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Le nouveau gros contrat d’Omar Sy avec Netflix

octobre 12, 2021

La plateforme américaine a annoncé ce mardi avoir signé un important contrat d’acteur et de producteur avec l’acteur français.

Il n’a pas volé ce contrat du siècle ! A l’inverse d’Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur qu’il incarne à l’écran, Omar Sy est rentré mardi 12 octobre par la grande du cinéma mondial. Nertflix est tellement fan de l’acteur que la plateforme américaine lui confie un nouveau rôle devant et derrière la caméra. 

« Netflix s’est engagé sur un contrat pluriannuel de films avec l’acteur et comédien de premier plan Omar Sy. Cet accord verra la société de production de Sy basée à Paris et à Los Angeles développer des films orignaux pour Netflix, avec Sy comme acteur et producteur exécutif », a indiqué le géant américain dans un communiqué.

Cité dans le communiqué, Omar Sy se dit « très heureux d’avoir l’occasion de poursuivre (sa) relation » avec Netflix et a « hâte de cette prochaine étape dans (leur) aventure commune ».

Déjà connu à l’international et aux Etats-Unis depuis le succès du film Intouchables (2011), Omar Sy a été le héros en 2021 de la série Lupin, premier triomphe français sur Netflix, qui a conquis des dizaines de millions d’abonnés dans le monde.

Mi-septembre, la super star de 43 ans avait été le seul Français à figurer dans la liste des 100 personnalités les plus influentes de la planète selon le magazine américain Time.

Par Le Point avec AFP

Washington est la « cause profonde » des tensions avec la Corée du Nord, selon Kim Jong Un

octobre 11, 2021

Dans une nouvelle provocation, le dirigeant nord-coréen a accusé ce mardi les États-Unis d’être à l’origine de l’instabilité dans la péninsule coréenne.

Kim Jong Un lors d'un discours a  Pyongyang, Coree du Nord, le 29 juin 2021.
Kim Jong Un lors d’un discours à  Pyongyang, Corée du Nord, le 29 juin 2021.© STR / KCNA VIA KNS / AFP

La propagande du régime de Pyongyang n’est jamais avare de déclarations fantaisistes selon la volonté du dictateur nord-coréen. Imprévisible et dangereux, le dirigeant n’est jamais avare de prises de position qui peuvent faire monter la tension avec le voisin sud-coréen ou Washington.

Malgré les récents appels au dialogue des Etats-Unis, il n’existe aucune raison « de croire qu’ils ne sont pas hostiles », a déclaré Kim Jong Un lors de la cérémonie d’ouverture d’une exposition consacrée à la défense à Pyongyang.

L’administration Biden a assuré à plusieurs reprises qu’il n’avait aucune intention belliqueuse à l’égard de la Corée du Nord, ce qui laisse M. Kim sceptique : « je me demande vraiment si des gens ou des pays croient ça », a-t-il dit.

Le dirigeant nord-coréen s’exprimait alors que son pays a procédé ces dernières semaines à un essai de missile de croisière de longue portée et à un autre d’un missile présenté comme hypersonique.

Washington appelle au dialogue

En 2018, Kim Jong Un avait été le premier dirigeant nord-coréen à rencontrer un président américain en exercice. Mais les discussions sont au point mort depuis le deuxième sommet avec Donald Trump à Hanoï en 2019, qui avait échoué sur l’allègement des sanctions internationales et sur les gestes que Pyongyang était prêt à concéder en retour.

Washington a répété à plusieurs reprises sa volonté de rencontrer des représentants nord-coréens à tout moment et en tout lieu, dans condition préalable.

La Corée Sud a renforcé ses propres capacités militaires, en testant avec succès son premier missile balistique lancé par sous-marin en septembre et en révélant un missile de croisière supersonique.

M. Kim a accusé le Sud d’hypocrisie, déclarant que leurs « tentatives sans restriction et dangereuses de renforcer la puissance militaire détruisent l’équilibre militaire de la péninsule coréenne et augmentent l’instabilité et le danger militaires ».

Par Le Point avec AFP

Le prix Nobel d’économie 2021 à 3 chercheurs basés aux États-Unis, dont un Canadien

octobre 11, 2021

STOCKHOLM — Un Canadien figure parmi les trois économistes basés aux États-Unis qui sont les récipiendaires du prix Nobel d’économie de 2021.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Il s’agit de David Card, natif de Guelph en Ontario, qui travaille à l’Université de Californie à Berkeley. 

