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États-Unis : elle se découvre riche en consultant ses spams

janvier 24, 2022

Laura Spears, 55 ans, est tombée sur un mail lui annonçant qu’elle avait remporté 3 millions de dollars à la loterie, rapporte CNN.

L'Americaine prevoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tot que prevu.
L’Américaine prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu.© SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Promotions de marques inconnues, newsletters insipides, arnaques en tous genres… La rubrique des « mails indésirables » ou spams, pour les anglophones est un véritable cloaque numérique que peu d’internautes daignent consulter. À tort ! Car il peut aussi s’y glisser un mail capable de changer un destin. Laura Spears, une Américaine de 55 ans, peut en témoigner. La quinquagénaire originaire du Michigan a en effet découvert un message lui indiquant qu’elle avait gagné la somme rondelette de 3 millions de dollars à la loterie du 31 décembre 2021, comme l’ont relaté nos confrères de CNN, dimanche 23 janvier.

« Je suis tombée sur une publicité sur Facebook indiquant que le jackpot du Mega Millions devenait assez élevé, donc j’ai aussitôt acheté un ticket », se souvient l’Américaine. Mais les journées passent, l’espoir d’un gain s’amenuise et la routine reprend le dessus. « Quelques jours plus tard, je cherchais un mail introuvable, j’ai donc vérifié le dossier spams dans ma boîte e-mail », poursuit sur CNN Laura Spears. C’est à ce moment-là que le miracle se produit : « C’est alors que j’ai vu un courriel de la loterie m’informant que j’avais gagné le gros lot. »

Retraite anticipée

Laura Spears, qui a réclamé son prix au siège de la loterie la semaine dernière, prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu. Une chose est sûre : elle consultera plus fréquemment ses courriers indésirables.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Nouvelle greffe d’un rein de porc chez un humain

janvier 20, 2022
Les chirurgiens procèdent à l'installation du rein à l'intérieur du patient.

Il s’agit de la deuxième opération de ce type et la première menée à l’intérieur du corps d’un patient, qui était en état de mort cérébrale. Photo: École Heersink de Médecine de l’Université de l’Alabama à Birmingham/Alicia Rohan

Un rein de porc a été greffé à un corps humain, a annoncé jeudi une équipe médicale basée aux États-Unis; c’est la deuxième opération de ce type et la première menée à l’intérieur du corps d’un patient, qui était en état de mort cérébrale.

L’annonce intervient peu après la première greffe d’un cœur porcin chez un patient, cette fois conscient.

Ces percées dans le domaine des transplantations d’organes d’animaux chez des humains, aussi appelées xénogreffes, laissent entrevoir une possible solution à la pénurie chronique de dons d’organes.

Les résultats d’aujourd’hui sont un accomplissement remarquable pour l’humanité et font entrer les xénogreffes dans le domaine clinique, s’est félicité Selwyn Vickers, doyen de l’école Heersink de médecine de l’Université de l’Alabama à Birmingham (UAB), où l’opération a eu lieu.

Un rein de porc avait déjà été greffé sur un humain en état de mort cérébrale par une équipe de l’Université de New York, à deux reprises, le 25 septembre et le 22 novembre 2021, mais les greffons avaient été placés à l’extérieur du corps, connectés à une jambe, afin de pouvoir les observer et effectuer des prélèvements.

L’opération dévoilée jeudi a eu lieu le 30 septembre 2021. Deux reins d’un porc génétiquement modifié ont été placés dans le corps d’un homme de 57 ans dont les organes ne pouvaient être donnés à une autre personne, bien qu’il en ait fait le vœu.

Les reins transplantés ont filtré le sang, produit de l’urine et, chose importante, n’ont pas été immédiatement rejetés, a indiqué l’université dans un communiqué.

Les deux organes sont restés viables jusqu’à ce que l’expérience soit arrêtée, 77 heures plus tard, et les résultats ont été publiés dans l’American Journal of Transplantation.

Puisque les reins étaient complètement connectés à l’intérieur du corps, l’équipe assure que cette opération chirurgicale se rapproche de la réalité clinique. Ils comptent effectuer bientôt des essais sur des patients humains et demander ensuite le feu vert des autorités de régulation.

Le porc dont les reins ont été utilisés avait subi 10 modifications génétiques importantes pour rendre ses organes compatibles avec un humain.

Selon les autorités américaines, près de 107 000 personnes attendent un don d’organe aux États-Unis, dont 90 000 ont besoin d’un rein. Chaque jour, en moyenne, 17 Américains meurent faute de greffe.

La recherche médicale s’était d’abord tournée vers les primates : le cœur d’un babouin a par exemple été greffé à un nourrisson en 1984, mais il n’a survécu que 20 jours.

