.

« Ne me dites pas (qu’aujourd’hui) n’est pas le bon moment pour débattre des violences par armes à feu. Si vous êtes un responsable politique et que vous ne faites rien au sujet de ce massacre, alors vous êtes complice », a lancé Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut.

Même les interventions de personnalités largement suivies sur les réseaux sociaux étaient probablement vouées à demeurer lettres mortes.

« Nous devons à nos enfants et à nos enseignants la sécurité à l’école. Les prières n’y arriveront pas. L’action le permettra. Que le Congrès veuille bien faire son travail », a tweeté Kim Kardashian.

« Les prières sans actes sont des mensonges qu’on se fait à soi-même, entendues par aucun Dieu et qui ne débouchent sur rien », a de son côté réagi l’acteur Mark Ruffalo.

Romandie.com avec(©AFP / 15 février 2018 17h46)                

17 morts dans un lycée américain: des prières, pas d’explication

février 14, 2018

Des élèves sous le choc durant la fusillade au lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride, le 14 février 2018 / © AFP / Michele Eve SANDBERG

Elus et policiers n’avaient que des prières et aucune explication à offrir mercredi soir aux proches des 17 personnes abattues de rafales de fusil d’assaut par un jeune homme de 19 ans dans un lycée de Floride.

« C’est juste le mal à l’état pur », a lâché le gouverneur de Floride, Rick Scott, lors d’un point de presse à Parkland, en guise de maigre explication pour ce qui est l’une des pires tueries aux Etats-Unis depuis un quart de siècle.

Le shérif local a fait aveu d’impuissance. « Si quelqu’un veut vraiment commettre un carnage, il n’y a pas grand chose que l’on puisse ou que les forces de l’ordre puissent faire », a déclaré Scott Israel.

Nikolas Cruz –identifié précédemment par la police comme Nikolaus Cruz– a choisi la Saint-Valentin, la fête de l’amour, pour se rendre à Marjory Stoneman Douglas, son ancien lycée d’où il avait été expulsé, et ouvrir le feu avec un de ces fusils d’assaut AR-15 semi-automatiques, si répandus aux Etats-Unis.

Des images, filmées à l’intérieur d’une salle de classe pendant l’assaut sanglant probablement par un élève, donne une petite idée de la terreur qui s’est emparée de ce complexe scolaire qui compte près de 3.000 élèves.

On y entend des coups de feu à cadence très rapprochée, caractéristiques d’un semi-automatique et on y voit des élèves prostrés sous leur bureau ou allongés en silence, tandis que des hurlements s’élèvent plus loin.

En milieu de soirée, les autorités n’avaient toujours pas réussi à identifier 5 des 12 victimes, parmi lesquelles se trouvaient aussi bien des élèves que des enseignants.

– Signes avant-coureurs –

La police n’a pour l’heure livré aucun motif, mais le portrait encore très en pointillés laissait poindre un adolescent à problèmes amateurs d’armes.

« Il y a eu des problèmes quand il a menacé des étudiants l’année dernière et je pense qu’on lui a dit de quitter le campus », a déclaré au quotidien Miami Herald Jim Gard, un professeur de mathématiques qui avait eu l’élève dans sa classe.

Selon un lycéen, Nicholas Cokes, Cruz était un « solitaire » qui avait quitté l’établissement il y a quelques mois pour emménager dans le nord de l’Etat après la mort de sa mère.

Il aurait également fait une préparation militaire, selon des sources au Pentagone qui n’ont pas donné de détails.

Un autre lycéen a souligné que le tireur connaissait parfaitement les lieux et les procédures de sécurité, mises en place dans toutes les écoles aux Etats-Unis, qui simulent régulièrement une intrusion armée pour préparer leurs élèves.

Nikolas Cruz avait posté sur les réseaux sociaux des messages « très alarmants », a souligné le shérif et des images sur Instagram présentées par plusieurs médias comme le compte du tireur –avant qu’il ne soit désactivé– montraient un homme au visage masqué coiffé d’une casquette ou d’un bonnet de l’armée de terre avec des couteaux ou encore l’image d’un fusil à pompe.

« Nous n’avons reçu aucun avertissement, aucune indication », a pourtant précisé Robert Runcie, le proviseur du lycée. « A notre connaissance, aucune menace n’avait été proférée ». Quand au shérif il a répété à de multiples reprises que c’était la responsabilité de tous « de signaler des choses inhabituelles ».

