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L’Iran doit répondre «à la diplomatie par la diplomatie»

juin 21, 2019

 

L’Iran «doit répondre à la diplomatie par la diplomatie, pas par la force», a déclaré vendredi l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Brian Hook, lors d’une visite en Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis et grand rival de Téhéran.

S’adressant à la presse à l’issue d’une rencontre avec des responsables saoudiens sur la base aérienne d’Al-Kharj, à une centaine de kilomètres au sud de Ryad, il a accusé l’Iran d’être «responsable de l’aggravation des tensions dans la région». «Ils continuent de rejeter nos ouvertures diplomatiques», a affirmé l’envoyé de l’administration du président américain Donald Trump.

«Le président Trump et le secrétaire d’État Pompeo l’ont fait savoir clairement: nous sommes ouverts au dialogue», a-t-il ajouté. «L’Iran a répondu en repoussant la main tendue diplomatiquement par le Premier ministre (japonais, en visite à Téhéran Shinzo) Abe puis en attaquant un navire japonais», a-t-il poursuivi. «Notre diplomatie ne donne pas à l’Iran le droit de répondre par la force militaire», a ajouté le diplomate, assurant que la campagne américaine en cours de «pression maximum sur l’Iran porte ses fruits».

Les tensions n’ont cessé de monter entre les États-Unis, fidèle allié de l’Arabie Saoudite, et l’Iran depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer unilatéralement son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran. Ces dernières semaines le ton est encore monté après des attaques de pétroliers dans la région du Golfe imputées par les Etats-Unis à l’Iran qui dément.

Jeudi un missile sol-air iranien a abattu un drone américain au-dessus de la mer d’Oman. L’Iran affirme que l’appareil avait pénétré dans son espace aérien alors que Washington assure qu’il a été touché dans l’espace aérien international.

Avant sa visite sur la base saoudienne d’Al-Kharj, Brian Hook s’est entretenu vendredi entre autres avec Khaled Ben-Salman, vice-ministre saoudien de la Défense. Après cette rencontre, ce dernier a déclaré, dans une série de tweets, qu’il avait «réaffirmé le soutien du royaume à la campagne américaine de pression maximale sur l’Iran». «Nous avons aussi évoqué avec le représentant américain pour l’Iran le rôle dangereux que joue le régime iranien au Yémen», a-t-il tweeté. L’Arabie saoudite intervient militairement au Yémen voisin en soutien aux forces progouvernementales contre des rebelles Houthis soutenus politiquement par l’Iran.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Iran dit s’être abstenu d’abattre un avion US avec 35 personnes à bord

juin 21, 2019

 

L’Iran s’est abstenu d’abattre un avion américain de patrouille maritime avec 35 personnes à son bord qui accompagnait le drone détruit jeudi en vol dans le Golfe, a déclaré vendredi un commandant du corps des gardiens de la Révolution.

Cité par l’agence de presse Tasnim, Amirali Hajizadeh, qui dirige la division aérospatiale de ce corps d’élite des forces militaires iraniennes, ajoute que cet avion P-8 avait lui aussi pénétré l’espace aérien iranien. «Nous aurions pu l’abattre, nous ne l’avons pas fait», a-t-il dit.

Réagissant jeudi à la destruction du drone de l’US Navy, Donald Trump avait souligné que la situation aurait été «bien différente» si l’appareil détruit en vol avait eu un équipage à son bord.

Les risques d’une confrontation directe entre Washington et Téhéran, qui montent depuis des semaines, se sont exacerbés après la destruction de ce drone. L’Iran affirme que l’appareil se trouvait dans son espace aérien, près du détroit d’Ormuz, ce que contestent les Etats-Unis. La télévision publique iranienne a diffusé vendredi des images de ce qu’elle a présenté comme des débris du RQ-4 Global Hawk abattu la veille. La preuve, a souligné Amirali Hajizadeh, que l’engin a bien été détruit au-dessus des eaux territoriales iraniennes.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Avion abattu: l’Iran dénonce à l’ONU une action américaine «provocatrice»

juin 20, 2019

 

L’Iran a dénoncé jeudi une action américaine « provocatrice » et « très dangereuse » contre son « intégrité territoriale », après la destruction par son armée d’un drone américain dans son « espace aérien », dans une lettre au chef de l’ONU et au Conseil de sécurité.