De nos jours, les valves cardiaques de porcs sont largement utilisées chez les humains, ainsi que la peau porcine chez les grands brûlés.

Les porcs constituent de parfaits donneurs du fait de la taille de leurs organes, de leur croissance rapide et de leur nombreuse progéniture, et parce qu’ils sont déjà élevés comme une source de nourriture.

Par Radio-Canada avec AFP

États-Unis: Donald Trump attendu en meeting face à ses fidèles en Arizona

janvier 15, 2022
Donald Trump attendu en meeting face a ses fideles en Arizona
Donald Trump attendu en meeting face à ses fidèles en Arizona© AFP/Archives/MANDEL NGAN

L’ex-président américain Donald Trump tiendra samedi soir un meeting dans l’Arizona, l’occasion pour lui de répéter, face à un public conquis, ses critiques contre son successeur Joe Biden et ses allégations non prouvées de fraude lors des élections de 2020.

Après avoir renoncé à une conférence de presse qu’il voulait organiser le 6 janvier, lors du premier anniversaire de l’assaut meurtrier de ses partisans sur le Capitole américain, il fera cette fois face à une foule bienveillante.

« Beaucoup de sujets seront évoqués », a-t-il expliqué vendredi dans un communiqué, annonçant son intention de réitérer ses allégations jamais étayées à propos d’une prétendue fraude massive lors de l’élection présidentielle de novembre 2020, mais aussi de parler de l’Afghanistan, l’inflation « et bien d’autres » dossiers.

« Il y aura beaucoup de monde et ce sera aussi retransmis à la télé. A samedi soir ! », a-t-il conclu.

Participera notamment à l’événement Kari Lake, candidate au poste de gouverneure de l’Arizona, à laquelle Donald Trump a apporté son soutien et qui a affirmé par le passé qu’elle n’aurait pas certifié la victoire de Joe Biden dans cet Etat-clé si elle avait été en fonctions à ce moment-là.

Le très trumpiste PDG de la société MyPillow, Mike Lindell, qui a dépensé des millions dans l’effort visant à renverser l’élection, sera aussi de la partie.

Donald Trump conserve une grande influence sur le parti républicain, dont beaucoup d’élus désirant conserver leur siège aux prochains scrutins souhaitent bénéficier de son adoubement et adhèrent donc souvent aux théories du complot suggérant que la présidentielle a été volée — ou au moins ne les infirment pas ouvertement.

Le meeting de Florence, bourgade rurale au sud-est de la capitale de l’Etat, Phoenix, sera le premier avec un public important depuis octobre pour le milliardaire, et l’affluence pourrait donner une idée de sa popularité auprès des électeurs républicains.

Donald Trump, banni de Twitter et qui depuis son départ de la Maison Blanche préférait intervenir sur des médias ultraconservateurs et acquis à sa cause, a accordé une interview mardi à la radio publique NPR.

Après avoir recommandé aux Américains de se faire vacciner contre le Covid-19 — une question politiquement sensible aux Etats-Unis –, il a coupé court à l’entretien lorsque le journaliste a remis en question ses allégations non-étayées de fraude à la présidentielle.

Son meeting interviendra par ailleurs 24 heures après l’annonce de l’abandon, par un service majeur de télévision, de la chaîne pro-Trump One America News Network (OAN).

L’ex-président a conseillé à de multiples reprises à ses sympathisants de se tourner vers cette chaîne ultraconservatrice et conspirationniste, qui tente de concurrencer Fox News chez l’électorat de droite.

Avec Le Point avec AFP

Canada: Des Québécois veulent émigrer aux États-Unis pour fuir les mesures sanitaires

janvier 13, 2022
Élodie Leslie et son conjoint sont partis vivre en Floride juste à temps pour Noël 2021.

Élodie Leslie et son conjoint sont partis vivre en Floride juste à temps pour Noël 2021. Photo: Élodie Leslie

De plus en plus de Québécois semblent rêver du doux soleil de la Floride et pas seulement pour y passer l’hiver. Excédés par la gestion de la pandémie par le gouvernement Legault, ils songent carrément à émigrer aux États-Unis. Et contrairement à ce que certains pourraient penser, ils ne sont ni complotistes ni antivaccins.

Dans le confort de sa résidence de Hollywood Beach, au nord de Miami, Élodie Leslie ne regrette pas son choix. Il y a trois semaines, la jeune femme de 31 ans, son conjoint et leurs quatre enfants ont quitté Lac-Beauport et ne comptent pas y revenir de sitôt.