– Cachés dans les placards –

Des témoins, dont plusieurs arboraient des coeurs et autres décorations de la Saint-Valentin –qu’enseignants et élèves célèbrent traditionnellement ensemble et avec beaucoup de ferveur dans les écoles américaines–, ont rapporté s’être cachés jusque dans les placards lorsque les coups de feu ont retenti peu avant la fin des cours, à 14H30.

« C’était la fin de la journée scolaire et l’alarme incendie s’est déclenchée. Nous avons commencé à évacuer. On pensait que c’était un exercice et après avoir fait 15, 20 pas hors de la classe on était à terre, et on se cachait dans le placard », a raconté une enseignante, Melissa Falkowski, sur CNN.

Une élève, Peri Harris, a elle raconté à la chaîne CBS Miami que « toute sa classe » avait trouvé refuge dans « un tout petit placard ».

– Déjà 18 fusillades –

« Aucun enfant, enseignant ou quiconque, ne devrait jamais se sentir en danger dans une école américaine », a tweeté le président Donald Trump dans l’après-midi.

Le drame survenu mercredi est le dernier d’une longue série de fusillades ayant ensanglanté l’Amérique ces dernières années. A Las Vegas en octobre 2017, 58 personnes ont péri sous les balles d’un seul tireur et 49 personnes avaient été abattues dans un club gay d’Orlando en 2016.

Et les fusillades sont particulièrement récurrentes dans les écoles américaines: il y en a déjà eu 18 en 2018 en comptant celle du lycée Marjory Stoneman Douglas.

« Il s’agit de la 291e fusillade en milieu scolaire depuis le début de 2013 », souligne Shannon Watts, fondatrice de « Moms Demand Action For Gun Sense In America », une organisation qui lutte contre la prolifération des armes à feu.

Romandie.com avec(©AFP / 15 février 2018 04h31)

Fusillade à l’entrée de l’agence de renseignements américaine NSA

février 14, 2018

Le siège de la NSA à Fort Meade, près de Washington, le 25 janvier 2006 / © NSA/AFP/Archives / HO

La police enquêtait mercredi sur une fusillade qui a eu lieu tôt dans la matinée près du siège de l’agence de renseignement NSA, aux alentours de la capitale américaine Washington, faisant au moins un blessé.

La chaîne de télévision NBC Washington a diffusé des images d’un SUV noir, présentant des impacts de balle dans le pare-brise, encastré dans les barrières de béton qui protègent l’entrée de ce complexe ultra-sécurisé.

Une personne menottée pouvait être vue assise sur le trottoir. « La situation est sous contrôle et il n’y a plus de menace pour la sécurité », a sobrement annoncé sur Twitter l’agence de renseignement.

« Nous pouvons confirmer qu’une personne a été blessée et nous ne savons pas dans quelles circonstances », a indiqué un porte-parole de Fort Meade à l’AFP. Ce complexe militaire, situé à une demi-heure de route de Washington, est l’un des endroits les plus sécurisés du pays.

Selon la chaine locale ABC 7 News, trois personnes ont été blessées par balle et un suspect a été arrêté.

« Le président a été informé de la fusillade à Fort Meade. Nos pensées et nos prières accompagnent toutes les personnes qui ont été touchées », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

– Inviolable –

La National Security Agency est un organisme qui fait office de grandes oreilles parmi toutes les agences de renseignements américaines. Elle est notamment chargée de collecter et d’analyser toutes les formes de communication électronique.

En 2015, deux hommes travestis en femme avaient essayé de pénétrer en voiture dans l’enceinte de la célèbre et mystérieuse agence de renseignement. L’un d’entre eux avait été tué, et l’autre blessé.

La NSA était aussi l’une des agences américaines les plus secrètes jusqu’à ce que son ancien employé, l’informaticien et lanceur d’alertes Edward Snowden ne remette à la presse des millions de documents secrets en 2013. Les informations livrées par Snowden –depuis réfugié à Moscou– ont mis en lumière les méthodes parmi les plus secrètes de l’agence pour écouter, intercepter et infiltrer les échanges sur les réseaux de communication et informatiques. Un coup terrible pour cette agence qui avait jusque-là une aura d’inviolabilité et une réputation impeccable.

Outre la NSA, l’immense complexe de Fort Meade accueille également le Cyber Command (le commandement militaire américain pour le cyberespace), et plusieurs autres agences américaines.