Dans cette missive, l’Iran, qui s’abstient de demander une réunion en urgence du Conseil de sécurité, souligne ne pas « chercher la guerre » et demande aux Nations unies d’intervenir pour que les Etats-Unis « mettent un terme à leurs actions illégales et déstabilisatrices » dans le Golfe.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

 

États-Unis: il donnait de la meth à son écureuil pour en faire un animal d’attaque

juin 19, 2019

FRANCE-ENVIRONMENT-ANIMAL-SQUIRREL

Un écureuil photographié en France, le 12 avril 2019, près de Marseille. Boris HORVAT / AFP

Le locataire de l’appartement voulait s’assurer que son «écureuil d’attaque» reste suffisamment agressif.

Des policiers de l’Alabama, dans le sud des Etats-Unis, ont fait lundi une saisie inhabituelle lors de la perquisition d’un appartement: un écureuil dopé à la méthamphétamine.

Le locataire de l’appartement voulait ainsi s’assurer que son «écureuil d’attaque», gardé en cage, reste suffisamment agressif, a indiqué au journal local The News Courier le bureau du shérif du comté de Limestone. D’autres drogues et des munitions ont été saisies lors de la perquisition.

Les lois de l’Alabama interdisant la détention d’animaux sauvages, l’écureuil a été relâché dans la nature, sur les conseils des agents de protection de l’environnement. «Il a couru dans les bois et n’a pas attaqué les policiers qui l’ont relâché», a rassuré le bureau du shérif sur sa page Facebook.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Le ministre de la Défense de Trump annonce son départ

juin 18, 2019

FILE PHOTO: U.S. President Trump participates in a working visit with Caribbean leaders at Mar-a-Lago in Palm Beach, Florida

Le ministre de la Défense Patrick Shanahan au côté de Donald Trump en mars dernier à Mar-a-Lago, en Floride. Kevin Lamarque/REUTERS

 

En pleine crise iranienne, le départ de Patrick Shanahan, pour des motifs personnels, inaugure la plus longue période sans chef confirmé à la tête du Pentagone.

En pleine montée des tensions avec l’Iran, accusé par Washington d’avoir attaqué des pétroliers en mer d’Oman, Donald Trump se voit contraint de se séparer de son ministre de la Défense. Patrick Shanahan «a décidé de renoncer au processus de confirmation pour consacrer plus de temps à sa famille», a tweeté le président américain, qui a choisi le secrétaire de l’armée, Mark Esper, pour lui succéder par intérim.

Ce départ intervient alors que des accusations de violences familiales portées contre le chef du Pentagone ont refait surface ces derniers jours. Patrick Shanahan a confirmé dans un communiqué avoir décidé de renoncer à ce poste pour éviter à ses enfants de «revivre un chapitre traumatisant de notre vie de famille et de rouvrir des blessures que nous avons mis des années à panser». «J’aurais été très heureux de devenir ministre de la Défense, mais pas aux dépens de mes enfants», a-t-il ajouté.

Le journal USA Today a rapporté que le FBI se penchait sur une affaire de violence conjugale datant d’il y a neuf ans, concernant Shanahan et son épouse d’alors. Selon le quotidien, Shanahan a affirmé n’avoir «jamais levé la main» sur son ex-femme. Pourtant, rappelle USA Today, chacun des ex-conjoints assure avoir été frappé par l’autre. Le Washington Post fait état quant à lui d’un incident particulièrement horrible, au cours duquel le fils adolescent de Shanahan aurait frappé sa mère – l’ex-épouse de Shanahan – avec une batte de baseball, la laissant sans connaissance, baignant dans une mare de sang. «De mauvaises choses peuvent arriver dans les bonnes familles(…), et c’est une tragédie, vraiment», a déclaré Shanahan dans les colonnes du journal. Il ajoutait que la divulgation de cet incident «ruinerait la vie de mon fils».