On a décidé de partir juste avant Noël quand on a vu que les mesures allaient se resserrer, explique Mme Leslie. Pleinement vaccinée, tout comme son conjoint, cette bachelière en littérature française ne voulait pas d’un autre confinement pour sa famille.

En Floride, les grands rassemblements extérieurs, la plage, les activités sportives, l’absence de couvre-feu et de passeport vaccinal sont autant d’éléments qui cadrent davantage avec le style de vie que cette jeune famille veut mener.Élodie Leslie, son conjoint et deux de leurs enfants

Élodie Leslie, son conjoint et deux de leurs enfants Photo : Élodie Leslie

Mon chum étant un sportif, mes beaux-fils aussi, mes enfants ont besoin de bouger, c’est sûr que de se retrouver à la maison sans tout ça, c’est quelque chose qui nous faisait peur. C’est quelque chose qu’on n’avait pas le goût de vivre une autre fois.

« Honnêtement, le moral n’y était pas. »— Une citation de  Élodie Leslie, récemment installée à Hollywood Beach

Pour le moment, Mme Leslie et sa famille ne sont que des visiteurs qui disposent de six mois avant de devoir rentrer au Canada. Or, cette semaine, ils rencontrent une avocate spécialisée en droit de l’immigration.

Car la Floride, c’est peut-être pour de bon. Mme Leslie y songeait depuis un certain temps déjà, mais le resserrement des mesures sanitaires au Québec semble lui avoir donné l’élan dont elle avait besoin.

Ayant un jeune qui joue au football […] qui a été approché par des écoles ici en Floride, mais aussi au Minnesota, c’est sûr qu’on va en profiter de ces six mois-là pour voir pour notre plus vieux c’est quoi les possibilités au niveau de son avenir sportif, mais aussi pour nous autres, explique-t-elle.

Un mouvement qui prend de l’ampleur

Sur les réseaux sociaux, Mme Leslie et des milliers d’autres résidents de la Belle Province font partie de groupes tels que Familles en Floride 2.0 ou encore Jeunes familles québécoises en Floride.

Chaque jour, ils partagent leurs expériences, font des publications concernant les règles qui régissent le passage à la frontière canado-américaine, les meilleurs endroits pour poser ses pénates ou encore les différents types de visas pour effectuer de plus longs séjours aux États-Unis.

Maude Bélanger, une jeune entrepreneure et mère de famille de 30 ans qui réside à Lorraine, dans les Basses-Laurentides, est un autre exemple de citoyenne canadienne pleinement vaccinée selon qui le gouvernement Legault va trop loin depuis environ un an.

On est doublement vaccinés et on n’avait quand même pas le droit de voir nos familles, on ne pouvait pas sortir après 20 h, rappelle-t-elle.

« On trouvait que ce n’était pas une vie agréable, disons, surtout avec un petit bébé, on n’aimait pas ça, être coupés de notre cercle social. »— Une citation de  Maude Bélanger, résidente de Lorraine qui souhaite émigrer aux États-Unis

Achat immobilier

Ce confinement lui a fourni l’impulsion dont elle avait besoin pour amorcer la concrétisation d’un rêve qu’elle caressait depuis quelques années. En mai dernier, son conjoint et elle ont acheté une maison en Floride.Une maison en été

Maude Bélanger a acquis cette maison avec son mari en mai dernier aux USA. Photo : Maude Bélanger

Ils y ont passé une bonne partie de l’été et beaucoup de leurs proches sont allés les y rejoindre. On a eu plus de contacts avec notre famille et nos amis à l’étranger qu’ici, chez nous, au Québec!, résume-t-elle.

Depuis, Mme Bélanger a rencontré des avocats spécialisés en droit de l’immigration. Elle et son conjoint analysent présentement le meilleur moyen de quitter le Québec, une bonne fois pour toutes.

« Moi, si je pars, c’est pour le restant de mes jours. C’est vraiment à vie. C’est pour ça que ça fait un petit moment que je me renseigne sur les visas, les procédures. »— Une citation de  Maude Bélanger, résidente de Lorraine qui souhaite émigrer aux États-UnisMaude Bélanger, 30 ans, veut immigrer aux États-Unis avec son conjoint et leur bébé.

Maude Bélanger, 30 ans, veut immigrer aux États-Unis avec son conjoint et leur bébé. Photo: Radio-Canada/Facetime/Capture D’Écran

Des échos jusque dans les bureaux d’avocats

La boîte de courriels de Maxime Lapointe, avocat spécialisé en droit de l’immigration, a récemment été victime de l’attrait des États-Unis auprès des Québécois qui cherchent à fuir les mesures sanitaires.

