Posts Tagged ‘Etats-Unis’

États-Unis: Trump « Obamacare est mort »

octobre 16, 2017

Le président américain Donald Trump, le 16 octobre 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que la grande loi sur la couverture maladie de Barack Obama, qu’il n’est pas parvenu à abroger, appartenait néanmoins au passé en raison de ses défaillances.

« Obamacare, c’est fini, c’est mort, oublié », a déclaré le dirigeant à la Maison Blanche. « Il n’y a plus rien de tel qu’Obamacare. Je le dis depuis des années, le concept n’aurait jamais pu fonctionner, même dans ses meilleurs jours ».

Donald Trump se réfère apparemment au défaut le plus préoccupant de la grande réforme de 2010, l’augmentation du prix des assurances santé sur le marché dit « individuel », pour la minorité de personnes qui n’ont pas d’assurance par leur employeur ou par des programmes publics. Ces assurés reçoivent des aides et subventions pour financer le coût de leur couverture, mais un certain nombre d’entre eux ont néanmoins vu leurs dépenses augmenter depuis quelques années.

Les républicains, a dit Donald Trump, travaillent désormais à une solution « de court terme », à laquelle il prédit que les démocrates participeront car, selon lui, « la faute retombera sur eux pour le désordre ».

C’est un refrain du président américain que les problèmes supposés du système de santé, et notamment la hausse des coûts, seront politiquement mis au passif des démocrates, qui ont adopté Obamacare en 2010.

Mais les démocrates dénoncent ce qu’ils estiment être un « sabotage » progressif d’Obamacare par l’administration Trump, par la voie réglementaire puisque l’abrogation par le Congrès a échoué.

Un décret présidentiel a ainsi supprimé des subventions aux assureurs qui permettaient de réduire le coût des assurances et des soins pour les assurés les plus modestes. Une autre décision a ouvert la voie à une déréglementation des couvertures proposées, ce qui pourrait conduire au déremboursement de certains soins.

Donald Trump, lundi, a aussi critiqué le prix des médicaments aux Etats-Unis, plus élevés que dans d’autres pays riches.

« Comme d’habitude, le monde profite des Etats-Unis », a-t-il dit. « Les compagnies pharmaceutiques, franchement, s’en tirent en toute impunité ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h24)

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Harcèlement sexuel: les documents relatifs aux accusations visant Trump requis en justice

octobre 16, 2017

Le président américain Donald Trump, le 13 octobre 2017 à Washington / AFP/Archives

 

L’équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle 2016 a reçu l’ordre par la justice de remettre tous les documents en sa possession relatifs aux diverses accusations de harcèlement sexuel ayant visé le candidat, selon le document judiciaire publié par BuzzFeed News dimanche.

Cette injonction, faite en mars dernier à l’équipe de campagne de celui qui était alors officiellement devenu le nouveau président des Etats-Unis, a été émise par la justice américaine dans le cadre d’une plainte en diffamation déposée par Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice » présenté durant des années par Donald Trump, quand il n’était encore qu’un riche homme d’affaires.

Cette plainte accuse le président des Etats-Unis d’avoir fait « plusieurs déclarations mensongères et diffamatoires » à l’encontre de Mme Zervos après que celle-ci l’a accusé de l’avoir caressée et d’avoir tenté de l’embrasser de force, en 2007, dans un hôtel de Los Angeles.

L’injonction émise à l’encontre de l’équipe de campagne de Donald Trump oblige celle-ci à remettre à la justice l’ensemble des documents qu’elle pourrait détenir ayant un lien avec « toute accusation » ayant visé le candidat républicain durant sa campagne victorieuse de 2015 et lui reprochant « d’avoir soumis » une femme « à des contacts sexuels non consentis et/ou à des comportements sexuels inappropriés ».

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité 'The Apprentice', lors d'une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice », lors d’une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

 

Et ce que ces documents concernent Mme Zervos « ou toute autre femme » ayant accusé M. Trump, insiste le document publié par le site d’informations BuzzFeed News.

De fait, Mme Zervos et plusieurs autres femmes avaient fait des accusations similaires visant M. Trump après la diffusion en octobre 2016 d’un enregistrement vidéo datant de 2005 dans lequel le futur candidat républicain se vantait « de pouvoir choper (les femmes) par la chatte ». « Quand t’es une star, elles te laissent faire », ajoutait-il.

M. Trump avait banalisé ses déclarations comme de simples « propos de vestiaires » et avait contre-attaqué en qualifiant ses accusatrices de menteuses.