Le département de police du comté de Anne Arundel dans le Maryland, où se trouve la NSA, a annoncé sur Twitter qu’il n’était pas en charge de l’enquête. L’autoroute qui se trouve à proximité a été fermée dans les deux sens, a annoncé Fort Meade.

Romandie.com avec(©AFP / 14 février 2018 15h43)                

États-Unis: les moins de 25 ans vont bouder encore davantage Facebook en 2018

février 12, 2018

Facebook demeure le réseau social le plus populaire aux Etats-Unis mais les moins de 25 ans s’en détournent toujours davantage au profit de Snapchat / © AFP/Archives / TOBIAS SCHWARZ

Facebook demeure le réseau social le plus populaire aux Etats-Unis mais les moins de 25 ans s’en détournent toujours davantage au profit de Snapchat, selon le cabinet eMarketer.

En 2018, le nombre d’utilisateurs dans ce pays devrait baisser de 5,6% parmi les 12-17 ans et de 5,8% parmi les 18-24 ans.

« C’est la première fois qu’eMarketer prévoit une baisse de l’utilisation (de Facebook) chez les 18-24 ans », commente le cabinet dans un communiqué publié lundi.

« Cette année, pour la première fois, moins de la moitié des utilisateurs d’internet âgés de 12 à 17 ans, utiliseront Facebook », ajoute eMarketer. En août l’an dernier, le cabinet anticipait une baisse de 3,4% pour cette tranche d’âge en 2017.

Au total, Facebook devrait perdre 2 millions d’utilisateurs âgés de moins de 25 ans en 2018, selon une nouvelle estimation.

C’est Snapchat qui « va siphonner le plus de jeunes utilisateurs » avec un gain attendu de 1,9 million d’utilisateurs additionnels âgés de moins de 25 ans, contre 1,6 million supplémentaires pour Instagram, propriété de Facebook.

Instagram demeure toutefois plus important que Snapchat aux Etats-Unis avec un nombre d’utilisateurs total qui devrait bondir de 13,1% sur un an à 104,7 millions. Dans le même temps, ceux de Snapchat devraient s’accroître de 9,3% à 86,5 millions.

Facebook, qui continue d’attirer pour sa part des utilisateurs plus âgés, devrait avoir un nombre inchangé à 169,5 millions.

« Snapchat pourrait peut-être attirer des groupes plus âgés dans la mesure où il redessine sa plateforme pour simplifier son utilisation », a aussi estimé Debra Aho Williamson, analyste chez eMarketer, citée dans le communiqué.

Snap, maison mère de l’application très prisée des ados, a lancé la semaine dernière un lifting complet de la plateforme, qui sépare désormais visuellement les contenus publiés par les « amis » des autres contenus plus institutionnels (médias…).

A cette occasion, Snap a aussi introduit de nouvelles fonctionnalités censées simplifier l’usage de la plateforme et la « personnaliser ».

Mais « la question est de savoir si les plus jeunes continueront de trouver Snapchat cool si leurs parents et leurs grand-parents sont aussi sur le réseau », a observé Mme Williamson. « C’est précisément la situation délicate à laquelle Facebook est confrontée ».

La réaction des usagers de Snapchat aux récentes nouveautés est pour l’instant négative: près de 580.000 d’entre eux ont même signé lundi une pétition en ligne pour demander un retour à l’ancienne version.

« Beaucoup d’usagers trouvent que (la nouvelle version) n’a pas rendu l’application plus facile à utiliser mais a rendu en réalité beaucoup de fonctionnalités plus compliquées », selon la pétition adressée à Snap et publiée sur change.org.

Des réactions négatives qui reviennent régulièrement lorsqu’un réseau social apporte des changements importants à son application et que Debra Aho Williamson relativise.

« On regarde de près les réactions des usagers à la nouvelle version de Snapchat mais, à l’heure actuelle, on ne perçoit pas d’impact (négatif) sur le taux d’utilisation par les plus jeunes », a-t-elle dit à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 12 février 2018 22h47)                

Agressions sexuelles: l’État de New York attaque en justice le studio Weinstein pour mise en danger de ses employés

février 11, 2018

New York – Le procureur de l’Etat de New York a annoncé dimanche avoir assigné en justice le studio fondé par Harvey Weinstein et son frère Robert, pour ne pas avoir protégé ses employés face au harcèlement sexuel et aux intimidations du tout puissant-producteur de cinéma.