L’avocat de Québec reçoit normalement trois ou quatre demandes par année de la part de Canadiens qui veulent se renseigner afin de quitter le pays; depuis le début 2022, il dit en avoir reçu plus d’une dizaine.

J’ai une hausse marquée de demandes de gens qui posent des questions sur les processus d’immigration vers les États-Unis, explique Me Lapointe, qui ne s’occupe pourtant pas de cette clientèle puisque son expertise concerne plutôt les étrangers qui veulent s’établir au Canada.

Le caractère unique en Amérique des mesures sanitaires actuelles au Québec semble motiver de plus en plus de gens à quitter la province, analyse-t-il.Me Maxime Lapointe, avocat spécialisé en droit de l'immigration.

Me Maxime Lapointe, avocat spécialisé en droit de l’immigration Photo: Radio-Canada/Alexandre Duval

Explosion sur Facebook

L’administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride sur Facebook, Marie-Claude Plante, constate le même phénomène.

À l’origine, son groupe créé en 2019 visait simplement à mettre en lien des familles québécoises ayant fait le choix de s’établir dans cet État américain.

Or, depuis quelques semaines, le nombre d’abonnés à son groupe a littéralement explosé. On est passé d’environ 1000 membres à 4500, illustre Mme Plante.

« Je vois que c’est directement lié avec les mesures sanitaires au Québec. Les gens sont tannés. Les gens regardent les options pour pouvoir élever leurs enfants dans un autre pays. »— Une citation de  Marie-Claude Plante, administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en FlorideMarie-Claude Plante est administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride sur Facebook.

Marie-Claude Plante est administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride sur Facebook. Photo: Zoom/Capture D’Écran

Mme Plante précise qu’elle n’est pas avocate et qu’elle n’offre pas de conseils aux familles qui souhaitent quitter le Québec. Son groupe Facebook est simplement devenu un espace d’échanges et de partage.

La question qui revient le plus souvent, ces jours-ci, c’est : « Comment déménager aux États-Unis et plus spécifiquement en Floride? », résume-t-elle.

Craintes d’être montrés du doigt

Mme Plante a hésité avant d’accorder une entrevue à Radio-Canada. Les discussions autour des mesures sanitaires sont sensibles et des amalgames peuvent rapidement être faits, déplore-t-elle.

« Les gens ne veulent pas être vus comme des conspirationnistes, comme des « antivax ». Les gens sont juste tannés des mesures. »— Une citation de  Marie-Claude Plante, administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride

Élodie Leslie croit aussi que la peur d’être associée aux complotistes habite beaucoup de Québécois qui, comme elle, en ont simplement soupé de la manière dont la pandémie est gérée dans la province.

« Il y a des personnes qui sont doublement vaccinées, triplement vaccinées [sur les groupes Facebook], mais qui ne sont pas d’accord avec le fait que le gouvernement continue à venir nous paterner. »— Une citation de  Élodie Leslie, récemment installée à Hollywood Beach

Honnêtement, pour avoir été étiquetée par rapport à ma couleur de peau depuis que je suis arrivée au Québec quand j’avais 6 mois, je pense que c’est facile de mettre une étiquette sur quelqu’un, explique-t-elle au sujet des craintes que peuvent avoir certaines personnes à s’exposer publiquement.

Des non-vaccinés aussi

Maude Bélanger, qui fréquente également ces groupes Facebook, constate cependant que, ces derniers temps, des Québécois non vaccinés cherchent à savoir s’ils peuvent traverser aux États-Unis, même si une preuve vaccinale est requise à la frontière depuis le 8 novembre dernier.

Mme Bélanger, qui a voyagé aux États-Unis depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure, affirme qu’elle ne semble pas être appliquée avec beaucoup de sérieux, d’après sa propre expérience.

« Les deux fois que je suis passée, c’est moi qui ai fait la proposition au douanier de lui montrer mes vaccins et les deux fois, je me suis fait répondre que non, il n’avait pas besoin de voir mes vaccins. »— Une citation de  Maude Bélanger, résidente de Lorraine qui souhaite émigrer aux États-Unis

Interrogé à ce sujet par Radio-Canada, un porte-parole des douanes et des frontières américaines s’est montré surpris. Par courriel, il a simplement réitéré les règles en vigueur.

Les voyageurs doivent être prêts à démontrer leur statut vaccinal et, sur demande, à en présenter la preuve à un agent de protection des douanes et des frontières, écrit le porte-parole Mike Niezgoda.

