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Une femme bras droit de Biden? De quoi «offenser» des hommes, selon Trump

août 11, 2020
Donald Trump, le 10 août.
Donald Trump, le 10 août. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

Donald Trump a dit mardi 11 août que certains hommes pourraient se sentir «offensés» par l’engagement de son rival démocrate Joe Biden à choisir une femme comme colistière pour la présidentielle de novembre. «Il s’est borné à un certain groupe de personnes», a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique à la radio Fox Sports. «Certains diront que c’est une offense faite aux hommes, et d’autres diront que c’est OK».

Joe Biden, qui le défiera dans les urnes le 3 novembre, s’est engagé dès le début de sa campagne, au printemps, à choisir une femme comme numéro 2. Il doit annoncer son choix cette semaine. Seules deux femmes dans l’histoire politique américaine ont jusqu’ici été désignées comme colistières: Sarah Palin en 2008 aux côtés du candidat républicain John McCain, et Geraldine Ferraro en 1984 avec le démocrate Walter Mondale. Aucune n’est devenue vice-présidente.

Donald Trump a salué mardi dans son entretien radio le travail de son propre vice-président, Mike Pence, tout en minimisant l’importance du choix du colistier. «Les gens ne votent pas pour le colistier, pas du tout», a-t-il avancé. «Vous pouvez choisir un George Washington comme colistier. Ou Abraham Lincoln, revenu d’entre les morts. Ils ne votent tout simplement pas pour le colistier».

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

États-Unis: Donald Trump brièvement exfiltré de la Maison-Blanche, un suspect neutralisé

août 10, 2020

La police a tiré lundi sur un suspect armé à proximité de la Maison-Blanche. Le président américain a été placé en confinement pendant quelques minutes.

Donald Trump a été mis à l'abri par son service de sécurité.
Donald Trump a été mis à l’abri par son service de sécurité. Brendan Smialowski / AFP

Donald Trump a brusquement interrompu lundi une conférence de presse à la Maison-Blanche, brièvement placée en confinement, avant de revenir expliquer que le «Secret Service», chargé de protéger le président des États-Unis, venait de tirer sur une personne «à l’extérieur de la Maison-Blanche». «La police a tiré sur quelqu’un», a expliqué Donald Trump à son retour devant les journalistes. «Et le suspect est en route pour l’hôpital», a-t-il ajouté.

À la question de savoir si ce suspect était armé, le président a répondu: «D’après ce que je comprends, oui». «C’était à l’extérieur» de la barrière de la Maison-Blanche, a-t-il ajouté. «Cela n’a peut-être rien eu à voir avec moi». Le président des Etats-Unis donnait son point presse quotidien lorsqu’un agent chargé de sa sécurité s’est approché. «Excusez-moi?» lui a demandé Donald Trump en s’interrompant, avant de quitter calmement la salle une fois que l’agent lui a glissé des explications à l’oreille, suivi par son équipe.

«Secoué? (…) Le monde a toujours été un endroit dangereux. Ce n’est pas quelque chose de spécial», a répondu le républicain à une question de journaliste, à son retour après plusieurs minutes. «Je me sens en sécurité avec le Secret Service. Ce sont des gens fantastiques, les meilleurs des meilleurs», a-t-il dit de cette agence fédérale assurant la protection rapprochée du dirigeant des État-Unis et d’autres personnalités politiques américaines. Donald Trump a ensuite repris sa conférence de presse centrée sur la pandémie et l’économie américaine.

Par Le Figaro avec AFP

L’avenir de TikTok aux Etats-Unis de plus en plus incertain

août 1, 2020

 

Le président américain Donald Trump a menacé, tour à tour, de forcer le chinois ByteDance à céder l'application TikTok, puis de la bannir des Etats-Unis tout court
© Lionel BONAVENTURE Le président américain Donald Trump a menacé, tour à tour, de forcer le chinois ByteDance à céder l’application TikTok, puis de la bannir des Etats-Unis tout court
Les négociations entre Microsoft et TikTok étaient au point mort samedi, selon le Wall Street Journal (WSJ), à cause de l’opposition du président Donald Trump à un rachat par un groupe américain de l’application qu’il menace d’interdire.

La plateforme américaine, qui appartient au groupe chinois ByteDance, est soupçonnée par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l’entreprise a toujours fermement nié.

Une acquisition du très populaire réseau social, pour le rapatrier aux Etats-Unis, semblait à de nombreux acteurs en présence une solution idéale.

