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Etats-Unis : Décès du financier déchu Bernard Madoff

avril 14, 2021

Le financier Bernard Madoff, à l’origine de la plus grande fraude pyramidale de l’histoire, est décédé dans une prison fédérale américaine, ont confirmé mercredi les autorités pénitentiaires.

Bernard Madoff, vu ici en mars 2009, avait récemment demandé une libération en raison de son état de santé précaire.

© Stephen Chernin/Getty Images Bernard Madoff, vu ici en mars 2009, avait récemment demandé une libération en raison de son état de santé précaire.

Selon des sources carcérales citées par l’Associated press, Bernard Madoff serait mort de causes naturelles à l’âge de 82 ans au Federal Medical Center de Butner, en Caroline du Nord.

L’année dernière, les avocats du financier ont déposé des documents judiciaires pour tenter d’obtenir sa libération dans le cadre de la pandémie de COVID-19, affirmant qu’il souffrait d’une maladie rénale en phase terminale et d’autres problèmes médicaux chroniques. La demande avait été rejetée.

Bernard Madoff a été condamné en juin 2009 à 150 ans de prison après avoir plaidé coupable à 11 chefs d’accusation de fraude et blanchiment d’argent. Il a escroqué des milliers de ses clients et investisseurs qu’il a floués de plusieurs milliards de dollars au fil des années en falsifiant notamment les relevés de leurs placements.

Un administrateur judiciaire nommé par le tribunal a réussi à récupérer plus de 13 milliards de dollars sur les 17,5 milliards que les investisseurs avaient placés dans l’entreprise de Bernard Madoff.

Au moment de son arrestation, de faux relevés de compte indiquaient aux clients que leurs avoirs valaient 60 milliards de dollars.

Bernard Madoff, une figure bien en vue de Wall Street qui fut président du Nasdaq au début des années 1990, utilisait un «montage de Ponzi» pour orchestrer cette fraude à partir de sa société de conseil en investissements.

Un «montage Ponzi» est une structure pyramidale où les investisseurs arrivés en premier sont rémunérés avec l’argent versé par les investisseurs les plus récents, avec promesse de rendements anormalement élevés. C’est ce qu’on appelle dans le langage courant une «pyramide». Connue depuis des décennies, cette pratique est illégale et condamnée par la justice.

Bernard Madoff a grandi dans une famille juive modeste de New York où il a fondé une société de courtage à la fin des années 1950.

Après avoir connu du succès en capitalisant sur le développement de l’informatique, Bernard Madoff a commencé à offrir des services de courtage qui a connu à son tour beaucoup de succès.

Attirés par des promesses de rendements élevés et stables dans un univers boursier par définition volatile et imprévisible, de grandes institutions financières et des particuliers fortunés lui ont confié des milliards de dollars que Madoff utilisait ensuite pour gonfler artificiellement les rendements.

En incluant les faux profits déclarés aux clients, les pertes financières totales liées à cette affaire sont estimées à plus de 65 milliards de dollars.

Avec  CBC/Radio-Canada

États-Unis: La vraie vie de la Silicon Valley

avril 13, 2021
La Silicon Valley vue par Ramak Fazel.
La Silicon Valley vue par Ramak Fazel. © DR

Avec son projet No_Code lancé en 2018, la marque italienne Tod’s explore les évolutions de la société et de nos modes de vie, avec une touche artisanale.

C’est un endroit qui nourrit les fantasmes. Vu d’ailleurs, on a l’impression que se balader dans la Silicon Valley se résume à croiser des campus de start-up créées par des étudiants surdoués devenus milliardaires et des geeks en claquettes-chaussettes dont l’augmentation du salaire va aussi vite que leur capacité à créer des lignes de code.

« À l’image de Hollywood, c’est un lieu qui est à la fois un mythe et un business », résume très justement l’ethnographe Sara Thornton dans l’introduction d’un livre de photos qui ambitionnent de raconter la « vraie » Silicon Valley. Son auteur ? Ramak Fazel, parti là-bas dans le cadre de No_Code, une cellule de réflexion sur la vie moderne lancée par Tod’s en novembre 2018.

Réalité contrastée

Le but de ce projet ? Explorer les évolutions de la société et de nos modes de vie. Évidemment, il donne lieu à des produits, des modèles de baskets hybrides qui mêlent à la fois les matériaux les plus modernes et l’artisanat le plus traditionnel qui a fait la réputation du chausseur italien, mais pas uniquement.

