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États-Unis: Un témoin-clé de la mort de George Floyd ne veut pas être entendu au procès

avril 6, 2021
Un temoin-cle de la mort de George Floyd ne veut pas etre entendu au proces
Un témoin-clé de la mort de George Floyd ne veut pas être entendu au procès© AFP/Kerem Yucel

Les jurés au procès du meurtre du quadragénaire noir américain George Floyd n’entendront pas, ou très peu, un témoin-clé du drame, qui se trouve en prison et invoque son droit à ne pas témoigner contre lui-même.

Détenu pour des faits distincts, Morries Hall a comparu mardi matin par lien vidéo devant le juge Peter Cahill, qui préside le procès du policier blanc Derek Chauvin, pour demander une dérogation qu’il a en partie obtenue.

« Il n’y a vraiment qu’un tout petit sujet qui pourrait être abordé », a déclaré le magistrat, qui rendra une décision définitive ultérieurement.

Derek Chauvin, 45 ans, est accusé d’avoir tué George Floyd le 25 mai à Minneapolis en maintenant son genou sur son cou pendant plus de neuf minutes, un drame qui a suscité un sursaut antiraciste historique aux Etats-Unis.

Le policier plaide non coupable et assure que George Floyd est mort d’une overdose au fentanyl, un puissant opiacé de synthèse.

A l’ouverture du procès, son avocat Eric Nelson a soutenu que George Floyd, installé dans une voiture avec deux amis, avait avalé deux pilules juste avant l’arrivée de la police. Morries Hall est l’une des personnes qui se trouvaient à bord.

Or la petite amie de George Floyd a déclaré la semaine dernière à la barre que M. Hall avait vendu de la drogue au couple dans le passé.

Eric Nelson a confirmé mardi qu’il aurait aimé demander à M. Hall s’il avait « fourni ou vendu des substances interdites » à George Floyd juste avant sa mort.

Mais l’avocate de Morries Hall a souligné que cela exposerait ce dernier à des poursuites si la thèse de l’overdose était finalement retenue, et a invoqué le 5e amendement de la Constitution américaine qui autorise à ne pas témoigner contre soi-même.

Le juge lui a donné raison et a décidé que si M. Hall était convoqué devant les jurés, il ne pourrait être interrogé que sur l’attitude de George Floyd avant sa mort, et sur rien d’autre. Avant de donner son feu vert sur ce point, il a demandé à Eric Nelson de mettre ses questions par écrit.

Après ce débat de procédure, le procès a rouvert avec l’audition d’un policier de Minneapolis, Ker Yang, spécialiste de la réponse aux crises de santé mentale.

La veille, le chef de la police de Minneapolis, Medaria Arradondo, avait estimé que Derek Chauvin avait « violé les règles » et « les valeurs » en vigueur dans ses services, en maintenant son genou aussi longtemps sur le cou de l’Afro-Américain.

Le verdict des jurés dans ce procès hors norme n’est pas attendu avant la fin avril.

Avec Le Point avec AFP

États-Unis: Un conducteur fonce dans un point de contrôle du Capitole et tue un policier

avril 2, 2021

WASHINGTON — Un conducteur a foncé dans un point de contrôle du Capitole des États-Unis, vendredi après-midi, tuant un policier et en blessant un second.

© Fournis par La Presse Canadienne

D’après les faits rapportés par le corps de police particulier du Capitole, à Washington, le suspect, qui a été identifié comme étant Noah Green, 25 ans, serait sorti de son véhicule en brandissant un couteau et des agents auraient alors fait feu.

La chef de police par intérim, Yogananda Pittman, a confirmé en conférence de presse que l’un des agents avait succombé à ses blessures. Le suspect a lui aussi perdu la vie après son arrivée à l’hôpital.

«Je demande simplement au public de garder les policiers du Capitole des États-Unis et leurs familles dans ses prières», a déclaré la chef Pittman.

«Cela a été une période extrêmement difficile pour la police du Capitole des États-Unis après les événements du 6 janvier et maintenant les événements qui se sont produits ici aujourd’hui.»

Les autorités assurent qu’il n’y aurait plus de menace immédiate et qu’il ne semble pas y avoir de lien entre cet incident et l’insurrection de janvier dernier.

La police a identifié l’officier tué comme étant William «Billy» Evans, un vétéran de 18 ans d’expérience qui était membre de l’unité des premiers intervenants du corps policier.

