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Forces afghanes en déroute face aux talibans: les États-Unis distants

août 12, 2021

WASHINGTON — Les forces gouvernementales afghanes échouent encore plus rapidement que les chefs militaires américains ne le pensaient il y a quelques mois à peine, lorsque le président Joe Biden a ordonné un retrait complet des troupes. Mais il y a peu d’appétit à la Maison-Blanche, au Pentagone ou parmi la population américaine pour tenter de freiner la déroute et il est probablement trop tard pour y arriver.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le président Biden a clairement indiqué qu’il n’avait pas l’intention de revenir sur la décision qu’il avait prise au printemps dernier, même si le résultat semble pointer vers une prise de contrôle par les talibans. La plupart des troupes américaines étant désormais parties et les talibans accélérant leurs gains sur le champ de bataille, les chefs militaires américains ne le pressent pas de changer d’avis. Ils savent que la seule option notable serait que le président relance la guerre à laquelle il a déjà décidé de mettre fin.

Les talibans, qui ont dirigé le pays de 1996 jusqu’à l’invasion des forces américaines après les attentats du 11 septembre 2001, se sont emparés de trois autres capitales provinciales mercredi et d’une de plus jeudi, la dixième que les insurgés ont prise dans un balayage d’une semaine où ils ont pris le contrôle d’environ les deux tiers du pays. Les insurgés n’ont pas d’armée de l’air et sont surpassés en nombre par les forces de défense afghanes entraînées par les États-Unis, mais ils se sont emparés du territoire à une vitesse stupéfiante.

Le porte-parole en chef du Pentagone, John Kirby, a déclaré que les Afghans avaient encore le temps d’éviter une défaite ultime.

«Aucun résultat potentiel ne doit être inévitable, y compris la chute de Kaboul, a déclaré M. Kirby devant la presse. Il n’est pas nécessaire que ce soit ainsi. Cela dépend vraiment du type de leadership politique et militaire que les Afghans peuvent mobiliser pour renverser la vapeur.»

Le président Biden a fait un commentaire similaire la veille, déclarant aux journalistes que les troupes américaines avaient fait tout ce qu’elles pouvaient au cours des 20 dernières années pour aider les Afghans.

«Ils doivent se battre pour eux-mêmes, se battre pour leur pays», a-t-il déclaré.

Les États-Unis continuent de soutenir l’armée afghane avec des frappes aériennes limitées, mais celles-ci n’ont pas fait de différence stratégique jusqu’à présent et devraient prendre fin lorsque les États-Unis mettront officiellement fin à leur participation à la guerre le 31 août. M. Biden pourrait ordonner la poursuite des frappes aériennes au-delà de cette date, mais cela semble peu probable étant donné sa position ferme sur la fin de la guerre.

«Mon soupçon, mon fort soupçon, est que la chronologie du 31 août va tenir», a déclaré Carter Malkasian, qui a conseillé les chefs militaires américains en Afghanistan et à Washington.

De hauts responsables militaires américains avaient averti le M. Biden qu’un retrait complet des États-Unis pourrait conduire à une prise de contrôle par les talibans, mais le président a décidé en avril que la poursuite de la guerre constituait un gaspillage. Il a déclaré mardi que sa décision tenait, malgré les discussions voulant que les talibans puissent bientôt être aux portes de Kaboul, menaçant la sécurité des diplomates américains et d’autres diplomates étrangers.

L’évaluation militaire américaine la plus récente, prenant en compte les derniers gains des talibans, indique que Kaboul pourrait être sous la menace des insurgés d’ici septembre et que le pays pourrait tomber entièrement sous le contrôle des talibans d’ici quelques mois, selon un responsable de la défense qui a discuté mercredi des analyses internes sous couvert d’anonymat.

Les autorités ont indiqué qu’il n’y avait eu ni décision ni ordre d’évacuation du personnel diplomatique américain d’Afghanistan. Mais un responsable a déclaré qu’il était maintenant temps d’avoir des conversations sérieuses à savoir si l’armée américaine devrait commencer à déplacer des actifs dans la région pour être prête au cas où le département d’État réclamerait une évacuation soudaine.