Trump a assuré ne pas avoir poussé Shanahan à quitter ses fonctions, et a dit à la presse avoir eu vent seulement lundi des violences conjugales en question. Ce départ tombe mal pour le président américain, au moment où les États-Unis ont encore renforcé leur dispositif militaire au Moyen-Orient pour répondre à ce qu’ils qualifient de «comportement hostile des forces iraniennes». Avant de renoncer à son poste de ministre, Patrick Shanahan avait en effet autorisé lundi l’envoi de 1.000 militaires supplémentaires «à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient», assurant que les États-Unis continueraient «de surveiller attentivement la situation» afin «d’ajuster le niveau des troupes» le cas échéant.

C’est donc le chef de la diplomatie, Mike Pompeo, qui s’est rendu mardi à Tampa pour défendre, avec les responsables du commandement militaire américain central (Centcom), l’envoi de ces renforts. Ce déploiement doit «convaincre le gouvernement islamique de l’Iran que nous sommes déterminés et les dissuader de (commettre) de nouvelles agressions dans la région», a-t-il expliqué. «Nous devons être prêts à répondre à toute menace de l’Iran», a-t-il ajouté, tout en assurant que «le président Trump ne (voulait) pas la guerre» avec l’Iran.

La décision de Shanahan promet de faire durer encore ce qui est d’ores et déjà la plus longue période sans secrétaire à la Défense confirmé. L’ancien cadre de Boeing n’avait pas d’expérience préalable en matière de sécurité nationale lorsqu’il avait été nommé comme bras droit du secrétaire à la Défense d’alors, James Mattis. Shanahan dirige le Pentagone par intérim depuis la démission de Mattis à la fin 2018, intervenue en raison de désaccords avec Donald Trump sur la Syrie.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

WikiLeaks: l’audience d’extradition de Julian Assange fixée à février 2020

juin 14, 2019

 

L’audience pour étudier la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage, aura lieu fin février, a décidé vendredi un juge du tribunal londonien de Westminster. «Une audience de cinq jours aura lieu en février, probablement à partir du 24 février», a précisé un porte-parole du parquet.

Entre-temps, une audience aura lieu fin octobre pour décider notamment quel tribunal étudiera la demande américaine.

Réfugié pendant près de sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres où il bénéficiait de l’asile politique, M. Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l’aval de Quito. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Vendredi, l’Australien de 47 ans a comparu par visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, et dit craindre de passer le restant de ses jours en prison s’il est extradé vers les Etats-Unis.

«175 ans de ma vie sont en jeu», a-t-il déclaré, en référence au cumul des peines encourues pour les différents chefs d’inculpation qui le visent, et dont il a dénoncé la nature en soulignant que WikiLeaks n’était «rien d’autre qu’un éditeur». Une vingtaine de personnes ont manifesté devant le tribunal en brandisssant une banderole «Libérez Julian Assange» et une pancarte «Ce ne sont pas des poursuites mais de la persécution».

Washington accuse Julian Assange d’espionnage et a formellement requis mardi son extradition. Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l’accusent également d’avoir «comploté» avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent.

Julian Assange est soupçonné d’avoir «aidé» et «incité» le soldat Manning «à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des Etats-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère», a indiqué fin mai le ministère américain de la Justice, en révélant dix-sept nouveaux chefs d’inculpation.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un Américain condamné à la perpétuité pour le meurtre de trois musulmans

juin 13, 2019

 

Un Américain a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de trois étudiants musulmans en février 2015, qui avait suscité une vive émotion aux Etats-Unis et dans le monde.