En 2019, il y a eu une exposition au Salone del mobile autour de l’histoire de l’habitat vue par des artistes contemporains mais aussi un scooter électrique en collaboration avec la marque spécialisée Qooder. Et aujourd’hui, ce livre édité par Rizzoli qui raconte un autre visage de la Silicon Valley, une vision loin des clichés de ce coin de la Californie où les prix des maisons augmentaient de 100 dollars par heure en 2018. L’artiste irano-américain Ramak Fazel y dresse une réalité contrastée, entre la modernité du siège d’Airbnb et du terrain de volley-ball de Google mais aussi un dîner local et ce marchand de tapis installé dans les murs de ce qui fut l’un des premiers Apple Store.

Avec Le Point avec Vicky Chahine

Covid-19 : un mort et une personne dans un état critique aux États-Unis après avoir reçu le vaccin Johnson & Johnson

avril 13, 2021

Une personne est morte d’une thrombose sanguine et une autre se trouve dans un état critique aux Etats-Unis après avoir reçu le vaccin Johnson & Johnson contre le Covid-19, a annoncé mardi 13 avril un responsable de l’Agence américaine des médicaments (FDA).

Au total, six personnes âgées de 18 à 48 ans ont présenté, 6 à 13 jours après l’injection, des symptômes de thrombose cérébrale, conjugués avec une chute de leur niveau de plaquettes sanguines. «Un cas s’est révélé mortel et un patient se trouve dans un état critique», a déclaré Peter Marks, de la FDA.

Il a comparé ces cas avec les caillots sanguins répertoriés comme un effet secondaire «très rare» du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. Selon les experts, les caillots sanguins pourraient être provoqués par une très rare réponse immunitaire à ces deux vaccins.

Selon Anne Schuchat, une responsable des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique américaine, le risque est très faible pour les personnes ayant reçu le vaccin Johnson & Johnson il y a un mois ou davantage.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Un témoin-clé de la mort de George Floyd ne veut pas être entendu au procès

avril 6, 2021
Un temoin-cle de la mort de George Floyd ne veut pas etre entendu au proces
Un témoin-clé de la mort de George Floyd ne veut pas être entendu au procès© AFP/Kerem Yucel

Les jurés au procès du meurtre du quadragénaire noir américain George Floyd n’entendront pas, ou très peu, un témoin-clé du drame, qui se trouve en prison et invoque son droit à ne pas témoigner contre lui-même.

Détenu pour des faits distincts, Morries Hall a comparu mardi matin par lien vidéo devant le juge Peter Cahill, qui préside le procès du policier blanc Derek Chauvin, pour demander une dérogation qu’il a en partie obtenue.

« Il n’y a vraiment qu’un tout petit sujet qui pourrait être abordé », a déclaré le magistrat, qui rendra une décision définitive ultérieurement.

Derek Chauvin, 45 ans, est accusé d’avoir tué George Floyd le 25 mai à Minneapolis en maintenant son genou sur son cou pendant plus de neuf minutes, un drame qui a suscité un sursaut antiraciste historique aux Etats-Unis.

Le policier plaide non coupable et assure que George Floyd est mort d’une overdose au fentanyl, un puissant opiacé de synthèse.

A l’ouverture du procès, son avocat Eric Nelson a soutenu que George Floyd, installé dans une voiture avec deux amis, avait avalé deux pilules juste avant l’arrivée de la police. Morries Hall est l’une des personnes qui se trouvaient à bord.

Or la petite amie de George Floyd a déclaré la semaine dernière à la barre que M. Hall avait vendu de la drogue au couple dans le passé.

Eric Nelson a confirmé mardi qu’il aurait aimé demander à M. Hall s’il avait « fourni ou vendu des substances interdites » à George Floyd juste avant sa mort.

Mais l’avocate de Morries Hall a souligné que cela exposerait ce dernier à des poursuites si la thèse de l’overdose était finalement retenue, et a invoqué le 5e amendement de la Constitution américaine qui autorise à ne pas témoigner contre soi-même.

Le juge lui a donné raison et a décidé que si M. Hall était convoqué devant les jurés, il ne pourrait être interrogé que sur l’attitude de George Floyd avant sa mort, et sur rien d’autre. Avant de donner son feu vert sur ce point, il a demandé à Eric Nelson de mettre ses questions par écrit.