Selon la plainte en diffamation déposée par Mme Zervos, « M. Trump était devenu totalement obsédé, qualifiant Mme Zervos et toutes ses accusatrices de menteuses ayant des arrière-pensées inavouées ».

M. Trump est « un menteur et un misogyne » qui a « dénigré et diffamé Mme Zervos avec des déclarations mensongères », ajoute cette plainte, citée par BuzzFeed.

La-croix-com avec afp

États-Unis: le roi du porno offre 10 millions pour destituer Trump

octobre 15, 2017

 

Larry Flynt le 26 août 2014 dans ses bureaux à Beverly Hills, en Californie / © AFP/Archives / MARK RALSTON

Le fondateur et patron du magazine pornographique américain Hustler a offert dimanche dix millions de dollars à quiconque lui apporterait des informations compromettantes sur le président Donald Trump, pouvant mener à sa destitution.

« Je ne m’attends pas à ce que les potes milliardaires de Trump le dénonce mais je suis confiant dans le fait qu’il y a beaucoup de gens qui savent des choses et pour qui dix millions de dollars représentent beaucoup d’argent », écrit Larry Flynt dans une annonce publiée en pleine page dans le Washington Post.

Il rappelle avoir déjà offert une récompense d’un million de dollars pour faire sortir des informations qui ont contribué à détruire la carrière de deux hommes politiques républicains.

« Au vu de la crise actuelle, j’ai porté la récompense à dix millions de dollars et ne vous y trompez pas, j’ai bien l’intention de payer la totalité de cette somme », poursuit-il.

La première ligne de cette offre entièrement en lettres capitales indique : « DIX MILLIONS DE DOLLARS POUR TOUTE INFORMATION CONDUISANT A LA DESTITUTION ET AU RETRAIT DE LA MAISON BLANCHE DE DONALD J. TRUMP. »

Larry Flynt met en question la légitimité de l’élection de Donald Trump citant notamment une possible collusion avec les tentatives de la Russie d’influencer l’élection présidentielle américaine et la sabotage de l’accord de Paris sur le climat.

« Mais le plus préoccupant, c’est que bien avant l’apocalypse qui résultera du changement climatique, Trump pourrait déclencher une guerre nucléaire mondiale », écrit-il en référence à la crise avec la Corée du Nord.

« Une destitution créerait une situation chaotique et controversée mais l’alternative – trois années de plus de dysfonctionnement déstabilisateur – est pire », poursuit Larry Flynt.

L’annonce indique une adresse électronique et un numéro de téléphone spécial, ouvert du lundi au vendredi de 08H30 à 18H00, pendant les deux prochaines semaines.

Romandie.com avec(©AFP / 15 octobre 2017 16h56)                

États-Unis: Trump supprime des subventions santé pour les plus pauvres

octobre 13, 2017

Donald Trump le 12 octobre 2017 à Washington / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

L’administration de Donald Trump a annoncé jeudi la suppression d’un mécanisme de subventions créé par la loi santé de Barack Obama qui servait à faire baisser le prix des couvertures santé pour les Américains les plus modestes.

Le président américain s’est résigné à emprunter la voie réglementaire après s’être heurté à une impasse au Congrès, qui s’est révélé incapable de voter une abrogation de la grande loi démocrate du président Obama, « Obamacare ».

Son ministère de la Santé a donc annoncé la fin d’un dispositif qui compensait les assureurs privés à hauteur de 7 milliards de dollars en 2017 et 10 milliards prévus en 2018, des sommes dont la disparition pourrait être ressentie de façon importante par les assurés.

Mais on ignorait à partir de quand la mesure prendra effet, et si les tarifs 2018 des assurances seront affectés.

« Au lieu d’essayer de baisser les coûts des soins pour les Américains, on dirait que le président Trump va unilatéralement augmenter le prix des primes d’assurance », ont dénoncé les chefs de l’opposition démocrate du Congrès, Chuck Schumer et Nancy Pelosi. « Trump tentera de se défausser sur la loi santé d’Obama, mais toute la responsabilité lui revient, et il en paiera le prix ».

Le président républicain martèle qu’Obamacare, une réforme coûteuse mais qui a permis de réduire à un niveau bas historique le nombre d’Américains sans couverture maladie, s’écroulera sous son propre poids, critiquant notamment la hausse des prix des assurances pour les personnes qui s’assurent individuellement, sans passer par un employeur.

Cela représente une minorité de la population, mais ces assurés sont frappés de facto par des hausses importantes depuis plusieurs années, car Obamacare a imposé aux assureurs de nouvelles réglementations qui les forcent à couvrir un plus grand nombre de soins de base.

« Obamacare s’est révélée être une loi complètement défaillante », a déclaré le président républicain de la Chambre, Paul Ryan. « La Chambre continuera son travail avec l’administration Trump pour améliorer le système ».

Pour les démocrates, il ne s’agit rien de moins que d’un sabotage par petites touches de l’infrastructure mise en place par Obamacare. Ils dénoncent un détricotage motivé uniquement par des raisons politiques.

Jeudi, Donald Trump a également signé un décret ouvrant la voie à la création de couvertures exemptées des réglementations d’Obamacare, potentiellement de moindre qualité mais donc moins chères, par les compagnies d’assurance privées.

Cette décision ne devrait pas affecter le marché à court terme, mais accentue l’incertitude pour le secteur, qui ne sait d’une année sur l’autre comment évoluera l’environnement réglementaire.

Romandie.com avec(©AFP / 13 octobre 2017 16h07)

Espionnage: quand un antivirus devient l’œil de Moscou

octobre 12, 2017

Après l’espionne Anna Chapman, les services de renseignement russes auraient recours à un antivirus pour surveiller leurs « collègues » américains / © AFP / EMMANUEL DUNAND

Après la séduction et les satellites, la Russie aurait ajouté un outil à son arsenal d’espionnage et l’oeil de Moscou serait désormais à l’intérieur même des ordinateurs américains grâce à l’antivirus très populaire Kaspersky.

– Un logiciel modifié

Le logiciel antivirus de la société informatique russe Kaspersky Lab, qui équipe quelque 400 millions d’ordinateurs dans le monde, scanne tous les documents contenus dans un ordinateur pour détecter et bloquer les programmes malveillants. Il aurait été modifié par les services de renseignement russes pour rechercher des documents spécifiques grâce à des mots-clés, comme « top secret », ou des noms de code des programmes de surveillance des Etats-Unis, selon les médias américains.

La société russe a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve d’une éventuelle collusion avec les services de renseignement russes, disant se retrouver « au centre d’un conflit géopolitique » entre Washington et Moscou. Une enquête interne a été ouverte sur ces allégations. Mais selon des responsables américains interrogés par le Wall Street Journal, la modification du logiciel n’a pu se faire que si la société était au courant.

Son fondateur Eugene Kaspersky a reconnu qu' »une ou deux personnes » travaillant pour le gouvernement russe avaient pu infiltrer son entreprise, qui réalise 85% de ses ventes à l’export.

– L’espion sous surveillance

Selon le New York Times, les services secrets israéliens s’étaient introduits dans les réseaux de Kaspersky début 2014 pour surveiller les négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances. Ils ont découvert que les Russes s’étaient aux-mêmes introduits dans des systèmes informatiques grâce à l’antivirus. Les Israéliens ont prévenu leurs collègues américains de l’intrusion, et l’administration Trump a ordonné en septembre que les programmes Kaspersky soient désinstallés de tous les ordinateurs gouvernementaux.

C’est en utilisant cet antivirus comme un cheval de Troie que des pirates informatiques russes ont pu mettre la main sur des documents de la NSA –l’agence de surveillance électronique américaine– déjà victime du vol de nombreux documents par Edward Snowden en 2013. Selon le NYT, les Russes ont volé en 2015 des documents classifiés qu’un employé d’une société sous-traitante de la NSA avait déposés sur son ordinateur personnel.

Un responsable américain, sous le sceau de l’anonymat, a expliqué au WSJ que les Etats-Unis ont alors commencé à rassembler des éléments de preuves contre le logiciel. De faux documents estampillés « secret » étaient par exemple enregistrés sur un ordinateur sous surveillance. L’enquête aurait donc porté ses fruits puisque l’antivirus Kaspersky n’équipe plus les ordinateurs du gouvernement.

– Tensions diplomatiques

Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie sont très tendues depuis plusieurs mois.

Le Congrès ainsi que le justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l’an dernier, qui avait abouti à l’élection de Donald Trump. Ils cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique et à identifier d’éventuels relais russes aux Etats-Unis, potentiellement au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump. Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s’immiscer dans ce processus électoral.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont ordonné à la Russie de fermer son consulat à San Francisco et ses missions commerciales à Washington et New York, en riposte à la réduction de 755 diplomates et employés, russes ou américains en poste en Russie, ordonnée fin juillet par le président Vladimir Poutine. Cette mesure avait elle-même été prise en représailles à de nouvelles sanctions économiques de Washington dans le cadre du conflit ukrainien.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 18h35)                

Les États-Unis se retirent de l’Unesco, en pleine élection de son prochain dirigeant

octobre 12, 2017

Le logo de l’Unesco / © AFP / BERTRAND GUAY

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi leur retrait de l’Unesco, l’accusant d’être anti-israélienne, au moment même où l’institution, en perte de vitesse et à la recherche d’un second souffle, s’apprête à élire son prochain directeur général.

L’actuelle directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, la Bulgare Irina Bokova, a dit « regretter profondément » cette décision, à ses yeux préjudiciable au multilatéralisme.

Des regrets partagés par la France, qui héberge l’Unesco, et par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui souligne « le rôle majeur des Etats-Unis à l’Unesco depuis sa fondation », en 1946.

Le feu couve pourtant depuis des années sur fond de positions controversées de l’Unesco sur Jérusalem et Hébron défendues par les pays arabes.

En 2011, l’admission de la Palestine au sein de l’Unesco a accentué la crise et entraîné la suspension des contributions financières d’Israël et des Etats-Unis, égales à plus de 20% du budget de l’agence.

En juillet dernier, ces derniers avaient d’ailleurs prévenu qu’ils réexaminaient leurs liens avec l’Unesco, qualifiant d' »affront à l’histoire » la décision de l’organisation de déclarer la vieille ville de Hébron, en Cisjordanie occupée, « zone protégée » du patrimoine mondial. Une décision qualifiée de « délirante » par Israël, qui a salué jeudi le retrait américain : « nous entrons dans une nouvelle ère aux Nations unies, celle où, quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix ».

Après son retrait, qui ne sera effectif que fin 2018 conformément aux statuts de l’Unesco, Washington souhaite y demeurer observateur.

« Cette décision n’a pas été prise à la légère et reflète les inquiétudes des Etats-Unis concernant l’accumulation des arriérés à l’Unesco, la nécessité d’une réforme en profondeur de l’organisation, et ses partis pris anti-israéliens persistants », a expliqué le Département d’Etat dans un communiqué.

Pour François Heisbourg, conseiller de la Fondation de la recherche stratégique (FRS), « c’est une conséquence logique », compte tenu de la position américaine sur la question israélo-palestinienne.

– Cible facile –

Un tel retrait n’est pas inédit : il y eut un précédent en 1984, sous Ronald Reagan, alors motivé par l’inutilité supposée et les débordements budgétaires de l’Unesco. Ce n’est qu’en 2002 que les Etats-Unis avaient réintégré l’organisation.

« Relativement petite », « ne touchant pas des intérêts vitaux », « l’Unesco est une cible plus facile que d’autres » et « par ailleurs, elle est allée plus loin que les autres organisations du système des Nations unies en termes de reconnaissance de l’Autorité palestinienne », note M. Heisbourg.

L’annonce américaine intervient au moment même où l’élection hautement politique du successeur d’Irina Bokova entre dans une phase décisive, cristallisant d’autres tensions diplomatiques.

Les 58 pays membres du Conseil exécutif désigneront jeudi soir deux finalistes, voire le prochain dirigeant de cette organisation en mal de réformes, de dépolitisation et de consensus. Et qui doit faire en outre avec les arriérés de contribution de ses membres.

Or, depuis le début du scrutin lundi, un des vainqueurs potentiels est le candidat qatari Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari qui ne fait pas l’unanimité.

Les pays arabes qui ont rompu cette année leurs relations diplomatiques avec Doha, dont l’Egypte et l’Arabie saoudite, s’en inquiètent même s’ils ont largement revendiqué le poste pour leur groupe, qui ne l’a jamais occupé.

En outre, de vieux soupçons d’antisémitisme à l’encontre du candidat qatari ont resurgi ces derniers jours, relayés notamment par le Centre Simon Wiesenthal Europe et la Ligue Anti-diffamation aux Etats-Unis.

Il lui est en particulier reproché un silence présumé face à la présence de livres antisémites au cours de foires du livre lorsqu’il était ministre de la Culture.

Pour la France, le retrait américain plaide pour sa propre candidate, Audrey Azoulay, 45 ans, ancienne ministre de la Culture qui a recueilli autant de voix que lui mercredi – 18 sur les 30 nécessaires pour être élu -, comblant l’écart qui les séparait encore la veille.

« Notre candidature à la direction générale de l’Organisation prend, dans ces circonstances, une signification nouvelle », selon le gouvernement.

Suit, avec 13 suffrages mercredi, la militante des droits de l’homme égyptienne Moushira Khattab.

Si aucun n’atteint la majorité absolue jeudi, le dernier vote vendredi départagera les deux candidats arrivés en tête.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 18h37)                

États-Unis: après des incendies qui ont fait 21 morts, la Californie reçoit de l’aide

octobre 11, 2017

Ben Pederson (à droite) cherche ce qu’il pourrait récupérer dans les débris calcinés de sa maison à Santa Rosa en Californie le 11 octobre 2017. / © AFP / Robyn Beck

La Californie a fait appel aux Etats proches, et au-delà, pour lutter contre les incendies particulièrement violents qui ont fait au moins 21 morts depuis dimanche.

« C’est un événement grave, sévère, catastrophique », a prévenu Ken Pimlott, responsable du département californien des forêts et de la protection incendie, lors d’une conférence de presse de l’Agence des situations d’urgence du gouverneur de Californie (Cal OES). « Ces incendies brûlent littéralement plus vite que ne peut courir un pompier dans certaines zones », a-t-il ajouté.

Attisés par des vents pouvant dépasser 60 km/h avec seulement 8% d’humidité dans l’air, 22 incendies ont calciné depuis dimanche soir près de 69.000 hectares dans huit comtés californiens. Les pompiers estiment qu’au moins 3.500 bâtiments (maisons et commerces) ont été détruits.

Plus de 8.000 pompiers luttent contre les flammes, sans parvenir jusqu’à présent à les circonscrire, appuyés dans les airs par plus de 70 hélicoptères et 30 avions bombardiers d’eau et des centaines de véhicules au sol.

Les autorités de l’Etat américain le plus peuplé a déjà obtenu des ressources d’Etats proches (Nevada, Washington, Oregon, Arizona) et d’autres devraient suivre.

– Soldats en renfort –

La Garde nationale de Californie a également déployé 700 soldats, qui devaient être renforcés mercredi et jeudi par 1.800 personnes supplémentaires, a indiqué le major général Dave Baldwin, chef d’état-major du gouverneur de Californie.

Des particuliers apportent leur aide également. A l’instar de Chris Hoffmann, 58 ans, au volant d’un des six camions-citerne de l’entreprise de BTP qui l’emploie: « Comme les pompiers ne peuvent pas descendre chercher de l’eau, nous la leur apportons », a-t-il expliqué à l’AFP.

Ken Pimlott a prévenu que ces incendies allaient « rester très imprévisibles pendant les prochains jours ». « Les conditions climatiques continuent d’être un fléau », a-t-il confié.

Selon lui, 21 personnes sont mortes dans ces incendies. Le Los Angeles Times a précisé qu’il y avait onze morts dans le comté de Sonoma, six dans celui de Mendocino, deux dans celui de Napa et deux dans le comté de Yuba.

Mais le shérif du comté de Sonoma Robert Giordano a précisé à la presse que 560 personnes n’avaient pas été localisées, soulignant que la destruction de plus de 70 relais de téléphonie mobile compliquait la tâche des autorités.

L’incendie baptisé « Tubbs », qui sévit près de la ville de Santa Rosa, en tuant à lui seul onze personnes, est devenu le sixième plus mortel de l’histoire de la Californie.

Il a brûlé entre dimanche soir et mercredi matin plus de 11.000 hectares et détruit plus de 570 bâtiments, dont 550 résidentiels. Environ 16.000 structures sont toujours menacées.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi l’état de catastrophe naturelle.

– Extrêmement dangereux –

La police de Santa Rosa a prévenu sur Facebook que les services météorologiques prévoyaient un « retour des vents puissants sur la région à partir de mercredi soir (…) et jusqu’à jeudi matin ». « Cette évolution crée des conditions extrêmement dangereuses pour les pompiers », a-t-elle relevé.

M. Giordano s’est également dit « très inquiet concernant le front des incendies à cause du vent », soulignant que le feu « a été incroyablement rapide ».

Des milliers d’habitants ont été contraints de fuir précipitamment devant les flammes galopantes, parfois en pleine nuit, et les évacuations se poursuivaient toujours mercredi. Au total, 51 refuges ont été ouverts dans dix comtés.

Dans le seul comté de Sonoma, plus de 25.000 personnes ont été chassées de chez elles par les flammes, et 5.000 ont trouvé refuge dans des abris temporaires, avait indiqué lundi le bureau du shérif.

Certains habitants ont pu retourner dans leur quartier, où ils n’ont retrouvé pour nombre d’entre eux que les décombres fumants de leur maison. La ville de Santa Rosa est ainsi particulièrement meurtrie.

« On nous a évacués dans la nuit de dimanche à 2 heures. On a pu retourner hier à notre maison, qui n’avait pas de dégâts. Mais nous avons de nouveau été évacués hier », raconte mercredi à l’AFP Bob Nelson, 53 ans. Sa maison est prise en tenaille « entre deux feux ».

Plusieurs exploitations de cette région très viticole, parfois centenaires, ont été totalement ou partiellement détruites. Certaines étaient toujours mercredi dans la trajectoire des flammes.

Le vignoble Signorello Estate et l’exploitation de vins biologiques Frey, notamment, ont été dévorés par les flammes.

L’incendie le plus mortel répertorié en Californie avait fait 29 morts dans le Griffith Park de Los Angeles en octobre 1933. Le plus destructeur, le « Tunnel fire » à Oakland, avait détruit 2.900 bâtiments et tué 25 personnes (2e plus mortel) en octobre 1991.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 00h28)

L’armée russe accuse les États-Unis de « faire semblant » face à l’EI

octobre 10, 2017

Moscou – L’armée russe, qui intervient en Syrie en appui des forces gouvernementales, a accusé mardi les Etats-Unis de « faire semblant » de combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) afin de « compliquer » l’avancée des troupes du régime.

Le Pentagone a sèchement démenti.

Selon le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, la coalition internationale menée par Washington a réduit ses opérations en Irak pour permettre aux combattants de l’EI de se replier dans l’est de la Syrie, où l’armée de Bachar al-Assad progresse dans la région de Deir Ezzor, la dernière aux mains des jihadistes.

« Tout le monde voit que la coalition menée par les Etats-Unis fait semblant de combattre l’Etat islamique, spécialement en Irak, mais continue de soi-disant combattre activement l’EI en Syrie », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Les actions du Pentagone et de la coalition méritent une explication. Est-ce que leur changement de priorité est un désir de compliquer autant que possible les opérations de l’armée syrienne, soutenue par l’aviation russe, pour la libération du territoire syrien à l’est de l’Euphrate », poursuit-il dans ce communiqué.

« Ou est-ce un moyen habile pour libérer l’Irak des terroristes de l’Etat islamique en les faisant aller sur la route des bombardements précis de l’aviation russe? »

Tout ceci est « absolument faux », a répliqué un porte-parole du Pentagone, le colonel Robert Manning. « Nous restons déterminés à tuer les djihadistes de l’EI, à les empêcher de trouver refuge dans la région ou de lancer des attaques localement ou dans le reste du monde ».

Il a aussi cherché à calmer le jeu avec Moscou. « La coalition et ses partenaires restent déterminés à faire respecter les zones de désescalade avec les responsables russes et appellent toutes les forces (engagées dans la zone, ndlr) à concentrer leurs efforts sur la lutte contre l’EI », a-t-il déclaré.

Les jihadistes, qui contrôlent toujours plus de la moitié de la province de Deir Ezzor, font face à deux offensives distinctes.

D’un côté, les forces du régime, présentes sur la rive ouest de l’Euphrate, ont conquis le nord-ouest de cette province, et progressent désormais en direction du sud-est avec le soutien de l’aviation de l’allié russe.

De l’autre, une coalition de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington progresse depuis le nord de la province, descendant en direction de la capitale provinciale du même nom, sans toutefois s’en approcher de près, selon l’OSDH.

Depuis le début de l’intervention militaire russe en Syrie en septembre 2015, Moscou a à plusieurs reprises accusé les Etats-Unis de soutenir l’EI ou la branche syrienne d’Al-Qaïda, l’ancien Front Al-Nosra et actuel Front Fateh al-Cham, et appelé Washington à « arrêter de faire des avances aux terroristes ».

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2017 18h45)                                            

Guerre des visas entre les États-Unis et la Turquie

octobre 8, 2017

Washington – Les Etats-Unis et la Turquie ont réduit dimanche leurs services de délivrance de visas respectifs, alimentant une tension diplomatique encore accentuée par l’arrestation d’un employé turc à la mission américaine à Istanbul mercredi.

L’ambassade américaine à Ankara, qui a dégainé la première, a déclaré que le gouvernement américain avait été forcé à réévaluer « l’engagement » de la Turquie à l’égard de la sécurité des services et du personnel des missions diplomatiques, et ce à la lumière des « événements récents ».

Au-delà de cette formulation sur des « événements récents », l’ambassade américaine n’a pas explicitement mentionné l’arrestation de son employé turc.

Celui-ci a été placé en détention provisoire par un tribunal d’Istanbul mercredi soir, accusé de liens avec le mouvement du prêcheur Fethullah Gulen, réfugié aux Etats-Unis, qu’Ankara estime impliqué dans le coup d’Etat raté de 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan.

Concrètement, les Etats-Unis ont « suspendu tous les services de visas pour les non-immigrants dans tous les bureaux diplomatiques américains en Turquie ».

Les visas de non-immigrant sont délivrés à ceux qui se rendent aux Etats-Unis pour le tourisme, des traitements médicaux, les affaires, un travail temporaire ou des études. Les visas d’immigrant concernent ceux qui cherchent à vivre aux Etats-Unis de façon permanente.

– Accusé d’espionnage –

La Turquie a répliqué dimanche en suspendant « tous les services de visas » pour les Américains aux Etats-Unis, précisant que cela vise également les visas délivrés en ligne et à la frontière.

Dans une tentative apparente de se moquer de l’annonce américaine, l’ambassade turque à Washington a publié successivement deux déclarations qui étaient presque des copiés-collés de celle de l’ambassade américaine à Ankara.

Dès jeudi l’ambassade des Etats-Unis s’était déclarée « profondément préoccupée » par l’arrestation de son employé, et elle avait rejeté les allégations visant celui-ci comme « totalement sans fondement ». L’homme a été inculpé pour espionnage et tentative de renversement du gouvernement.

Le porte-parole d’Erdogan, Ibrahim Kalin, avait défendu cette arrestation, affirmant « qu’il devait y avoir des preuves sérieuses » et pointant du doigt un appel téléphonique du consulat américain d’Istanbul à un suspect clé le soir du coup d’Etat, le 15 juillet 2016.

Cette dernière arrestation suit celle d’un employé turc du consulat américain à Adana (sud), arrêté en mars pour avoir soutenu le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La région d’Adana abrite la base aérienne américaine d’Incirlik, où sont entreposés des dizaines de missiles nucléaires américains et qui sert de plaque tournante pour les opérations en Syrie.

Cette guerre des visas est un nouveau point de discorde dans les relations de plus en plus troublées entre Washington et Ankara.

– Un pasteur monnaie d’échange –

Les responsables turcs avaient exprimé l’espoir d’une nouvelle page dans les relations entre Ankara et Washington sous la présidence de Donald Trump. La Turquie a ainsi fait pression sur Washington pour obtenir l’extradition de Gulen, basé en Pennsylvanie, qui nie pourtant tout lien avec l’organisation du coup d’État.

L’absence d’avancée sur la question a encore distendu les liens qui tendent déjà à s’effilocher autour du soutien de Washington à une milice kurde syrienne qu’Ankara considère comme un groupe terroriste.

De même, des membres de la sécurité d’Erdogan ont été inculpés par les autorités américaines à la suite d’affrontements avec des manifestants au cours d’une visite officielle aux Etats-Unis, ce qui a eu le don d’irriter profondément le président turc.

Le pasteur américain Andrew Brunson, qui dirigeait une église dans la ville occidentale d’Izmir, est lui détenu par les autorités turques depuis octobre 2016, accusé d’appartenir au réseau Gulen.

Erdogan a suggéré en septembre que la Turquie pourrait le libérer en échange de Gulen, mais Washington a montré peu d’intérêt pour cette proposition.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2017 02h47)                                            

Cuba s’en prend à « l’impérialisme » américain pour les 50 ans de la mort du « Che »

octobre 8, 2017

Des Cubains lors des 50 ans de la mort du guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, le 8 octobre 2017 à Cuba / © AFP / YAMIL LAGE

Cuba a fustigé dimanche « l’impérialisme » américain en rendant hommage à la figure légendaire de sa révolution, le guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, tué il y a 50 ans dans le maquis bolivien.

Présent au milieu d’une foule de quelque 70.000 personnes rassemblées pour l’occasion à Santa Clara (centre), le président Raul Castro a laissé la parole à son successeur probable et numéro deux du régime, Miguel Diaz-Canel.

Ce dernier a prononcé un discours offensif que n’aurait sans doute pas renié le commandant de la révolution argentin, dans un contexte de raidissement des relations cubano-américaines imposées par Donald Trump.

Mentionnant l’incident présumé des mystérieuses « attaques » contre des diplomates américains qui empoisonne les relations entre les deux pays, le vice-président cubain a notamment assuré que, comme l’affirmait le « Che », « on ne peut pas faire confiance à l’impérialisme, ne serait-ce qu’un petit peu ».

Au président Trump, qui a répété vendredi qu’il ne lèverait aucune sanction contre Cuba tant qu’une « liberté politique totale » n’est pas instaurée sur l’île, M. Diaz-Canel a répondu que Cuba « ne négocierait pas ses principes et n’accepterait pas le chantage ».

Ce civil de 57 ans, qui selon toute vraisemblance devrait succéder au cadet des Castro en février prochain, a aussi saisi l’occasion pour dénoncer les « intérêts impérialistes » qui sèment selon lui le trouble au Venezuela et les « menaces et sanctions injustes » des Etats-Unis contre ce pays ami.

En dépit de la brièveté de la cérémonie d’hommage, d’à peine une heure et demie, l’émotion était au rendez-vous dimanche matin dans cette ville située à 300 km à l’est de la capitale cubaine, et qui considère le « Che » comme un fils adoptif depuis qu’il y remporta en décembre 1958 une victoire décisive contre les troupes du dictateur Fulgencio Batista (1952-1958). Ses restes et ceux de ses compagnons d’armes y reposent depuis 20 ans.

« Pour moi le Che reste bien présent, pour sa vie, son oeuvre et son exemple », affirmait au milieu de la foule Luis Monteagudo, vétéran de la campagne du « Che » au Congo, âgé de 79 ans, vêtu d’un tee-shirt blanc orné d’un portrait du commandant.

« A mesure que l’on prend conscience de la valeur et du sens de sa lutte, sont exemple et son legs se multiplient dans le monde », assurait de son côté David Metral, un professeur d’histoire argentin de Cordoba (ouest) qui a fait le déplacement pour l’occasion.

– Les temps changent –

Signe marquant un changement d’époque, ces cérémonies étaient célébrées pour la première fois en l’absence de Fidel Castro, décédé fin 2016, mais des extraits de ses discours consacrés au « Che » ont été diffusés en ouverture de l’hommage.

« Fidel et le +Che+ seront toujours présents », a clamé M. Diaz-Canel, rendant hommage à ces « exemples inamovibles » du « souci profond des peines du monde, de la rébellion, de l’anti-impérialisme et du +latino-américanisme+ ».

L’hommage au « Che » intervient aussi au moment où, en Colombie, les dernières guérillas de gauche du continent rendent les armes (Farc) ou négocient la paix (ELN).

Ernesto Guevara a été exécuté par un soldat bolivien à 39 ans le 9 octobre 1967, mais à Cuba le jour du « guérillero héroïque » est célébré chaque 8 octobre, jour de sa capture dans un hameau andin.

Lundi, les commémorations se poursuivront en Bolivie en présence des enfants du « Che » et du président Evo Morales, qui a accusé cette semaine la CIA d’avoir « persécuté, torturé et assassiné » le « Che », mettant fin à ses 11 mois de guérilla en Bolivie.

Le corps du guérillero argentin, jeté dans une fosse en Bolivie, a été découvert et identifié en 1997 avant de retourner en grande pompe à Cuba pour un hommage national. Ses restes ont été placés dans une niche dans un mausolée sous-terrain surmonté d’une imposante statue de bronze dans « sa » ville de Santa Clara.

Né le 14 juin 1928 au sein d’une famille de la bourgeoisie argentine, médecin de formation, le jeune Ernesto Guevara parcourt très jeune à vélo et à moto l’Amérique latine où il prend conscience de la misère des plus démunis du continent, et plus particulièrement les communautés indigènes. En 1955, il fait la rencontre de Fidel Castro en exil au Mexique et rejoint les rangs des révolutionnaires cubains dans la guérilla contre Batista.

Dix ans plus tard, il s’éloignera de Cuba et des Castro pour mener de nouveaux combats, notamment en Afrique, avant que sa trajectoire révolutionnaire ne se brise en Bolivie.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2017 21h38)