Avec Radio-Canada par

Alexandre Duval

Alexandre Duval

L’inflation flambe aux États-Unis, au plus haut depuis 40 ans

janvier 12, 2022
L'inflation flambe aux Etats-Unis, au plus haut depuis 40 ans
L’inflation flambe aux États-Unis, au plus haut depuis 40 ans© AFP/TIMOTHY A. CLARY

Les prix à la consommation ont flambé en 2021 aux États-Unis, où l’inflation est au plus haut depuis près de 40 ans, une préoccupation majeure pour Joe Biden, mais aussi pour la banque centrale, vers laquelle les regards se tournent désormais.

L’inflation a atteint 7 % en 2021, un record depuis les douze mois se terminant en juin 1982, selon l’indice des prix à la consommation (CPI) publié mercredi par le département du Travail.

Joe Biden, pour qui cette flambée du coût de la vie est un problème politique majeur, a souligné les « progrès » faits par son administration, mais a reconnu qu’il « restait du travail, avec des prix encore trop élevés, qui compriment le budget des ménages ».

Les prix de l’essence ont notamment grimpé de près de 50 % en 2021, et ceux des voitures d’occasion de plus d’un tiers. Les prix alimentaires ont également augmenté, mais dans une moindre mesure.

Sur le seul mois de décembre cependant, la hausse a été moins forte qu’en novembre (0,5 % contre 0,8 %), notamment car l’augmentation des prix de l’énergie a ralenti pour la première fois depuis avril.

L’opposition républicaine, qui reproche au président démocrate une politique inflationniste avec trop de dépenses, a fustigé ce qu’elle appelle désormais la « Bidenflation ».

« Joe Biden ne semble pas se soucier du fait que les Américains ne peuvent plus rien se permettre, de l’essence à l’épicerie », a ainsi tweeté le parti républicain.

La demande, cependant, reste très forte, les comptes en banque d’une large partie de la population ayant été renfloués par les aides gouvernementales, tandis que les propriétaires immobiliers et détenteurs de portefeuilles d’actions ont vu bondir la valeur de leurs avoirs.

« Passée de la patience à la panique »

« Les goulets d’étranglement persistants de la chaîne d’approvisionnement, dans un contexte de forte demande, maintiendront le taux d’inflation à un niveau élevé au moins jusqu’au premier trimestre », anticipe ainsi Kathy Bostjancic, cheffe économiste pour Oxford Economics.

Et le variant Omicron du Covid-19 pourrait encore l’alimenter, en contraignant les salariés à se mettre en quarantaine, ralentissant de fait la production et la livraison.

Les regards se tournent désormais vers la banque centrale américaine (Fed), qui pourrait relever ses taux directeurs plus tôt et plus fort que prévu, pour tenter d’enrayer cette inflation, qu’elle considérait jusqu’à tout récemment, comme temporaire seulement.

Son objectif à long terme est une inflation annuelle de 2 %, ce qui lui permet d’avoir une marge de manoeuvre sur les taux directeurs en cas de coup dur économique.

La Fed « est passée de la patience à la panique face à l’inflation en un temps record », relève Diane Swonk, économiste pour Grant Thornton.

La puissante Réserve fédérale va donc se livrer à un délicat numéro d’équilibriste. Relever les taux vise en effet à stopper cette surchauffe de l’économie en ralentissant la consommation, mais cela risque de ralentir la redressement du marché de l’emploi.

Or en décembre, si le chômage est tombé à 3,9 %, les créations d’emplois sont restées à la traîne, et les inégalités très fortes.

Le président de la Fed Jerome Powell, qui était entendu mardi par des sénateurs, a promis d’agir « en conséquence » si cette inflation record persistait au second semestre de cette année.

14,8 % d’inflation en 1980

« L’inflation peut être gérée, et les banques centrales savent comment faire », a réagi mercredi matin la directrice du FMI Kristalina Georgieva.

Ces chiffres devraient mettre encore un peu plus de plomb dans l’aile au plan d’investissement social et environnemental de Joe Biden, « Build Back Better », déjà paralysé car accusé d’être inflationniste.

Ces 7 % d’inflation restent cependant bien loin des 14,8 % qu’avait connu le pays en 1980.

Récemment, c’était plutôt la faible inflation qui préoccupait les économistes. En 2020, elle avait été, sur l’ensemble de l’année, au plus bas en cinq ans, à 1,4 %.

Mais 2021 a été marquée par de très fortes pressions sur la chaîne mondiale d’approvisionnement, avec des pénuries de certains composants qui ont fait grimper les prix. Le manque de main d’oeuvre aux États-Unis a également ralenti la production et la livraison.