Après ce débat de procédure, le procès a rouvert avec l’audition d’un policier de Minneapolis, Ker Yang, spécialiste de la réponse aux crises de santé mentale.

La veille, le chef de la police de Minneapolis, Medaria Arradondo, avait estimé que Derek Chauvin avait « violé les règles » et « les valeurs » en vigueur dans ses services, en maintenant son genou aussi longtemps sur le cou de l’Afro-Américain.

Le verdict des jurés dans ce procès hors norme n’est pas attendu avant la fin avril.

Avec Le Point avec AFP

États-Unis: Un conducteur fonce dans un point de contrôle du Capitole et tue un policier

avril 2, 2021

WASHINGTON — Un conducteur a foncé dans un point de contrôle du Capitole des États-Unis, vendredi après-midi, tuant un policier et en blessant un second.

© Fournis par La Presse Canadienne

D’après les faits rapportés par le corps de police particulier du Capitole, à Washington, le suspect, qui a été identifié comme étant Noah Green, 25 ans, serait sorti de son véhicule en brandissant un couteau et des agents auraient alors fait feu.

La chef de police par intérim, Yogananda Pittman, a confirmé en conférence de presse que l’un des agents avait succombé à ses blessures. Le suspect a lui aussi perdu la vie après son arrivée à l’hôpital.

«Je demande simplement au public de garder les policiers du Capitole des États-Unis et leurs familles dans ses prières», a déclaré la chef Pittman.

«Cela a été une période extrêmement difficile pour la police du Capitole des États-Unis après les événements du 6 janvier et maintenant les événements qui se sont produits ici aujourd’hui.»

Les autorités assurent qu’il n’y aurait plus de menace immédiate et qu’il ne semble pas y avoir de lien entre cet incident et l’insurrection de janvier dernier.

La police a identifié l’officier tué comme étant William «Billy» Evans, un vétéran de 18 ans d’expérience qui était membre de l’unité des premiers intervenants du corps policier.

Deux représentants de la loi ont déclaré à l’Associated Press que les enquêteurs pensaient au départ que le suspect avait poignardé l’un des policiers, mais il semble possible que ce ne soit pas le cas. Le policier pourrait être décédé en raison du choc avec le véhicule.

Les deux représentants de la loi n’étaient pas autorisés à discuter publiquement de l’enquête et se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat.

La chef par intérim Yogananda Pittman a déclaré que le suspect ne semblait pas avoir été sur le radar de la police et les enquêteurs tentent de comprendre le motif de son geste.

Cette attaque rappelle que le Capitole et les agents chargés de le protéger demeurent des cibles potentielles de violence.

Le président Joe Biden a déclaré dans un communiqué que son épouse et lui avaient le cœur brisé. Il a exprimé ses condoléances à la famille du policier Evans et a ordonné que les drapeaux à la Maison- Blanche soient mis en berne.

L’incident s’est produit à un poste de contrôle près du Capitole au moment où le Congrès américain fait relâche. Cela survient tout de même dans un contexte sous haute tension quelque trois mois après l’invasion de l’enceinte politique survenue le jour de la certification de la victoire électorale du président Joe Biden.

Les environs du Capitole ont été placés en confinement à la suite de la fusillade. Tous les employés ont été avisés qu’ils ne pouvaient plus entrer ni sortir des bâtiments.

L’incident s’est produit à moins d’une centaine de mètres de l’entrée du célèbre immeuble, du côté du Sénat.

Les clôtures qui entravaient la circulation des véhicules près de cet endroit ont été récemment retirées alors que le Capitole commençait à s’ouvrir à nouveau depuis l’émeute du 6 janvier.

Le point de contrôle visé est normalement utilisé par les sénateurs et leur personnel.

Avec La Presse Canadienne

Covid-19 : les États-Unis vont livrer 1,5 million de doses du vaccin AstraZeneca au Canada

mars 26, 2021

Les États-Unis vont livrer la semaine prochaine au Canada 1,5 million de doses du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19, a annoncé vendredi 26 mars Anita Anand, ministre canadienne des Services publics et de l’Approvisionnement.

Les États-Unis disposent de dizaines de millions de doses de ce vaccin qui n’a pas, à ce stade, reçu le feu vert des autorités sanitaires américaines. À l’inverse, le Canada a autorisé fin février ce vaccin, l’un des quatre approuvés par Ottawa avec ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna et Johnson & Johnson. «Je peux confirmer que les 1,5 million de doses d’AstraZeneca provenant des États-Unis arriveront au Canada mardi prochain par camion», a dit Anita Anand lors d’une conférence de presse. La Maison Blanche avait annoncé la semaine dernière envisager l’envoi de millions de doses de ce vaccin au Mexique et au Canada.

400 millions de doses commandées

Le Canada a commandé 20 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca, mais aucune date de livraison n’a encore été établie, selon le ministère canadien de la Santé. Au total, le Canada a commandé ou réservé plus de 400 millions de doses de divers vaccins. Le pays doit recevoir d’ici le 18 avril 6 millions de doses, soit l’équivalent du «nombre total de doses reçues au cours des 3 derniers mois», a précisé Anita Anand. À ce jour, 11% des 38 millions de Canadiens ont reçu au moins une dose de vaccin, selon Anita Anand.

Ottawa a aussi commandé deux millions de doses de la version du vaccin d’AstraZeneca produite en Inde par le Serum Institute, dont quelques centaines de milliers ont déjà été livrées. Le Canada doit aussi recevoir 1,9 million de doses du vaccin AstraZeneca d’ici la fin juin par le biais du dispositif onusien Covax, qui vise notamment à aider les pays pauvres à vacciner leurs populations contre le Covid, avait précédemment indiqué le premier ministre Justin Trudeau.

Par Le Figaro avec AFP

Tuerie d’Atlanta : « la haine n’a pas sa place aux États-Unis », dit Biden

mars 19, 2021

Les violences à l’endroit des communautés asiatiques aux États-Unis « doivent cesser », a martelé vendredi le président américain Joe Biden depuis la Georgie, quelques jours après qu’un tireur eut assassiné huit personnes dans des salons de massage de la région d’Atlanta.

Le président américain Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont vivement condamné les violences à l'endroit des communautés asiatiques.

© Patrick Semansky/Associated Press Le président américain Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont vivement condamné les violences à l’endroit des communautés asiatiques.

«La haine n’a pas sa place aux États-Unis», a déclaré le président Biden au terme d’un entretien auquel participaient la mairesse d’Atlanta, Keisha Lance Bottoms, des représentants de l’État et des activistes.

Entendre certains d’entre eux raconter leur histoire – la représentante Bee Nguyen, par exemple, a confié avoir été la cible de menaces de mort – et partager la peur qui les habite était «crève-cœur», a dit M. Biden.

Aux yeux du président, il revient à tous les Américains de faire leur part afin de dénoncer cette violence. «Notre silence est complice; nous ne pouvons être complices», a-t-il insisté.

«Nous voulons que les Américains d’origine asiatique de la Georgie et de partout au pays sachent que nous ne nous tairons pas, que nous ne resterons pas les bras croisés», a renchéri à ses côtés la vice-présidente, Kamala Harris.

S’ils devaient se rendre en Georgie afin d’y promouvoir leur stratégie de relance économique et de vaccination, Joe Biden et Kamala Harris ont changé leurs plans afin d’aller «offrir leur soutien» aux familles des victimes des fusillades.

Un homme de 21 ans a été accusé des meurtres de huit personnes, dont six étaient des femmes asiatiques.

Bien que les enquêteurs n’aient pas encore établi s’il s’agissait d’un crime haineux, des membres de la classe politique et des avocats des droits de la personne ont fait valoir que les meurtres devaient être motivés, au moins en partie, par la montée des actes racistes à l’endroit des Asiatiques depuis le début de la pandémie.

Selon la police, le suspect, un homme blanc qui habite en banlieue d’Atlanta, a nié tout mobile raciste, déclarant que son «obsession sexuelle» l’aurait mené à commettre cette tuerie.

Si on ignore pour l’heure le motif du tireur, a commenté le président Biden, il est néanmoins de notoriété publique que le pays doit composer avec une «crise de violences sexistes et anti-Asiatiques».

«Trop d’Américains d’origine asiatique […] ont été attaqués, blâmés, désignés comme boucs émissaires, harcelés. Ils ont été insultés, agressés, tués», a-t-il poursuivi.

Kamala Harris, dont la mère est originaire d’Asie du Sud, a pour sa part souligné que «le racisme [était] bien réel aux États-Unis et l’a toujours été», au même titre que «la xénophobie» et «le sexisme».

Des organisations ont constaté une inquiétante augmentation des actes racistes au pays : près de 3800 incidents ont été rapportés depuis mars 2020 à Stop AAPI Hate, un groupe de surveillance des droits des Américains d’origine asiatique basé en Californie.

Dans la foulée des fusillades, le président Biden a appelé le Congrès à adopter sans plus tarder le projet de loi pour lutter contre les crimes haineux liés à la COVID-19, qui permettrait notamment d’augmenter les ressources en prévention et la capacité d’intervention des autorités.

Il a ajouté qu’il entendait demander au département de la Justice de se pencher sur ce phénomène.

Vendredi, la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a dénoncé les actes de violence contre les communautés asiatiques, qui ont, selon elle, été exacerbés par les commentaires méprisants et racistes de l’administration Trump.

Le prédécesseur de M. Biden avait employé à maintes reprises des expressions dégradantes associant les Asiatiques et le nouveau coronavirus, le SARS-CoV-2, qui a été découvert dans la ville de Wuhan, en Chine, en 2019.

Avec  CBC/Radio-Canada 

États-Unis: Décès du boxeur américain Marvelous Marvin Hagler

mars 14, 2021

DÉCÈS DU BOXEUR AMÉRICAIN MARVELOUS MARVIN HAGLER

© Reuters/Eric Gaillard DÉCÈS DU BOXEUR AMÉRICAIN MARVELOUS MARVIN HAGLER

(Reuters) – Marvelous Marvin Hagler, boxeur qui dominait la catégorie des poids moyens dans les années 80, est décédé à l’âge de 66 ans, a annoncé samedi sa femme, Kay Hagler.

La cause de la mort n’était pas encore connue. Le site internet TMZ a rapporté que l’ancien boxeur avait été transporté dans un hôpital du New Hampshire samedi, se plaignant de douleurs à la poitrine et de difficultés à respirer.

Marvin Hagler, qui avait changé son nom pour Marvelous en 1982, a dominé la catégorie des poids moyens jusqu’à sa défaite controversée en 1987 contre Sugar Ray Leonard.

« Je suis désolée de vous annoncer une triste nouvelle. Aujourd’hui, malheureusement, mon époux adoré Marvelous Marvin est décédé de manière inattendue dans sa maison du New Hampshire. Notre famille vous demande de respecter son intimité en ces temps difficiles », a écrit Kay Hagler dans un message publié sur la page du fan club de Marvin Hagler sur Facebook.

Considéré comme l’un des plus grands champions de la discipline, Hagler n’a été mis au tapis qu’une seule fois en 67 combats professionnels et 52 de ses victoires ont été obtenues par KO.

Avec Reuters par (Steve Keating; version française Camille Raynaud)

États-Unis: Joe Biden salue une «victoire historique» après l’adoption de son plan de relance de 1900 milliards

mars 10, 2021

Malgré l’opposition en bloc des républicains, qui dénoncent des dépenses extravagantes et mal ciblées, le plan colossal a été approuvé par 220 voix contre 211.

Joe Biden s’est félicité mercredi d’une « victoire historique » pour les Américains après l’adoption au Congrès de son colossal plan de relance économique, un succès majeur 50 jours après son arrivée à la Maison Blanche.

Malgré l’opposition en bloc des républicains, qui dénoncent des dépenses extravagantes et mal ciblées, et une défection dans leurs rangs, les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, ont pu l’approuver par 220 voix contre 211. Ce résultat a été accueilli par une ovation des démocrates dans l’hémicycle. Joe Biden va promulguer vendredi ce plan de 1.900 milliards de dollars, un montant vertigineux équivalant au PIB de l’Italie. « Cette loi représente une victoire historique, historique, pour les Américains. J’ai hâte de la signer cette semaine », a réagi le président lors d’un discours à Washington sur la campagne de vaccination. « Chaque élément du plan de sauvetage américain répond à de véritables besoins », a-t-il ajouté, comme en réponse aux critiques républicaines. Les chefs démocrates du Congrès ont salué l’une des « lois les plus importantes » des dernières décennies. « Nous sommes à un tournant décisif de l’histoire de notre pays », a lancé la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, dans l’hémicycle.

« C’est de loin l’une des pires lois que j’ai vues »« un exemple classique de programme démocrate hypertrophié », a rétorqué le chef des sénateurs républicains Mitch McConnell. « Il s’agit d’une longue liste de priorités de gauche qui datent d’avant la pandémie et ne répondent pas aux besoins des Américains », a aussi accusé le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy. Reprenant la grande ligne d’attaque des républicains, il a réaffirmé que seuls 9 % du plan étaient « liés à la lutte contre le Covid ».

Nouveaux emplois mais risque d’inflation

La pandémie a fait plus de 500.000 morts aux États-Unis, et la première économie mondiale s’est contractée de 3,5 % l’an passé, sa pire année depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon des experts, le « plan de sauvetage américain », très populaire dans les sondages, devrait doper la croissance. D’après la Maison Blanche, cette législation « historique » créera plus de 7 millions de nouveaux emplois cette année et rendra les soins de santé plus abordables tout en sauvant des vies grâce aux aides pour la vaccination généralisée. Elle affirme également qu’elle réduira de moitié la pauvreté des enfants. Mais d’autres économistes mettent en garde contre le risque d’inflation.

Des millions d’Américains vont toucher des chèques d’aides directes allant jusqu’à 1.400 dollars par individu et personne à charge, pour un montant global de quelque 400 milliards de dollars. Le plan prolonge en outre jusqu’en septembre des allocations-chômage exceptionnelles qui devaient expirer le 14 mars. Quelque 15 milliards de dollars sont consacrés à la vaccination, 50 milliards pour les tests et le traçage et 10 milliards pour la production de vaccins. Le plan consacre également 126 milliards de dollars aux écoles, de la maternelle au lycée, pour soutenir leur réouverture malgré la pandémie, ainsi que 350 milliards en faveur des États, des collectivités locales.

Revers au Sénat

Le projet initial comprenait une hausse du salaire minimum fédéral qui a dû être abandonnée au Sénat, où le montant des allocations-chômage et le plafond pour toucher les chèques ont d’autre part été abaissés sous la pression d’un démocrate conservateur. Ces compromis pouvaient faire craindre une fronde des progressistes, mais les troupes démocrates sont unies derrière le plan Biden. C’est en saluant « la plus importante loi votée par le Congrès pour aider les travailleurs depuis des décennies » que le sénateur indépendant Bernie Sanders avait approuvé le plan samedi à la chambre haute.

À la Chambre comme au Sénat, seuls les démocrates ont voté en faveur du plan de relance. Un revers pour Joe Biden, sénateur pendant plus de 35 ans et arrivé à la Maison Blanche sur la promesse de trouver des terrains d’entente avec les républicains, après les profondes divisions de l’ère Trump. Le vieux routier de la politique espère ensuite parvenir à une meilleure entente pour son prochain gigantesque projet législatif, qui devrait concerner les infrastructures américaines.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Biden nomme deux femmes à la tête de commandements militaires

mars 8, 2021

Le président Joe Biden a annoncé lundi 8 mars la nomination de deux femmes à la tête de commandements militaires américains, qui devraient devenir les deuxième et troisième femmes à occuper d’aussi hautes fonctions militaires aux États-Unis. La générale de l’US Air Force Jacqueline Van Ovost, seule femme ayant le rang de général 4 étoiles, le plus haut de l’armée américaine, est nommée à la tête du transport logistique (Transcom). La générale 3 étoiles de l’armée de terre Laura Richardson est choisie pour diriger le commandement sud (Southcom), qui couvre l’Amérique centrale et latine, et devrait obtenir sa 4e étoile.

Si leur nomination est confirmée par le Sénat, Jacqueline Van Ovost et Laura Richardson succéderont à Lori Robinson, qui était devenue la première femme à prendre la tête d’un commandement militaire (Northcom) avant de prendre sa retraite en 2018. «Chacune de ces deux femmes a fait carrière en démontrant des compétences, une intégrité et un sens du devoir incomparables», a déclaré Joe Biden en les présentant lors d’une courte allocution à la Maison Blanche. «Aujourd’hui est la Journée internationale des femmes et nous devons voir et reconnaître les accomplissements de ces deux femmes pionnières», a-t-il ajouté.

L’armée américaine compte onze commandements militaires, tous dirigés par des généraux 4 étoiles, qui ont quasiment rang de ministre aux États-Unis. Le mois dernier, le New York Times avait révélé que les nominations de ces deux femmes avaient été décidées dès l’an dernier par le Pentagone, mais que l’annonce en avait été reportée à après le scrutin présidentiel de novembre, car l’ex-ministre de la Défense Mark Esper craignait que Donald Trump n’approuve pas ces choix à cause de leur genre.

Par Le Figaro avec AFP