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Canada: une juge douche les espoirs de libération rapide de la fille du fondateur de Huawei

mai 27, 2020

La justice canadienne a infligé mercredi un revers à une dirigeante du géant chinois Huawei, en se prononçant pour la poursuite de la procédure en vue de son extradition vers les États-Unis qui est à l’origine d’une crise sans précédent entre Ottawa et Pékin.

Meng Wanzhou, directrice financière du numéro un mondial des équipements 5G, accusée par les États-Unis d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran, avait été arrêtée fin 2018 à Vancouver. Cette arrestation avait provoqué la fureur de la Chine, qui depuis n’a cessé d’exiger sa libération.

Mais mercredi, une juge de la Cour suprême de Vancouver a douché les espoirs chinois d’une remise en liberté rapide de Mme Meng, en liberté surveillée dans l’une de ses luxueuses résidences de Vancouver.

La juge Heather Holmes a estimé que contrairement à ce qu’allèguent les avocats de la dirigeante, la procédure d’extradition respecte le principe de la «double incrimination»: le délit reproché à la dirigeante aux États-Unis existe également au Canada, condition sine qua non pour qu’elle puisse être éventuellement extradée.

«La nécessité d’une double incrimination en vue d’une extradition peut être remplie dans ce cas», écrit la magistrate dans son jugement de 23 pages. «La demande de Mme Meng est par conséquent rejetée.»

Présents au prononcé du jugement, Mme Meng et ses avocats ne s’étaient pas exprimés en début d’après-midi. Une prochaine audience est prévue mi-juin, au cours de laquelle les avocats de Mme Meng devraient cette fois contester la légalité de son arrestation à l’aéroport de Vancouver le 1er décembre 2018.

Les procureurs canadiens accusent Mme Meng d’avoir commis une fraude en mentant à une banque américaine, ce qui est un crime à la fois au Canada et aux États-Unis. Mais les avocats de la défense affirment que l’affaire porte sur des violations de sanctions américaines contre l’Iran, qui n’avaient pas d’équivalent au Canada au moment des faits reprochés.

Pékin a clairement indiqué que sa libération était une condition sine qua non à une amélioration de ses relations avec Ottawa et à la libération de deux Canadiens détenus sur des soupçons d’espionnage.

Par Le Figaro avec AFP

Diaspora/RDC-Distinction : Isaac Ntumba Kabiuka lauréat du prix du président de l’université Bowdoin

mai 27, 2020

Inauguré en 1997 par le président de Bowdoin, Robert H. Edwards, le Prix du président reconnaît les réalisations personnelles exceptionnelles d’un étudiant et ses contributions rares à l’université.

 

Isaac Ntumba Kabiuka

Chaque année, le président de l’université Bowdoin, Clayton Rose, sélectionne cinq étudiants exceptionnels pour célébrer leurs réalisations en dehors des salles de cours. Ces réalisations académiques sont reconnues lors de la cérémonie annuelle du Honours Day.  Les actions de l’élève, explique-t-on, témoignent d’un courage, d’une imagination et d’une générosité d’esprit particuliers. Isaac Kabiuka est diplômé en sciences informatiques au sein d’une filière pré-med. Pendant son séjour à Bowdoin, il a travaillé sur la navigation assistée pour les aveugles.

En outre, le lauréat a créé un projet à Lewiston, dans le Maine, conçu pour initier les nouveaux immigrants à la technologie, et il s’est porté volontaire à l’hôpital Mid Coast pour aider avec les services d’urgence. Isaac Kabuika a également travaillé avec un organisme à but non lucratif, en créant un logiciel pour aider à connecter les élèves du secondaire défavorisés aux professionnels de divers secteurs. Isaac Kabiuka travaille actuellement comme ingénieur logiciel chez WEX Inc à Portland, dans le Maine. WEX Inc est un fournisseur de services de traitement des paiements et de gestion de l’information à l’industrie des parcs de véhicules commerciaux et gouvernementaux des États-Unis. La société fournit des services aux États-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie.

Isaac Kabiuka prévoit de poursuivre un master en informatique, tout en continuant son travail à but non lucratif. « Il est unique en son genre! L’engagement d’Isaac à utiliser ses compétences pour accroître l’accès à l’information pour de nombreuses communautés est sincère, et cela stimule son enthousiasme pour ce travail. J’ai aimé travailler avec lui en classe et à distance ce semestre », a déclaré la professeure d’informatique Stacy Doore, qui a eu Isaac Kabuika comme étudiant dans sa classe de design, de développement et de déploiement de bases de données. Sarah Harmon, professeur adjoint d’informatique, est tout aussi impressionnée: «Isaac est amical, ambitieux et passionné par la poursuite des causes auxquelles il croit. C’est excitant d’entendre qu’il a été récompensé par un prix du président», a-t-elle dit.

 

Patrick Ndungidi

Légendes et crédits photo :

Isaac Ntumba Kabiuka

Le New York Times consacre sa une aux morts du coronavirus

mai 24, 2020

 

Les États-Unis vont passer la barre des 100.000 morts.

Pour marquer le passage imminent de la barre des 100.000 morts du coronavirus aux États-Unis, le quotidien américain The New York Times consacre dimanche 24 mai sa une à la mémoire d’un millier d’entre elles et évoque pour chacune ce qu’a été sa vie.

«Ces 1000 personnes ici ne représentent qu’à peine un pour cent du total. Aucune d’elles n’était un simple numéro», écrit le journal en présentant brièvement sa une, entièrement couverte d’un texte imprimé serré.

Les États-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie de coronavirus, tant en nombre de morts que de cas, avec 97.048 décès pour 1.621.658 cas selon les dernières données disponibles samedi soir. Samedi, le pays a recensé 1.127 nouveaux décès en 24 heures. Le franchissement de la barre des 100.000 morts ne semble qu’une question de jours.

Parmi les victimes citées par le New York Times, avec pour chacune le lieu où elles ont succombé à la maladie Covid-19, figurent «Joe Diffie, 62 ans, Nashville, star de la country music distingué par un Grammy», ou «Lila A. Fenwick, 87 ans, New York City, première femme noire diplômée de la Harvard Law School». Et aussi «Myles Coker, 69 ans, New York City, remis en liberté après avoir été condamné à la prison à vie», «Ruth Skapinok, 85 ans, Roseville, Californie, les oiseaux du jardin venaient manger dans sa main», «Jordan Driver Haynes, 27ans, Cedar Rapids, Iowa, jeune homme généreux avec un sourire enchanteur».

«Je voulais quelque chose que les gens puissent relire dans 100 ans ans pour comprendre le poids de ce que nous traversons», a expliqué Marc Lacey, le rédacteur en chef national du journal.

George Conway, un critique du président et l’époux d’une conseillère de la Maison-Blanche Kellyanne Conway, a tweeté une photo de la une du journal aux côtés d’une photo de Donald Trump jouant au golf samedi. Le président était allé jouer au golf pour la première fois depuis le 8 mars dans son club de Virginie, près de Washington

Par Le Figaro avec AFP

 

La Chine est «au bord d’une nouvelle Guerre froide» avec les États-Unis

mai 24, 2020

 

«Certaines forces politiques américaines prennent en otage les relations entre la Chine et les Etats-Unis et poussent nos deux pays au bord d’une nouvelle Guerre froide» a dit le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

La Chine et les Etats-Unis sont «au bord d’une nouvelle Guerre froide», a averti dimanche 24 mai le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, déplorant le regain de tensions avec Washington autour de l’épidémie de Covid-19.

Les premiers malades du nouveau coronavirus ont été signalés à la fin de l’an dernier dans la ville chinoise de Wuhan (centre). Il s’est depuis répandu sur la planète et fait quelque 340.000 morts. Donald Trump a accusé régulièrement ces dernières semaines les autorités chinoises d’avoir tardé à communiquer des données cruciales sur la gravité du virus dont la propagation aurait pu, selon lui, être endiguée.

«Outre la dévastation causée par le nouveau coronavirus, un virus politique se propage aux États-Unis» a regretté devant la presse le chef de la diplomatie chinoise, sans nommer le président américain. «Ce virus politique saisit toutes les occasions pour attaquer et diffamer la Chine», a fustigé Wang.

Pékin et Washington étaient déjà à couteaux tirés depuis deux ans et la guerre commerciale lancée par l’administration Trump à base de surtaxes douanières réciproques qui pénalise le commerce international. Mais la pandémie de nouveau coronavirus a poussé la tension entre les deux puissances à des sommets.

«Certaines forces politiques américaines prennent en otage les relations entre la Chine et les Etats-Unis et poussent nos deux pays au bord d’une nouvelle Guerre froide» avec la crise du coronavirus, a regretté Wang Yi.

Donald Trump a évoqué la possibilité de demander à Pékin de payer des milliards de dollars de réparations pour les dommages causés par l’épidémie. Et les Etats-Unis ont appelé à une enquête internationale sur l’origine du virus.

Pékin «prêt» à une coopération internationale sur l’origine du virus

La Chine est «prête» à une coopération internationale afin d’identifier la source du nouveau coronavirus, a déclaré dimanche le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, dont le pays est mis en cause pour la propagation de l’épidémie.

Une telle coopération devra s’abstenir de toute «ingérence politique», a souligné Wang Yi lors d’une conférence de presse, accusant au passage des responsables politiques américains de vouloir «propager des rumeurs» afin de «stigmatiser la Chine», où le Covid-19 a fait son apparition à la fin de l’an dernier

Lundi, le président chinois Xi Jinping s’est dit favorable à une «évaluation complète» de la réponse mondiale au nouveau coronavirus une fois que l’épidémie aura été enrayée.

Par Le Figaro avec AFP

Dix choses à savoir sur… Moncef Slaoui, le chercheur marocain recruté par Trump

mai 22, 2020

Le chercheur d'origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai.

Le chercheur d’origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai. © © SAMUEL CORUM/The New York Times-REDUX-REA 

Chercheur en immunologie originaire du Maroc, Moncef Slaoui s’est vu confier par le président américain Donald Trump la direction scientifique d’un ambitieux programme. Son objectif ? Trouver un vaccin contre le coronavirus.

1. Sauveur de l’Amérique ?
C’est à cet homme de 60 ans, détenteur de la triple nationalité maroco-belgo-américaine, que Donald Trump vient de confier la direction scientifique de l’opération « Warp Speed ». Son but ? Développer rapidement un vaccin contre le coronavirus afin que des millions de doses soient disponibles avant la fin de l’année.

2. Millionnaire
Après près de trente années de carrière au sein du groupe pharmaceutique GSK, il entre au conseil d’administration de Moderna en 2017. Cette société mène aujourd’hui des essais cliniques sur un vaccin  contre le coronavirus. Pour éviter tout conflit d’intérêts, il a donc été contraint de vendre les 156 000 stock-options de Moderna qu’il détenait encore, pour plus de 10 millions de dollars.

3. Mentor et concurrent
Chez GSK, il présidait le département vaccins – un poste auparavant occupé par Jean Stéphenne, son mentor –, avant de devenir le numéro deux du groupe. Figure du monde pharmaceutique, Stéphenne dirige actuellement CureVac, un laboratoire allemand qui cherche également un vaccin contre le coronavirus.

4. Super-chercheur
Natif d’Agadir, il assiste, enfant, au décès de sa sœur, qui a succombé à la coqueluche. C’est à ce moment-là que naît sa vocation. Son palmarès en recherche et développement est impressionnant : il a contribué au développement de quatorze vaccins, y compris contre le cancer de l’utérus ou la gastro-entérite infantile à rotavirus.

5. Histoire belge
Après avoir obtenu son bac au lycée Mohammed-V, à Casablanca, il rate son inscription à la faculté en France et doit se résoudre à rejoindre l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il pense alors n’y rester qu’une année, mais il achèvera finalement ses études dans le pays et obtiendra la nationalité belge.

S’il trouvait un vaccin contre le Covid-19, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné en 2021.

6. Espoirs déçus
En 1986, il tente de revenir s’installer au Maroc, mais les facultés de médecine de Rabat et de Casablanca se montrent peu intéressées par sa spécialisation en immunologie et en biologie moléculaire. Dès lors, il comprend que sa place est ailleurs.