Les deux autres sont Joshua Angrist du Massachusetts Institute of Technology et Guido Imbens de l’Université Stanford.  

L’Académie royale des sciences de Suède explique lundi que les trois spécialistes de l’économie expérimentale ont redéfini le travail empirique en sciences économiques. Ils sont récompensés pour leurs travaux sur les impacts du salaire minimum sur le marché du travail, de même que sur l’immigration et l’éducation.

«Leurs recherches ont considérablement amélioré notre capacité à répondre aux questions clés de causalité, ce qui a été très bénéfique pour la société», a déclaré le président du Comité des sciences économiques, Peter Fredriksson. 

M. Card a travaillé sur des recherches en ayant recours à des restaurants dans le New Jersey et dans l’est de la Pennsylvanie pour mesurer les effets de l’augmentation du salaire minimum. Lui et son défunt partenaire de recherche Alan Krueger ont découvert qu’une augmentation du salaire minimum horaire n’affectait pas l’emploi, remettant en cause l’idée reçue selon laquelle une augmentation du salaire minimum entraînerait une diminution des embauches.

Le travail de l’économiste canadien a également remis en question une autre idée répandue, selon laquelle les immigrants font baisser les salaires des travailleurs nés dans le pays. Il a constaté que les revenus des natifs peuvent bénéficier de l’arrivée récente d’immigrants, alors que ceux issus d’une immigration précédente risquent d’être affectés négativement.

L’Académie attribuera à David Card la moitié de la bourse de 10 millions de couronnes suédoises, soit environ 1,426 million $ CAN. Joshua Angrist et Guido Imbens se partageront l’autre moitié.

MM. Angrist et Imbens ont été récompensés pour avoir résolu les problèmes méthodologiques qui permettent aux économistes de tirer des conclusions solides sur les causes et les effets même lorsqu’ils ne peuvent pas mener des études selon des méthodes scientifiques strictes.

Contrairement aux autres prix Nobel, le prix d’économie n’a pas été établi dans le testament d’Alfred Nobel mais par la banque centrale suédoise en sa mémoire en 1968, le premier lauréat étant sélectionné un an plus tard. Il s’agit du dernier prix annoncé chaque année.

La semaine dernière, le prix Nobel de la paix 2021 a été décerné aux journalistes Maria Ressa des Philippines et Dmitry Muratov de la Russie pour leur combat pour la liberté d’expression dans des pays où les journalistes ont été victimes d’attaques persistantes, de harcèlement et même de meurtres.

Mme Ressa était la seule femme honorée cette année dans toutes les catégories.

Le prix Nobel de littérature a été décerné à l’écrivain tanzanien basé au Royaume-Uni, Abdulrazak Gurnah, qui a été reconnu pour son interprétation «sans compromis et compatissante des effets du colonialisme et du sort des réfugiés».

Le prix de physiologie ou de médecine est allé aux Américains David Julius et Ardem Patapoutian pour leurs découvertes sur la façon dont le corps humain perçoit la température et le toucher.

Trois scientifiques ont remporté le prix de physique pour des travaux qui ont aidé à expliquer et à prédire les forces complexes de la nature, notamment en élargissant notre compréhension des changements climatiques.

Benjamin List et David W.C. MacMillan ont remporté le prix de chimie pour avoir trouvé un moyen plus simple et plus écologique de construire des molécules pouvant être utilisées pour fabriquer des composés, notamment des médicaments et des pesticides.

Avec La Presse Canadienne

Une chimie écolo, la « plus grande fierté » du Nobel David MacMillan

octobre 6, 2021

L’Américano-britannique David MacMillan a été récompensé mercredi du prix Nobel de chimie pour l’élaboration d’une nouvelle technique permettant de fabriquer des molécules de façon respectueuse de l’environnement, sa « plus grande fierté ».

David MacMillan, qui a remporté le prix Nobel de chimie, sur une photographie datant de 2012 fournie par l'université de Princeton

© Denise APPLEWHITE David MacMillan, qui a remporté le prix Nobel de chimie, sur une photographie datant de 2012 fournie par l’université de Princeton

Il a répondu* aux questions de l’AFP quelques heures après l’annonce du jury, depuis le New Jersey où il vit et travaille à l’université de Princeton, tout en n’oubliant pas ses origines: « Je dis toujours aux gens que je suis Ecossais », a-t-il souligné dans un sourire.