Craig Hicks, 50 ans, a accepté mercredi de plaider coupable après avoir obtenu la garantie que l’accusation renonçait à requérir la peine de mort. Dans la foulée, il a été condamné à la réclusion à perpétuité. En février 2015, il avait abattu Deah Barakat, 23 ans, sa femme Yusor Abou-Salha, 21 ans, et la soeur de celle-ci, Razan Abou-Salha, 19 ans, dans la ville universitaire de Chapel Hill, en Caroline du Nord. Il a toujours assuré s’en être pris à eux dans le cadre d’un conflit de voisinage.

Une vidéo filmée par Dean Barakat avant de mourir a été diffusée mercredi lors de l’audience de plaider-coupable. Elle montre comment Craig Hicks a sonné à l’appartement du couple pour leur reprocher –à tort– de s’être garé sur sa place de parking. La famille des victimes a elle toujours estimé que c’était un prétexte et que Craig Hicks était animé par une hostilité envers l’islam. Citant les messages antireligieux qu’il avait postés sur les réseaux sociaux et ses multiples accrocs avec ses voisins de couleur ou d’origine étrangère, elle avait demandé à la justice de considérer son crime comme motivé par une haine discriminatoire. Les autorités judiciaires avaient refusé de retenir ce motif, une circonstance aggravante au regard de la loi.

Quelques heures après la condamnation de Craig Hicks, le chef de la police de Chapel Hill s’est excusé de l’approche retenue par ses services. «Ce que nous savons tous maintenant et que j’aurais aimé savoir il y a quatre ans, c’est que les meurtres de Deah, Yusor et Razan étaient bien plus qu’une dispute pour une place de parking», a déclaré dans un communiqué Chris Blue. «L’auteur de ces meurtres avait sans aucun doute un cœur haineux». Aux familles des victimes, «nous transmettons nos regrets sincères d’avoir aggravé leur douleur», a-t-il ajouté. «Aux musulmans de nos communautés, sachez que vous avez été entendus, vus et écoutés».

Le meurtre avait suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Le président démocrate Barack Obama avait évoqué la «peur» des Américains musulmans et martelé que «personne ne devrait jamais être pris pour cible en raison de ce qu’il est, de son apparence ou de sa croyance».

Des manifestations avaient également eu lieu en Iran, en Jordanie et dans les territoires palestiniens pour dénoncer ce crime.

Par Le Figaro.fr

Un cabinet américain de lobbying réclame 1,25 million de dollars au Gabon suite à une prestation non payée

juin 7, 2019

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Le président gabonais Ali Bongo Ondimba au sommet Union africaine-Union européenne le 29 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Le cabinet d’avocats Bryan Cave Leighton Paisner (BCLP) réclame plus de 1,25 million de dollars à la République gabonaise pour des frais de lobbying non payés, dans le cadre d’un contrat signé en janvier 2016 par l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Maixent Accrombessi.

L’affaire débute le 29 janvier 2016. À quelques mois d’une présidentielle qui s’organise dans un climat tendu, le gouvernement gabonais sollicite, par le biais de l’ancien tout-puissant directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Maixent Accrombessi, le cabinet d’avocats américains Bryan Cave Leighton Paisner (BCLP)  afin de « resserrer les liens diplomatiques » entre le Gabon et les États-Unis.

La mission que mène le cabinet américain consiste à « fournir des conseils en matière de relations gouvernementales afin de sensibiliser les membres du Congrès et les fonctionnaires de l’administration [américaine] aux préoccupations et aux enjeux de la République gabonaise dans divers domaines ». Le total des honoraires, précise le feuille de mission, relayée par le site américain Law, « se montent 1,38 million de dollars (1,26 million d’euros) et sont payables d’avance.

Assurant, en mars 2018, ne pas avoir perçu les frais dus par le gouvernement depuis le 26 mai 2016 – soit 1,261 million de dollars de dettes – , la firme américaine se tourne vers le Conseil d’arbitrage entre avocats et clients du District de Columbia (ACAB), le 31 juillet 2018

Poursuites engagées

« En cas de litige concernant nos honoraires et autres frais, le différend sera réglé par voie d’arbitrage. L’arbitrage doit être entendu par le Conseil d’arbitrage entre avocats et clients du District de Columbia (D.C. Attorney Client Arbitration Board ou « ACAB ») », précise le contrat signé en janvier 2016 entre le cabinet BCLP et la présidence de la République gabonaise.