Pour attirer les candidats, les employeurs ont proposé plus d’argent et de meilleurs conditions. En 2021, le salaire horaire moyen a ainsi augmenté de 4,7 %, permettant de compenser en partie seulement cette hausse des prix, mais alimentant l’inflation puisque ces coûts ont été répercutés sur les prix.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Des chirurgiens américains greffent le cœur d’un porc sur un humain

janvier 10, 2022
Une équipe médicale dont un membre tient le cœur de porc.

Le cœur porcin transplanté avait été conservé dans une machine en amont de l’opération. Photo AP

Des chirurgiens américains ont réussi à greffer sur un patient un cœur issu d’un porc génétiquement modifié, une première mondiale, a annoncé lundi l’école de médecine de l’Université du Maryland.

L’opération a été menée vendredi et a permis de montrer pour la première fois qu’un cœur d’animal pouvait continuer à fonctionner à l’intérieur d’un humain sans rejet immédiat, a expliqué l’institution dans un communiqué.

David Bennett, 57 ans, qui a reçu le cœur porcin, avait été déclaré inadmissible à une greffe humaine. Il est désormais étroitement suivi par les médecins pour s’assurer que le nouvel organe fonctionne correctement.

C’était soit la mort, soit cette greffe. Je veux vivre. Je sais que c’est assez hasardeux, mais c’était ma dernière option, a déclaré ce résident du Maryland un jour avant son opération, selon l’école de médecine.

J’ai hâte de pouvoir sortir de mon lit une fois que je serai rétabli, a poursuivi M. Bennett, qui a passé les derniers mois alité et branché à une machine qui le maintenait en vie.

L’Agence américaine des médicaments (FDA) a donné son feu vert à l’opération le soir du réveillon du Nouvel An.

C’est une avancée chirurgicale majeure qui nous rapproche encore un peu plus d’une solution à la pénurie d’organes, a commenté Bartley Griffith, qui a réalisé la transplantation.

« Nous procédons avec précaution, mais nous sommes optimistes quant au fait que cette première mondiale permettra de fournir une nouvelle option essentielle aux patients dans l’avenir. »— Une citation de  Bartley Griffith, chirurgien

Le porc dont provient le cœur greffé a été génétiquement modifié pour ne plus produire un type de sucre qui est présent normalement dans toutes les cellules des porcs et qui provoque un rejet immédiat de l’organe.

Cette modification génétique a été effectuée par l’entreprise Revivicor, qui avait aussi fourni un rein de porc que des chirurgiens avaient relié avec succès aux vaisseaux sanguins d’un patient en état de mort cérébrale à New York en octobre.

Le cœur porcin transplanté avait été conservé dans une machine en amont de l’opération.

L’équipe a aussi utilisé un nouveau médicament expérimental de l’entreprise Kiniksa Pharmaceuticals, en plus des médicaments antirejet habituels, pour inhiber le système immunitaire et empêcher que le corps rejette l’organe.

Des donneurs idéaux

Quatre porcs s'agitent derrière une barrière, leur museau entre les barreaux.

Les porcs sont des donneurs d’organes idéaux notamment en raison de leur taille, de leur croissance rapide et de leurs portées, qui comptent beaucoup de petits. (Archives) Photo: Istock

Près de 110 000 Américains sont actuellement sur une liste d’attente pour une greffe d’organe et plus de 6000 personnes qui auraient besoin d’une greffe meurent chaque année dans le pays.

Les xénogreffes — d’un animal à un humain — ne sont pas nouvelles. Les médecins tentent des transplantations entre espèces depuis au moins le XVIIe siècle, les premières expériences s’étant concentrées sur des primates.

En 1984, un cœur de babouin avait été transplanté sur un bébé, mais la petite, surnommée Baby Fae, n’avait survécu que 20 jours.

Les valves cardiaques des porcs sont déjà très utilisées chez les humains, et leur peau peut être employée pour réaliser des greffes sur de grands brûlés.

Les porcs sont des donneurs d’organes idéaux notamment en raison de leur taille, de leur croissance rapide et de leurs portées, qui comptent beaucoup de petits.

Par ailleurs, l’emploi d’organes porcins est mieux acceptée, car on utilise déjà les porcs pour l’alimentation, avait expliqué en octobre à l’Agence France-Presse AFP Robert Montgomery, directeur de l’Institut de transplantation de New York University NYU Langone.

Par Radio-Canada avec AFP et AP

États-Unis-Incendie d’un immeuble à New York: 17 morts selon un bilan revu à la baisse

janvier 10, 2022
Incendie d'un immeuble a New York: 17 morts selon un bilan revu a la baisse
Incendie d’un immeuble à New York: 17 morts selon un bilan revu à la baisse© AFP/TIMOTHY A. CLARY

Le maire de New York Eric Adams a annoncé lundi un bilan provisoire revu à la baisse — 17 personnes tuées, dont huit enfants — après l’incendie accidentel et spectaculaire dimanche d’un immeuble du quartier populaire du Bronx, à New York.

