Posts Tagged ‘Ethiopie’

France: l’athlète éthiopienne Zenash Gezmu retrouvée morte chez elle

novembre 30, 2017

 

Zenash Gezmu, lors de sa victoire au dernier marathon de Sénart. © DR / Marathon de Sénart / Copie d’écran Facebook

Arrivée en France en 2011, Zenash Gezmu avait remporté plusieurs fois le marathon de Sénart. Un jeune Érythréen de 28 ans s’est accusé du meurtre de la jeune femme.

Brillante marathonienne de 27 ans, l’Éthiopienne Zenash Gezmu a été retrouvée morte à son domicile de Seine-Saint-Denis, à Neuilly-sur-Marne, en banlieue parisienne. D’après Le Parisien, un Érythréen de 28 ans s’est présenté au commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris pour s’accuser du meurtre.

La police s’est ensuite rendue sur place où elle a trouvé le corps de la jeune femme, qui serait morte d’asphyxie après avoir été frappée avec un objet contondant. Des voisins rapportent avoir entendu du bruit dans son appartement, sans pour autant prévenir la police.

On ignore pour l’instant  le mobile du meurtre, le meurtrier présumé n’ayant encore donné aucune précision. Si les deux se connaissaient, personne dans l’entourage de la victime n’avait entendu parler du jeune homme auparavant.

« Un triste jour pour le monde de l’athlétisme »

« Aujourd’hui est un triste jour pour le monde de l’athlétisme », a réagi sur sa page Facebook le Stade Français Athlétisme. Le club où elle s’entraînait depuis la rentrée a déclaré « s’associer à la douleur à la douleur et la peine de tous ses proches. Repose en paix, championne ».

 

Arrivée en France en 2011, Zenash Gezmu était dévouée corps et âme à sa passion : l’athlétisme. Avec son 1m50 et ses 38 kgs, elle avait ainsi bouclé en 2h32 son dernier marathon à Amsterdam en octobre dernier, et avait remporté plusieurs fois le marathon de Sénart, dans l’Essonne. Les primes qu’elle remportait lui permettaient ainsi de compléter son maigre salaire de 700 euros.

Des connaissances dans les différentes fédérations d’athlétisme où elle était passée, que ce soit à Montreuil ou à Neuilly-sur-Marne, l’aidaient à se loger et pour les démarches administratives. Zenash Gezmu s’était vu refuser sa demande de naturalisation en raison de son niveau insuffisant de français. Elle prenait depuis lors des cours pour s’améliorer.

Son parcours forçait l’admiration de ceux qui la connaissaient. « Il n’y en a pas beaucoup comme elle, qui se lèvent à 5 heures pour s’entraîner, matin et soir, après avoir fait des ménages dans un hôtel, raconte au Parisien celui qui a été son entraîneur durant trois ans. Ce qui comptait pour elle, c’était de faire des performances, pour être reconnue de la fédération française et remercier le pays qui l’avait accueillie ».

Jeuneafrique.com

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Éthiopie: une avocate non-voyante récompensée par un prix Nobel

octobre 6, 2017

 

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L’avocate éthiopienne non-voyante, Yetnebersh Nigussie, vient d’être récompensée par le prix Right Livelihood plus connu sous le nom de prix « Nobel l’alternatif ».

Le prix Right Livewood est un prix décerné aux personnes courageuses et aux organisations qui ont trouvé des solutions pratiques aux causes profondes des problèmes mondiaux.

«Si je pouvais changer une chose dans le monde, je changerais les mentalités afin que les gens pensent que l’inclusion et non l’exclusion est la norme», a déclaré Yetnebersh Nigussie en recevant son prix.

Aveugle depuis l’âge de 5 ans, Yetnebersh Nigussie a réussi à briser les préjugés liés à son handicap et à s’insérer dans le milieu professionnel en tant qu’avocate.

Ethiopie : une avocate non-voyante récompensée par un prix nobel

Parce que j’étais aveugle, je n’étais pas convenable pour un mariage précoce, une pratique courante dans mon village. Toutes mes amies se sont mariées à l’âge de 10, 11 ou 12 ans. J’étais la seule exception. L’éducation m’a libérée et m’a permis de devenir qui je suis aujourd’hui.

Yetnebersh Nigussie a créé en Ethiopie le ECDD(Ethiopian Center for Disability and Development), un centre qui a pour but d’inclure les handicapés dans les projets de développement. Elle est mariée et mère de deux enfants.

Le prix Right Livelihood a été créé en 1980 par le Germano-Suédois Jakob von Uexkull, qui fut eurodéputé écologiste, après le refus de la fondation Nobel de créer des prix pour l’environnement et le développement. Pour cette raison, la fondation qui le décerne revendique l’étiquette de «prix Nobel alternatif». La Fondation compte désormais 170 lauréats provenant de 69 pays.

Ethiopie : une avocate non-voyante récompensée par un prix nobel

Emeraude ASSAH avec Abidjantv.net

Éthiopie: « des centaines » de morts dans de violences interethniques

septembre 25, 2017

Addis Abeba – Le gouvernement éthiopien a annoncé lundi à la presse que « des centaines » de personnes avaient péri dans des affrontements liés à un conflit territorial entre deux groupes ethniques dans le sud du pays, depuis début septembre.

« Nous pouvons dire que des centaines de membres de l’ethnie oromo ont été tués (…) et il y a eu aussi des morts côté somali. Nous ne savons pas exactement combien sont morts, cela fait l’objet d’une enquête », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Negeri Lencho.

Ces combats ont opposé des membres des ethnies oromo et somali le long de la longue frontière entre leurs régions respectives. Le président de la région oromo, Lemma Megersa, avait assuré mi-septembre qu’ils avaient donné lieu à des « tueries brutales » et poussé 50.000 personnes à fuir la zone.

M. Lencho a précisé lundi qu’une cellule d’urgence avait été mise sur pied pour répondre aux besoins des déplacés et que des efforts de médiation avaient été entrepris par le gouvernement avec les autorités locales.

Le porte-parole a ajouté que des unités de la police et de l’armée fédérales avaient été déployées et avaient restauré l’ordre.

Oromo (sud et ouest) et Somali (sud-est) se disputent depuis des années le contrôle de certaines zones arables situées le long de leur frontière commune.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 17h56)                                            

Union africaine : les présents et les absents du 29e sommet des chefs d’État

juillet 3, 2017

Lors du dernier sommet de l’UA, à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 30 janvier 2017. © Mulugeta Ayene/AP/SIPA

Les dirigeants du continent se retrouvent ce lundi à Addis-Abeba pour un sommet de transition. Alpha Condé, Alassane Ouattara ou encore Joseph Kabila sont là mais plusieurs poids lourds du continent sont absents.

Le défilé des berlines présidentielles devant les palaces d’Addis-Abeba a débuté dimanche 2 juillet au soir. Pendant deux jours, la capitale éthiopienne abritera le 29e sommet des chefs d’État et de gouvernement africains. Principal sujet à l’ordre du jour : la réforme de l’Union africaine (UA). Certaines des crises qui secouent le continent, notamment celles au Mali, au Soudan du Sud et en Libye seront également au cœur des discussions entre dirigeants africains.

Le président en exercice de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, est arrivé à Addis-Abeba à la veille du sommet pour présider une série de réunions, dont une sur l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables, un des mécanismes installés par la Conférence sur le Climat, la Cop 21, à Paris.

Dimanche, Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) a, quant a lui, dirigé une rencontre du Comité de haut niveau de l’UA pour la Libye. Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, avait fait le déplacement, ainsi qu’une partie des voisins du pays en crise.

Le G5 Sahel au grand complet

Alassane Ouattara a lui atterri dès samedi soir, en compagnie de son épouse, Dominique. Réunis en sommet hier dimanche, les présidents du G5 Sahel, Idriss Déby Itno (Tchad), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali) et Mahamadou Issoufou (Niger), devraient, quant à eux, arriver à l’aube ce lundi matin après un vol direct en provenance de Bamako.

Présent pour le sommet historique de janvier dernier marquant le retour du Maroc au sein de l’UA, Mohammed VI sera cette fois-ci représenté par son frère, le prince Moulay Rachid, qui prononcera un discours en son nom. Le souverain marocain a été chargé de présenter un rapport sur le thème de la migration, en liaison avec le sujet choisi pour cette 29è édition : « tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».

Kagamé arrivé, présence de Kabila remarquée

Parmi les autres présidents présents, il y a le Rwandais, Paul Kagamé, initiateur du projet de réforme de l’Union africaine qui doit être un des thèmes majeurs de ce 29ème sommet. L’arrivée de Joseph Kabila, dimanche soir, a été particulièrement remarquée, le président de République Démocratique du Congo se déplaçant rarement pour les sommets du continent. Alors que plusieurs dignitaires de son régime, accusés de « graves violations des droits de l’homme », ont été récemment sanctionnés par l’Union européenne et les Etats-Unis, il vient demander le soutien politique de l’UA, selon son entourage. Les autorités congolaises ont dénoncé des sanctions « illégales » cherchant à « déstabiliser » le pays. Le Gabonais, Ali Bongo Odimba, et le Zimbabwéen, Robert Mugabé, sont également attendus.

Absence de poids lourds 

Le plus grand absent à cette messe africaine sera certainement le Sud-Africain Jacob Zuma. La tenue du sommet a coïncidé avec une conférence cruciale du parti au pouvoir, l’ANC, en proie à des divisions internes. Il sera représenté par sa ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana Mashabane. Autre poids lourd du continent absent, Muhammadu Buhari. Depuis près d’un mois, le président nigérian est à Londres pour des raisons médicales. Yemi Osinbajo, son vice-président, le remplacera.

Manqueront aussi à l’appel le président sénégalais, Macky Sall, dont le pays se prépare à tenir des élections législatives le 30 juillet. Il se fera représenter par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye. Le président égyptien, Abdefettah al-Sissi, en raison de le visite officielle qu’il effectue actuellement en Hongrie, ne sera pas là non plus.

De même pour le Camerounais, Paul Biya, qui n’a pas foulé le parquet du centre de conférences de l’UA depuis une décennie, ainsi que pour le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, affaibli par la maladie, et qui a dépêché à ce sommet son Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune. L’Angolais Eduardo Dos Santos se fera représenté par son ministre de la Défense et successeur désigné, l’ancien général José Lourenço.

El Béchir ne vient pas, Pierre Nkurunziza non plus

L’absence du président soudanais, Omar El Béchir, est, en revanche, une surprise. Sous mandat d’arrêt de la CPI, le président aime habituellement défier la justice internationale en retrouvant ses pairs. Il se fera représenter par son numéro 2, Hassabo Mohamed Abdul-Rahman.

Pierre Nkurunziza, qui n’a plus quitté son pays depuis mai 2015, ne fera pas exception pour ce sommet d’Addis-Abeba. Son pays est plongé dans une grave crise depuis sa réélection, en 2015, pour une troisième mandat controversé. L’Union Africaine avait alors tenter de faire pression sur le président burundais et avait un temps envisagé l’envoi d’une force africaine, avant de se raviser.

Jeuneafrique.com Par et – envoyées spéciales à Addis-Abeba

L’Ethiopie suspend les adoptions par des familles étrangères

juin 2, 2017

Des enfants éthiopiens jouent avec des adultes à Gambela, en Ethiopie, le 26 mai 2016 / © UNICEF ETHIOPIA/AFP/Archives / HO

Le gouvernement éthiopien a suspendu les procédures d’adoption par des familles étrangères, empêchant des dizaines d’entre elles d’être réunies avec des enfants qu’elles ont déjà légalement adoptés, a-t-on appris vendredi auprès des responsables de quatre ambassades occidentales dont des citoyens sont touchés par la mesure.

Des centaines d’autres demandes d’adoption n’ayant pas encore abouti sont de la sorte également en suspens, laissant dans l’incertitude des familles ayant investi des milliers d’euros dans des procédures durant parfois plusieurs années, selon la même source.

Contactée par l’AFP, une porte-parole du ministère éthiopien pour les Femmes, les Enfants et la Jeunesse a refusé de confirmer ou commenter la mesure, dont les diplomates assurent qu’elle est en vigueur depuis le 21 avril.

« On ne nous a pas expliqué pourquoi (cette mesure a été prise, ndlr) », a déclaré l’ambassadeur d’Espagne en Ethiopie, Borja Montesino.

Le chef de mission adjoint de l’ambassade de Belgique, Josef Naudts, a assuré avoir été informé par des responsables éthiopiens qu’Addis Abeba souhaite revoir son système d’adoption. « Nous espérons qu’une solution pourra être trouvée pour les familles (…) bloquées à cause de cette décision ».

L’Ethiopie est une destination populaire pour les familles étrangères souhaitant adopter. Par le passé, le système d’adoption éthiopien a été accusé d’inclure des enfants qui ne sont pas orphelins, poussant les ambassades étrangères à instaurer leurs propres règles pour s’assurer qu’aucun enfant ayant déjà des parents ne soit adopté.

Depuis 2011, 5.500 enfants éthiopiens ont été adoptés par des familles américaines, selon l’ambassade des Etats-Unis. En 2010 et 2011, 1.200 enfants ont été adoptés par des familles espagnoles, selon l’ambassadeur Montesino.

Jon Oren et son épouse, des citoyens américains, ont été reconnus parents légaux d’un enfant éthiopien de trois ans, et attendaient une dernière autorisation des autorités éthiopiennes pour l’emmener aux Etats-Unis. Leur dossier est désormais en suspens depuis que la mesure controversée est entrée en vigueur.

« Maintenant que nous sommes parents légaux (…), je suis responsable de son bien-être », a soutenu M. Oren à l’AFP. « Je ne peux pas simplement ignorer mes sentiments ou mes obligations légales en tant que père ».

Selon un communiqué de l’ambassade américaine, environ 40 familles américaines sont dans une situation similaire, et plus de 200 familles ayant entamé une procédure d’adoption ont vu leurs demandes mises en suspens.

En Espagne, les demandes d’environ 50 familles ont été suspendues, selon l’ambassadeur espagnol, alors qu’un diplomate britannique assure qu’une dizaine de familles britanniques ont été affectées. En ce qui concerne la Belgique, cinq familles sont touchées par cette suspension, selon Jozef Naudts.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 14h07)                

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé)

mai 23, 2017
Tedros Adhanom Ghebreyesus

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé)|©DR

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’emportant au 3ème tour devant le Britannique David Nabarro.

C’est la première fois qu’un Africain va diriger l’OMS, une des agences de l’ONU les plus puissantes.

« C’est un jour historique pour l’Ethiopie et pour l’Afrique », s’est exclamé à l’issue du vote l’ambassadeur éthiopien auprès de l’ONU à Genève, M. Negash Kibret.

Le nouveau chef de l’OMS, une des plus influentes agences des Nations unies dont le siège est à Genève, prendra le 1er juillet la succession de la Dr Margaret Chan (Chine) qui a dirigé l’institution pendant 10 ans.

L’ex-ministre éthiopien de la Santé et chercheur renommé sur le paludisme, âgé de 52 ans, était arrivé déjà en tête du premier tour et du 2ème tour, mais n’avait pas obtenu la majorité des deux-tiers des voix requises.

Son challenger, le Dr David Nabarro, 67 ans, a été envoyé spécial de l’ONU pour la lutte contre Ebola.

Au 1er tour, trois candidats se sont affrontés, mais celui qui a obtenu le moins de voix a été éliminé. Il s’agissait de la cardiologue et ancienne ministre de la Santé pakistanaise, le Dr Sania Nishtar.

Rendre l’OMS transparente —

C’est la première fois que trois candidats se sont affrontés pour devenir directeur général de l’OMS, une institution critiquée pour son manque de transparence.

Auparavant, seul un unique candidat, proposé par le Conseil exécutif de l’OMS, était soumis au vote de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui procédait à la nomination finale.

Le Dr Tedros prendra la tête d’une agence qui a été notamment critiquée pour son manque de discernement sur la gravité de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, qui a fait plus de 11.300 morts.

La Chinoise Margaret Chan a reconnu lundi, dans un discours prononcé devant l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit une fois par an les pays-membres de l’OMS, que l’épidémie avait « pris tout le monde, y compris l’OMS, par surprise ».

Dans son intervention pour présenter sa candidature et son programme, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans, a raconté avoir perdu, alors qu’il était enfant, un frère qui n’avait pas reçu les médicaments nécessaires. Il avait alors indiqué « refuser d’accepter que les gens meurent parce qu’ils sont pauvres ».

« Je fais les promesses suivantes: travailler sans relâche pour concrétiser la promesse de garantir la couverture sanitaire universelle, veiller à ce qu’il y ait des ripostes solides dans les situations d’urgence », a-t-il déclaré dans son plaidoyer.

En outre, le médecin éthiopien a indiqué qu’il renforcera « la santé et l’autonomie des pays » et « mettra la transparence au coeur de l’OMS ».

Lors de la sélection sur une liste de 6 candidats des 3 finalistes, en janvier dernier, le Dr Tedros était déjà arrivé en tête des votes, devant le Dr Nishtar et le Dr Nabarro. Le signe, pour certains observateurs, de la volonté d’élire un candidat d' »un pays du sud ».

Le Dr Tedros, qui a aussi été chef de la diplomatie de son pays, était soutenu par l’Union Africaine.

L’OMS coordonne les réponses aux pandémies, et fixe des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

« Le nouveau directeur général doit continuer à oeuvrer pour que l’OMS devienne plus efficace et plus transparente. L’OMS doit être transparente sur la façon dont elle utilise ses ressources et sur ses résultats », a affirmé mardi le ministre américain de la Santé Tom Pricese à Genève.

Première ONG à réagir à cette élection, Gavi, l’Alliance du Vaccin, s’est félicité de l’élection du Dr Tedros, ancien membre de son conseil d’administration.

« Je voudrais adresser mes plus vives félicitations au Dr Tedros », a déclaré le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi, l’Alliance du Vaccin.

L’élection s’est faite lors de l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit tous les ans à Genève les états-membres de l’OMS.

AFP

Ethiopie: un immense éboulement dans une décharge fait au moins 24 morts

mars 12, 2017

Addis Abeba – Au moins 24 personnes ont été tuées et 28 autres blessées par un immense éboulement dans une des principales décharges d’ordures du pays, en périphérie de la capitale éthiopienne Addis Abeba, ont annoncé dimanche les autorités.

L’éboulement s’est produit samedi soir, la masse d’ordures déplacée emportant notamment une trentaine d’habitations de fortune de personnes vivant sur la décharge de Koshe, a indiqué à l’AFP Dagmawit Moges, un porte-parole de la municipalité d’Addis Abeba.

« Nous nous attendons à ce que le nombre de victimes augmente », a-t-il ajouté, expliquant que l’éboulement avait touché une zone « relativement grande ».

La décharge de Koshe existe depuis plus de 40 ans et est une des principales décharges de la périphérie d’Addis Abeba, capitale de 4 millions d’habitants à la croissance démographique galopante.

La plupart des victimes de l’éboulement sont des « squatteurs » qui fouillent sans relâche les montagnes de déchets à la recherche d’objets pouvant avoir de la valeur, selon M. Moges.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mars 2017 13h36)

Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis en Afrique de l’Est

février 27, 2017

Editorial. Selon l’ONU, 20 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence dans sept pays.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février.

A Thonyor (Soudan du Sud) le 25 février. SIEGFRIED MODOLA / REUTERS
Editorial du « Monde ». Voilà des années qu’on n’avait pas vu revenir sa tête de gorgone émaciée. Elle a les traits de ces gosses au gros ventre et au corps squelettique. Il y a ces files d’attentes de malheureux en guenilles venus chercher une maigre ration alimentaire dans des camps de personnes déplacées. On sait trop à quoi ressemble la famine en Afrique. Elle est là, de retour dans la partie est du continent noir. La mort rôde. L’ONU, les organisations humanitaires préviennent : la faim pourrait tuer des dizaines de milliers de personnes dans les jours qui viennent.

Il faut sonner l’état d’urgence, bien sûr. Mais il y a aussi quelque chose de désespérant – d’obscène ? – à devoir constater la réapparition récurrente de la famine dans un monde qui, de façon chronique, déborde de surplus alimentaires dont on ne sait que faire. Bien sûr, la question est plus complexe. Elle ne se limite pas à la production de denrées alimentaires.

Mais tout de même, en situation extrême, comme aujourd’hui en Afrique de l’Est, les ressources devraient être faciles à dégager, même si la distribution de l’aide pose des problèmes spécifiques. Les moyens financiers ne devraient pas être trop difficiles à réunir. Bref, la répétition du drame de 2011 dans la Corne de l’Afrique, quand la sécheresse a fait quelque 260 000 victimes en Somalie, aurait quelque chose d’intolérable.

Sécheresse et guerres

Sept pays sont concernés : Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan du Sud et, dans une moindre mesure, Tanzanie. La sécheresse n’est pas la seule coupable, même si elle affecte tout le monde. La guerre doit aussi être incriminée au Soudan du Sud, de même que Boko Haram, cette puissante secte djihadiste armée, et Al-Qaida en Somalie avec les groupes de Chabab, l’ensemble bien souvent sur fond d’Etats faillis.

En tout, 20 millions de personnes, selon l’ONU, ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence en Afrique de l’Est. Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis.

Lire aussi :   La famine menace à nouveau l’Afrique de l’Est

La sécheresse ne devrait surprendre personne. Quoi qu’en pensent les Etats-Unis de Donald Trump – en plein négationnisme scientifique –, le réchauffement climatique frappe l’Afrique en première ligne. Et plus durement qu’ailleurs. « Les sécheresses y seront nombreuses, plus régulières et plus intenses », avait prévenu le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

L’incapacité du gouvernement central du Nigeria à venir à bout de Boko Haram affecte aussi toute la région du lac Tchad. Au Soudan du Sud, quatre ans d’une guerre civile atroce ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué la famine dans le nord du pays – où 100 000 personnes pourraient mourir de faim si elles ne sont pas aidées dans les jours qui viennent.

Pour l’ensemble de l’Afrique de l’Est, les sommes requises tourneraient autour de 2 milliards de dollars. C’est une petite levée de fonds dans un monde où quelque 4 000 milliards de dollars sont échangés tous les jours. Mais la distribution de l’aide est périlleuse en zone de guerre, où la question de l’accès aux populations est primordiale : « Si l’on s’y prend mal, tout cet argent peut finir dans les poches de responsables corrompus et avoir des effets pervers », prévient un expert humanitaire.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a eu les mots qu’il fallait : « Nous sommes face à une tragédie, nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe. »

Lemonde.fr

Élections à la tête de la Commission, réformes, retour du Maroc… Le 28e sommet de l’UA s’annonce riche en annonces

janvier 24, 2017

Sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, le 30 février 2015. © Elias Asmare/AP/SIPA

Le sommet de l’Union africaine débute mercredi avec le 30e Conseil exécutif qui rassemble les ministres des Affaires étrangères des pays membres. Même si aucune décision d’envergure ne sera prise avant la réunion des chefs d’État les 30 et 31 janvier, les différents dossiers sensibles seront abordés.

Le retour du Maroc

33 ans après avoir quitté l’OUA, devenue UA, le Maroc s’apprête à réintégrer l’organisation panafricaine. Un retour qui confère à ce 28e sommet un caractère historique. Initiée lors du dernier sommet de Kigali en juillet, la démarche marocaine s’est accélérée le 20 janvier par la ratification de l’acte constitutif de l’UA, préalable à l’adhésion du royaume à l’organisation. Quelques jours plus tôt, Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement marocain, avait indiqué à la presse que Mohammed VI se rendrait à Addis-Abeba. Mais à l’heure où sont écrites ces lignes, l’incertitude demeure quant à sa venue.

Quoi qu’il en soit, le retour du Maroc couronnera une offensive diplomatique de Mohammed VI débutée il y a près d’un an : visite d’État dans plusieurs dizaines de pays du continent, signature d’accords commerciaux, sommet rassemblant une trentaine de chefs d’État africains à Marrakech (en marge de la COP22) et discours de commémoration de la Marche verte prononcé depuis Dakar.

