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États-Unis: Un homme lourdement armé arrêté près du Capitole

janvier 16, 2021

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu, qui cherchait à passer un des nombreux points de contrôles près du Capitole. Il a été arrêté dans la foulée.

Un homme lourdement armé a été arrêté vendredi 5 janvier à Washington alors qu’il cherchait à passer un des nombreux points de contrôles près du Capitole, où Joe Biden prêtera serment dans quelques jours, selon un rapport de la police.

Wesley Allen Beeler, originaire de Virginie, s’est présenté vendredi soir à un point de contrôle à quelques encablures du Capitole, détaille un rapport de police consulté samedi par l’AFP, confirmant une information de CNN. Il était muni d’une fausse accréditation pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

Arme chargée et 500 cartouches de munitions

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu. Sur son pick-up blanc, plusieurs autocollants défendant le droit au port d’armes: «S’ils viennent prendre vos armes, filez leur vos balles d’abord.» Il a été arrêté dans la foulée.

En réaction au violent assaut contre le Capitole par des partisans pro-Trump le 6 janvier, Washington a pris ces derniers jours des allures de camp retranché avec ses blocs de béton et ses fils barbelés.

Les autorités craignent de nouveaux troubles en marge de la prestation de serment de Joe Biden. D’ordinaire, la cérémonie d’investiture est l’occasion pour des centaines de milliers d’Américains d’affluer tous les quatre ans dans la capitale, s’arracher des produits dérivés en tous genres à l’effigie de leur président, avant de le regarder prêter serment sur les marches du Capitole. Mais la fête aura cette année un goût particulier: le «National Mall», l’immense esplanade au pied du Capitole, sera fermé au public. Seules les personnes dûment accréditées seront autorisées à pénétrer dans la zone où patrouillent des milliers de militaires.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Joe Biden promet une série de décrets dès le premier jour de sa présidence

janvier 16, 2021

Tous les décrets n’ont pas été détaillés, mais ils s’articuleront autour de la lutte contre le Covid, celle contre le changement climatique, la relance de l’économie et le combat pour la justice sociale et raciale.

Joe Biden signera une série de décrets dès le premier jour de sa présidence, mercredi, notamment pour ré-engager les Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat, a annoncé samedi 16 janvier son futur chef de cabinet, Ron Klain.

Le passage de ces premières mesures par décret évitera au nouveau chef de l’Etat d’en passer par le Congrès et en particulier le Sénat, qui pourrait devoir se consacrer à la procédure de destitution de Donald Trump.

Autre mesure figurant parmi la douzaine de décrets annoncés, la levée de l’interdiction d’entrée sur le territoire américain visant les ressortissants de plusieurs pays, principalement à majorité musulmane. Cette interdiction avait été promulguée quelques jours seulement après la prise de fonctions de Donald Trump, en janvier 2017.

Covid, climat, économie et justice sociale

Le chef de cabinet n’a pas détaillé tous les décrets, indiquant qu’ils concernaient les quatre priorités de Joe Biden, à savoir la lutte contre le coronavirus, celle contre le changement climatique, la relance de l’économie et le combat pour la justice sociale et raciale.

Concernant la pandémie, le 46ème président des Etats-Unis prendra un décret rendant obligatoire le port du masque dans les locaux et espaces dépendant de l’Etat fédéral, ainsi que lors des déplacements entre Etats, ce que Donald Trump s’était toujours refusé à faire. Sur le plan économique, Joe Biden prévoit aussi de prolonger le moratoire sur les expulsions et les saisies immobilières, lié à la pandémie.

Le nouveau président enchaînera sur une série d’autres décrets, tous signés d’ici au 1er février, soit durant les dix premiers jours de sa présidence, a annoncé Ron Klain dans un communiqué. «Ces mesures soulageront les millions d’Américains qui subissent ces crises», a expliqué le futur chef de cabinet. «Le président élu Biden va agir, pas seulement pour réparer les dégâts les plus sérieux du gouvernement Trump, mais aussi pour permettre au pays d’avancer.»

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Les Trump quittent New York

janvier 14, 2021

Mal-aimés des autorités new-yorkaises, la famille Trump quitte le Big Apple en direction de l’État de la Floride.

Donald Trump et sa famille

© CNN Donald Trump et sa famille

Le président sortant Donald Trump a déjà indiqué qu’après la conclusion de son mandat de quatre ans à la Maison-Blanche, il ne reviendrait pas vivre à New York. Le président a choisi de faire de sa résidence appelée Mar-a-Lago sa résidence permanente. Au grand dam de ses voisins qui tentent d’empêcher la venue de l’homme d’affaires.javascript:void(0)

Début décembre, on apprenait que la fille du président Ivanka Trump déménagerait elle aussi en Floride. Celle qui est aussi conseillère du président, son mari Jared Kushner et leurs enfants habiteront une île prisée des milliardaires près de Miami. Le clan habitait jusqu’à tout récemment la ville de New York.