De retour sur place lundi, le nouvel édile de la mégapole a indiqué que « neuf adultes et huit enfants » avaient perdu la vie en raison d’un feu et de fumées extrêmement épaisses provoqués par un incident avec un chauffage d’appoint dans un appartement duplex.

Le bilan précédent provisoire depuis dimanche après-midi s’établissait à 19 morts, dont neuf enfants et adolescents.

Le chef des pompiers de New York, Daniel Nigro, a précisé que les chiffres pouvaient encore évoluer, d’autant que plus de 60 personnes ont été blessées, dont la moitié grièvement.

Après avoir parlé dimanche de « l’un des pires » incendies de l’histoire récente de New York, Eric Adams a évoqué lundi une « indicible tragédie » et insisté sur son caractère « mondial », compte tenu de la mosaïque culturelle d’un quartier comme le Bronx.

Les pompiers de New York avaient raconté dimanche avoir retrouvé des victimes « à chaque palier et les (avoir) évacuées en état d’arrêt cardiaque et respiratoire » de cet immeuble en brique de type HLM de 19 étages. D’épaisses fumées noires asphyxiantes s’élevaient jusqu’en haut du bâtiment.

La fumée de l’incendie était « tellement épaisse qu’on ne pouvait pas respirer, comme si on suffoquait », avait témoigné auprès de l’AFPTV Michael Joseph, un trentenaire habitant dans l’immeuble.

Un autre résident au 11e étage, Miguel Enrique, « asthmatique », avait raconté à l’AFP qu’il avait tout juste eu le temps de « prendre un manteau et de descendre par l’ascenseur » parce que le couloir était noir de fumée.

M. Adams a répété le message martelé par les pompiers à chaque sinistre dans un immeuble: « Fermez la porte » pour éviter les courants d’air qui attisent les flammes et propagent les fumées.

Mercredi dernier, un terrible incendie dans une habitation à Philadelphie avait fait 12 morts, dont huit enfants.

Et dans ce même quartier du Bronx, en décembre 2017, un incendie avait tué 13 personnes dont quatre enfants. Il avait été provoqué par un enfant de trois ans et demi qui jouait avec une cuisinière à gaz.

New York souffre en divers quartiers d’une immense crise du logement, avec des immeubles et des appartements souvent vétustes et mal entretenus.

Par Le Point avec AFP

Les États-Unis ont enregistré plus d’un million de nouveaux cas de COVID-19 lundi

janvier 4, 2022
Des personnes font la file dehors.

Les États-Unis ont enregistré un sommet de contaminations lundi, avec 1 080 211 nouveaux cas de COVID-19 signalés. Photo: Getty Images/Anna Moneymaker

Les États-Unis, confrontés à une inquiétante cinquième vague de COVID-19 alimentée par le variant Omicron, ont enregistré un record mondial de plus d’un million de cas lundi, après le long week-end du Nouvel An, selon les données de l’Université Johns Hopkins.

Le nombre de cas rapportés sur 24 heures s’établissait lundi soir à 20 h 30 à 1 080 211. Il est cependant à prendre avec précaution, car le nombre de cas enregistré le lundi est généralement très élevé, surtout après un week-end de trois jours comme c’était le cas pour le Nouvel An aux États-Unis.

C’est néanmoins plus du double de cas enregistrés lundi dernier, après le week-end de trois jours de Noël, où plus de 489 000 infections avaient été comptabilisées par l’université.

La moyenne de cas sur sept jours, jugée plus significative par les experts, s’établissait lundi soir à près de 486 000 cas quotidiens.

Le président, Joe Biden, ainsi que la vice-présidente, Kamala Harris, doivent rencontrer le comité de gestion de la pandémie mardi afin de faire le point sur la situation.

Le Dr Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison-Blanche sur la crise sanitaire, a déclaré dimanche que la hausse du nombre de cas de COVID-19 aux États-Unis suivait une courbe presque verticale.

Omicron est désormais le variant dominant aux États-Unis et représentait environ 59 % des nouveaux cas sur la semaine qui s’est achevée au 25 décembre, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Anthony Fauci a dit espérer que la vague actuelle atteindrait son pic après quelques semaines avant de s’inverser, comme cela s’est passé en Afrique du Sud.

Les décès et les hospitalisations aux États-Unis ont aussi récemment augmenté, mais dans une bien moindre mesure. Mais ils pourraient encore grimper, étant donné qu’ils atteignent généralement leurs pics après celui de la courbe des contaminations.