Deux représentants de la loi ont déclaré à l’Associated Press que les enquêteurs pensaient au départ que le suspect avait poignardé l’un des policiers, mais il semble possible que ce ne soit pas le cas. Le policier pourrait être décédé en raison du choc avec le véhicule.

Les deux représentants de la loi n’étaient pas autorisés à discuter publiquement de l’enquête et se sont exprimés sous le couvert de l’anonymat.

La chef par intérim Yogananda Pittman a déclaré que le suspect ne semblait pas avoir été sur le radar de la police et les enquêteurs tentent de comprendre le motif de son geste.

Cette attaque rappelle que le Capitole et les agents chargés de le protéger demeurent des cibles potentielles de violence.

Le président Joe Biden a déclaré dans un communiqué que son épouse et lui avaient le cœur brisé. Il a exprimé ses condoléances à la famille du policier Evans et a ordonné que les drapeaux à la Maison- Blanche soient mis en berne.

L’incident s’est produit à un poste de contrôle près du Capitole au moment où le Congrès américain fait relâche. Cela survient tout de même dans un contexte sous haute tension quelque trois mois après l’invasion de l’enceinte politique survenue le jour de la certification de la victoire électorale du président Joe Biden.

Les environs du Capitole ont été placés en confinement à la suite de la fusillade. Tous les employés ont été avisés qu’ils ne pouvaient plus entrer ni sortir des bâtiments.

L’incident s’est produit à moins d’une centaine de mètres de l’entrée du célèbre immeuble, du côté du Sénat.

Les clôtures qui entravaient la circulation des véhicules près de cet endroit ont été récemment retirées alors que le Capitole commençait à s’ouvrir à nouveau depuis l’émeute du 6 janvier.

Le point de contrôle visé est normalement utilisé par les sénateurs et leur personnel.

Avec La Presse Canadienne

Covid-19 : les États-Unis vont livrer 1,5 million de doses du vaccin AstraZeneca au Canada

mars 26, 2021

Les États-Unis vont livrer la semaine prochaine au Canada 1,5 million de doses du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19, a annoncé vendredi 26 mars Anita Anand, ministre canadienne des Services publics et de l’Approvisionnement.

Les États-Unis disposent de dizaines de millions de doses de ce vaccin qui n’a pas, à ce stade, reçu le feu vert des autorités sanitaires américaines. À l’inverse, le Canada a autorisé fin février ce vaccin, l’un des quatre approuvés par Ottawa avec ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna et Johnson & Johnson. «Je peux confirmer que les 1,5 million de doses d’AstraZeneca provenant des États-Unis arriveront au Canada mardi prochain par camion», a dit Anita Anand lors d’une conférence de presse. La Maison Blanche avait annoncé la semaine dernière envisager l’envoi de millions de doses de ce vaccin au Mexique et au Canada.

400 millions de doses commandées

Le Canada a commandé 20 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca, mais aucune date de livraison n’a encore été établie, selon le ministère canadien de la Santé. Au total, le Canada a commandé ou réservé plus de 400 millions de doses de divers vaccins. Le pays doit recevoir d’ici le 18 avril 6 millions de doses, soit l’équivalent du «nombre total de doses reçues au cours des 3 derniers mois», a précisé Anita Anand. À ce jour, 11% des 38 millions de Canadiens ont reçu au moins une dose de vaccin, selon Anita Anand.

Ottawa a aussi commandé deux millions de doses de la version du vaccin d’AstraZeneca produite en Inde par le Serum Institute, dont quelques centaines de milliers ont déjà été livrées. Le Canada doit aussi recevoir 1,9 million de doses du vaccin AstraZeneca d’ici la fin juin par le biais du dispositif onusien Covax, qui vise notamment à aider les pays pauvres à vacciner leurs populations contre le Covid, avait précédemment indiqué le premier ministre Justin Trudeau.

Par Le Figaro avec AFP

Tuerie d’Atlanta : « la haine n’a pas sa place aux États-Unis », dit Biden

mars 19, 2021

Les violences à l’endroit des communautés asiatiques aux États-Unis « doivent cesser », a martelé vendredi le président américain Joe Biden depuis la Georgie, quelques jours après qu’un tireur eut assassiné huit personnes dans des salons de massage de la région d’Atlanta.

Le président américain Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont vivement condamné les violences à l'endroit des communautés asiatiques.

© Patrick Semansky/Associated Press Le président américain Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont vivement condamné les violences à l’endroit des communautés asiatiques.

«La haine n’a pas sa place aux États-Unis», a déclaré le président Biden au terme d’un entretien auquel participaient la mairesse d’Atlanta, Keisha Lance Bottoms, des représentants de l’État et des activistes.

Entendre certains d’entre eux raconter leur histoire – la représentante Bee Nguyen, par exemple, a confié avoir été la cible de menaces de mort – et partager la peur qui les habite était «crève-cœur», a dit M. Biden.

Aux yeux du président, il revient à tous les Américains de faire leur part afin de dénoncer cette violence. «Notre silence est complice; nous ne pouvons être complices», a-t-il insisté.

«Nous voulons que les Américains d’origine asiatique de la Georgie et de partout au pays sachent que nous ne nous tairons pas, que nous ne resterons pas les bras croisés», a renchéri à ses côtés la vice-présidente, Kamala Harris.

S’ils devaient se rendre en Georgie afin d’y promouvoir leur stratégie de relance économique et de vaccination, Joe Biden et Kamala Harris ont changé leurs plans afin d’aller «offrir leur soutien» aux familles des victimes des fusillades.

Un homme de 21 ans a été accusé des meurtres de huit personnes, dont six étaient des femmes asiatiques.

Bien que les enquêteurs n’aient pas encore établi s’il s’agissait d’un crime haineux, des membres de la classe politique et des avocats des droits de la personne ont fait valoir que les meurtres devaient être motivés, au moins en partie, par la montée des actes racistes à l’endroit des Asiatiques depuis le début de la pandémie.

Selon la police, le suspect, un homme blanc qui habite en banlieue d’Atlanta, a nié tout mobile raciste, déclarant que son «obsession sexuelle» l’aurait mené à commettre cette tuerie.

Si on ignore pour l’heure le motif du tireur, a commenté le président Biden, il est néanmoins de notoriété publique que le pays doit composer avec une «crise de violences sexistes et anti-Asiatiques».

«Trop d’Américains d’origine asiatique […] ont été attaqués, blâmés, désignés comme boucs émissaires, harcelés. Ils ont été insultés, agressés, tués», a-t-il poursuivi.

Kamala Harris, dont la mère est originaire d’Asie du Sud, a pour sa part souligné que «le racisme [était] bien réel aux États-Unis et l’a toujours été», au même titre que «la xénophobie» et «le sexisme».

Des organisations ont constaté une inquiétante augmentation des actes racistes au pays : près de 3800 incidents ont été rapportés depuis mars 2020 à Stop AAPI Hate, un groupe de surveillance des droits des Américains d’origine asiatique basé en Californie.

Dans la foulée des fusillades, le président Biden a appelé le Congrès à adopter sans plus tarder le projet de loi pour lutter contre les crimes haineux liés à la COVID-19, qui permettrait notamment d’augmenter les ressources en prévention et la capacité d’intervention des autorités.

Il a ajouté qu’il entendait demander au département de la Justice de se pencher sur ce phénomène.

Vendredi, la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a dénoncé les actes de violence contre les communautés asiatiques, qui ont, selon elle, été exacerbés par les commentaires méprisants et racistes de l’administration Trump.

Le prédécesseur de M. Biden avait employé à maintes reprises des expressions dégradantes associant les Asiatiques et le nouveau coronavirus, le SARS-CoV-2, qui a été découvert dans la ville de Wuhan, en Chine, en 2019.

Avec  CBC/Radio-Canada 

États-Unis: Décès du boxeur américain Marvelous Marvin Hagler

mars 14, 2021

DÉCÈS DU BOXEUR AMÉRICAIN MARVELOUS MARVIN HAGLER

© Reuters/Eric Gaillard DÉCÈS DU BOXEUR AMÉRICAIN MARVELOUS MARVIN HAGLER

(Reuters) – Marvelous Marvin Hagler, boxeur qui dominait la catégorie des poids moyens dans les années 80, est décédé à l’âge de 66 ans, a annoncé samedi sa femme, Kay Hagler.

La cause de la mort n’était pas encore connue. Le site internet TMZ a rapporté que l’ancien boxeur avait été transporté dans un hôpital du New Hampshire samedi, se plaignant de douleurs à la poitrine et de difficultés à respirer.