Voilà que c’est maintenant au tour de Donald Trump Jr. de quitter la ville de New York. Selon le New York Post, l’homme de 43 ans va aussi déménager ses pénates en Floride

Il semble que pour les Trump, New York soit devenue une terre antipathique.

«Il n’y a aucune chance qu’ils restent à New York. Ils se feraient torturer dans les rues», indique une source près de la famille au quotidien.

Selon le journal, Donald Trump Jr. et sa conjointe seraient à la recherche d’une nouvelle maison dans le secteur de Jupiter en Floride. 

Le New York Post affirme que Tiffany Trump27 ans, chercherait aussi à s’établir dans le Sunshine State. Elle aimerait poser ses valises près de Miami.

Les derniers événements survenus au Capitole à Washington ont résonné jusqu’à New York. La ville et plusieurs sociétés ont décidé de couper les ponts avec la Trump Organization, prétextant qu’ils ne pouvaient cautionner les agissements du président républicain sortant. 

New York est reconnue pour être d’allégeance démocrate depuis des décennies.

Avec Buzznews

Un site web hébergé à Montréal encourage des manifestations armées aux États-Unis

janvier 13, 2021

 Des membres du mouvement Boogaloo lors d’une manifestation en avril 2020 contre les mesures de santé publique contre la COVID-19 à Concord.

© Michael Dwyer/Associated Press Des membres du mouvement Boogaloo lors d’une manifestation en avril 2020 contre les mesures de santé publique contre la COVID-19 à Concord.

Un site web antigouvernemental utilise des serveurs situés à Montréal pour encourager des manifestations armées à travers les États-Unis cette fin de semaine, laissant craindre le risque de davantage de violence lors des cérémonies de la prise de fonction du nouveau président à Washington.

Le site web Tree of Liberty (Arbre de la liberté) prétend être une «plateforme de presse» du mouvement Boogaloo, dont les adeptes sont des proarmes à feu qui se préparent pour une seconde guerre civile américaine. Plusieurs de ses membres ont déjà été accusés d’une série d’infractions violentes, notamment de meurtre, de tentative de meurtre et d’ouverture de feu sur des officiers de police.

Facebook a tenté d’interdire le mouvement au cours de l’été, en disant qu’il soutenait «la violence contre les civils, les forces de l’ordre, et les fonctionnaires et institutions gouvernementales».

Le site web Tree of Liberty du mouvement Boogaloo hébergé par les serveurs montréalais d'OVH, une multinationale d'infonuagique dont le siège social est en France. (CBC)

© CBC News Le site web Tree of Liberty du mouvement Boogaloo hébergé par les serveurs montréalais d’OVH, une multinationale d’infonuagique dont le siège social est en France. (CBC)

Le site de Tree of Liberty est hébergé par les serveurs montréalais d’OVH, une multinationale de l’info nuagique, dont le siège social est en France.

Avisée, une porte-parole de la société a déclaré qu’elle enquêtait sur le site web.

Le site Tree of Liberty a suggéré à ses utilisateurs qu’ils peuvent échapper à la surveillance des forces de l’ordre parce que le site web est hébergé en dehors des États-Unis.

Dans un commentaire récent, un utilisateur a déclaré qu’il avait probablement été identifié comme une «menace terroriste potentielle» en raison de ses convictions politiques et que le département américain de la sécurité intérieure surveillait son activité en ligne.

Dans un courriel adressé à CBC News, un modérateur de site web non identifié a écrit que «la location du serveur était plus rentable au Canada».

La mise en garde du FBI

Les partisans du président Trump prennent d'assaut le Capitole après un rassemblement avec le président.

© Samuel Corum/Getty Images Les partisans du président Trump prennent d’assaut le Capitole après un rassemblement avec le président.

Les Boogalooers font partie des nombreux groupes qui prévoient d’organiser des manifestations avant la cérémonie d’inauguration le 20 janvier, lors de la prise de fonction officielle de Joe Biden à la Maison-Blanche.

Suite à l’invasion du Capitole le 6 janvier par des extrémistes pro-Trump, alors que les élus votaient pour certifier la victoire de Joe Biden, il y a une inquiétude généralisée aux États-Unis sur de possibles nouvelles violences par des groupes qui rejettent les résultats de l’élection du 3 novembre.

Selon plusieurs médias, le FBI a averti les forces de l’ordre locales de se préparer à des manifestations armées auxquelles pourraient assister des extrémistes de la droite.

Un modérateur sur le site Tree of Liberty a encouragé les partisans à apporter des armes à feu aux manifestations prévues dimanche dans les 50 capitales des États.