7. Solidarité
De retour en Belgique, il ne rompt pas les liens avec son pays d’origine. Les nombreux étudiants marocains de médecine de l’ULB se souviennent de ce jeune docteur brillant et avenant qui leur a rendu de nombreux services.

8. Virus de l’amour
À la fin des années 1990, alors qu’il est professeur d’université en Belgique, il décide de suivre aux États-Unis la virologue qui deviendra son épouse, Kristen Belmonte (elle a été recrutée outre-Atlantique pour travailler sur un vaccin contre le sida). Les premières années, il en profite pour approfondir ses études post-doctorales à l’université de Harvard puis à Boston.

9. Une pointure
Chercheur de renom, il compte une centaine d’articles et de présentations scientifiques à son actif. Il est également membre de plusieurs conseils d’administration et des comités consultatifs de différentes fondations s’intéressant à la recherche médicale. Parmi elles, le National Institutes of Health américain.

10. Futur Prix Nobel ?
En 2016, le magazine Fortune le plaçait déjà au 29e rang de son top 50 des « personnalités qui changent le monde ». En 2021, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné s’il parvenait à être le premier à mettre au point un vaccin contre le coronavirus.

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi – à Rabat

États-Unis/Coronavirus : Donald Trump annonce prendre de l’hydroxychloroquine, le traitement recommandé par le professeur Didier Raoult

mai 18, 2020

 

© Fournis par Franceinfo
Donald Trump a annoncé lundi 18 mai prendre de l’hydroxychloroquine depuis une semaine et demi. « Je prends une pillule tous les jours », a-t-il indiqué, affirmant qu’il n’avait « aucun effet secondaire » causé par le traitement. « Qu’a-t-on à y perdre ? », a-t-il conclu pour expliquer sa démarche. Le président américain a cependant assuré qu’il n’était pas atteint du Covid-19 et qu’il avait demandé l’avis de ses médecins.

Donald Trump a également indiqué qu’il se faisait tester très régulièrement et que, jusqu’à présent, il avait toujours été négatif au coronavirus. Les Etats-Unis ont franchi lundi la barre des 90 000 décès et des 1,5 million de cas recensés de Covid-19, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, enregistrant ainsi 10 000 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en une semaine.

Les Etats-Unis, pays le plus touché par la pandémie

L’hydroxychloroquine a des propriétés antivirales qui ont été montrées in vitro. La question est de savoir si elles sont applicables in vivo, sur l’homme, dans le cas précis du Covid-19. Le 25 février, le professeur Didier Raoult, qui dirige l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, un pôle de recherche sur les maladies infectieuses, a pris position en s’appuyant sur des premières études chinoises.

Les Etats-Unis sont de loin le pays qui recense, selon les bilans officiels, le plus grand nombre de morts et de cas dépistés de la maladie.

Avec Franceinfo

La Chine demande aux États-Unis de payer leurs dettes à l’Onu

mai 15, 2020

La Chine demande aux membres de l’Onu de «remplir pleinement leurs obligations financières» à l’égard de l’organisation, indique vendredi un communiqué chinois en citant explicitement les États-Unis qui ont accusé en retour Pékin de chercher à faire oublier sa «mauvaise gestion» de la pandémie.

«Au 14 mai, les contributions à devoir au budget de fonctionnement et au budget des opérations de paix sont respectivement de 1,63 milliard et 2,14 milliards de dollars», précise le communiqué de la mission chinoise auprès de l’Onu, qui s’appuie sur un rapport récent du secrétariat des Nations unies et une réunion jeudi. Incluant des arriérés remontant sur plusieurs années, «les États-Unis sont le plus gros débiteur, devant 1,165 milliard» pour le budget de fonctionnement «et 1,332 milliard de dollars» pour les opérations de paix, affirme aussi le communiqué chinois, des chiffres qui sont contestés par Washington.

Les États-Unis sont le premier contributeur financier à l’Onu en payant 22% du budget annuel de fonctionnement (totalisant environ trois milliards de dollars) et 25% du budget annuel des opérations de paix (environ six milliards de dollars). Formellement, les États-Unis sont tenus d’acquitter près de 28% de ce dernier budget, mais en vertu d’une décision du Congrès appliquée par le président Donald Trump depuis 2017, les États-Unis ne payent que 25%, accumulant chaque année l’équivalent de près de 200 millions de dollars de dettes.

Interrogée sur l’appel chinois, la mission diplomatique américaine à l’Onu a estimé que la Chine cherchait à nouveau à «détourner l’attention de sa dissimulation et de sa mauvaise gestion de la crise du Covid-19». «Les États-Unis ont récemment effectué un paiement de 726 millions de dollars pour sa contribution aux opérations de paix» et comme chaque année paieront la majorité de celle-ci en fin d’année, a ajouté un porte-parole de la mission. Concernant les arriérés américains pour les opérations de paix, ils sont de «888 millions de dollars», dont «deux tiers» viennent de la différence entre les pourcentages de 27,89% et 25% depuis 2017, a aussi fait valoir la mission américaine.

A l’Onu, le paiement des contributions des pays membres pour les opérations de paix a une incidence directe sur le remboursement dû aux pays contributeurs de troupes pour sa quinzaine d’opérations de paix dans le monde. Dans son rapport du 11 mai, le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres note à ce sujet qu’il «pourrait y avoir des retards importants vers le milieu de l’année, à moins que la situation de trésorerie de toutes les missions ne s’améliore sensiblement».

Au 14 mai, près d’une cinquantaine d’États sur 193, dont la Chine, avaient payé la totalité de leurs contributions dues à l’Onu, comme le relève dans son communiqué Pékin, deuxième contributeur financier aux Nations unies, loin derrière les États-Unis. La Chine paie environ 12% du budget de fonctionnement et 15% du budget des opérations de paix.

Avec Le Figaro avec AFP

États-Unis/Los Angeles: des détenus cherchent à contracter le coronavirus

mai 11, 2020

Pensant obtenir ainsi leur remise en liberté, des prisonniers détenus dans le comté de Los Angeles ont délibérément tenté de contracter le coronavirus pour obtenir leur remise en liberté, a affirmé lundi le chef de la police locale. «Il y a une idée fausse qui circule dans la population carcérale selon laquelle si quelqu’un est testé positif (au Covid-19, ndlr), nous serons d’une manière ou d’une autre obligés de libérer plus de gens, mais ça ne se passe pas comme ça», a déclaré lors d’une conférence de presse le shérif de Los Angeles, Alex Villanueva.

Le shérif a notamment cité des images de vidéosurveillance prises mi-avril dans deux unités d’une prison de Castaic, à une soixantaine de kilomètres au nord de Los Angeles. Une première vidéo montre des détenus partageant de l’eau chaude en faisant la queue devant l’infirmerie, «essayant de faire artificiellement grimper leur température pour prétendre avoir l’un des symptômes» du nouveau coronavirus, selon le shérif. Sur une autre, on peut voir les prisonniers buvant dans le même gobelet jetable et se relayant pour respirer dans le même masque.

Une enquête a été ouverte et, d’après Alex Villanueva, 21 détenus ont été testés positifs au Covid-19 rien que dans ces deux unités, une semaine après ces vidéos. «C’est triste de penser que quelqu’un cherche à s’exposer volontairement au Covid-19», a estimé le shérif, soulignant que plus de 4.500 détenus (40% de la population carcérale du comté) étaient en quarantaine. Au total, 357 ont été testés positifs à ce jour, dont 117 ont guéri.

Quelque 5.000 prisonniers ont été libérés pour réduire la promiscuité dans les prisons, faisant passer leur nombre de 17.000 à 11.700. «Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour empêcher la diffusion du Covid-19 dans notre système pénitentiaire», a assuré le shérif Villanueva.

L’organisation de défense des droits humains JusticeLA a de son côté critiqué les conditions sanitaires régnant dans les prisons locales. Elle a intenté le mois dernier une action en justice contre les services du shérif de Los Angeles à ce sujet, demandant également la libération des prisonniers les plus vulnérables.

«Contrairement aux affirmations du shérif, ce qui me revient des gens incarcérés, c’est qu’il n’y a pas assez de savon, pas assez d’eau chaude, que les policiers se moquent des gens enfermés en toussant devant eux et en leur disant qu’ils vont mourir du Covid», affirme dans un communiqué Patrisse Cullors, co-fondateur du mouvement Black Lives Matter et partie prenante à la plainte de Justice.

Par Le Figaro avec AFP

Plus de 280.000 morts dans le monde

mai 10, 2020

 

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 280.000 morts dans le monde, dont près de 85% en Europe et aux Etats-Unis, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Au total, 280.011 décès ont été recensés dans le monde (pour 4.052.677 cas), dont 156.095 en Europe (1.730.916 cas), continent le plus touché. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (78.862), devant le Royaume-Uni (31.855), l’Italie (30.560), l’Espagne (26.621) et la France (26.380).

Coronavirus: 776 morts aux Etats-Unis en 24 heures

Les Etats-Unis ont enregistré 776 décès dus au coronavirus en 24 heures, le chiffre le plus bas depuis mars, ce qui porte le total à 79.522, selon le comptage samedi soir de l’université Johns Hopkins, qui fait référence.

Depuis plusieurs semaines, le bilan quotidien oscillait entre 1.000 et 2.500 morts. D’après cette université de Baltimore (est), il y a eu 1.329.072 cas détectés dans le pays le plus touché par la pandémie, si l’on se fie à des données qui pourraient néanmoins sous-estimer le nombre de cas aux Etats-Unis comme un peu partout dans le monde, faute de tests suffisants.

Coronavirus: en Chine, cinq nouveaux cas à Wuhan, berceau de la pandémie

Les autorités sanitaires chinoises ont indiqué dimanche avoir confirmé la veille 17 nouveaux cas de contamination au coronavirus en Chine continentale, dont sept infections concernant des personnes arrivées de l’étranger. Cinq nouveaux cas ont été répertoriés à Wuhan, ville où s’est déclaré l’épidémie de coronavirus à la fin de 2019.a fait 4.633 morts en Chine continentale, et contaminé plus de 82.918 personnes.

Coronavirus: plus de 350 cas supplémentaires en Allemagne

Le nombre de cas de contamination confirmés au coronavirus en Allemagne a grimpé à 169.575, et l’épidémie a désormais causé 7.417 décès dans le pays, selon les données publiées jeudi par l’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses. Cela représente 357 cas de contamination supplémentaires et 22 nouveaux décès en l’espace de vingt-quatre heures, d’après le bilan rapporté par le RKI.

70 morts en 24 heures en France, plus faible bilan quotidien depuis le confinement

L’épidémie de coronavirus a causé la mort de 70 personnes sur les dernières 24 heures en France, soit le plus faible bilan quotidien depuis le début du confinement le 17 mars, a indiqué la direction générale de la Santé, à la veille du début du déconfinement de la population.

Le bilan total depuis le 1er mars s’élève désormais à au moins 26.380 décès, alors que la pression sur les services d’urgence hospitaliers se réduit toujours, avec 36 malades en moins, pour un total de 2 776 cas graves en réanimation, selon le bilan quotidien de la DGS. C’est trois fois moins que le pic constaté le 8 avril, avec 7 148 personnes en réanimation. 22.569 personnes restent aujourd’hui hospitalisées pour Covid-19 en France, contre 22.614 samedi.

Le Figaro par Aude Bariety, Julien Boudisseau, Morgane Rubetti, Pierre Sautreuil avec AFP et Reteurs

États-Unis: Little Richard, pionnier américain du rock and roll, est mort

mai 9, 2020

Rock

Le chanteur américain Little Richard, sur la scène parisienne de l’Olympia le 7 juin 2005 (archives).afp.com/STEPHANE DE SAKUTIN

Considéré comme le créateur du rock and roll, Little Richard est mort ce samedi aux Etats-Unis à l’âge de 87 ans.

Connu pour ses hymnes entraînants comme Tutti Frutti ou Long Tall Sally et sa présence endiablée sur scène, Richard Penniman, alias Little Richard, est mort samedi à l’âge de 87 ans a annoncé son fils au magazine Rolling Stone.

Les causes de la mort de cette légende de la musique américaine qui, à l’instar de Chuck Berry ou Fats Domino, a permis dans les années 1950 l’émergence d’un genre nouveau, le rock and roll, ne sont toujours pas connues.

Porté par sa voix profonde, Richard a fasciné toute une génération et inspiré d’innombrables artistes. Avec Chuck Berry et Fats Domino, il a contribué à métamorphoser le blues. Mais bien plus que ces deux contemporains relativement sages, Little Richard a contribué à donner au rock and roll un air de scandale, avec ses chemises criardes comme aucun homme n’en portait alors, sa coiffure banane de 15 cm de haut, et sa moustache aussi fine qu’un trait de crayon.

Une influence considérable

Bien avant les rockeurs des années 1960, ses excès firent rimer rock avec décadence : en tournée, ce voyeur assumé parlait ouvertement de ses orgies nocturnes bisexuelles. Mais il s’avéra aussi être une personnalité torturée aux multiples revirements.

Son influence a néanmoins été considérable. Les premiers grands rockeurs blancs – Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Elvis Presley – ont tous repris ses chansons.

Les Beatles comme les Rolling Stones jouèrent, à leurs débuts, en première partie de ses concerts, et le jeune Jimi Hendrix démarra comme musicien dans son groupe. A neuf ans, David Bowie fut fasciné en voyant un film de Little Richard. « Sans lui, je ne serais probablement jamais devenu musicien », admit-il plus tard.

Remarqué par une chanteuse de Gospel

Little Richard était né le 5 décembre 1932 dans une famille pauvre de Macon, en Géorgie, dans le Sud. Dans son autobiographie de 1984, il racontait que son père, qui tenait un bar et a été tué par balle au début de sa carrière, lui avait dit un jour: « Mon père a eu sept fils, et moi aussi je voulais sept fils. Tu as tout gâché, tu n’es qu’une moitié de fils ».

Son surnom de « Petit Richard » était trompeur: l’homme mesurait 1m80. Enfant rebelle, handicapé par deux jambes de longueur différente, il traînait dans les églises, attiré par leur musique, et se distinguait par ses allures efféminées.

Il se fait remarquer en 1947 par une chanteuse de gospel. Il commence alors à chanter professionnellement, notamment dans des spectacles clandestins de drag-queen. Dans un marché de la musique en plein boom, de premières maisons de disques s’intéressent à lui. « Tutti Frutti, » qui évoque le sexe entre hommes, devient un incontournable de ses spectacles.

Mais il n’avait jamais pensé l’enregistrer, jusqu’à ce qu’un producteur chez Specialty Records, un label de Los Angeles spécialisé dans les artistes noirs, entende le titre. Il proposa de l’enregistrer en studio avec des paroles édulcorées pour permettre au titre de passer à la radio.

« Ne force pas »

Au lieu de « si ça ne rentre pas, ne force pas », les paroles, réinventées par une jeune compositrice, disaient désormais: « J’ai une petite amie Sue, qui sait exactement ce qu’il faut faire ».

Ainsi assagie, « Tutti Frutti » fit un malheur. Lors d’un concert à Baltimore en 1956, les femmes se déshabillèrent et jetèrent leurs sous-vêtements sur scène, tandis que la police empêchait des fans euphoriques d’envahir la scène ou de se jeter des balcons.

« On n’avait jamais vu un artiste venu du R&B si extraverti, si sauvage, si bruyant », raconte Chris Morris, un musicologue qui remastérisa son album « Here’s Little Richard » (1957). Viendront ensuite d’autres succès comme « Good Golly, Miss Molly » (1956). Devenu riche, Little Richard achète une villa à Los Angeles et y emménage avec sa mère.

Mais au sommet de sa gloire, en 1957, il annule brutalement une tournée en Australie pour se proclamer missionnaire de la congrégation évangélique « Church of God ». Après sa conversion, il épouse Ernestine Campbell, une secrétaire de cette église, et ensemble ils adoptent un fils. Mais quatre ans plus tard, le mariage tournait court, après que Richard fut arrêté pour comportement indécent avec des hommes dans des toilettes. Ses positions sur la sexualité resteront cependant toujours ambivalentes.

En 1995, il disait au magazine Penthouse: « j’ai été gay toute ma vie, et je sais que Dieu est un Dieu d’amour, pas de haine ». Mais fin 2017, il déclarait, sur une chaîne de télévision religieuse de l’Illinois, l’homosexualité « contraire à la nature ».

Par Lexpress avec AFP