Marvin Hagler, qui avait changé son nom pour Marvelous en 1982, a dominé la catégorie des poids moyens jusqu’à sa défaite controversée en 1987 contre Sugar Ray Leonard.

« Je suis désolée de vous annoncer une triste nouvelle. Aujourd’hui, malheureusement, mon époux adoré Marvelous Marvin est décédé de manière inattendue dans sa maison du New Hampshire. Notre famille vous demande de respecter son intimité en ces temps difficiles », a écrit Kay Hagler dans un message publié sur la page du fan club de Marvin Hagler sur Facebook.

Considéré comme l’un des plus grands champions de la discipline, Hagler n’a été mis au tapis qu’une seule fois en 67 combats professionnels et 52 de ses victoires ont été obtenues par KO.

Avec Reuters par (Steve Keating; version française Camille Raynaud)

États-Unis: Joe Biden salue une «victoire historique» après l’adoption de son plan de relance de 1900 milliards

mars 10, 2021

Malgré l’opposition en bloc des républicains, qui dénoncent des dépenses extravagantes et mal ciblées, le plan colossal a été approuvé par 220 voix contre 211.

Joe Biden s’est félicité mercredi d’une « victoire historique » pour les Américains après l’adoption au Congrès de son colossal plan de relance économique, un succès majeur 50 jours après son arrivée à la Maison Blanche.

Malgré l’opposition en bloc des républicains, qui dénoncent des dépenses extravagantes et mal ciblées, et une défection dans leurs rangs, les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, ont pu l’approuver par 220 voix contre 211. Ce résultat a été accueilli par une ovation des démocrates dans l’hémicycle. Joe Biden va promulguer vendredi ce plan de 1.900 milliards de dollars, un montant vertigineux équivalant au PIB de l’Italie. « Cette loi représente une victoire historique, historique, pour les Américains. J’ai hâte de la signer cette semaine », a réagi le président lors d’un discours à Washington sur la campagne de vaccination. « Chaque élément du plan de sauvetage américain répond à de véritables besoins », a-t-il ajouté, comme en réponse aux critiques républicaines. Les chefs démocrates du Congrès ont salué l’une des « lois les plus importantes » des dernières décennies. « Nous sommes à un tournant décisif de l’histoire de notre pays », a lancé la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, dans l’hémicycle.

« C’est de loin l’une des pires lois que j’ai vues »« un exemple classique de programme démocrate hypertrophié », a rétorqué le chef des sénateurs républicains Mitch McConnell. « Il s’agit d’une longue liste de priorités de gauche qui datent d’avant la pandémie et ne répondent pas aux besoins des Américains », a aussi accusé le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy. Reprenant la grande ligne d’attaque des républicains, il a réaffirmé que seuls 9 % du plan étaient « liés à la lutte contre le Covid ».

Nouveaux emplois mais risque d’inflation

La pandémie a fait plus de 500.000 morts aux États-Unis, et la première économie mondiale s’est contractée de 3,5 % l’an passé, sa pire année depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon des experts, le « plan de sauvetage américain », très populaire dans les sondages, devrait doper la croissance. D’après la Maison Blanche, cette législation « historique » créera plus de 7 millions de nouveaux emplois cette année et rendra les soins de santé plus abordables tout en sauvant des vies grâce aux aides pour la vaccination généralisée. Elle affirme également qu’elle réduira de moitié la pauvreté des enfants. Mais d’autres économistes mettent en garde contre le risque d’inflation.

Des millions d’Américains vont toucher des chèques d’aides directes allant jusqu’à 1.400 dollars par individu et personne à charge, pour un montant global de quelque 400 milliards de dollars. Le plan prolonge en outre jusqu’en septembre des allocations-chômage exceptionnelles qui devaient expirer le 14 mars. Quelque 15 milliards de dollars sont consacrés à la vaccination, 50 milliards pour les tests et le traçage et 10 milliards pour la production de vaccins. Le plan consacre également 126 milliards de dollars aux écoles, de la maternelle au lycée, pour soutenir leur réouverture malgré la pandémie, ainsi que 350 milliards en faveur des États, des collectivités locales.

Revers au Sénat

Le projet initial comprenait une hausse du salaire minimum fédéral qui a dû être abandonnée au Sénat, où le montant des allocations-chômage et le plafond pour toucher les chèques ont d’autre part été abaissés sous la pression d’un démocrate conservateur. Ces compromis pouvaient faire craindre une fronde des progressistes, mais les troupes démocrates sont unies derrière le plan Biden. C’est en saluant « la plus importante loi votée par le Congrès pour aider les travailleurs depuis des décennies » que le sénateur indépendant Bernie Sanders avait approuvé le plan samedi à la chambre haute.

À la Chambre comme au Sénat, seuls les démocrates ont voté en faveur du plan de relance. Un revers pour Joe Biden, sénateur pendant plus de 35 ans et arrivé à la Maison Blanche sur la promesse de trouver des terrains d’entente avec les républicains, après les profondes divisions de l’ère Trump. Le vieux routier de la politique espère ensuite parvenir à une meilleure entente pour son prochain gigantesque projet législatif, qui devrait concerner les infrastructures américaines.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Biden nomme deux femmes à la tête de commandements militaires

mars 8, 2021

Le président Joe Biden a annoncé lundi 8 mars la nomination de deux femmes à la tête de commandements militaires américains, qui devraient devenir les deuxième et troisième femmes à occuper d’aussi hautes fonctions militaires aux États-Unis. La générale de l’US Air Force Jacqueline Van Ovost, seule femme ayant le rang de général 4 étoiles, le plus haut de l’armée américaine, est nommée à la tête du transport logistique (Transcom). La générale 3 étoiles de l’armée de terre Laura Richardson est choisie pour diriger le commandement sud (Southcom), qui couvre l’Amérique centrale et latine, et devrait obtenir sa 4e étoile.

Si leur nomination est confirmée par le Sénat, Jacqueline Van Ovost et Laura Richardson succéderont à Lori Robinson, qui était devenue la première femme à prendre la tête d’un commandement militaire (Northcom) avant de prendre sa retraite en 2018. «Chacune de ces deux femmes a fait carrière en démontrant des compétences, une intégrité et un sens du devoir incomparables», a déclaré Joe Biden en les présentant lors d’une courte allocution à la Maison Blanche. «Aujourd’hui est la Journée internationale des femmes et nous devons voir et reconnaître les accomplissements de ces deux femmes pionnières», a-t-il ajouté.

L’armée américaine compte onze commandements militaires, tous dirigés par des généraux 4 étoiles, qui ont quasiment rang de ministre aux États-Unis. Le mois dernier, le New York Times avait révélé que les nominations de ces deux femmes avaient été décidées dès l’an dernier par le Pentagone, mais que l’annonce en avait été reportée à après le scrutin présidentiel de novembre, car l’ex-ministre de la Défense Mark Esper craignait que Donald Trump n’approuve pas ces choix à cause de leur genre.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis/Caroline du Sud: un an plus tard

mars 1, 2021
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Il y a un an, je me tenais à Columbia, en Caroline du Sud, reconnaissant que les électeurs de l’État de Palmetto , et en particulier l’épine dorsale du Parti démocrate, la communauté afro-américaine, nous avaient mis sur la voie de la présidence.

Cette nuit-là, j’ai dit que la nôtre était une campagne pour les gens qui avaient été renversés, comptés et laissés pour compte. J’ai parlé du coût de la colère et de la division dans le pays et de la nécessité d’unir l’Amérique.

That night, as I prepared to speak, the United States confirmed our 69th coronavirus case. As a nation, we were just beginning to understand how much our lives would soon be upended.

Le monde a radicalement changé au cours de la dernière année. Notre nation a commencé à se débattre avec un compte à rebours attendu depuis longtemps sur la justice raciale. Notre démocratie a subi une violente insurrection dans notre Capitole. En tant que peuple, nous avons pleuré les plus d’un demi-million de vies perdues à covid-19, et la dévastation économique qui a martelé tant plus de familles, de petites entreprises et de communautés. Ajoutez à cela le besoin croissant de faire face à notre changement climatique, et c’est une confluence de crises peut-être sans précédent dans notre histoire.

Et pourtant, même si le monde a changé, les défis que j’ai décrits cette nuit-là ne sont devenus que plus urgents.

Des millions d’Américains ont perdu leur emploi à la suite de la récession COVID-19. Nos villes ont perdu 1,3 million d’emplois depuis mars dernier; les éducateurs, les infirmières, les policiers, les pompiers et d’autres travailleurs publics essentiels ont été poussés au bord du gouffre. 400 000 petites entreprises ont fermé leurs portes, pour toujours.

Le bilan économique de la pandémie continue de déchirer notre pays aussi brutalement que le virus lui-même.

Nous voyons les dommages d’une manière que nous ne nous attendions pas à voir dans ce pays — des files de voitures, des kilomètres de long, dans les banques alimentaires. Au début de février, un adulte sur sept ayant des enfants dans ce pays a déclaré qu’il n’avait pas suffisamment de nourriture.

Nous avons vu la participation des femmes à la population active à son plus bas niveau en plus de trois décennies, car tant de femmes sont confrontées au choix dévastateur entre un chèque de paie et les soins et l’éducation d’un enfant.

Au cours de la dernière année, nous avons été testés comme jamais auparavant. Et maintenant, nous répondons.

Faire face au COVID-19 a exigé à la fois un miracle de la science et un miracle de fabrication, donnant trois vaccins efficaces à ce jour. Maintenant, il faut la plus grande entreprise opérationnelle de notre histoire: obtenir des coups de feu dans les bras de centaines de millions d’Américains.

Je me suis fixé un objectif de 100 millions de tirs dans mes 100 premiers jours. Pour y parvenir, nous ramenons des médecins et des infirmières à la retraite comme vaccinateurs, déployons des professionnels de la santé de l’armée et de notre corps médical commandé, et nous installons et soutenons de nouveaux sites de vaccination élargis. Par conséquent, nous sommes bien en avance sur notre objectif , atteignant la moitié de la marque en seulement 37 jours.

Nous faisons également des progrès dans la guérison économique dont notre nation a besoin.

Tard vendredi soir, la Chambre des représentants a adopté mon plan de sauvetage américain. Cela nous rapproche un peu plus de la vaccination de la nation; obtenir des gouvernements des États et des collectivités locales le soutien dont ils ont besoin pour éviter des licenciements massifs; mettre 1 400 $ de plus dans les poches des Américains sous forme de paiements directs; l’augmentation et l’extension des allocations de chômage pour des millions d’Américains qui sont sans emploi en raison de leur propre faute; aider des millions d’Américains à nourrir leurs familles et à garder un toit au-dessus de leur tête; et ramener nos enfants en toute sécurité à l’école.

Tous les aspects du Plan de sauvetage américain répondent à un besoin désespéré, et c’est pourquoi nous constatons un soutien massif de la part des maires et des gouverneurs des deux partis, et de la grande majorité du peuple américain.

Et aussi essentiel que cela soit, ce n’est que le début.

La firme de Wall Street Moody’s estime que le plan de sauvetage américain aidera l’économie à créer plus de 7 millions d’emplois rien que cette année seulement. Ce serait sur la voie des plus de 18 millions d’emplois que Moody’s estime créer au cours des quatre prochaines années grâce à notre plan de relance Build Back Better.

En livrant son appui à ma candidature, le membre du Congrès Jim Clyburn a parlé de la façon dont ce qui était en jeu pour le pays était « la bonté de l’Amérique ». Il a dit que l’Amérique était super parce que notre peuple était bon. Et nous ne pourrions jamais perdre cela.

Nous devons nous rappeler, en ce moment où il y a encore tant de douleur à travers le pays, que nous avons la responsabilité de soulever nos compatriotes américains, pas de les laisser affamés, sans emploi, dans le froid. Que nous sommes appelés à traiter tout le monde avec dignité et respect. Que les inégalités et les injustices mises à nu par la pandémie et les crises économiques de l’année écoulée ont rendu plus urgent que jamais pour nous de vivre enfin les principes fondateurs de cette nation — que chacun soit créé égal et ait le droit d’être traité sur un pied d’égalité tout au long de la vie.

Et nous savons que nous devons appliquer ces principes dans tout ce que nous faisons , de la récupération de la pandémie à la reconstruction de notre économie, à la réaffirmation du leadership de l’Amérique dans le monde.

Quand je regarde en arrière sur ce qui s’est passé en Caroline du Sud il ya un an, c’est incroyable de voir combien peut changer en une journée, peu importe une année entière. J’espère que dans un an, les Américains pourront regarder en arrière et s’émerveiller de ce qui a changé — dans leur vie et dans notre économie — pour le mieux.

Avec Associated Press

[Tribune] L’Amérique est de retour en Afrique

février 28, 2021
Joe Biden à Washington, le 25 février 2021

Désignations de personnalités noires aux postes-clés, discours conciliants, « diplomatie normale »… L’administration Biden veut renouer avec l’Afrique, ignorée par Trump.

Ce n’est sans doute pas une tâche herculéenne : compte tenu de l’indifférence méprisante dont faisait preuve Donald Trump à l’égard du continent — où il ne s’est jamais rendu —, la nouvelle administration dispose d’un a priori favorable en Afrique, d’autant qu’elle a déjà marqué un changement net d’intentions et d’ambitions.

Dans un discours destiné aux délégués du 34e sommet de l’Union africaine et diffusé le 7 février, Joe Biden a indiqué la ligne générale de sa politique étrangère : « L’Amérique est de retour. La diplomatie est de nouveau au centre de notre politique étrangère. [Nous allons nous employer] à renouveler notre rôle dans les institutions internationales et à retrouver notre crédibilité et notre autorité morale. »

« Soutien et respect mutuel »

Il a ensuite centré ses propos sur l’Afrique, en affirmant que les États-Unis se tenaient à ses côtés, « partenaires en solidarité, soutien et respect mutuel. Nous croyons en les nations africaines ». Il a poursuivi en parlant d’une « vision commune pour un avenir meilleur », et en évoquant des sujets ayant trait à l’économie, la sécurité et les droits humains pour les « femmes et les filles, les personnes LGBTQI, les personnes en situation de handicap, les personnes de toute origine ethnique, religion ou culture.

Le président américain a également mentionné des urgences du moment : la pandémie et le réchauffement climatique, avec la perspective de financements adéquats pour des usines à vaccins et le Green Climate Fund. Il a enfin annoncé que les restrictions de visas pour les réfugiés édictées par Trump allaient être abrogées, et que l’égalité raciale et la lutte contre le suprémacisme blanc étaient des priorités de son administration. À l’évidence, Biden visait à insister sur la rupture franche avec l’administration Trump et, par contrecoup, à souligner les continuités avec Barack Obama, dont il était le vice-président.

Des Africains-Américains promus

Pour en savoir un peu plus, il faut nous tourner vers un ensemble de nominations tout à fait significatives auxquelles le nouveau président a procédé. Plusieurs Africains-Américains ont été promus. Enoh Ebong est ainsi devenue directrice par intérim de l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA). Cette femme d’origine nigériane a une solide expérience au sein de ladite agence, où elle a travaillé de 2004 à 2019.

Mahmoud Bah, d’origine guinéenne, est également distingué : il devient le responsable par intérim du Millennium Challenge Corporation (MCC). Le MCC, créé par le Congrès des États-Unis en 2004, est un programme de développement dont la vocation est de verser des subventions à des pays qui ont démontré leur engagement dans la promotion des bonnes pratiques de gestion et la réforme économique. Mahmoud Bah a lui aussi une solide expérience d’une dizaine d’années au sein de l’organisme à la tête duquel il a été nommé, y compris en tant que responsable du MCC en Côte d’Ivoire pendant trois ans.

LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN ACTUEL EST DE LOIN LE PLUS DIVERS DE L’HISTOIRE DU PAYS. LA MOITIÉ DE SES MEMBRES NE SONT PAS BLANCS

À ces nominations s’en ajoutent d’autres, du côté africain-américain, et au plus haut niveau. Elles marquent aussi une rupture symbolique et pratique avec l’ère Trump. Même si la vice-présidente n’est pas africaine-américaine (ses parents étaient d’origines caribéenne et indienne), Kamala Harris s’affirme comme une femme noire, en laquelle beaucoup de femmes et d’hommes noirs se reconnaissent. Le nouveau ministre de la Défense, le général quatre étoiles Lloyd Austin, est également entré en fonctions, une première pour un homme noir.

Marcia Fudge, représentante de l’Ohio au Congrès, est désormais ministre de l’Habitat et du Développement urbain, tandis que Susan Rice, ancienne ambassadrice des États-Unis à l’ONU, devient directrice du Conseil de politique intérieure (Domestic Policy Council). De son côté, Linda Thomas-Greenfield, une diplomate chevronnée qui fut notamment chargée des affaires africaines entre 2013 et 2017, avant d’être démise de ses fonctions par Trump, représente désormais son pays à l’ONU.