«Ce sera l’occasion pour les Américains, jeunes et vieux, de montrer physiquement au monde entier la quantité massive de citoyens armés dans ce pays», peut-on lire dans un article faisant la promotion des manifestations.

Dans la section des commentaires, une personne a écrit que les protestations pacifiques ne suffisaient pas et que les exécutions étaient nécessaires pour résoudre les problèmes aux États-Unis.

Depuis l’invasion du Capitole, au cours de laquelle cinq personnes ont trouvé la mort, les entreprises technologiques américaines ont une fois de plus purgé leurs plateformes de contenus liés à des groupes radicaux.

Tree of Liberty a été mis en ligne à l’automne, après que Facebook et d’autres sites de médias sociaux aient tenté de nettoyer leurs plateformes de tout contenu lié à Boogaloo.

Difficile à cerner politiquement

Dans le monde en ligne de la droite radicale, le terme «boogaloo», tiré du film Breakin’ 2 : Electric Boogaloo de 1984 fait généralement référence à la guerre civile. Certains suprémacistes blancs s’affilient au mouvement pour accélérer une guerre raciale. Pourtant, certains Boogalers ont fait les gros titres au cours de l’été pour avoir participé aux manifestations de Black Lives Matter.

Sur le site de Tree of Liberty, des Boogalooers ont pris leurs distances par rapport aux partisans de Trump, bien que beaucoup d’entre eux soutiennent, sans preuve, que l’élection a été truquée et que l’émeute à Washington a été perpétrée par des militants de gauche.

Avec  CBC/Radio-Canada d’après les informations de Jonathan Montpetit de CBC News

États-Unis: Donald Trump approuve la déclaration de l’état d’urgence à Washington

janvier 11, 2021

Le président américain sortant Donald Trump a approuvé la déclaration de l’état d’urgence jusqu’au 24 janvier à Washington après que la police fédérale américaine (FBI) a prévenu que des groupes armés prévoient manifester à la capitale à l’approche de l’investiture de Joe Biden.

Des membres de la Garde nationale et des policiers de Washington protègent le Capitole des États-Unis, en soirée, le 6 janvier 2021.

© Samuel Corum/Getty Images Des membres de la Garde nationale et des policiers de Washington protègent le Capitole des États-Unis, en soirée, le 6 janvier 2021.

Un groupe armé identifié a dit qu’il prévoyait envoyer ses membres à Washington samedi et a promis un soulèvement en cas de tentative pour écarter Donald Trump du pouvoir, a écrit un journaliste de la chaîne ABCNews sur Twitter, citant une note du FBI.

La mairesse de Washington, Muriel Bowser, a demandé lundi que la sécurité soit renforcée lors la cérémonie d’investiture du président élu Joe Biden, le 20 janvier.

Des partisans de Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole de Washington mercredi pour empêcher le Congrès de certifier les résultats de l’élection présidentielle de novembre.

Déploiement de la Garde nationale dans la capitale

Le Pentagone a indiqué lundi avoir autorisé le déploiement de 15 000 soldats de la Garde nationale à Washington pour la cérémonie d’investiture du président élu Joe Biden, le 20 janvier, afin d’éviter de nouvelles violences.

Quelque 6200 militaires sont déjà présents dans la capitale fédérale et ils seront 10 000 cette fin de semaine, a déclaré le général Daniel Hokanson. Environ 5000 soldats supplémentaires pourront les rejoindre pour la prestation de serment du démocrate.

Pour l’instant, leur mission est limitée à un soutien logistique à la police locale et ils ne seront autorisés qu’en «dernier recours» à procéder eux-mêmes à des interpellations, si la situation devenait hors de contrôle, a ajouté l’officier qui supervise le bureau de la Garde nationale au ministère de la Défense.

Une réponse tardive

Le Pentagone a été critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale quand des partisans du président Donald Trump ont envahi le Capitole, semant le chaos et la violence au sein du temple de la démocratie américaine.

Selon le général Hokanson, le niveau de violence des manifestants n’avait pas été anticipé par les autorités.

De nouveaux appels à agir le 17 janvier ont commencé à circuler la semaine dernière sur les réseaux sociaux.

Muriel Bowser, a prolongé l’état d’urgence jusqu’au 20 janvier pour être en mesure de réinstaurer rapidement un couvre-feu, si le besoin s’en faisait sentir.

Lundi, elle a appelé les Américains à ne pas venir à Washington pour la 59e cérémonie d’investiture le 20 janvier mais plutôt d’y participer de manière virtuelle

Avec  CBC/Radio-Canada

États-Unis: Le secrétaire à la Sécurité intérieure par intérim du Cabinet Trump quitte le navire

janvier 11, 2021

Neuf jours avant la fin du mandat du président Trump, le secrétaire à la Sécurité intérieure par intérim, Chad Wolf, a démissionné, lundi. Il devient ainsi le troisième membre de son Cabinet à partir depuis l’assaut du Capitole, il y a cinq jours.

Chad Wolf n'a pas invoqué l'irruption d'émeutiers au Capitole dans sa lettre de démission.

© Greg Nash/Associated Press Chad Wolf n’a pas invoqué l’irruption d’émeutiers au Capitole dans sa lettre de démission.

Toutefois, contrairement à ses deux collègues démissionnaires, il ne lie pas son départ à l’émeute de mercredi dernier.

Dans une lettre obtenue par plusieurs médias américains, Chad Wolf s’est dit «attristé» de prendre cette décision, affirmant que son intention était «de servir le département jusqu’à la fin de cette administration».

Jeudi, il avait d’ailleurs assuré qu’il resterait en poste jusqu’au bout, pour s’assurer que le département «concentre ses efforts sur les graves menaces qui pèsent sur notre pays et sur une transition ordonnée vers l’équipe du [département] du président désigné Biden.»

Sa démission entrera en vigueur dès minuit.

«Malheureusement, cette action est justifiée par les événements récents, notamment les décisions des tribunaux en cours et sans fondement concernant la validité de mon autorité en tant que secrétaire par intérim», soutient-il.

«Ces événements et ces préoccupations servent de plus en plus à détourner l’attention et les ressources du travail important du ministère en cette période critique de transition du pouvoir.»

S’il incluait l’émeute de mercredi dans les «événements récents» auxquels il faisait référence, il ne l’a pas précisé, mais il l’avait critiquée avec véhémence la semaine dernière, qualifiant ces actes d’«inacceptables» et d’«inadmissibles».

Il avait entre autres publié une déclaration dans laquelle il «implorait» le président et tous les élus de «condamner avec fermeté la violence» qui a mené à la mort de cinq personnes, dont un policier.

«Ce qui s’est passé [mercredi] est tragique et écoeurant. Alors que j’ai toujours condamné la violence politique des deux camps, en particulier la violence dirigée contre les forces de l’ordre, nous voyons maintenant certains partisans du président utiliser la violence comme un moyen d’atteindre des objectifs politiques», avait-il dénoncé.

En septembre dernier, un juge fédéral avait conclu que M. Wolf avait été nommé de façon qui contrevenait à la loi.

Environ deux mois plus tard, un autre juge en était venu à la même conclusion, invalidant pour cette raison la suspension du programme de protection des jeunes arrivés clandestinement aux États-Unis lorsqu’ils étaient enfants – mieux connus sous l’appellation des «Dreamers» –, auquel Donald Trump tente de mettre fin depuis 2017.

Pendant son passage au département de la Sécurité intérieure, Chad Wolf s’est montré l’un des membres de l’administration Trump les plus loyaux, notamment lors du déploiement des agents fédéraux à Portland, en Oregon, l’été dernier.

Départ à une période très critique

Avec quelques jours à peine au mandat de Donald Trump, c’est l’administrateur de l’agence fédérale américaine de gestion des crises, Peter Gaynor, qui lui succédera de façon intérimaire, à un moment critique pour la sécurité des États-Unis. Son travail consistera à contribuer à assurer la sécurité de l’investiture du président désigné, au centre de tensions très vives.

ABC News et CNN ont tous deux mis la main sur un document interne du FBI indiquant que des manifestations avec des protestataires armés étaient planifiées non seulement au Capitole, mais aussi dans les 50 capitales des États américains, le jour de l’investiture, le 20 janvier, et les jours précédents.

Le Pentagone a annoncé lundi avoir autorisé le déploiement de 15 000 soldats de la Garde nationale à Washington pour la cérémonie d’investiture.

Elaine Chao et Betsy DeVos, qui étaient respectivement aux Transports et à l’Éducation, ont démissionné jeudi dernier, au lendemain de l’assaut du Capitole, vers lequel Donald Trump avait encouragé ses partisans à converger pour exercer des pressions sur les élus.

Dans sa lettre de démission au président, Mme Devos a écrit que l’impact de la «rhétorique» de Donald Trump sur la situation ne laissait «aucun doute». Elaine Chao, la femme du leader de la majorité républicaine du Congrès, Mitch McConnell, s’est pour sa part dite «profondément troublée» par les événements d’une façon, disait-elle, qu’elle ne pouvait «pas mettre de côté».

Leur départ coïncide avec les pressions exercées par les démocrates pour le recours au 25e amendement de la Constitution, qui peut être invoqué par le Cabinet lorsqu’un président devient inapte à exercer ses fonctions.

Outre trois secrétaires, plusieurs membres de l’administration Trump ont eux aussi démissionné.

Un taux de roulement élevé

Même s’il était en poste depuis 14 mois, Chad Wolf n’a jamais vu sa nomination soumise à une confirmation du Sénat. Il avait succédé à Kevin McAleehan, lui aussi nommé à ce poste par intérim après la démission de Kirstjen Nielsen.

Peter Gaynor deviendra le sixième titulaire du poste dans l’administration Trump, sur un total de 12 depuis les débuts du département, en 2003.

Par Sophie-Hélène Lebeuf avec AP

« Le début d’une autre guerre civile aux États-Unis »

janvier 11, 2021

Sur la propriété familiale de David Egan, située à Luray dans la Virginie rurale, flotte le drapeau des confédérés, un symbole aujourd’hui reconnu comme celui du nationalisme blanc.Les événements du 6 janvier ont révélé un profond malaise chez les républicains en raison de la place importante des fidèles du président au sein du parti.

© Jean-François Benoit/Radio-Canada Les événements du 6 janvier ont révélé un profond malaise chez les républicains en raison de la place importante des fidèles du président au sein du parti.

«Ce n’est pas un symbole de haine, c’est une question d’héritage», me confie cet homme qui a voté pour Donald Trump en 2016 et en 2020 et dont les ancêtres ont combattu lors de la guerre de Sécession. Il dénonce cependant ce qu’il a vu le 6 janvier, lorsque des hordes de partisans pro-Trump extrémistes ont pris d’assaut le Capitole.

Pour des républicains comme David Egan, il n’y a pas que les groupes extrémistes de droite qui causent ce chaos. Il donne d’ailleurs les exemples de Seattle, Minneapolis ou Kenosha au Wisconsin où ceux qu’il appelle les Antifa s’attaquent aux autorités et ne subissent aucune répercussion de la part des pouvoirs en place.

«Il y a eu de la fraude»

Non loin de là, Burt Blouser pêche la truite arc-en-ciel dans les eaux tranquilles de Hawksbill Creek. Lui qui a aussi voté pour Trump lors des deux élections, s’est dit secoué par l’insurrection au Capitole. «Personne ne devrait faire une chose pareille», dit-il, mais il croit dur comme fer que l’élection a été volée aux dépens de Trump.Burt Blouser, qui a voté Trump, se dit secoué par l'insurrection au Capitole.

© Jean-François Benoit/Radio-Canada Burt Blouser, qui a voté Trump, se dit secoué par l’insurrection au Capitole.

Même si aucune preuve n’a démontré ces allégations devant les tribunaux, il fait ainsi partie des nombreux partisans du président sortant qui ont pris fait et cause pour lui. Sans pour autant vouloir exprimer sa volonté par la violence. Il reste que sa confiance dans le processus électoral est aujourd’hui totalement remise en cause.

Alors que Donald Trump s’enferme dans un mutisme, la solidarité au sein de son parti commence à se fissurer depuis le saccage de mercredi. Certains élus républicains comme Pat Toomey, le sénateur de la Pennsylvanie, demandent la démission du président pour le bien de la nation, afin de pouvoir tourner au plus vite cette page honteuse de l’histoire de la démocratie américaine.

Mais ils sont encore très minoritaires au sein du parti. En fait, la majorité d’entre eux gardent le silence sur le comportement du président face à la violence de ses partisans et peinent encore à critiquer Donald Trump, qui garde une influence considérable au sein du GOP.

Ce n’est pas la première fois que les élections américaines trempent dans la controverse. Dans la foulée de la course présidentielle de 2020, marquée par la peur, les menaces et de profondes divisions, voici un retour sur certains des plus grands scandales et des plus grandes polémiques jamais vues dans l’histoire de la politique américaine.

Un parti radicalisé

Alors que Donald Trump va probablement faire face à une deuxième procédure de destitution dès cette semaine, ce qui serait du jamais vu dans l’histoire américaine, le parti républicain est plus que jamais divisé, coincé entre les modérés qui essaient de prendre leurs distances avec le président sortant et ceux qui n’osent pas contrarier les partisans plus extrêmes, les fameux «Trumpistes».

Elle pense que le parti va vivre une profonde crise existentielle après le départ de Donald Trump d’ici le 20 janvier.Célia Belin, chercheure invitée au Brookings Institution de Washington

© Jean-François Benoit/Radio-Canada Célia Belin, chercheure invitée au Brookings Institution de Washington

«Maintenant, on est face à la structuration d’une extrême droite américaine et la question qui va se poser, c’est celle de l’avenir du Parti républicain. Est-ce que le Parti républicain fait face à une scission et est-ce qu’il devra se débarrasser de cette frange. Car jusqu’à maintenant, le GOP a fait le choix de s’accommoder de cette frange d’extrême droite et de l’intégrer jusqu’à en devenir paralysé», ajoute-t-elle.

Tensions inévitables

Il est clair que les événements du 6 janvier ont révélé un profond malaise chez les républicains à cause de la place importante des fidèles du président au sein du parti. Cette frange vocale et militante n’hésite pas en tout cas à harceler des élus républicains comme Lindsay Graham qui pourtant ont soutenu Trump de façon indéfectible, mais pas suffisamment à leur goût. Ce genre d’intimidation risque de perdurer, selon certains, puisque la direction que prendra le parti post-Trump est en jeu.

Depuis sa Virginie, David Egan le répète, «la situation va empirer parce que personne ne fait rien pour arrêter ces tensions qui sont exacerbées par les politiciens de tout bord. Et les démocrates sont aussi armés que les républicains».David Eagan

© Jean-François Benoit/Radio-Canada David Eagan

Bref, il reste persuadé que les États-Unis vont connaître une crise profonde.

Sur le bord de la rivière où fraye la truite, Burt Blouser renchérit, car il n’est pas très optimiste pour la suite des événements dans son pays.

Il est évident qu’en tant que républicain convaincu, ce dernier ne porte pas le président Biden dans son cœur. Surtout dans une Amérique aussi divisée après quatre années de présidence Trump.

Avec Radio-Canada par  Frédéric Arnould 

États-Unis: Entre Trump et Pence, la rupture

janvier 10, 2021

Les événements du Capitole ont consacré la rupture entre Donald Trump et son fidèle vice-président Mike Pence qui se prépare à assister à la prestation de serment de Joe Biden et à faciliter le transfert du pouvoir entre les deux administrations.

Mike Pence préside la cérémonie de certification des résultats de l'élection présidentielle, le 06 janvier 2021

© POOL Mike Pence préside la cérémonie de certification des résultats de l’élection présidentielle, le 06 janvier 2021

Contrairement au président républicain, qui a annoncé d’un tweet laconique qu’il ne se rendrait pas à la cérémonie d’investiture de son successeur le 20 janvier, Mike Pence a fait savoir qu’il y participerait. 

Si la présence du vice-président sortant n’est pas une surprise, Joe Biden ayant souligné qu’il était « le bienvenu », elle illustre le fossé qui s’est creusé entre le président républicain et son bras droit depuis la certification de la victoire de M. Biden, le 6 janvier.

Donald Trump et Mike Pence ne se sont pas parlé, selon la presse américaine, depuis cette journée marquée par l’intrusion violente de partisans du président au Capitole, qui a fait plusieurs morts, choqué l’Amérique et sidéré le monde. 

– « Pendez Mike Pence » –

« L’un des plus fidèles de Donald Trump est maintenant l’ennemi public numéro un dans l’univers » du président, a résumé dimanche l’élu républicain à la Chambre Adam Kinzinger, sur la chaîne ABC. 

Malgré les pressions du locataire de la Maison Blanche, Mike Pence avait annoncé mercredi dans une lettre qu’il ne s’opposerait pas devant le Congrès à la validation des résultats de l’élection présidentielle, déclenchant la fureur du président et de ses supporteurs.  

« Mike Pence n’a pas eu le courage de faire ce qu’il aurait dû faire pour protéger notre pays et notre Constitution », avait tweeté Donald Trump, alors qu’une horde de ses supporteurs envahissait le Capitole. 

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent une foule compacte scander « Pendez Mike Pence » aux portes du Capitole. D’autres militants ont parcouru les couloirs du temple de la démocratie américaine hurlant que le vice-président était un « lâche », selon le New York Times. 

Pendant ces événements chaotiques, le vice-président était retranché dans un bunker du Capitole avec sa famille. Donald Trump ne l’aurait pas appelé pour s’enquérir de sa sécurité, selon NBC. 

– Fidèle soutien – 

Impassible et discret, Mike Pence est pourtant considéré comme l’un des plus fidèles soutiens de Donald Trump. 

Il n’a pour l’instant pas répondu aux appels de nombreux parlementaires qui le pressent d’activer le 25e amendement de la Constitution, permettant la mise à l’écart un président jugé « inapte » à exercer ses fonctions. 

Avant de se déchaîner contre lui, les partisans du président avaient pour habitude de saluer sa loyauté, et ses critiques de dénoncer sa flagornerie à l’égard du milliardaire républicain.

« Il est solide comme un roc. Il a été un vice-président fantastique », lançait à son propos Donald Trump encore l’été dernier. 

Mike Pence, 61 ans, a été pendant quatre ans une présence calme au milieu de la tempête Trump. 

Nommé à la tête de la cellule de crise sur le coronavirus en mars, il s’en est tenu toute l’année sur le sujet à des propos mesurés, loin des dérapages, approximations et provocations du président. Tout en prenant soin de ne jamais contredire frontalement ce dernier.

Fait notoire, Mike Pence et Donald Trump n’étaient au départ pas particulièrement proches avant que celui-ci le désigne comme son colistier en 2016.  

Donald Trump aurait même songé à changer de colistier mais avait finalement préféré miser sur les liens étroits de Mike Pence avec les électeurs blancs chrétiens, plutôt âgés, qui avaient joué un rôle-clé dans la victoire du duo en 2016. 

Avec AFP par dax/hr

États-Unis: Les démocrates veulent enclencher le processus de destitution de Trump lundi

janvier 9, 2021

La majorité à la Chambre des représentants des États-Unis préférerait ne pas attendre au 20 janvier pour changer de président.

Nancy Pelosi dans un couloir du Capitole américain, le 8 janvier 2020

© Alex Wong/Getty Images Nancy Pelosi dans un couloir du Capitole américain, le 8 janvier 2020

Selon plusieurs médias américains et internationaux, le processus de destitution de Donald Trump pourrait s’enclencher lundi avec le dépôt contre lui d’accusations dans la foulée de l’invasion du Capitole cette semaine, alors que le Congrès était réuni pour certifier l’élection de Joe Biden.

Le cas échéant, le vote de destitution pourrait avoir lieu aussi tôt que mercredi, d’après l’Associated Press. Le vice-président Mike Pence prendrait ainsi la place de Donald Trump pour assurer la transition.

Un brouillon de la mise en accusation, rédigé par le représentant David Cicilline et dont CNN a obtenu copie, reproche entre autres au président actuel d’avoir perpétré des «crimes et délits graves» en incitant ses partisans à «s’insurger contre le gouvernement des États-Unis».

Même certains républicains pourraient voter en faveur de la mise en accusation. C’est notamment le cas de la sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski qui, dans une entrevue au Anchorage Daily News, a appelé à son départ de tous ses vœux. «Je veux qu’il parte, a-t-elle déclaré. Il a causé assez de dégâts comme ça.»

Le sénateur du Nebraska Ben Sasse est allé dans le même sens, vendredi. «Il va de soi que je prendrai en considération les articles qui seront déposés [au Congrès], car, comme je vous l’ai déjà dit, je crois que le président n’a pas respecté son serment d’office», a-t-il déclaré à CBS.

Joe Biden, qui entrera en fonction le 20 janvier, n'entend pas se mêler de la destitution de Donald Trump.

© KEVIN LAMARQUE/Reuters Joe Biden, qui entrera en fonction le 20 janvier, n’entend pas se mêler de la destitution de Donald Trump.

Joe Biden, de son côté, laissera au Congrès la responsabilité d’ouvrir ou non une procédure de destitution contre Donald Trump. Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse à Wilmington, dans le Delaware, le président désigné a clairement fait savoir qu’il n’entendait pas participer directement au processus.

«Nous allons donc nous concentrer sur notre travail, et le Congrès peut décider de la façon de procéder [face à Donald Trump]», a-t-il dit, tout en jugeant son prédécesseur «inapte» à gouverner.

Un funeste bilan

Ce n’est pas la première fois que les élections américaines trempent dans la controverse. Dans la foulée de la course présidentielle de 2020, marquée par la peur, les menaces et de profondes divisions, voici un retour sur certains des plus grands scandales et des plus grandes polémiques jamais vues dans l’histoire de la politique américaine.

L’invasion du Capitole par des partisans pro-Trump – dont plusieurs membres de l’extrême droite – a causé la mort de quatre manifestants et d’un policier, Brian Sicknick, qui a succombé à ses blessures jeudi.

Depuis, 15 personnes ont été inculpées, a annoncé le ministère de la Justice vendredi après-midi. Parmi les émeutiers accusés figure Richard Barnett, l’homme photographié dans le bureau de la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi.

Un autre prévenu est soupçonné d’avoir déposé une bombe artisanale près du Congrès, a précisé Ken Kohl, du bureau du procureur fédéral de Washington.

Richard Barnett a pris la liberté de s'asseoir dans la chaise de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, mercredi.

© SAUL LOEB/Getty Images Richard Barnett a pris la liberté de s’asseoir dans la chaise de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, mercredi.

Par ailleurs, Donald Trump a annoncé vendredi, sur son compte Twitter, qu’il «n’assistera pas à la prestation de serment du 20 janvier». Il deviendra ainsi le premier président sortant depuis Andrew Johnson à ne pas assister à l’assermentation de son successeur.

Selon une source proche du dossier citée par Reuters, il est même question que Donald Trump quitte Washington la veille pour se rendre dans sa résidence en Floride.

Cette décision n’aurait rien d’étonnant, compte tenu du fait que Donald Trump répète depuis plusieurs semaines que la victoire lui a été volée et qu’il a été victime d’une vaste fraude électorale. Sa propre administration affirme plutôt que le vote a été juste et libre.

M. Trump a toutefois reconnu, jeudi, qu’il devait céder sa place, sans toutefois nommer ni féliciter Joe Biden pour sa victoire.