M. Kirby a refusé de discuter de toute planification d’évacuation, mais un responsable du Congrès a déclaré qu’il avait été question de la planification préliminaire d’une éventuelle évacuation de l’ambassade des États-Unis lors d’une récente réunion du Conseil de sécurité nationale, sans toutefois qu’une décision ne soit prise.

Avec Robert Burns et Lolita C. Baldor, The Associated Press

COVID-19: 100 000 nouvelles infections quotidiennes aux États-Unis

août 8, 2021

FORT LAUDERDALE, Fla. — L’épidémie de COVID-19 aux États-Unis a franchi samedi 100 000 nouvelles infections quotidiennes confirmées, un jalon dépassé pour la dernière fois lors de la vague hivernale et qui est entraîné par le variant Delta hautement transmissible et les faibles taux de vaccination dans le sud du pays.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les responsables de la santé craignent que les cas, les hospitalisations et les décès continuent d’augmenter si davantage d’Américains ne se font pas vacciner. À l’échelle nationale, 50 % des résidents sont complètement vaccinés et plus de 70 % des adultes ont reçu au moins une dose.

«Nos modèles montrent que si nous ne vaccinons pas plus les gens, nous pourrions aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers de cas par jour, similaire à notre augmentation du début janvier», a déclaré la directrice des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), Rochelle Walensky, sur les ondes de CNN cette semaine.

Il a fallu environ neuf mois aux États-Unis pour franchir 100 000 cas quotidiens moyens en novembre avant de culminer à environ 250 000 début janvier. Les cas ont atteint leur point le plus bas en juin, avec une moyenne d’environ 11 000 par jour, mais six semaines plus tard, le nombre est de 107 143.

Les hospitalisations et les décès augmentent également, bien qu’ils soient encore en deçà des sommets observés au début de cette année avant que les vaccins ne soient largement disponibles. Plus de 44 000 Américains sont actuellement hospitalisés en raison de la COVID-19, selon les CDC, une hausse de 30% en une semaine et près de quatre fois plus qu’en juin.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

É-U: cinq enfants laissés seuls meurent dans un incendie à East Saint Louis

août 6, 2021

EAST SAINT LOUIS, Ill. — Cinq enfants âgés de moins de dix ans qui avaient été laissés seuls à la maison ont perdu la vie dans un incendie tôt dimanche, dans le sud-ouest de l’Illinois, ont indiqué des responsables.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les pompiers ont été appelés à une adresse de la ville d’East St. Louis un peu avant 3 h, heure locale. Ils ont alors trouvé dans une chambre deux enfants qui étaient déjà décédés. Trois autres enfants étaient inconscients sur le plancher de la cuisine. Le décès de deux d’entre eux a été constaté à l’extérieur, a dit le chef adjoint des pompiers d’East St. Louis, George McClellan.

Le cinquième enfant est décédé à l’hôpital. Les petites victimes étaient âgées de deux à neuf ans et étaient toutes membres de la même famille. Leur identité n’a pas été dévoilée dans l’immédiat.

«Les gars trouvent ça très difficile», a dit le chef McLellan au sujet de ses pompiers.

La mère des enfants les avait laissés seuls pour aller chercher un autre adulte au travail. La maison était en flammes quand elle est revenue, a-t-il ajouté. Elle a fait plusieurs tentatives pour entrer sauver les enfants.

East St. Louis se trouve en face de la ville de Saint Louis, au Missouri, de l’autre côté du fleuve Missouri. Une enquête a été ouverte.

Sept autres familles ont été déplacées par le sinistre, mais elles n’étaient pas sur place au moment de la tragédie.

Avec The Associated Press

Les Etats-Unis offrent un asile temporaire aux ressortissants de Hong Kong

août 5, 2021
Les Etats-Unis offrent un asile temporaire aux ressortissants de Hong Kong
Les Etats-Unis offrent un asile temporaire aux ressortissants de Hong Kong© AFP/Jim WATSON

Le président américain Joe Biden a décidé jeudi d’offrir un asile temporaire aux ressortissants de Hong Kong face à « l’érosion de leurs droits et libertés » causée par la Chine, de quoi faire grimper encore la tension entre Washington et Pékin.