Après avoir accepté la demande d’arbitrage, l’ACAB a informé le cabinet et la présidence gabonaise de la sélection d’un panel pour une audience prévue le 3 avril 2019. À l’issue de cette audience, au cours de laquelle le Gabon était représenté par deux avocats, la Cour a enjoint la présidence à régler 1,25 million de dollars.

La somme n’ayant, selon le cabinet américain, pas été réglée en temps voulu, c’est-à-dire avant le 3 mai 2019, l’ACAB a informé la République gabonaise, par le biais d’un courrier daté du 29 mai et adressé au ministre des Affaires étrangères, Abdu Razzaq Guy Kambogo, que la firme BCLP avait engagé des poursuites pour aboutir à une « ordonnance de jugement » dans ce dossier.

Le gouvernement doit adresser une réponse « dans les soixante jours » suivant la citation adressée au chef de la diplomatie gabonaise. Sollicitée par Jeune Afrique, la présidence gabonaise n’a pas répondu à nos sollicitations.

Jeuneafrique.com par Par Romain Gras

Voyages, bateaux: nouvelles sanctions américaines contre Cuba

juin 4, 2019

 

Les États-Unis ont imposé mardi de nouvelles sanctions contre Cuba en interdisant les voyages de groupes, un secteur essentiel pour l’économie cubaine et le principal moyen pour les citoyens américains de se rendre dans l’île.

Washington, qui accuse La Havane de jouer un «rôle déstabilisateur» en Amérique latine, a également interdit l’exportation de bateaux et d’avions, selon un communiqué du ministère du Trésor.

«Ces actes aideront à garder les dollars américains hors de portée de l’armée, des services de renseignement et de sécurité cubains», a expliqué dans un communiqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Ces mesures s’attaquent au secteur du tourisme, déjà visé par de précédentes sanctions, alors que le nombre de touristes américains dans l’île a presque doublé entre janvier et avril par rapport à la même période en 2018.

En théorie, les touristes américains ont interdiction de se rendre à Cuba. Seuls sont autorisés des déplacements en relation avec la culture et l’éducation, selon des catégories spécifiques définies par Washington.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un juge américain suspendu six mois pour avoir critiqué Trump

mai 25, 2019

 

Un juge américain a été sanctionné par une suspension sans solde d’une durée de six mois pour avoir critiqué Donald Trump dans son tribunal et sur les réseaux sociaux, selon une décision de la Cour suprême de l’Utah consultée vendredi par l’AFP. Selon ce document, le juge Michael Kwan, en poste depuis plus de 20 ans, avait commencé à publier, via ses comptes Facebook et LinkedIn, des commentaires désobligeants sur Donald Trump en 2016 alors que ce dernier n’était encore que candidat à l’élection présidentielle.

Il avait persisté après la victoire de M. Trump, le taxant par exemple «d’incapacité à gouverner et d’incompétence politique» le jour même de son investiture à la Maison Blanche, le 20 janvier 2017. Quelques semaines plus tard, le juge Kwan avait évoqué une «prise de pouvoir fasciste», appelant à la vigilance vis-à-vis des élus républicains, le parti de Donald Trump, au Congrès de crainte qu’ils ne transforment le parlement américain en «Reichstag».

La décision de la Cour suprême de l’Utah, en date du 22 mai, fait aussi référence à des remarques moqueuses que le juge a faites contre le président Trump ou sa politique lorsqu’il présidait le tribunal du comté de Taylorsville. La Cour a estimé que le juge avait contrevenu à plusieurs dispositions du code de conduite des magistrats de l’Utah et entaché la réputation du système judiciaire. Ce code de conduite interdit explicitement à un juge «de soutenir ou de dénoncer publiquement un candidat à un quelconque mandat électif».

Par Le Figaro.fr avec AFP