Le vice-président sortant Mike Pence devrait quant à lui assister à la cérémonie d’assermentation du président désigné le 20 janvier.

Un président « déséquilibré »

Enfin, Nancy Pelosi – qui a perdu son ordinateur portable lors de l’invasion du Capitole – a déclaré vendredi s’être entretenue avec l’armée américaine afin de s’assurer que Donald Trump – un «président déséquilibré», a-t-elle dit – ne puisse utiliser les codes nucléaires d’ici la fin de son mandat.

Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment le 20 janvier à midi, respectivement comme président et vice-présidente des États-Unis.

Traditionnellement, le président sortant et le président désigné se rendent ensemble au Capitole pour incarner la transition pacifique. La cérémonie très attendue se déroule sur les marches du Congrès, devant les pelouses du National Mall.

Tous les quatre ans, des centaines de milliers de spectateurs se pressent dans la capitale fédérale américaine pour y assister, mais l’accès sera limité en raison de la pandémie de COVID-19.

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: Biden condamne une « insurrection » à Washington

janvier 6, 2021

BIDEN CONDAMNE UNE "INSURRECTION" À WASHINGTON

© Reuters/KEVIN LAMARQUE 

WASHINGTON (Reuters) – Les forces de l’ordre s’efforçaient d’évacuer mercredi le Capitole envahi dans l’après-midi par des centaines de partisans de Donald Trump qui sont parvenus à interrompre la procédure de certification qui devait aboutir à l’officialisation de la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle de novembre dernier.

Galvanisés par l’intervention de Donald Trump lors d’une manifestation organisée à Washington, des centaines de contestataires ont franchi le maigre cordon de sécurité qui protégeait le bâtiment où se réunissaient les élus américains qui ont, dans la foulée, interrompu leurs travaux.

L’un des manifestants est parvenu jusqu’au siège habituellement occupé par le président du Sénat d’où il hurlé que « Trump a gagné cette élection ».

Pour Joe Biden, qui a remporté l’élection du 3 novembre avec 7 millions de voix d’avance, le comportement des manifestants est sans contestation possible « à la limite de la sédition ».

« Ce n’est pas une manifestation, c’est une insurrection », a déclaré l’ancien vice-président.

« Je demande à cette foule de se retirer et de laisser la démocratie faire son oeuvre », a ajouté Joe Biden, priant au passage le président en exercice de se présenter à la télévision pour que « cesse le siège ».

« INSURRECTION A WASHINGTON APRES LES ENCOURAGEMENTS DE TRUMP »

Réagissant dans une vidéo publiée sur Twitter, Donald Trump a réaffirmé que sa victoire lui avait été volée tout en demandant à ses partisans de quitter les lieux.

« Vous devez rentrer chez vous, nous avons besoin de paix », a-t-il dit.

Réunis en Congrès, la Chambre des représentants et le Sénat américains avaient ouvert plus tôt la procédure visant à certifier le résultat du vote des grands électeurs qui a abouti en décembre à la désignation de Joe Biden comme vainqueur de la présidentielle de novembre.

Plusieurs élus républicains, appartenant tant à la Chambre qu’au Sénat, avaient ont prévenu qu’ils entendaient contester ce résultat et jouer leur dernière carte pour empêcher Joe Biden de succéder à Donald Trump, qui affirme depuis deux mois qu’on lui a volé sa victoire sans l’avoir jamais prouvé.

Leurs travaux ont été interrompus lorsqu’une foule d’émeutiers s’est approchée du Capitole avant d’y pénétrer, conduisant des policiers acculés à sortir leurs armes à feu. Selon plusieurs médias américains des coups de feu ont été tirés et une personne, au moins, a été blessée.

Sur CNN, où peu de commentateurs cachent leur hostilité à l’encontre de Donald Trump, des journalistes médusés ont évoqué une « tentative de coup d’Etat » et accusé le président américain d’être responsable et d’avoir encouragé l’insurrection.

De fait, Donald Trump avait électrisé quelques heures plus tôt la foule réunie non loin de la Maison blanche en dénonçant les médias et Hillary Clinton, son adversaire de la présidentielle de 2016, ou en présentant les victoires électorales démocrates comme des « explosions de conneries ».

Parmi ces manifestants figuraient un certain nombre de membres de groupes d’extrême droite dont certains appartiennent au mouvement des « Proud Boys » dont le chef, Enrique Tarrio, a été mis à l’écart de la capitale américaine par les autorités locales.

Consciente des risques, les autorités de Washington avaient demandé aux partisans du président américain de ne pas se munir d’armes à feu.

Reuters par Patricia Zengerle et Jonathan Landay (Avec Susan Cornwell, Susan Heavey, Richard Cowan et Tim Ahmann; version française Nicolas Delame)