– Comment avez-vous appris avoir remporté le Nobel? –

Benjamin List (qui a également remporté le Nobel avec M. MacMillan mercredi, ndlr), m’a envoyé un message à 05H30 ce matin, et j’ai vraiment pensé que c’était une blague. Je lui ai dit, « c’est juste une blague », et je me suis rendormi. Environ 20 minutes plus tard, mon téléphone n’arrêtait pas de vibrer. Je suis descendu à la cuisine et j’ai vu ma photo à la Une du site du New York Times. Je suis quasiment tombé de ma chaise.

J’étais extrêmement surpris, je ne m’y attendais vraiment pas. Je suis très heureux, comme vous pouvez l’imaginer.

– En quoi votre découverte a-t-elle changé la donne? –

Les réactions chimiques constituent tout ce qui se trouve autour de nous, les médicaments, les matières… Et elles requièrent une catalyse (accélération de la réaction, ndlr). 

La catalyse réclamait en général beaucoup de choses toxiques. Quand vous mettez du métal dans l’océan ou l’eau, cela peut être toxique pour les animaux qui y vivent.

Il y a environ 23 ans, on a eu cette idée: pourquoi n’utiliserait-on pas le même type de molécules que l’on trouve dans notre corps? 

Ces molécules organiques se dégradent très rapidement dans la nature. On savait qu’elles seraient plus faciles à manipuler, à développer, et on savait aussi qu’elles seraient biodégradables, et ne poseraient donc pas de problème pour l’environnement. 

– Les applications sont multiples. De quoi êtes-vous le plus fier? –

Les gens utilisent (cette technique) pour faire des médicaments à très, très grande échelle. Et pour faire des médicaments pour tout le monde, vous devez en faire dans d’énormes quantités. Utiliser des catalyseurs qui permettent cela et soient en même temps respectueux de l’environnement est ma plus grande fierté. 

– A quoi attribuez-vous le succès de cette technique? –

Quand on a publié (les premiers résultats), ça a pris de façon incroyable. Ça s’est répandu et les gens ont commencé à l’adopter très rapidement, ce qui était très enthousiasmant. 

Aucun scientifique ne travaille en vase clos. C’est parce que la communauté scientifique a appuyé cette découverte, a commencé à l’utiliser et à inventer à partir de cela, que c’est devenu important. 

– C’était il y a 20 ans… Sur quoi travaillez-vous aujourd’hui? –

Nous travaillons toujours sur l’organocatalyse, mais en utilisant maintenant la lumière. Nous avons passé beaucoup de temps là-dessus. 

Ce travail est aujourd’hui très utilisé pour faire des médicaments et d’autres matériaux. Nous venons de commencer à l’appliquer en biologie. Nous sommes très enthousiastes.

*L’interview a été légèrement modifiée pour des questions de lisibilité.

Avec AFP par la/cjc

Le prix Nobel de médecine remis à deux chercheurs pour la découverte de récepteurs

octobre 4, 2021

STOCKHOLM — Deux scientifiques basés aux États-Unis ont reçu lundi le prix Nobel de médecine pour leur découverte des récepteurs qui permettent aux humains de ressentir la température et le toucher.

© Fournis par La Presse Canadienne

David Julius et Ardem Patapoutian ont concentré leurs travaux dans le domaine de la somatosensation, c’est-à-dire la capacité d’organes spécialisés tels que les yeux, les oreilles et la peau à voir, entendre et sentir.

«Cela dévoile vraiment l’un des secrets de la nature», a déclaré Thomas Perlmann, secrétaire général du comité Nobel, en annonçant les lauréats. «C’est en fait quelque chose qui est crucial pour notre survie, c’est donc une découverte très importante et profonde.»

Le comité a expliqué que M. Julius, 65 ans, utilisait la capsaïcine, le composant actif des piments chilis, pour identifier les capteurs nerveux qui permettent à la peau de réagir à la chaleur.

M. Patapoutian a trouvé des capteurs sensibles à la pression dans les cellules qui répondent à la stimulation mécanique, a ajouté le comité.

Le couple avait partagé le prestigieux prix Kavli pour les neurosciences l’année dernière.

«Imaginez que vous marchez pieds nus dans un champ un matin d’été», a illustré Patrik Ernfors du comité Nobel. «Vous pouvez sentir la chaleur du soleil, la fraîcheur de la rosée du matin, une brise d’été caressante et la texture fine des brins d’herbe sous vos pieds. Ces impressions de température, de toucher et de mouvement sont des sensations reposant sur la somatosensation.

«Ces informations circulent en permanence depuis la peau et d’autres tissus profonds et nous relient au monde externe et interne. C’est également essentiel pour les tâches que nous effectuons sans effort et sans trop y penser», a ajouté M. Ernfors.

M. Perlmann a déclaré qu’il avait réussi à parler aux deux gagnants avant l’annonce.

«Je (…) n’ai eu que quelques minutes pour leur parler, mais ils étaient incroyablement heureux», a-t-il raconté. «Et pour autant que je sache, ils étaient très surpris et un peu sous le choc, peut-être.»

Le prix avait été décerné l’an dernier à trois scientifiques qui avaient découvert le virus de l’hépatite C qui ravage le foie, une percée qui a conduit à des remèdes contre la maladie mortelle et à des tests pour empêcher le fléau de se propager dans les banques de sang.

Le prix prestigieux est accompagné d’une médaille d’or et de 10 millions de couronnes suédoises (plus de 1,14 million $ US). L’argent du prix provient d’un legs laissé par son créateur, l’inventeur suédois Alfred Nobel, décédé en 1895.

Le prix est le premier à être décerné cette année. Les autres prix récompenseront des travaux exceptionnels dans les domaines de la physique, de la chimie, de la littérature, de la paix et de l’économie.

By The Associated Press

« Ils veulent contrôler nos corps » : Washington mobilisé pour le droit à l’avortement

octobre 3, 2021

REPORTAGE. Samedi, des milliers de manifestants ont affirmé leur attachement à un droit de plus en plus menacé par des lois passées dans les États conservateurs.

Lors de la Marche des femmes, a Washington samedi.
Lors de la Marche des femmes, à Washington samedi.  © ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Le samedi à Washington, les manifestations se suivent, mais ne se ressemblent pas. La semaine dernière, parmi la centaine de pro-Trump soutenant les « prisonniers politiques » (c’est-à-dire qui sont entrés dans le Capitole le 6 janvier 2021), certains étaient déguisés en Batman pourfendant la corruption, ou habillés comme le « chaman » de QAnon, devenu emblématique de l’assaut.

Ce samedi, ils – mais surtout elles – sont des milliers. Certaines sont déguisées en Ruth Bader Ginsburg, la juge de la Cour suprême décédée en septembre 2020, infatigable défenseuse des droits des femmes ; ou en servantes écarlates, comme dans la série dystopique où les femmes fécondes sont violées dans l’espoir d’une grossesse. Les pancartes multicolores font assaut de créativité, montrant l’« éléphant dans l’utérus » (emblème du Parti républicain) ou des cintres barrés (rappel des pratiques dangereuses d’avortements clandestins) ou comparant les conservateurs aux talibans. L’ambiance est joyeuse, égayée par un concert, mais combative. Dans tout le pays, des manifestations ont lieu pour défendre le droit à l’avortement, fragilisé dans les États conservateurs. Mais Washington réunit le plus grand nombre de participants, des milliers de personnes voulant mettre la Cour suprême des États-Unis sous pression avant sa rentrée, lundi.closevolume_off

À LIRE AUSSIAraud – États-Unis : le combat toujours renouvelé contre l’avortementMimi porte un panneau où on peut lire : « Vraiment, la Cour suprême ? Faites mieux ! » Elle est venue du Connecticut avec sa sœur de New York, une autre de Cleveland, et sa nièce Tate, 26 ans, assistante juridique à Cincinnati, dans l’Ohio. « C’est terrifiant ce qui s’est passé au Texas, dit celle-ci. L’Ohio est violet [parfois républicain, parfois démocrate, NDLR] et si Roe v. Wade [la loi autorisant l’avortement depuis 1973, NDLR] tombe, chez nous, cela entraîne l’application de dispositions restrictives. »

La Cour suprême critiquée

Le 1er septembre, le Texas a passé une loi interdisant l’avortement après six semaines (sans exception pour les viols), et tout particulier peut attaquer en justice quelqu’un qu’il soupçonne d’avoir aidé à interrompre une grossesse après ce délai. Des associations ont déposé un recours devant la Cour suprême, qui l’a maintenue. L’institution devra également traiter, après sa rentrée, un autre cas concernant l’avortement, au Mississippi, qui pourrait entraîner une remise en cause générale de la loi Roe v. Wade. Chaque État pourrait ensuite décider d’autoriser ou non l’avortement. Depuis le 1er janvier, 19 États ont adopté 63 lois le restreignant.

Sharon Walters, 66 ans, a mis deux heures et demie, en métro et en bus, pour venir de Virginie. Elle aussi s’en prend à la Cour suprême. « Les trois derniers juges placés par Trump sont très politiques, et ils ne sont pas censés l’être. La seule solution est de la réformer. On pourrait imposer des limites de mandats, ou changer le mode de nomination. C’est très inquiétant, ils votent en fonction de leur religion. Quant à Amy Coney Barrett, elle a cinq enfants et elle est juge à la Cour suprême. On n’arrive pas là en changeant des couches et en allant aux réunions parents-professeurs. Elle a eu énormément d’aide, c’est une femme blanche qui a eu des privilèges. »

Ils refusent de réguler l’accès aux armes, mais régulent nos corps.

Les audiences pour la nomination de cette jeune juge ultraconservatrice, en octobre 2020, s’étaient focalisées sur son opposition à l’avortement. Les dernières semaines et le refus de la Cour suprême de statuer sur la loi texane ont confirmé les craintes des libéraux. Casey Schmitz, 23 ans, qui travaille dans le marketing à Baltimore, est venue avec sa mère. Elle aussi est « terrifiée » : « Amy Coney Barrett a été installée si vite, ça n’a l’air de rien, mais sa nomination a un impact énorme sur des milliers de femmes. Et ce qui m’exaspère, c’est qu’on a tellement d’enfants orphelins dont on ne s’occupe pas. »https://44a9af64109c1abc5fbf3c7dac4c8f85.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

Le Texas, sans surprise, concentre les critiques. Catherine Mouer, 21 ans, est d’Austin, elle a honte : « C’est incroyable qu’ils refusent de réguler l’accès aux armes, mais régulent nos corps. Ces gens qui se disent pro-vie sont aussi antimasque, antivax, opposés à l’assurance santé universelle… Il faut qu’on s’occupe de ceux qui sont en vie, et on a le droit de ne pas être abattu en pleine rue ! » Le 1er septembre, le Texas a aussi autorisé le port d’armes sans permis. Son amie, Katherine Dunbar, de Dallas, surenchérit : « Quand la loi sur l’avortement est passée, on a toutes eu une réaction viscérale, on était très mal, ça nous affecte directement. Je me souviens d’avoir pleuré, quand Ruth Bader Ginsburg est morte, et que mon père, pourtant merveilleux, ne comprenait pas. Au Texas, ça devient aussi plus difficile d’avoir accès à la contraception, et à la pilule du lendemain. Il est très clair que ces gens n’en ont rien à faire, de la vie, ils veulent juste contrôler le corps des femmes. Sinon, ils investiraient dans les orphelinats. »

Face à face

Manifestants contre l’IVG devant la Cour suprême à Washington, samedi 2 octobre.  © ALLISON BAILEY / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Après des interventions à la tribune, le cortège s’ébranle pour atteindre la Cour suprême, où les attend une poignée de militants antiavortement protégés par un cordon de policiers. Un groupe chrétien prie à voix haute et diffuse des hymnes religieux. À côté, Danielle Cormier, 25 ans, est étudiante à Washington DC, mais elle est originaire de l’État conservateur de la Louisiane. « Les femmes méritent mieux que l’avortement, il faut de meilleures politiques sociales pour celles qui se trouvent en situation d’en vouloir un, parce qu’elles sont pauvres ou ont besoin d’aide. Il faudrait une assurance santé universelle pour les jeunes enfants. » Et dans le cas d’un inceste ou d’un viol ? « Il faut aider ces femmes, leur apporter un soutien émotionnel et financier, c’est très difficile, mais il s’agit toujours d’un enfant, dans leur utérus, qui n’a pas demandé à être conçu de telle ou telle façon. » La Cour suprême doit examiner le cas du Mississippi le 1er décembre.

Les Etats-Unis dépassent les 700.000 morts du Covid-19

octobre 2, 2021

Plus de 700.000 personnes ont succombé au Covid-19 aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie, selon le comptage de l’université Johns Hopkins vendredi, l’équivalent de la population de la capitale Washington.

Des drapeaux alignés devant la Maison Blanche pour symboliser les centaines de milliers de morts du Covid aux Etats-Unis, le 16 septembre 2021

© MANDEL NGAN Des drapeaux alignés devant la Maison Blanche pour symboliser les centaines de milliers de morts du Covid aux Etats-Unis, le 16 septembre 2021

Ce sombre cap vient rappeler que des centaines d’Américains continuent à mourir chaque jour du coronavirus, malgré la campagne de vaccination. 

Les Etats-Unis sont officiellement de loin le pays enregistrant le plus lourd bilan lié au coronavirus, selon les données communiquées par les autorités dans le monde, devant le Brésil et l’Inde. 

A quelques encablures de la Maison Blanche, des centaines de milliers de petits drapeaux blancs rendent hommage à ces vies fauchées.

Les personnes non vaccinées restent toujours vulnérables face à la maladie. 

Elles sont encore nombreuses aux Etats-Unis: la campagne de vaccination lancée tambour battant par les autorités américaines en décembre — et qui avait atteint un pic en avril, avec parfois plus de quatre millions d’injections par jour – a fortement ralenti.

Un peu plus de 64% de la population américaine, soit 215 millions de personnes, a reçu au moins une dose de l’un des trois vaccins autorisés dans le pays, selon les autorités sanitaires. 

Malgré des débuts plus poussifs dans leurs campagnes de vaccination, plusieurs pays européens ont désormais largement dépassé les Etats-Unis.

Le port du masque et la vaccination restent des enjeux politiques qui divisent nombre d’Américains. Certains gouverneurs républicains, comme ceux du Texas ou de la Floride, ont même souhaité instaurer des interdictions d’obligations de port du masque dans leurs Etats, invoquant la protection des sacro-saintes libertés individuelles.

A l’inverse, l’Etat démocrate de Californie a annoncé vendredi son intention de rendre la vaccination obligatoire pour tous les élèves qui y sont éligibles, une décision sans précédent dans le pays.

Avec FAP par cjc/iba

Louis Armstrong, le Congo et le complot de la CIA

septembre 25, 2021
« armstrong »© Glez

Lors de sa grande tournée africaine au début des années 1960, le trompettiste de jazz aurait été utilisé comme cheval de Troie par les services de renseignements américains.

Assassinats ciblés, déstabilisation télécommandée, coups tordus ou mosaïque incongrue de mercenaires et de pouvoirs publics… À défaut d’être sur le coup éventés, les complots secrets de l’interventionnisme occidental finissent par être avoués. À condition d’être patient…

Prenons l’exemple de Louis Armstrong : ce n’est qu’en septembre dernier que le journal britannique The Guardian a dévoilé le rôle bien involontaire joué par le chanteur et trompettiste américain dans le Congo des années 1960. Aurait-il chanté What a wonderful world, en 1967, s’il avait compris ce qui s’était joué dans son dos quelques années plus tôt, à Léopoldville ?

Le 17 janvier 1961, le Premier ministre déchu Patrice Lumumba est assassiné après avoir été livré au gouvernement katangais de Moïse Tshombe. Au fil des ans, l’Histoire dévoilera qu’il a été tué par des responsables de la province congolaise séparatiste et des policiers belges. Larry Devlin, l’un des chefs de la CIA chargés de l’Afrique centrale, finira par reconnaître, lors d’une enquête du Congrès américain, que l’Agence était responsable du coup d’État d’un Mobutu peu suspect de sympathie pour le bloc soviétique.

Armstrong « horrifié »

Ce que révèle aujourd’hui le quotidien britannique, c’est que Washington aurait fortement incité Louis Armstrong à faire une grande tournée en Afrique, la CIA espérant en profiter pour infiltrer les instances politiques de pays nouvellement indépendants et, dans le cas du Congo, collecter des informations stratégiques sur la riche province du Katanga.