Après des semaines de rumeurs et de pression, la Maison Blanche avait d’ailleurs indiqué vendredi que le président s’apprêtait à signer un ordre officiel pour obliger ByteDance à se séparer de l’appli américaine, au nom de la protection de la sécurité nationale.

Et plusieurs médias américains assuraient vendredi que le géant de l’informatique Microsoft était en négociations avancées pour la racheter.

Mais vendredi soir, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a annoncé d’une part qu’il « bannissait TikTok des Etats-Unis » et a précisé aux reporters qu’il n’était pas en faveur d’une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.

« J’ai ce pouvoir (d’interdire TikTok) », a-t-il assuré. « Je peux le faire avec un décret ».

« Nous sommes ici pour rester », a déclaré samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche Etats-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l’application, à l’attention des utilisateurs inquiets.

« Nous avons entendu votre déferlement de soutien et nous voulons vous dire merci. Nous n’avons pas l’intention de partir », a-t-elle insisté.

– Américanisation –

La plateforme de divertissement — principalement des vidéos musicales courtes — compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Sa popularité s’est encore renforcée à la faveur des mois de pandémie et de distanciation sociale.

Selon le WSJ, les négociations entre Microsoft et TikTok auraient pu aboutir dès lundi. Les deux sociétés attendent désormais plus de clarté de la part de la Maison Blanche, au cas où celle-ci soit décidée à bloquer toute transaction.

« Même si nous ne faisons pas de commentaire sur les spéculations, nous sommes confiants dans le succès à long terme de TikTok », a réagi le groupe.

« Je veux remercier les millions d’Américains qui utilisent TikTok tous les jours, apportant créativité et joie à nos vies quotidiennes », a déclaré Vanessa Pappas en ouverture de sa vidéo.

Elle s’est aussi dite « fière » des 1.500 employés américains et a promis de créer « 10.000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années ». « Nous sommes ici pour rester. Continuez à faire entendre votre voix ici et continuons à soutenir TikTok ! »

Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques était solidement ancrées aux Etats-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Il est chargé de superviser les ventes, le marketing, les relations publiques, la sécurité, la modération des contenus et les affaires juridiques de TikTok, en rapportant directement à Zhang Yiming, fondateur et PDG de ByteDance.

– Pas de quartier –

Début juillet, l’application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.

Une décision alignée sur celle des autres grands réseaux sociaux californiens: Facebook, YouTube (Google) et Twitter venaient d’annoncer qu’ils ne répondraient plus aux demandes d’informations sur leurs utilisateurs émanant des autorités de Hong Kong, par respect pour la liberté d’expression.

Pas de quoi convaincre le gouvernement américain.

Le CFIUS, l’agence chargée de s’assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale, enquêtait sur TikTok.

« Nous devons être vigilants sur le risque que des données privées et sensibles soient transférées à des gouvernements abusifs, y compris le nôtre », est intervenue Jennifer Granick de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

« Mais bannir une plateforme, même si c’était légalement possible, nuit à la liberté d’expression en ligne et ne fait rien pour résoudre le problème plus vaste de la surveillance gouvernementale non justifiée », a-t-elle ajouté.

Lors du meeting de campagne de Donald Trump à Tulsa (Oklahoma) fin juin, marqué par des rangées de sièges vides et la vidéo d’un président visiblement dépité, des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu’ils avaient commandé de nombreux billets d’entrées avec la ferme intention de ne pas y aller.

Avec AFP

260 enfants en colonie de vacances contaminés par le coronavirus aux États-Unis

août 1, 2020

Partis s’aérer et s’évader pour les vacances d’été, la moitié des jeunes américains ont présenté des symptômes légers puis ont été testés positifs au coronavirus.

C’était la crainte majeure de tous les directeurs d’accueils collectifs de mineurs cet été, dans le monde entier : celle de voir «les jolies colonies de vacances» se transformer en un nouveau cluster Covid-19. Aux États-Unis, dans l’État de Géorgie, 600 personnes dont 346 enfants se sont succédé dans un centre de vacances et la moitié ont été testées positive au virus.

Dès le 17 juin, l’atmosphère était à l’amusement, aux jeux et aux chants collectifs. Les enfants dormaient dans des «cabines abritant jusqu’à 26 personnes». Seulement, le 23 juin, soit quelques jours après le début du camp, un encadrant, quitte la colonie de vacances après avoir ressenti des frissons la veille. Il est ensuite testé positif au coronavirus. Petit à petit, les symptômes se propagent, 260 jeunes sont testés positifs et sont renvoyés chez eux. Le 27 juin, le centre ferme ses portes.