Le Maroc avait quitté l’OUA en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique, proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat contrôle et considère comme partie intégrante du royaume.

Succession de Dlamini-Zuma

En juillet à Kigali, les chefs d’État des pays membres de l’UA n’avaient pas réussi à s’accorder sur le nom du ou de la successeur de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma au poste de président de la Commission de l’Union africaine (UA). La faute aux profils des trois candidats – l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi et l’Ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe – et à la volonté de l’Afrique de l’Ouest de pousser la candidature d’Abdoulaye Bathily.

Outre le Sénégalais, Agapito Mba Mokuy et Pelonomi Venson-Moitoi (qui tentent à nouveau leur chance), deux autres candidats sont en lice : le Tchadien Moussa Faki Mahamat et la Kényane Amina Mohamed Jibril.

Si Bathily, Mahamat et Amina Mohammed sont favoris, l’élection s’annonce particulièrement serrée tant les blocs régionaux qui soutiennent ces candidats sont en réalité divisés.

Un plan de réformes attendu

L’équipe en charge des propositions de réformes de l’UA, mise en place par le président rwandais, Paul Kagame, en octobre, devra présenter ses conclusions et ses prérogatives pour améliorer le fonctionnement de l’organisation. La tâche a été confiée à neuf personnalités, parmi lesquelles l’ancien ministre des Finances rwandais Donald Kaberuka, l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes,  l’ancien gouverneur de la banque centrale d’Afrique du Sud Tito Mboweni, le magnat des télécoms zimbabwéen Strive Masiyiwa, le Camerounais Acha Leke, associé principal du cabinet mondial Mc Kinsey&Co, l’ancienne ministre de l’Environnement du Nigeria Amina J. Mohammed, qui vient d’être nommée vice-secrétaire générale des Nations unies par Antonio Gutteres, mais aussi Cristina Duarte, l’ancienne ministre des Finances et du Plan du Cap Vert, et Mariam Mahamat Nour, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale au Tchad.

Selon un diplomate en place à Addis, « rien n’a filtré, personne ne sait exactement ce que contient le rapport ». Parmi les pistes évoquées : le mode de financement de l’UA (qui avait été proposé en juillet à Kigali par Donald Kaberuka), l’augmentation ou la réduction du nombre de commissaires.

Après IDI, un nouveau président pour l’UA

Qui succédera à Idriss Déby Itno à la présidence tournante de l’Union africaine ? Selon toute vraisemblance, et malgré une tentation de courte durée du Nigérien Mahamadou Issoufou, le Guinéen Alpha Condé, 78 ans, candidat désigné par la Cedeao le 17 décembre, devrait prendre la tête de l’organisation pour un an après avoir mené, avec succès, une médiation à Banjul qui a conduit au départ de Yahya Jammeh et évité une intervention armée.

Des crises à la loupe

Soudan du sud. La crise sud-soudanaise entre le président Salva Kiir et l’ancien vice-président Riek Machar (parti du pays) s’enlise. Malgré une décision de l’Autorité intergouvernementale de développement (Igad) en juillet, soutenue par l’ONU et acceptée par Djouba, d’envoyer une force régionale, les 4 000 soldats devant s’ajouter aux 13 000 déjà présents dans le cadre de la Minuss ne se sont toujours pas déployés. Le 23 janvier, l’ONU a une nouvelle fois demandé d’accélérer la mise en place de ce contingent.

Gambie. Côté Gambie, si la crise semble bel et bien finie, le nouveau président Adama Barrow n’a toujours pas rejoint Banjul. Alors que l’ancien président Yahya Jammeh s’est exilé en Guinée équatoriale (à la surprise générale), son successeur demeure au Sénégal dans l’attente de la sécurisation de son pays. Pourra-t-il se rendre à Addis Abeba pour son premier sommet de l’Union africaine ? Les suites de cette crise en passe d’être réglée devraient quoi qu’il en soit être abordées.

RD Congo. Après le semi-échec de la médiation menée par l’ancien ministre togolais Edem Kodjo (qui a permis de poser les bases d’un accord), et initiée notamment par l’UA, les évêques congolais, réunis au sein de la Cenco, semblent avoir réussi à réconcilier oppositions et pouvoir. Même si, depuis, la mise en place de l’accord traîne. Le sujet reste important pour l’UA qui garde un œil sur l’application de ce dernier, qui prévoit notamment la tenue de la prochaine élection présidentielle d’ici la fin de l’année. En témoigne l’intervention sur le sujet d’Idriss Déby Itno, président en exercice de l’organisation panafricaine, lors du sommet Afrique-France de Bamako qui s’est tenu il y a dix jours. « L’exemple donné ici par la RDC mérite notre soutien et encouragement. Ce bel exemple doit nous inspirer pour d’autres situations », a déclaré le chef de l’État tchadien.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron et Vincent Duhem, envoyés spéciaux à Addis-Abeba

Le roi Mohammed VI se rendra à Addis Abeba pour le sommet de l’UA

janvier 13, 2017

Rabat – Le roi du Maroc se rendra à Addis Abeba fin janvier à l’occasion du sommet de l’Union africaine (UA) au cours duquel le royaume entend réintégrer l’organisation continentale, a indiqué le chef du gouvernement marocain désigné Abdelilah Benkirane.

« Le roi ira à Addis Abeba pour défendre l’entrée du Maroc à l’Union africaine », a déclaré jeudi soir à la presse M. Benkirane.

Le Maroc avait annoncé en juillet sa volonté de réintégrer l’organisation panafricaine, qu’il avait quittée en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien.

Depuis, le pays mène une vaste offensive diplomatique pour baliser le terrain à ce retour, et le roi Mohammed VI a enchaîné les tournées diplomatiques en Afrique, notamment au Rwanda, en Tanzanie, au Gabon, au Sénégal, en Ethiopie ou encore à Madagascar.

Le retour du Maroc dans l’UA doit être validé par un vote des Etats membres à la majorité des deux tiers (soit 36 pays).

Il donne lieu à une sourde lutte d’influence avec l’Algérie dans les couloirs de l’organisation, avec en toile de fond la question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole contrôlée depuis 1975 par Rabat, et dont le Front Polisario, soutenu par Alger, réclame l’indépendance.

En préalable à cette réintégration au sein de l’UA, les deux chambres du Parlement marocain doivent par ailleurs ratifier l’acte constitutif de l’organisation panafricaine.

Le 10 décembre lors d’un Conseil des ministres consacré principalement à l’UA, Mohammed VI avait appelé les deux chambres à accélérer cette ratification, alors que les négociations pour la formation du futur gouvernement sont dans l’impasse depuis plus de trois mois, et que le Parlement ne s’est pas encore réuni depuis les législatives d’octobre.

Vendredi, le Premier ministre a annoncé qu’il réunira dans l’après-midi, à la demande du souverain, les chefs de partis représentés aux deux assemblées.

Aucune date n’a encore été fixée pour la séance du Parlement, qui devrait avoir lieu avant le sommet de l’UA. Mais la réunion de la Chambre des représentants, alors que le pays est sans gouvernement, constituera une situation inédite.

Cette première session de la Chambre doit permettre également d’élire son président ainsi que ceux des différentes commissions. Ce qui devrait donner lieu à une intense bataille politique entre le Parti justice et développement (PJD, islamiste) du Premier ministre Benkirane, majoritaire, et une alliance de quatre partis, portée par le RNI (Rassemblement national des indépendants, libéral).

Des divergences entre M. Benkirane et le patron du RNI, Aziz Akhannouch, sont au coeur du blocage des négociations pour la formation du nouveau gouvernement de coalition.

Après la victoire du PJD aux législatives d’octobre, Abdelilah Benkirane avait été reconduit par le roi à la tête du gouvernement de coalition qu’il dirige depuis cinq ans.

Mais après trois mois d’interminables négociations, le chef du gouvernement a annoncé le weekend dernier qu’il mettait fin aux négociations avec le RNI, actant l’échec des discussions, désormais dans l’impasse.

Romandie.com avec(©AFP / 13 janvier 2017 12h27)