Près de 206 millions d’Américains, soit 62 % de la population, sont pleinement vaccinés contre la COVID-19 selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladiesCDC, et 69 millions ont en outre reçu une dose de rappel.

La précédente moyenne record enregistrée par les États-Unis lors des précédentes vagues était de 258 000 cas quotidiens sur la semaine du 5 au 11 janvier 2021.

Avec Agence France-Presse

États-Unis: La fondatrice de Theranos condamnée pour fraude en Californie

janvier 3, 2022
Elizabeth Holmes au palais de justice avec un masque de protection contr ela propagation de la COVID-19.

Elizabeth Holmes arrive au palais de justice de San José, en Californie, au premier jour de son procès pour fraude massive, 8 septembre 2021. Photo : Getty Images/AFP/Nick Otto

Elizabeth Holmes, ancienne vedette de la Silicon Valley qui promettait de révolutionner les tests sanguins avec sa compagnie Theranos, a été condamnée lundi pour fraude par un tribunal de Californie.

Après plus de trois mois de procès et 50 heures de délibérations, le jury du tribunal de San José l’a reconnue coupable d’escroquerie envers des investisseurs, mais l’a acquittée de certains chefs d’accusation et n’a pu se mettre d’accord sur d’autres faits qui lui étaient reprochés.

Cette condamnation expose cette femme de 37 ans à plusieurs dizaines d’années de prison, mais la peine sera prononcée à une date ultérieure par le tribunal fédéral.

Elizabeth Holmes avait fondé Theranos en 2003, à l’âge de 19 ans, et promettait des outils de diagnostic plus rapides et moins chers que ceux des laboratoires traditionnels.

À l’aide d’un récit soigné, elle était parvenue en quelques années à gagner la confiance de sommités et à lever des fonds auprès de prestigieux investisseurs, attirés par le profil de cette jeune femme, une rareté dans le monde masculin des ingénieurs californiens.

L’ex-secrétaire d’État Henry Kissinger la soutient, comme l’ancien ministre de la Défense James Mattis ou le magnat des médias Rupert Murdoch, qui investit plus de 100 millions de dollars dans Theranos.

Au plus fort, l’entreprise est valorisée à près de 10 milliards de dollars, et Elizabeth Holmes, actionnaire majoritaire, est la tête d’une fortune de 3,6 milliards, selon le magazine Forbes.

Mais en 2015, le Wall Street Journal relève l’immense pot aux roses : la fabuleuse machine promise par Theranos n’a jamais fonctionné.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Plus de 2000 vols annulés à la mi-journée aux États-Unis

janvier 2, 2022
Un panneau affichant l’annulation de plusieurs vols dans un aéroport.

SkyWest America a dû annuler 23 % de ses vols prévus. Photo: Associated Press/Shinji Kita

La situation restait extrêmement perturbée dans le ciel américain dimanche, journée de retour des vacances, et plus de 2000 vols aux États-Unis avaient déjà été annulés en fin de matinée, entre perturbations liées à Omicron, vents forts, inondations et tempêtes de neige.

Peu après 11 h 30 heure de Washington, 2201 vols intérieurs, ou en provenance ou à l’arrivée des États-Unis, avaient déjà été annulés, presque autant que les 2749 annulés la veille sur l’ensemble de la journée, selon le site FlightAware.

Cela représente plus de la moitié des 3743 vols annulés au niveau mondial à la même heure (contre 4740 pour la journée de samedi).

De très nombreux vols, sans être annulés, étaient toutefois en retard : 2386 pour les seuls États-Unis, et 7770 pour l’ensemble de la planète.

La météo est particulièrement difficile cette fin de semaine aux États-Unis, avec de nombreuses régions touchées par de fortes chutes de neige, des vents violents ou encore des inondations.

Ainsi, les aéroports de Chicago, qui étaient samedi les plus touchés au niveau mondial à cause d’une tempête de neige, étaient, dimanche, accompagnés dans le classement de tête par d’autres aéroports américains : Denver (Colorado), Newark (New Jersey), Atlanta (Georgie), Houston (Texas) ou encore Detroit (Michigan).

Le transport aérien mondial est aussi depuis Noël très perturbé par le variant Omicron du coronavirus, extrêmement contagieux. De nombreux pilotes et membres du personnel navigant sont absents après avoir contracté la COVID-19, ou sont cas contact et donc en quarantaine, contraignant les compagnies, qui n’ont pas assez de personnel pour assurer les vols à en annuler.

Environ 7500 vols avaient été annulés par les compagnies aériennes à travers le monde la fin de semaine de Noël.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse