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États-Unis: Donald Trump célèbre avec sa base les 100 jours d’une présidence controversée

avril 29, 2017

Donald Trump, le 28 avril 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump doit retrouver samedi ses plus fervents partisans lors d’un rassemblement aux allures de meeting de campagne en Pennsylvanie, pour célébrer les 100 premiers jours d’une présidence marquée par de nombreux revers.

Le 45e président des États-Unis, dont l’élection surprise face à Hillary Clinton a stupéfié la planète, peine à concrétiser ses promesses de campagne. Notamment la plus emblématique: abroger et remplacer « Obamacare », la loi sur l’assurance santé de son prédécesseur. Cette promesse s’est heurtée aux divisions de sa majorité républicaine au Congrès.

Le financement d’un mur frontalier avec le Mexique, promis à maintes reprises par Donald Trump, a dû être retiré cette semaine du projet fédéral de loi de finances pour éviter une crise budgétaire et une paralysie des services gouvernementaux.

Quant à sa grande réforme fiscale, dévoilée à la hâte cette semaine pour redorer le bilan des 100 jours et présentée par le président comme « probablement la plus grande baisse d’impôts de l’histoire », a été largement perçue comme un cadeau de plusieurs milliards de dollars aux Américains riches et qui ne fera qu’alourdir la dette du pays.

Depuis son entrée à la Maison-Blanche, il a signé des dizaines de décrets pour renverser les mesures de la présidence Obama sur l’industrie, l’environnement ou la limitation des forages pétroliers. Des efforts salués par les républicains.

Mais son décret le plus retentissant, visant à interdire l’entrée de ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane, a été bloqué par deux fois par la justice.

Cela ne l’empêche pas de décrire son début de mandat comme un succès.

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Rhétorique de campagne –

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Comme pour échapper aux pressions du Bureau ovale, il a prévu de retrouver samedi soir des partisans à Harrisburg, en Pennsylvanie, l’un des États qui lui a permis de l’emporter en novembre.

Une façon aussi sans doute d’oublier, temporairement, les critiques sur son inexpérience et ses difficultés à inspirer respect et confiance, aussi bien aux Etats-Unis qu’à l’étranger.

Symbolique aussi car, au même moment, se tiendra à Washington le dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche. Un rendez-vous traditionnel pour les présidents américains qu’il a décidé de boycotter, marquant ainsi son mépris des médias.

« Il ne s’agit pas seulement du dîner des correspondants », a défendu son porte-parole Sean Spicer. « Il s’agit d’une opportunité pour lui de s’adresser aux électeurs qui l’ont élu, de parler de ce qu’il a pu accomplir au cours des 100 premiers jours ».

A ce stade de sa présidence, M. Trump est le président américain le moins populaire de l’histoire moderne dans les sondages, même s’il bénéficie du soutien sans faille de sa base électorale.

Signaux inquiétants

L’opposition démocrate, elle, jubile et décrivait vendredi le début de son mandat comme un désastre, une période d’instabilité grandissante, d’échecs législatifs et de promesses non tenues.

« Budget: F. Création d’emplois: F. Assécher le marigot: F. Santé: F », a lancé la chef démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi, reprenant les plus mauvaises notes du système scolaire américain.

Les républicains se félicitent de leur côté d’une victoire: la nomination du juge conservateur Neil Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis.

Quelques signaux viennent cependant ternir l’enthousiasme dans le camp présidentiel. A commencer par l’annonce vendredi du chiffre de croissance de l’économie américaine le plus médiocre depuis trois ans, au premier trimestre 2017.

S’ajoute aussi le dossier des accusations d’ingérence russe pendant la campagne, qui empoisonne la présidence Trump. Le Congrès et le FBI ont lancé des enquêtes distinctes sur d’éventuelles collusions entre l’entourage du milliardaire et des responsables russes, démenties par le président américain.

La Maison-Blanche doit également faire face à une poussée de fièvre avec la Corée du Nord. Donald Trump a averti jeudi de la « possibilité » d’aboutir à un conflit majeur avec Pyongyang si le régime ne mettait pas un terme à ses programmes balistique et nucléaire.

Il mise sur la menace d’une intervention militaire et les pressions de la Chine pour faire plier le régime nord-coréen.

Des menaces jusqu’ici sans effet puisque la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir -raté- de missile balistique, provoquant une réaction outrée vendredi soir du président américain sur son compte Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 13h41)

 

Climat: Washington doit rester dans l’accord de Paris (secrétaire à l’Énergie)

avril 25, 2017

Washington – Les Etats-Unis doivent rester dans l’accord de Paris sur le climat mais en renégocier les termes, a déclaré mardi le secrétaire américain à l’Energie, Rick Perry.

« Je ne vais pas dire au président des Etats-Unis de quitter l’accord de Paris sur le climat (…) Je vais lui dire que nous devons le renégocier », a-t-il dit lors d’une conférence organisée par Bloomberg sur le financement des énergies nouvelles et le futur de l’énergie.

L’ancien gouverneur du Texas rejoint ainsi le camp de ceux qui sont favorables au maintien des Etats-Unis dans l’accord de Paris, au sein de l’administration Trump.

Outre M. Perry, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil est également en faveur du maintien dans l’accord, tout comme la fille aînée du président, Ivanka et son mari Jared Kushner qui ont l’oreille du milliardaire.

En revanche, le patron de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), Scott Pruitt, a récemment plaidé pour un retrait de cet accord estimant que « c’était une mauvaise affaire pour l’Amérique » qui avantageait surtout la Chine, le plus gros émetteur mondial de CO2 devant les Etats-Unis.

Steve Bannon, le stratège de M. Trump, un nationaliste économique dont l’influence paraît s’éroder, prône également un retrait.

La Maison Blanche a fait savoir qu’elle examinait sa position sur le changement climatique et la politique énergétique sans encore indiquer si elle comptait respecter la promesse de campagne du candidat Trump « d’annuler » la participation des Etats-Unis à l’accord de Paris.

Donald Trump avait affirmé que le réchauffement était un canular inventé par la Chine, avant de modérer ses propos après l’élection.

M. Trump a indiqué fin mars qu’il prendrait position « d’ici fin mai » sur l’accord de Paris, conclu par 195 pays en décembre 2015 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et contenir le réchauffement de la planète au-dessous de deux degrés Celsius.

Rick Perry, qui s’adressait mardi à des investisseurs et des patrons d’entreprises dans le secteur de l’énergie, a également critiqué la France et l’Allemagne, à qui il reproche de ne pas respecter l’esprit de l’accord de Paris.

S’il n’a pas donné d’explications spécifiques à ces accusations dans le cas de la France, Rick Perry s’est en revanche interrogé sur la décision de Berlin de fermer ses centrales nucléaires.

« Le fait est que leurs émissions (de CO2) sont en hausse parce qu’ils utilisent plus de charbon, et du charbon qui n’est pas une technologie propre ».

Dans le même temps, les Etats-Unis ont drastiquement réduit leurs émissions de carbone en remplaçant le charbon par du gaz naturel.

« Vous ne pouvez pas signer un accord et vous attendre à ce que les Etats-Unis continuent à y adhérer si vous n’allez pas vraiment y participer », a dit M. Perry.

« Nous devons le renégocier et ils (l’Allemagne et d’autres ndlr) doivent faire preuve de sérieux », a-t-il insisté.

M. Perry qui a connu un développement record de l’énergie éolienne au Texas quand il était gouverneur de cet Etat, a plaidé dans son intervention mardi pour que les Etats-Unis embrassent toutes les formes d’énergie.

La précédente administration s’était engagée à Paris à ce que les Etats-Unis réduisent leurs émissions de CO2 de 26 à 28% d’ici 2025, par rapport au niveau de 2005.

Pour ce faire, le président démocrate Barack Obama avait notamment donné par décret autorité à l’EPA pour contraindre les centrales électriques à charbon à réduire leurs émissions de CO2.

Romandie.com avec(©AFP / 26 avril 2017 00h13)

États-Unis: Donald Trump déclare la guerre, commerciale, au Canada

avril 25, 2017

Donald Trump lors d’une cérémonie du souvenir de l’Holocaust, le 25 avril 2017 à Washington / © AFP / MANDEL NGAN

Donald Trump a lancé une offensive tous azimuts contre le Canada, déclarant la guerre commerciale au principal partenaire économique des Etats-Unis, en imposant des taxes sur le bois de construction et menaçant de mesures de représailles dans le secteur laitier.

« Les gens ne réalisent pas que le Canada a été très dur avec les Etats-Unis. (…) Pendant des années, ils ont été plus malins que nos dirigeants », a déclaré M. Trump mardi en ajoutant qu’il n’avait pas peur d’une guerre commerciale avec le Canada.

« Je suis poli mais je suis aussi très ferme dans la défense des intérêts du Canada », a répondu M. Trudeau dans un entretien mardi à la chaîne CTV News. « Nous allons engager respectueusement, mais fermement » un dialogue avec les Etats-Unis pour leur démontrer la complexité de l’intégration des deux économies frontalières, a-t-il ajouté.

A l’origine de cette tension inhabituelle entre les deux voisins nord-américains, la décision lundi soir des Etats-Unis d’imposer des taxes à l’importation de certaines catégories de bois de construction canadien et les menaces mardi de M. Trump de riposter à des mesures canadiennes limitant les importations de certains produits laitiers américains.

Les relations entre Donald Trump et Justin Trudeau passaient pourtant pour plutôt bonnes. Mais, fidèle à ses promesses de campagne, M. Trump est passé à l’offensive contre des accords commerciaux qui, selon lui, désavantagent les Américains.

Réunis, avec le Mexique, par l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), les Etats-Unis et le Canada ont un volume d’échanges commerciaux annuel de près de 545 milliards de dollars, se traduisant, selon les chiffres américains, par un déficit de 11,2 milliards de dollars aux dépens de Washington.

Mais en frappant le bois de construction, appelé bois d’oeuvre au Canada, Donald Trump réveille un vieux dossier qui divise les deux voisins depuis 35 ans.

L’ensemble des importations de bois de construction canadien aux Etats-Unis s’est élevé en 2016 à 5,66 milliards de dollars, a précisé le ministère du commerce américain en annonçant lundi soir des taxes à l’importation allant de 3,02% à 24,12% selon les produits. Mais seulement certains, sur ce total, sont visés.

Les producteurs américains accusent leurs homologues canadiens d’exporter ce matériau à un prix de dumping, c’est-à-dire inférieur aux coûts de production grâce aux subventions qu’ils reçoivent.

Le lait en ligne de mire

Le Mexique semblait jusqu’à présent la cible privilégiée de Donald Trump, mais il a donc choisi de tourner dans l’immédiat ses canons commerciaux vers son voisin septentrional.

Le secrétaire au Commerce américain Wilbur Ross a souligné mardi dans des déclarations à la Maison Blanche que le Canada était « un allié proche, un allié important » des Etats-Unis.

« Ils sont généralement un bon voisin mais cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas suivre la règle du jeu », a-t-il lancé.

« Nous inonder de bois, ce n’est pas du bon voisinage et il y a le sentiment dans l’industrie laitière qu’ils ont pris une décision un peu abrupte la semaine dernière », a-t-il ajouté.

Le lait en effet est un autre des dossiers que l’administration américaine veut mettre sur la table.

En visite la semaine dernière dans le Wisconsin, un Etat du nord des Etats-Unis grand producteur de lait et de fromage, Donald Trump avait qualifié de « honteuses » les mesures canadiennes de limitation des importations de concentré de protéines de lait.

Celles-ci placent les producteurs de lait américains dans une situation difficile alors que les Canadiens affirment qu’elles ne visent qu’à enrayer les effets d’une surproduction de l’autre côté de la frontière.

Ces salves américaines entrent dans le cadre du souhait de Donald Trump de renégocier l’Aléna. Il a dénoncé pendant la campagne cet accord conclu en 1994, le qualifiant de « désastre » pour l’économie américaine et l’accusant de la disparition de millions d’emplois.

« Si l’Aléna fonctionnait correctement, il n’y aurait pas ce genre de situations épineuses et malvenues l’une après l’autre. Donc je pense que l’Aléna n’a pas fonctionné comme il aurait dû », a estimé M. Ross mardi.

Cette offensive commerciale de l’administration américaine menace aussi d’autres secteurs et partenaires. M. Trump a notamment évoqué la semaine dernière de possibles mesures dans le secteur de l’acier, affirmant que la baisse de la production nationale du fait de la hausse des importations menaçait la sécurité nationale du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2017 22h07)

États-Unis: Washington abandonne la lutte contre la LRA de Joseph Kony dans l’est de la Centrafrique

avril 25, 2017

 

Les Etats-Unis estiment que l’Armée de résistance du Seigneur ne compte plus qu’une centaine d’actifs contre plusieurs milliers il y a dix ans.

JosephKony

Le chef de guerre ougandais Joseph Kony est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye depuis 2005. Crédits : AP

Les Etats-Unis débuteront, mercredi 26 avril, le retrait des forces spéciales déployées dans l’est de la Centrafrique pour lutter contre la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l’Afrique (Africom), en avait fait l’annonce la semaine dernière.

« La LRA n’a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons ? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses ? », avait déclaré le président américain Donald Trump en janvier. L’opération a coûté 780 millions de dollars (716 millions d’euros) depuis 2011, selon Africom. « Cette opération a été un succès assez important », estimait, début avril, sur Radio France internationale (RFI) l’ambassadeur américain en Centrafrique, Jeffrey Hawkins.

Avant Washington, l’armée ougandaise a annoncé avoir entamé le retrait de ses troupes de Centrafrique où elles avaient été déployées depuis 2009 pour traquer la LRA, disant avoir accompli sa mission bien que le chef du mouvement insurrectionnel ougandais, Joseph Kony, soit toujours en fuite.

Une centaine de membres

La LRA ne compte plus aujourd’hui qu’une centaine de membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d’année selon Africom, présent en soutien des forces africaines dans l’est de la Centrafrique depuis 2011 avec une centaine de militaires des forces spéciales américaines, suivis en 2014 de 150 hommes de l’armée de l’air.

Le leader de la LRA, Joseph Kony, reste pourtant introuvable et se déplacerait entre la Centrafrique et le Soudan, selon Paul Ronan, d’Invisible Children, une ONG impliquée dans sa traque et connue pour la campagne médiatique « Kony 2012 » qui a attiré l’attention du monde sur les exactions de la LRA.

Le chef de guerre est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye depuis 2005. La CPI lui reproche des crimes contre l’humanité et crimes de guerre, au nombre desquels meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d’enfants.

Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants dans le nord de l’Ouganda, avant de se propager dans les pays voisins : Soudan du Sud, nord-est de la République démocratique du Congo et enfin République centrafricaine.

Menaces sur l’est du pays

En plus des hommes de Joseph Kony, l’est de la Centrafrique est menacé par des « bandes armés » mais aussi la faction de l’ex-Séléka, des rebelles centrafricains à majorité musulmane, de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), qui progresse en ce moment vers l’est du pays et a attaqué, le 15 avril, la localité de Zémio, a signalé le préfet de la région du Haut-Mbomou, Ghislain Dieu-Bénit Kolengo.

Lemonde.fr avec AFP, AP et Reuters

Armes chimiques: Washington sanctionne 271 scientifiques syriens (Trésor)

avril 24, 2017

Washington – Les Etats-Unis ont annoncé des sanctions financières lundi contre 271 scientifiques d’un centre syrien de développement d’armes non-conventionnelles en réponse à l’attaque au gaz toxique de début avril en Syrie, a indiqué le Trésor américain.

Il s’agit des sanctions parmi les plus importantes jamais adoptées par le Trésor, compte tenu du nombre de personnes désignées, a précisé un haut responsable.

L’OFAC, l’agence du Trésor qui met en place ces sanctions gelant les actifs aux Etats-Unis des personnes visées, a ciblé les employés du Centre de recherches et d’études scientifiques de Syrie (SSRC), « l’agence gouvernementale responsable du développement, de la production et de la diffusion des armes non-conventionnelles » en Syrie, indique un communiqué.

« Ces 271 employés ont une expertise en chimie (…) et/ou ont travaillé au programme des armes chimiques depuis au moins 2012 », ajoute le Trésor.

L’administration américaine précise que ces sanctions sont adoptées « en réponse à l’attaque du 4 avril 2017 au gaz sarin à l’encontre de civils innocents dans la ville de Khan Cheikhoun par le dictateur du régime syrien Bachar al-Assad ».

Cette attaque chimique présumée sur la ville rebelle de la province d’Idleb (nord-ouest) début avril avait fait 87 morts dont 31 enfants.

En riposte, les Etats-Unis ont bombardé une base militaire en Syrie le 7 avril.

En adoptant ces nouvelles sanctions, les autorités américaines « envoient le message fort qu’elles tiendront le régime d’Assad dans sa totalité pour responsable des flagrantes violations des droits de l’homme afin d’empêcher la propagation de ce type d’armes chimiques barbares », ajoute le Trésor.

En étant placés sur la liste noire de l’administration américaine, ces scientifiques syriens voient leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés et il leur est interdit d’utiliser le système financier américain.

Un haut responsable américain a précisé qu’il était difficile de prévoir les conséquences et l’efficacité de ces sanctions mais il a ajouté que ces scientifiques avaient été visés parce qu’étant « hautement qualifiés », ils avaient « la possibilité de voyager et d’utiliser le système financier américain ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2017 19h47)

États-Unis: L’administration Trump veut financer son mur

avril 23, 2017

L’administration du président Donald Trump a réaffirmé aujourd’hui que le financement de son mur à la frontière mexicaine est une condition à l’approbation du budget américain, quitte à risquer une paralysie du gouvernement en cas d’échec des négociations.

Le milliardaire républicain espère que le Congrès approuvera dans les jours qui viennent une partie du financement de ce mur, promesse phare de sa campagne, avant d’entériner lui même le budget.

Faute d’accord, le gouvernement risque d’être paralysé samedi prochain, à l’occasion du 100e jour du magnat new-yorkais à la Maison Blanche, ce qui engendrerait la fermeture de facto d’agences gouvernementales.

Le directeur du Budget, Mick Mulvaney, a tendu la main à l’opposition démocrate, assurant que la Maison Blanche était prête à lâcher du lest sur la réforme de l’assurance maladie « Obamacare », pour obtenir ce financement.

A défaut, Donald Trump mettra-t-il son veto au budget ? « Je ne sais pas encore », a répondu Mick Mulvaney sur Fox News. « Nous demandons à ce que nos priorités » soient financées. « La paralysie n’est pas ce que nous désirons et ce n’est pas un levier. Nous ne voulons pas en arriver là », a-t-il ajouté.

Les démocrates ne semblent toutefois pas enclins à saisir cette opportunité. « Penser qu’il pourrait envisager la paralysie du gouvernement américain en raison de sa proposition excentrique de mur à la frontière, (…) ce serait le comble de l’irresponsabilité », a dénoncé le numéro 2 démocrate au Sénat, Dick Durbin, sur CNN.

De son côté, le ministre de la Sécurité intérieure John Kelly a estimé sur CBS que le financement du mur « valait certainement le coup de mener une dure négociation ».

« Cela nous aidera à réaliser la promesse que le président a faite au peuple américain », a abondé le ministre de la Justice, Jeff Sessions, sur ABC.

Régulièrement, le spectre d’une paralysie du gouvernement fédéral est brandie lors des négociations sur le budget aux Etats-Unis. Souvent évitée, elle est toutefois devenue réalité à quelques reprises ces dernières années, notamment en 2013 déjà sur fond d’affrontement politique concernant « Obamacare », mesure emblématique du mandat de Barack Obama. La paralysie avait alors duré 16 jours.

Lefigaro.fr

États-Unis: Une panne d’électricité touche 90.000 abonnés à San Francisco

avril 21, 2017

San Francisco – Une panne de courant massive a frappé vendredi une partie de la ville de San Francisco, affectant près de 90.000 abonnés pendant plusieurs heures.

La panne a débuté peu après 09h00 locales (16h00 GMT), touchant plusieurs quartiers du nord et du centre de la ville, et le courant n’était toujours pas revenu quatre heures et demie plus tard.

Elle a notamment mis hors service les feux de circulation et plongé dans le noir de nombreux commerces. Certains ont fermé, mais d’autres continuaient a servir les clients payant en liquide ou avec des services de paiement mobile comme Square, a constaté l’AFP.

L’opérateur de transports en commun BART a dû évacuer et fermer temporairement une station de métro du centre ville. Les pompiers ont indiqué pour leur part sur Twitter avoir reçu plus de 100 appels, dont 20 pour des personnes coincées dans des ascenseurs.

Le fournisseur local d’électricité PG&E (Pacific Gas and Electric Company) a indiqué en cours de matinée dans un message a ses clients qu’un peu plus de 87.600 d’entre eux étaient touchés. Vers 13h00, il précisait sur son compte Twitter avoir remédié au problème pour environ 15.000, et travailler aussi vite que possible pour en rétablir davantage.

Selon un message sur Twitter de la police de San Francisco, l’origine de la panne serait « une défaillance d’équipement ». Les médias locaux évoquaient un incendie dans une station electrique du centre ville.

Romandie.com avec(©AFP / 21 avril 2017 23h08)

USA: arrestation d’un professeur accusé d’avoir kidnappé son élève lycéenne

avril 20, 2017

Los Angeles – Un professeur du Tennessee, dans le sud des Etats-Unis, a été arrêté jeudi à l’autre bout du pays, en Californie, accusé d’avoir enlevé l’une de ses élèves âgée de 15 ans, retrouvée avec lui saine et sauve.

Tad Cummins, 50 ans, a été interpelé jeudi à l’aube après une chasse à l’homme nationale, sans opposer de résistance. Il était recherché depuis sa disparition le 13 mars tout comme l’adolescente, Elizabeth Thomas.

Des agents du bureau des enquêtes du Tennessee (TBI) ont été dépêchés en Californie pour ramener la jeune fille chez elle.

La présence du duo avait été signalée aux autorités mercredi soir à Cecilville, dans un endroit reculé du comté de Siskiyou, dans l’ouest des Etats-Unis, d’après le TBI.

M. Cummins, accusé d’enlèvement aggravé et d’attouchements sexuels sur mineure, a été retrouvé après que de « bons citoyens » eurent reconnu le signalement de son 4×4 Nissan Rogue – largement diffusé par les autorités -, alertés par l’absence de plaque d’immatriculation.

La photo de l’enseignant grisonnant portant barbe et lunettes et de l’adolescente rousse aux cheveux mi-longs et portant également des lunettes avait également circulé dans les médias.

« Nous avons mobilisé la nation entière (…), personne ne peut se cacher face à tant de millions de personnes », a déclaré le chef du TBI, Mark Gwyn, lors d’une conférence de presse.

« Nos analystes du renseignement et agents ont travaillé sans relâche » et « ont étudié plus de 1.500 possibles pistes » venues du pays entier, a insisté M. Gwyn dans un communiqué.

M. Cummins enseignait dans un lycée du Tennessee d’où il avait été renvoyé pour « comportement déplacé » avec l’élève de seconde.

Dans un communiqué le mois dernier, M. Gwyn avait révélé que, selon l’enquête, le quinquagénaire « semblait avoir abusé de son rôle de professeur (…) pour attirer et exploiter sexuellement la jeune fille vulnérable ».

Environ un mois avant la disparition de la jeune fille, un étudiant avait vu l’enseignant et l’adolescente s’embrasser et l’avait dit aux dirigeants de l’établissement, d’après le quotidien The Tennessean, citant les responsables scolaires.

Avant leur disparition, M. Cummins avait fait des recherches en ligne sur le thème du mariage chez les adolescents et avait aussi tenté de déterminer si les caractéristiques de son véhicule permettaient de le géolocaliser.

Un avocat cité par la BBC affirme qu’il « n’y a pas de mots (…) pour décrire le niveau de soulagement et de joie ressentis par la famille Thomas ».

Jill Cummins, la femme de l’enseignant détenu sans possibilité de libération sous caution, a confié à la chaîne ABC qu’elle avait déposé une demande de divorce après un mariage d’une trentaine d’années: « Il était mon meilleur ami », c’était « le mariage parfait », « nous avions tout ce que nous avions toujours voulu, deux beaux enfants, de beaux petits-enfants, et je pensais vraiment qu’il m’aimait ».

Jill Cummins a également confié qu’elle connaissait Elizabeth Thomas, que son mari et elle l’emmenaient parfois à l’église: « Je l’appelais notre troisième fille parfois ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 avril 2017 01h28)

États-Unis/Fusillade en Californie: 3 morts, le tireur arrêté prônait la haine raciale

avril 19, 2017

Los Angeles – Un homme noir américain arrêté après avoir tué par balles trois blancs mardi à Fresno (Californie), en blessant un quatrième avant de se rendre à la police, se percevait comme participant à une guerre raciale, selon sa famille et la police.

Kori Ali Muhammad, 39 ans, connu sous le surnom « Black Jesus » (le Jésus noir), a crié « Allah Akbar » –« Allah est le plus grand » en arabe– pendant que la police l’arrêtait, a indiqué à l’AFP Mark Hudson, lieutenant de police de Fresno.

Le policier a précisé que cet homme avait écrit sur Facebook et dit au moment de son arrestation, qu’il détestait les blancs et le gouvernement.

Le chef de la police de Fresno Jerry Dyer a dit aux journalistes locaux lors d’un point presse en fin de journée que les enquêteurs ne pensaient pas qu’il s’agisse d’un acte de terrorisme mais d’un crime « racial ».

Le père de M. Muhammad, Vincent Taylor, a par ailleurs dit au quotidien Los Angeles Times que son fils était convaincu de participer à une guerre en cours entre blancs et noirs et lui avait dit qu’une « bataille allait bientôt avoir lieu ».

Selon le journal, une page Facebook au nom d’un Kori Ali Muhammad à Fresno arborait des photos glorifiant le « nationalisme noir » et se référant à plusieurs reprises aux « démons blancs ».

La grand-mère de M. Muhammad, Glenestene Taylor, a expliqué au journal qu’il avait choisi à l’adolescence de modifier son nom originel qui était Kori Taylor.

M. Muhammad était déjà recherché par les autorités avant ce drame, soupçonné d’avoir tué la semaine dernière un agent de sécurité devant un motel de cette ville située dans l’ouest des États-Unis.
– Des victimes blanches –

Jerry Dyer avait indiqué préalablement que les victimes étaient toutes des hommes blancs, y compris l’agent de sécurité. Selon lui, le tireur a manifestement agi seul.

M. Muhammad a ouvert le feu vers 10h45 locales (17h45 GMT) dans quatre lieux différents du centre ville et semble avoir tiré au hasard jusqu’à 16 cartouches pendant une fusillade qui a duré quelques minutes.

D’après M. Dyer, le suspect a un passé criminel qui inclut des infractions à la réglementation sur les armes, sur les drogues ainsi que des menaces qualifiées de terroristes.

Selon lui, le suspect a été par périodes sans-abri et a été lié à des bandes criminelles.

Il encourt quatre chefs d’accusation pour meurtre et deux pour tentative de meurtre, selon les autorités.

L’arme utilisée lors de la fusillade n’a pas été retrouvée, d’après Mark Hudson, qui a indiqué que le suspect ferait sa première apparition au tribunal sous 48 heures.

Plus de 30.000 personnes meurent par balle chaque année aux Etats-Unis, y compris 22.000 suicides, d’après le site gunviolencearchive.org.

Cette année, il y a déjà eu 17.690 incidents –dont 102 fusillades de masse– impliquant des armes à feu, qui ont entraîné 4.402 décès et 8.559 blessés, d’après ce site. Les victimes comprennent 183 enfants et 911 adolescents.

La semaine dernière, la Californie avait déjà été le théâtre d’une fusillade quand un homme avait assassiné sa femme par balles dans une école primaire à San Bernardino, tuant un élève et en blessant un autre, avant de retourner son arme contre lui.

Le président américain Donald Trump n’a pas encore précisé quelle serait sa politique sur les armes à feu mais, pendant sa campagne, il s’était déclaré partisan du Second amendement de la Constitution américaine qui garantit le droit d’en porter, ce qui pourrait laisser attendre un assouplissement de la réglementation en vigueur.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2017 11h56)

Etats-Unis: le meurtrier présumé sur Facebook s’est suicidé

avril 18, 2017

Photo fournie le 17 avril 2017 par la police de Cleveland de Steve Stephens, soupçonné d’avoir diffusé un meurtre sur son compte Facebook / © AFP/Archives / Police de Cleveland

Le meurtrier présumé d’un vieil homme à Cleveland dans l’Etat américain de l’Ohio, activement recherché après avoir diffusé son assassinat sur Facebook et promis de tuer d’autres personnes, s’est suicidé, a annoncé mardi la police.

Le tueur présumé a été « repéré dans le comté d’Erie » en Pennsylvanie (est). « Après une brève poursuite, (il) s’est suicidé par balle », a affirmé sur Twitter la police de l’Etat de Pennsylvanie.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2017 18h13)