Deux mois avant le meurtre de Patrice Lumumba, Devlin dînait même avec le couple Armstrong dans un restaurant de Léopoldville, à un kilomètre et demi de l’endroit où Lumumba était retenu prisonnier. Ne pouvant entrer officiellement en contact avec le gouvernement autoproclamé katangais, l’agent de la CIA s’était présenté au trompettiste comme un simple attaché politique de l’ambassade américaine, désireux de faciliter sa tournée musicale. C’est sous le couvert de cet évènement qu’il aurait obtenu des informations stratégiques sur la province séparatiste. Autrement dit, Louis Armstrong a été utilisé comme « un cheval de Troie ».

À l’origine de ces nouvelles révélations, Susan Williams, chercheuse à la London University’s School of Advanced Study, affirme que l’artiste « aurait été horrifié » d’apprendre la manipulation, tant il était de tous les combats contre le racisme et l’impérialisme. Il sera à ce point marqué par son voyage africain que le Congo lui inspirera en partie la comédie musicale The Real Ambassadors.

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

États-Unis-Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables

septembre 24, 2021
Migrants refoules a cheval: Biden veut faire "payer" les policiers responsables
Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables© AFP/PAUL RATJE

Joe Biden a promis vendredi que les policiers photographiés en train de refouler à cheval des migrants haïtiens allaient « payer » pour ces actes « scandaleux », des propos musclés alors qu’il est critiqué de toutes parts pour sa gestion de la crise migratoire à la frontière, jugée inhumaine par la gauche, laxiste par la droite.

« C’est scandaleux », a dit le président américain, qui ne s’était pas encore exprimé en public sur le sujet, à des journalistes qui l’interrogeaient sur cette scène.

« Je vous le promets, ces gens vont payer, il y aura une enquête, il y aura des conséquences », a dit Joe Biden depuis la Maison Blanche, répondant à des questions posées après une allocution consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

Sur un cliché pris dimanche par un photographe employé par l’AFP, un garde-frontières à cheval attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine du Rio Grande, frontière naturelle entre les Etats-Unis et le Mexique, près de Del Rio.

Sur un autre, il tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour les forcer à rebrousser chemin.

Ces clichés, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail, d’autres ont rappelé les mauvais traitements subis par des Afro-Américains de la part de la police montée, des gardiens de prison ou des propriétaires d’esclaves.

Suite à la diffusion de ces images, la police aux frontières va temporairement cesser d’utiliser des agents à cheval autour de la petite ville de Del Rio, au Texas, avaient annoncé jeudi les autorités américaines.

Interrogé par une journaliste pour savoir s’il prenait la responsabilité du « chaos » à la frontière, Joe Biden a répondu vendredi: « Bien sûr que j’en prends la responsabilité. Je suis le président. C’était horrible (…) de voir des gens traités de cette manière ».

1.400 Haïtiens expulsés

« C’est embarrassant », a-t-il dit avant de se reprendre. « C’est plus qu’embarrassant. C’est dangereux. C’est mal. Cela envoie le mauvais message au monde, le mauvais message chez nous. »

« Ce n’est pas qui nous sommes », a indiqué le démocrate, qui avait promis dans sa campagne de traiter avec humanité les questions d’immigration, pour se distinguer d’un Donald Trump qui ne jurait que par la répression et par la construction d’un mur sur la frontière.

Son administration est critiquée de toutes parts alors que les Etats-Unis ont entrepris d’expulser en masse des Haïtiens massés à la frontière. Plus de 1.400 d’entre eux ont déjà été rapatriés par avion, au moment où le petit pays des Caraïbes est plongé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas, où ils vivent sous la chaleur et dans l’insalubrité.

La gauche reproche à Joe Biden sa dureté, la droite conspue ce qu’elle considère être du laxisme provoquant un appel d’air migratoire.

La tension autour de ces sujets est encore montée d’un cran jeudi, avec la démission de l’émissaire américain en Haïti Daniel Foote, qui a dénoncé dans une lettre cinglante des expulsions « inhumaines ».

Par Le Point avec AFP

À Port-au-Prince, la colère des Haïtiens expulsés des États-Unis

septembre 21, 2021

Avec TV5