Des symptômes légers

Parmi les personnes contaminées, 74% avaient des symptômes légers comme de la fièvre, des maux de tête et un mal de gorge. Les autres n’avaient pas de symptômes.

Pour les auteurs du rapport du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), ces données viennent s’ajouter aux preuves croissantes «démontrant que les enfants de tous âges sont susceptibles d’être infectés par le Sars-CoV-2 et,contrairement aux premières informations, pourraient jouer un rôle important dans la transmission».

Non respect des normes sanitaires

Le Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) publie dans son rapport que certaines règles sanitaires locales n’étaient pas respectées comme le port du masque en tissu et l’aération systématique des locaux.

En France, les accueils collectifs de mineurs sont autorisés à condition de porter le masque lors de la préparation des repas, de respecter une distance sociale d’un mètre et de pratiquer des jeux en petits groupes ne dépassant pas 15 enfants.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Dans un tweet, Donald Trump évoque, pour la première fois, un report de l’élection présidentielle américaine

juillet 30, 2020

 

Le président américain a mis en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

Le président américain Donald Trump a évoqué jeudi 30 juillet, pour la première fois, un possible report de l’élection présidentielle, mettant en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

«Avec le vote par correspondance (…) 2020 sera l’élection la plus inexacte et la plus frauduleuse de l’histoire», a-t-il tweeté. «Ce sera une véritable honte pour les États-Unis. Reporter l’élection jusqu’à ce que les gens puissent voter normalement, en toute sécurité???», a-t-il ajouté. Seul le Congrès a le pouvoir de décider du report d’une élection présidentielle.

Plusieurs États américains veulent rendre le vote par courrier plus accessible afin de limiter autant que possible la propagation du Covid-19. Nombreux d’entre eux autorisent ce système de vote depuis des années et n’ont pas signalé de problèmes majeurs, à part des incidents isolés. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump, confronté à des sondages très défavorables, brandit pourtant le spectre de fraudes massives. Ses propos sur ce thème ont poussé fin mai Twitter à signaler pour la première fois l’un de ses tweets comme étant trompeur.

Je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre

L’ancien vice-président Joe Biden

Fin avril, son adversaire démocrate, Joe Biden, avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l’élection. «Souvenez vous de ce que je vous dis, je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu», avait-il lancé. Quelques jours plus tard, Donald Trump, interrogé lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, avait catégoriquement écarté cette hypothèse. «Je n’ai jamais envisagé de changer la date (…) Pourquoi est-ce que je ferais cela?», avait-il répondu, évoquant «la propagande» du camp démocrate.

Le tweet présidentiel évoquant la possibilité d’un report du scrutin a été envoyé quelques minutes après l’annonce d’une chute historique du PIB américain au deuxième trimestre (-32,09%) sous l’effet de la pandémie de Covid-19.

Par Le Figaro avec AFP

Situation du coronavirus au Brésil et aux États-Unis

juillet 29, 2020

Le Brésil franchit le cap des 90.000 morts du coronavirus

Le Brésil a franchi mercredi le cap des 90.000 morts du coronavirus après avoir enregistré 1595 nouveaux décès au cours des dernières 24 heures, a annoncé le ministère de la Santé.

Le Brésil, deuxième pays où le Covid-19 tue le plus au monde après les Etats-Unis, déplore ainsi 90.134 morts et a enregistré mercredi un nombre très élevé de nouvelles contaminations, de 69.074, selon ces données officielles qui, d’après les scientifiques, sous-évaluent l’ampleur de la pandémie

Plus de 150.000 morts du Covid-19 aux États-Unis

Le pays a enregistré depuis le début de la pandémie plus de 4,38 millions de cas d’infection au nouveau coronavirus.

Les États-Unis ont franchi mercredi la barre des 150.000 morts recensées du Covid-19, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, qui fait référence. Le pays, de loin le plus endeuillé au monde, avait annoncé fin février son premier décès lié au nouveau coronavirus. Il a enregistré depuis le début de la pandémie plus de 4,38 millions de cas d’infection, d’après les bilans en temps réel de l’université basée à Baltimore. Avec 150.034 morts à 15h55 locales (21h55 en France), soit l’équivalent de la ville de Savannah, en Géorgie, les États-Unis devancent largement le Brésil (88.539), le Royaume-Uni (45.878), le Mexique (44.876) et l’Italie (35.123).

La pandémie a fait au moins 660.787 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 13 heures. Les États-Unis ont déploré mardi 1592 décès supplémentaires liés au Covid-19 en 24 heures, un lourd bilan quotidien qui n’avait pas été atteint depuis deux mois et demi. Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, la première puissance mondiale voit depuis fin juin l’épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l’ouest du pays.

La Floride inquiète particulièrement. Elle a enregistré mercredi 216 nouveaux décès dus au nouveau coronavirus, un record dans cet État touristique confronté à la lenteur des tests de dépistage et à des insuffisances dans le suivi des contacts des personnes contaminées. Au total, 451.423 personnes ont été officiellement infectées en Floride, sur une population de 21 millions.

Par Le Figaro avec AFP

L’Iran a visé un faux porte-avions américain lors d’exercices dans le Golfe

juillet 28, 2020

 

Ces manœuvres surviennent alors que les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de croître.

Les forces armées iraniennes ont détruit avec des missiles la maquette d’un porte-avions américain, mardi 28 juillet, lors d’exercices militaires dans les eaux du Golfe au sud de l’Iran, a annoncé la télévision d’État. Les exercices, appelés «Prophète Mohammed 14», ont eu lieu près du détroit d’Ormuz, important couloir de navigation notamment pour les pétroliers.

Ces manœuvres surviennent alors que les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de croître, en particulier depuis le retrait unilatéral en 2018 des États-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sanctions américaines contre la République islamique.

Une attaque aérospatiale et navale

Selon des images diffusées à la télévision d’État, des forces terrestres et aériennes iraniennes se sont préparées à une attaque au large de la côte située au sud-ouest du pays. Des vedettes rapides étaient chargées de tirer et de lancer des roquettes sur le porte-avions. Par la suite, des missiles sol-mer ciblaient et détruisaient le faux transporteur.

La maquette d’un porte-avions de classe Nimitz est apparue ensuite avec des rangées de faux avions de combat visibles de chaque côté de sa piste d’atterrissage. La télévision d’État a coupé la séquence pour montrer des roquettes tirées vers la mer à l’arrière de camions, avant de montrer des dégâts à la coque de la maquette du faux porte-avions. Un autre missile tiré depuis un hélicoptère laisse une traînée de fumée avant de s’écraser sur le côté du faux navire de guerre Nimitz.

Des forces armées ont ensuite été vues en train de descendre sur le pont du navire, alors qu’une dizaine de vedettes rapides l’entouraient. «Ce qui a été montré aujourd’hui dans ces exercices, au niveau des forces aérospatiales et navales, était tout à fait offensif», a déclaré le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique.

«Irresponsable et dangereux»

De son côté, la marine américaine a dénoncé le comportement «irresponsable et dangereux» de l’Iran. «Cet exercice n’a pas perturbé les opérations de la coalition dans la région et n’a eu aucun impact sur la libre circulation du commerce dans le détroit d’Ormuz et les eaux environnantes», a néanmoins tempéré la porte-parole de la Cinquième flotte américaine, Rebecca Rebarich.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: L’animateur de télévision Regis Philbin s’éteint à l’âge de 88 ans

juillet 26, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
NEW YORK — Regis Philbin qui a animé pendant longtemps des émissions matinales et le jeu-questionnaire «Who Wants to Be a Millionnaire?» à la télévision américaine est mort à l’âge de 88 ans.

Philbin est mort vendredi, à peine un mois avant son 89e anniversaire, de causes naturelles, selon un communiqué de la famille transmis par le porte-parole de l’animateur, Lewis Kay.

Les personnalités se sont succédé à l’émission qui portait son nom. On se rappellera surtout des échanges sur les événements de la veille qu’il avait avec sa co-animatice Kathie Lee Gifford à l’émission «Live! with Regis and Kathie Lee» de 1985 à 2000 ou Kelly Ripa à «Live! with Regis and Kelly», de 2001 jusqu’à 2011.

«Il n’existe aucun mot pour tout mon affection pour mon grand ami Regis, a écrit Gifford, sur Instagram. Je l’adorais, tout simplement. Chaque jour avec lui était un cadeau.»

Les téléspectateurs ont bien ri de la fausse indignation affichée par Philbin parce qu’il n’avait pas obtenu la meilleure table dans un restaurant, la veille, ou se plaignant d’être brimé par sa partenaire.

Après avoir commencé sa carrière professionnelle en stationnant des automobiles dans une station de télévision de Los Angeles, Phibin a totalisé plus de 15 000 heures en ondes. Son nom est d’ailleurs inscrit dans le Livre des records de Guinness.

Il a aussi animé «Who Wants to Be a Millionaire», le jeu télédiffusé qui a été brièvement l’émission la plus populaire au tournant du siècle. ABC l’a diffusé jusqu’à cinq fois par semaine. Au cours de ses deux premières années en onde, elle a engendré environ 1 milliard $ en revenus. Le réseau a dit qu’elle avait été l’émission la plus profitable de l’histoire de la télévision. Elle a aussi été profitable pour Philbin qui est devenu lui-même multimillionnaire.

La fameuse question que posait Philbin. «Est-ce votre dernière réponse ?», est devenue un slogan national.

«On attend tout sa vie pour avoir une telle chance, et parfois, cela n’arrive jamais», avait dit Philbin lors d’une entrevue à l’Associated Press en 1999.

Il a aussi gagné un Emmy d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

En 2008, Philbin disait que «sortir le meilleur d’un invité était une spécialité».

«La limite de temps oblige à aller directement au point. Cela doit compter, avant d’aller à la publicité et de recommencer. Envoyer la vidéo. Dire au revoir. Et toujours parler sur un ton convivial.»

David Bauder, The Associated Press

États-Unis: une Chinoise inculpée de fraude au visa soupçonnée de s’être réfugiée dans un consulat

juillet 23, 2020

 

La police des États-Unis soupçonne une chercheuse chinoise, accusée d’avoir dissimulé ses liens avec l’armée de son pays pour obtenir un visa américain, de s’être réfugiée au consulat chinois de San Francisco afin d’échapper à son arrestation, selon des documents judiciaires. Cette fuite s’inscrit dans un contexte de tensions exacerbées entre la Chine et les États-Unis, qui ont déjà ordonné à Pékin de fermer son consulat de Houston, au Texas, accusé d’être un «épicentre» d’espions.

Mercredi 22 juillet au soir, le président Donald Trump a jugé «possible» de fermer d’autres missions diplomatiques chinoises sur le sol américain. Selon des documents versés à son dossier, une chercheuse chinoise spécialiste des cancers, Juan Tang, qui effectuait un échange au sein de l’Université de Californie Davis, a été inculpée le 26 juin pour «fraude au visa» et un mandat d’arrêt a été émis à son encontre.

Pour obtenir son permis de séjour, elle avait assuré n’avoir jamais été liée à l’armée chinoise. Mais des enquêteurs américains ont découvert des photos d’elle en uniforme et qu’elle travaillait pour un hôpital militaire. Le 20 juin, elle a été interrogée par la police fédérale (FBI), qui a mené une perquisition à son domicile.

Persécution «politique», selon Pékin

Un mois plus tard, les services du procureur fédéral de Californie ont fait état de sa mise à l’abri au consulat dans des documents demandant le maintien en détention d’une autre chercheuse chinoise mise en cause pour des faits similaires. «Le FBI a établi qu’à un moment, après son interrogatoire et une perquisition à son domicile le 20 juin, Tang s’est rendue au consulat chinois à San Francisco et qu’elle y est restée», ont-ils écrit pour étayer le risque de fuite de la seconde chercheuse, Chen Song.

Sans confirmer ou infirmer, Pékin a rejeté la faute sur les États-Unis, accusés de «persécuter politiquement» les étudiants et universitaires chinois, et s’est engagé à prendre «les mesures nécessaires» pour protéger ses ressortissants. «Nous appelons les États-Unis à arrêter d’utiliser toute sorte d’excuses pour restreindre, harceler ou se débarrasser des chercheurs chinois aux États-Unis», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin lors d’un point-presse. «La Chine prendra les mesures nécessaires pour protéger la sécurité et les droits légitimes des citoyens chinois», a-t-il ajouté.

Les États-Unis accusent la Chine d’asseoir son développement économique sur le vol de la propriété intellectuelle américaine et ses accusations ont gagné en vigueur depuis l’élection de Donald Trump, qui en a fait un argument dans sa guerre commerciale avec Pékin.

La police et la justice américaine multiplient depuis plusieurs mois les poursuites contre des Chinois soupçonnés de se livrer à de l’espionnage économique ou industriel. Mardi, les autorités américaines ont encore annoncé l’inculpation de deux Chinois soupçonnés d’avoir mené des cyberattaques, notamment contre des entreprises impliquées dans la recherche d’un vaccin anti-Covid.

Par Le Figaro avec AFP