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[Tribune] Violences en Côte d’Ivoire : l’« étranger », éternel bouc émissaire

mai 30, 2021
Abidjan, en novembre 2002.

Difficile d’expliquer la nouvelle flambée de violences xénophobes qui vient d’embraser la Côte d’Ivoire. Mais le combustible est toujours le même : le mot « étranger », répété comme un mantra jusqu’à la nausée.

Anthropo, socio, ethno, toutes les études en « logie », toutes leurs combinaisons (anthropo-socio, socio-ethno, ethno-anthropo, etc.) et même économie… J’ai tendance à lire des thèses pour me détendre (personne n’est parfait) et rester au contact de la production universitaire de mon pays. Je peux donc affirmer que le sujet des violences xénophobes en Côte d’Ivoire est une star des soutenances.

Je vous épargne la logorrhée universitaire souvent indigeste pour vous en dire succinctement ce que j’en tire au regard de la dernière flambée. Entre l’urbain et le rural, une grande différence saute aux yeux sur l’origine de ces crises. Depuis San Pedro en 1998 (oppositions entre Kroumen et Burkinabés), dans les régions et les villages, la cause quasi exclusive des violences est toujours concrète, tangible, solide sous les pieds : la terre ! Sa possession et son exploitation sont au centre de tous les affrontements.

La problématique du foncier rural est le serpent de mer qu’étirent tous les pouvoirs depuis la colonisation. On peut dire sans se tromper qu’il est l’enjeu réel sur lequel s’est nouée la crise qui a secoué le pays à partir de 2002, dont le point d’orgue fut la guerre de 2011. En « brousse », les choses sont donc « claires ». Même si les réponses à y apporter peuvent être « complexes », les politiques devraient faire un peu comme moi, se pencher plus souvent sur le travail excellent et foisonnant des chercheurs pour éclairer leur lanterne. Je vais même plus loin en disant que la résolution des problèmes fonciers ruraux est le chemin par lequel la Côte d’Ivoire trouvera la réconciliation et la paix.

Bien avant les réseaux sociaux

En ville, les violences xénophobes relèvent de raisons qui sont difficilement lisibles. Même si tout le monde admet qu’un certain nombre de conditions doivent être réunies pour qu’elles éclatent, on est à peu près sûr que, dans le cadre urbain, les mêmes causes n’ont pas les mêmes effets. Un appel comme celui de cette fameuse influenceuse qui a mis le feu aux poudres il y a quelques jours aurait pu être lancé la semaine précédente sans lever un seul sourcil d’un habitant d’Abobo.

Il existe des précédents encore plus violents, plus incompréhensibles et qui datent d’une époque où n’existaient pas les réseaux sociaux mis à l’index. Souvenons-nous de cette chasse aux Ghanéens à cause d’un simple match de football (Asec vs Ashanti Kotoko, octobre 1993). Souvenons-nous des rumeurs de « sexes disparus » qui ont régulièrement provoqué le lynchage aveugle de Haoussa (déjà !) dans différentes villes. Souvenons-nous en 1958, avant l’indépendance, les Dahoméens et les Togolais ont subi à Treichville une ire populaire de la même violence. Principalement enseignants et agents administratifs, ils ont été désignés responsables de la situation des chômeurs (pour la plupart sans diplômes) et ont été pourchassés jusqu’à l’exil.

SI LE POISSON POURRIT PAR LA TÊTE, CE PEUPLE EST EN TRAIN DE POURRIR PAR SES LEADERS

On nage dans l’absurde total, pourtant pas de nœuds à se faire au cerveau pour comprendre ce qui s’est passé à Abobo. La pauvreté ? Elle est générale. Le taux d’analphabétisme ? Les plus de 80 % (selon le recensement de 2014) du Gontougo, du Bafing ou du Tchologo donnent le vertige. Le pourcentage « d’étrangers » ? Il n’y a rien eu à Adjamé. Le niveau intellectuel de la Jeanne d’Arc d’Abobo et des leaders d’opinion sur les réseaux sociaux ? Les QI de moules sont légion au-dessus de 100 000 abonnés…

Mon idée pour expliquer ces crises de la bêtise en réunion est simple. Chaque situation du genre trouve son alchimie propre pour faire brûler le foyer. Mais le combustible est le même, toujours : étranger. Si la « fièvre xénophobique » est si récurrente et violente, c’est parce que le mot « étranger » est une sorte de mantra répété jusqu’à la nausée, au nom de tout et n’importe quoi, depuis bien trop longtemps par tout ce que ce pays a compté comme personnel politique. Si le poisson pourrit par la tête, ce peuple est en train de pourrir par ses leaders.

Par  Gauz

Écrivain ivoirien, auteur de « Debout payé » (2014), « Camarade papa » (2018), et « Black Manoo » (2020).

