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Madagascar-Nomination des ministres : ces casseroles qu’ils traînent

septembre 13, 2021

Certes personne n’est saint mais quand on aspire à être ministre il faut, à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que des réseaux sociaux, s’assurer que l’on ne traîne pas des casseroles qui vont desservir. Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit déjà s’attendre à ce que l’on scrute sa vie privée car si déjà sa vie privée est loin d’être exemplaire on en déduit automatiquement ce que cette personne en fera des deniers publics, si sa vie privée est chaotique, au moindre faux pas les collaborateurs insisteront sur les fautes professionnelles. Comment les gens peuvent-ils savoir par exemple la vie privée d’une ministre, ses relations avec son conjoint et son passé sulfureux avec un personnage public devenu mari d’un autre personnage public ? Comment les gens peuvent-ils savoir le passé estudiantin d’un célèbre mari de ministre viré de l’université et d’un institut de formation de professionnel? Madagascar n’est pas si grand que cela et à ce niveau de responsabilité,  à ce niveau de vouloir avoir le pouvoir, les langues se délient et le passé ou le présent ressurgit, les archives vidéos ou sonores sortent.

Quelqu’un qui veut être ministre ou occuper des hautes fonctions doit savoir qu’avant de prétendre à cela il doit être ” clean”. Qu’il ne soit pas un mauvais contribuable qui ne paie pas ses impôts ou fait de fausses déclarations d’impôts,  qu’il n’ait pas escroqué des gens, qu’il n’ait pas été coupable de délit ou de crime.  En effet ce régime quand il procède à l’enquête de moralité se contente de vérifier l’état civil d’une personne ou ses accointances religieuses, il n’y a aucune vérification sérieuse des obligations fiscales de la personne,  aucune vérification sérieuse de l’authenticité des diplômes de la personne,  aucune vérification de la compétence et de l’intégrité de la personne.  On  nomme quelqu’un et on découvre sur les réseaux sociaux les relations adultérines de la personne,  les faux diplômes de la personne,  les fausses déclarations d’impôts de la personne.  Entre l’incompétence des autorités de nomination ou des personnes qui ont proposé les noms et la malhonnêteté de la personne nommée à penser pouvoir cacher ses ” casseroles”, c’est après coup que la vérité éclate.

Quelqu’un qui veut être ministre ou veut occuper de hautes fonctions, essentiellement pour satisfaire son  ego ou pour les avantages matériels, sait qu’il n’est pas celui qui décide des nominations et que celui qui nomme fait comme bon lui semble quitte à se tromper souvent, quitte à faire des erreurs monumentales. Certaines personnes ont du mal à se remettre des abrogations se croyant irremplaçable or dans les hautes sphères de l’Etat personne n’est irremplaçable, c’est la chute qui est difficile pour ceux qui ont pris goût et ils sont nombreux ainsi à se croire tout permis pour une once de pouvoir et à tomber bien bas dès les premiers changements. Ces personnes doivent s’attendre à ce que leurs failles dans leur vie privée deviennent publiques même si elles essaient de se montrer exemplaire,  bon père de famille, chrétien…il en est ainsi par exemple d’un actuel ministre dont on en reparlera.

Dans tous les cas, vouloir occuper un poste important,  accepter la proposition ou même vouloir être nommé exige de prendre le risque aussi que des dossiers sortent…aussi si on n’est pas clean sur le plan vie privée et vie publique il vaut mieux ne pas viser la lune car c’est encore pire que de voir sa vie et ses vices étalés sur la place publique.

Avec La Gazette de la Grande Ile

Éthique: le spectre de Barroso revient hanter la Commission

mars 15, 2018

José Manuel Barroso, alors président de la Commission européenne, le 30 août 2014 à Bruxelles / © AFP/Archives / JOHN THYS

Déjà critiquée pour la promotion éclair du bras droit de son président Jean-Claude Juncker, la Commission européenne a vu ressurgir jeudi le cas de son ancien chef, Jose Manuel Barroso, aujourd’hui employé par Goldman Sachs et soupçonné de lobbying à Bruxelles.

Dans une recommandation adressée à l’exécutif européen, la médiatrice de l’Union européenne, Emily O’Reilly, demande que le comité d’éthique de la Commission –un organe indépendant– réexamine « la question de l’activité professionnelle » de l’ancien Premiert ministre portugais.

Selon elle, son engagement « à ne pas faire de lobbying auprès de la Commission » est remis en cause par sa rencontre récente avec un commissaire, le Finlandais Jyrki Katainen.

« Je n’ai pas fait de lobbying auprès de l’UE et je n’en ferai pas », s’est immédiatement défendu dans un tweet M. Barroso, dont l’embauche en 2016 par la banque d’investissement Goldman Sachs après 10 ans à la tête de la Commission avait suscité une vive polémique.

« Nous prenons note » de cette recommandation et « répondrons avant la date limite » fixée au 6 juin, a pour sa part réagi le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas.

La demande de la médiatrice intervient dans un contexte houleux pour l’exécutif européen, déjà sur la sellette après la promotion controversée de l’Allemand Martin Selmayr, bras droit de M. Juncker, au poste stratégique de secrétaire général de cette institution.

La rencontre évoquée par Mme O’Reilly, le 25 octobre 2017, dans un hôtel de Bruxelles, « a été enregistrée comme réunion avec la banque Goldman Sachs » et donc « considérée comme une rencontre à des fins de lobbying », même si MM. Barroso et Katainen ont ensuite affirmé qu’il s’agissait d' »une entrevue privée », développe-t-elle.

Actuel vice-président de la Commission, M. Katainen avait d’abord expliqué dans une lettre à des ONG –qui avaient révélé l’affaire– que cette rencontre, en tête-à-tête et sans prise de note, avait été consacrée à « des questions de défense et de commerce ». Avant d’expliquer dans plusieurs médias qu’il s’agissait en fait d’une rencontre amicale.