Cette assignation de l’Etat intervient quatre mois après le début de l’affaire Weinstein, qui a vu le célèbre producteur accusé par une centaine de femmes de harcèlement, agressions et viols. Plusieurs de ses victimes présumées l’ont déjà attaqué au civil, ainsi que sa société, mais le producteur déchu ne fait jusqu’à présent l’objet d’aucune inculpation.

Par cette assignation qui vise The Weinstein Company ainsi que Harvey et Robert Weinstein, le procureur les accuse de violations des droits de l’homme, des droits individuels, et du droit du travail.

« The Weinstein Company a violé à plusieurs reprises le droit new-yorkais en ne protégeant pas ses employés d’un harcèlement sexuel invasif, des intimidations et de la discrimination », a déclaré Eric Schneiderman, cité dans un communiqué.

Alors que des discussions sont en cours pour le rachat du studio, « toute vente de (la société) devra s’assurer que les victimes seront dédommagées, que les employés seront protégés à l’avenir, et que ni les coupables directs ni ceux qui les ont aidés ne s’enrichiront injustement ».

Cette action est le résultat de quatre mois d’enquête, au cours de laquelle des employés, des cadres et des victimes de Harvey Weinstein ont été interrogés, et les archives et mails de la société passés au peigne fin, a précisé le procureur.

Romandie.com avec(©AFP / 11 février 2018 22h09)                                            

USA: la numéro 3 du ministère de la Justice démissionne

février 9, 2018

Washington – La numéro trois du ministère américain de la Justice a démissionné à peine neuf mois après sa prise de fonctions, a annoncé vendredi le ministère dans un communiqué.

« Je sais qu’elle manquera à la totalité du ministère mais nous la félicitons tous pour cette nouvelle opportunité dans le secteur privé », a commenté le ministre Jeff Sessions, cité dans le communiqué qui a confirmé une information du New York Times (NYT).

Elle va partir « dans les semaines qui viennent », a indiqué le ministère.

Le départ de Rachel Brand, spécialiste en droit de la sécurité nationale, intervient au moment où les attaques du président Donald Trump et de parlementaires républicains ne cessent de s’accroître contre le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016 et sur une éventuelle collusion américano-russe pour favoriser le milliardaire.

La juriste de 44 ans se trouvait en position d’avoir à éventuellement superviser cette enquête si le numéro deux du ministère de la Justice Rod Rosenstein était limogé par M. Trump.

Des élus démocrates craignent en effet que le président prenne cette décision depuis qu’il a déclassifié la semaine dernière une note rédigée par un parlementaire républicain très critique envers la police fédérale (FBI) et le ministère de la Justice au sujet de l’affaire russe.

Nommée en 2003 par le président républicain George W. Bush au ministère de la Justice, Rachel Brand en était partie quatre ans plus tard pour un emploi dans le privé. Diplômée de Harvard, elle avait auparavant travaillé à la Cour suprême pour le juge Anthony Kennedy.

En 2012, sur décision du président démocrate Barack Obama, elle entre au Comité de supervision des libertés civiles et de la vie privée qui est chargé d’examiner la légalité des programmes de surveillance de l’Agence américaine de sécurité nationale (NSA).

Elle a regagné le ministère de la Justice en mai, choisie cette fois par M. Trump, pour occuper le poste de numéro trois travaillant directement avec M. Rosenstein et le ministre Jeff Sessions, qui s’est récusé de la supervision de l’enquête sur l’affaire russe en raison de sa propre implication.

Agacé par cette enquête, M. Trump caresserait l’idée selon des médias de limoger M. Rosenstein qui est le seul, en tant que superviseur, à pouvoir renvoyer M. Mueller. Le président a déjà limogé en mai le patron du FBI James Comey à cause de ces investigations.

En cas de renvoi de M. Rosenstein, Mme Brand se serait retrouvée dans la ligne de mire de la Maison Blanche en étant chargée de la supervision de l’enquête du moins le temps qu’un remplaçant à M. Rosenstein soit nommé et approuvé par le Congrès.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2018 00h26)                                            

États-Unis: La Maison Blanche secouée par une affaire de violences conjugales

février 9, 2018

Rob Porter (gauche), ici au côté du secrétaire général de l’exécutif, John Kelly (droite), a démissionné mercredi 7 février de la Maison Blanche / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Donald Trump a souhaité vendredi le « meilleur » à son ancien conseiller forcé de prendre la porte dans un scandale qui vient désormais éclabousser l’entourage immédiat du président américain.