États-Unis: Apple va payer 38 milliards d’impôts sur ses bénéfices à l’étranger

janvier 17, 2018

Etats-Unis: Apple va payer 38 milliards de dollars d’impôts sur ses bénéfices à l’étranger / © AFP/Archives / Josh Edelson

Apple va payer 38 milliards de dollars d’impôts sur ses bénéfices réalisés à l’étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux Etats-Unis, a-t-il annoncé mercredi.

« Un paiement de cette ampleur serait le plus important de ce type jamais fait », souligne l’entreprise américaine dans un communiqué, qui souligne être déjà le premier contribuable américain.

Avant la réforme, ces bénéfices échappaient totalement à l’impôt tant qu’ils restaient « parqués » à l’étranger et se retrouvaient imposés à 35% s’ils étaient « rapatriés » aux Etats-Unis.

La réforme offre aux entreprises américaines la possibilité de pouvoir rapatrier les bénéfices réalisés à l’étranger à des taux variant entre 8% et 15,5%, cette fenêtre, limitée dans le temps, s’appliquant que les bénéfices soient rapatriés ou non.

Le groupe, première capitalisation boursière mondiale, affirme aussi qu’il contribuera « directement à l’économie américaine » à hauteur de plus de 350 milliards de dollars dans les cinq années qui viennent, au travers notamment de 20.000 créations d’emploi ou d’investissements auprès de ses fournisseurs et sous-traitants aux Etats-Unis.

Le géant des smartphones a également indiqué qu’il allait ouvrir un nouveau « campus » destiné dans un premier temps à accueillir les services d’assistance technique aux clients du groupe. Son implantation géographique sera révélée plus tard dans l’année, a précisé Apple.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 20h25)                

Les Cubains profitent de voyager davantage à l’étranger

août 16, 2015

Les citoyens cubains voyagent davantage à l’étranger. La hausse représente 23,7% durant 2014 par rapport à 2013, année où le gouvernement de Raul Castro a mis fin à un demi-siècle de restrictions sur les sorties de l’île, a annoncé dimanche la presse cubaine.

L’an dernier, les Cubains ont effectué 355’000 voyages à l’étranger, contre 287’000 l’année précédente, selon l’Office national des statistiques, cité par le quotidien Juventud Rebelde. Le nombre de voyages effectués pour des raisons « non professionnelles » a augmenté de 66,7% depuis 2012, selon le journal.

Les Cubains ont le droit de voyager à l’étranger depuis janvier 2013 en vertu d’une réforme de la loi migratoire mise en place par le président Raul Castro. Les coûteux et autrefois indispensables permis de sortie et invitations de l’étranger sont devenus de mauvais souvenirs.

L’Office gouvernemental n’a pas publié de statistiques sur les destinations préférées des Cubains. Le visa reste une condition préalable pour les Cubains dans nombre de pays, sauf dans une quinzaine d’Etats comme la Russie, la Mongolie et plusieurs îles des Caraïbes.

Le nombre de migrants cubains aux Etats-Unis a également bondi depuis l’annonce du dégel entre les deux pays fin 2014. Selon le département des douanes américain, 9371 migrants cubains sont entrés en territoire américain entre janvier et mars, soit un bond de 118% par rapport à la même période en 2014.

Romandie.com

Burundi: le 2e vice-président s’enfuit à l’étranger, appelle le président à ne pas se représenter

juin 25, 2015

Bujumbura (Burundi) – Le 2e vice-président du Burundi, membre éminent du parti au pouvoir, Gervais Rufyikiri, a fui le pays et a trouvé refuge en Belgique, appelant le président Pierre Nkurunziza à renoncer à un troisième mandat, a-t-on appris de sources concordantes.

J’ai quitté le Burundi (…) parce que je n’étais plus capable de continuer à soutenir l’attitude du président de la République, sa volonté de conduire le peuple burundais sur la voie de l’illégalité, a-t-il déclaré sur France 24 mercredi soir, disant avoir aussi été visé par des menaces en raison de ses prises de positions contre une nouvelle candidature du chef de l’Etat.

Cette défection intervient à quatre jours d’élections législatives controversées, que l’opposition n’exclut pas de boycotter et dont la communauté internationale demande le report compte tenu de la grave crise que traverse le Burundi depuis l’annonce fin avril de la candidature de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, à la présidentielle du 15 juillet.

Dans une lettre officielle, dont l’AFP a eu copie, M. Rufyikiri a également appelé le chef de l’Etat à retirer cette candidature dans l’intérêt du peuple burundais.

Cette candidature va conduire le pays à une véritable crise socio-politique, a-t-il mis en garde, rappelant qu’on en voyait déjà les conséquences avec des dizaines de milliers de Burundais réfugiés dans les pays voisins, des manifestations réprimée de façon surdimensionnée par la police et un isolement international croissant d’un pays au bord de l’effondrement économique.

Dénonçant intimidations et menaces contre opposants politiques et membres de la société civile contraints eux-aussi à vivre dans la clandestinité ou à s’exiler, M. Rukyikiri a déploré un dérapage du processus démocratique au Burundi.

Le second vice-président a aussi regretté les sanctions infligées aux membres du parti au pouvoir, le Cndd-FDD, qui, comme lui, se sont opposés au troisième mandat.

Alors qu’ils prévenaient une crise qu’ils voyaient venir, qu’ils exprimaient une peur fondée par rapport aux conséquences évidentes de cette crise et qu’ils vous proposaient la meilleure attitude à prendre pour ne pas rater ce tournant historique pour le Burundi, ils ont été marginalisés et humiliés, exclus ou suspendus du parti, démis de leurs fonctions au service de l’Etat avec interdiction de réintégration dans un service quelconque de l’Etat, intimidés et même menacés de mort, poursuit-il.

Rappelant au président Nkurunziza cette expression en kirundi qu’il aime à employer — Mu Burundi hari intumva (au Burundi, il y a des sourds) — il averti le chef de l’Etat que l’histoire risquera de (le) classer en tête de liste de cette catégorie de Burundais si on considère comment (il a) tourné le dos à tous les acteurs qui (…) (lui) ont adressé des messages (lui) conseillant d’abandonner (son) ambition de briguer un troisième mandant anti-constitutionnel.

M. Rufyikiri était considéré comme l’un des grands intellectuels du régime au pouvoir au Burundi. Professeur d’université, très apprécié de la communauté internationale pour sa rigueur, il a été président du Sénat lors du 1er mandat de Nkurunziza de 2005 à 2010 avant de devenir 2e vice-président en charge des affaires économiques après la réélection du chef de l’Etat.

Il est considéré comme l’un des leaders des frondeurs du parti au pouvoir, qui ont contesté dès le mois d’avril la candidature de Nkurunziza à un 3e mandat. Quelque 130 hauts cadres frondeurs, ouvertement opposés à ce troisième mandat ont été évincés de leurs postes, menacés, certains emprisonnés et d’autres ont fui en exil ou sont passés dans la clandestinité, disant craindre pour leur vie.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2015 12h48)

Angelina Jolie rêve de traverser le Sahara

août 1, 2011

L’appel du désert

Angelina Jolie rêve de traverser le Sahara. Passionnée de nouvelles cultures, Angelina Jolie a récemment confié qu’elle rêverait de traverser le désert à dos de chameau.

La traversée du désert…. Voilà un joli rêve que nourrit Angelina Jolie. Dans une interview accordée au Financial Time, l’actrice de tout juste 36 ans a confié qu’elle est fascinée par ce genre d’aventure. « Cela prendrait 28 jours… Et il faudrait aller à dos de chameau. Je me demande si je pourrais faire ce voyage en plusieurs étapes, en faisant garder les enfants sur le chemin » a-t-elle lancé. Globe-trotteuse, AngelinaJolie est envoûtée par les cultures étrangères. Son rôle d’ambassadrice de l’Unicef lui a permis de parcourir le monde est de cultiver son ouverture d’esprit.

Mère de six enfants dont trois adoptés à l’étranger, Angelina Jolie tient absolument à ce que ses enfants restent connectés à leur pays d’origine. Avec Brad Pitt, ils ont mis en place un dispositif. « Ils ont chacun un drapeau de leur pays au dessus de leur lit, et ils en sont fiers. Nous devons aller visiter le Vietnam, parce que Pax veut y aller. Zahara veut retourner en Afrique. Shiloh aussi. Donc chacun leur tour, les enfants visitent leur pays. » La famille Jolie-Pitt doit être assise sur un bon paquet de Miles.

Voici.fr

Victime de ma condition humaine d’étranger

juin 3, 2011

Dans le beau pays de mon service
J’ai terminé ma vie en sacrifice
Après un long séjour dans l’eau
Comme le chien du dernier sot

Je pouvais me mettre à l’abri
J’ai fait confiance à l’esprit
Qui n’éprouvait aucune crainte
De cette guerre ivre et méchante

Des gens pourtant fuyaient à pieds
Mon coeur alangui transit de pitié
Regardait leurs talons sur le trottoir
Jusqu’aux dernières minutes du soir

La vie augurait maintenant la peur
J’avais le préssentiment du malheur
Pouvant arriver sans merci à tout temps
Comme une balle perdue dans le vent

L’imprudence du signal de la conscience
N’allumait pas son phare de la méfiance
Quand les canons éclataient de partout
Je ne pouvais plus me tenir debout

Les discours de garantie de protection
De ma belle condition humaine d’étranger
Étaient une pure tromperie de mon attention
Au dernier crépuscule vital du vent léger.

Bernard NKOUNKOU

Impressions

octobre 7, 2010

J’ai voyagé et j’ai vu
L’étranger au visage
De fin d’année
Je suis revenu les mains
Et les pieds pleins les kilomètres
La nuit sylvestre dansait
A grands pas de tourbillon
J’étais la feuille
Et
J’étais le sable
Les yeux de la poussière
L’habit du vent
Qui danse en soufflant
Avec des pans de chemises effeuillées.

Bernard NKOUNKOU