Ex-Premier ministre en Finlande, M. Katainen a été brièvement été commissaire dans l’exécutif présidé par le Portugais en 2014.

Devoir d’intégrité

L’embauche en 2016 de M. Barroso par Goldman Sachs, après dix ans à la tête de la Commission (2004-2014), avait engendré de sérieuses préoccupations « dans l’opinion publique », rappelle Mme O’Reilly.

Mais l’intéressé avait alors assuré dans une lettre à M. Juncker qu’il n’avait « pas été engagé pour faire du lobbying » et qu’il n’en avait « pas l’intention ».

Saisi, le comité d’éthique de la Commission, tout en désapprouvant son choix, avait finalement conclu qu’il n’avait pas violé les règles et que son engagement à « ne pas exercer de lobbying » dans l’UE répondait « au devoir d’intégrité et de discrétion imposés par le traité ».

« Une grande partie de la négativité récemment ressentie autour de cette question aurait pu être évitée si la Commission avait, à l’époque, pris une décision formelle », a souligné jeudi la médiatrice européenne.

Interrogé fin février, M. Juncker avait affirmé que la rencontre entre MM. Barroso et Katainen était « en accord total avec les règles » avant de lancer un définitif: « Ce n’est rien ! ».

« Nous n’avons jamais dit que José Manuel Barroso ne pouvait pas rencontrer de commissaires », avait-il insisté, ajoutant que ce dernier avait été inscrit « sur la liste des lobbyistes ».

Goldman Sachs est inscrite dans le registre de transparence de la Commission, mais le nom de M. Barroso n’est pas mentionné, a constaté un journaliste de l’AFP.

Dans le sillage de l’embauche controversée de M. Barroso, la Commission avait mis en place de nouvelles règles éthiques, tout juste entrées en vigueur.

La médiatrice a cependant demandé que celles-ci soient « encore renforcées », car elles n’empêcheraient pas « qu’une situation semblable (…) se reproduise ».

Son enquête sur l’ancien Premier ministre portugais a été ouverte dès février 2017, bien avant sa rencontre avec M. Katainen, à la suite de plusieurs plaintes, dont une adressée par « un groupe d’anciens et d’actuels membres du personnel de l’UE ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2018 14h30)                

France: un deuxième ministre en cause en plein chantier sur l’éthique politique

mai 30, 2017

Paris – La ministre française des Affaires européennes, visée par une enquête préliminaire sur des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, a démenti toute irrégularité et déposé plainte mardi pour dénonciation calomnieuse.

Cette affaire s’ajoute aux remous causés la semaine dernière par la mise en cause dans la presse d’un autre ministre, pour une opération immobilière réalisée en 2011, alors que le nouveau gouvernement nommé par Emmanuel Macron prépare un texte de loi sur la moralisation de la vie politique française.

La ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez, est pour sa part visée par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour « abus de confiance » après qu’une eurodéputée du Front national (FN, extrême droite), Sophie Montel, a dénoncé 19 de ses collègues français, dont elle fait partie, sur des soupçons d’emplois fictifs sur des postes d’assistants parlementaires.

La ministre a annoncé sur Twitter avoir porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre cette eurodéputée.

Mme de Sarnez a aussi démenti toute irrégularité: la situation de l’assistante visée « a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen » et son travail « a été accompagné de rapports d’activité réguliers et consultables », souligne-t-elle dans un communiqué.

Alors que le nouveau président Emmanuel Macron a fait de la moralisation de la vie politique une priorité, l’opposition ne relâche pas ses attaques contre un autre membre du gouvernement, le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, épinglé pour une opération immobilière sujette à caution remontant à 2011.

La semaine dernière, l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné a révélé que l’épouse de M. Ferrand avait bénéficié de l’attribution d’un marché de location d’une mutuelle d’assurance quand il en était le directeur général (1998-2012). Un autre volet concerne l’embauche de son fils quelques mois comme collaborateur parlementaire.

M. Ferrand assure qu’il n’est « coupable de rien, ni sur le plan légal ni sur le plan moral ». Saisie, la justice française a estimé qu’à ce stade il n’y avait pas matière à enquêter.

Selon des informations publiées par le quotidien Le Monde, qui épingle un « mélange des genres », et le site d’information Mediapart mardi, la compagne de M. Ferrand, qui est avocate, a eu plusieurs contrats auprès de la mutuelle. Et son ex-femme, artiste plasticienne, a également obtenu plusieurs contrats d’aménagement d’intérieur, via ce même organisme.

M. Ferrand s’est élevé contre ces nouvelles accusations, en particulier celles du Monde, dont il « réfute et condamne tous les soupçons implicites ». « Sous couvert de présentation objective de situations, cet article fait des amalgames et laisse place à tous les sous-entendus sans jamais rien démontrer », a-t-il dénoncé dans un communiqué, avant de « répondre point par point » aux « allégations » du quotidien.

Le Premier ministre Edouard Philippe a affiché sa confiance et affirmé que les électeurs seraient « le juge de paix » du ministre, candidat aux législatives des 11 et 18 juin.

La campagne de la présidentielle a été polluée par les affaires, avec la mise en examen du candidat de la droite François Fillon pour détournement de fonds publics dans une affaire d’emplois fictifs au profit de sa famille.

Par ailleurs, deux assistants euro-parlementaires du FN ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs pour un préjudice potentiel évalué par le Parlement européen à près de cinq millions d’euros. La patronne du FN Marine Le Pen refuse pour sa part de répondre à la convocation des juges avant la fin des législatives.

romandie.com avec(©AFP / 30 mai 2017 19h34)