En particulier, le secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly et la directrice de la communication de l’exécutif Hope Hicks sont pris dans la tourmente depuis la démission mercredi de Rob Porter, accusé par deux ex-épouses d’agressions physiques et d’abus psychologiques.

On reproche notamment à John Kelly d’avoir été au courant du passé sulfureux de M. Porter, secrétaire du personnel de la Maison Blanche, mais de l’avoir toutefois laissé naviguer au plus proche de Donald Trump bien que son passif ne lui eut pas permis d’obtenir un feu vert complet à l’issue de la vérification de sécurité à laquelle se soumettent les employés du 1600 Pennsylvania Avenue.

Hope Hicks se voit elle pointée du doigt pour la gestion de la communication autour de cette affaire, à savoir un long silence jusqu’à ce que les accusations –que M. Porter nie– ne soient rendues publiques, d’autant qu’elle entretenait une relation avec l’intéressé.

Autant de zones grises qui soulèvent depuis quelques jours les interrogations sur le climat éthique et le recrutement au sein de la Maison Blanche.

Interrogé vendredi sur le départ de Rob Porter, Donald Trump a affirmé avoir été « surpris » lorsqu’il a appris la situation « récemment ». « Mais nous lui souhaitons le meilleur. (…) C’est évidemment un moment difficile pour lui. Il a fait du très bon travail pendant qu’il était à la Maison Blanche », a souligné dans le Bureau ovale le milliardaire républicain, rappelant que son ancien conseiller « dit qu’il est innocent, et je pense qu’il faut s’en souvenir ».

« J’étais atterré quand j’ai appris les accusations à l’encontre de Rob Porter. J’ai appris les allégations d’abus conjugaux au moment où il a démissionné », a assuré pour sa part le vice-président Mike Pence, lors d’un entretien à NBC en Corée du Sud.

« Il n’y a pas de tolérance au sein de cette Maison Blanche ni de place en Amérique pour les abus conjugaux », a-t-il martelé.

– Oeil au beurre noir –

Du côté de l’opposition démocrate, on déplore que la Maison Blanche ait attendu d’être dos au mur pour se décider à réagir.

« C’est alarmant que Rob Porter soit resté à un poste d’influence alors même que les révélations sur ses abus conjugaux étaient apparemment connus des proches collaborateurs de Donald Trump », a ainsi dénoncé la parlementaire démocrate du New Hampshire Ann McLane Kuster.

« Les photos de son ex-femme battue sont profondément troublantes », a-t-elle ajouté, en référence aux deux clichés rendus publics de l’une de ses anciennes épouses, la montrant avec un oeil au beurre noir. « Nous devons savoir qui savait quoi, et quand ».

C’est exactement le genre de « détails » sur lesquels la Maison Blanche n’entend pas communiquer, a affirmé jeudi le porte-parole adjoint de l’exécutif, Raj Shah. Il a simplement souligné que John Kelly « n’a pas eu pleinement connaissance des accusations » avant le jour de la démission de M. Porter.

« Beaucoup d’entre nous auraient pu faire mieux », a-t-il reconnu, rare remise en question dans la Maison Blanche de M. Trump.

La parlementaire démocrate Nydia Velazquez a dénoncé une « culture misogyne » au sein de la Maison Blanche.

Quelques heures encore avant que l’ex-conseiller de 40 ans ne quitte son poste, l’exécutif chantait pourtant ses louanges professionnelles et son intégrité.

Pour Jennifer Willoughby, une ex-femme de Rob Porter qui se confiait à la chaîne CNN, l’accent mis justement sur les qualités professionnelles de son ex-mari fait partie de la problématique.

« Peut-on séparer le travail d’un homme de sa vie privée », a demandé Mme Willoughby, qui raconte avoir vécu dans un état de « terreur permanente » pendant sa vie commune avec Rob Porter.

Il est « inquiétant » que la préoccupation centrale devienne « quel était son travail ». La vraie question, dit-elle, est qu’il s’agit « d’un homme dérangé qui a des problèmes qui requièrent de l’aide ».

Pour Corey Lewandowski, proche et ancien chef de la campagne Trump, M. Kelly est responsable de la situation: « Le général est là pour instaurer les politiques et les processus et les procédures. Et dans ce cas, ceux-ci n’ont pas fonctionné et nous devons savoir pourquoi », a-t-il dit sur Fox News.

La Maison Blanche a démenti des rumeurs d’une démission de John Kelly.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2018 01h10)