« Le soutien des Etats-Unis au peuple de Hong Kong ne faiblira pas », écrit Joe Biden dans un décret pris jeudi et diffusé par la Maison Blanche.

Selon l’administration américaine, les personnes concernées par la proposition se compteraient « en milliers ».

« Face aux arrestations et aux procès politiques, à la mise sous silence des médias, aux restictions imposées aux élections et à l’opposition démocratique, nous continuerons à agir », a par ailleurs prévenu sa porte-parole Jen Psaki.

La Chine a « totalement bouleversé les institutions de Hong Kong et réprimé les libertés » de ses habitants, a dénoncé pour sa part le secrétaire d’Etat Antony Blinken, qui parle d’un « message clair » envoyé au régime chinois.

Le texte publié jeudi enjoint aux autorités migratoires américaines d’accorder aux ressortissants de Hong Kong résidant aux Etats-Unis un sursis de 18 mois avant toute obligation de quitter le territoire américain.

Le dispositif juridique choisi, un « sursis à expulsion », est une prérogative directe du président des Etats-Unis.

Il leur sera aussi permis de travailler aux Etats-Unis.

Ce sursis pourra être refusé sous certaines conditions, par exemple à des repris de justice.

« Ennemi imaginaire »

Les Etats-Unis font cette offre d’asile alors que la reprise en main de l’ancienne colonie britannique, pourtant censée bénéficier de plus de libertés que le reste de la Chine, se poursuit inexorablement.

Le Royaume-Uni avait d’ailleurs décidé dès le 31 janvier de proposer des visas prolongés à des millions de Hongkongais et de leur proposer la naturalisation.

Le 27 juillet dernier, un Hongkongais a été reconnu coupable de terrorisme et incitation à la sécession lors du premier procès instruit en vertu de la loi drastique sur la sécurité nationale que Pékin a imposée pour venir à bout de la dissidence.

Le 16 juillet, Washington avait pour sa part déjà averti les entreprises américaines de « risques croissants » pour leurs opérations à Hong Kong, après la mise en place de restrictions par Pékin visant ce centre financier historique.

La décision prise jeudi par Joe Biden intervient alors que les relations entre Pékin et Washington semblent se tendre un peu plus chaque jour.

La toute première visite en Chine d’une haute responsable de l’administration Biden, il y a quelques jours, s’est fort mal passée.

« Les Américains voient la Chine comme un ennemi imaginaire », avait tempêté le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Xie Feng, lors d’une entrevue avec la numéro 2 de la diplomatie américaine, Wendy Sherman, en visite à Tianjin (nord).

Il ne se passe pas une semaine sans que les deux premières puissances mondiales, désormais engagées dans une course ouverte à la domination économique, technologique et militaire, ne s’accrochent.

Et quand ce n’est pas Hong Kong, c’est par exemple Taïwan.

Pékin a ainsi dénoncé jeudi une « violation de sa souveraineté » et menacé de « représailles » après le feu vert des Etats-Unis à une vente de canons à Taïwan, destinés à aider l’île contre une potentielle invasion chinoise.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Joe Biden demande la démission du gouverneur de New York Andrew Cuomo

août 4, 2021

NEW YORK — Le gouverneur de New York Andrew Cuomo a été confronté à des appels à la démission de plus en plus nombreux, mardi,  notamment de la part du président Joe Biden et d’autres anciens alliés démocrates, après qu’une enquête ait révélé qu’il avait harcelé sexuellement près d’une douzaine de femmes et avait tenté de se venger de l’une de ses accusatrices.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

«Je pense qu’il devrait démissionner», a déclaré Joe Biden aux journalistes mardi, faisant écho aux sentiments de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et des sénateurs américains Chuck Schumer et Kirsten Gillibrand, tous démocrates. 

Le chef de l’assemblée de l’État, qui a le pouvoir de porter des accusations de destitution contre Andrew Cuomo, a déclaré qu’il était clair que le gouverneur ne pouvait plus rester en fonction. 

Le président Carl Heastie, un démocrate, a déclaré qu’il entreprendrait de mener une enquête en destitution «le plus rapidement possible». 

Le gouverneur de New York est demeuré provocant, dans sa réponse préenregistrée,  aux conclusions de l’enquête.  

«Les faits sont très différents de ce qui a été décrit», ajoutant qu’il «n’a jamais touché personne de manière inappropriée ou fait des avances sexuelles inappropriées». 

L’enquête de près de cinq mois était supervisée par la procureure générale de New York Letitia James et dirigée par deux avocats indépendants.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Washington promet d’accueillir des milliers de réfugiés afghans supplémentaires

août 2, 2021
Washington promet d'accueillir des milliers de refugies afghans supplementaires
Washington promet d’accueillir des milliers de réfugiés afghans supplémentaires© AFP/HOSHANG HASHIMI

Les Etats-Unis, déjà engagés dans une course contre la montre avant leur retrait d’Afghanistan pour évacuer les Afghans ayant travaillé pour l’armée américaine, tentent d’accueillir des milliers d’autres personnes qui risquent de subir les représailles des talibans mais le processus s’annonce complexe.

« A la lumière de la hausse de la violence de la part des talibans, le gouvernement américain travaille pour fournir à certains Afghans, y compris ceux qui ont travaillé avec les Etats-Unis, l’opportunité de bénéficier des programmes d’admission de réfugiés aux Etats-Unis », a annoncé lundi le département d’Etat dans un communiqué.

Cette décision « étend la possibilité de relocalisation permanente aux Etats-Unis à plusieurs milliers d’Afghans et aux membres de leur famille immédiate qui pourraient être en danger en raison de leur proximité avec les Américains, mais qui ne sont pas éligibles aux visas d’immigration spéciaux » actuellement octroyés à une partie des interprètes, traducteurs et autres auxiliaires afghans de l’armée américaine, a-t-il précisé.

Le président américain Joe Biden a fixé au 31 août la date butoir pour le retrait total des forces américaines d’Afghanistan, juste avant le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York et au Pentagone qui avaient déclenché leur intervention.

Mais les talibans ont lancé une offensive généralisée, faisant craindre qu’ils ne s’emparent du pouvoir au départ des forces étrangères et qu’ils ne se vengent contre les Afghans qui ont travaillé pour ces dernières.

Pour les évacuer, la diplomatie américaine a commencé à leur fournir des visas d’immigration spéciaux. Un premier groupe de 200 personnes est arrivé vendredi aux Etats Unis, sur 2.500 ayant franchi toutes les étapes pour l’obtention de ce visa et qui sont attendues dans les prochaines semaines.

D’autres, dont le processus n’est pas aussi avancé, doivent être mis à l’abri dans des bases américaines à l’étranger le temps d’attendre leur visa.

Mais quelque 20.000 Afghans ayant travaillé pour l’armée américaine ont demandé à être accueillis aux Etats-Unis, selon la Maison Blanche, et leur nombre pourrait s’élever à 100.000 selon certaines estimations si l’on compte les membres de leurs familles. Et tous ne sont pas éligibles à ces visas spéciaux.

12 à 14 mois

D’autres Afghans qui ont travaillé pour des organisations non gouvernementales ou des médias américains sont aussi menacés sans pouvoir obtenir ces visas.

Le gouvernement Biden est donc sous pression, notamment d’élus républicains comme démocrates, pour en faire davantage.

D’où l’idée de les faire bénéficier d’un des programmes d’admission des réfugiés aux Etats-Unis.

Mais ce processus est long et complexe: les candidats au statut de réfugié doivent ainsi être recommandés par leur employeur actuel ou ancien. A l’inverse des demandeurs de visas spéciaux, Washington n’a pas prévu d’évacuer ces futurs réfugiés et ils doivent quitter l’Afghanistan par leurs propres moyens.

Ce n’est qu’une fois qu’ils auront rejoint un pays tiers que leur demande commencera à être examinée, ce qui prend ensuite douze à quatorze mois.

« Nous continuons d’observer la situation sur le terrain et d’examiner toutes les options pour protéger ceux qui ont travaillé avec nous ou pour nous », a seulement dit une responsable de la diplomatie américaine à la presse.

Elle a reconnu « la difficulté pour ces gens de devoir quitter le pays par leurs propres moyens », dans une région où les voisins de l’Afghanistan sont parfois jugés proches des talibans, comme le Pakistan, ou sont des ennemis des Etats-Unis, comme l’Iran.

« Nous discutons avec les pays voisins ainsi qu’avec le HCR (Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés) pour être prêts à un éventuel afflux », a assuré un autre responsable américain. « Dans un endroit comme le Pakistan, il sera important que la frontière reste ouverte », et en Iran, ils pourront s’enregistrer « auprès du HCR », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Des juges plus nombreux et plus représentatifs de la diversité sous Joe Biden

août 2, 2021

WASHINGTON — Le président Joe Biden et le Sénat des États-Unis à majorité démocrate nomment des juges à un rythme jamais vu chez ses prédécesseurs, incluant l’ancien président Donald Trump.

© Fournis par La Presse Canadienne

Huit juges ont déjà été confirmés dans leurs nouvelles fonctions, incluant la candidate potentielle à un siège à la Cour suprême Ketanji Brown Jackson qui vient d’accéder à la Cour d’appel fédérale à Washington.

De plus, au-delà de 30 autres nominations à la magistrature sont en voie d’être confirmées alors qu’on dénombre un total de 100 sièges à combler.

À ce même moment de l’année, il y a quatre ans, le Sénat sous contrôle républicain avait confirmé seulement quatre nominations de Donald Trump à la magistrature, incluant celle de Neil Gorsuch.

Pendant les deux plus récentes présidences démocrates, en 1993 et en 2009, aucun juge n’avait été nommé avant la fin du mois de juillet.

Les deux derniers présidents démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, avaient été lents à nommer des juges, mais les deux avaient la lourde tâche de combler des sièges à la Cour suprême, ce qui avait ralenti le processus.

Des progressistes ont tenté de convaincre le juge Stephen Breyer de se retirer cet été, mais le leader de l’aile libérale, âgé de 82 ans, a montré qu’il avait la ferme intention d’être en poste au retour de la cour en octobre.

Ceux qui souhaitaient le départ du juge Breyer n’ont pas caché leur déception, mais ils se réjouissent tout de même de voir la diversité des nominations annoncées par Joe Biden jusqu’ici. On y voit plus de diversité ethnique, de diversité de genre et même de diversité en matière d’expérience dans le système de justice. Il s’agit d’un important contraste par rapport aux nominations largement dominées par les hommes blancs sous l’administration Trump.

Depuis l’arrivée de l’administration Biden, on voit des avocats du service public, des avocats de droit civique et de mouvements syndicaux accéder à la magistrature aux côtés des nominations plus typiques de procureurs et de juristes de grands cabinets.

La présidente sortante de l’organisation libérale «Alliance for Justice», Nan Aron, ne s’en fait pas trop avec la décision du juge Breyer de demeurer en poste. Elle craint cependant que la faible majorité démocrate au Sénat soit éventuellement compromise et qu’un Sénat républicain bloque une nomination démocrate comme ce fut le cas lors du décès d’Antonin Scalia en 2016.

Malgré tout, Mme Aron dit être «si heureuse avec le rythme et la qualité des nominations de Joe Biden», particulièrement en raison de la diversité des parcours de carrière des nouveaux juges.

Parmi les nouvelles nominations, on souligne celle de Tiffany Cunningham, devenue la première femme noire à accéder au banc de la Cour d’appel de Washington, ainsi que celle de Candace Jackson-Akiwumi, la deuxième femme noire seulement à accéder à la Cour d’appel fédérale de Chicago.

On souligne également la nomination de l’avocate de droit civique Myrna Perez à la magistrature de la Cour d’appel fédérale de New York. Elle doit devenir la première femme originaire d’Amérique latine à y être nommée depuis le départ de Sonia Sotomayor à la Cour suprême.

LA Presse Canadienne avec Mark Sherman et Darlene Superville, The Associated Press

États-Unis: un ténor républicain blague sur son envie d’agresser la démocrate Nancy Pelosi

août 1, 2021
Etats-Unis: un tenor republicain blague sur son envie d'agresser la democrate Nancy Pelosi
Etats-Unis: un ténor républicain blague sur son envie d’agresser la démocrate Nancy Pelosi© AFP/Archives/ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Le chef de file des républicains à la Chambre des représentants se voyait dimanche sommé de s’excuser voire de démissionner après avoir blagué sur son envie d’agresser physiquement la présidente démocrate de cette institution, Nancy Pelosi.

Kevin McCarthy s’est vu remettre un marteau, l’attribut par excellence de qui préside la Chambre des représentants, lors d’un événement de levée de fonds samedi dans l’Etat du Tennessee, situé dans le sud des Etats-Unis.

Ce cadeau faisait référence à la victoire qu’espèrent les républicains aux élections de mi-mandat de 2022. Dans cette hypothèse, Kevin McCarthy remplacerait Nancy Pelosi.

« Je veux que vous voyez quand Nancy Pelosi me donnera ce marteau (…) Ce sera difficile de ne pas la frapper avec », a-t-il dit à propos de Mme Pelosi, ajoutant toutefois qu’en réalité il s’abstiendrait, selon le Washington Post et selon une journaliste du journal local de Nashville présente lors de la soirée.

« Vous ne trouvez pas que les Etats-Unis ont eu assez de violence politique comme ça ? » a tweeté Ted Lieu, représentant républicain de Californie. « Vous devez vous excuser ou démissionner. »

Debbie Dingell, élue démocrate du Michigan, a elle aussi réclamé des excuses. « Ce genre de propos est ce qui a provoqué la violence et la mort au Capitole », a-t-elle jugé, là aussi sur Twitter, en référence à l’assaut le 6 janvier contre le siège du Congrès par une foule de partisans de Donald Trump.

Teresa Isabel Leger Fernandez, représentante démocrate du Nouveau-Mexique, a elle tweeté: « La violence contre les femmes n’est pas une blague. La violence politique n’est pas une blague. Ces propos sont misogynes et dangereux. »

Les rapports de Nancy Pelosi et Kevin McCarthy sont conflictuels. La première avait traité le second d' »imbécile » récemment parce qu’il s’opposait au port du masque face au regain de la pandémie de Covid-19.

Par Le Point avec AFP

Covid-19 : l’Angleterre met fin à la quarantaine pour les voyageurs vaccinés aux Etats-Unis et dans l’UE, à l’exception de la France

juillet 28, 2021

La présence du variant Beta sur le territoire français préoccupe les autorités britanniques, qui ont choisi d’exclure le pays de la liste des pays concernés par cette mesure très demandée par les expatriés.

Une passagère à l’aéroport londonien d’Heathrow, le 10 juillet 2020.
Une passagère à l’aéroport londonien d’Heathrow, le 10 juillet 2020. DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

La France est le seul pays de l’Union européenne à ne pas bénéficier de cet assouplissement. Les voyageurs complètement vaccinés contre le Covid-19, dans l’Union européenne (UE) ou aux Etats-Unis, seront désormais exemptés de quarantaine en Angleterre, a annoncé, mercredi 28 juillet, le gouvernement britannique.

Cette mesure, ardemment réclamée par les expatriés et par le secteur touristique, entrera en vigueur à partir de lundi à 5 heures, heure française, a précisé le ministère britannique des transports. Mais elle ne s’appliquera pas aux arrivées de France.

La France exclue à cause du variant Beta

Pour les voyageurs venus de pays classés « orange », soit la grande majorité des destinations touristiques, dont l’UE et les Etats-Unis, le Royaume-Uni impose une quarantaine d’au moins cinq jours, ainsi que de coûteux tests. Le pays avait déjà exempté de quarantaine les arrivants vaccinés par le service de santé britannique, mais pas ceux vaccinés à l’étranger, au grand désespoir des expatriés britanniques dans ces pays, pour lesquels tout retour à la maison est très difficile.about:blankclose

Désormais, l’Angleterre appliquera la même mesure aux personnes vaccinées dans l’Union européenne ou aux Etats-Unis, pour les arrivées de tous les pays de la liste orange, sauf la France, en raison de la présence du variant Beta, répertorié pour la première fois en Afrique du Sud. « Des règles distinctes vont continuer de s’appliquer pour les arrivées de France », a affirmé le ministère dans un communiqué.

Les voyageurs vaccinés aux Etats-Unis devront, eux, prouver en plus qu’ils sont résidents aux Etats-Unis. Un test PCR restera obligatoire deux jours après leur arrivée. En outre, ces mesures ne concernent pas les pays classés « rouge » par Londres, comme l’Inde, les Emirats arabes unis, ou les pays d’Amérique du Sud. Seuls les résidents du Royaume-Uni peuvent en revenir, en observant une coûteuse quarantaine à leurs frais, dans des hôtels réservés à cet effet.

Par Le Monde avec AFP

Les États-Unis vont restituer à l’Irak quelque 17 000 pièces archéologiques volées

juillet 28, 2021

Ces antiquités ont été pillées lors des conflits qui ont dévasté l’Irak au cours des dernières décennies, notamment après l’invasion américaine de 2003.

Le président des Etats-Unis, Joe Biden (à droite), et le premier ministre irakien, Mustafa Al-Kadhimi, se sont rencontrés à la Maison Blanche, le 26 juillet.
Le président des Etats-Unis, Joe Biden (à droite), et le premier ministre irakien, Mustafa Al-Kadhimi, se sont rencontrés à la Maison Blanche, le 26 juillet. SAUL LOEB / AFP

C’est un trésor d’environ 17 000 objets archéologiques, datant de près de 4 000 ans. Une restitution des Etats-Unis à l’Irak « sans précédent », s’est félicité le ministre irakien de la culture, Hassan Nazim, mercredi 28 juillet. « Il s’agit de la plus importante restitution d’antiquités à l’Irak », a-t-il déclaré dans un communiqué, en ajoutant que cette annonce était le « résultat de plusieurs mois d’efforts des autorités irakiennes en liaison avec leur ambassade à Washington ».

Les 17 000 pièces seront transportées dans l’avion du premier ministre irakien, Moustafa Al-Kadhimi, qui rentre jeudi en Irak après une visite de plusieurs jours à Washington, où il a rencontré le président américain, Joe Biden. La majorité des restitutions documentent « les échanges commerciaux pendant la période sumérienne », l’une des plus anciennes civilisations de la Mésopotamie, selon le communiqué du ministère irakien de la culture.

Des pillages inquantifiables

Parmi les biens rendus pourrait figurer une tablette d’argile cunéiforme, vieille de 3 500 ans, que les Etats-Unis comptent rendre à l’Irak. Elle est considérée comme « un bien culturel volé », introduit frauduleusement sur le marché de l’art américain, selon le ministère américain de la justice, qui n’a cependant pas précisé quand elle serait de retour dans le pays.

La tablette comporte des fragments de l’Epopée de Gilgamesh, considérée comme l’une des plus anciennes œuvres littéraires de l’humanité, qui narre les aventures d’un puissant roi de Mésopotamie en quête d’immortalité. La décision judiciaire américaine « représente une étape importante vers le retour de ce chef-d’œuvre de la littérature mondiale dans son pays d’origine », a affirmé mardi la procureure Jacquelyn Kasulis, chargée du dossier.

Les antiquités irakiennes sont pillées depuis des décennies, à la faveur des multiples conflits qu’a connus le pays, notamment de l’invasion américaine de 2003. « Il est impossible de quantifier le nombre de pièces qui ont été volées sur les sites archéologiques », a expliqué Qahtan Al-Obaid, directeur des antiquités et du patrimoine du musée de Bassora, la deuxième ville d’Irak. Les pillages relèvent généralement du crime organisé, mais sont parfois aussi le fait de populations locales qui cherchent à assurer leur survie, a-t-il précisé.

Les sites archéologiques à travers le pays ont été sévèrement endommagés et négligés, et les musées pillés à la chute du dictateur Saddam Hussein, en 2003. Quelque 15 000 possessions ont ainsi été volées dans le seul musée national d’Irak, situé à Bagdad. « J’espère que dans un futur proche nous pourrons récupérer le reste de nos biens, notamment en Europe », a déclaré le ministre irakien de la culture dans son communiqué.

Avec Le Monde avec AFP