Si l’on ajoute à ces personnalités celles issues du monde hispanique, et même amérindien, le gouvernement américain actuel est de loin le plus divers de l’histoire du pays (la moitié de ses membres ne sont pas blancs). Voilà qui est significatif, et qui a été salué par les associations antiracistes du pays : la représentation, l’incarnation d’un poste, cela compte en politique !

Environnement et santé

Reste, bien entendu, à mesurer les effets de ces nominations sur les politiques mises en œuvre. Du côté de l’Afrique, la tendance générale est celle d’un retour à une diplomatie normale, marquée par des relations respectueuses entre les États-Unis et le continent.

L’inflexion principale par rapport à l’administration Obama semble devoir se situer du côté d’une accentuation de l’investissement environnemental, sur lequel Biden a tant insisté pendant sa campagne, et de la priorité médicale, puisque l’Afrique n’est pas épargnée par le Covid-19, même si la pandémie n’a pas eu des conséquences comparables à celles que l’Europe ou les États-Unis connaissent.

Sur les autres sujets, Washington combinera, de manière finalement assez classique, ses intérêts propres, en particulier économiques, à des préoccupations stratégiques (en laissant le premier rôle militaire à la France dans le Sahel, tout en assurant un soutien logistique) et humanitaires. Mais les historiens savent bien que ce qui semble prévisible sera déjoué par les événements eux-mêmes, et la capacité des responsables africains et américains à y répondre !

Par  Pap Ndiaye

Historien, professeur à Sciences Po Paris, nouveau directeur général du Palais de la Porte Dorée

Bourse d’études: Bourse américaine « Fulbright »

février 26, 2021

Le programme Fulbright permet aux candidats de poursuivre les études de cycle supérieur aux Etats-Unis d’Amérique.

Les candidats sont choisis à travers une compétition ouverte, fondée sur le mérite, dans lequel le potentiel des qualités de leadership, l’excellence académique et la capacité de s’adapter à la vie aux États-Unis sont tous pris en considération.

La bourse Fulbright fournit un financement pour :

•Les frais de scolarité et frais d’admission exigés pour les études supérieures aux États-Unis.

•Une allocation pour achat de livres et équipements.

•Une allocation mensuelle pour le loyer et la nourriture.

•Une assurance santé pour toute la durée du séjour.

•La possibilité de participer à des séminaires et conférences d’enrichissement professionnelles du programme Fulbright.

Qui est éligible?

Les candidats doivent répondre aux critères suivants:

• Les citoyens américains ou citoyens titulaires d’une carte de résidence américaine (carte verte) ne sont pas admissibles.

•Résidence dans votre pays tout au long du processus de demande, de sélection et de finalisation.

•Avoir deux ans d’expérience professionnelle (facultatif).

•Titulaire d’une Licence de quatre années d’une institution de l’enseignement supérieur accréditée (système classique) ou de cinq ans (Système LMD: License plus M1/M2)

•Avoir une solide formation académique.

•Avoir une très bonne connaissance de l’anglais (TOEFL IBT exigé avec un score minimum de 92/93 ou un score IELTS de 6.5 dans l’ensemble (la note de 6 minimum pour chaque épreuve est obligatoire).

• La préférence est accordée aux étudiants qui ont peu ou pas d’expérience préalable des États-Unis.La demande en ligne:

https://foreign.fulbrightonline.org/about/applicants

  • Délai de candidature : varie selon le pays.

Les candidats devront soumettre/transférer avec la demande en ligne les pièces suivantes:

•Copies des documents originaux:relevés de notes et diplôme ainsi que la traduction de ces documents en anglais par un traducteur assermenté.

• Les relevés de score du TOEFLIBTou IELTS ne dépassant pas deux ans de validité ainsi que le score du test GRE général. De plus, le score du test du GMAT est requis pour les candidats qui postulent à des programmes de MBA.• Un CV actualisé détaillant toute l’expérience antérieure en matière d’éducation et de travail.• Trois lettres de référence. Si les lettres de référencesont en français ou en arabe, une version officielle traduite en anglais est nécessaire.

•Lettre/essai de motivation (600 mots au plus)

•Intérêt et précision du projet d’études aux Etats-Unis.

Formulaire : https://foreign.fulbrightonline.org/about/applicants

Avec Adiac-Congo par Par Concoursn